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cinéma - Page 5

  • Critique - LES FRERES SISTERS de Jacques Audiard (prix du 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville)

    Le film le plus attendu, l’évènement de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018, était indéniablement Les Frères Sisters de Jacques Audiard.

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    Jacques Audiard, Joaquin Phoenix, John C.Reilly, Alexandre Desplat et Thomas Bidegain ont en effet reçu pour ce film le Prix du 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, un prix décerné à ce film « pour les qualités de sa mise en scène, pour la force de l’interprétation de quatre acteurs majeurs du cinéma américain contemporain - John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, et Riz Ahmed - pour saluer les producteurs, grâce à qui un projet si noble a pu naître. Pour, enfin, célébrer une œuvre qui porte l’espoir d’un monde meilleur, d’une résipiscence possible. Pour toutes ces raisons, il nous a paru naturel qu’un tel travail soit récompensé d’une manière inhabituelle, originale et exceptionnelle » a déclaré Bruno Barde, le Directeur du Festival. Les Frères Sisters est le premier film tourné intégralement en langue anglaise (et avec des acteurs majoritairement américains) de Jacques Audiard. Ce sont John C. Reilly et Alison Dickey ( productrice et épouse du comédien) qui ont demandé au réalisateur de lire le roman de Patrick deWitt dont ils détenaient les droits.

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    Synopsis : Les Sisters, ce sont Charlie et Elie. Deux frères qui évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet ( Joaquin Phoenix), est né pour ça. Elie (John C.Reilly), lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

    Après sa palme d'or à Cannes en 2015 pour Dheepan, le cinéaste français n’a pourtant pas «choisi » la Croisette pour présenter son nouveau film. Lui qui a déjà exploré différents genres avec talent s’attaque cette fois à un style de film auquel il ne s’était pas encore attelé: le western. Un western qui, fort probablement, aurait figuré au palmarès cannois s’il avait été en lice. Lors de la conférence de presse du film dans le cadre du festival, Jacques Audiard a expliqué qu’il n’avait pas forcément le fantasme du western mais qu’il avait surtout envie de travailler avec des acteurs américains car « ils ont constitué un savoir du jeu cinématographique et ils ont une très grande conscience d'eux-mêmes quand ils jouent » a-t-il précisé. Ce film l’a également intéressé en raison de son « thème de la fraternité » et « l’héritage de la sauvagerie » qu’il dépeint.

    Les ingrédients du western sont pourtant là, en apparence du moins : les grandes étendues, les chevauchées fantastiques, le Far West, les personnages aux physiques patibulaires, la violence fulgurante, la menace latente. Et pourtant Les frères Sisters, à l’image de ce titre, est un film constitué de contrastes et de dualités qui détournent les codes du western. « La nuit du chasseur a été une vraie référence pour ce film» a ainsi expliqué Thomas Bidegain lors de la conférence de presse. Alors, en effet, certes il y a ici les grandes étendues et le Far West mais le film a été tourné en Espagne et en Roumanie et l’atmosphère ne ressemble ainsi à celle d’aucun autre western. Certes, il y a là les personnages aux physiques patibulaires mais ici pas de héros qui chevauchent fièrement leurs montures mais des méchants qui vont évoluer après ce parcours initiatique parsemé de violence. Alors, certes la violence justement est là, parfois suffocante, mais elle laissera finalement place à une douceur et une paix inattendues.

    Les premières images nous éblouissent d’emblée par leur beauté macabre: des coups de feu et des flammes qui luisent dans la nuit. Des granges brûlées. Des innocents et criminels tués froidement et impitoyablement. L’œuvre de deux tueurs à gages. Les frères Sisters.

    Loin des héros ou antihéros mutiques des westerns, les deux frères Sisters (les si bien et malicieusement nommés) débattent de leurs rêves et de leurs états d’âme, comme deux grands enfants. «Ce sang, c'est grâce à lui qu'on est bons dans ce qu'on fait » selon l’un des deux frères. Ce sang, c’est celui de leur père, violent et alcoolique. Leur vie n’a jamais été constituée que de violence. Ce duo improbable est constitué d’un tireur fou, le cadet, et de l’aîné, plus sage, plus raisonnable, plus émotif et même sentimental, ce qui donne parfois lieu à des scènes humoristiques tant le contraste est saisissant entre les tueurs sanglants qu’ils sont aussi et l’émotion qui étreint parfois le cadet, qui par exemple pleure lorsqu'il perd son cheval.

