11/10/2007
Compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007: la (dé)raison du coeur
L’affiche de ce Festival 2007 signée Mariano Otero, où deux baigneuses arborant pour maillot, l’une le drapeau britannique, l’autre le drapeau français, s’élancent dans la mer dans un geste complice et symétrique rappelle à la fois les Baigneuses de Picasso et la générosité des formes des personnages de Botero. Une affiche à l’image de ce festival : généreux et célébrant allègrement l’entente cordiale des deux pays.
Quelques jours après la clôture du festival, après ces trois jours de festival, 259200 secondes, et après que quelques heures de pellicules aient défilé sous mes yeux avides, toujours autant, de découvertes cinématographiques, restent seulement les beaux moments, de vie et de cinéma, les impressions marquantes, à la manière d’un film de David Lynch, mêlant images floues, couleurs, impressions sonores parcellaires et déstructurées.
Quelles couleurs alors ?
Gris d’abord : le gris du quartier dans lequel vivent Angie et Rose, les deux « héroïnes » du film d’ouverture « It’s a free world… » de Ken Loach qui, renvoyées d’une agence de recrutement, décident de créer une agence pour immigrés, parfois clandestins.
Noir aussi. Comme la noirceur du dessein des deux jeunes femmes, comme la noirceur du destin de ceux qu’elles exploitent. Ken Loach annonce d’emblée la couleur avec ce titre ironique, voire cynique, à l’image des prénoms des deux jeunes femmes, en trompe l’œil. Rose. Et Angie. Angie et son visage d’ange blond. Angie qui apparaît d’abord comme une victime ; Angie affamée de revanche sociale dont le fils, d’abord absent puis hors champ puis présent, mais si peu, semble n’être qu’un prétexte. Elle incarne un personnage rigide, calculateur, froid, sans scrupules. La morale n’est pas sauve, et c’est tant mieux : Ken Loach, par le prisme de ce personnage ambivalent d’ange démoniaque, vêtu de noir, qui exploite l’autre pour de fallacieuses raisons, dénonce une réalité sociale contemporaine, encore une fois, avec plus d’efficacité que n’importe quel discours politique. Il a encore frappé. Très fort. Un film dont on ressort bousculés. Par ce monde libre qui engendre une autre sorte d'enfermement, bien plus insidieux et invisible. Sortie en France: le 2 janvier 2008.
Noir comme le court métrage « A neutral corner » de Emily Greenwood qui a reçu le prix Kodak et qui nous embarque pour un voyage sensoriel dans l’au-delà, avec une habile déconstruction entre l’image et le son, l’univers sonore nous transportant dans un hôpital, dans les pensées suppliantes d’un mourant, l’univers visuel nous confrontant à une réalité sombre, presque abstraite, à un visage ressemblant de plus en plus à celui de la mort, et à son train d’enfer.
Blanc comme la Toundra Arctique de « Free north » de Asif Kapadia (Hitchcock d’or à Dinard, en 2001, pour « The Warrior ») qui nous emmène avec Saiva et sa fille adoptive Anja dans un Nord lointain et hostile, inhumain, éloigné de toute civilisation. Saïva est la seule survivante d’une tribu d’autochtones décimée par une troupe de soldats aux airs et méthodes de nazis. Un jour, Saïva trouve un homme évanoui et blessé. Malgré ses craintes, elle le ramène avec elle et avec lui, c’est la civilisation, l’humanité, la réalité qui s’immiscent dans leur quotidienneté blanche, à la fois irréelle et routinière et sombre, sans lueur d’avenir ni d’espoir. Commence alors un huis-clos paradoxalement étouffant dans ces espaces vierges et menaçants à perte de vue. L’Enfer c’est cet autre qui le ramène avec lui. La vie aussi. La tension monte peu à peu et l’un des premiers plans d’un chien tué méthodiquement par la lame tranchante de Saïva (terrifiante et fascinante Michelle Yeoh), les regards glacés et déterminés qu’elle jette annoncent un dénouement fatal. Cet autre va amener avec lui le désir, la jalousie. L’humanité et ses passions, ses travers aussi. Les mots sont distribués avec parcimonie. Les regards sont lourds de sens. Il y a forcément quelqu’un de trop. C’est le surgissement brusque de la folie du désir, de l’amour, de la possession dans un univers qui en était dépourvu. Les réactions sont condamnées à être animales dans un univers où on ne vit pas mais survit et quand l’humanité surgit ces êtres presque déshumanisés sont prêts à tout pour la sauvegarder, la frôler, l’enlacer, y compris céder à une brutalité animale, à voler une âme, quitte à y perdre la sienne. Le caractère intemporel de cette fable obscure, sous le sceau de la malédiction, dans les paysages d’une beauté tragique et inquiétante, la rend d’autant plus dérangeante et troublante, voire choquante dans son dénouement. Far north est un film radical dans plusieurs aspects qui nous dépeint un monde où on tue pour vivre, un monde ici et ailleurs, avant et maintenant, aujourd’hui et demain. Métaphore sur la folie des hommes engendrée par le totalitarisme, volontairement ou non, Far north pourrait justifier, peut-être malgré lui, la vengeance, la violence qui engendre la violence. Malgré ce bémol, cela demeure un film signé par un cinéaste avec un véritable univers à la fois répugnant et fascinant, sans concessions, avec un parti pris radical, courageux dans le fond comme dans les conditions de tournage (en grande partie au Spitzbergen…il fallait quand même le faire). Un film qui, quoiqu’il arrive, ne vous laissera pas de glace...et vous glacera probablement le sang.
