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César

  • César 2018 : nominations et avis sur les films en lice

     

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    Ce soir aura lieu la 43ème cérémonie des César qui, comme l'an passé, se déroulera dans le cadre de la salle Pleyel. Comme chaque année, elle sera retransmise sur Canal +, à partir de 21H. La cérémonie sera présentée par Manu Payet. Elle sera dédiée à Jeanne Moreau (qui figure sur l'affiche de cette édition).  Un César d'honneur sera remis à Penelope Cruz. Vanessa Paradis présidera la cérémonie. Il semblerait donc que l'Académie ait devancé les éventuelles critiques (on se souvient de la polémique avec Roman Polanski nommé comme président l'an dernier avant le retrait de ce dernier) avec ce programme très féminin et avec le communiqué de presse de cette semaine qui annonçait que "L'Académie des César accompagne la Fondation des Femmes dans son opération "Ruban blanc" à l'occasion de la 43ème cérémonie des César." L'Académie s'associe ainsi à cette initiative en proposant aux 1700 invités de la cérémonie de porter un ruban blanc, symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes."

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    Là aussi, face aux éternelles polémiques, cette fois sur le manque de représentativité des comédies, cette année a été créé un César du public, qui devrait revenir à Dany Boon pour Raid dingue.

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    Arrivent en tête des nominations 120 battements par minute et Au revoir là-haut avec 13 nominations devant Le sens de la fête qui totalise 10 nominations. Viennent ensuite Barbara (8 nominations), Petit paysan ( 8 nominations), Grave (6 nominations), Le Redoutable (5 nominations)...

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    Le film qui avait bouleversé les festivaliers du 70ème Festival de Cannes, qui avait obtenu le Grand prix du jury présidé par Almodovar et qui a raflé presque tous les prix lors de la dernière cérémonie des Lumières (mon compte rendu de cette cérémonie des prix Lumières de la presse est à lire ici), 120 battements par minute, connaîtra-t-il ce soir le même succès auprès des votants de l'Académie des César ? Difficile en tout cas de rester insensible devant ce très grand film qui donne furieusement envie d'étreindre le moment présent.  Un film jalonné de moments de grâce et d’images fortes qui nous laissent une trace indélébile. Lorsque la Seine devient rouge. Lorsque Sean évoque le ciel et la vie, plus prégnante avec la maladie, et que Paris défile, insolemment belle et mélancolique, derrière la vitre, irradiée de soleil. Un film qui rend magnifiquement hommage à ces combattants, à leur ténacité notamment lorsque, finalement, le désir de vie l’emporte, avec ces battements musicaux et cardiaques, qui s’enlacent et se confondent dans un tourbillon sonore et de lumières stroboscopiques, qui exaltent la force de l’instant, et nous accompagnent bien après le générique de film.  Il est également difficilement imaginable que la réalisation de ce film puisse ne pas être récompensée : effrénée, nerveuse,  d’une énergie folle, elle ne nous laisse pas le temps de respirer. Avec sa musique exaltant la vie. Ses images fortes aussi comme ces corps allongés sur le sol de Paris symbolisant les défunts, des corps que la caméra surplombe, tourbillonnant autour comme si elle filmait un ballet funèbre.

     

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    Si l'histoire et l'interprétation de Au-revoir là-haut sont bouleversantes, j'ai été moins sensible à sa réalisation, très démonstrative. La poésie de Barbara (qui avait obtenu d'ailleurs un prix "de la poésie du cinéma" à Cannes célébrant cette poésie) pourrait lui permettre également de figurer au palmarès, peut-être Jeanne Balibar se verra-t-elle ainsi couronnée du César de la meilleure actrice car, du dédale inénarrable qu'est le film de Mathieu Amalric, on ressort avec le souvenir d’une voix, celle de Barbara/Balibar, envoûtante, et d’une femme, de femmes, fantaisistes, captivantes et fuyantes. Et d’une actrice impressionnante.

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    Les votants pourraient néanmoins aussi créer la surprise en couronnant une comédie comme Le sens de la fête même si ce terme de comédie mérite d'être nuancé pour un film qui l'est justement plus que cela, nuancé, et qui traite d'ailleurs avec beaucoup de sensibilité de la solitude des personnages qui y évoluent et dans lequel l'humour est avant tout "le masque du désespoir."