    A ce duo improbable s’oppose un autre duo (que je vous laisse découvrir car il fait prendre une autre tournure à l’histoire qui ne cesse d’ailleurs de nous emmener là où on ne l’attend pas, là où le western ne nous a pas habitués à aller) notamment constitué d’ un prospecteur qui détient une mystérieuse formule chimique qui permet de trouver de l’or. Incarné par Riz Ahmed, cet homme rêve d’utopies socialistes, une société de justice dans lequel l’homme serait libre, vraiment libre. Audiard détourne aussi les codes du western en ce que son film présente plusieurs degrés de lecture. La violence héritée de leur père que manifestent les deux frères, c’est aussi celle de cette Amérique héritée des pères fondateurs. Pour trouver de l’or et donc s’enrichir, les compères vont polluer la rivière sans souci des conséquences sur l’environnement et sur leur propre vie. Des drames vont pourtant découler de cet acte métaphorique d’un capitalisme carnassier et impitoyable.

    Mais les frères Sisters est aussi un conte à la fois cruel et doux. Lr dénouement est ainsi aussi paisible que le début du film était brutal. Comme la plupart des films de cette sélection, il s’achève sur une note d’espoir. L’espoir d’une Amérique qui ouvre enfin les yeux, se montre apaisée et fraternelle. Si les frères Sisters, ces tueurs à gages sans états d’âme ont changé, qui ne le pourrait pas ? Tout est possible…Ajoutez à cela la photographie sublime de Benoît Debie, la musique d’Alexandre Desplat et vous obtiendrez un western à la fois sombre et flamboyant. Et d’une originalité incontestable.

     

  • Critique de THUNDER ROAD de Jim Cummings (Grand prix du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018)

    Critique extraite de mon compte rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018, à lire ici.

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    C’est à ce film atypique que le jury a choisi de décerner le grand prix, « un film insolite et si inventif, écrit, joué, produit et réalisé par un jeune homme à part », « quelle joie et quelle émotion d’assister à la naissance d’un artiste, à l’arrivée d’une comète qui suscite le rire et les pleurs avec une singularité qui nous bluffe, un film qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre » a ainsi souligné la présidente du jury, Sandrine Kiberlain.

    thunder road

    Synopsis : L'histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d'élever sa fille. Le portrait tragi-comique d'une figure d'une Amérique vacillante.

