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  • 7ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINEMA ET MUSIQUE DE FILM DE LA BAULE (22 au 27 juin 2021)

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    « Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » « Entre l’art et la vie, je choisis la vie ».  Tel est l’un des pouvoirs magiques des festivals de cinéma : nous éviter d’être confrontés à ces choix cornéliens (ces citations sont extraites du film Un homme et une femme de Claude Lelouch) en permettant à l’art et la vie de s’entrelacer, au point qu’ils se confondent parfois, a fortiori au Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule où la musique est omniprésente, et procure à chaque instant une aura romanesque.

    Des six premières éditions du festival, je n’en ai manqué aucune et plus que nulle part ailleurs mes souvenirs de vie et de cinéma s’y entremêlent. Comment oublier que j’y ai passé le 13 novembre 2015 ? Comment ne pas penser au concert de Michel Legrand qui avait eu lieu le lendemain, ce fameux 14 novembre 2015 donc, concert lors duquel Michel Legrand, alors comme toute l’assistance bouleversé par l’ignominie impensable qui avait eu lieu la veille, avait débuté son concert par un morceau improvisé et deux mesures de La Marseillaise ? Et puis la mise en abyme était à son apogée dans le cadre de ce festival puisque j’avais en effet immortalisé cette soirée du 14 novembre 2015 à La Baule dans l’une des nouvelles de mon recueil sur les festivals de cinéma Les illusions parallèles, publié en 2016, avec une nouvelle intitulée Un certain 14 novembre, un recueil que j’ai eu le plaisir de dédicacer le… 13 novembre de l’année suivante au festival, aux côtés de Lalo Schifrin, invité d’honneur cette année-là.

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    Une oasis de quiétude, de rêve et d'évasion. Voilà ce vers quoi nous invite à voyager l'affiche du 7ème Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule en référence aux films d'Aventure, thématique de cette édition, mais aussi à Philippe Sarde, invité d'honneur du festival, lequel a notamment signé les musiques de grands films d’aventures telles que celles de Fort Saganne, L’Ours, le Bossu ou La fille de d’Artagnan, mais aussi des musiques de films ou l’aventure est plus intime, comme celles des sublimes films de Claude Sautet (Les choses de la vie, César et Rosalie…) ou d'André Téchiné ( Hôtel des Amériques, Ma saison préférée …). L'hôtel Hermitage, lieu phare du festival apparaît ici comme une oasis au milieu du désert en lequel se transforme la plage de La Baule.

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    Pour rêver sous le ciel mystérieux, magique, et constellé d'étoiles de l’affiche qui fait allusion aux contes orientaux mais aussi au récit d’aventure de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, il faudra donc patienter un peu car  le festival qui devait avoir lieu du 10 au 15 novembre 2020 a été reporté au mois de Juin 2021, du 22 au 27.

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    En plus des concerts de ses invités d’honneur (au premier rang desquels celui, absolument inoubliable, de Vladimir Cosma), j’ai découvert tant de films remarquables grâce à ce festival parmi lesquels Paterson, À peine j’ouvre les yeux, Tanna, Le Prophète, Demain tout commence, Born to be blue, Jalouse, L’attente, Mr. Turner, Carole Matthieu, Tout nous sépare, Guy, La tortue rouge, Les hirondelles de Kaboul et, rien que pour l’année 2019, en compétition, sans doute les meilleurs films de l’année (Les Éblouis, J’ai perdu mon corps, La Belle époque, La dernière vie de Simon, La nuit venue, Lola vers la mer)…et tant d’autres et aussi de nombreux documentaires comme Abdel Rahman El Bacha - Un piano entre Orient et Occident, ou encore des courts-métrages.

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    « Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte ». Telle est la citation d’ouverture du film Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch que j’avais eu le plaisir de revoir au Festival de La Baule (comme tant d’autres classiques d’ailleurs, notamment West side story ou Le cercle rouge), une citation empruntée à Albert Cohen à laquelle chaque année ce festival qui nous unit dans un océan de musiques est un parfait démenti. Chaque année, je repars ainsi de ce festival avec une envie fiévreuse de m’enivrer de musiques. Et je ne doute pas que ce sera le cas après cette édition de Juin 2021 à laquelle je vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour vous griser de musiques sur la plus longue plage d’Europe, baie aux mille visages, entre élégante quiétude et beauté incendiaire. 

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    La Baule était célèbre pour sa plage et les cinéastes qu’elle a inspirés comme Diane Kurys qui, en 1990, y tourna le populaire La Baule-les-pins. Elle l’est désormais aussi pour son festival de cinéma (créé il y a 7 ans par Sam Bobino et Christophe Barratier) auquel nous souhaitons une longue vie même si la route de cette 7ème édition a été jalonnée d’obstacles dont, sans aucun doute, ce bel évènement sortira encore grandi.

    CRITIQUE de LES CHOSES DE LA VIE DE CLAUDE SAUTET

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    L’hommage que le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2021 rendra à Philippe Sarde est pour moi l’excellent prétexte pour vous parler à nouveau de Claude Sautet pour qui Sarde a composé la musique du film Les Choses de la vie. Avec quelques digressions pour évoquer ma passion pour l'ensemble de la filmographie de Claude Sautet...en espérant vous donner envie de (re)voir ses films.

    Les choses de la vie est certainement le film de Sautet que j’ai le plus de mal à revoir tant il me bouleverse à chaque fois, sans doute parce qu’il met en scène ce que chacun redoute : la fatalité qui fauche une vie en plein vol. Le film est en effet placé d’emblée sous le sceau de la fatalité puisqu’il débute par un accident de voiture. Et une cacophonie et une confusion qui nous placent dans la tête de Pierre (Michel Piccoli). Cet accident est le prétexte à un remarquable montage qui permet une succession de flashbacks, comme autant de pièces d’un puzzle qui, reconstitué, compose le tableau de la personnalité de Pierre et de sa vie sentimentale.

