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FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2012

  • Festival du Film Britannique de Dinard 2012 : le programme


    Si vous suivez mes blogs, vous savez à quel point j’aime ce festival auquel j’assiste de temps à autre (et trop rarement à mon goût) depuis ma participation à son jury en 1999 (retrouvez mon article publié dans le livre des 20 ans du festival "Flashback" en cliquant ici et en bas de cette note, et vous saurez pourquoi j’aime autant ce festival et le cinéma britannique). Sa programmation est toujours diversifiée et de qualité, son ambiance particulièrement conviviale…et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

    Pour sa 23e édition, le Festival accueillera Patrick Bruel comme président du jury ( (à l’affiche d’un des succès de l’année « Le Prénom » dont vous pouvez retrouver ma critique ici)  avec, au programme, comme chaque année, 6 films en compétition et une vingtaine d'avant-premières.

     

    L’affiche officielle de la 23e édition du Festival du Film Britannique de Dinard est, comme en 2007, une création du fameux peintre espagnol Mariano Otero.

     

    Cette année, le Festival prendra la direction du Pays de Galles avec son rendez-vous So Wales qui proposera un gros plan sur le cinéma gallois.

     

     La programmation prévoit des hommages à Tom Courtenay, John Schlesinger et Charles Dickens, des événements inédits et de nombreux rendez-vous qui mettront à l’honneur le cinéma britannique.

     

    6 films en compétition

    Good Vibrations

    de Leyburn Glenn

    Belfast, dans les années 70. Terri Hooley est un militant gauchiste fan de musique qui se retrouve pris dans le conflit sanglant (les « Troubles ») qui sévit dans la capitale nord-irlandaise. Alors que tous ses amis prennent les armes, Terri décide d’ouvrir Good Vibrations, un magasin de disques, sur l’avenue la plus bombardée d’Europe. Par le biais de son magasin, il découvre le milieu encore balbutiant de la musique punk underground et se retrouve à la tête d’une bande de jeunes un peu hétéroclite. Ensemble ils veulent relever un défi : créer une nouvelle communauté, un Ulster alternatif pour ressusciter Belfast.

    Ill Manors

    de Drew Ben

    Après 15 ans en prison pour trafic de drogue, Kirby ne cherche que trois choses : reconquérir son territoire, s’envoyer en l’air et prendre sa revanche sur la bande de malfrats qui lui ont manqué de respect. Mais une rencontre humiliante avec son ancien protégé déclenche une réaction en chaîne : violence, vengeance et représailles mortelles vont entraîner la communauté de dealers, de proxénètes et d’innocents dans un tourbillon de violence.

    Live East, Die Young

    de Hypponen Laura

    Emma, un mannequin déjanté, fait une overdose et perd connaissance en pleine répétition de défilé pour le Fashion Show de Londres. De son côté, son meilleur ami Max, un coiffeur transsexuel s’éprend de Teddy, un pro de la presse à scandale…

    Shadow Dancer

    de Marsh James

    Collette est une jeune veuve républicaine vivant à Belfast avec sa mère et ses frères, tous fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens…

    The Comedian

    de Shkolnik Tom

    Ed, la trentaine, est comédien de “stand up” – beau, séduisant, malin et complètement perdu. Il tente de percer dans le métier, à Londres, passant ses nuits à arpenter les scènes de pubs et ses journées dans un centre d’appel pour payer son loyer. Il vit avec Elisa, une belle chanteuse française. Tels des frères et sœurs, inséparables, ils sont pleins de tendresse l’un pour l’autre. Ed, drôle et joueur, Elisa, mélancolique et délicate. Un soir, dans un bus qui le ramène chez lui, Ed rencontre Nathan, un jeune artiste noir, revêche, honnête et libre. Irrésistiblement attirés l’un par l’autre, ils entament une aventure passionnelle. Soudain, l’intimité qui unit Ed et Elisa se retrouve fragilisée et Ed est forcé de choisir entre son attirance pour un homme et son amour pour une femme.

