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IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné)

  • Programme du Festival des Antipodes de Saint-Tropez 2017

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    Voilà un bel évènement qui célèbre déjà sa 19ème édition et qui, chaque année, permet de découvrir des pépites cinématographiques venant des "Antipodes", à savoir d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Au programme de ce festival : longs métrages inédits ou classiques, courts métrages et documentaires.

    Le film d’ouverture, « Drama » de Sophie Mathissen a été tourné en partie à Paris, et avec l’acteur François Vincentelli qui sera présent au festival et qui parrainera le jury des courts-métrages.
     

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    "THE CATCH", le film néo-zélandais de  Simon Mark-Brown fera la clôture du festival.
     
    Le jury longs-métrages sera présidé par le réalisateur australien Andrew Lancaster, entouré des actrices Marianne Denicourt, Caroline Proust, et des acteurs Manuel Blanc et Sagamore Stevenin. Ils auront pour passionnante charge de départager 6 longs-métrages en compétition.
     
    La cérémonie de clôture sera présentée par Laurie Cholewa.
     
    Au programme également : classiques, musique, exposition. Bref, de quoi vous immerger pleinement dans le Cinéma des Antipodes en plus dans un cadre idyllique.
     
    Pour tout savoir sur le festival à suivre du 9 au 15 octobre 2017 :
     
    http://festivaldesantipodes.com/index.php/fr-fr
     
    Suivez également le festival sur twitter (@cineantipodes ), sur Instagram (@festivaldesantipodes) et sur Facebook, ici.

     
      
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  • Le programme du Festival International du Film Culte de Trouville 2017

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    Avant de vous livrer mon compte rendu du Festival du Film de Cabourg 2017 et de vous parler du prochain Festival du Cinéma Américain de Deauville (qui met d'ailleurs lui aussi la comédie musicale à l'honneur sur son affiche avec une référence ostensible à "La La Land") pour lequel je vous réserve de belles surprises (accréditations à gagner mais pas seulement cette année), voici un petit résumé de ce qui vous attend au Festival du Film Culte de Trouville dont ce sera la deuxième édition, du 22 au 25 juin 2017. Un festival qui met en à l'honneur les classiques du cinéma : je ne pouvais pas ne pas vous en parler !

    FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM CULTE

    Créé par Karl Zero et Daisy D'Errata l'an passé, dès sa deuxième édition, ce nouvel évènement cinématographique parvient à mettre en œuvre une jolie programmation avec, comme dans tout festival qui se respecte, une compétition mais aussi un beau programme de rétrospectives de films culte.

    Macha Méril et Michel Legrand  (j'ai eu la chance de le voir plusieurs fois en concert, notamment au Festival du Cinéma et Musique de La Baule mais aussi lors du dernier Festival de Cannes - récit ici-, ne manquez pas celui qu'il donnera à Trouville !) seront ainsi les Présidents d'honneur de cette édition dont le thème est "le Cinéma Musical".

    A leurs côtés, un jury dont chaque membre a donc un lien avec cette thématique :

    Valérie Donzelli 

    Charlélie Couture

    Yann Moix

    « Les Willy 1er » (Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P . Thomas ) qui ont remporté  l’an passé la Mouette d’Or (Prix du film Culte 2016) suivi d’une pléthore d’autres prix en France et à l’étranger. Désormais, le vainqueur Culte de l’année précédente sera de retour l’année suivante, mais cette fois-ci dans le Jury. Ils ont beau être quatre… ils n’auront ainsi qu’une voix lors de la délibération.

    A l’issue de la Compétition, deux prix seront décernés par le Jury : - La Mouette d'or, Grand Prix du Film Culte de l’Année 2017 -et La Mouette d'argent,  Prix du Réalisateur Culte 2017 

    A l’issue de la Rétrospective, le Jury Culte 2017 remettra la Mouette de Platine, Grand Prix du Public du film Culte Vintage, élu grâce au vote des internautes parmi 50 films. 

    Sans oublier les membres à vie ainsi définis dans le dossier de presse : "autre particularité étonnante du FIFC, le Jury Culte de la première édition se trouva si heureux à Trouville l’an passé que chacune et chacun nous demanda s’il pourrait revenir… Il fut décidé sur l’heure (!) d’émettre sept cartes de « membres à vie » dont les titulaires peuvent donc légalement se présenter dès le 22 juin à Trouville: Dès lors, Laurent Baffie comme JoeyStarr, Olivier Van Hoofstatd (« Dikkenek ») mais aussi Sylvain Chomet (« Les Triplettes de Belleville ») ont d’ores et déjà fait valoir leurs droits… Jacques Séguéla lui, passera en voisin, quant à Arielle Dombasle, mythe et libellule à la fois, personne ne le sait ! Seul Jean-Pierre Marielle ne reviendra pas, car… il déteste la musique: « C’est bon pour les cons ! *» Irremplaçable Jean-Pierre !"

