Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

CESAR 2017

  • Cérémonie des César 2017 en direct sur Canal + le 24 février : mon avis sur les films nommés

    cesar2017.png

    affichecesar2017.jpg

     

    césar,césar 2017,jean-paul belmondo,george clooney,frantz,franois ozon,pierre niney,omar sy,isabelle huppert,cinéma,cinéma français,canal +

     La 42ème cérémonie des César se tiendra ce 24 février prochain à la salle Pleyel et sera présentée donc par Jérôme Commandeur…sans président puisque, suite à la polémique, par la voix de son avocat, Roman Polanski a annoncé qu’il renonçait à présider la cérémonie.

    La cérémonie, sera diffusée sur Canal+ en direct de la salle Pleyel. Un hommage sera rendu  à Jean-Paul Belmondo (d'ailleurs à l'honneur en ce moment sur Canal + avec, notamment, une diffusion de ses films comme "Itinéraire d'un enfant gâté", hier soir (dont vous pouvez retrouver ma critique, ici). 

    itinéraire.jpg

    Un César d'honneur sera remis à George Clooney.

    clooney.jpg

    Photo ci-dessus prise lors de la conférence de presse de Monuments men.

    Vous pourrez suivre la cérémonie en clair sur Canal + à partir de 21h. Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie des César 2016 vécus en direct du Théâtre du Châtelet. Ci-dessous, quelques clichés de mes différents passages aux César (tantôt en salle presse, tantôt dans la salle).

    césar,césar 2017,jean-paul belmondo,george clooney,frantz,franois ozon,pierre niney,omar sy,isabelle huppert,cinéma,cinéma français,canal +

     

    frantz4.jpg

    En tête des nominations de cette 42ème édition, le chef-d’œuvre de François Ozon «  Frantz »  et « Elle » de Paul Verhoeven, chacun totalisant 11 nominations. Le second est également en lice pour les Oscars pour lesquels Isabelle Huppert est également nommée comme meilleure actrice. Viennent ensuite « Ma Loute », la comédie noire et grinçante de Bruno Dumont avec 9 nominations, et  «  Mal de Pierres » de Nicole Garcia avec 8 nominations puis « Divines » de Houda Benyamina avec 7 nominations, un film nommé à la fois comme meilleur film et meilleur premier film.

    Elle de Verhoeven.jpg

    De nombreux films semblent avoir été oubliés par l’Académie à commencer par le remarquable « La Forêt de Quinconces » de Grégoire Leprince-Ringuet, sans aucun doute un des meilleurs films de 2016. J’en profite donc pour vous parler à nouveau de conte moderne, de ce ballet fiévreux, aux frontières du fantastique et pourtant ancré dans la réalité, d’une inventivité rare porté par des comédiens au talent éclatant, par des contrastes judicieux (entre les formats qui changent au fil du film mais aussi entre le jour et la nuit, l’extérieur et l’intérieur, la force et la douceur). Ce film rend un sublime hommage à la puissance émotionnelle de la poésie, une promenade poétique, palpitante et envoûtante remarquablement écrite.

     A également été oublié des nominations « Personal Shopper » d’Olivier Assayas.

    odyssee.jpg

    Tout aussi incompréhensible est l’unique nomination pour « L'Odyssée » de Jérôme Salle ( simplement nommé pour le son) qui aurait mérité d’être nommé comme meilleur film, notamment, mais aussi pour le meilleur acteur (Lambert Wislon). Ce film est une leçon d’écriture scénaristique. Un film à l’image de celui dont il retrace la vie : complexe et élégant. Un coup de projecteur sur un homme et les dérives d’un siècle, époque narcissique, matérialiste, qui dévore tout, y compris ce qu’elle admire : «  L’homme a plus détruit la planète au 20ème siècle qu’au cours de tous les autres siècles réunis ».  Un hymne au monde du silence, à sa beauté époustouflante, à la vie aussi. Une épopée romanesque vibrante. Une belle histoire d’amour (entre un père et son fils, entre Jacques-Yves et Simone, entre l’homme et l’océan). Une valse étourdissante dont on ressort avec en tête des images et un message forts et cette phrase : « Nous sommes là le temps d’un battement de cils à l’échelle de l’univers alors profitez-en, c’est la vie qui est plus forte que tout ». Plus qu’un film, une aventure, un voyage, une bouffée de romanesque et de sublime, une croyance dans les rêves et en l’utopie.

    siberie4.jpg

    Le même sort est réservé au splendide «  Dans les forêts de Sibérie » de Safy Nebbou (meilleure musique originale) qui aurait également mérité (au moins) une nomination comme meilleur film et comme meilleur acteur pour Raphaël Personnaz, un voyage envoûtant, un film qui exhale et exalte la liberté et l’émerveillement, qui donne une féroce envie d’étreindre le présent, qui respire la bienveillance, un film porté par une musique et une photographie, sublimes et incandescentes, et l’interprétation lumineuse, criante de vérité et de naturel de Raphaël Personnaz. Plus qu'un voyage, une expérience.