Rouge aussi alors comme la blancheur enneigée entachée de sang, un rouge violent et vif comme l’univers qui l’a engendré.
Rouge des tissus aussi, vert des feuillages : les couleurs du Bangladesh natal qu’une jeune femme, dans « Rendez-vous à Brick Lane » de Sarah Gavron, doit quitter pour un mariage arrangé à Londres. La poésie chatoyante des images nous captive dès les premières minutes du film et nous entraînent dans un univers impressionniste dont, comme l’héroïne, nous aurions aimé ne pas sortir. Le contraste est d’autant plus brutal avec l’arrivée à Londres, dans un quartier de maisons semblables, grises, ternes. Elle enjolive ce passé dans un ailleurs idéalisé malgré le suicide de sa mère d’ailleurs habilement mis en scène par un hiatus entre les couleurs, le son et le tragique de l'évènement, sa mère qui ne supportait plus cette vie. A Londres, elle tombe amoureuse d’un jeune homme, d’un symbole, aussi, surtout, celui de l’intégration (le jeune homme porte au départ des signes ostensibles du matérialisme occidental etc) parce que elle « voulait se sentir chez elle ». Mais dans le monde d’après 11 septembre devenu paranoïaque et fou, les certitudes s’ébranlent, et les yeux de la jeune femme s’ouvrent sur ses désirs profonds et la voie du bonheur. Avec les tours ce sont ses rêves qui s’écroulent, la réalité qui lui explose en pleine face et qui lui permet enfin de se révéler, d’oser dire qui elle est. Malgré certains revirements de situations abruptes, se dégage de ce film un charme poétique et un optimisme final empreint de réalisme et dénué de la mièvrerie qu’on aurait pu redouter. Les couleurs vives de ce pays remémoré comme enchanteur, la voix intérieure de ce personnage attachant contribuent au charme de ce film. Et puis cette blancheur finale. La blancheur (re)trouvée qui contraste avec les couleurs vives de son pays d’origine, peut-être aussi surtout de son imaginaire. Une nouvelle naissance. Une nouvelle vie qu’elle accepte, affrontant, acceptant la réalité qu’elle choisit enfin.
« Brick Lane » a reçu le prix Première du public des mains de Sophie Guillemin. En recevant son prix, la réalisatrice, Sarah Gavron, a expliqué qu’avec ce film elle voulait « toucher le public le plus vaste », « franchir les barrières des cultures, de pays » en prenant un « réel risque qu’il ne soit jamais montré », que certains même « tenaient à ce qu’il ne soit jamais montré ». « Brick Lane » s’est également vu décerner le prix du meilleur scénario.
Noirs comme les couleurs guerrières qu’ Hallam Foe peint sur son visage, le Hitchcock d’or de cette édition 2007. Le film de David MacKenzie est centré sur un adolescent (interprété par Jamie Bell, l’interprète de Billy Elliot qui avait d’ailleurs aussi reçu le Hitchcock d’or à Dinard) perturbé par la mort de sa mère, dont il tient responsable sa belle-mère, un adolescent qui a pour exutoire à sa détresse et pour manie d’espionner les gens. Il va s’éprendre du sosie de sa mère croisé dans la rue, et une relation quasiment incestueuse, en tout cas ambiguë, va s’instaurer entre eux. On aurait aimé connaître les raisons de ce prix. Josiane Balasko, la présidente de ce jury 2007, n’en a malheureusement pas dit un mot lors de la clôture. C'est probablement le coeur qui a parlé... J’avoue être restée hermétique à ce film dont les motivations des personnages, dont les situations abracadabrantesques et les failles scénaristiques créent une distance avec le spectateur, dont le seul mérite est d’évoquer la veuve et l’orphelin et de nous faire passer de l’antipathie (relative) à l’empathie (relative) pour ce personnage étrange et perdu.
« Hallam Foe » a également reçu le prix du meilleur directeur de la photographie.
Rouge comme la flamme de la passion de Jane Austen dans le film "Becoming Jane" de Julian Jarrold qui retrace les débuts de l’auteure à une époque où, dans la société britannique, les femmes ne servaient qu'à faire des mariages, si possible avec de riches héritiers. Passion pour l’écriture qu’elle accomplit en un geste presque sensuel, drapée dans sa robe rouge, passion pour un Irlandais qui lui fit défier les conventions de l’époque, des conventions qui apparaissent aujourd’hui surannées et contribuent à créer un film dont la forme, policée, est à l’image du fond. Comme tout écrivain qui se respecte, Jane Austen s’est inspirée de son existence, et le résultat donne donc un mélange de « Raison et sentiments » et « Orgueil et préjugés » et une sensation de déjà vu. Reste le charme de James MacAvoy et Anne Hathaway qui rendent cette histoire romantique crédible et un peu plus actuelle et , quand même, agréable à suivre.
Et puis des sons, quels sons alors ?
