10/04/2009

Master Class « Braquo » avec Olivier Marchal, à Canal plus

 

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© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

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© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

 

 

Ci-dessus: début de la Master Class "Braquo", d'Olivier Marchal, hier soir, à Canal plus

 

 Dans le cadre du club 300  d’Allociné (dont je vous reparlerai -très- prochainement), et en partenariat avec Canal plus, dans les locaux de la chaine était organisée hier soir une Master Class avec Olivier Marchal, suite à la projection de quelques épisodes de la websérie documentaire « Braquo » (actuellement diffusée sur internet) consacrée à la série coréalisée par Olivier Marchal et Frédéric Schoendoerffer et programmée à la rentrée prochaine sur Canal plus. Le (très) petit nombre de blogueurs présents a contribué à procurer à cette rencontre un caractère très intime et à cet échange un caractère passionnant.

 

Ce web documentaire consacré à "Braquo" est une manière inédite d’annoncer la programmation d’une série, et de susciter l’intérêt et le désir du téléspectateur pour celle-ci. Ce making of réalisé sous la direction d’Olivier Marchal est constitué de 30 épisodes qui sont et seront diffusés sur internet, permettant ainsi aux internautes de s’immiscer dans les coulisses du tournage pour suivre les étapes de la conception de la série. Cette websérie documentaire imaginée par Canal+ et Capa a été confiée à un jeune réalisateur : Sacha Chelli.  Depuis le 30 mars, un nouvel épisode hebdomadaire raconte donc une étape de la préparation sur le site  http://www.braquo.tv : casting, formation des acteurs, crash, fusillades…

 

Le montage nerveux et rythmé contribue à l’immersion totale du téléspectateur et reflète parfaitement la tension et la fébrilité que génère un tournage, et celui-ci en particulier. La websérie témoigne ainsi de tout ce qui constitue un tournage : les tensions et les joies mais aussi de l’extrême précision du travail d’Olivier Marchal, de la passionnante, parfois angoissante mais surtout jubilatoire aventure que constitue un tournage comme celui-ci. Il s’y exprime sans langue de bois procurant ainsi à cette websérie le même réalisme, (évidemment me direz-vous puisqu’il s’agit ici de la réalité) qu’à la série elle-même.

 

Hervé Chabalier s’est déclaré particulièrement fier de « participer aux côtés de Canal à cette production originale pour le web : une websérie avant la série… la réalité précédant la fiction ! ». « Braquo, les coulisses » constitue ainsi un lieu d’expérimentation  d’une nouvelle forme d’expression et d’écriture audiovisuelle. Canalplus.fr réunit en effet plus de 3 millions de visiteurs uniques mensuels et se positionne parmi les leaders de sites médias français.

 

Cette websérie relève donc de la volonté d’accompagner la sortie de la série « Braquo » très en amont et de tenir les internautes en haleine jusqu’à la diffusion télévisée de la série, l’objectif étant la qualité du contenu plutôt qu’un buzz inepte. Elle témoigne aussi du rôle croissant d’internet dans les stratégies de communication des diffuseurs et producteurs (et distributeurs concernant le cinéma).

 

 Avec beaucoup de franchise, d’humilité aussi, Olivier Marchal a donc répondu aux questions concernant cette série atypique. Son souhait était avant tout de parler du « malaise grandissant », de la « difficulté d’être flic », de « la façon dont ils sont (mal)traités », estimant qu’ils méritent d’être pris en considération, qu’on s’occupe de leur mélancolie (pour ceux que le sujet intéresse, Olivier Marchal a évoqué un « Complément d’enquête » pour lequel il a été interviewé sur ce sujet, diffusé sur France 2 la semaine prochaine). Il souhaite surtout montrer ce que « l’on n’a pas encore trop vu : que de l’humain, que de l’émotion, juste des flics qui essaient de s’en sortir ». Dans cette série, tournée en 35mm (le projet initial était d’ailleurs destiné au cinéma), les enquêtes seront donc relativement anecdotiques.

 

 Olivier Marchal s’est dit fasciné par ces policiers qu’il avait côtoyés de très près qui ont « plongé » du côté  du banditisme sans qu’il s’aperçoive de rien, rien dans leur comportement ne permettant de déceler une quelconque remise en question ou encore moins cette double vie. Pour lui, il était aussi important que ses personnages restent malgré tous positifs, et que ces flics soient malgré eux obligés de commettre des exactions. Pour lui, cela pose un cas de conscience tous « ces voyous qui écrivent des livres et dont on fait des films », tout en précisant avoir écrit la bible du scénario de « Braquo »…avec un ancien braqueur.

 

 Il a également évoqué le casting (Anglade, Duvauchelle, Rocher, Duchaussoy,  Malerba), louant la prestation époustouflante d’Anglade dont la websérie permet d’entrevoir le perfectionnisme en accord avec celui du réalisateur. Des écorchés vifs plutôt que des acteurs « bankable » qui contribuent fortement au sentiment de réalisme de la série.