    Thunder road est un film très différent des autres longs métrages de la compétition de ce 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Très différent en apparence seulement. Comme les autres, il dépeint en effet un personnage englué dans une quotidienneté étouffante. Comme les autres, il appelle à une nécessaire évasion. La comparaison s’arrête là car en effet, Jim Cummings est « une comète » qui a débarqué sur la planète cinéma et risque de ne pas en partir de sitôt tant son talent (de cinéaste, d’auteur et d’acteur) crève l’écran. Tout commence par un sidérant plan-séquence de plus de dix minutes qui était au départ le sujet d’un court-métrage de Jim Cummings qui lui valut une récompense à Sundance en 2016. La caméra passe fugacement sur l’assemblée d’un enterrement avant de s’attarder sur le fils de la défunte vêtu de son uniforme de policier. Il commence alors un long monologue tandis qu’un lent travelling avant nous rapproche doucement comme pour mieux débusquer les fêlures de plus en plus apparentes au fur et à mesure que le discours fantasque se déroule. Et comme tout le reste du film, autant dans son montage que dans les réactions de son personnage, Thunder road nous embarque toujours là où on ne l’attend pas. Ainsi, nous n’entendrons jamais la chanson de Bruce Springsteen qui donne son nom au film (le radio cassette enfantin qui aurait dû le diffuser pendant l’enterrement ne démarrera jamais). Ce discours d’ouverture totalement décalé, entre digressions, larmes, et pas de danse totalement improbables, nous place d’emblée en empathie avec le personnage principal, totalement démuni face à ce deuil. Tenter de danser devant un cercueil, quelle belle et déchirante métaphore de l'existence, non ? Le personnage en question sera d’ailleurs de tous les plans. Et les réactions à ses fantaisies burlesques sont toujours ou presque hors champ. Il semble tenter en vain et seul contre tous de sortir de ce cadre (de cinéma et de vie) qui l’étouffe, ne lui laisse pas de répit, comme une distorsion de la réalité. Sa vie est en effet devenue un cauchemar. Dans ce cauchemar qui l’emprisonne, la folie n’est pas bien loin, qui guette. Son univers s’est écroulé avec la mort de sa mère et il ne sait plus comment gérer ses émotions dévastatrices que son éducation lui a probablement appris à masquer et qui le submergent. « On fait tous son deuil différemment on est tous uniques, il n'y a pas de bonne façon ou de mauvaise façon», entend-on dans la première partie du film qui est aussi la démonstration de cette impossibilité de faire face quand on est confronté à l’impensable. Thunder road, la chanson de Springsteen invite à découvrir le monde et à quitter la petite ville dont il est question comme un écho à ce « tu veux qu’on s’évade ? » de Jimmy Arnaud à sa fille. Certains spectateurs ou commentateurs y ont vu une farce tragi-comique. J’y ai surtout vu le bouleversant (et certes fantasque) portrait d’un homme désorienté et, au-delà, d’une Amérique déboussolée de laquelle une évasion semble possible, ou en tout cas un lendemain plus joyeux comme nous le dit cette ultime scène et ce regard final dans lequel passe une multitude d’émotions, nous étreignant nous aussi d’émotions. En plus de toutes les casquettes évoquées par Sandrine Kiberlain, Jim Cummings est aussi le musicien de son film…le tout pour un budget de 180000 euros. N’attendez pas pour découvrir ce film singulier (encore à l’affiche). Je vous le garantis, vous serez à votre tour charmé par ce personnage aussi excessif que fragile, dérouté que déroutant, interprété par un artiste plein d’énergie et de fantaisie dont, sans aucun doute, ce film signe la prometteuse éclosion.

     

  • Nouvelles couvertures de mes livres publiés par Les Editions du 38

    nouvelle couverture l'âmor dans l'âme de Sandra Mézière - Editions du 38.jpg

     

    Je suis heureuse de vous présenter la maquette de la nouvelle couverture de mon roman "L'amor dans l'âme", l'occasion pour moi de vous raconter pourquoi ce roman est si important pour moi.

    En effet, à l'occasion de la transformation de sa collection page 38 qui devient "38 Lignes blanches", mon éditeur Les Éditions du 38 vient de dévoiler cette nouvelle couverture, une collection ainsi définie sur la page Facebook de ma maison d'édition.

    "Des lignes blanches, pour une littérature éponyme qui donne à lire des écritures exigeantes, des textes forts, des mots d’aujourd’hui, portés par des auteurs qui créent, racontent, partagent. Des romans, des recueils de nouvelles, de la littérature contemporaine qui se décline en lignes poétiques, romanesques, philosophiques, des lignes qui bousculent parfois, qui enchantent toujours."

    Si, surtout, j'espère que cette couverture donnera envie de découvrir ce roman à ceux qui ne l'ont pas encore lu et s'il est important pour moi que vous découvriez ce roman, c'est parce que :

    -c'est une déclaration d'amour fou au cinéma,

    -c'est une déclaration d'amour fou tout court,

    -c'est un premier roman avec tout ce que cela comporte de personnel, d'inconscience, de sincérité, d'excès, de déraison,

    -c'est ma vérité légèrement mensongère,

    -c'est un cri de colère contre l'indifférence et contre cette société qui zappe tout si facilement,