    Avec pour toile de fond la ville de Londres, éclectique et précaire, The Comedian est une histoire impertinente, dramatique et drôle, qui soulève la question du choix. Ou comment ne surtout pas choisir.

    Wasteland

    de Athale Rowan

    Harvey Denton est assis dans une salle d’interrogatoire, le visage en sang. Fort de nombreux témoignages visuels, l’inspecteur West n’a aucun doute sur l’implication d’Harvey dans un braquage raté et la tentative de meurtre de l’escroc local, Steven Roper. Niant les accusations en bloc, Harvey accepte de donner sa version des faits…

    Une vingtaine d'avant-premières


    (Film d'ouverture) Hunky Dory

    de Evans Marc

    Pendant la canicule de 1976, une jeune et enthousiaste prof de théâtre mène un double combat contre la chaleur écrasante et l’apathie adolescente pour monter le spectacle de fin d’année : une version musicale de « La Tempête » de Shakespeare. Pour motiver ses élèves, elle utilise des tubes de l’époque de David Bowie, Lou Reed, The Beach Boys, Simon and Garfunkel, Dusty Springfield, Electric Light Orchestra…

    (Film de clôture) Britain in a Day

    de Matthews Morgan

    Le 12 Novembre 2011, plus de 11,000 hommes et femmes britanniques ont répondu à l’appel de la BBC qui leur a demandé de prendre une caméra, d’enregistrer ce qu’ils faisaient ou ressentaient ce jour là, et de poster ensuite leurs enregistrements sur Youtube. Certains des clips duraient 10 secondes, d’autres deux heures : montés, organisés et raccourcis dans un documentaire de 90 minutes appelés Britain in a Day, ils offrent un portrait fascinant, parfois touchant, souvent marrant de leur pays.

    (Séance spéciale) Astérix et Obélix, au service de Sa Majesté

    de Tirard Laurent

    50 avant Jésus-Christ. César a soif de conquête. Il décide de conquérir la Bretagne, pays mystérieux aux limites du monde connu. La victoire est rapide et totale. Pourtant, un petit village parvient à lui résister. Cordelia, la reine des Bretons décide donc d’envoyer son fidèle officier, Jolitorax, chercher de l’aide en Gaule auprès d’un autre village connu pour son opiniâtre résistance aux Romains. Le chef du village décide de lui confier un tonneau de potion magique et demande à Astérix et Obélix de l’escorter mais ce voyage ne va se passer comme prévu...

    Borrowed Time

    de Bishop Jules

    Déçu de ne pas pouvoir racheter la pendule en argent de sa soeur Becky chez le prêteur sur gage, Kevin accepte de passer de la drogue pour le caîd local Ninja Nigel qui lui promet de l'argent facile. Le plan ne se déroule malheureusement pas comme prévu, et Kevin se retrouve menacé de représailles. Désespéré, il cambriole une maison sans se douter que Philip, le viel infirme qui l'habite va l'accueillir avec un fusil... Il arrive à s'échapper, mais sa conscience le tiraille : le vieil homme qu'il vient de rencontrer est bien seul et très vulnérable.

    Dead But Not Buried

    de Mulloy Phil

    La suite de Goodbye, Mister Christie. M. Yakamoto est bien déterminé à faire revenir à la vie M. Christie, persuadé que ce dernier détient le secret de la vie éternelle. Pendant ce temps, plusieurs personnes tentent de se faire passer pour des proches parents de M. Christie afin d’hériter de sa collection de bons d’achat Tesco. Quant à la chère Mme Christie, elle est décidée à retrouver le corps de son mari. Leur quête les conduira tous en Islande, au Pays de Ceux qui sont morts mais pas enterrés, dans les tréfonds des tunnels creusés par la lave, là où la confiance n’a aucune valeur, là où il est impossible de trouver un ami. Mais le voyage n’en est que plus excitant.