 

Olivier  Marchal a aussi déclaré s’être régalé à écrire, étant réellement en empathie avec ses personnages. A une question concernant une éventuelle suite à la série de 8 fois 52 minutes, il a parlé d’une fin « ouverte et surprenante ». 

 

 Par ailleurs, Gaumont, qui a l’excellente idée de projeter actuellement un grand classique du cinéma,  en projection numérique, dans certaines salles Gaumont, (un par mois, en Avril, "Le Cerveau") pour nous le faire redécouvrir pourrait aussi permettre que la série soit projetée au cinéma dans ce cadre-ci. 

 

Il a aussi évoqué sa coréalisation avec Frédéric Schoendoerffer, salutaire selon lui en raison des journées de 20H de travail pour ce projet. Il est en tout cas très fier de cette série « noire, intense, mais jamais glauque, glamour dans son casting et son décor avec une histoire très romanesque » dont ces quelques extraits de la websérie laissent augurer le meilleur,   dans la lignée des palpitants « Gangsters » ou « 36 quai des Orfèvres » (même si le ton et le cadre de la série seront différents).

 

Grâce à son expérience (Olivier Marchal a d'abord été policier à la P.J.,  inspecteur de la Brigade criminelle de Versailles et de la section antiterroriste, puis chef d'une brigade de nuit au milieu des années 1980), son cinéma est imprégné d’un réalisme, d’une justesse, d’une tension captivants mais aussi d’une direction d’acteurs précise qui ont renouvelé le polar français en lui apportant un nouveau souffle, et un style encore inédit.

 

Force est de constater que cette websérie inédite est terriblement efficace, qu’elle en montre suffisamment mais pas trop pour susciter le désir de voir la série qui, si elle se révèle aussi palpitante que ses coulisses,  est promise à un joli succès, en tout cas souhaitons-le lui. A suivre donc à la rentrée prochaine sur Canal + pout la série et dès à présent sur http://www.braquo.tv pour la websérie vivement recommandée par Inthemoodforcinema.com .

 

Pitch de la série : Flics de terrain au SDPJ 92, Caplan (Jean-Hugues Anglade), Morlighem (Joseph Malerba), Vachewski (Nicolas Duvauchelle) et Roxane (Karole Rocher) interviennent sur tout le département des Hauts-de-Seine, entre Neuilly et Nanterre, quartiers chics et zones de non-droit.  Mais leur vie bascule lorsque Rossi, leur commandant, injustement condamné dans une affaire, décide de se suicider. Dès lors, ils vont se lancer dans une contre-enquête pour laver son honneur et confondre ses accusateurs. Pris dans un engrenage mortel, ils vont être obligés de « monter au BRAQUO » pour sauver leur peau et protéger leurs familles.  Harcelés par leur administration, poursuivis par l’IGS (la police des police), ils vont tourner le dos aux règles établies et à leurs illusions en adoptant un mode de vie régi par l’adrénaline, la prise de risque, le sang et la mort…  BRAQUO suit au plus près la trajectoire de ces hommes ordinaires qui, malgré eux, vont progressivement plonger dans la violence et la paranoïa, tout en exerçant leur métier de flic.

 

Filmographie sélective d’Olivier Marchal :

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© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

 

En tant qu'acteur

Cinéma

 

1988 : Ne réveillez pas un flic qui dort, de José Pinheiro

1993 : Profil bas, de Claude Zidi

1998 : La Puce, d'Emmanuelle Bercot

2004 : 36 Quai des Orfèvres

2006 : Ne le dis à personne, de Guillaume Canet

2006 : Un Roman Policier, de Stéphanie Duvivier

2007 : Truands, de Fréderic Schoendoerffer

2007 : Scorpion, de Julien Séri

2008 : Le Bruit des gens autour, de Diastème

2009 : Quelque chose à te dire, de Cécile Telerman

 

Télévision

1996-2001 : Quai n°1

1999-2002 : Police District

2002 : Chut ! de Philippe Setbon, avec Sophie Guillemin

2003 : Les Robinsonnes de Laurent Dussaux

2005 : Éliane de Caroline Huppert, avec Florence Pernel

2006 : Les Innocents d'après Simenon

2006 : Une fille de ferme d'après Maupassant

En tant que réalisateur

 

Courts-métrages

 

2002 : Un bon flic

 

Longs-métrages

 

2002 : Gangsters, avec Richard Anconina

2004 : 36 Quai des Orfèvres, avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu

2008 : MR 73, avec Daniel Auteuil et Olivia Bonamy

 

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© Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

 

Articles liés à celui-ci :

 

Ma critique de « 36 quai des Orfèvres » d’Olivier Marchal

Ma critique de « Flics »

 

Vous pourrez également trouver un récit de cette Master Class sur http://www.filmgeek.fr

19/11/2008

"Clara Sheller, saison 2" ce soir sur France 2: la critique en avant-première sur "In the mood for cinema"

sheller.jpgCe soir, à 20H50, France 2 diffusera les deux premiers épisodes de Clara Sheller, la saison 2.