Les voix comme des complaintes mélancoliques des deux acteurs principaux de « Once » de John Carney, un film dans lequel la musique cristallise les sentiments des deux personnages principaux (interprétés par Glen Hansard et Marketa Irglova, dont les voix sont aussi justes que leur jeu), un film où la musique prend le pas sur les paroles et le scénario, mais qu’importe, ce film agit comme un argumentaire mélodieux et irréfutable, et nous conquiert progressivement pour nous charmer totalement lors de sa dernière scène. Le cœur l’emporte sur la raison, là encore, sa sincérité, sa « passion et son courage » pour reprendre les mots de Josiane Balasko lors de la clôture lorsqu’elle leur a remis une « mention spéciale » (tout en précisant qu’elle n’avait rien à leur offrir si ce n’était l’« amitié et l'admiration » du jury, cette mention spéciale créée pour l’occasion étant avant tout honorifique, et venant à point nommé pour ce film musical inclassable) l’emportant finalement sur ses faiblesses cinématographiques. Avant la projection, le toujours discret, passionné et dynamique directeur du festival, Hussam Hindi, nous avait prévenus : après la projection nous serions enfermés dans la salle pour une surprise, déplorant malicieusement l’absence de l’équipe pour présenter le film. A peine la projection terminée, des notes de musique s’élèvent dans un silence recueilli et admiratif. Mes deux voisines, que je n’ai pas la malchance de connaître, donneuses de leçon, ayant bavardé pendant tout le début du film, après avoir ponctué de leurs soupirs de lassitude la projection, de désabusés « et en plus ça marche » au regard de l’enthousiasme qui s’empare peu à peu du public faisant bientôt ressembler la salle de cinéma à une salle de concert et se terminant par une ovation mémorable, exhibant leur cynisme et leur indifférence comme une médaille, méprisant l’émotion des autres qui n’ont probablement pas compris ce qu’elles ont visiblement compris. Je me laisse emporter par mes émotions, par ce petit moment de magie fugace et délectable, faisant fi des sarcasmes de mes clairvoyantes voisines, me glorifiant de leur mépris, de leur pseudo snobisme intellectuel, heureuse de n’être pas encore imperméable aux choix du cœur, et d’écouter parfois plus les sentiments que la raison, toute cinématographique soit-elle. A voir prochainement : ma vidéo du « concert » sur dailymotion. Le lien vous sera indiqué ici.
D’autres impressions encore, de plus en plus floues. Le long plan séquence sur la plage de Dunkerque de "The Atonement" (l' Expiation en français qui sortira sous le tire "Reviens-moi", plus attractif sans doute...mais moins intéressant au regard de ce qui constitue l'intérêt principal du film) de Joe Wright, un mélo comme on n’en fait plus dont la seconde partie ne tient malheureusement pas les promesses de la première, romanesque à souhait, d’une incandescence réjouissante, dont le souffle épique et entraînant ne tient malheureusement pas la longueur. Un film sur un amour contrarié, sur les rapports troublants entre art et vérité, dont la forme épouse intelligemment le fond.
Et puis le film de clôture, parce qu’il le faut bien, toujours, un jour ou l’autre : une adaptation d’Agatha Christie, « L’heure zéro » signée Pascal Thomas qui ne nous évade pas tout à fait de la réalité puisque ce film se déroule à Dinard dans une vieille demeure, la Pointe aux Mouettes, un Dinard menaçant (pas suffisamment) et intemporel où se retrouve toute la famille Neuville, dans une atmosphère électrique, avec à la clef une mort inéluctable puisqu’on est chez Agatha Christie, et le meurtrier le plus improbable, puisqu’on est chez Agatha Christie. Avec ce film Pascal Thomas s’amuse : avec les temporalités et les époques dont il brouille astucieusement les repères. Avec le ton du film, celui de la farce qui sied finalement à une adaptation d’Agathie Christie, qui, de Miss Marple à Hercule Poirot, affectionne le second degré, l’autodérision, le décalage. Laura Smet en épouse déjantée, Melvil Poupaud en mari écartelé entre deux femmes aussi étranges l'une que l'autre, Alessandra Martines en gouvernante, et Danielle Darrieux en vieille dame indigne sont assez réjouissants, suffisamment pour se laisser prendre au jeu de ce qu’il ne faut pas prendre pour davantage que ce qu'il aspire visiblement à être : une farce ludique, prétexte à des numéros d’acteurs, où le second degré prime sur la résolution du crime.
Dernière couleur. Le bleu. Bleu à l’âme de fin de festival. Trois couleurs: bleu, aussi. L’envie de revoir ce film de Kieslowski et sa lumière cristalline, sa musique salvatrice qui libèrent peu à peu de l’emprise de la douleur… Un autre film nous attend toujours quelque part. Le cinéma est une histoire sans fin (mais si).
Dernier son. Celui de la mer. Bleue elle aussi, évidemment, bleu argentée même. Profiter des dernières heures du festival, premières heures automnales au parfum pourtant encore estival, pour m’y ressourcer. La mer réconfortante avec le roulement répétitif et la mélopée lénifiante de ses vagues qui meurent sur le sable et renaissent aussitôt. Mer mortelle et immortelle. Comme un éternel recommencement. A l’année prochaine Dinard donc, pour un autre recommencement, pour la 19ème édition d’un festival de plus en plus majeur, à la sélection toujours aussi réjouissante, à l’enthousiasme intact malgré le nombre des années et la notoriété grandissante. C’est la marque des grands : rester soi-même, malgré tout. Restez vous-même et surtout ne changez rien!