    Au volant de sa voiture, Pierre (Michel Piccoli donc), architecte d’une quarantaine d’années, est victime d’un accident. Éjecté du véhicule, il gît inconscient sur l’herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène (Romy Schneider), une jeune femme qu’il voulait quitter, sa femme Catherine (Lea Massari) et son fils (Gérard Lartigau)...

    Sur la tombe de Claude Sautet, au cimetière Montparnasse, il est écrit : « Garder le calme devant la dissonance ». Voilà probablement la phrase qui définirait aussi le mieux son cinéma. Celui de la dissonance. De l’imprévu. De la note inattendue dans la quotidienneté. Et aussi parce que cette épitaphe fait référence à la passion de Claude Sautet pour la musique. Le tempo des films de Sautet est ainsi réglé comme une partition musicale, impeccablement rythmée, une partition dont on a l’impression qu’en changer une note ébranlerait l’ensemble de la composition.

    Tous les films de Sautet se caractérisent d’ailleurs aussi par le suspense (il était fasciné par Ford et Hawks) : le suspense sentimental avant tout, concourant à créer des films toujours haletants et fascinants.  Claude Sautet citait ainsi souvent la phrase de Tristan Bernard : « il faut surprendre avec ce que l’on attend ». On ne peut certainement pas reprocher au cinéma de Claude Sautet d’être démesurément explicatif. C’est au contraire un cinéma de l’implicite, des silences et du non-dit. Pascal Jardin disait de Claude Sautet qu’il « reste une fenêtre ouverte sur l’inconscient ».

    Si son premier film, Classe tous risques, est un polar avec Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo ( Bonjour sourire, une comédie, a été renié par Claude Sautet qui n’en avait assuré que la direction artistique), nous pouvons déjà y trouver ce fond de mélancolie qui caractérise tous ses films et notamment  Les choses de la vie même si a priori Claude Sautet changeait radicalement de genre cinématographique avec cette adaptation d’un roman de Paul Guimard, écrite en collaboration avec Jean-Loup Dabadie.

     « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu’ils font (..). Claude Sautet c’est la vitalité. » disait ainsi Truffaut. Et en effet, le principal atout des films de Sautet, c’est la virtuosité avec laquelle sont dépeints, filmés et interprétés ses personnages qui partent de stéréotypes pour nous faire découvrir des personnalités attachantes et tellement uniques, qui se révèlent finalement éloignées de tout cliché.

    On a souvent dit de Claude Sautet qu'il était le peintre de la société des années 70 mais en réalité la complexité des sentiments de ses personnages disséquée avec une rare acuité est intemporelle.  S’il est vrai que la plupart de ses films sont des tableaux de la société contemporaine, notamment de la société d’après 1968, et de la société pompidolienne, puis giscardienne, et enfin mitterrandienne, ses personnages et les situations dans lesquelles il les implique sont avant tout universels, un peu comme  La Comédie Humaine peut s’appliquer aussi bien à notre époque qu’à celle de Balzac.

    Ce sont avant tout de ses personnages dont on se souvient après avoir vu un film de Sautet. Ses films ensuite porteront d’ailleurs presque tous des prénoms pour titres. On se dit ainsi que  Les choses de la vie aurait ainsi pu s'intituler... Hélène et Pierre.

    Même dans Quelques jours avec moi, qui ne porte pas pour titre des prénoms de personnages (un film de Sautet méconnu que je vous recommande, où son regard se fait encore plus ironique et acéré, un film irrésistiblement drôle et non dénué de douce cruauté), c’est du personnage de Pierre (interprété par Daniel Auteuil) dont on se souvient. 

    De Nelly et M. Arnaud, on se souvient d'Arnaud (Michel Serrault), magistrat à la retraite, misanthrope et solitaire, et de Nelly (Emmanuelle Béart), jeune femme au chômage qui vient de quitter son mari. Au-delà de l’autoportrait ( Serrault y ressemble étrangement à Sautet ), c’est l’implicite d’un amour magnifiquement et pudiquement esquissé, composé jusque dans la disparition progressive des livres d’Arnaud, dénudant ainsi sa bibliothèque et faisant référence à sa propre mise à nu. La scène pendant laquelle Arnaud regarde Nelly dormir, est certainement une des plus belles scènes d’amour du cinéma : silencieuse, implicite, bouleversante. Le spectateur retient son souffle et le suspense y est à son comble. Sautet a atteint la perfection dans son genre, celui qu’il a initié  avec Les choses de la vie : le thriller des sentiments.

    Dans Un cœur en hiver, là aussi, le souffle du spectateur est suspendu à chaque regard, à chaque note, à chaque geste d’une précision rare, ceux de Stephan (Daniel Auteuil). Je n’ai d'ailleurs encore jamais trouvé au cinéma de personnages aussi « travaillés » que Stéphane, ambigu, complexe qui me semble avoir une existence propre, presque vivre en dehors de l’écran. Là encore comme s'il s'agissait un thriller énigmatique, à chaque visionnage, je l’interprète différemment, un peu aussi comme une sublime musique ou œuvre d’art qui à chaque fois me ferait ressentir des émotions différentes. Stéphane est-il vraiment indifférent ? Joue-t-il un jeu ? Ne vit-il qu’à travers la musique ? « La musique c’est du rêve » dit-il.

    Et puis, évidemment,  il y a l’inoubliable César. Un des plus beaux rôles d’Yves Montand. Derrière l’exubérance et la truculence de César, on ressent constamment la mélancolie sous-jacente. Claude Beylie parlait de « drame gai » à propos de César et Rosalie, terme en général adopté pour la Règle du jeu de Renoir, qui lui sied également parfaitement.