J'ai eu la chance de voir ces deux épisodes dans les locaux de France 2, en avant-première, il y a quelques semaines.

Pour lire ma critique des deux premiers épisodes de "Clara Sheller, saison 2" dès maintenant et pour voir la bande annonce, cliquez ici.

N'hésitez pas à venir donner votre avis sur "In the mood for cinema" suite à la diffusion...

16/11/2008

"Match point" de Woody Allen: ce soir, sur France 2, à 20H50

A l'occasion de la programmation de "Match point" de Woody Allen, ce soir, à 20H50, sur France 2, je vous propose de nouveau ma critique de ce film (écrite au moment de sa sortie), un film au scénario magistral et à la réalisation exemplaire que je vous recommande vivement. A ne manquer sous aucun prétexte! Je vous recommande également "Vicky Cristina Barcelona", toujours à l'affiche.

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Un film de Woody Allen c’est un peu comme l’étaient les films de Melville, de Sautet, de Hitchcock et de quelques autres, aussi diamétralement opposés que soient leurs styles, qu’ils soient excellents (ils le sont presque toujours) ou un peu moins, nous savons d’avance dans quel genre de film, dans quelle forme filmique nous allons nous plonger, avec délectation d’ailleurs, car c’est aussi, surtout, pour cela que nous y allons : le signe distinctif d’un cinéaste immédiatement reconnaissable. Cette fois pourtant, tout en excellant dans son domaine, plus que d’habitude encore peut-être, Woody Allen réussit à nous surprendre, en s’affranchissant des quelques « règles » qui le distinguent habituellement : d’abord en ne se mettant pas en scène, ou en ne mettant pas en scène un acteur mimétique de ses tergiversations existentielles, ensuite en quittant New York qu’il a tant sublimée. Cette fois, il a en effet quitté Manhattan pour Londres, Londres d’une luminosité obscure ou d’une obscurité lumineuse, en tout cas ambiguë…cadre idéalement paradoxal pour ce jeune prof de tennis d’origine modeste embauché dans un club huppé où il sympathise avec le fils d’une riche famille, tout en s’éprenant d’abord de sa sœur, ou du moins en feignant de s’en convaincre, à défaut de nous en convaincre,…avant de rencontrer la fiancée de ce dernier, actrice sans emploi de son état, rencontre qui engendre une passion suffocante. Raconter ainsi « Match point » serait décrire une histoire de passion parmi d’autres (passion dont il filme d’ailleurs et néanmoins brillamment la frénésie claustrophobique que sa caméra épouse, et l’irrationalité ) pourtant dès le début s’immisce une fausse note presque imperceptible, sous la forme d’une récurrente thématique pécuniaire, symbole du mépris insidieux, souvent inconscient, que la situation sociale inférieure du jeune prof de tennis suscite chez sa nouvelle famille, et du sentiment d’infériorité que cela suscite chez lui, fausse note qui va aller crescendo jusqu’à la dissonance paroxystique, dénouement de cet opéra filmique, forcément tragique, forcément grandiloquent.

C’est aussi le film des choix cornéliens, d’une balle qui hésite entre deux camps : celui de la passion d’un côté, et de l’amour, voire du devoir, de l’autre croit-on d’abord, celui de la passion d’un côté et de la réussite sociale de l’autre réalise-t-on progressivement. C’est aussi donc le match de la raison et de la certitude sociale contre la déraison et l’incertitude amoureuse. A travers le regard de l’étranger à ce monde, Woody Allen dresse le portrait acide de la « bonne » société londonienne avec un cynisme chabrolien auquel il emprunte d’ailleurs une certaine noirceur et une critique de la bourgeoisie digne de  La cérémonie que le dénouement rappelle d’ailleurs.

Le talent du metteur en scène réside également dans l’identification du spectateur au héros et à son malaise croissant qui, aussi odieuse soit-elle, trouve finalement la résolution du choix cornélien inéluctable. En ne le condamnant pas, en mettant la chance de son côté, la balle dans son camp, c’est finalement notre propre aveuglement ou celui d’une société éblouie par l’arrivisme que Woody Allen stigmatise. Parce-que s’il aime la jeune actrice, il aime plus encore l’image de lui-même que lui renvoie son épouse : celle de son ascension.

Il y a aussi du Renoir dans ce Woody Allen là qui y dissèque les règles d’un jeu social, d’un match fatalement cruel. Woody Allen signe un film d’une férocité jubilatoire, un film cynique sur l’ironie du destin, l’implication de la chance, chance qui se trouvait déjà au centre de  La fille sur le pont  de Leconte. Le fossé qui sépare le traitement de ce thème dans les deux films est néanmoins immense : le hiatus est ici celui de la morale puisque dans le film de Leconte cette chance était en quelque sorte juste alors qu’elle est ici amorale, voire immorale, …pour notre plus grand plaisir. C’est donc l’histoire d’un crime sans châtiment dont le héros, sorte de double de Raskolnikov, est d’ailleurs un lecteur assidu de Dostoïevsky, tout comme Woody Allen à en croire une partie la trame du récit qu’il lui « emprunte ».