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    C'est d'ailleurs la comédie qui est à la fête cette année entre le prix du public initié cette année, et les nominations du Brio ou du Redoutable.

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    Côté actrices s'affronteront 7 actrices exceptionnelles toutes remarquables dans leurs rôles respectifs. Il me serait bien difficile de choisir entre ces beaux rôles de femmes. Il faut dire ainsi que Karin Viard excelle dans son rôle riche et complexe dans Jalouse dans lequel elle réussit l'exploit d'être agaçante et attendrissante. La dextérité avec laquelle elle passe d'un registre à un autre (parfois dans une même réplique) est fascinante notamment quand la jalousie presque attendrissante devient dangereuse. Il en faut du talent pour incarner un personnage qui dit à sa meilleure amie "Tu peux pas comprendre toi tout va bien, en plus ta fille elle est moche" sans nous être tout à fait antipathique. Ce film est à la frontière des genres,  entre comédie et drame et  lorgne même du côté du thriller, une comédie noire en somme. Un oxymore à l'image de son personnage principal d'une touchante cruauté. Mais, à vrai dire, toutes les autres m'ont émue, surprise, et parfois même bouleversée dans leurs rôles respectifs. Elles sont indissociables de la réussite des films pour lesquels elles sont nommées. Emmanuelle Devos mériterait aussi d'être récompensée pour son très beau rôle dans le film de Tonie Marshall. Charlotte Gainsbourg et Juliette Binoche continuent à me surprendre de rôles en rôles... Bref, un César collectif serait parfait ! Au passage incompréhensible est l'absence de nomination de Pierre Niney pour La promesse de l'aube.

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    Côté acteurs, le choix sera tout aussi cornélien. J'aimerais beaucoup que soit couronné Swann Arlaud que j'avais découvert dans un court-métrage au Festival de Cabourg il y a des années, un film dans lequel son talent crevait littéralement l'écran. Il porte Petit paysan sur ses épaules et son interprétation y est pour beaucoup dans l'empathie que nous avons pour ce beau personnage. C'est sans doute le nom le moins connu des sept en lice. Et là aussi tous les autres sont remarquables dans leurs rôles respectifs mais ce serait une juste récompense et mise en lumière pour cet acteu trop longtemps resté dans l'ombre des premiers rôles qu'il mérite lui-même d'endosser.

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    Pour la meilleure actrice dans un second rôle, en mère totalement immature et débridée, démunie aussi face au mal qui ronge sa fille, Laure Calamy est remarquable dans Ava. Adèle Haenel mériterait aussi d'être récompensée, imposant sa colère avec force dans 120 battements par minute.

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    Pour le meilleur espoir féminin, j'ai manqué deux des cinq films en lice, mais il est vrai en tout cas que Eye Haidara a une puissance comique rare dans Le sens de la fête et que Camélia Jordana dans Le Brio  met toute son énergie dans ce rôle de composition dans lequel elle se glisse à merveille. Face à elle, Daniel Auteuil est une fois de plus remarquable dans ce rôle de misanthrope solitaire et malheureux qui retrouve au contact de sa jeune élève le goût de sourire et des autres. Une radiographie de notre société aux mondes parfois cloisonnés dont la rencontre improbable et les joutes jouissives permettent l'éclosion de l'émotion et du plaisir du spectateur, nous faisant occulter certaines facilités et ellipses scénaristiques.

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    Le César du meilleur espoir masculin pourrait difficilement échapper à Nahuel Perez Biscayart impressionnant de justesse, de combattivité, d'intensité, rendant son personnage furieusement vivant dans 120 battements par minute. Il le mérite d'autant plus qu'il est tout aussi bouleversant dans Au revoir là-haut...même derrière un masque !

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    Pour le meilleur premier film, la réalisation de Nicolas Bedos avait beaucoup séduit public et critiques et pourrait l'emporter une nouvelle fois ce soir même si Petit paysan, à la frontière des genres, témoigne d'un véritable univers et d'une singularité dans sa réalisation.