    justefin.png

    Les 5 nominations pour « Juste la fin du monde » sont le minimum auquel ce film pouvait prétendre. Une fois de plus Xavier Dolan nous envoûte, électrise, bouleverse, déroute. Sans doute le film le plus intense du dernier Festival de Cannes, mais aussi le plus intense de Xavier Dolan, dans lequel chaque seconde, chaque mot ou plus encore chaque silence semblent vitaux ou meurtriers. J’en suis ressortie épuisée, éblouie, en larmes, après une fin en forme de valse de l’Enfer qui nous embrasse dans son vertige étourdissant et éblouissant, un paroxysme sans retour possible. Comme une apothéose : une fin du monde. Comme le bouquet final d’une démonstration implacable sur la violence criminelle de l’incommunicabilité. Tellement symptomatique d’une société qui communique tant et finalement si mal, incapable de dire et d’entendre l’essentiel.

    victoria3.jpg

    En revanche, je reste perplexe devant les multiples nominations du grandguignolesque « Elle » mais aussi de « Victoria » (je ne comprends toujours pas l’engouement de la critique pour ce film qui aligne les stéréotypes agaçants et qui reste une comédie romantique très classique). Contradictoire me semble aussi la polémique liée à la présidence Roman Polanski alors que personne ne trouve à y redire qu’un film au discours très ambigu sur le viol (« Elle », même si cela n’enlève rien à la remarquable prestation d’Isabelle Huppert)  suscite un tel enthousiasme et se retrouve en tête des nominations.

    Je me réjouis de voir en revanche deux des meilleurs films de l’année 2016 figurer en tête des nominations : d’abord « Frantz » (pour moi LE film de l’année 2016). Frantz est un poème mélancolique, une valse élégante, une peinture fascinante et délicate, une musique troublante grâce au cadrage rigoureusement implacable, à la photographie d’une élégance à couper le souffle, au scénario brillant et aux dialogues précis et à l’interprétation d’une justesse remarquable. L’émotion quand elle est contenue tout comme la vérité, masquée, n’en sont que plus fortes, et au dénouement, vous terrassent. Et surtout, au-delà de tout cela (mensonges, culpabilité, manipulation, désirs enfouis) et de cette présence étouffante des absents que le film dépeint magnifiquement, Frantz est un film sublime sur la réconciliation et un hymne à la vie. Il fallait tout le talent du cinéaste pour, avec Le Suicidé (1877), le somptueusement  sinistre tableau de Manet, nous donner ainsi envie d’embrasser la vie.

     

    césar,césar 2017,jean-paul belmondo,george clooney,frantz,franois ozon,pierre niney,omar sy,isabelle huppert,cinéma,cinéma français,canal +

    Je me réjouis également des 8 nominations de « Mal de pierres », oublié du palmarès du Festival de Cannes (le film y figurait en compétition). Une nouvelle fois, Nicole Garcia se penche sur les méandres de la mémoire et la complexité de l’identité comme dans le sublime « Un balcon sur la mer ». Nicole Garcia est une des rares à savoir raconter des « histoires simples » qui révèlent subtilement la complexité des « choses de la vie ». Rarement un film aura aussi bien saisi la force créatrice et ardente des sentiments, les affres de l’illusion amoureuse et de la quête d’absolu. Un film qui sublime les pouvoirs magiques et terribles de l’imaginaire qui portent et dévorent, comme un hommage au cinéma. Un grand film romantique et romanesque comme il y en a désormais si peu.  La Barcarolle de juin de Tchaïkovsky et ce plan à la John Ford qui, de la grange où se cache Gabrielle, dans l’ombre, ouvre sur l’horizon, la lumière, l’imaginaire, parmi tant d’autres images, nous accompagnent  bien longtemps après le film. Un plan qui ouvre sur un horizon d’espoirs à l’image de ces derniers mots où la pierre, alors, ne symbolise plus un mal mais un avenir rayonnant, accompagné d’ un regard qui, enfin, se pose et se porte au bon endroit. Un très grand film d’amour(s).