    César, Rosalie, Nelly, Arnaud, Vincent, François, Paul, Max, Mado, …et les autres. Les films de Sautet sont donc avant tout des films de personnages. Des personnages égarés affectivement et/ou socialement, des personnages énigmatiques et ambivalents.

    Les choses de la vie, c’est le film par lequel débute  la collaboration de Claude Sautet avec le compositeur Philippe Sarde. Le thème nostalgique et mélancolique intitulé La chanson d’Hélène a aussi contribué à son succès. Sarde avait d’ailleurs fait venir Romy Schneider et Michel Piccoli en studio pour qu’ils posent leur voix sur la mélodie. Cette version, poignante, ne sera finalement pas utilisée dans le film.

    Et puis il y a les dialogues, remarquables, qui pourraient aussi être qualifiés de musiques, prononcés par les voix si mélodieuses et particulières de Romy Schneider et Michel Piccoli :  « Quel est le mot pour mentir enfin pas mentir mais raconter des histoires, mentir mais quand on invente affabuler ». « Je suis fatiguée de t'aimer. » « Brûler la lettre pour ne pas vivre seul. » Parfois ils sont cinglants aussi… : la fameuse dissonance ! Comme « Nous n'avons pas d'histoire et pour toi c'est comme les gens qui n'ont pas d'enfants c'est un échec». On songe à la magnifique lettre de Rosalie dans César et Rosalie, aux mots prononcés par la voix captivante de Romy Schneider qui pourraient être ceux d’un poème ou d’une chanson : « Ce n'est pas ton indifférence qui me tourmente, c'est le nom que je lui donne : la rancune, l'oubli. David, César sera toujours César, et toi, tu seras toujours David qui m'emmène sans m'emporter, qui me tient sans me prendre et qui m'aime sans me vouloir... ».

    Il y eut un avant et un après Les choses de la vie pour Claude Sautet mais aussi pour Romy Schneider et Michel Piccoli. La première est aussi éblouissante qu’émouvante en femme éperdument amoureuse, après La Piscine de Jacques Deray, film dans lequel elle incarnait une femme sublime, séductrice dévouée, forte, provocante. Et Michel Piccoli incarne à la fois la force, l’élégance et la fragilité et puis il y a cette voix ensorceleuse et inimitable qui semble nous murmurer son histoire à notre oreille.

    Comme dans chacun des films de Sautet, les regards ont aussi une importance cruciale. On se souvient de ces regards échangés à la fin de César et Rosalie. Et du regard tranchant de Stéphane (Daniel Auteuil) dans Un cœur en hiver…Et de ce dernier plan qui est encore affaire de regards.

    Le personnage de Stéphane ne cessera jamais de m’intriguer, comme il intrigue Camille (Emmanuelle Béart), exprimant tant d’ambiguïté dans son regard brillant ou éteint. Hors de la vie, hors du temps. Je vous le garantis, vous ne pourrez pas oublier ce crescendo émotionnel jusqu’à ce plan fixe final polysémique qui vous laisse ko et qui n’est pas sans rappeler celui de Romy Schneider à la fin de « Max et les ferrailleurs » ou de Michel Serrault (regard absent à l’aéroport) dans « Nelly et Monsieur Arnaud » ou de Montand/Frey/Schneider dans « César et Rosalie ». Le cinéma de Claude Sautet est finalement affaire de regards, qu’il avait d’une acuité incroyable, saisissante sur la complexité des êtres. Encore une digression pour vous recommander "Un coeur en hiver", mon film de Sautet préféré, une histoire d’amour, de passion(s), cruelle, intense, poétique, sublime, dissonante, mélodieuse, contradictoire, trouble et troublante, parfaitement écrite, jouée, interprétée, mise en lumière, en musique et en images (ma critique complète sur Inthemoodforcinema.com).

    Dans Les choses de la vie, on se souviendra longtemps du regard d’Hélène qui, de l’autre côté de la porte de son immeuble et à travers la vitre et la pluie, regarde, pour la dernière fois, Pierre dans la voiture, allumer sa cigarette sans la regarder, et partir vers son fatal destin. Et quand il relève la tête pour regarder elle n'est plus là et il semble le regretter. Et quand elle revient, il n’est plus là non plus. Un rendez-vous manqué d’une beauté déchirante….

    Les regards sont aussi capitaux dans la séquence sublime du restaurant dans laquelle ils passent du rendez-vous d’amour à la dispute, une scène qu’ils ne paraissent pas jouer mais vivre sous nos yeux, dans un de ces fameux cafés ou brasseries qu’on retrouvera ensuite dans tous les films de Claude Sautet, dans les scènes de groupe dont Vincent, François, Paul et les autres est le film emblématique. On retrouvera aussi la solitude dans et malgré le groupe. « A chaque film, je me dis toujours : non, cette fois tu n’y tournes pas. Et puis, je ne peux pas m’en empêcher. Les cafés, c’est comme Paris, c’est vraiment mon univers. C’est à travers eux que je vois la vie. Des instants de solitude et de rêvasseries. »  dira ainsi Claude Sautet. On retrouvera souvent les personnages filmés à travers les vitres de ces mêmes cafés, des scènes de pluie qui sont souvent un élément déclencheur, des scènes de colère (peut-être inspirées par les scènes de colère incontournables dans les films de Jean Gabin, Sautet ayant ainsi revu Le jour se lève …17 fois en un mois!), des femmes combatives souvent incarnées par Romy Schneider puis par Emmanuelle Béart, des fins souvent ouvertes.