Palmarès du 18 ème Festival du Film Britannique de Dinard:
Le grand prix est attribué par le jury à :
Hallam Foe de David Mackenzie
Le prix se compose d'une aide à la distribution et d'un soutien direct au réalisateur.
Il contient également :
Le prix LTC qui offre le développement d'une copie série du film primé (ou du prochain film du vainqueur si ce dernier à été développé dans un autre laboratoire).
Le prix LVT qui offre le sous titrage du film primé par le Jury ( ou du prochain film du vainquer si celui-ci est déja sous-titré).
Le prix Ciné Cinéma qui offre une campagne de promotion sur ses antennes lors de sa sortie en salle.
Une mention spéciale est attribuée par le jury à :
Once de John Carney
Le trophée Hitchcock blanc, Kodak limited
Le trophée Hitchcock blanc, Kodak limited, récompensant le meilleur directeur de la photo, décerné par le jury, est attribué à :
Hallam Foe de David MacKenzie
(Kodak y ajoutant un prix spécial (pellicule pour le prochain film du directeur).
Le trophée Grand Marnier Lapostolle
Le trophée Grand Marnier Lapostolle pour le prix du meilleur scénario, décerné par le jury, à été attribué à :
Rendez Vous à Brick Lane de Sarah Gavron
Le trophée Hitchcock d'Argent
Le trophée Hitchcock d'Argent, prix du public, décerné par les spectateurs, a été attribué à :
Rendez Vous à Brick Lane de Sarah Gavron
Le trophée Hitchcock de bronze
Le trophée Hitchcock de bronze, décerné par l'association "la règle du Jeu" est attribué à :
Garage de Lenny Abrahamson
Ce prix permet une distribution dans 40 salles du Grand ouest.
Le prix Entente Cordiale
Le prix Entente Cordiale du British Council a été attribué au court métrage :
Friends Forever de Marçal Forès
Le prix d'une valeur de 1500 euros récompense le Meilleur Film de fin d'études issu de la compétition Femis/ NFTS
16:19 Ecrit par Sandra.M dans FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du film britannique de Dinard 2007, Josiane Balasko, Sarah Gavron, Hitchcock d'or, Hallam Foe, Ken Loach |
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06/10/2007
Festival du Film Britannique de Dinard en direct...ou presque
En raison de problèmes pour me connecter à internet, il vous faudra patienter quelque peu pour lire mes impressions de ce festival 2007... Je vous recommande d'ores et déjà le dernier film de Ken Loach: "it's a free world" ainsi que "Once" de John Carney, le radical "Far north" de Asif Kapadia (mes deux films de prédilection de cette compétition 2007) et "Brick Lane" de Sarah Gavron qui devraient figurer au palmarès. Retrouvez mon compte-rendu exhaustif dès demain soir! En m'excusant pour ce contre-temps...
Sandra.M
13:06 Ecrit par Sandra.M dans FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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03/10/2007
In the mood for news (3): semaine du 3 octobre
L’info festivals de la semaine
Le Festival du Film Britannique de Dinard débute demain J’y serai pour la neuvième année consécutive. Vous pourrez lire mes reportages en direct à partir de demain donc (si possible, sinon vous pourrez évidemment lire un compte-rendu exhaustif à mon retour). Je vous ai déjà dévoilé la programmation dans mes précédents articles. (cliquez ici pour y accéder)
Voici quelques conseils pratiques si vous désirez venir au festival:
- Les accréditations (professionnelles) et les pass (vendus au public à Dinard début juin) ne sont plus délivrés mais vous pouvez en revanche acheter des tickets à la séance pour 5 euros, dans les salles où les films sont projetés. Il vous faudra néanmoins arriver assez à l’avance aux projections. (Renseignements: cliquez ici)
- Pour le logement, vous trouverez tous les renseignements nécessaires (ici) : comptez plutôt sur la chance et un désistement car tous les hôtels de Dinard sont complets.
Le Festival du Film Britannique de Dinard ne ressemble à aucun autre festival : surtout pas à Cannes, ni même à Deauville. La convivialité et la cinéphilie y priment avant tout. Je vous le recommande.
-Pour tout savoir pour venir au festival: cliquez ici.
-Pour accéder à la grille de programmation, cliquez ici.
-Autres liens utiles:
-Site officiel du Festival du Film britannique 2007
-Le Web de la feuille du festival
-Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2006
-Mon compte-rendu du Festival 2005
-Site officiel de l'Office de Tourisme de Dinard
Le film de la semaine: Un Secret de Claude Miller
Vous pourrez lire ma critique ici dans la soirée. J’ai eu la chance de voir ce film en projection test en début d’année. Je me revois encore ressortir de la salle, ébranlée, bouleversée aussi, comme ayant reçu un vrai coup de poing cinématographique, historique, émotionnel aussi, peut-être davantage, il est vrai. Je retourne donc le voir cet après-midi pour vous en écrire une critique et vous parler du livre de Philippe Grimbert qui l’a inspiré aussi, une critique je l’espère plus cinématographique qu’émotionnelle : je ne promets rien. En tout cas, d’ores et déjà, je vous recommande ce film : à voir absolument !
Le rattrapage de la semaine : La face cachée de Bernard Campan
A priori le style, intimiste, sied mal à un ancien Inconnu. Mais après tout le cinéma est là pour bousculer les préjugés. Se souvenir de Se souvenir des belles choses : Bernard Campan y campait déjà un personnage à des années lumière de ceux qu’il a interprétés avec les Inconnus, avec beaucoup de justesse.