     Marion Cotillard, nommée comme meilleure actrice, dans ce rôle incandescent, une fois de plus, est époustouflante, et la caméra délicate et sensuelle de Nicole Garcia a su mieux que nulle autre transcender la beauté âpre de cette femme libre qu’elle incarne, intensément et follement  vibrante de vie. Une femme qui représente la passion aveugle et la fièvre de l’absolu qui ne sont pas sans rappeler celles d’Adèle H, mais aussi l’animalité et la fragilité, la brutalité et la poésie, la sensualité et une obstination presque enfantine. Elle est tout cela à la fois, plus encore, et ses grands yeux bleus âpres et lumineux nous hypnotisent et conduisent à notre tour dans sa folie créatrice et passionnée. Gabrielle incarne une métaphore du cinéma, ce cinéma qui « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs ».

    vie5.jpg

    La concurrence pour le César de la meilleure actrice sera néanmoins rude même, notamment avec  Soko dans « La Danseuse » et Judith Chemla dans « Une vie » l’adaptation très personnelle et réussie du roman de Maupassant par Stéphane Brizé.

    frantz4.jpg

    Le choix sera tout aussi cornélien pour le César du meilleur acteur.  Dans « Frantz », Pierre Niney, une fois de plus, « est » son personnage dans un rôle qui relevait du défi. Il a ainsi appris l’allemand (ce qui contribue à l’authenticité du film, loin de ces films américains dans lesquels Allemands et Français parlent un anglais irréprochable), mais aussi la valse et le violon. Après avoir adopté la voix si particulière, la touchante complexité et l’élégante gaucherie de Yves Saint Laurent dans le film éponyme, et avoir appris à dessiner pour ce rôle (rôle qui lui a valu un César après deux nominations comme meilleur espoir pour « J’aime regarder les filles »  et pour « Comme des frère »s dans lequel il incarnait un personnage burlesque, lunaire, attachant), après avoir incarné « un homme idéal » qui possédait le charme trouble, solaire et insondable de Tom Ripley dans « Plein soleil », à l’inverse, ce personnage incarne la vulnérabilité. Qu’il soit un personnage lunaire, un idéaliste, un menteur, un héros romantique, un artiste timide, ou qu’il jongle avec les Alexandrins, il reste tout aussi crédible. Et ici en jeune homme fragile, tourmenté, modifiant sa démarche, ses expressions, son phrasé, sobres, doux et lents. Le tout toujours avec autant d’implication, de justesse, de modernité.

     Face à lui, il fallait une actrice exceptionnelle et Paula Beer (nommée comme meilleur espoir féminin) l’est indéniablement. Si le film confirme le talent de Pierre Niney, sa capacité à se transformer, à tout pouvoir jouer, à s’impliquer pleinement dans ses rôles, Paul Beer est la révélation du film. Elle incarne brillamment et avec une justesse sidérante la fragilité et la détermination, la force et la douceur d’Anna. Un sublime portrait de femme amoureuse, manipulatrice par bienveillance, blessée et combattante. Pour ce rôle, elle a d’ailleurs reçu notamment le prix Marcello Mastroianni du Meilleur Espoir pour son rôle à la Mostra de Venise.

    chocolat.jpg

    Omar Sy est bouleversant dans le rôle de Chocolat (le film éponyme aurait aussi mérité davantage de nominations, belle mise en scène classique de Roschdy Zem et scénario impeccable)…et comme un clin d’œil malheureux au film, le talentueux James Thierrée se retrouve nommé comme second rôle.

    ulliel.jpg

    Gaspard Ulliel,  également nommé comme meilleur acteur, est lui remarquable dans le rôle du « roi » Louis dans « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan,  apportant au personnage une infinie douceur. Dans la lenteur de chacun de ses gestes, dans la tendresse mélancolique de chacun de ses regards et dans chacun de ses silences, il semble crier sa détresse indicible.

    Mes critiques des films en lice aux César 2017 (cliquez sur les titres des films pour lire mes critiques en entier).

    FRANTZ de François Ozon

    MAL DE PIERRES de Nicole Garcia

    JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan

    L'ODYSSEE de Jérôme Salle

    DANS LES FORÊTS DE SIBERIE de Safy Nebbou

    MOI, DANIEL BLAKE de Ken Loach

     

    Et pour ceux qui veulent vivre la cérémonie comme s’ils y étaient, retrouvez une nouvelle qui s’y déroule intégralement dans mon recueil « Les illusions parallèles » (Editions du 38). Pour en savoir plus et/ou le commander sur le site de mon éditeur, cliquez ici.

    cesar20167.jpg

     

     

    Nous ignorons encore à qui sera décerné le César d’honneur.

    LISTE DES NOMMES AUX CESAR 2017

    Meilleur film

    Elle de Paul Verhoeven
    Divines de Houda Benyamina
    Frantz de François Ozon
    Les Innocentes d'Anne Fontaine
    Ma Loute de Bruno Dumont
    Mal de pierres de Nicole Garcia
    Victoria de Justine Triet

    Meilleure actrice

    Judith Chemla pour Une vie
    Isabelle Huppert pour Elle
    Marion Cotillard pour Mal de pierres
    Virginie Efira pour Victoria
    Marina Foïs pour Irréprochable
    Sidse Babett Knudsen pour La fille de Brest
    Soko pour La danseuse

    Meilleur acteur

    François Cluzet pour Médecin de campagne
    Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde
    Omar Sy pour Chocolat
    Pierre Deladonchamps pour Le Fils de Jean
    Nicolas Duvauchelle pour Je ne suis pas un salaud
    Fabrice Luchini pour Ma Loute
    Pierre Niney pour Frantz