    La chanteuse et actrice Dani sera également présente "puisqu’ elle a exigé le rôle d’ouvreuse de la Salle Ephémère". C’est donc elle qui vendra bonbons et chocolats glacés, tandis que l’humoriste Raphaël Mezrahi "postule pour être en charge de l’accueil de la salle."  D’autres « bénévoles cultes » viendront d’ici au 22 juin renforcer le staff du festival.


    Le dimanche,  Michaël Youn viendra présenter "Fatal ". Et Quentin Dupieux fera de même avec « Steak »…Quant à Annie Cordy, elle représentera le  « Chanteur de Mexico ». Mathieu Amalric sera également présent pour défendre son magnifique « Barbara » (qui a reçu le "prix de la poésie du cinéma" lors du dernier Festival de Cannes dans le cadre duquel il était en lice dans la section "Un Certain regard" -mon avis ci-dessous-), en compagnie de tous les réalisateurs de la Compétition en piste pour la Mouette d’or et d’Argent !

    COMPETITION

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    Barbara de Mathieu Amalric - 2017 - France - 1H37 - Gaumont. Ouverture « Un Certain Regard » Cannes 2017. Sortie en salle le 6 septembre 2017.
    Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l'envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.

    Mon avis :

    « Barbara » de Mathieu Amalric fut ma seule incursion dans la sélection Un Certain Regard cette année. Le film d’ouverture qui avait toute sa place dans ce chapitre intitulé Poésie. Il a d’ailleurs reçu le prix inédit …de la Poésie du cinéma.

    Une actrice (Jeanne Balibar) va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l'envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.

    Après son Prix de la mise en scène en 2010 pour le formidable « Tournée », Amalric s’intéressait donc à nouveau à une artiste, et faisait cette fois l’ouverture de Un Certain Regard après avoir déjà été en lice dans cette section avec « La Chambre bleue ».

    Ce film singulier ne cherche pas forcément à séduire et encore moins à nous prendre par la main avec des facilités scénaristiques. Il se mérite, se dérobe et se cherche. Et capture pourtant notre attention et notre émotion comme le ferait une chanson de Barbara, avec intensité. Celle que met l’étonnante Jeanne Balibar pour l’incarner au point de se confondre avec celle dont elle joue le rôle comme son personnage se confond avec la chanteuse qu’elle interprète.

    J’aurais aussi pu placer ce film dans ma catégorie « mise en abyme » mais ici c’est le sentiment d’une œuvre poétique, abrupte, confuse, audacieuse, inclassable qui domine. Tour à tour agaçante et séduisante. Quatre femmes en une. Balibar la femme que la caméra caresse. Balibar l’actrice. L’actrice qu’elle incarne dans le film, Brigitte. Barbara qu’incarne l’actrice qu’elle incarne dans le film réalisé par le réalisateur Amalric,…lui-même réalisateur dans son film.

    De ce dédale inénarrable, on ressort avec le souvenir d’une voix, celle de Barbara/Balibar, envoûtante, et d’une femme, de femmes, fantaisistes, captivantes et fuyantes. Et d’une actrice impressionnante.

     « Vous faites un film sur Barbara ou un film sur vous. »  demande ainsi Brigitte interprétant Barbara au réalisateur Amalric dans le film. «  -C’est pareil » lui répond le réalisateur s’immisçant dans la scène du film. Sans doute Amalric réalisateur pourrait-il nous faire la même réponse tant et surtout ces images parcellaires dessinent une déclaration d’amour du réalisateur dans le film à son actrice dans le film, à la chanteuse Barbara, et peut-être du réalisateur Amalric à l’actrice Balibar.

    Brigsby Bear de Dave McCary - 2017 - Etats-Unis - VOST - 1h37
    Après 25 ans de vie avec ses parents dans un maison isolée James décide d'aller vivre sa vie. Il emménage à Cedar Hills et apprend que personne - excepté lui - ne connaît l'émission Brigsby Bear Adventures, qui s'est d'ailleurs arrêtée sans jamais se terminer. Pour affronter sa nouvelle vie, le jeune homme décide de mettre en pratique les leçons de Brigsby et de lui donner une fin.