Après des années de vie commune, Isa et François ne se voient plus, ne se voient plus réellement. Emmuré dans ses questionnements et sa douleur existentielle, François ayant l'impression de voir sa vie se dérouler hors de lui ne voit plus ceux d'Isa, qu’elle aussi est en quête de sa réalité. C’est une quête et une enquête aussi : « La face cachée » est un thriller de l’intime, énigmatique, qui nous fait avancer par touches impressionnistes. Le film est divisé en 4 week end : les personnages ne sont pas socialement situés. Derrière la banalité des situations : l’universalité des fêlures. La forme est en harmonie avec le fond : de nombreux plans séquences, parfois pesants, à dessein, comme le long tunnel dans lequel sont les personnages, comme le long et inexorable tunnel de l’existence qui les étouffe, comme lorsqu’ils avancent dans cette forêt à la fois majestueuse et oppressante, comme la forêt de questions trop grandes pour eux, qui les dépassent. La face cachée, c’est cette part inconnue de l’autre, cette part insondable, cette part recouverte par la forêt. Karin Viard interprète avec beaucoup de nuance cette femme qui surjoue sa gaieté et sa légèreté, son bonheur d’être pour masquer le poids de son existence, sa douleur muette à laquelle François est sourd, lui dont la douleur est si bavarde. Le plan de la fin, de Karin Viard, cachée derrière Campan, dans l’ombre, puis se retrouvant face à lui, dans sa vraie lumière, enfin, pourrait résumer tout le film. La face cachée c’est ce masque que nous portons tous à un moment ou à un autre. C’est la part d’ombre d’un masque parfois lumineux. La face cachée c’est aussi la posture de l’adulte qui est resté un enfant, qui a toujours ses douleurs d’enfance, là, avec lui, tapies dans l’ombre. C’est la réalité qu’on ne veut pas voir en face (alors que son meilleur ami interprété par Anglade est lui, en plein dans la réalité, dans le concret de son mariage, François s'enfonce dans ses questionnements abstraits). La face cachée est elliptique comme l’existence qu’il ne parvient pas à saisir. La face cachée, c’est ce qu’on aimerait fuir mais le canoe kayak continuera à avancer, (ceux qui ont vu le film comprendront) quoiqu’il arrive. La face cachée ce sont aussi des moments de grâce insaisissables parce qu’on est déjà ailleurs ou dans l’après. Même la fugue de Bach qui rythme judicieusement n’aidera pas à cette fuite-là. La face cachée est un film empreint de la maladresse touchante de l’adolescence : sans compromis, parfois agaçant ou parfois naïf avec ses métaphores aériennes, maritimes ou ferroviaires redondantes sur l’existence mais tellement à fleur de peau qu’il nous touche et nous renvoie forcément à nos propres masques et questionnements. Un film grave, voire austère, dont on ressort en se disant que l’essentiel est là : se souvenir des belles choses, oui, mais surtout les saisir dans l’instant présent. Un film d’auteur : il fallait déjà oser. On attend la suite avec impatience…
Sandra.M
11:15 Ecrit par Sandra.M dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007), FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007, IN THE MOOD FOR NEWS (Festivals, Oscars etc) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, Festival du Film Britannique de Dinard, Bernard Campan, Karin Viard, Un secret, Claude Miller |
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25/09/2007
In the mood for news (2): semaine du 26 septembre 2007
L’info théâtre de la semaine
Il y a deux ans, je vous avais vivement recommandé la pièce de Florian Zeller intitulée « L’Autre » (pour lire ma critique de cette pièce, cliquez ici). Elle reprend à partir du 2 octobre au Studio des Champs Elysées dans le 8ème (Informations : 01 53 23 99 19 et www.comediedeschampselysees.com ).
Seul Aurélien Wiik qui y était d’ailleurs remarquable reste dans la distribution. Il est rejoint par Sara Forestier dont ce sera le premier rôle au théâtre et par Stanislas Merhar, la musique est composée par Christophe.
L’info festivals de la semaine

Marie-José Nat sera la présidente du Festival du Film Britannique de Dinard 2007.