    Everyday

    de Winterbottom Michael

    Tourné en cinq ans dans un style documentaire, Everyday offre à méditer sur les difficultés quotidiennes d'une famille séparée de son patriarche incarcéré.

    Four Horsemen

    de Ashcroft Ross

    L’économie mondiale va mal. La crise se transformant rapidement en catastrophe, de plus en plus de gens se mettent en quête de conseils avisés sur la manière de restructurer l’économie occidentale. Ces trois dernières années, 23 intellectuels – la plupart d’entre eux très controversés - ont accepté de briser le silence et d’expliquer comment le monde fonctionne vraiment. Four Horsemen ne tombe ni dans la critique des mondes financier et politique, ni dans la théorie du complot : le film analyse le système économique dans lequel nous avons choisi de vivre et avance des propositions de changement.

    Hitch

    de Grall Sébastien

    Eté 1962. Le bureau d’une major hollywoodienne. Un cadavre. Un Français sur le gril. Le début d’un malentendu... ou la fin. Les auteurs revisitent une des rencontres les plus fameuses du cinéma, celle d’Alfred Hitchcock et François Truffaut. Qu’avaient donc à se dire le maître du suspense et le jeune chef de file de la Nouvelle Vague ?

    I, Anna

    de Southcombe Barnaby

    Bernie, un inspecteur de police dont le couple bat de l'aile, voit sa routine perturbée par une rencontre furtive avec la belle et énigmatique Anna sur une scène de meurtre. Négligeant son enquête, il se lance alors à la recherche d’Anna. Mais lorsqu’il la retrouve enfin, il se rend compte qu’Anna n’a aucun souvenir de la nuit où leurs chemins se sont croisés pour la première fois. Alors que l’intégrité professionnelle de Bernie souffre de son désir amoureux pour Anna, le voile se lève progressivement sur le mystère de la belle, révélant une insupportable vérité.

    Life in a Day

    de Macdonald Kevin

    Tourné par des réalisateurs partout dans le monde, ce documentaire servira de capsule temporelle pour montrer aux générations futures comment on vivait… le 24 juillet 2010.

    Louyre

    de Kötting Andrew

    Andrew Kötting réalise un film autour de son quotidien à Louyre, dans une vieille ferme abandonnée dans les Pyrénées où chaque année il passe plusieurs mois avec sa femme et leur fille Eden. Eden, souffrant du syndrome de Joubert, est au centre du film. Elle dessine, chante, joue ; elle offre à penser, elle offre à ressentir. Saison après saison, la vie entre l’effervescence, la tristesse.

    Me and Me Dad

    de Boorman Katrine

    A l’aube de ses 80 ans, le réalisateur John Boorman est l’un des derniers grands personnages du cinéma, ayant réalisé plus de 17 films dont Le Point de non-retour, Excalibur et Déliverance, ainsi que de nombreux documentaires, et écrit plusieurs ouvrages. Mon père à moi est un regard insolite sur cet homme parfois difficile, charmeur et souvent insaisissable vue par une femme bien placée pour le connaître: sa fille Katrine. Katrine, qui auparavant n’avait jamais tenu de caméra, suit et filme son père pendant près de 4 ans. Au cours de ce périple John tente inlassablement de diriger l’affaire. Avec son père comme professeur, Katrine dévoile un portrait intime et surprenant, récoltant au passage anecdotes et leçons de cinéma.