    Annie Girardot et Yves Montand puis Lino Ventura déclinèrent les rôles d'Hélène et de Pierre dans Les choses de la vie. Romy Schneider et Michel Piccoli seront ainsi à jamais Hélène et Pierre. Inoubliables. Comme le rouge d’une fleur. Peut-être la dernière chose que verra Pierre qui lui rappelle le rouge de la robe d’Hélène. Comme cet homme seul sous la pluie, mortellement blessé, gisant dans l'indifférence, tandis que celle qu’il aime, folle d’amour et d’enthousiasme, lui achète des chemises. Et que lui rêve d’un banquet funèbre. Et qu’il murmure ces mots avec son dernier souffle de vie qui, là encore, résonnent comme les paroles d’une chanson :  «J'entends les gens dans le jardin. J'entends même le vent. » Et ces vêtements ensanglantés ramassés un à un par une infirmière, anonymes, inertes.

    Je termine toujours ou presque la vision d’un film de Sautet bouleversée, avec l’envie de vivre plus intensément encore car là était le véritable objectif de Claude Sautet : nous « faire aimer la vie »…et il y est parvenu, magistralement. En nous racontant des « histoires simples », il a dessiné des personnages complexes qui nous parlent si bien de « choses de la vie ». Claude Sautet, en 14 films, a su imposer un style, des films inoubliables, un cinéma du désenchantement enchanteur, d’une savoureuse mélancolie, de l’ambivalence et de la dissonance jubilatoires, une symphonie magistrale dont chaque film est un morceau unique indissociable de l’ensemble, et celui-ci est sans doute le plus tragique et poignant.

    Il y a les cinéastes qui vous font aimer le cinéma, ceux qui vous donnent envie de faire du cinéma, ceux qui vous font appréhender la vie différemment, voire l’aimer davantage encore. Claude Sautet, pour moi, réunit toutes ces qualités.

    Certains films sont ainsi comme des rencontres, qui vous portent, vous enrichissent, vous influencent ou vous transforment même parfois. Les films de Claude Sautet font partie de cette rare catégorie et de celle, tout aussi parcimonieuse, des films dont le plaisir à les revoir, même pour la dixième fois, est toujours accru par rapport à la première projection. J’ai beau connaître les répliques par cœur, à chaque fois César et Rosalie m’emportent dans leur tourbillon de vie joyeusement désordonné, exalté et exaltant. J’ai beau connaître par cœur Les choses de la vie  et le destin tragique de Pierre me bouleverse toujours autant et ce « brûle la lettre » ne cesse de résonner encore et encore comme une ultime dissonance.

    Les choses de la vie obtint le Prix Louis-Delluc 1970 et connut aussi un grand succès public.

  • Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2019 : Gabriel Yared, Invité d'Honneur

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    La 6ème édition du Festival Cinéma & Musique de Film de La Baule organisée par Christophe Barratier et Sam Bobino, aura lieu du 6 au 11 novembre 2019.
    Le Festival vient de dévoiler l'enthousiasmante première nouvelle concernant cette édition. L'Invité d’Honneur de cette 6ème édition sera en effet le compositeur international Gabriel Yared, oscarisé en 1997 pour la musique du film Le patient anglais (The English Patient) de Anthony Minghella.
    Cet hommage lui sera rendu à l’occasion de son 70ème anniversaire et de ses 40 ans de carrière avec plus de 100 musiques de films composées essentiellement pour le cinéma.
    Gabriel Yared sera le 6ème compositeur honoré par le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule, après Francis Lai, Michel Legrand, Lalo Schifrin, Vladimir Cosma et Eric Serra en 2018. A cette occasion, Gabriel Yared donnera un concert à La Baule ainsi qu’une Master Class les 10 et 11 novembre prochain.
    Plus de renseignements : WWW.FESTIVAL-LABAULE.
    Retrouvez également mes nombreux articles sur les précédentes éditions du Festival et le compte rendu de chaque édition depuis la première année sur Inthemoodforcinema.com (liens dans la colonne de droite).
    Retrouvez aussi une nouvelle dont l'intrigue se déroule intégralement dans le cadre du Festival dans mon recueil "Les illusions parallèles". (Éditions du 38)

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  • Programme du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2018 (à suivre en direct)

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    Chaque année, depuis sa première édition, je vous parle avec enthousiasme de ce Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule dont ce sera le cinquième anniversaire, du  6 au 11 novembre 2018, avec un programme qui s'annonce d'ores et déjà particulièrement alléchant.

    Du 7 au 11 novembre, vous pourrez me suivre en direct du festival sur twitter (@Sandra_Meziere) et instagram (@sandra_meziere). Comme chaque année, vous pourrez bien sûr également retrouver un compte rendu très détaillé après celui-ci.

    Avant d'évoquer en détails cette édition 2018, avec, 43 films projetés sur 6 jours :

     - 19 longs métrages en avant-premières ou inédits, dont 7 en Compétition

     - 13 longs métrages « Classics » ou déjà sortis en salle

    - 11 courts métrages en Compétition et

    - 5 courts métrages « Jeunes talents Adami »

     + - 4 master class - 1 rencontre avec les compositeurs

    je vous propose, ci-dessous, de retrouver mes bilans détaillés des éditions précédentes :

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2017

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016.

    Ce festival a été créé en 2014  par Sam Bobino ( qui  a aussi notamment à son actif  d’être délégué général de la Semaine du Cinéma Positif) et par le cinéaste Christophe Barratier Cet évènement cinématographique et musical  a lieu dans le décor idyllique de La Baule, entre la plus belle plage du monde bordée de ses célèbres pins, ses palaces mythiques, la majestueuse salle Atlantia et le cinéma le Gulf Stream.

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    Ce festival est d'ailleurs le cadre de l’une des 16 nouvelles de mon recueil sur le cinéma  Les illusions parallèles ( publié par les Editions du 38 et réédité cette semaine avec une nouvelle couverture).