    Can Hitler Happen Here ? Film de Saskia Rifkin - 2017 - Etats-Unis -1H15 - Pilgrims 7 corporation. Des voisins démunis, des travailleurs sociaux ambitieux et des vautours immobiliers conspirent pour tourmenter une vieille dame excentrique. Ou peut-être qu'ils essayent simplement d'aider ?

    Pour le réconfort de Vincent Macaigne - 2017 - France - 1h30
    Pascal et Pauline reviennent sur les terres de leurs parents après des années de voyage, et se retrouvent dans l’impossibilité de payer les traites du domaine. Ils se confrontent à leurs amis d’enfance qui eux, d’origine modeste, n’ont jamais quitté leur campagne. A Emmanuel surtout, qui veut racheter leur terrain au meilleur prix pour l’expansion de ses maisons de retraite. Entre les amitiés d’hier et les envies de demain, la guerre aura-t-elle lieu ?

    Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc Film musical de Bruno Dumont- 2017- France - 1h45 - Mémento. Selection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2017. Sortie en salle : prochainement.
    Domrémy, 1425. Jeannette n’est pas encore Jeanne d’Arc, mais à 8 ans elle veut déjà bouter les anglais hors du royaume de France. Inspirée du « Mystère de la charité de Jeanne d’Arc » (1910) et de « Jeanne d’Arc » (1897) de Charles Péguy, la Jeannette de Bruno Dumont revisite les jeunes années d’une future sainte sous forme d’un film musical à la BO électro-pop-rock signée Gautier Serre, alias Igorrr sur des chorégraphies signées Philippe Decouflé.

    Sans Adieu Documentaire de Christophe Agou- 2017- France - 1H39 - New Story. Sélection « ACID » Cannes 2017. Sortie en salle : prochainement
    Dans le Forez, Claudette, 75 ans, et ses voisins paysans « hors du temps » comme elle sentent bien que la société consumériste les ignore, tout en grignotant ce qui leur reste de patrimoine et de savoirfaire. Mais tous ne sont pas du genre à se laisser faire.

    RETROSPECTIVE DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM CULTE

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    La Rétrospective 2017 permettra aux festivaliers « culte » de revoir à nouveau cette année sur grand écran -et dans deux salles s’il vous plait !- neuf films culte, dont le vainqueur de la Mouette de Platine (ou « Grand Prix du Public du Film Culte Vintage 2017 ») qu’ils ont eux-mêmes élu en votant, tout au long de l’hiver, sur notre page Facebook du FIFC : « Les Demoiselles de Rochefort »… Pour ma part, j'avais voté pour "On connaît la chanson" d'Alain Resnais (ma critique ici).

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    Derrière « Les Demoiselles de Rochefort», il est assez surprenant de trouver la charmante bluette « Dirty Dancing » devant notamment le chef-d'œuvre "West side story" (avec lequel j'hésitais pour ma part à voter). Comment ne pas être bouleversée par ce Roméo et Juliette du Upper West Side à New York ? La noirceur du thème, la musique sophistiquée, les problèmes sociaux évoqué restent étonnamment actuels sans parler de la partition de Bernstein et ses inoubliables et intemporels Something’s coming, Maria, America, Somewhere, Tonight, Jet Song, I Feel Pretty, One Hand, One Heart, Gee, Officer Krupke et Cool. Le film remporta dix Oscars (sur onze nominations) lors de la 34e cérémonie des Oscars.

     Pour que les années 2000 soient également représentées, et la France un peu plus, les programmateurs ont ajouté  « Podium» à la rétrospective, dans sa version longue et inédite en salles, celle qu’on nomme « director’s cut », « Steak» de Quentin Dupieux qui explicitera sa première œuvre tandis que Michaël Youn viendra présenter « Fatal ».  Les plus jeunes (et les autres) pourront aussi revoir  «Le  Magicien d’Oz» et les autres « Le Chanteur de Mexico » présenté par Annie Cordy.

    SEANCES SPECIALES

    En supplément de la compétition et de la rétrospective quatre séances spéciales seront organisées cette année: ce sont les « coups de cœur du FIFC » :


    Fatal de Michaël Youn (2010) en présence de son réalisateur, Michaël Youn.