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    Pour le meilleur documentaire, il y a de fortes chances que le documentaire d'Agnès Varda et JR, Visages villages, soit à nouveau couronné. Que de poésie en effet dans ce film, révélateur de la profondeur, la noblesse, la beauté et la vérité des êtres ! Présenté hors-compétition du dernier Festival de Cannes, il y avait reçu le prix L’œil d’or du meilleur documentaire.  Ce récit plein de vie et fantaisie est aussi jalonné par l’évocation tout en pudeur de ceux qui ne sont plus, du temps qui efface tout (parce que photographier les visages c’est faire en sorte qu’ils « ne tombent pas dans les trous de la mémoire ») comme la mer qui engloutit ce portrait de cet ami d’Agnès Varda qui avait pourtant été soigneusement choisi pour être collé sur un bunker en bord de mer. Et la nostalgie et la mélancolie gagnent peu à peu du terrain jusqu’à la fin. Jusqu’à cette « rencontre » avec le « redoutable » Jean-Luc Godard qui donne lieu à un grand moment de cinéma poignant et terriblement cruel. Jusqu’au lac où la vérité et le regard sont, enfin, à nu. Et le nôtre embué de larmes. Ajoutez à cela la musique de M. Et vous obtiendrez une ode au « pouvoir de l’imagination », un petit bijou de délicatesse et de bienveillance. Un pied de nez au cynisme. Passionnant. Poétique. Surprenant. Ensorcelant. Emouvant. Rare. A voir absolument. Alors, un César avant un Oscar ?

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    Pour le meilleur film étranger, là aussi le choix sera certainement cornélien pour les votants. Difficile de trancher tant les films sont différents. Il y a notamment la palme d'or du dernier Festival de Cannes The Square mais aussi Faute d'amour de Zviaguintsev, mon coup de cœur de 2017 et le prix du jury à Cannes. Le film est éprouvant, par moment étouffant, suffocant même. Il décrit des êtres et un univers âpres, abîmés,  cela ne le rend pas moins passionnant comme un éclairage implacable sur une société déshumanisée, pétrie de contradictions. Ainsi, le père travaille dans une société avec un patron intégriste qui ne supporte pas que ses employés divorcent tandis que la mère travaille dans un institut de beauté et passe son temps à s’occuper de son corps. Des décors de l’appartement, d’une froideur clinique, à ces arbres squelettiques, à l’entreprise du père avec ses règles et espaces rigides, en passant par les extérieurs que la neige et l’obscurité envahissent de plus en plus au fil du film, tout semble sans âme et faire résonner ces pleurs déchirantes d’un enfant en mal d’amour (auxquelles d’ailleurs feront écho d’autres pleurs et d’autres cris lors de séquences ultérieures  également mémorables et glaçantes). Des plans qui nous hanteront bien après le film.  Un très grand film qui m’a rappelée une palme d’or qui nous interrogeait sur les petitesses en sommeil recouvertes par l’immaculée blancheur de l’hiver, un film rude et rigoureux, Winter sleep  de Nuri Bilge Ceylan. Une palme d’or que Zvyagintsev   aurait indéniablement méritée pour ce film parfait de l’interprétation au scénario en passant par la mise en scène et même la musique, funèbre et lyrique, qui renforce encore le sentiment de désolation et de tristesse infinie qui émane de ces personnages que la richesse du scénario nous conduit finalement à plaindre plus qu’à blâmer. Du grand art. Cliquez ici pour lire ma critique complète.

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    Difficile de comparer ce film à Lalaland dont le succès provient avant tout de la nostalgie d’une époque insouciante, de l’utopie de revivre une période révolue où les spectateurs allaient au cinéma pour voir des "vedettes" glamours interprétant des personnages sans aspérités (dont les noms sur l’affiche suffisaient à inciter les spectateurs à découvrir le film en salles), évoluant dans un monde enchanté et enchanteur à la Demy (sans les nuances de ses personnages, plus complexes), sans doute le besoin de légèreté (dans les deux sens du terme), sans doute la rencontre entre une époque troublée, sombre, cynique, et un mélo coloré, léger, lumineux expliquent-ils le succès retentissant de ce film aussi bien en salles qu’aux Golden Globes et dans ses nominations aux Oscars. Comme un feu d'artifice qui nous éblouirait et, un temps, occulterait la réalité.  Le film devient d’ailleurs intéressant vers la fin quand il évoque cette dichotomie entre les rêves et la réalité,  les idéaux et les concessions à son idéalisme que nécessite souvent la concrétisation de ses rêves (dont on réalise alors qu’ils n’étaient qu’illusion d’un bonheur dont la réalisation des rêves en question a nécessité l’abandon comme le montre la séquence - déjà vue ailleurs mais efficace- de ce qu’aurait été la vie si…). Ma critique complète est à lire ici.