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    Cette année, le thème du festival sera « le Cinéma et la Mer ». Il rendra hommage à Eric Serra, le compositeur des films de Luc Besson. En effet, cette année correspond au 30ème anniversaire du film mythique Le Grand Bleu. A travers le thème de la mer à l'honneur cette année et avec cet hommage,  ce sont donc les océans et l'Aventure des mers avec un grand "A", celle des pirates et des navigateurs intrépides, qui seront à l’honneur. Pour illustrer ce thème, c’est l’artiste Sébastien Dupouey (déjà à l’origine des deux précédentes affiches du festival), qui a réalisé cette nouvelle affiche qui met en avant « le grand bleu » avec une tortue des mers en voie de disparition, comme celle qu’on a pu apercevoir récemment dans la baie de La Baule. Le thème du « Cinéma et de la Mer » a aussi pour objectif de sensibiliser le public et surtout les plus jeunes, sur la nécessité de préserver les océans et sa faune. En raison de l’actualité, les femmes et les droits des femmes, ont été particulièrement mis en avant cette année. Les organisateurs du festival, Christophe Barratier et Sam Bobino, ont souhaité  aussi rendre hommage, à leur manière, à toutes ces femmes courageuses, de par le monde, en choisissant comme principal personnage de leur affiche, une femme.  Cette femme-sirène est vêtue d’une tenue écarlate, qui n’est pas sans rappeler les tenues glamour des galas et des tapis rouges souvent associés au cinéma. Les deux personnages de l’affiche vont de l’obscurité des abysses vers la lumière de la surface, à l’image des spectateurs dans les salles de cinéma, attirés par la luminosité de l’écran. Enfin, un clin d’œil est fait à la victoire de l’équipe de France de football lors de la Coupe du Monde, puisque l’affiche arbore fièrement les couleurs tricolores. 

    Éric Serra donnera un concert à l'occasion de la soirée de clôture du Festival le samedi 10 novembre, au Palais des Congrès Atlantia de La Baule.

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    Autre événement , en préouverture du Festival : Depardieu chantera Barbara le 3 novembre 2018. Le samedi 3 novembre à 20 h au Palais des Congrès Atlantia à La Baule, Gérard Depardieu et Gérard Daguerre (pianiste de Barbara) feront revivre les textes sublimes de Barbara sur scène. Un spectacle grandiose servi par un Gérard Depardieu émouvant et particulièrement talentueux. Le Festival lui remettra un Ibis d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Gérard Depardieu, véritable monstre sacré du cinéma, viendra exceptionnellement à La Baule pour nous faire revivre les sublimes textes de Barbara. Une heure trente de bonheur que les deux artistes partageront avec le public de La Baule, en pré-ouverture du 5ème Festival du Cinéma et Musique de Film. Un concert qui s’annonce inoubliable, à ne manquer sous aucun prétexte 

    Réservations au 02 40 11 51 51 ou sur : billeterie.atlantia-labaule.com

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    Vous pourrez également profiter du concert UK on the Rocks - Voyage au cœur du rock britannique

     Très haute en couleurs, l'ouverture du festival, en présence de l'ensemble du jury et de nombreux invités, démarrera en effet avec le concert « décoiffant » de UK on the Rocks.  Inspirée de l’histoire réelle de Radio Caroline (radio pirate des années 60), qui elle-même a inspiré le film Good Morning England, UK On The Rocks et son DJ Mister Wood vous embarquent au cœur d’une radio pirate britannique avec une véritable émission en direct en guise de spectacle scénique. Un grand voyage musical, des années soixante à nos jours, des Kinks à Muse en passant par Les Beatles, The Rolling Stones, Police, Pink Floyd, U2, The Cure ou Blur… Deux heures de concert où s’entrechoquent les hits des plus grands groupes de rock britannique de tous les temps ! Et cette année, un hommage sera rendu, tout particulièrement, au groupe Queen à l'occasion de la sortie en salle du biopic consacré à Freddie Mercury, Bohemian Rhapsody. 

     Concert « UK on the Rocks »  & Cérémonie d’Ouverture du Festival, Mardi 6 novembre 2018 à 20h30 au Palais des Congrès Atlantia

      Réservations au 02 40 11 51 51 ou sur : billeterie.atlantia-labaule.com

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    Autre hommage, à Jacques Perrin, avec la projection de son film Océan, suivie d'une Master Class ouverte au public.

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    Fanny Ardant et Michael Lonsdale seront également honorés. Ils recevront  un Ibis d'Or pour l'ensemble de leur carrière lors de la cérémonie de clôture le samedi 10 novembre.

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    L'hommage à Fanny Ardant : peut-être l'occasion de revoir le sublime film de François Truffaut La femme d'à côté dont est extraite la photo ci-dessus et dont vous pouvez retrouver ma critique, ici ?

     Cette année 11 Ibis seront décernés. 7 pour les films longs et courts en compétition et 4 qui récompenseront des personnalités emblématiques du cinéma et de la musique de film pour l’ensemble de leur carrière.
     