    Meilleur acteur dans un second rôle

    Gabriel Arcand pour Le fils de Jean
    Laurent Laffite pour Elle
    Vincent Lacoste pour Victoria
    Vincent Cassel pour Juste la fin du monde
    Gaspard Ulliel pour La danseuse
    Melvil Poupaud pour Victoria
    James Thierrée pour Chocolat

    Meilleure actrice dans un second rôle

    Nathalie Baye pour Juste la fin du monde
    Valeria Bruni Tedeschi pour Ma Loute
    Anne Consigny pour Elle
    Déborah Lukumuena pour Divines
    Mélanie Thierry pour La Danseuse

    Meilleur réalisateur

    Houda Benyamina pour Divines
    Paul Verhoeven pour Elle
    François Ozon pour Frantz
    Anne Fontaine pour Les Innocentes
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
    Bruno Dumont pour Ma Loute
    Nicole Garcia pour Mal de pierres

    Meilleure espoir féminin

    Oulaya Amamra pour Divines
    Paula Beer pour Frantz
    Lily-Rose Depp pour La danseuse
    Noemie Merlant pour Le Ciel Attendra
    Raph dans Ma Loute

    Meilleur espoir masculin

    Nils Schneider pour Diamant Noir 
    Corentin Fila pour Quand on a 17 ans
    Damien Bonnard pour Rester vertical
    Kacey Mottet Klein pour Quand on a 17 ans
    Jonas Bloquet pour Elle

    Meilleur premier film

    Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine
    La danseuse de Stéphanie Di Giusto
    Diamant noir d'Athur Harari
    Divines de Houda Benyamina
    Rosalie Blum de Julien Rappeneau

    Meilleur documentaire

    Dernières nouvelles du cosmos de Julie Bertucelli
    Merci patron ! de François Rufin
    Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi
    Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier
    Swagger d'Olivier Babinet

    Meilleure photographie

    Stéphane Fontaine pour Elle
    Pascal Marti pour Frantz
    Caroline Champetier pour Les Innocentes
    Guillaume Deffontaines pour Ma loute
    Christophe Beaucarne pour Mal de pierres

    Meilleur film étranger

    Aquarius
    Baccalaureat
    La fille inconnue
    Toni Erdmann
    Manchester by the Sea
    Moi, Daniel Blake
    Juste la fin du monde

    Meilleure adaptation

    David Birke pour Elle
    Séverine Bosschem, Emmanuelle Bercot pour La fille de Brest
    François Ozon pour Frantz
    Céline Sciamma pour Ma vie de Cougette
    Nicole Garcia, Jacques Fieschi pour Mal de pierres
    Katell Quillévéré, Gilles Taurand pour Réparer les vivants

    Meilleur court-métrage

    Après Suzanne de Felix Moati
    Au Bruit des clochettes de Chabname Zariab
    Chasse royale de Lise Akoka et Romane Gueret
    Maman(s) de  Maïmouna Doucouré
    Vers la Tendresse de Alice Diop

    Meilleur court-métrage d'animation

    Café froid de François Leroy et Stéphanie Lansaque
    Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija
    Journal animé de Donato Sansone
    Peripheria de David Coquard-Dassault

    Meilleur film d'animation

    La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach
    Ma vie de courgette de Claude Barras
    La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

    Meilleur son

    Brigitte Taillandier, Vincent Guillon, Stéphane Thiébaut pour Chocolat
    Jean-Paul Mugel, Alexis Place, Cyril Holtz, Damien Lazzerini pour Elle
    Martin Boisseau, Benoît Gargonne, Jean-Paul Hurier pour Frantz
    Jean-Pierre Duret, Sylvain Malbrant, Jean-Pierre Laforce pour Mal de Pierres
    Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty, Jean-Paul Hurier pour L'Odyssée

    Meilleure musique originale

    Gabriel Yared pour Chocolat
    Ibrahim Malouf pour Dans les forêts de Sibérie
    Anne Dudley pour Elle
    Philippe Rombi pour Frantz
    Sophie Hunger pour Ma vie de courgette

    Meilleur scénario original

    Romain Compingt, Houda Benyamina, Malik Rumeau pour Divines
    Solveig Anspach, Jean-Luc Gaget pour L'effet aquatique
    Sabrina B. Karine, Alice Vial, Pascal Bonitzer, Anne Fontaine pour Les Innocentes
    Bruno Dumont pour Ma Loute
    Justine Triet pour Victoria

    Meilleurs costumes

    Anaïs Romand pour La danseuse
    Pascaline Chavanne pour Frantz
    Catherine Leterrier pour Mal de Pierres
    Alexandra Charles pour Ma Loute
    Madeline Fontaine pour Une vie