    -c'est le livre que j'aimerais donner à lire (d'un geste dédaigneux comme un dernier bon mot dans un silence fracassant, le dernier mot même, bon, ça, c'est dans la fiction:)) à tous ceux qui se méprennent sur ce sourire, revendiqué, mais aussi aux cyniques, aux sinistres et aux revanchards, ou encore aux téméraires qui invectivent dissimulés derrière leurs écrans, et à ceux si prompts à juger si facilement, parce que l'essentiel est là et nulle part ailleurs, et le reste qu'apparences, bref à tous ceux qui, enfermés dans leurs confortables préjugés, forcément, ne le liront pas,

    -c'est une si belle aventure qui m'a permis de rencontrer de magnifiques âmes blessées et de nouer de formidables échanges et amitiés,

    -c'est un labyrinthe qui vous embarquera peut-être plus loin que vous ne le pensiez, entre intrigue policière, histoire d'amour et plongée dans un festival de cinéma et dans la passion, dévorante, du cinéma,

    -c'est un livre dicté par l'envie d'écrire sur le deuil, écrit la mort dans l'âme,

    -c'est un voyage au cœur du plus grand festival de cinéma au monde auquel j'assiste depuis 18 ans qui vous embarquera ailleurs, là-bas et dans les méandres de tragiques et romanesques destinées,

    -c'est un hommage à mon héros,  aux silencieux si courageux qui comme lui luttent contre ce que que certains préfèrent nommer longue maladie (ce qui m'horripile) plutôt que par son nom de cancer mais aussi à cette autre armée des ombres qui, aussi silencieuse, combat cette invincible tristesse liée à l'intolérable absence,

    -parce que, enfin, c'est un premier roman, écrit avec passion, avec colère, avec ferveur, une fiction certes mais écrite avec une folle sincérité, le premier roman, celui peut-être dans lequel on met le plus de soi, celui en tout cas dans lequel j'ai mis tant de moi...

    Merci à mon éditrice Anita Berchenko pour sa confiance et sa bienveillance, si précieuses, et pour un beau jour de m'avoir permis de réaliser et poursuivre ce rêve d'enfance de devenir romancière en étant publiée, et à sa graphiste de grand talent pour cette magnifique nouvelle couverture.

    Et pour le résumé de "L'amor dans l'âme", c'est ici sur le site officiel de mon éditeur sur lequel vous pouvez commander le roman (en papier ou numérique) mais aussi dans n'importe quelle librairie, ou encore sur Fnac, Amazon etc.

    Enfin, vous trouverez des avis sur le roman "L'amor dans l'âme", notamment sur Amazon (ici ) et Fnac (là) des avis qui, je l'espère, achèveront de vous convaincre de me lire. Vos avis y sont aussi les bienvenus.

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    La couverture des "Illusions parallèles", mon recueil de 16 nouvelles sur les festivals de cinéma, a également été magnifiquement recréée, à découvrir ici.

    Retrouvez également les photos de ma dernière rencontre dédicace, à la librairie "Jusqu'aux lueurs de l'aube" de Deauville, dans mon compte rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018, ici.

    Retrouvez enfin tous les articles sur mon actualité de romancière, là.

  • Dinard Film Festival 2018 - 29ème édition - 26 au 30 septembre 2018 : le programme

     

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    Flashback. 1999. Un concours dans un journal local (il fallait écrire une lettre sur sa passion pour le cinéma britannique) me conduisait à être membre du jury du Festival du Film Britannique de Dinard pour sa mémorable 10ème édition dont le jury était alors présidé par l'incroyable et formidable Jane Birkin.  A l'époque, j'étais estomaquée par Following, le premier film d'un jeune cinéaste, un certain Christopher Nolan, qui avait obtenu le Hitchcock d'argent. (Ne le répétez pas, j'avais fortement argumenté, en vain, pour qu'il obtienne le Hitchcock d'or).