    - Ibis d’Or du Meilleur Film

    - Ibis d’Or de la Meilleure Musique de Film

    - Ibis d’Or du Meilleur Scénario

    - Ibis d’Or du Meilleur Acteur

    - Ibis d’Or de la Meilleure Actrice 

    - Ibis d’Or Prix du Public  - Groupe Barrière

    - Ibis d’Or du Meilleur Court Métrage  - AG2R LA MONDIALE  

    Ibis d’Or d’Honneur : Gérard Depardieu 

    Ibis d’Or d’Honneur : Eric Serra

      Ibis d’Or d’Honneur : Jacques Perrin 

    Ibis d’Or d’Honneur : Michael Lonsdale

     

     Le jury sera présidé par la comédienne Catherine Jacob et composé de :

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    Mathieu LAMBOLEY (compositeur) 

    Audrey FLEUROT (comédienne) 

    Philippe KELLY  (compositeur)

    Axelle LAFFONT (comédienne)

    Alex JAFFRAY (compositeur, producteur, journaliste)

    Ils auront la passionnante tâche de visionner et départager les 7 FILMS EN COMPETITION suivants :

    1. « Remi sans famille », comédie dramatique de Antoine Blossier, avec Daniel Auteuil, Jacques Perrin, Jonathan Zaccaï, Ludivine Sagnier, Virginie Ledoyen / musique de Romaric Laurence (Date de sortie 12 décembre 2018)

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     Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…

    2. « Sauver ou périr », drame de Frédéric Tellier avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Vincent Rottiers / Musique de Christophe Lapinta (Fr.) (date de sortie : 28 novembre 2018)

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     Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

    «3.  A 2 heures de Paris », comédie de Virginie Verrier, avec Erika Sainte, Fred Testot, Shirley Bousquet, Thierry Frémont / musique de Dr(Dr)one  (Fr.)  (date de sortie 2018)

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     Sidonie, une jeune hôtesse de l’air d’une trentenaine d’années, élève seule sa fille de 15 ans, Lolo, née de père inconnu. Pour satisfaire la curiosité grandissante de l'ado sur ses origines, Sidonie l'embarque dans sa région natale, en Baie de Somme, à la recherche des pères potentiels. Le but du voyage : glaner sur chacun de ces messieurs un utile cheveu pour un test ADN de paternité. Ils sont cinq : un garagiste mélancolique, un artiste/peintre playboy décati, une ancienne gloire du foot local, un patron de boite de nuit et un médecin de campagne volage... Cinq hommes, cinq souvenirs, cinq confrontations avec son passé.

    4. « Amare, Amaro », drame de Julien Paolini, avec Syrus Shahidi / musique de Pasquale Filasto (Italie / Fr.) (sans date de sortie)

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    Gaetano a décidé qu'il allait enterrer son défunt frère au près des siens coûte que coûte, quitte à braver les lois de son village sicilien et se mettre en danger lui et sa famille.

    5. « Au bout des doigts », comédie de Ludovic Bernard, avec Lambert Wilson, Kristin ScottThomas / Musique de Harry Aallouche  (Fr.) (date de sortie 26 décembre 2018) 

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     La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont il n’ose pas parler dans sa banlieue où il traîne avec ses potes. Alors qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec ces derniers le mène aux portes de la prison, Pierre Geitner, directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique l’en sort en échange d’heures d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête… Il a décelé en Mathieu un futur très grand pianiste qu’il inscrit au concours national de piano. Mathieu entre dans un nouveau monde dont il ignore les codes, suit les cours de l’intransigeante « Comtesse » et rencontre Anna dont il tombe amoureux. Pour réussir ce concours pour lequel tous jouent leur destin, Mathieu, Pierre et la Comtesse devront apprendre à dépasser leurs préjugés…

    6. 

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    7. 

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    Le festival vous permettra aussi de découvrir des AVANT-PREMIERES HORS-COMPETITION (ou inédits, récents)

    « Ma mère est folle », de Diane Kurys, avec Fanny Ardant, Vianney, Patrick Chesnais / Musique de Paolo Buenvino (Fr.)  (date de sortie : 5 décembre 2018)  - Première projection mondiale -

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     Nina est une mère un peu folle, Baptiste un fils un peu trop sage. Fâchés depuis longtemps ils se retrouvent pour l’aventure de leur vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau.

    « Les invisibles », de Louis Julien-Petit, avec Audrey Lamy, Corinne Masiero / musique de Laurent Perez del Mar  (Fr.) (Date de sortie : 9 janvier 2019)

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     Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

    « Chacun pour tous » comédie de Vianney Lebasque, avec Ahmed Sylla, Jean-Pierre Darroussin, Camélia Jordana, Olivier Barthelemy, Esteban / Musique de Audrey Ismalel & Bastien Burger (Fr.) (Date de sortie : 7 novembre 2018)

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     Martin, coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux, est au pied du mur. En pleine préparation des Jeux Paralympiques, ses meilleurs joueurs viennent de le laisser tomber. Refusant de perdre la subvention qui est vitale pour sa fédération, il décide de tricher pour participer coûte que coûte à la compétition. Il complète son effectif par des joueurs valides, dont Stan et Pippo, deux trentenaires désœuvrés. Même Julia, la psychologue de la fédération, ne s’aperçoit pas de la supercherie. En s’envolant pour Sydney, Martin est loin d’imaginer le mélange explosif qu’il vient de créer.

    « Alien Crystal Palace », thriller musical de Arielle Dombasle, avec Josephine de la Baume, Nicolas Ker, Jean-Pierre Léaud  / Musique de Nicolas Ker (Fr.) (sans date de sortie)

     Une tragédie musicale...

    « Sharkwater Extinction », documentaire de Rob Stewart / musique de Johnathan Goldsmith  (USA) (sans date de sortie)  -  Première projection en Europe -

     Ce documentaire, qui fait suite aux Seigneurs de la mer / Sharkwater, traite de la relation entre l'Homme et le plus grand prédateur de la planète, le requin. Et comment notre peur des requins et notre complaisance de consommateurs a a autorisé le massacre des requins, transformés en rouge à lèvres, crèmes, aliments pour animaux, nourriture, fertilisant et même des sandwichs.

