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FESTIVAL PARIS CINEMA 2010

  • Festival Paris Cinéma: M.Night Shyamalan présente "Le dernier maître de l'air"

    Voici mes dernières vidéos du Festival Paris Cinéma 2010, celles de la présentation du très décevant "Le dernier maître de l'air" par son réalisateur M.Night Shyamalan. Vous trouverez également la bande-annonce ci-dessous et enfin un extrait du making of.

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  • Festival Paris Cinéma: Mahamat Saleh Haroun présente "Un homme qui crie"

    Comme le temps me manque pour vous parler de ce film qui m'a particulièrement touchée, je vous livre ci-dessous la vidéo de sa présentation par son réalisateur lors de la projection en avant-première dans le cadre du Festival Paris Cinéma ainsi qu'un très bel extrait du film.

     Je retournerai le voir pour vous en parler, à l'occasion de sa sortie en salles, le 29 septembre 2010. Il a obtenu le prix du jury au dernier Festival de Cannes, un prix amplement mérité.

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  • Palmarès et bilan du Festival Paris Cinéma 2010

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    Après délibérations (mouvementées et à rebondissements dignes de « 12 hommes en colère » concernant notre jury) les différents jurys du festival ont décerné leur palmarès parmi les 8 films de la compétition internationale suivants :

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    « Alamar » du Mexicain Pedro Gonzalez-Rubio dont je vous ai déjà parlé (ici) film dans lequel la beauté, la simplicité, la richesse d’une nature sauvage font écho à celles de la relation entre un père et son fils qui vivent à son rythme, une rencontre à la fois simple, universelle et magique entre ces deux hommes et entre des Hommes et la nature. Une parenthèse enchantée empreinte d’une lumineuse nostalgie qui vous ensorcelle progressivement bien après la projection et qui m’a laissé une forte empreinte comme on imagine que ces quelques mois agiront dans la mémoire du petit garçon qui s’ouvre au monde et à sa fragile beauté que ce film éclaire magnifiquement. Il interroge aussi les notions de fiction et documentaire et, à l’image de sa très belle mise en image du titre, celle de cinéma « fenêtre ouverte sur le monde »…ou sur la mer.

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    « Le Braqueur » de l’Allemand Benjamin Heisenberg dans lequel Johann Rettenberg, coureur de marathon et braqueur de banque est en fuite perpétuelle qui le condamne à une impossible liberté et à continuer malgré tout à la quérir, même à bout de souffle. Une course effrénée, rageuse et vaine pour la liberté d’un être opaque parfaitement interprété qui finira par laisser filtrer une lueur d’humanité.

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    « Cleveland contre Wall Street » du Suisse Jean-Stéphane Bron qui raconte l’histoire d’un procès qui aurait dû avoir lieu, celui de la ville de Cleveland contre Wall Street. Le film organise un procès de cinéma dans une reconstitution des conditions réelles, avec participation des vraies victimes des subprimes. Le procédé vain décrédibilise le propos, pourtant passionnant, et est beaucoup plus pédagogique (voire démagogique pour ne pas dire poujadiste quand il désigne le président américain comme impuissant à résoudre la crise) que cinématographique.