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    Pour le meilleur scénario, Campillo démontre ici une nouvelle fois son talent de scénariste dans 120 battements par minute (il fut notamment celui d’ Entre les murs, palme d’or 2008 mais aussi  notamment des autres films de Laurent Cantet), dosant brillamment l’intime et le collectif, l’histoire d’amour et le combat politique et parvenant à faire de chacun des débats, parfois virulents,  des moments passionnants, témoignant toujours de ce sentiment d’urgence.  Certains ont reproché au film d’être trop long ou bavard mais aucun de ces échanges n’est vain ou gratuit. Ils sont toujours vifs et incisifs, enragés de l’urgence dictée par la maladie et la mort qui rôde. Ne pas s’arrêter, ne pas se taire pour ne pas mourir. La dernière partie du film, poignante, ne tombe pourtant jamais dans le pathos ni dans la facilité. Campillo raconte avec minutie et pudeur les derniers sursauts de vie, puis la mort et le deuil, leur triviale absurdité. « Mince » réagit une mère à la mort  de son enfant. Et c’est plus bouleversant que si elle s’était écroulée, éplorée.

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    Pour la musique, le suspense reste entier puisqu'elle est un élément essentiel des cinq films nommés. De même pour la photographie et le montage même si ce dernier César pourrait revenir à Barbara tant ce film singulier ne cherche pas forcément à séduire et encore moins à nous prendre par la main avec des facilités scénaristiques. Il se mérite, se dérobe et se cherche. Et capture pourtant notre attention et notre émotion comme le ferait une chanson de Barbara, avec intensité. Celle que met l’étonnante Jeanne Balibar pour l’incarner au point de se confondre avec celle dont elle joue le rôle comme son personnage se confond avec la chanteuse qu’elle interprète. Un film, notamment grâce à son montage, qui nous laisse avec le sentiment d’une œuvre poétique, abrupte, confuse, audacieuse, inclassable. Tour à tour agaçante et séduisante. Quatre femmes en une. Balibar la femme que la caméra caresse. Balibar l’actrice. L’actrice qu’elle incarne dans le film, Brigitte. Barbara qu’incarne l’actrice qu’elle incarne dans le film réalisé par le réalisateur Amalric,…lui-même réalisateur dans son film.

     A voir en complément : le documentaire de Patrick Fabre Un César nommé espoir disponible en replay sur MyCanal. Je vous en parle ici.

    Je vous emmène aussi aux César dans mon recueil de nouvelles Les illusions parallèles (Editions du 38).

    Demain, retrouver ici le palmarès des César 2018 commentés. Et suivez mes commentaires de la cérémonie sur twitter (@Sandra_Meziere).

    Meilleur film

    • 120 Battements par minute de Robin Campillo
    • Au revoir là-haut d'Albert Dupontel
    • Barbara de Mathieu Amalric
    • Le Brio de Yvan Attal
    • Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
    • Petit Paysan de Hubert Charuel
    • Le Sens de la fête d'Eric Toledano et Olivier Nakache

    Meilleur réalisateur

    • Robin Campillo pour 120 Battements par minute
    • Albert Dupontel pour Au revoir là-haut
    • Mathieu Amalric pour Barbara
    • Julia Ducournau pour Grave
    • Hubert Charuel pour Petit Paysan
    • Michel Hazanavicius pour Le Redoutable
    • Eric Toledano et Olivier Nakache pour Le Sens de la fête

    Meilleure actrice

    • Jeanne Balibar pour Barbara
    • Juliette Binoche pour Un beau soleil intérieur
    • Emmanuelle Devos pour Numéro Une
    • Marina Foïs pour L'Atelier 
    • Charlotte Gainsbourg pour La Promesse de l'aube
    • Doria Tillier pour Mr et Mme Adelman
    • Karin Viard pour Jalouse