Jocelyn Quivrin viendra compléter le jury
¨Programme complet du Festival du Film Britannique de Dinard 2007:
Compétition BRICK LANE de Sarah Gavron
Compétition FAR NORTH de Asif Kapadia
Compétition HALLAM FOE de David Mackenzie
Compétition JANE de Julian Jarrold
Compétition ONCE de John Carney
Compétition THE MIDNIGHT DRIVES de Mark Jenkin
Avant- Première AND WHEN DID YOU LAST SEE YOUR FATHER de Anand Tucker
Avant- Première ATONEMENT de Joe Wright
Avant- Première BUILD A SHIP, SAIL TO SADNESS de Laurin Federlein
Avant- Première GARAGE de Lenny Abrahamson
Avant- Première HOW ABOUT YOU de Anthony Byrne
Avant- Première I AM BOB de Donald Rice (court métrage)
Avant- Première I REALLY HATE MY JOB de Oliver Parker
Avant- Première IT'S A FREE WORLD… de Ken Loach
Avant- Première KINGS de Tom Collins
Avant- Première L'HEURE ZERO de Pascal Thomas
Avant- Première MON MEILLEUR ENNEMI de Kevin Macdonald
Avant- Première MRS RATCLIFFE'S REVOLUTION de Billie Eltringham
Avant- Première NEVER APOLOGIZE de Mike Kaplan
Avant- Première RUBY BLUE de Jan Dunn
Avant- Première THE ENGLISHMAN de Ian Sellar
Avant- Première THE MARK OF CAIN de Marc Munden
Avant- Première THIS IS ENGLAND de Shane Meadows
Avant- Première WAZ de Tom Shankland
Hommage A ROOM FOR ROMEO BRASS de Shane Meadows
Hommage DEAD MAN'S SHOES de Shane Meadows
Hommage ONCE UPON A TIME IN THE MIDLANDS de Shane Meadows
Hommage TWENTY FOUR SEVEN de Shane Meadows
Rétrospective Foot CARTON ROUGE de Barry Skolnick
Rétrospective Foot THE GAME OF THEIR LIVES de Daniel Gordon
Rétrospective Foot JIMMY GRIMBLE de John Hay
Rétrospective Foot THE VAN de Stephen Frears
Regards Croisés NAISSANCE DES PIEUVRES de Céline Sciamma
Femis vs NFTS CARCASSE de I. El Mouala El Iraki
Femis vs NFTS FBIZoo de Y. Angely/J. Vray
Femis vs NFTS SAUF LE SILENCE de Léa Fehrer
Femis vs NFTS THE END FOR BEGINNERS de David Lalé
Femis vs NFTS FOR THE LOVE OF GOD de Joe Tucker
Femis vs NFTS FRIENDS FOREVER de Marçal Forès
Sélection courts métrages Kodak BROKEN de Vicki Psarias
Sélection courts métrages Kodak ELA de Silvana Aguirre Zegarra
Sélection courts métrages Kodak EVOL de Chris Vincze
Sélection courts métrages Kodak EX MEMORIA de Josh Appignanesi
Sélection courts métrages Kodak NEUTRAL CORNER de Emily Greenwood
Sélection courts métrages Kodak OUT OF MILK de Nicola Morris
Sélection courts métrages Kodak VAGABOND SHOES de Jackie Oudney
Sélection courts métrages G. Higgins ATTACK de Timothy Smith
Sélection courts métrages G. Higgins BADGERED de Sharon Colman
Sélection courts métrages G. Higgins DADDY'S LITTLE HELPER de D. Wilson
Sélection courts métrages G. Higgins DOG FLAP de Jack Herbert
Sélection courts métrages G. Higgins DREAMS AND DESIRES de Joanna Quinn
Sélection courts métrages G. Higgins GOODBYE TO THE NORMALS de JF Smith
Sélection courts métrages G. Higgins THE HANDYMAN de Simon Rumley
Sélection courts métrages G. Higgins PHOBIAS de Bert & Bertie
Pour en savoir plus sur le Festival du Film Britannique de Dinard :
Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005
Mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2006
L’info politiquement correct de la semaine
« Gone baby gone », le premier film de Ben Affleck en tant que réalisateur dont je vous ai parlé lors de son avant-première deauvillaise ( cliquez ici pour lire l’article concernant l'avant-première deauvillaise du film) ne sortira pas en Grande-Bretagne en raison des similitudes avec l’affaire Maddie McCann (la petite fille du film, enlevée, s'appelle ...Madeleine)alors que le film a été écrit avant les faits.
L’info bloguesque de la semaine :
De nouvelles vidéos ont été mises en ligne cette semaine sur mon blog « In the mood for Deauville » (http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com ) consacré au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.
Le film de la semaine du 26 septembre recommandé par « In the mood for cinema » :
« 7H58 ce samedi-là » (Before the devil knows you’re dead) de Sidney Lumet. (Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei, Albert Finney… Durée : 1H55)
7H58 ce samedi-là a été projeté en avant-première, hors compétition au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, à l’occasion de l’hommage que le festival a rendu à Sidney Lumet. Olivier Marchal a d'abord rendu hommage à Sidney Lumet particulièrement ému de récompenser celui qui a suscité sa vocation de policier et de cinéaste, de même que celle du maire de Deauville (vocation non pas de policier ou de cinéaste, hein, mais d'homme d'Etat).
Il y a des jours comme ça où, en une fraction de seconde, tout peut basculer dans la tragédie, comme à 7H58 ce samedi-là, dans la vie des Hanson. Ce samedi matin-là, tout semble pourtant normal dans la banlieue de New York où ils vivent (le père passe un test de conduite, sa femme ouvre la bijouterie familiale) si ce n’est que leur fils aîné, Andy, s’inquiète pour son contrôle fiscal du lundi suivant et si ce n’est que Hank, le cadet, est enfermé dans des problèmes d’argent apparemment inextricables. Et après 7H58, quand les deux frères ont la judicieuse idée de braquer la bijouterie de leurs parents, plus rien ne sera jamais pareil.
Ce film est à l’image du personnage d’Andy : d’abord profondément antipathique, nous prenons peu à peu fait et cause pour lui. Il est aussi à l’image des vies des deux frères par qui le drame arrive : des vies fragmentées, désorientées. Voilà d’ailleurs les deux qualités du film : sa structure narrative brillante (ou sa démonstration stylistique appuyée, c’est selon) et la force de ses personnages. En résulte une véritable leçon de cinéma...