    « 16 levers de soleil », documentaire de Pierre-Emmanuel Le Goff, avec Thomas Pesquet  (Fr.) (octobre 2018) 

     S'envoler pour l'espace. C'est ce rêve que Thomas Pesquet a réalisé en décollant depuis la base de Baïkonour. A 450 kilomètres de la Terre, durant ces six mois où le monde semble basculer dans l’inconnu, un dialogue se tisse entre l'astronaute et l’œuvre visionnaire de Saint Exupéry qu’il a emportée dans la station spatiale

    « Les goûts et les couleurs », comédie de Myriam Aziza, avec Catherine Jacob (Fr.) (2018 / inédit au cinéma) 

     Simone est en couple avec Claire depuis trois ans, mais elle n'en a jamais parlé à sa famille. Entre sa mère folle, son père traditionaliste et ses deux frères qui essaient toujours de lui faire rencontrer des hommes, il est difficile pour Simone de vivre ouvertement. Les choses se compliquent encore lorsqu'elle tombe amoureuse du chef sénégalais Wali, en partie grâce à ses talents de cuisinier. Partagée entre Claire, Wali et sa famille, Simone devra faire des choix difficiles.

    « L’homme dauphin – sur les traces de Jacques Mayol », documentaire de Lefteris Charitos, avec la voix de Jean-Marc Barr, musique de Mathieu Lamboley (sortie 2018)

     En 1988, sort le Grand Bleu, un film qui s’inspire de l’histoire de Jacques Mayol. Ce plongeur en apnée jusque-là quasi inconnu, devient soudain une star internationale. Son histoire a influencé toute une génération de jeunes gens dans leur manière d’appréhender la mer. Un voyage sur les traces de cet amoureux de la mer, pour découvrir ce que fût sa vie et quel héritage a laissé derrière lui cet homme qui fut le premier à descendre à 100 mètres de profondeur en plongée libre.

    « Mary et la fleur de la sorcière », film d’animation de Hiromasa Yonabayashi (Japon) (2018)

     C'est l'été. Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu'une fois tous les 7 ans. On l'appelle la "fleur de la sorcière". Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s'élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. Le secret de la fleur de la sorcière se révèlera à elle petit à petit…

    « Le Retour du héros » de Laurent Tirard, musique de Mathieu Lamboley (Fr.)

     « Monsieur et Madame Adelman » de Nicolas Bedos, musique de Philippe Kelly (Fr.)

     «  Milf » de Axelle Laffont (Fr.)

    Vous pourrez également (re) voir des  films  "classiques" :       

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    « Les Aventures fantastiques » de Karel Zeman

     « Atlantis » de Luc Besson

    « Subway » de Luc Besson

    « L’Odyssée de Pi » de Ang Lee

    « Faubourg 36 » de Christophe Barratier  (Spécial 10ème anniversaire)

    « Moby Dick » de John Huston

    « Maestro » de Léa Fazer

    « Océans » de Jacques Perrin

     « Abyss » de James Cameron

     « Le Grand Bleu » de Luc Besson (version longue - Spécial 30ème anniversaire)

     

     Egalement au programme, des COURTS METRAGES EN COMPETITION : 

     

    « ICARE » de Nicolas Boucart, Musique : Manu Roland (27’12)

    « ORAGE PAR CIEL CLAIR » de Yohan Faure, Musique de Stéphane Lopez (20 )

    “AMA” de Julie Gautier, Musique :  Ezio Bosso (6’40)

    « LES JOUVENCELLES » de Delphine Corrard, avec Annie Cordy, Musique : Antoine  Duchene (20’)

     « DEUX MAINS » de Michaël Barocas, Musique : Jean-Michel Bernard (4’)

     « LENDEMAINS FUNEBRES » de Ambroise Michel, Musique : Mathieu Alvado (18’30)

     “LE SEPTIEME CONTINENT” de Noé Debré, avec Thomas Blumenthal (22’20)

     “HORS SAISON “ de Stella Di Tocco (20’46)

    « LE CLUB » de Esteban (15’) 

    “EPHEMERAL” de Pierre Watteyne (4’)

    “EN TOUT BIEN TOUT HONNEUR” de Olivier Chavarot (20’) 

    Le Festival de La Baule propose aussi de nombreuses MASTER CLASS ET RENCONTRES                    

    Animées par Stéphane Lerouge, specialiste de la musique à l’image, les masterclass sont conçues comme des séances de réflexion et de vulgarisation, à destination du grand public. Extraits à l'appui, elles permettent aux invités d’évoquer les choix de leur parcours et, notamment aux cinéastes et compositeurs, de montrer comment un film s'écrit aussi par sa musique. 

     Michael Lonsdale Mercredi 7 novembre, 19h, Gulf-Stream

     Hommagé à l’ouverture du Festival, le grand Michael Lonsdale racontera comment il est parvenu à ajuster sa personnalité insolite à l’univers de cinéastes aussi différents que Jean-Pierre Mocky, Marguerite Duras, Orson Welles, Georges Lautner, Steven Spielberg, Xavier Beauvois. Une rencontre unique avec un monstre sacré de l’écran et de la scène, habité par la foi, celle de son métier et celle de Dieu. 

     Mathieu Lamboley Jeudi 8 novembre, 19h, Gulf-Stream

     Chaque année, le Festival met à l’honneur un jeune talent de la musique pour l’image : cette année, ce sera Mathieu Lamboley. Révélée par plusieurs comédies (Lolo, Toute première fois, Daddy cool), son écriture a touché un large public en 2018 avec le doublé Le Retour du héros de Laurent Tirard et le film d’animation Minuscule. Rencontre avec un compositeur qui représente l’émergence d’une nouvelle génération. 