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    « If I want to whistle, I whistle » du Roumain Florin Serban (dont je vous ai déjà parlé plus longuement, ici) dans lequel Silviu, un jeune délinquant de 18 ans, attend sa libération de la maison de redressement où il termine sa quatrième et dernière année d’emprisonnement.  Seulement, après une longue absence, sa mère est rentrée d’Italie pour emmener son petit frère avec elle. Il la tient pour responsable de sa situation et ne veut pas que son frère vive la même chose. Son enfermement devient insupportable. Pris de panique, il kidnappe Ana la jeune assistance sociale dont il est tombé amoureux. La caméra à l’épaule au plus près de Silviu, au plus près de sa fébrilité, de sa rage qui affleure, des tourments qui le hantent, de la déraison qui le menace, nous plonge entre ces quatre murs qui l’oppressent, à cette liberté qu’il enrage de retrouver. Le film doit beaucoup à son acteur principal, George Pistireanu au mélange de force, de fragilité, de tension qui émanent de son regard et de ses gestes. Florin Serban le filme comme un animal sauvage, apeuré, dont la violence est, à ses yeux, une question de survie. Un huis-clos haletant et fiévreux, tout en forces et fragilités, sur la fureur de vivre et d’être libre que la caméra de Florin Serban sait si bien débusquer dans le regard de son talentueux acteur principal. Après « Un Prophète » de Jacques Audiard, la prison et le sentiment de révolte qui l’anime n’a visiblement pas fini d’inspirer les cinéastes et de procurer à leurs films une rage fascinante.

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    « Mundane history » du Thaïlandais Anocha Suwichakornpong sur les relations entre une jeune paralysé par un accident, Ake, et son infirmier. Le film est traversé de scènes hypnotiques et envoûtantes qui contrastent avec la sobriété, l’austérité des scènes entre le jeune homme et son infirmer et symbolisent l’échappatoire que celui-ci se construit progressivement au contact de ce dernier. Un film déconcertant avec de brillantes références (« 2001 Odyssée de l’espace ») et d’obscures paraboles (sur la situation en Thaïlande). Un film hypnotique et allégorique qui oppose l’infiniment petit (l’homme impuissant physiquement et socialement) à l’infiniment grand (le cosmos).

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    « La rivière Tumen »  est un film sud-coréen réalisé par Zhang Lu. La Rivière Tumen est celle qui marque la frontière entre la Chine et la Corée du Sud. C’est dans cette région au climat rigoureux de laquelle ses habitants cherchent à fuir que les drames se confrontent, que les incompréhensions et les malheurs s’entrechoquent. Un film judicieusement glacial et glaçant qui nous fait appréhender l’âpreté de la vie de ses habitants. Une vie qui semble sans espoir et dont la puissance du hors champ (que ce soit celui de la situation politique qui n’est que brièvement évoquée par le prisme de l’écran de télévision ou celui de drames personnels) renforce encore le sentiment d’oppression politique, sociale, physique. La rigueur de la mise en scène fait écho à la vie rigoureuse des habitants. La violence, subite, terrifiante, éclate comme un terrible appel à l’aide et le hors-champ comme un appel au regard, celui du reste du monde qui détourne peut-être parfois trop facilement les yeux.

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    « Sawako decides » du Japonais Yuya Ishii. La Sawako en question enchaîne les boulots d’intérimaires et subit sans cesse les humiliations de ses patrons et collègues. Sa solution de repli et ses refuges : l’apathie, les canettes de bière, le défaitisme. Entre humour scatologique et absurde, Yuya Ishii a choisi le rire grinçant pour dénoncer une société visiblement en perte de repères, une société qui exclut plus qu’elle ne rassemble et en déliquescence, qu’il s’agisse de la cellule familiale, de la Société dans son ensemble ou de l’entreprise. Le manque total de subtilité nuit au rire et au propos. Le seul film de cette compétition que je ne souhaitais absolument pas voir figurer au palmarès.

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    « Sweet little lies » du Japonais Hitoshi Yazaki : la vie d’un couple en apparence parfaitement harmonieuse. Chacun des époux entame une liaison… Yazaki a voulu traiter avec humour les petits mensonges quotidiens tout en parsemant son film de poétiques métaphores. Vérité, quotidien  et passion sont-ils compatibles ? Hitoshi Yazaki tente d’y répondre avec tendresse, humour, poésie. Quelques belles images éclairent ce film attachant qui aurait gagné à être plus court et mieux rythmé.