     

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    Alors étudiante en droit, impressionnée et fébrile, je participais pour la deuxième fois à un jury de festival de cinéma (la première fois avait eu lieu l'année d'avant au feu Festival du Film de Paris dans le jury jeunes, cette année-là le festival était présidé par un certain Sean Penn). J'assistais déjà au Festival du Cinéma Américain de Deauville depuis 4 ans. Et la passion des festivals de cinéma s'était déjà fortement immiscée dans mon âme de jeune cinéphile. Depuis, il y a eu tant et tant de festivals, d'illusions, parfois perdues, de bonheurs et de drames, et surtout de moments indélébiles grâce au cinéma, passion salutaire et insubmersible. Depuis, je suis maintes et maintes fois retournée au Festival du Film Britannique. Depuis, j'ai eu le bonheur de réaliser mon rêve d'enfance de devenir romancière et que soit ainsi publié mon recueil de 16 nouvelles sur le cinéma Les illusions parallèles (Editions du 38) que j'avais eu le plaisir de dédicacer il y a deux ans, pendant le festival, dans la belle librairie Nouvelles impressions de Thierry de La Fournière (cofondateur du festival), un recueil qui  comprend même une nouvelle qui se déroule dans le cadre du festival.

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    Depuis, j'ai écrit mon modeste témoignage sur cette fameuse dixième édition dans le livre anniversaire du festival.

     

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    Depuis, rien n'a changé ou presque. L'affiche du festival, à l'image de sa programmation, est toujours joyeusement décalée et "so british" même si la compétition est aussi avant tout une fenêtre ouverte sur la Grande-Bretagne d'aujourd'hui. Hussam Hindi dirige et présente toujours le festival et les séances avec une passion communicative. La côte d'Emeraude, battue par les vagues et par le vent qui lui procurent cette allure si majestueuse, nous éblouit toujours de ses reflets sublimes et lunatiques. Les demeures classées, imperturbables et condescendantes, dominent toujours la ville, splendides et inquiétantes, paraissant avoir été inventées par un Hitchcock plus inventif et facétieux que jamais, Hitchcock dont l'ombre plane, tendrement menaçante, sur Dinard.

    Depuis, certes, le Festival du Film Britannique est devenu British Film Festival.

    C'est avec plaisir que je retrouverai à nouveau ce festival demain et que je vous ferai vivre mes pérégrinations festivalières et cinématographiques au jour le jour.


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      En attendant :

    - vous pouvez retrouver le compte rendu de chacune des dernières éditions auxquelles j'ai assisté, en voici quelques-uns parmi de nombreux autres : 

    Cliquez ici pour lire mon compte rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2016

    Cliquez ici pour lire mon compte rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2015

    Cliquez ici pour lire mon compte rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2009

    CONCOURS

    - je vous propose aussi au passage un concours exceptionnel vous permettant de remportant un séjour de rêve pour 2 au Novotel Thalassa de Dinard, ici


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    PROGRAMME

     

    Au programme cette année, un jury de longs métrages présidé par Monica Bellucci et composé de Emmanuelle Bercot, Alex Lutz, Kate Dickie, Thierry Lacaze, Sabrina Ouazani, Rupert Grint, Ian Hart. Comme chaque année, le festival propose aussi une compétition de courts-métrages dont le jury sera présidé par Barnaby Southcombe accompagné de Cédric Delelee, Louise Grinberg, Karim Leklou.

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    Chaque année, "des figures, qui sont l’essence même du cinéma britannique, sont mises en avant". Pour cette 29ème édition, le Dinard Film Festival met l’acteur Ian Hart à l’honneur. Cette année, le festival rendra ainsi hommage à Ian Hart.

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    L'invité d'honneur sera l'inénarrable et talentueux producteur Dominique Besnehard.

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    Au programme, comme toujours, la compétition de longs-métrages qui promet de belles découvertes cinématographiques :

    Funny Cow de Adrian Shergold 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’42 »‘ Avec Maxine Peake, Paddy Considine, Stephen Graham …

    Funny cow est humoriste. Puisant dans son passé difficile pour écrire ses spectacles, elle utilise les scènes des clubs ouvriers du nord de l’Angleterre comme tremplin vers la gloire.