La réalisation de Woody Allen a ici l’élégance perfide de son personnage principal. Le film, d’une noirceur inhabituelle chez le cinéaste, s’achève par une balle de match grandiose au dénouement d’un rebondissement magistral qui par tout autre serait apparu téléphoné mais qui, par le talent de Woody Allen et de son scénario ciselé, apparaît comme une issue d’une implacable et sinistre logique. Un match palpitant, incontournable, inoubliable. Un chef d’œuvre de cynisme, le témoignage d’un regard désabusé et d’une grande acuité sur les travers de notre époque, cynique parfois malgré elle... Malgré elle ?

Mes autres critiques de films de Woody Allen (cliquez sur les titres des films pour accéder aux critiques):

-Scoop: la dernière comédie policière de Woody Allen

-"Le rêve de Cassandre: crime et châtiments"

-"Vicky Cristina Barcelona": entre romantisme sulfureux et légèreté mélancolique

 

28/10/2008

"Clara Sheller", saison 2 le 19 novembre sur France 2

Clarasheller.jpgIl y a une semaine vous pouviez lire sur ce blog la critique des deux premiers épisodes de la saison 2 de Clara Sheller en avant-première. Nous savons depuis aujourd'hui que ces deux épisodes seront diffusés le 19 novembre, en prime time, sur France 2.

Cliquez ici pour lire mon article consacré à Clara Sheller, saison 2, et pour voir la bande annonce

20:23 Ecrit par Sandra.M dans CHRONIQUES TELEVISUELLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, clara sheller, france 2 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/10/2008

La saison 2 de la série « Clara Sheller » en avant-première à France Télévisions

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Ci-dessus, France Télévisions, hier soir, photo "In the mood for cinema"
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Ci-dessus, Patrick Mille, Zoe Félix, François Vincentelli dans "Clara Sheller", saison 2

Hier soir, en partenariat avec Allociné, dans les locaux de France Télévisions était organisée une projection en avant-première des deux premiers épisodes de la série « Clara Sheller » créée par Nicolas Mercier en 2004 (dont France 2 diffusera prochainement la deuxième saison, je vous informerai des dates le moment venu) en présence du scénariste et des comédiens Zoé Félix et François Vincentelli. Ces deux épisodes s’intitulent « Petite musique de mensonge » et « Une autruche en décapotable ».

 L’intrigue de cette saison 2 se déroule trois années après la première saison. Clara Sheller a désormais 33 ans. Elle vit désormais avec Gilles (François Vincentelli) tandis que JP (Patrick Mille), son ancien colocataire et meilleur ami homosexuel (lui aussi amoureux de Gilles) avec lequel elle travaille à L’Hebdo habite dans l’appartement au-dessus et recherche toujours l’âme-sœur…

Je n’avais vu que quelques bribes de la première saison dont le casting me semblait être une des qualités premières. Le changer entièrement était donc un pari risqué avec notamment Zoé Félix reprenant le rôle de Clara Sheller tenu par dans la première saison par Mélanie Doutey. François Vincentelli remplace Thierry Neuvic et Patrick Mille reprend le rôle auparavant tenu par Frédéric Diefenthal. Et le pari est réussi… Certes il m’a fallu quelques minutes pour m’adapter à ce personnage aux synapses parfois déconnectées mais finalement pétillante, espiègle et attachante apportant un vent salvateur de folie parmi les personnages un peu trop sages des séries françaises. Clara ment comme elle respire, enchaîne les gaffes et les maladresses, ne veut pas s’engager et surtout pas grandir. Cela tombe mal : son compagnon Gilles rêve d’un bébé sans compter que L’Hebdo, le magazine pour lequel elle travaille, subit un audit et qu’elle se retrouve à partager son bureau avec une nouvelle journaliste, plus jeune, plus sérieuse et déjà mariée (interprétée par Cécile Cassel qui interprète la peste à merveille).

 MATURITE. Voilà le sujet de cette deuxième saison : Clara a trois ans de plus que dans la première saison et elle se retrouve tiraillée entre l’envie de s’amuser et celle de grandir (Le mot maturité revient d’ailleurs un nombre incalculable de fois, peut-être un peu trop pour une série qui fait pourtant confiance à l’intelligence du spectateur !) Derrière son apparente légèreté, la série « Clara Sheller » ne néglige cependant pas la complexité de ses personnages entre difficulté de grandir, préjugés, incompréhension parentale et donc blessures d’enfance (Bernard Lecoq est parfait en père irascible et réactionnaire de Gilles et Charlotte de Turckeim parfaite en mère déjantée de JP) pression sociale, réalisation de soi et ambigüité des sentiments qui génère des conflits pour chacun des personnages. Dans le second épisode, les personnages dévoilent ainsi leurs failles sans qu’il soit pour autant moins drôle, disons qu’il y gagne en gravité légère. Dans la voix off, Clara relate ses journées et les situations inextricables dans lesquelles ses mensonges la plongent, apportant ainsi un regard décalé et souvent ironique, tantôt drôle, tantôt émouvant.