    Meilleurs décors

    Jérémie D. Lignol pour Chocolat
    Carlos Conti pour La danseuse
    Michel Barthélémy pour Frantz
    Riton Dupire-Clément pour Ma Loute
    Katia Wyszkop pour Planetarium

    Meilleur montage

    Loic Lallemand, Vincent Tricon pour Divines
    Job ter Burg pour Elle
    Laure Gardette pour Frantz
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
    Simon Jacquet pour Mal de pierre

     

  • César 2017 : les nominations complètes détaillées et mon avis sur les films en lice

    cesar2017.png

    affichecesar2017.jpg

    Ce matin,  étaient annoncés les nommés pour les César 2017, comme chaque année sur les Champs-Elysées, comme chaque année au Fouquet’s, comme chaque année par le président de l’Académie des César Alain Terzian et en présence du maître de cérémonie de l’année, en l’occurrence Jérôme Commandeur.

     La 42ème cérémonie se tiendra le 24 février prochain à la salle Pleyel et sera présentée donc par Jérôme Commandeur…et n’a pour l’instant pas de président puisque, suite à la polémique, par la voix de son avocat, Roman Polanski a annoncé qu’il renonçait à présider la cérémonie.

    La cérémonie, sera diffusée sur Canal+ en direct de la salle Pleyel. Un hommage sera rendu  à Jean-Paul Belmondo (mais contrairement à ce qu’avaient annoncés certains médias, et comme le communiqué de presse l’avait bien spécifié dès le départ, sa présence n’est nullement annoncée).

    frantz4.jpg

    En tête des nominations de cette 42ème édition, le chef-d’œuvre de François Ozon «  Frantz »  et « Elle » de Paul Verhoeven, chacun totalisant 11 nominations. Le second est également en lice pour les Oscars pour lesquels Isabelle Huppert est également nommée comme meilleure actrice. Viennent ensuite « Ma Loute », la comédie noire et grinçante de Bruno Dumont avec 9 nominations, et  «  Mal de Pierres » de Nicole Garcia avec 8 nominations puis « Divines » de Houda Benyamina avec 7 nominations, un film nommé à la fois comme meilleur film et meilleur premier film.

    Elle de Verhoeven.jpg

    De nombreux films semblent avoir été oubliés par l’Académie à commencer par le remarquable « La Forêt de Quinconces » de Grégoire Leprince-Ringuet, sans aucun doute un des meilleurs films de 2016. J’en profite donc pour vous parler à nouveau de conte moderne, de ce ballet fiévreux, aux frontières du fantastique et pourtant ancré dans la réalité, d’une inventivité rare porté par des comédiens au talent éclatant, par des contrastes judicieux (entre les formats qui changent au fil du film mais aussi entre le jour et la nuit, l’extérieur et l’intérieur, la force et la douceur). Ce film rend un sublime hommage à la puissance émotionnelle de la poésie, une promenade poétique, palpitante et envoûtante remarquablement écrite.

     A également été oublié des nominations « Personal Shopper » d’Olivier Assayas.

    odyssee.jpg

    Tout aussi incompréhensible est l’unique nomination pour « L'Odyssée » de Jérôme Salle ( simplement nommé pour le son) qui aurait mérité d’être nommé comme meilleur film, notamment, mais aussi pour le meilleur acteur (Lambert Wislon). Ce film est une leçon d’écriture scénaristique. Un film à l’image de celui dont il retrace la vie : complexe et élégant. Un coup de projecteur sur un homme et les dérives d’un siècle, époque narcissique, matérialiste, qui dévore tout, y compris ce qu’elle admire : «  L’homme a plus détruit la planète au 20ème siècle qu’au cours de tous les autres siècles réunis ».  Un hymne au monde du silence, à sa beauté époustouflante, à la vie aussi. Une épopée romanesque vibrante. Une belle histoire d’amour (entre un père et son fils, entre Jacques-Yves et Simone, entre l’homme et l’océan). Une valse étourdissante dont on ressort avec en tête des images et un message forts et cette phrase : « Nous sommes là le temps d’un battement de cils à l’échelle de l’univers alors profitez-en, c’est la vie qui est plus forte que tout ». Plus qu’un film, une aventure, un voyage, une bouffée de romanesque et de sublime, une croyance dans les rêves et en l’utopie.

    siberie4.jpg

    Le même sort est réservé au splendide «  Dans les forêts de Sibérie » de Safy Nebbou (meilleure musique originale) qui aurait également mérité (au moins) une nomination comme meilleur film et comme meilleur acteur pour Raphaël Personnaz, un voyage envoûtant, un film qui exhale et exalte la liberté et l’émerveillement, qui donne une féroce envie d’étreindre le présent, qui respire la bienveillance, un film porté par une musique et une photographie, sublimes et incandescentes, et l’interprétation lumineuse, criante de vérité et de naturel de Raphaël Personnaz. Plus qu'un voyage, une expérience.