    S’il fallait établir des points communs entre les différents films de la compétition ce serait une quête de liberté, qu’elle soit amoureuse ou sociale et une réalité suffocante, un sentiment d’impuissance face une situation politique, sociale, physique, amoureuse paralysante. Peut-être à l’image d’un monde sclérosé et en crise qu’un film évoquait d’ailleurs explicitement. Une sélection de bonne qualité qui donne néanmoins des envies d’ailleurs et dans laquelle « Alamar » ressortait comme une lumineuse et salutaire fenêtre ouverte, sur le monde certes mais aussi sur l’espoir. L’espoir : le grand oublié du cinéma actuel…

    PALMARES

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    PRIX DU JURY 

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    La Rivière Tumen de Zhang Lu

    PRIX DES ETUDIANTS

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    LA Rivière Tumen de Zhang Lu

    PRIX DES BLOGUEURS

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    Le Braqueur de Benjamin Heisenberg

    PRIX DU PUBLIC

    Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron

    Une soirée qui clôturait donc 12 jours intenses et de très belles découvertes cinématographiques dont les meilleurs moments sont les suivants : « Amore », « Les amours imaginaires », « Un homme qui crie » (je vous en parlerai plus tard mais je ne comprends pas que le jury cannois ait préféré attribuer la palme d’or à Apichatpong plutôt qu’à ce film), « You will meet a tall dark stranger », « Alamar », « If I want to whistle, I whistle », la master class incroyable de la tout aussi incroyable Jane Fonda, la projection des « Félins » de René Clément (dont je vous parlerai également plus tard) et de passionnants débats cinéphiliques. Je ne reviendrai en revanche pas sur le film de clôture : « Tamara Drewe » de Stephen Frears, la plus grande déception de ce festival.

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    Merci encore à Paris Cinéma de m’avoir permis de vivre pleinement cette édition 2010 et merci à Alexandra, Anne, Dimitri, Aude, Adrien, Mathilde pour leur chaleureux accueil et pour cette belle nouvelle expérience d’immersion festivalière.

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    Ci-dessous, le jury blogueurs et ci-dessus le jury blogueurs ET le jury étudiants.
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    Ci-dessus, le quartier général du festival...

    Je vous rappelle que le festival n’est pas encore tout à fait terminé et que vous pouvez assister ce soir au ciné-karaoké géant de 21H30 à 3H du matin. Renseignements : http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2010/evenements/cloture.html .

    Prochain Festival à suivre en direct sur In the mood for cinema ( et sur In the mood for Deauville et In the mood for luxe) : le Festival du Cinéma Américain de Deauville. J’en profite pour vous annoncer trois concours exceptionnels concernant ce festival très bientôt en ligne sur les blogs in the mood…

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  • Festival Paris Cinéma 2010- Compétition : « Alamar » de Pedro Gonzalez-Rubio et « If I want to whistle, I whistle » de Florin Serban

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    Parmi nos privilèges de jurés blogueurs de ce Festival Paris Cinéma 2010, nous avons celui, inédit, de pouvoir parler des films en compétition avant le palmarès. Voici donc un premier rapide tour d’horizon des quatre premiers films de cette compétition sur lesquels je reviendrai plus en détails ultérieurement.