 La série réussit la gageure, rare pour une série française, d’être acidulée sans être mièvre, décalée et en prise avec son époque, parisienne sans être parisianiste, tout public sans être lisse, légère et parfois grave. Si certaines situations et certains personnages sont délibérément caricaturaux, passent quelques vérités et remarques plus acerbes énonçant quelques lieux communs pour mieux en souligner l’absurdité.

 Paris ressemble à une jolie carte postale éblouissante. Les tenues vestimentaires de Clara Sheller sont joyeuses et colorées. La bande originale est particulièrement réussie, elle aussi dans l’air du temps (Katerine, David Guetta, Benjamin Biolay…) Au final une série qui sait capter l’air du temps, meilleure et beaucoup plus drôle et audacieuse que la plupart des comédies aseptisées qui sortent au cinéma, et cette Clara-là nous semble finalement réelle et familière malgré (à cause de) ses réjouissantes excentricités, grâce aussi à l’interprétation étincelante de Zoe Félix.

 Je regarderai la suite. Espérons que Clara saura rester fantasque et iconoclaste, grandir en gardant son espièglerie enfantine… et que la maturité ne la rendra pas ennuyeuse, ne la fera pas trop rentrer dans le rang, comme beaucoup de ses congénères, réelles ou fictives. Ces deux premiers épisodes me laissent bon espoir de la voir poursuivre son joyeux désordre, grandir sans vieillir …

 Précisons que cette saison 2 a reçu le prix de la meilleure série de prime time au Festival de la Fiction TV 2008.

 Merci à Allociné et France Télévisions pour cette soirée très sympathique et aux autres cinéphiles pour les conversations passionnantes qui ont suivi jusqu’à l’extérieur de France Télévisions… 

 Liens : 

La page Clara Sheller du site internet de France Télévisions 

Le blog Clara Sheller

La page Allociné consacrée à Clara Sheller 

Vous pouvez ou pourrez également trouver un récit de cette soirée notamment sur les blogs suivants : Les Nouveaux Cinéphiles, Voisin Blogueur, Cinémaniac. 

 A suivre sur « In the mood for cinema » : la critique en avant-première de « Secret Défense » de Philippe Haïm vu ce matin lors de l’unique projection presse organisée par UGC. 

09/10/2008

« Flics », la nouvelle série policière française, d’après une idée d’Olivier Marchal, ce soir sur TF1

flics.jpgLe 1er octobre dernier, je vous parlais de la série "Flics" vu en avant-première au Studio 28. Les deux premiers épisodes passent ce soir sur TF1.

Cliquez ici pour accéder à mon article et à ma critique en avant-première de "Flics".

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur ce blog suite à la diffusion...

03/10/2008

Avant-première : soirée blogueurs à TCM et projection-débat sur « Les films du Président »

2008_1003tcm0001.JPGS’il y a bien une chaîne que je peux regarder à toute heure du jour et de la nuit (TCM diffuse des films 24H sur 24H, un véritable et délicieux piège à cinéphile) et me laisser immanquablement captiver par quelques images d’un film, le plus souvent un classique, en couleurs ou noir et blanc , c’est TCM (Turner Classic Movies, à ne pas confondre avec TMC : Télé Monte Carlo), c’est pourquoi c’est avec enthousiasme que je me suis rendue à l’invitation de Heaven et de la chaîne en question dans ses locaux, à Neuilly, pour rencontrer ses équipes , découvrir en avant-première le documentaire « Les Films du Président » et débattre avec le producteur du documentaire et avec Christian Viviani, journaliste à Positif et professeur à Paris 1.

 L’accueil est à l’image de la chaîne : chaleureux, décontracté,  cinéphile, familier (dans le sens noble du terme), familier comme ces films que la chaîne diffuse et que l’on peut revoir un nombre incalculable de fois, autant pour la qualité des films en question que la réminiscence de cet instant magique où les a vus pour la première fois. Voilà : TCM a le charme incomparable et mélancolique des souvenirs d’enfance et de ses premiers émois cinématographiques, même si la chaîne permet aussi souvent de découvrir des pépites cinématographiques méconnues.