    Meilleur acteur

    • Swann Arlaud pour Petit Paysan
    • Albert Dupontel pour Au revoir là-haut
    • Daniel Auteuil pour Le Brio
    • Guillaume Canet pour Rock n' Roll
    • Jean-Pierre Bacri pour Le Sens de la fête
    • Louis Garrel pour Le Redoutable
    • Reda Kateb pour Django

    Meilleure actrice dans un second rôle

    • Laure Calamy pour Ava
    • Anaïs Demoustier pour La Villa
    • Sara Giraudeau pour Petit Paysan
    • Adèle Haenel pour 120 Battements par minute
    • Mélanie Thierry pour Au revoir là-haut

    Meilleur acteur dans un second rôle

    • Niels Arestrup pour Au revoir là-haut 
    • Laurent Lafitte pour Au revoir là-haut 
    • Gilles Lellouche pour Le Sens de la fête
    • Vincent Macaigne pour Le Sens de la fête
    • Antoine Reinartz dans 120 Battements par minute

    Meilleur espoir féminin

    • Iris Bry pour Les Gardiennes
    • Laetitia Dosch pour Jeune femme
    • Eye Haidara pour Le Sens de la fête
    • Camelia Jordana pour Le Brio
    • Garance Marillier pour Grave

    Meilleur espoir masculin

    • Benjamin Lavernhe pour Le Sens de la fête
    • Finnegan Oldfield pour Marvin
    • Pablo Pauly pour Patients
    • Nahuel Perez Biscayart pour 120 Battements par minute
    • Arnaud Valois pour 120 Battements par minute 
    Meilleur premier film
    • Grave de Julia Ducournau
    • Jeune femme de Léonor Serraille
    • Mr et Mme Adelman de Nicolas Bedos
    • Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
    • Petit Paysan de Hubert Charuel

    Meilleur documentaire

    • 12 jours de Raympnd Depardon
    • A voix haute de Stéphane de Freitas et Ladj Ly
    • Carré 35 d'Eric Caravaca
    • I'm not your negro de Raoul Peck 
    • Visages Villages d'Agnès Varda et JR

    Meilleur film étranger

    • Le Caire Confidentiel de Tarik Saleh
    • Dunkerque de Christopher Nolan 
    • L'Echange des princesses de Marc Dugain
    • Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev 
    • La La Land de Damien Chazelle
    • Noces de Stephan Streker 
    • The Square de Ruben Ostlund

    Meilleur scénario original

    • Robin Campillo pour 120 Battements par minute
    • Mathieu Amalric et Philippe Di Folco pour Barbara
    • Julia Ducornau pour Grave
    • Claude Le Pape et Hubert Charuel pour Petit paysan
    • Eric Toledano et Olivier Nakache pour Le Sens de la fête

    Meilleure adaptation

    • Albert Dupontel, Pierre Lemaitre pour Au revoir là-haut
    • Xavier Beauvois, Frédérique Moreau, Marie-Julie Maille pour Les Gardiennes
    • Grand Corps Malade et Fadette Drouard pour Patients
    • Eric Barbier et Marie Eynard pour La Promesse de l’aube
    • Michel Hazanavicius pour Le Redoutable 

    Meilleurs costumes

    • Isabelle Pannetier pour 120 Battements par minute
    • Mimi Lempicka pour Au-revoir là-haut
    • Pascaline Chavanne pour Barbara
    • Anaïs Romand pour Les Gardiennes
    • Catherine Bouchard pour La Promesse de l’Aube 

    Meilleurs décors

    • Emmanuelle Duplay pour 120 Battements par minute
    • Pierre Quefféléan pour Au revoir là-haut
    • Laurent Baude pour Barbara
    • Pierre Renson pour La Promesse de l’aube
    • Christian Marti pour Le Redoutable 

    Meilleur film d'animation 

    • Le Grand méchant Renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert
    • Sahara de Pierre Coré
    • Zombillénium d'Arthur de Pins et Alexis Ducord 