    Now is Good

    de Parker Ol

    Tessa a dix-sept ans et est passionnée par la vie. Diagnostiquée leucémique, elle décide de profiter de chaque instant, cataloguant ce que seraient les expériences normales d’une adolescente, y compris perdre sa virginité et l’utilisation de drogues. Avec l'aide de son ami, elle met la liste en route. Et tandis que ses parents et son frère gèrent la peur de la perdre chacun à leur manière, Tessa explore un tout nouveau monde, déterminée à vivre chaque jour le plus intensément possible. Tomber amoureuse d’Adam, son nouveau voisin, n'était pas sur la liste, mais cela va s'avérer être l'expérience la plus exaltante de toutes

    Papadopoulos and sons

    de Markou Marcus 

    Harry Papadopoulos avait tout : une belle demeure, des récompenses et la vie d’un millionnaire, mais lorsque la crise financière a frappée, Harry et sa famille à tout perdu. Tout à l‘exception d’un Fish&Chips Shop oublié le “Three Brothers Fish&Chips Shop”. Propriété de Harry et de son frère Spiros séparé de la famille depuis des années. Harry et sa famille est forcé de faire leurs bagages et de rejoindre leur oncle Spiros pour vivre au-dessus du Tree Brothers Shop abandonné. Ensemble ils vont se mettre au travail afin de faire revivre le Chip Shop sous l’œil méfiant de leurs vieux rivaux les Hassan, les voisins Turque propriétaire d’un Kebab et dont le fils a les yeux braqués sur la fille d’Harry, Katie. Comme chaque membre de la famille s’adapte à cette nouvelle vie, Harry s’efforce de retrouver l’empire commercial qu’il a perdu. Une fois que le Fish&Chip Shop retrouve sa nouvelle vie, les vieux souvenirs refont surface et Harry découvre que c’est seulement lorsque l’on perd tout que vous êtes libre de tout retrouver.

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    Sightseers

    de Wheatley Ben

    Tina a toujours mené une vie paisible, bien rangée, hors de tout danger avec une mère possessive et envahissante. Pour ses premières vacances en amoureux, Chris décide de lui faire découvrir l’Angleterre à bord de sa caravane. Un vrai dépaysement pour Tina. Mais très vite, ces " vacances de rêve " dégénèrent: touristes négligents, ados bruyants et campings réservés vont rapidement mettre en pièces le rêve de Chris et de tous ceux qui se trouveront sur son chemin…

    The Scapegoat

    de Sturridge Charles

    John Standing rencontre son sosie, Johnny Spence. A la suite d’une soirée arrosée, les deux hommes échangent leurs vies et Standing hérite d’une jeune et belle épouse, de deux maîtresses, d’une mère droguée, d’une fille précoce, d’un manoir décrépit et d’une entreprise en faillite. Malgré tous ses efforts pour se sortir de ce pétrin, John est immanquablement aspiré dans la vie de Johnny…

    MON ARTICLE PUBLIE DANS FLASHBACK, LE LIVRE DES 20 ANS DU FESTIVAL (pour vous convaincre de venir, si vous hésitez encore).