    justefin.png

    Les 5 nominations pour « Juste la fin du monde » sont le minimum auquel ce film pouvait prétendre. Une fois de plus Xavier Dolan nous envoûte, électrise, bouleverse, déroute. Sans doute le film le plus intense du dernier Festival de Cannes, mais aussi le plus intense de Xavier Dolan, dans lequel chaque seconde, chaque mot ou plus encore chaque silence semblent vitaux ou meurtriers. J’en suis ressortie épuisée, éblouie, en larmes, après une fin en forme de valse de l’Enfer qui nous embrasse dans son vertige étourdissant et éblouissant, un paroxysme sans retour possible. Comme une apothéose : une fin du monde. Comme le bouquet final d’une démonstration implacable sur la violence criminelle de l’incommunicabilité. Tellement symptomatique d’une société qui communique tant et finalement si mal, incapable de dire et d’entendre l’essentiel.

    victoria3.jpg

    En revanche, je reste perplexe devant les multiples nominations du grandguignolesque « Elle » mais aussi de « Victoria » (je ne comprends toujours pas l’engouement de la critique pour ce film qui aligne les stéréotypes agaçants et qui reste une comédie romantique très classique). Contradictoire me semble aussi la polémique liée à la présidence Roman Polanski alors que personne ne trouve à y redire qu’un film au discours très ambigu sur le viol (« Elle », même si cela n’enlève rien à la remarquable prestation d’Isabelle Huppert)  suscite un tel enthousiasme et se retrouve en tête des nominations.

    Je me réjouis de voir en revanche deux des meilleurs films de l’année 2016 figurer en tête des nominations : d’abord « Frantz » (pour moi LE film de l’année 2016). Frantz est un poème mélancolique, une valse élégante, une peinture fascinante et délicate, une musique troublante grâce au cadrage rigoureusement implacable, à la photographie d’une élégance à couper le souffle, au scénario brillant et aux dialogues précis et à l’interprétation d’une justesse remarquable. L’émotion quand elle est contenue tout comme la vérité, masquée, n’en sont que plus fortes, et au dénouement, vous terrassent. Et surtout, au-delà de tout cela (mensonges, culpabilité, manipulation, désirs enfouis) et de cette présence étouffante des absents que le film dépeint magnifiquement, Frantz est un film sublime sur la réconciliation et un hymne à la vie. Il fallait tout le talent du cinéaste pour, avec Le Suicidé (1877), le somptueusement  sinistre tableau de Manet, nous donner ainsi envie d’embrasser la vie.

    maldepierres3.jpg

    Je me réjouis également des 8 nominations de « Mal de pierres », oublié du palmarès du Festival de Cannes (le film y figurait en compétition). Une nouvelle fois, Nicole Garcia se penche sur les méandres de la mémoire et la complexité de l’identité comme dans le sublime « Un balcon sur la mer ». Nicole Garcia est une des rares à savoir raconter des « histoires simples » qui révèlent subtilement la complexité des « choses de la vie ». Rarement un film aura aussi bien saisi la force créatrice et ardente des sentiments, les affres de l’illusion amoureuse et de la quête d’absolu. Un film qui sublime les pouvoirs magiques et terribles de l’imaginaire qui portent et dévorent, comme un hommage au cinéma. Un grand film romantique et romanesque comme il y en a désormais si peu.  La Barcarolle de juin de Tchaïkovsky et ce plan à la John Ford qui, de la grange où se cache Gabrielle, dans l’ombre, ouvre sur l’horizon, la lumière, l’imaginaire, parmi tant d’autres images, nous accompagnent  bien longtemps après le film. Un plan qui ouvre sur un horizon d’espoirs à l’image de ces derniers mots où la pierre, alors, ne symbolise plus un mal mais un avenir rayonnant, accompagné d’ un regard qui, enfin, se pose et se porte au bon endroit. Un très grand film d’amour(s).

     Marion Cotillard, nommée comme meilleure actrice, dans ce rôle incandescent, une fois de plus, est époustouflante, et la caméra délicate et sensuelle de Nicole Garcia a su mieux que nulle autre transcender la beauté âpre de cette femme libre qu’elle incarne, intensément et follement  vibrante de vie. Une femme qui représente la passion aveugle et la fièvre de l’absolu qui ne sont pas sans rappeler celles d’Adèle H, mais aussi l’animalité et la fragilité, la brutalité et la poésie, la sensualité et une obstination presque enfantine. Elle est tout cela à la fois, plus encore, et ses grands yeux bleus âpres et lumineux nous hypnotisent et conduisent à notre tour dans sa folie créatrice et passionnée. Gabrielle incarne une métaphore du cinéma, ce cinéma qui « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs ».

    vie5.jpg

    La concurrence pour le César de la meilleure actrice sera néanmoins rude même, notamment avec  Soko dans « La Danseuse » et Judith Chemla dans « Une vie » l’adaptation très personnelle et réussie du roman de Maupassant par Stéphane Brizé.