     The Happy Prince de Rupert Everett 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’45 »‘ Avec Rupert Everett, Colin Morgan, Edwin Thomas, Colin Firth, Emily Watson, Béatrice Dalle …

     À la fin du XIXe siècle, le dandy Oscar Wilde, intelligent, plein d’humour et scandaleux brille au sein de la société londonienne. Son homosexualité est toutefois trop affichée pour son époque et il est envoyé en prison. Ruiné et malade lorsqu’il en sort, il part s’exiler à Paris. Après avoir tenté tant bien que mal de se réconcilier avec sa femme, il reprend sa désastreuse relation avec le jeune Lord Douglas. Tout ce qui lui reste ce sont ses histoires, dont il se sert pour conquérir l’affection de deux garçons des rues. Soutenu par ses fidèles amis qui essaient de le protéger contre ses propres excès, il conservera son charme et son humour jusqu’à la fin : « Soit c’est le papier peint qui disparaît, soit c’est moi… »

    Winterlong, de David Jackson

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’30 »
    Avec Francis Magee, Harper Jackson, Carole Weyers, Doon Mackichan ..

     Quand son ex vient déposer Julien, son fils adolescent, devant la porte de sa caravane, Francis, un braconnier solitaire (mais charmant), doit changer son mode de vie, prendre de nouvelles responsabilités et s’ouvrir au monde extérieur. Alors qu’une relation commence à naître entre le père et le fils, un incident attire sur eux l’attention de la police…

     Jellyfish, de James Gardner 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’57 » Avec Liv Hill, Sinead Matthews, Cyril Nri …

     La vie n’est pas facile tous les jours pour Sarah Taylor – en plus de s’occuper de ses petits frère et sœur et de leur mère dépressive, elle se fait chahuter à l’école et exploiter par son patron. Quand un professeur de théâtre lui permet de canaliser ses frustrations et son énergie dans un spectacle comique, Sarah se découvre un talent caché.

    Old Boys, de Toby MacDonald 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’36 » Avec Alex Lawther, Pauline Etienne, Jonah Hauer-King, Denis Menochet..

    Amberson, un élève brillant mais maladroit aide son camarade Winchester – beau mais pas très futé – à séduire la fougueuse Agnès, la fille de leur professeur de français.

     Pin Cushion, de Deborah Haywood

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’29 » Avec Lily Newmark, Joanna Scanlan …

     Mère et fille, Lyn et Iona emménagent dans une nouvelle ville. Déterminée à s’intégrer, Iona devient amie avec Keely, Stacey et Chelsea. Lyn, qui était jusqu’alors la « meilleure amie » de sa fille, se sent délaissée. Chacune de leur côté, elles s’inventent un monde fait de fantasmes et de mensonges.

     Comme toujours également au programme de prestigieuses avant-premières.

    Outfall, de Suzi Ewing 

    Avec

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avec Kelly Reilly, Luke Evans…

    Après une méticuleuse préparation, Lewis enlève Cathy en pleine rue et l’enferme dans une pièce insonorisée. Sa motivation ? Que Cathy confesse un sombre secret… Mais Cathy n’a aucune intention de se laisser intimider et d’abandonner aussi facilement. Elle va se révéler être une adversaire redoutable pour Lewis.

    Le Rat Scélérat, de Jeroen Jaspaert 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    42’47 »‘

    Avec Rob Brydon, Frances de la Tour, Tom Hollander

    Séance Jeune Public

    Prenez garde au Rat scélérat, le bandit le plus gourmand des alentours! Sur sa fidèle monture, il vole tout ce qui se mange même si ce n’est pas à son goût jusqu’au jour où il croise plus rusé que lui…

    Un conte de cape et d’épée, de bandit et de biscuits… par le réalisateur de « Monsieur Bout-de-Bois » et les producteurs de « Un conte peut en cacher un autre ».

     The Bookshop, de Isabel Coixet

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1’59 »

    Avec Emily Mortimer, Bill Nighy, Patricia Clarkson …

    En 1959 à Hardborough une bourgade du nord de l’Angleterre, Florence Green, décide de racheter The Old House, une bâtisse désaffectée pour y ouvrir sa librairie. Lorsque la libraire se met à vendre le sulfureux roman de Nabokov, Lolita, la communauté sort soudain de sa torpeur et manifeste une férocité insoupçonnée.