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    Mon témoignage dans « Flashback », le livre des 20 ans du Festival du Film Britannique de Dinard
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    Avant 1999, Dinard représentait pour moi ce lieu délicieusement intemporel magnifié par cette incomparable couleur émeraude de la côte éponyme, exhalant un paradoxal parfum d’enfance et d’éternité, et sur lequel veillait, de son œil malicieux, la statue de mon réalisateur favori : le grand Alfred Hitchcock. En septembre 1999, je tombai sur une annonce dans un journal local annonçant un concours qui permettait de devenir membre du jury du Festival du Film Britannique. Je gardais de mon expérience dans le jury jeunes du Festival du Film de Paris, l’année précédente, un souvenir inaltérable et la féroce envie de renouveler cette expérience. Particulièrement passionnée par le cinéma britannique, le défi était d’autant plus passionnant et exaltant. Je rédigeai donc la lettre de motivation, la page exigée me semblant néanmoins bien trop courte pour exprimer mon amour inconditionnel pour le cinéma, et le cinéma britannique en particulier, et pour cette ambivalence qui en constitue la richesse et la particularité, cette influence a priori inconciliable de cinéma européen et américain ; j’exprimai mon admiration pour le réalisme social de Ken Loach ou pour celui du Free cinema, pour le lyrisme épique de David Lean, pour la sensible appréhension des atermoiements et des « ombres du cœur » de Richard Attenborough, et par-dessus tout pour « Les liaisons dangereuses » de Stephen Frears, « Les Virtuoses » de Mark Herman et pour le cinéma saisissant de vérité de Mike Leigh. Cinq jours avant le festival, on m’annonçait la bonne (et déstabilisante !) nouvelle : ma candidature avait été sélectionnée parmi plus de deux cents autres et j’allais intégrer le jury du 10ème Festival du Film Britannique de Dinard, alors présidé par Jane Birkin. Qui n’a jamais fait partie d’un jury ne peut imaginer à quel point une telle expérience est trépidante, enrichissante, singulière, à quel point elle cristallise tant d’émotions, cinématographiques et pas seulement, à quel point elle abolit la fragile frontière entre cinéma et réalité qui s’y défient et entrechoquent, nous emportant dans un troublant et ensorcelant tourbillon, suspendant le vol du temps. Alors jeune étudiante, écartelée entre mes études de cinéma et de sciences politiques, je me retrouvai dans cette réalité titubante et dans un jury avec des artistes que j’admirais (et d’autant plus désormais) comme Jane Birkin, présidente à l’empathie incomparable et à l’excentricité aussi joyeuse que nostalgique et mélancolique, Etienne Daho, Julian Barnes, Daniel Prévost et je faisais la connaissance de Tom Hollander et Mark Addy dont je constatais avec plaisir que, à l’image du festival, ils avaient tous l’humilité, l’affabilité et la simplicité des grands. Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de les remercier, ni le festival et son directeur Hussam Hindi, pour l’accueil chaleureux qui m’a alors été réservé, ce livre me donne l’occasion de le faire aujourd’hui, dix ans après ces quatre jours hors du temps et de la réalité. Non seulement, je découvrais un festival de cinéma sous un angle différent, ses débats exaltés et exaltants mais aussi un cinéma dont je soupçonnais la richesse et l’inventivité et dont cette compétition me fit mesurer l’étendue à l’image des deux films qui partagèrent les suffrages de notre jury cette année-là : le palpitant thriller magnifiquement sombre, premier long métrage d’un certain Christopher Nolan « Following » (qui remporta le Hitchcock d’argent) qui révélait un cinéaste avec un univers d’une originalité sidérante qu’il a confirmé deux ans plus tard avec « Memento » et le déjanté et burlesque « Human Traffic » de Justin Kerrigan qui remporta le Hitchcock d’or. De mémoire de festivaliers, cette dixième édition fut la plus mémorable. En tout cas pour moi qui depuis ai été dix fois jurés dans divers festivals de cinéma et en ai parcouru de nombreux autres de Deauville à Cannes, cela reste sans aucun doute un souvenir indélébile et la cause du caractère incurable d’une triple passion dont deux étaient déjà ardentes : pour le cinéma en général, pour le cinéma britannique en particulier, et pour le Festival du Film Britannique de Dinard. J’eus alors un véritable coup de foudre pour le Festival de Dinard et si je le découvrais dans des conditions étranges et privilégiées, cette impression ne s’est jamais démentie par la suite : celle d’un festival convivial dont les festivaliers et le cinéma, et non ses organisateurs, sont les véritables stars, où la diversité du cinéma britannique s’exprime aussi dans le choix de ses invités, qui deviennent souvent des habitués (et pour cause…), et dans le choix de ceux qu’il a honorés ou révélés, et non des moindres : Danny Boyle, Peter Cattaneo, Stephen Daldry, Paul Greengrass, Peter Webber, Shane Meadows…. ! Retourner à Dinard chaque fois que j’en ai l’occasion signifie toujours pour moi une douce réminiscence de ces instants magiques ( et lorsque je ne peux pas me donne l’impression d’un rendez-vous manqué) qui ont déterminé la voie que je me suis enfin décidée à emprunter, celle de la passion irrépressible ; c’est aussi la perspective de découvrir ou redécouvrir de grands auteurs, une image de la société britannique avec tout ce qu’elle reflète de fantaisie désenchantée et enchanteresse, de pessimisme enchanté, de romantisme sombre, d’élégance triste, d’audace flegmatique et de réjouissants paradoxes et oxymores… et la perspective de jubilatoires frissons cinéphiliques . Dinard a priori si sombre et pourtant si accueillante, auréolée de sa très hitchcockienne et resplendissante noirceur facétieuse, est à l’image de ce cinéma qui possède à la fois le visage tourmenté et attendrissant de Timothy Spall et celui robuste et déterminé de Daniel Craig, un cinéma qui excelle dans les comédies romantiques (de Richard Curtis, de Mike Newell…) mais aussi dans des films ancrés dans la réalité sociale, un cinéma qui, récemment encore, à Dinard, nous a fait chavirer avec la complainte mélancolique de John Carney dans « Once » ou qui nous a ouvert les yeux sur les plaies de la société contemporaine avec le percutant « It’s a free world » de Ken Loach ou le tristement intemporel « Pierrepoint » d’Adrian Shergold, bref un cinéma éclectique qui sait concilier Histoire et contemporanéité, « raisons et sentiments », une fenêtre ouverte sur des mondes, garanties d’un avenir que je souhaite aussi lucide et radieux au Festival du Film Britannique de Dinard, incomparable antre de passions et découvertes cinématographiques qui a fait chavirer le cours de mon destin.