    frantz4.jpg

    Le choix sera tout aussi cornélien pour le César du meilleur acteur.  Dans « Frantz », Pierre Niney, une fois de plus, « est » son personnage dans un rôle qui relevait du défi. Il a ainsi appris l’allemand (ce qui contribue à l’authenticité du film, loin de ces films américains dans lesquels Allemands et Français parlent un anglais irréprochable), mais aussi la valse et le violon. Après avoir adopté la voix si particulière, la touchante complexité et l’élégante gaucherie de Yves Saint Laurent dans le film éponyme, et avoir appris à dessiner pour ce rôle (rôle qui lui a valu un César après deux nominations comme meilleur espoir pour « J’aime regarder les filles »  et pour « Comme des frère »s dans lequel il incarnait un personnage burlesque, lunaire, attachant), après avoir incarné « un homme idéal » qui possédait le charme trouble, solaire et insondable de Tom Ripley dans « Plein soleil », à l’inverse, ce personnage incarne la vulnérabilité. Qu’il soit un personnage lunaire, un idéaliste, un menteur, un héros romantique, un artiste timide, ou qu’il jongle avec les Alexandrins, il reste tout aussi crédible. Et ici en jeune homme fragile, tourmenté, modifiant sa démarche, ses expressions, son phrasé, sobres, doux et lents. Le tout toujours avec autant d’implication, de justesse, de modernité.

     Face à lui, il fallait une actrice exceptionnelle et Paula Beer (nommée comme meilleur espoir féminin) l’est indéniablement. Si le film confirme le talent de Pierre Niney, sa capacité à se transformer, à tout pouvoir jouer, à s’impliquer pleinement dans ses rôles, Paul Beer est la révélation du film. Elle incarne brillamment et avec une justesse sidérante la fragilité et la détermination, la force et la douceur d’Anna. Un sublime portrait de femme amoureuse, manipulatrice par bienveillance, blessée et combattante. Pour ce rôle, elle a d’ailleurs reçu notamment le prix Marcello Mastroianni du Meilleur Espoir pour son rôle à la Mostra de Venise.

    chocolat.jpg

    Omar Sy est bouleversant dans le rôle de Chocolat (le film éponyme aurait aussi mérité davantage de nominations, belle mise en scène classique de Roschdy Zem et scénario impeccable)…et comme un clin d’œil malheureux au film, le talentueux James Thierrée se retrouve nommé comme second rôle.

    ulliel.jpg

    Gaspard Ulliel,  également nommé comme meilleur acteur, est lui remarquable dans le rôle du « roi » Louis dans « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan,  apportant au personnage une infinie douceur. Dans la lenteur de chacun de ses gestes, dans la tendresse mélancolique de chacun de ses regards et dans chacun de ses silences, il semble crier sa détresse indicible.

    Mes critiques des films en lice aux César 2017 (cliquez sur les titres des films pour lire mes critiques en entier).

    FRANTZ de François Ozon

    MAL DE PIERRES de Nicole Garcia

    JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan

    L'ODYSSEE de Jérôme Salle

    DANS LES FORÊTS DE SIBERIE de Safy Nebbou

    MOI, DANIEL BLAKE de Ken Loach

     

    Et pour ceux qui veulent vivre la cérémonie comme s’ils y étaient, retrouvez une nouvelle qui s’y déroule intégralement dans mon recueil « Les illusions parallèles » (Editions du 38). Pour en savoir plus et/ou le commander sur le site de mon éditeur, cliquez ici.

    cesar20167.jpg

     

     

    Nous ignorons encore à qui sera décerné le César d’honneur.

    LISTE DES NOMMES AUX CESAR 2017

    Meilleur film

    Elle de Paul Verhoeven
    Divines de Houda Benyamina
    Frantz de François Ozon
    Les Innocentes d'Anne Fontaine
    Ma Loute de Bruno Dumont
    Mal de pierres de Nicole Garcia
    Victoria de Justine Triet

    Meilleure actrice

    Judith Chemla pour Une vie
    Isabelle Huppert pour Elle
    Marion Cotillard pour Mal de pierres
    Virginie Efira pour Victoria
    Marina Foïs pour Irréprochable
    Sidse Babett Knudsen pour La fille de Brest
    Soko pour La danseuse

    Meilleur acteur

    François Cluzet pour Médecin de campagne
    Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde
    Omar Sy pour Chocolat
    Pierre Deladonchamps pour Le Fils de Jean
    Nicolas Duvauchelle pour Je ne suis pas un salaud
    Fabrice Luchini pour Ma Loute
    Pierre Niney pour Frantz

    Meilleur acteur dans un second rôle

    Gabriel Arcand pour Le fils de Jean
    Laurent Laffite pour Elle
    Vincent Lacoste pour Victoria
    Vincent Cassel pour Juste la fin du monde
    Gaspard Ulliel pour La danseuse
    Melvil Poupaud pour Victoria
    James Thierrée pour Chocolat