Après le cocktail et avoir eu le plaisir de passer de la virtualité d’internet à la réalité et de faire connaissance avec d’autres blogueurs que je « connaissais » parfois virtuellement (filmgeek) ou dont je découvre aujourd’hui les blogs (L'ouvreuse, Le petit cinephile, je vous recommande d’ailleurs les trois blogs précités) -une petite trentaine de blogueurs étaient présents, blogs politiques et cinéma-, place au documentaire…

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 « Les Films du président » est un documentaire de 52 minutes réalisé par Charles Antoine de Rouvre et produit par TCM, il s’inscrit dans « une programmation spéciale autour de la représentation du président américain au cinéma, tous les jeudis d’octobre à partir de 20h45, avec 10 films emblématiques, engagés, mettant en scène des hommes politiques charismatiques, humanistes ou torturés ».

 A un mois du verdict tant attendu pour connaître le prochain locataire de la Maison Blanche (le 44ème président des Etats-Unis sera élu le 4 novembre prochain), alors que vient d’avoir lieu le très attendu débat entre Joe Biden et Sarah Palin, TCM nous montre ainsi à quel point cinéma et actualité, et en particulier politique, s’influencent mutuellement. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir à quel point les meetings d’Obama et McCain et leurs prédécesseurs ressemblent à de véritables shows imprégnés de grandiloquence cinématographique, ou même un peu moins loin, il suffit de regarder la communication excessive et mise en scène de celle-ci par Nicolas Sarkozy ou le spectacle hybride et curieusement insouciant, à l’américaine, de Ségolène Royal au Zénith la semaine dernière pour se rendre compte à quel point le cinéma et à quel point peut-être aussi la politique américaine, dans sa communication, influencent la nôtre. Ainsi,  Jean-Paul Huchon le souligne-t-il dans le documentaire : « Avec Royal et Sarkozy, nous avons assisté pour la première fois à une véritable scénarisation de la campagne présidentielle ».

président2.jpgLe documentaire décrypte donc la représentation du Président des Etats-Unis dans le cinéma américain en se basant sur des témoignages de politiques (Marielle de Sarnez, Françoise de Panafieu, Jean-Paul Huchon…) ou de cinéastes et acteurs (Edouard Baer, Alain Corneau, Philippe Torreton- que j’aurais aussi pu classer dans la première catégorie-, Lionel Delplanque, Yves Boisset), l’Universitaire Michel Chandelier et la journaliste de CNN Hala Gorani… mais aussi des extraits de films ( dont certains ont, à juste titre, regretté qu’ils soient en VF) : « Les trois jours du Condor » de Sydney Pollack, « JFK » d’Oliver Stone, « Mars Attacks » de Tim Burton, « Les hommes du Président » d’Alan J.Pakula...

Ce qui marque d’emblée c’est la surreprésentation du président dans le cinéma américain. C’est  à la fois une figure mythique, christique, démiurgique mais aussi un homme qui incarne l’Amérique de façon binaire et manichéenne, qui incarne l’American dream, celui qui peut partir de rien et se retrouver dans la plus haute fonction de l’Etat (au contraire de la France où nos présidents et politiques sont le plus souvent des énarques). Si le Président est un héros  récurrent du cinéma américain et de tous les cinémas (de la comédie au film d’action), sa représentation évoluera néanmoins au fil de l’Histoire et de ses événements, notamment après le 11 septembre 2001.  

 Si les témoignages des politiques  (choisis ici pour leur cinéphilie) restent très consensuels (le producteur a admis qu'ils ont dû  couper au montage ce qui se révélait être une virulente critique de la mise en scène de leurs camps respectifs ( !), TCM étant une chaîne cinéma et le documentaire se voulant cinéphilique et non polémiste ou politique…) les autres sont en revanche plus éclairants notamment sur la difficulté de représenter le président dans le cinéma français (A ce propos, je vous recommande l’excellent « Promeneur du champ de mars » de Robert Guédiguian, cliquez ici pour lire ma critique). Grâce notamment à Griffith et l’usage que le cinéma américain  a fait de l’insert, un simple objet prend dans son cinéma une dimension symbolique et métaphorique et un simple plan du bureau ovale immédiatement reconnaissable suffit à personnaliser le pouvoir…tandis qu’en France sa représentation est plus problématique (Comme le dit très bien Edouard Baer : « La Maison Blanche c’est déjà un plan large, alors que l’Elysée c’est un plan serré ») là aussi parce que, où dans un pays la représentation du drapeau est synonyme de patriotisme, il l’est de nationalisme dans l’autre. Dans « Président » par exemple, Lionel Delplanque a délibérément usurpé la réalité en transformant le bureau de l’Elysée en un bureau de 400m2, en évitant toute représentation du drapeau français, en montrant des limousines gigantesques tout simplement pour symboliser un pouvoir que la réalité ne suffisait pas à représenter.  

 Au-delà du Président, c’est aussi une image de la démocratie américaine, parfois simpliste, qui est vulgarisée dans le monde entier. Aux Etats-Unis, il suffit de présenter une bannière étoilée, le bureau ovale (tant de fois représenté au cinéma…) sur lequel figurent souvent des téléphones le connectant au monde entier, un homme relativement âgé, charismatique, au regard perçant et à la voix déterminée pour que le tour soit joué : on se demande d’ailleurs comment le cinéma pourra représenter W.Bush tant il correspond peu à cette description…et j’attends avec impatience le « W » d’Oliver Stone, portrait au vitriol de l’actuel président américain.