    Breathe, de Andy Serkis 

    1’57 »

    Avec Andrew Garfield, Claire Foy …

    L’histoire vraie de Robin Cavendish, un homme brillant et aventureux dont la vie prend une tournure tragique lorsqu’il se retrouve paralysé par la polio.

    The Bromley Boys, by Steve Kelly

    1’46 »

    With Brenock O’Connor, Martine McCutcheon, Alan Davies, Jamie Foreman, Adam Deacon …

    In 1969, with England preparing for the defence of their World Cup crown and George Best delighting crowds with his virtuoso skills at Old Trafford, 15-year-old David Roberts fell in love…head over heels in love… with his local non-league club Bromley FC.

    Crooked House, de Giles Paquet-Brenner 

    1’55 »

    Avec Max Irons, Stefanie Martini, Glenn Close, Gillian Anderson, Terence Stamp …

     

    Dans l’histoire la plus sombre d’Agatha Christie, le détective privé Charles Hayward enquête sur un crime sordide perpétré dans une maison où chaque invité est suspect, y compris Sophia, sa cliente et ancienne flamme.

    Dead in a Week (Or Your Money Back), de Tom Edmunds 

    1’30 »

    Avec Aenurin Barnard, Tom Wilkinson, Freya Mavor …

    Après plusieurs tentatives de suicide, le jeune William engage Leslie, un tueur à gages en fin de carrière pour qu’il fasse un boulot propre et net. Mais alors que le contrat est signé et que sa mort est garantie dans la semaine, il découvre finalement une raison de vivre.

    The Drummer and The Keeper, de N. Kelly 

    1’34 »

    Avec Dermott Murphy, Jacob McCarthy …

    Gabriel, batteur d’un groupe de rock tout juste diagnostiqué bipolaire, est contraint de se canaliser lorsque sa psy lui demande d’intégrer une équipe de foot « thérapeutique ». Violemment bousculé par Christopher, le gardien de but autiste Asperger, le jeune homme riposte. Il est menacé d’expulsion et d’internement à moins de parvenir à se lier amitié avec Christopher.

    Eaten By Lions, de Jason Wingard 

    1’35 »

    Avec Antonio Aakeel, Jack Carroll …

    Omar et Pete sont demi-frères. Quand leurs parents se font dévorer par des lions, les deux frères se lancent à la recherche du vrai père de Omar. Leur quête les mènera… à Blackpool.

    The Forgiven, de Roland Joffé

    1’59 »

    Avec Forest Whitaker, Eric Bana …

    Afrique du Sud, 1995. L’archevêque Desmond Tutu se retrouve YYYYYY moralement et intellectuellement XXXXXX par Piet Blomfield, un meurtrier incarcéré à vie pour les crimes atroces qu’il a commis. Tutu décide de se battre pour éviter que son pays ne se déchire, tout veillant à rester fidèle tant à lui -même qu’aux valeurs qu’il représente.

    Irene’s Ghost, de Iain Cunningham 

    1’19 »

    La mère de Iain, Irene, décède alors qu’il n’a que trois ans. Personne ne sait ce qui s’est passé, seulement qu’il y a eu des complications après sa naissance. Son père n’en a jamais parlé et s’est très vite remarié après le drame. La maman d’Iain a pourtant toujours existé dans son imagination enfantine, sous la forme d’une graine de chardon ou de l’image de la lune. Lorsqu’Iain devient parent à son tour, il décide de briser le silence et prend contact avec les amis d’Irene afin de reconstruire l’image d’une vie perdue.

    Journeyman, de Paddy Considine

    1’32 »

    Avec Paddy Considine, Jodie Whittaker, Paul Popplewell, Tony Pitts …

    Après avoir défendu, avec difficulté, son titre de champion de monde de boxe dans la catégorie des poids moyens, Matty Burton s’effondre. S’annonce alors le combat plus difficile de sa carrière pour retrouver la parole, la mémoire et la mobilité. Sa récompense : sauver sa relation avec sa femme Emma et leur petite Mia.