    Jacques Perrin Vendredi 9 novembre, 18h30, Gulf-Stream

     D’abord comme comédien, puis comme producteur, Jacques Perrin a fait des rencontres musicales essentielles : Ennio Morricone (sur Le Désert des Tartares qu’il produit ou Cinéma Paradiso), Mikis Theodorakis (qui met en musique Z et Etat de siège), ou encore Jacques Loussier. Son passage à la mise en scène scelle sa fraternité avec Bruno Coulais : il nous racontera quelle dimension supplémentaire la musique apporte à son triptyque de contes naturels : Le Peuple migrateur, Océans et Les Saisons. 

    Eric Serra  Dimanche 11 novembre, 14h30, Gulf-Stream

     Le lendemain de son concert à Atlantia, Eric Serra évoquera sa démarche novatrice, comment il fait la synthèse de ses cultures pop, rock et jazz pour forger un langage propre à l’esthétique cinématographique de Luc Besson. Et qui sache également

    Jacques Perrin Vendredi 9 novembre, 18h30, Gulf-Stream

     D’abord comme comédien, puis comme producteur, Jacques Perrin a fait des rencontres musicales essentielles : Ennio Morricone (sur Le Désert des Tartares qu’il produit ou Cinéma Paradiso), Mikis Theodorakis (qui met en musique Z et Etat de siège), ou encore Jacques Loussier. Son passage à la mise en scène scelle sa fraternité avec Bruno Coulais : il nous racontera quelle dimension supplémentaire la musique apporte à son triptyque de contes naturels : Le Peuple migrateur, Océans et Les Saisons. 

    Eric Serra  Dimanche 11 novembre, 14h30, Gulf-Stream

     Le lendemain de son concert à Atlantia, Eric Serra évoquera sa démarche novatrice, comment il fait la synthèse de ses cultures pop, rock et jazz pour forger un langage propre à l’esthétique cinématographique de Luc Besson. Et qui sache également accompagner son évolution, du Dernier combat (1982) à Anna (2019). Il sera également question de ses collaborations avec Danièle Thompson, John McTiernan ou Martin Campbell sur GoldenEye, James Bond fondateur de l’ère Pierce Brosnan. 

    + Une Master Class spéciale « Scolaire » sera également organisée au LycéeCollège Grand Air de La Baule en présence de Eric Serra et animée également par Stéphane Lerouge, le Vendredi 9 novembre dans l’après-midi               

                                                   RENCONTRE AVEC LES COMPOSITEURS

     Table ronde : « Compositeur de musique à l'image : une passion pour métier ». Les compositeurs lauréats des Prix UCMF 2018 et ceux présents durant le festival évoqueront leur parcours et partageront leur passion pour la musique à l’image. 

    (Rencontre animée par Alex Jaffray, en partenariat avec l’UCMF et la SACEM) 

    Compositeurs attendus :

     Christophe Julien (Compositeur, Prix UCMF catégorie Cinéma pour Au Revoir làhaut, d'Albert Dupontel)

     Rob (Compositeur, Prix UCMF catégorie Audiovisuel pour Un Ciel radieux, de Nicolas Boukhrief)

     Olivier Cussac (Compositeur, Prix UCMF catégorie Jeune Espoir pour Les As de la Jungle, de David Alaux)

     Mathieu Alvado (Compositeur, Prix UCMF catégorie Court-Métrage pour A song for the whales, de Lorenzo Fresta)

     Selma Mutal (Compositeur, Prix UCMF catégorie Nouveaux Média pour Block'Hood, jeu vidéo)

     Mathieu Lamboley (Compositeur, Le retour du héros, de Laurent Tirard)

     Philippe Kelly (Compositeur, Mr & Mrs Adelman, de Nicolas Bedos)

     Jean-Michel Bernard (Compositeur, Ni une, ni deux, de Anne Giafferi)

     Laurent Perez Del Mar (Compositeur, Les Invisibles, de Louis-Julien Petit)

    Dimanche 11 novembre, 10h au Cinéma le Gulf Stream

                

    En bonus, je vous propose mes articles détaillés sur deux établissements partenaires du Festival :

    -Hôtel Barrière Le Royal La Baule : mon adresse coup de coeur

    -Hôtel Barrière L'Hermitage à La Baule : mon avis

    INFORMATIONS PRATIQUES

    PASS FESTIVAL donnant accès à l’ensemble du Festival du 6 au 11 novembre (à l’exception des concerts, soirées d’ouverture et de remise des prix) disponible à partir du 27 octobre directement auprès du cinéma de La Baule Le Gulf Stream (Tél : 02 51 75 15 41). Tarifs: 49€ adulte, 30€ -25 ans, 20€ Pass journée (tarif unique), 15€ demandeur d’emploi (sur présentation de la carte), gratuit -14 ans (toutes les projections auront lieu au cinéma de La Baule le Gulf Stream)   CONCERT « DEPARDIEU CHANTE BARBARA », en pré-ouverture du Festival, le Samedi 03 novembre à 20h à Atlantia : Tarif : à partir de 89€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)

    CONCERT « UK ON THE ROCKS » et Soirée d’ouverture du Festival, le Mardi 06 novembre à 20h30 à Atlantia : Tarif unique : 35€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)   CONCERT « ERIC SERRA » et Soirée de remise des prix du Festival, le Samedi 10 novembre à 19h30 à Atlantia : Tarif : à partir de 54€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)  

    L’EXPOSITION « Des souvenirs pour mémoire »  du 01 au 13 novembre, tous les jours 14h19h, au centre culturel Chapelle Sainte-Anne (Place du Maréchal Leclerc, 44500 La Baule) – Entrée libre – 

    LA RENCONTRE AVEC LES ARTISTES à la Halle du Marché de La Baule aura lieu le Dimanche 11 novembre 2018 de 11h30 à 12h30 – Accès libre -

    Pour en savoir plus sur le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule : 

    http://www.festival-labaule.com/