    Xanadu de Robert Greenwald (1980) « Sans conteste le plus grand nanard musical de tous les temps… peut-être le plus mauvais film de tous les temps » Présenté par François Forestier,

    On est devenus (trop) cons ! de Fabrice Gardel (2016) présenté par l’équipe de l’INA Premium.

    CLÔTURE

    Cérémonie de Clôture et remise des prix le samedi 24 juin à 22h15 au Cinéma Ephémère suivi de la projection du film primé par la Mouette de Platine "Les Demoiselles de Rochefort".

    EVENEMENTS AUTOUR DU FESTIVAL

    CONCERT EXCEPTIONNEL DE MICHEL LEGRAND Le plus culte des compositeurs culte revisite ses plus grands succès culte dans un lieu de culte ! Une belle façon de célébrer la Fête de la Musique… Samedi 24 juin 20h en l’église Notre-Dame de Bonsecours, Trouville.


    JOURNEE CULTE JOURNÉE NORMANDIE En partenariat avec la Région Normandie, le FIFC met en place pour sa deuxième édition une journée professionnelle se déroulant le 22 juin. Voulant aider à la professionnalisation et l’agrandissement des réseaux des professionnels de la région Normandie, le FIFC a convié 10 producteurs issus du SPI (Syndicat des producteurs indépendants) à venir rencontrer 6 auteurs réalisateurs de Normandie afin que ces derniers leurs présentent leurs projets de longs-métrages. L’après-midi (ouverte au public et au professionnels) sera consacrée a une conférence présentant la politique de la Région Normandie et des missions assurées sur le territoire, puis de la projection d’"Une vie" de Stéphane Brizé suivie d’un débat avec le réalisateur et l’équipe du film « Willy 1er » à propos du film et pour partager l’expérience que représente un tournage en Normandie.


    DÉDICACES CULTE Bar des 4 Chats Dimanche 25 juin à 11h (entrée libre) Les membres du Jury Culte, les invités Culte et les célébrités culte de Trouville (dont Jérôme Garcin et Patrick Rambaud…) dédicaceront leurs derniers ouvrages, le tout « arrosé » en personne par les vignerons les plus culte de France (Marcel Richaud, Sébastien Bobinet…)


    EXPOSITION CULTE Les stars culte de la première édition du FIFC (devenus « membres à vie du FIFC » et donc ré-invités à cette deuxième édition), photographiées l’an passé à Trouville, par Michel Tréhet, si culte et si trouvillais : à retrouver dans le Hall des Cures Marines, le temps du Festival (entrée libre)


    MASTER CLASS Stéphane Lerouge, docteur es musicologie, ami et spécialiste mondial des compositeurs de bandes originales évoquera les oeuvres de Michel Legrand, d’Ennio Morricone, de Quincy Jones, et des films de François Truffaut. En présence de Jean Lecanuet (sous réserve).


    ET BIEN ENTENDU DES FÊTES…  CULTE DE CHEZ CULTE !* Cocktail « Champagne et Baccara » le vendredi 23 juin à partir de 19 h dans le cadre hollywoodien et kitschissime de la Villa Tara. Soirée « Bacchus et Paëlla » le vendredi 23 juin à partir de 23 hdans le cadre hype et néo-vintage du Bar des 4 Chats. Nuit « Les Demoiselles de Trouville chantent sous la pluie » le samedi 24 juin à partir de 00h. Au programme : "attractions, alcools variés avec modération, danses de vieux sans modération (Mambo et Cha-cha-cha live avec l’Art Big Band de Trouville) suivies de danses de jeunes (by Nicolas Ullman, artiste transformiste déjanté)". *sur invitation.

    INFORMATIONS PRATIQUES

    PRIX 

    Pass global* (accès à toutes les projections) pendant toute la durée du festival: 30€

    Réduction pour les habitants de Trouville: 25€

    Ticket simple* pour une seule projection: 5 €

    Réduction pour les habitants de Trouville: 3,50€

    Ticket pour le concert de Michel Legrand (samedi 24 juin à 20h, Eglise ND de Bonsecours, Trouville): 35€ (prix unique) Attention: nombre de place limité.

    *:Pass et tickets en prévente dès le 3 juin 2016 à l’Office du Tourisme (34, Bld Fernand Moureaux, Trouville)

    A partir du 20 juin, venez nous rendre visite ! Nous vous accueillons du 20 au 22 juin dans la tente du Festival de 9h30 à 19h30 : billetterie et boutique pour préparer au mieux votre expérience de festivalier culte !