 Au cinéma une femme a déjà été présidente et Morgan Freeman l’a déjà incarné, espérons que le cinéma sera prémonitoire. Réponse dans un mois. En attendant les caméras du monde entier restent braquées sur cette passionnante course à la Maison Blanche, filmant comme une fiction cette réalité tellement « cinégénique » et palpitante et brouillant encore un peu plus les repères entre cinéma et réalité. Toujours est-il que, pour cause de frilosité des diffuseurs  ou manque d’intérêt du public, il nous reste encore beaucoup à faire en France pour que la politique, ou du moins la figure présidentielle, soit aussi présente dans nos fictions.

tcmlogo2.gif « Les grandes répliques sont celles qui tuent. Les grands acteurs sont immortels. Les grandes histoires racontent la vie. Les grandes émotions rendent vivant ». Telle est la devise de TCM. Alors si vous voulez entendre de grandes répliques, voir de grands acteurs, regarder de grandes histoires, vivre de grandes émotions, être tué et immortel, vous faire raconter la vie en vous rendant vivant, et donc vous plonger en pleins paradoxes…rendez-vous sur TCM !

 Programme des 10 films sur les présidents « made in Hollywood » : http://www.tcmcinema.fr/voir/prsidents-made-in-hollywood

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Et un marathon spécial élections américaines de 24H à partir du samedi 1er novembre à 20H45.  Pour en connaître le programme : http://www.tcmcinema.fr/voir/marathon-prsident-made-in-ho...

Les diffusions du documentaire « Les Films du Président »:


jeudi 2 octobre à 20h45
vendredi 17 octobre à 23h30
jeudi 23 octobre à 19h45
lundi 27 octobre à 19h45
mercredi 29 octobre à 23h50
samedi 1er novembre à 20h45
dimanche 2 novembre à 19h45

 LIENS :

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Site internet de TCM : http://www.tcmcinema.fr

Page du site TCM consacrée au cycle sur les « présidents made in hollywood »: http://www.tcmcinema.fr/voir/le-thme-du-mois

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Remarque : la chaîne rend également hommage à Paul Newman, avec une soirée spéciale ce vendredi à partir de 20H45 : http://www.tcmcinema.fr/voir/paul-newman-blues

Ci-dessous, ma photo dans le bureau ovale de la Maison Blanche reconstitué à Deauville pour le 30ème Festival du Cinéma Américain.

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Ci-dessus, le bureau des Présidents de la République à l'Elysée (photo "In the mood for cinema")

01/10/2008

Avant-première : « Flics », la nouvelle série policière française, d’après une idée d’Olivier Marchal

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Ci-dessus Yach et Constantine (Frédéric Diefenthal et Yann Sundberg)

 J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique  consacrée à l’actualité télévisuelle suite à l’avant-première exceptionnelle de la série « Flics » organisée par Allociné et GMT productions au cosy et mythique Studio 28 (« La salle des chefs d’œuvres, le chef d’œuvre des salles » selon Cocteau), à Montmartre, en présence d’une très grande partie de l’équipe : Frédéric Diefenthal, Yann Sundberg, Catherine Marchal, Edouard Montoute, Gwendoline Hamon, Guy Lecluyse, Alice Vial et Annabelle Hettmann.

 Cette série a été créée par Olivier Marchal ( ancien « flic » lui-même et scénariste et réalisateur de « Gangsters », « 36 Quai des Orfèvres », « Mr73 », sa trilogie sur « la solitude, la désespérance et l’errance » comme il la qualifie) et sera diffusée sur TF1 à partir du 9 octobre. Elle comprend quatre épisodes (pour le moment, il n’est pas exclu que d’autres soient tournés par la suite) et les deux premiers épisodes intitulés « Engrenage » et « Les Flics ne dorment pas la nuit » ont été projetés lors de cette avant-première.

 Synopsis : Yach (Frédéric Diefenthal) et Constantine (Yann Sundberg) sont commandants au sein des Brigades actives du sanctuaire de la PJ parisienne sous la direction de Léa Legrand (Catherine Marchal).  Autrefois complices, un drame a fait voler leur amitié en éclats. Un fantôme est de retour et ravive les plaies à moitié refermées.    Hantés par leur passé, les deux hommes se brûlent les ailes. Jusqu'où peuvent les mener leurs blessures ?