    Before 1999, Dinard for me was a deliciously timeless place magnified by the wonderful emerald colour of its coastline, and a paradoxical odour of childhood and eternity watched over maliciously by the statue of my favourite director, the great Alfred Hitchcock.

    In September 1999 I noticed a call for candidates in a local newspaper, to enter a competition which could lead to being a member of the jury of the British Film Festival. I already had wonderful memories of being one of the young jury members of the Paris Film Festival the previous year and was very keen to renew the experience. Since I am particularly interested in British cinema the challenge was even greater. So I applied thinking that the single page requested seemed far too short a space in which to express my absolute passion for film and for British films in particular as they represent a bridgehead between American and European cinema. I described my admiration for Ken Loach’s style of realism and its origins in Free Cinema. I also referred to the poetry to be found in David Lean’s films, to the prevariactions in Richard Attenborough’s « Shadowlands » but above all « Dangerous Liasions » by Stephen Frears, Mark Herman’s « Brassed Off » and for the remarkable truthfulness in Mike Leigh’s films. Five days before the festival started I received the good (and scary) news that I had been chosen out of some two hundred other applicants and was to become a member of the jury of the 10th British Film Festival of Dinard presided by Jane Birkin.

    Impossible for someone who has never sat on a jury to imagine what an exciting, rewarding, exceptional experience it is and the extent to which so many emotions can be encompassed in such activity somehow banishing the fragile barrier between film and real life takiing us into a strange and betwitching whirlwind while time stood still. At the time I was torn between studying cinema and political sciences and I was staggered to find myself a part of a jury of artists I admired (even more so now) starting with the president, Jane Birkin, a person of incomparable sympathy yet full of joyful excentricity mixed with nostalgia and sadness, then there were Etienne Daho, Julian Barnes, Daniel Prévost. I came to know Tom Hollander and Mark Addy. I also discovered with pleasure that in common with all great people and like the festival itself, they shared the qualities of modesty, simplicity and friendliness. I have never really had the chance to thank either them or the Festival Director, Hussam Hindi, for the warm welcome I received. Thanks to this book, published ten years later, I am now given the opportunity to do so. Not only did I discover a film festival from a different angle with high minded and exhilarating discussions but I also discovered wider aspects to British cinema than I had expected through the films selected in competition. This is characterised by the two films singled out by the jury. « Following » a magnificient dark thriller by a certain Christopher Nolan (which was awarded the silver Hitchcock) first feature from a film maker who was soon to make his mark two years later with « Memento » and the crazy burlesque « Human Traffic » by Justin Kerrigan which was awarded the Golden Hitchcock.. This tenth edition was the most memorable one so far to the minds of regular festival goers. Since then I have served as a jury member in ten other festivals and have attended many others from Deauville to Cannes, but my special memory of Dinard will never fade because of my triple passion for cinema in general, British cinema in particular and for the Dinard Festival itself. I fell in love with this festival, which I discovered under strange and privileged conditions, and this impression has not changed since: a user-friendly festival where guests and festival goers are the real stars – not tthe organisers. The diversity of British cinema is also made apparent through the choice of the guests, many of whom, subsequently and understandably, become regulars. Also must be mentioned the judicious choices of people receiving tributes and new talents soon to become well known names: Danny Boyle, Peter Cattaneo, Stephen Daldry, Paul Greengrass, Peter Webber, Shane Meadows…. ! Going back to Dinard whenever I can always brings back the sweet memories of those magic moments (and the years I can’t attend it always seems to me that I have missed something important) and which led me to follow the course I am on today following a real passion. It is also the occasion to discover or rediscover established ‘auteurs’, a vision of British society with all it projects in the way of disenchanted yet enchanting fantasy, of pessimism, dark romanticism, sad elegance, phlegmatic daring and joyful pardoxes and oxymorons with the prospect of enjoyable film loving shivers. Dinard seems so sober yet is so welcoming, under the star of supreme film-maker Hitchcock , reflecting this cinema which has both the features of Timothy Spall (tormented and moving) and those of Daniel Craig, (rugged and determined). A cinema that excells in romantic comedies (by Richard Curtis or Mike Newell) but also in films anchored in social reality as was the case recently in Dinard with John Carney’s film « Once » or Ken Loach’s « It’s a Free World » which opened our eyes to the wounds of contemporary society.

    I wish the British Film Festival of Dinard a radiant future and thank it for having dictated my destiny.

    LIENS:

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2010

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2009

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005

    Site officiel du Festival: http://www.festivaldufilm-dinard.com/

    Le Festival de Dinard sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/pages/Festival-du-Film-Britannique-de-Dinard/119464938113696

    Le Festival de Dinard sur twitter: @dinard2012

     

  • Patrick Bruel président du jury du Festival du Film Britannique de Dinard 2012

    A l'honneur cette année avec une des comédies qui a rempli les salles "Le Prénom" (dont vous pouvez retrouver ma critique ici) le comédien et chanteur Patrick Bruel présidera cette année le jury du Festival du Film Britannique de Dinard.

    S'il y a bien un festival auquel je suis viscéralement attachée, c'est celui de Dinard auquel je dois ma 2ème participation à un jury, en 1999. Chaque fois que j'en ai la possibilité, j'y retourne et je vous recommande vivement ce festival qui concilie programmation de qualité et convivialité dans un cadre magnifique. Pour vous en convaincre, retrouvez :

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2010

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2009

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005

    Pour l'instant, de l'édition 2012, nous ne connaissons que la bande-annonce (très "romantique", à découvrir ci-dessous), l'affiche et les dates (du 3 au 7 octobre 2012) et  donc le président du jury.

    L'affiche officielle de la 23e édition du Festival du Film Britannique de Dinard est, comme en 2007, une création du fameux peintre espagnol Mariano Otero.

    Cette année, le Festival prendra la direction du Pays de Galles avec son rendez-vous So Wales qui proposera un gros plan sur le cinéma gallois.

     
    Retrouvez également mes articles sur le Festival du Film Britannique de Dinard sur mon nouveau blog consacré aux festivals de cinéma : http://inthemoodforfilmfestivals.com