    *:Le pass et les tickets donnent accès aux séances dans la limite des places disponibles.

    Se rendre à Trouville-sur-Mer

    Les moyens d’accès :

    200 km de Paris par l’autoroute A13

    Ligne SNCF de Paris Gare Saint Lazare à Trouville-Deauville (2 heures)

    8 km de l’Aéroport de Deauville Normandie – Ligne aérienne Deauville-Londres

    Pour plus d’informations

    A Trouville-sur-Mer

    Toutes les informations sur les hébergements, les restaurants, les moyens de transport…:

    Office de Tourisme de Trouville (Tél: 02 31 14 60 70)

    AU FESTIVAL DU FILM CULTE

    LES PROJECTIONS

    Salon des gouverneurs du Casino de Trouville
    Place Foch, 14360 Trouville sur mer

    Site officiel du festival

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  • Critique de LA COMTESSE AUX PIEDS NUS de Joseph L. Mankiewicz (à 20H ce soir au Forum des images en ouverture du cycle "Glamour")

    La comtesse aux pieds nus, Ava Gardner, cinéma, film, Humphrey Bogart

    « La Comtesse aux pieds nus » (en vo « The Barefoot Contessa ») est un film de 1954 de Joseph L.Mankiewicz, écrit, réalisé et produit par Joseph L.Mankiewicz (avec Franco Magli, pour la production), ce qui est loin d’être un simple détail puisque « La Comtesse aux pieds nus » est la première production de Joseph L.Mankiewicz qui s’était ainsi affranchi de la tutelle des grands studios américains (Il avait auparavant réalisé des films pour la 20th Century-Fox et pour la Metro-Goldwyn-Mayer.) en fondant sa propre société « Figaro Inc. ».

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     Ce film fit parler de lui bien avant sa sortie en raison des similitudes du scénario avec la vie de Rita Hayworth (star de la Columbia) parmi d’autres similitudes frappantes avec le cinéma d’alors comme la ressemblance entre l’antipathique Kirk Edwards et Howard Hughes. Le rôle fut même proposé à Rita Hayworth qui,  en raison de la ressemblance avec sa propre existence justement, refusa.

    « La Comtesse aux pieds nus » débute, en Italie, un sinistre jour de pluie à l’enterrement de la star hollywoodienne Maria d'Amato née Maria Vargas (Ava Gardner). Le scénariste et réalisateur Harry Dawes (Humphrey Bogart) se souvient de   leur première rencontre alors qu’elle travaillait comme danseuse, dans un cabaret de Madrid, alors que ce dernier cherchait une nouvelle vedette pour le compte du producteur et milliardaire Kirk Edwards (Warren Stevens). Face à la statue de Maria, aux pieds symboliquement dénudés, alternent ensuite les récits d’Oscar Muldoon (Edmond O’Brien), l’agent de publicité, de Harry Dawes et de son mari, le comte Vincenzo Torlato-Favrini (Rossano Brazzi) qui dissimule un douloureux secret…à cause duquel Maria perdra ses dernières illusions, et la vie.

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    Dès le départ, le récit est placé sous le sceau de la fatalité et de la tragédie. La pluie implacable. L’enterrement sous un ciel grisâtre. L’atmosphère sombre. La voix poignante et traînante d’Humphrey  Bogart. Cette statue incongrue, d’une blancheur immaculée. La foule qui se presse, vorace, pour assister à sa dernière scène, ultime cynique ironie du destin pour Maria, éprise d’absolu et de liberté, qui voit même son enterrement lui échapper, en tout cas l’enfermer dans un rôle, chacun, là encore, cherchant à se l’approprier.

    Au-delà de ses ressemblances avec des personnalités ayant réellement existé, « La Comtesse aux pieds nus » est un classique pour de nombreuses raisons, à commencer par l’originalité de sa construction, ses flashbacks enchâssés qui permettent d’esquisser un portrait de Maria qui, malgré tout, reste d’une certaine manière insaisissable. Ces récits sont encore une fois une manière de se l’approprier, de l’enfermer, de décrire « leur » Maria même si Harry Dawes lui voue une amitié sincère, seul personnage réellement noble, désintéressé, au milieu de ces univers décadents. Mankiewicz avait déjà utilisé ce procédé dans « Eve », autre chef d’œuvre sans concessions, sur l’univers du théâtre cette fois, et démonstration cruelle mais terriblement juste sur l’arrivisme.