 Le réalisateur Nicolas Cuche nous prévient d’emblée : même si cette série a été initiée par Olivier Marchal, elle n’aspire pas forcément au même réalisme que les films que ce dernier a précédemment écrits et réalisés. La tension ressentie par Nicolas Cuche et par l’équipe présente au grand complet ( à l’exception d’Olivier Marchal...) sont palpables.  La projection commence donc sans tarder. Elle débute par un flash-back et la fusillade au cours de laquelle l’un des deux flics protagonistes Yach  est blessé et au cours de laquelle sont présents deux autres protagonistes, Constantine et  Léa Legrand. C’est là que se jouent le nœud de l’intrigue, des tensions, des rancœurs, des secrets qui  (dés)unissent ces trois personnages.

 On reconnaît d’abord le style Olivier Marchal : les amitiés assassines et assassinées,  l’immersion au 36 Quai des Orfèvres, les personnages de flics à fleur de peau fatigués de l’existence et mal-voire pas- rasés, taraudés par des blessures incurables et mystérieuses qui les emprisonnent et les détruisent, la confrontation de ces êtres solitaires blessés, l’omniprésence de la musique (signée Calogero), les héroïnes hitchcockiennes, et de nouveau « la solitude, la désespérance et l’errance » chères à Olivier Marchal. Les films d’Olivier Marchal me semblaient moins didactiques, plus âpres (comment montrer un cadavre calciné à 20H50 afin que la scène choque les personnages qui la vivent tout en étant regardable par tous…vous verrez… ), dans les caractères des personnages comme dans l’image mais cette série est destinée à passer sur TF1,  en prime time de surcroît : ceci expliquant peut-être cela.

 Si cette série n’a rien  à voir avec les surannés « Julie Lescaut » et « Navarro », elle marque tout de même un pas en avant dans les fictions (je parle sur TF1, France 2 et Canal plus ayant déjà diffusé des séries françaises plus réalistes depuis un certain temps), notamment grâce à la réalisation nerveuse et efficace de Nicolas Cuche (qui a également réalisé la série « David Nolande » dans laquelle Frédéric Diefenthal interprétait également le rôle principal).

 Dommage donc que la série ait parfois cédé à un sentimentalisme mièvre qui fait perdre toute crédibilité à l’intrigue et aux personnages notamment à l’occasion d’une scène de lecture de lignes de la main et d’évocation pseudo-romantique des étoiles qui a suscité l’hilarité générale et qui détone trop avec le reste décrédibilisant par ailleurs les rapports hiérarchiques censés exister entre les personnages présents lors de cette scène. Peut-être cette scène est-elle une des raisons pour lesquelles Olivier Marchal a un temps renié cette série et ce que TF1 a fait de son idée initiale (il semble qu’il ait adouci ses propos acerbes depuis) ? Ses (anti)héros flics devaient par ailleurs être plus âgés qu’ils le sont désormais.

  Dommage aussi que les « méchants » (un Ukrainien notamment qui m’a fait penser au personnage de Jeremy Irons dans le pourtant très réussi « Appaloosa » , dans lequel ce dernier ne semble être là que pour mettre en avant les héros du film –flics et cow boys même combat ?- et non pour exister) soient aussi archétypiques mais après tout la série s’intitule « Flics » et est surtout censé se pencher sur ceux-ci et leurs fêlures, leurs rancœurs, leurs solitudes, leurs blessures aussi bien physiques que morales.

 Je m’abstiendrai néanmoins de porter un jugement catégorique et définitif n’ayant vu que deux des quatre épisodes. Je vous invite donc à  regarder cette série (qui se revendique davantage d’ailleurs comme un film en 4 épisodes) dans son intégralité et à laisser vos commentaires sur ce blog…mais à tout choisir revoyez plutôt « Gangsters » ou « 36 Quai des Orfèvres »-cliquez ici pour lire ma critique- !

  Le chef d’œuvre des salles : sans aucun doute. La salle des chefs d’œuvre : pour cette fois-ci en tout cas, à vous de juger… en tout cas l’enthousiasme avec lequel l’équipe a défendu la série suite à la projection donne envie de laisser leur chance à ces flics, quoiqu’on en dise, attachants et interprétés (et défendus) avec conviction (à ce propos je trouve dommage que le personnage dont l’alliance subtile de force et fragilité me semblait intéressante succombe à la fin du deuxième épisode, et surtout ne me dîtes pas qu’il ressuscite...ce serait pire !).

 Jeudi 9 octobre, 20H50 : épisode 1(TF1)

Jeudi 9 octobre, 21H40 : épisode 2

Jeudi 16 octobre, 20H50 : épisode 3

Jeudi 16 octobre, 21H40 : épisode 4

 

 Lien: le blog de la série sur Allociné: http://flics.leblog.allocine.fr

Dès après-demain, la rubrique « chroniques télévisuelles » de ce blog s’étoffera avec un nouvel événement… A suivre sur « In the mood for cinema » !

Et puisque de télévision il est question, je vous rappelle que France 2 diffusera ce soir le deuxième épisode de « Sagan » . (Voir ici ma critique de la version courte et cinématographique).

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Ci-dessus, Nicolas Cuche, réalisateur de "Flics", lors de l'avant-première au Studio 28