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    La compétition a débuté avec le film mexicain « Alamar » de Pedro Gonzalez-Rubio. « Alamar » raconte la vie d’un père, Jorge, et de son petit garçon, Natan, sur la barrière de corail de Chinchorro. Une parenthèse enchantée pour l’un et l’autre puisque le petit garçon n’est là que pour quelques mois devant ensuite retrouver sa mère, qui vit à Rome, dont Jorge est séparé.  Pedro Gonzalez-Rubio vient du documentaire duquel sa première fiction tire le meilleur : une caméra qui laisse vivre ses personnages et une très petite équipe (le réalisateur et un preneur de son) en harmonie avec le dépouillement du sujet, facilitant la proximité avec le sujet donc mais aussi avec le spectateur, les acteurs et la nature. La beauté, la simplicité, la richesse de la nature font ainsi écho à celles de la relation père/fils qui vivent à son rythme doux, lent, empreint d’une lumineuse nostalgie suscitée par le caractère éphémère de ces quelques mois.  A l’image de la nature qui les environne, ces quelques mois sont pour eux un ilot paradisiaque, ensemble, et loin de la vie urbaine pour Natan. Avec Natan, nous apprivoisons la nature, belle et sauvage, à laquelle le film est un hymne constant. La qualité d’un film se juge souvent à l’empreinte qu’il vous laisse quelques jours après l’avoir vu et « Alamar », quelques jours après, m’accompagne encore, renforçant la douce empreinte laissée lors de la projection.  « Alamar » est une rencontre à la fois simple, universelle et magique entre un père et son fils, entre des Hommes et la nature… une parenthèse enchantée d’une beauté enchanteresse qui vous ensorcelle progressivement bien après la projection comme on imagine que ces quelques mois agiront dans la mémoire du petit garçon passée des bras (dont l’île a la forme circulaire symbolique) de sa mère à ceux de la mer qui l’auront d’une certaine manière l’une et l’autre enfanté et ouvert au monde, à sa fragile beauté que ce film éclaire magnifiquement.

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    La compétition s’est poursuivie avec un film roumain : « If I want to whistle, I whistle » de Florin Serban dans lequel Silviu, un jeune délinquant de 18 ans, attend sa libération de la maison de redressement où il termine sa quatrième et dernière année d’emprisonnement.  Seulement, après une longue absence, sa mère est rentrée d’Italie pour emmener son petit frère avec elle. Il la tient pour responsable de sa situation et ne veut pas que son frère vive la même chose. Son enfermement devient insupportable. Pris de panique, il kidnappe Ana la jeune assistance sociale dont il est tombé amoureux.  Il y a des films, comme celui-ci, et plutôt rares, qui captent votre attention pour ne plus la lâcher. La caméra à l’épaule au plus près de Silviu, au plus près de sa fébrilité, de sa rage qui affleure, des tourments qui le hantent, de la déraison qui le menace, nous plonge entre ces quatre murs qui l’oppressent, à cette liberté qu’il enrage de retrouver. Le film doit beaucoup à son acteur principal, George Pistireanu au mélange de force, de fragilité, de tension qui émanent de son regard et de ses gestes. Florin Serban le filme comme un animal sauvage, apeuré, dont la violence est, à ses yeux, une question de survie. La tension culmine lors de la scène de la prise d’otage, lorsque Silviu et Ana se retrouvent seuls. Notre souffle est suspendu à chacun de ses gestes, à ce corps-à-corps presque fiévreux, au souffle saccadé d’Ana, au regard à la fois déterminé et perdu de Silviu. Puis, le cadre, les couleurs, le décor changent. Le décor champêtre procure à cette liberté chèrement payée et éphémère une tension encore plus palpable alors que le calme règne et que pourtant le piège qu’il s’est construit se referme sur lui. Les longs silences et regards entre Ana et Silviu sont alors riches de sens, de douleurs, de regrets, de pardons après ce corps-à-corps intense, d’une violence presque sensuelle.  Un huis-clos haletant et fiévreux, tout en forces et fragilités, sur la fureur de vivre et d’être libre que la caméra de Florin Serban sait si bien débusquer dans le regard de son talentueux acteur principal. Après « Un Prophète » de Jacques Audiard, la prison et le sentiment de révolte qui l’anime n’a visiblement pas fini d’inspirer les cinéastes et de procurer à leurs films une rage fascinante.

    Cet article serait complété ultérieurement par les critiques des deux autres films en compétition déjà visionnés.  Mon « devoir » de festivalière m’appelle pour aller voir « Les Félins » de René Clément… Je vous en parlerai évidemment également ainsi que du très beau film de Neil Jordan « Ondine », vu en avant-première hier.

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