Ce film vous prend à la gorge au fur et à mesure que l’étau se resserre autour des deux frères, il vous captive, vous capture même, et vous enserre dans son cycle infernal: impossible de s’échapper, nous sommes pourtant aussi libres de sortir de la salle que les deux frères l’étaient face à leur destin, avant 7H58 donc. Au lieu d’adopter une construction linéaire, Sidney Lumet met en scène une pluralité de points de vue, un montage habilement déstructuré et une succession de flash-backs qui accentuent la tension dramatique, et le sentiment d’urgence et de drame insoluble. La caméra de Sidney Lumet va ainsi ausculter les causes (finalement plus profondes et surtout beaucoup moins matérielles qu’il n’y parait de prime abord) et les conséquences du drame, va nous plonger dans les âmes et vies sombres des protagonistes, va nous conduire à voir en un homme cupide et impitoyable un ancien enfant blessé. Par une habile construction scénaristique, notre antipathie initiale pour le personnage de Andy évolue peu à peu, la « réalité » apparaît moins manichéenne : Hank ( Ethan Hawk, méconnaissable) apparait de moins en moins victime (du destin ?) au fur et à mesure que son frère Andy (Philip Seymour Hoffman, bluffant, à nouveau)l’est de plus en plus à nos yeux devenus plus indulgents à son égard. Un film qui a la couleur d’une blessure à vif, celle de la trahison et celle de l’enfance, les plus douloureuses et profondes, et le rythme d’une course contre la mort, contre le diable. Le titre anglais « Before the devil knows you’re dead » est tiré du proverbe irlandais : « May you be in heaven half an hour before the devil knows you’re dead » qui signifie « Puisses-tu atteindre le paradis une demi-heure avant que le diable n’apprenne ta mort ». Une course que nous savons perdue d’avance, non moins prenante. Entre thriller et tragédie familiale, après le très moyen « Jugez-moi coupable » Sidney Lumet, malgré ses 84 ans, d’après le premier scénario de Kelly Masterson, signe un thriller dramatique qui prouve la jeunesse et la vitalité de son regard. Nommé 4 fois à l’Oscar du meilleur réalisateur pour Douze hommes en colère, Un Après-midi de chien, Network main basse sur la télévision et Verdict, il ne serait pas étonnant qu’il figure de nouveau parmi les nominés avec ce film particulièrement maîtrisé.
Sandra.M
22:35 Ecrit par Sandra.M dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007), FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007, IN THE MOOD FOR NEWS (Festivals, Oscars etc) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du cinéma américain, Deauville, Sidney Lumet |
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18/09/2007
In the mood for news (1)
Aujourd’hui, j’inaugure une nouvelle rubrique intitulée « in the mood for news ». Chaque mardi, je vous présenterai ainsi mon journal cinématographique avec l’actualité cinématographique de la semaine, le film de la semaine à venir recommandé par "In the mood for cinema" et l’actualité festivalière. Je vous invite aussi à réagir à cette actualité dans les commentaires.
Le film de la semaine recommandé par « In the mood for cinema » :

-Autre(s) film (s) sortant cette semaine vu (s) par « In the mood for cinema » :
-Death at a funeral (Joyeuses funérailles) de Frank Oz avec Matthew Macfadyen, Rupert Graves, Keely Hawes, Jane Asher, Daisy Donovan, Alan Tudyk, Kris Marshall, Peter Dinklage, Ewan Bremmer, Andy Nyman, Peter Egan, Peter Vaughan
Pitch: Les membres d'une famille anglaise désunie se retrouvent lors de la veillée funèbre du patriarche qui vient de mourir. Lorsqu'un inconnu arrive sur les lieux et menace de faire une révélation sur la vie intime du décédé, les deux fils vont vraiment tout faire pour cacher ce secret dérangeant aux invités.
Présenté en avant-première au 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville où il a suscité l'hilarité générale (précisons qu'il y avait peu de comédies au programme pour justifier ce peu d'exigence du public deauvillais). L'oxymore du titre annonçait un film réjouissant, antipolitiquement correct, impression réhaussée par le savoureux générique (c'est en général mauvais quand on est réduit à évoquer seulement un générique de film:-)). Il l'est la moitié du film : jusque-là, le ton est corrosif et les personnages savamment déjantés. Malheureusement ces joyeuses funérailles s'essoufflent progressivement pour finalement s'éteindre dans la deuxième partie, et tombent dans la vulgarité facile et les gags archi prévisibles. Un film qui ne tient pas les promesses de son titre impertinent et de son début, et donc... allez voir "Le mariage de Tuya"!
-L’info Oscars de la semaine :
« Persépolis », le film d’animation de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, prix du jury du Festival de Cannes 2007, a été retenu par le CNC pour représenter la France aux Oscars. C’est le 22 janvier que l’Académie des Oscars dévoilera les nominations dont les 5 films qui concourront pour l’Oscar du meilleur film étranger. « Persépolis » succédera-t-il à « Indochine » dernier film français à avoir obtenu l’Oscar du meilleur film étranger, en 1993 ? A suivre…
-L’info box office de la semaine :
En 5 jours, le jubilatoire « La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass dont la projection deauvillaise avait été ponctuée d’applaudissements effrénés, le troisième volet des mésaventures de Jason Bourne a totalisé 480 471 entrées sur 509 salles en 5 jours.