    Mankiewicz décrit en effet, à travers le parcours de Maria (trois portraits d’une même femme) trois univers distincts : celui du cinéma hollywoodien, des grandes fortunes sur la Riviera  et de l’aristocratie italienne, trois univers à la fois dissemblables et semblables dans leur décadence, tous trois théâtres de faux-semblants, de lassitude et de désenchantement. Maria, si lumineuse, semble égarée dans ces mondes qui l’emprisonnent.

    Mankiewicz  définissait « La Comtesse aux pieds nus » comme une « version amère de Cendrillon ». Il multiplie ainsi les symboles, clins d’œil au célèbre conte de fée : les chaussures (mais qui ici sont haïes par Maria pour qui elles symbolisent la boue à laquelle elle a  voulu échapper), son rêve d’amour idéalisé, son mariage avec un comte (mais pas vraiment de conte puisqu’il s’avèrera être une tragédie). Le rêve se transforme constamment en amertume jusqu’à sa mort, jusqu’au dernier plan, dans ce cimetière, où, statufiée, emprisonnée dans une image infidèle, elle reste seule face à la foule qui s’éloigne et au cinéma qui reprend ses droits.

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    La photographie (du chef opérateur anglais Jack Cardiff) même (à l’exception des images de l’enterrement) rappelle les couleurs chatoyantes d’un conte de fée, ce qui n’en fait pas pour autant un film suranné mais, au contraire, en fait une œuvre particulièrement intemporelle dans la description de ces univers, éternels théâtres de vanités même si Mankiewicz dira que « le prince charmant aurait dû, à la fin, se révéler homosexuel, mais je ne voulais pas aller aussi loin" , limitant la modernité du film (même si deux plans y font référence) mais aussi dans la description de la solitude de l’artiste, auréolé de mystère.

    La mise en abîme, les flashbacks, l’intelligence des ellipses, la qualité de la voix off, la juste description de théâtre de faux semblants, les similitudes avec la réalité du cinéma hollywoodien de l’époque, tout cela en fait un classique mais, sans doute, sans les présences d’Humphrey Bogart et d’Ava Gardner n’aurait-il pas laissé une telle empreinte dans l’histoire du cinéma. Le premier interprète à la perfection ce personnage doucement désenchanté, mélancolique, lucide, fidèle, intègre, à la fois figure paternelle, protectrice et même psychanalyste de Maria. Et que dire d’Ava Gardner ? Resplendissante, étincelante, elle illumine le film, empreinte, à  l’image de celui-ci, de beauté tragique, et symbolise la liberté entravée. Personnage de conte de fée aux rêves brisés pour qui rien ne semblait impossible, même transformer la lune en projecteur et qui, peut-être, n’aura été heureuse et elle-même que l’espace d’une danse, sublime et qu’elle sublime,  au milieu de gitans, bohême, libre, animale, sensuelle, et l’instant d’un regard croisé ouvrant sur un océan de possibles.

     Ne pas oublier non plus Edmond O’Brien qui reçut l’Oscar et le Golden Globe du meilleur second rôle masculin, en 1954. Mankiewicz fut, quant à lui, nommé pour la meilleure histoire et le meilleur scénario original.

    En revoyant « La Comtesse aux pieds nus », des années après l’avoir revu de nombreuses fois, j’ai à nouveau été marquée par sa beauté désespérée, par sa justesse, et même par sa modernité, par la voix traînante et inimitable de Bogart, par l’élégance lumineuse et triste d’Ava Gardner, par le mystère de ce personnage noble épris d’absolu, être insaisissable et « féérique», presque irréel, dont, finalement, personne ne sondera les contours. Che sara sara : ce qui doit être sera, vieux dicton italien cité dans le film aux allitérations et assonances (et évidemment à la signification) portant la même beauté traînante et mélancolique que cette « Comtesse aux pieds nus » au destin fatal et à la magie tragique et non moins ensorcelante.

  • Partenariat - Mes critiques du mois sur le site internet de Canal +: "Dans les forêts de Sibérie" Sur Canal + cinéma ce soir

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    Chaque mois désormais, vous pourrez retrouver une de mes critiques sur le site officiel de Canal +, celle du film du mois diffusé sur la chaîne que je vous recommande. Pour avril, nous commençons ainsi avec "Dans les forêts de Sibérie" de Safy Nebbou. Et ne manquez pas la première diffusion du film ce soir sur Canal + cinéma, à 20H50. Cliquez ici pour lire ma critique sur le site de Canal +.