    Men Of Honor , de Saul Dibb

    1’47 »

    Avec Sam Clafflin, Asa Butterfield, Toby Jones, Toby Sturridge, Stephen Graham, Paul Bettany …

    Mars 1918. La compagnie C arrive à son tour sur les premières lignes des tranchées du nord de la France sous la conduite du capitaine Stanhope déjà fatigué de la guerre. Une offensive allemande est imminente, et les officiers tentent de se distraire comme ils peuvent. Stanhope, quant à lui, boit pour oublier sa peur, incapable de faire face à l’inévitable assaut à venir. Un jeune officier, Raleigh, vient d’arriver, fraîchement sorti de l’entraînement et conduit par l’excitation de sa première mobilisation – notamment parce qu’il servira sous les ordres de Stanhope, son ancien professeur et l’objet de l’affection de la sœur. Mais chaque homme est piégé, les jours passent, la tension monte et l’attaque se rapproche…

    Lucid, de Adam Morse

    1’24 »

    Avec Laurie Calvert, Sophie Kennedy Clark, Billy Zane, Sadie Frost …

    Zel, un jeune homme solitaire, est à la fois attiré et terrifié par l’idée d’une relation intime. Elliot, son voisin excentrique, le surprend en train d’observer la belle Jasmine et lui propose son aide pour la séduire. Zel se laisse emporter par le désir et découvre comment la pratique du rêve lucide peut l’aider dans l’art de la séduction. Mais parviendra- t-il à séduire Jasmine dans le monde réel ?

     Nothing Like a Dame, de Roger Mitchell 

    1’24 »

    Avec Dames Judi Dench, Maggie Smith, Joan Plowright and Eileen Atkins …

    (DOCUMENTARY)

    Au centre des changements sociaux et culturels britanniques des années 1950 évoluait un groupe de jeunes acteurs et actrices, dont Eileen Atkins, Judi Dench, Joan Plowright, et Maggie Smith. Toutes ont reçues le titre de Dame en reconnaissance de leurs contributions phénoménales au monde du théâtre et du cinéma.

    Nothing Like A Dame vous invite a passer un moment avec ces actrices de légende alors qu’elles reviennent sur leurs expériences au théâtre, à la télévision et au cinéma à l’époque où elles étaient des étoiles montantes.

    Obey, de Jamie Jones

    1’36 »

    Avec Marcus Rutherford, Sophie Kennedy Clark …

    À 19 ans, Leon a déjà connu de nombreuses familles d’accueil. Enfin majeur, il se rend compte que ses rêves s’éloignent et commence à se rebeller contre l’injustice de sa condition. Quand il rencontre, dans un squat voisin, une jeune beauté blonde nommée Twiggy, quelque chose change en lui.

    Le festival propose également une série de master classes et de rencontres parmi lesquelles une rencontre intitulée Où sont les femmes?, une table ronde modérée par Sarah Dessaint responsable du service culturel de l’université Rennes 2, diplômée en juillet 2018 en Etudes sur le genre dans cette même faculté et auteure d’une étude sur la place des femmes dans la programmation du Dinard Film Festival comme reflet du sexisme du cinéma britannique et international.

     Vous pourrez également découvrir 9 courts-métrages sur le Brexit, des courts-métrages qui donnent la parole à des personnalités du théâtre actuel, ils forment une cartographie de cette nation divisée.

    Enfin, les amateurs, comme moi d'Agatha Christie devraient être ravis avec "le Retour D’Agatha" et notamment la rencontre après la projection d’un des films d’Agatha Christie: Crooked House/La maison biscornue (2018), de Gilles Paquet-Brenner. Une des projections de Crooked House sera suivie d’une rencontre avec un spécialiste

    Pour en savoir plus sur le festival et pour découvrir la programmation complète : le site officiel du festival.  Suivez également le festival sur ses réseaux sociaux.

    Découvrez enfin la magnifique bande-annonce du festival, véritable court-métrage réalisé par Paul Marques Duarte.

     

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