-L’info festivalière de la semaine
Le Festival du Film Britannique de Dinard dévoile aussi peu à peu son programme et son jury.
Le jury sera présidé par Josiane Balasko et composé (pour l’instant) de : Cécile Cassel, Sylvie Testud, Laurent Gerra, Linh Dan Pham, Claire Nebou, Robin Renucci, Imelda Staunton, Michael Grigsby… Un(e) juré( e) sélectionné ( e) par la rédaction Ouest-France de Saint-Malo (comme je le fus en 1999) sur lettre de motivation viendra compléter le jury.
Programme provisoire du Festival du Film Britannique (en cliquant sur le nom du film vous accéderez aux fiches du site internet officiel du Festival du Film Britannique de Dinard )
Films en compétition
Jane (Becoming Jane)
de Julian Jarrold
Avec Anne Hathaway, James McAvoy, Julie Walters, James Cromwell, Maggie Smith
Rendez-vous à Brick Lane (Brick Lane)
de Sarah Gavron
Avec Tannishtha Chatterjee, Satish Kaushik, Christopher Simpson, Harvey Virdi
Far North
de Asif Kapadia
Avec Michelle Yeoh, Sean Bean, Michelle Krusiec, Sophie Wu, Bjarne Østerud
Hallam Foe
de David Mackenzie
Avec Jamie Bell, Sophia Myles, Ciaran Hinds, Jamie Sives, Ewen Bremner, Claire Forlani
Once
de John Carney
Avec Glen Hansard, Markéta Irglovà…
The Midnight Drives
de Mark Jenkin
Avec Colin Holt, Sam Mills, Megan Robertson, Alex Reid, Mary Woodvine, John Woodvine, Mark Pearce
Avant-premières
How About You
de Anthony Byrne
Avec Vanessa Redgrave, Imelda Staunton, Brenda Fricker, Hayley Atwell, Joss Ackland
I Really Hate My Job
de Oliver Parker
Avec Neve Campbell, Shirley Henderson, Danny Huston, Alexandra Maria Lara, Anna Maxwell Martin, Oana Pellea
It’s a Free World
de Ken Loach
Avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zureck…
L’Heure zéro
de Pascal Thomas
Avec Laura Smet, Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud, François Morel, Danielle Darrieux, Alessandra Martines
Mark Of Cain
de Marc Munden
Avec Matthew McNulty, Gerard Kearns, Shaun Dooley, Leo Gregory
Mon meilleur ennemi (My enemy’s enemy)
de Kevin Macdonald
Ne jamais s’excuser (Never Apologize)
de Mike Kaplan
Avec Malcolm McDowell
Ruby Blue
de Jan Dunn
Avec Bob Hoskins, Josiane Balasko, Jody Latham, Josef Altin…
This is England
de Shane Meadows
Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley, Andrew Shim, Vicky McClure, Joseph Gilgun…
Garage de Lenny Abrahamson
Avec Conor Ryan, Patt Shortt, Ann-Marie Duff
Le site internet du Festival du Film Britannique de Dinard avec cette année la feuille du festival, version web.
Sandra.M
22:32 Ecrit par Sandra.M dans FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007, IN THE MOOD FOR NEWS (Festivals, Oscars etc) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du film britannique de Dinard, Mariage de Tuya, Paul Greengrass |
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12/09/2007
Du Festival du Cinéma Américain de Deauville au Festival du Film Britannique de Dinard...
Le 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville a dévoilé son palmarès dimanche dernier et je reviens doucement à la réalité et à l'écriture de ce blog.
Si vous voulez replonger dans ces 10 journées deauvillaises, découvrir mes vidéos, photographies et critiques inédites, je vous invite à consulter mon blog entièrement consacré à ce festival,"In the mood for deauville":
http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com
Je vous invite également à voir le trépidant et palpitant "La vengeance dans la peau" de Paul Greengrass présenté en avant-première lors de ce festival et sorti ce mercredi 12 septembre, et dans une bien moindre mesure, simplement pour le contre-emploi de Michael Douglas, auquel le festival rendait d'ailleurs hommage, "The king of California" de Michael Cahill, également sorti ce 12 septembre (cliquez ici pour en savoir plus).
Je vous recommande également d'ores et déjà "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominik (cliquez ici pour lire ma critique et visionner mes vidéos de la présentation du film à Deauville), le grand film de cette 33ème édition du Festival du Cinéma Américain qui sortira le 10 octobre.
Je vous recommande enfin "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi couronnée du prix Michel d'Ornano du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007, sorti le 5 septembre dernier en France. (Cliquez ici pour lire ma critique)
Très bientôt retrouvez toute l'actualité cinématographique sur "In the mood for cinema", et notamment toutes les informations concernant le Festival du Film Britannique de Dinard 2007 qui aura lieu du 4 au 7 septembre prochain.
En attendant, rendez-vous sur "In the mood for Deauville". dont voici un aperç en images...:
Sandra.M (Toutes les photos ont été prises pendant le Festival et sont la propriété de ce blog pour toute utilisation, merci de me contacter au préalable à festival.cinema@laposte.net )
18:40 Ecrit par Sandra.M dans FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2007, FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du cinéma américain de Deauville, festival du film britannique de Dinard, Michael Douglas, Marc Fitoussi, Brad Pitt, Casey Affleck |
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