    Meilleure actrice dans un second rôle

    Nathalie Baye pour Juste la fin du monde
    Valeria Bruni Tedeschi pour Ma Loute
    Anne Consigny pour Elle
    Déborah Lukumuena pour Divines
    Mélanie Thierry pour La Danseuse

    Meilleur réalisateur

    Houda Benyamina pour Divines
    Paul Verhoeven pour Elle
    François Ozon pour Frantz
    Anne Fontaine pour Les Innocentes
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
    Bruno Dumont pour Ma Loute
    Nicole Garcia pour Mal de pierres

    Meilleure espoir féminin

    Oulaya Amamra pour Divines
    Paula Beer pour Frantz
    Lily-Rose Depp pour La danseuse
    Noemie Merlant pour Le Ciel Attendra
    Raph dans Ma Loute

    Meilleur espoir masculin

    Nils Schneider pour Diamant Noir 
    Corentin Fila pour Quand on a 17 ans
    Damien Bonnard pour Rester vertical
    Kacey Mottet Klein pour Quand on a 17 ans
    Jonas Bloquet pour Elle

    Meilleur premier film

    Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine
    La danseuse de Stéphanie Di Giusto
    Diamant noir d'Athur Harari
    Divines de Houda Benyamina
    Rosalie Blum de Julien Rappeneau

    Meilleur documentaire

    Dernières nouvelles du cosmos de Julie Bertucelli
    Merci patron ! de François Rufin
    Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi
    Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier
    Swagger d'Olivier Babinet

    Meilleure photographie

    Stéphane Fontaine pour Elle
    Pascal Marti pour Frantz
    Caroline Champetier pour Les Innocentes
    Guillaume Deffontaines pour Ma loute
    Christophe Beaucarne pour Mal de pierres

    Meilleur film étranger

    Aquarius
    Baccalaureat
    La fille inconnue
    Toni Erdmann
    Manchester by the Sea
    Moi, Daniel Blake
    Juste la fin du monde

    Meilleure adaptation

    David Birke pour Elle
    Séverine Bosschem, Emmanuelle Bercot pour La fille de Brest
    François Ozon pour Frantz
    Céline Sciamma pour Ma vie de Cougette
    Nicole Garcia, Jacques Fieschi pour Mal de pierres
    Katell Quillévéré, Gilles Taurand pour Réparer les vivants

    Meilleur court-métrage

    Après Suzanne de Felix Moati
    Au Bruit des clochettes de Chabname Zariab
    Chasse royale de Lise Akoka et Romane Gueret
    Maman(s) de  Maïmouna Doucouré
    Vers la Tendresse de Alice Diop

    Meilleur court-métrage d'animation

    Café froid de François Leroy et Stéphanie Lansaque
    Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija
    Journal animé de Donato Sansone
    Peripheria de David Coquard-Dassault

    Meilleur film d'animation

    La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach
    Ma vie de courgette de Claude Barras
    La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

    Meilleur son

    Brigitte Taillandier, Vincent Guillon, Stéphane Thiébaut pour Chocolat
    Jean-Paul Mugel, Alexis Place, Cyril Holtz, Damien Lazzerini pour Elle
    Martin Boisseau, Benoît Gargonne, Jean-Paul Hurier pour Frantz
    Jean-Pierre Duret, Sylvain Malbrant, Jean-Pierre Laforce pour Mal de Pierres
    Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty, Jean-Paul Hurier pour L'Odyssée

    Meilleure musique originale

    Gabriel Yared pour Chocolat
    Ibrahim Malouf pour Dans les forêts de Sibérie
    Anne Dudley pour Elle
    Philippe Rombi pour Frantz
    Sophie Hunger pour Ma vie de courgette

    Meilleur scénario original

    Romain Compingt, Houda Benyamina, Malik Rumeau pour Divines
    Solveig Anspach, Jean-Luc Gaget pour L'effet aquatique
    Sabrina B. Karine, Alice Vial, Pascal Bonitzer, Anne Fontaine pour Les Innocentes
    Bruno Dumont pour Ma Loute
    Justine Triet pour Victoria

    Meilleurs costumes

    Anaïs Romand pour La danseuse
    Pascaline Chavanne pour Frantz
    Catherine Leterrier pour Mal de Pierres
    Alexandra Charles pour Ma Loute
    Madeline Fontaine pour Une vie

    Meilleurs décors

    Jérémie D. Lignol pour Chocolat
    Carlos Conti pour La danseuse
    Michel Barthélémy pour Frantz
    Riton Dupire-Clément pour Ma Loute
    Katia Wyszkop pour Planetarium

    Meilleur montage

    Loic Lallemand, Vincent Tricon pour Divines
    Job ter Burg pour Elle
    Laure Gardette pour Frantz
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
    Simon Jacquet pour Mal de pierre