    Meilleur court métrage d'animation

    • Le Jardin de minuit de Benoît Chieux
    • Pépé le Morse de Lucrèce Andreae
    • Le Futur sera chauve de Paul Cabon
    • I Want Pluto To Be A Planet Again de Marie Amachoukeli, Vladimir Mavounia-Kouka 

    Meilleure musique originale 

    • Arnaud Rebotini pour 120 battements par minute
    • Christophe Julien pour Au revoir là-haut 
    • Jim Williams pour Grave
    • Myd pour Petit Paysan
    • Mathieu Chedid pour Visages Villages

    Meilleur court métrage

    • Les Bigorneaux d'Alice Vial
    • Le Bleu blanc rouge de mes cheveux de Josza Anjembe
    • Debout Kinshasa ! de Sébastien Maitre
    • Marlon de Jessica Palud
    • Les Misérables de Ladj Ly

    Meilleure photographie

    • Jeanne Lapoirie pour 120 battements par minute
    • Vincent Mathias pour Au revoir là-haut
    • Christophe Beaucarne pour Barabara
    • Caroline Champetier pour Les Gardiennes
    • Guillaume Schiffman pour Le Redoutable 

    Meilleur montage

    • Robin Campillo pour 120 Battements par minute
    • Christophe Pinel pour Au revoir là haut
    • François Gedigier pour Barbara
    • Julie Lena, Lilian Corbeille et Grégoire Pontecaille pour Petit paysan
    • Dorian Rigal Ansous pour Le Sens de la fête 

    Meilleur son

    • Julien Sicart, Valérie de Loof, Jean-Pierre Laforce pour 120 Battements par minute
    • Jean Minondo, Gurwal Coïc-Gallas, Cyril Holtz, Damien Lazzerini pour Au revoir là-haut
    • Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébault pour Barbara
    • Mathieu Descamps, Séverin Favriau, Stéphane Thiébaut pour Grave
    • Pascal Armant, Sélim Azzazi, Jean-Paul Hurier pour Le Sens de la fête
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  • Un César nommé espoir : un documentaire de Patrick Fabre à voir le 23 février à 22H35 sur Canal + Cinéma

    Un César nommé espoir.jpg

    La 43ème édition des César aura lieu le vendredi 2 mars 2018, à la Salle Pleyel, une cérémonie que je vous invite à suivre en clair et en direct à 21H sur Canal +. En préambule, à 22H35, le 23 février sur Canal + Cinéma, je vous invite également à regarder ce documentaire de Patrick Fabre, Un César nommé espoir.

    Affiche des César 2018.jpg

    Depuis toujours ou presque, j'assiste à la cérémonie des César,  depuis le salon familial dans mon enfance, puis plus tard en salle presse ou en direct de la majestueuse salle du Châtelet. Autant dire que connaître le devenir et les espoirs de ceux qui ont été couronnés du César éponyme m’intéresse, a fortiori quand on sait que le documentaire qui leur est consacré est réalisé par Patrick Fabre (journaliste, réalisateur notamment du court-métrage Rue des roses – que vous pouvez désormais découvrir sur e-cinema- mais aussi voix de la montée des marches du Festival de Cannes et  directeur artistique du formidable Festival International de Saint-Jean-de-Luz dont je vous parle chaque année) et produit par Mon Voisin Productions (la société de Dominique Besnehard qui, lui-même, dans sa carrière d'agent artistique, a accompagné de nombreux espoirs du cinéma français). De nombreux lauréats livrent ici leurs témoignages et racontent leurs parcours après l’obtention du trophée tant convoité. Des directeurs de casting, membres du comité Révélations, des producteurs et des agents livrent, eux aussi, leur vision et leur expérience.

    Festival du Film de Saint-Jean-de-Luz.jpg

    Le César du meilleur espoir donne toujours lieu à des moments vibrants d’émotion souvent restés gravés dans nos mémoires de cinéphiles tant l’instant revêt d’importance et de magie et parfois d’inconnu pour les récipiendaires pour lesquels c’est parfois la première récompense cinématographique de leur vie. Richard Anconina, Tahar Rahim, Rod Paradot, Charlotte Gainsbourg, Vanessa Paradis, Romane Bohringer, Sandrine Kiberlain parmi d’autres, ont ainsi laissé un souvenir indélébile de leur passage aux spectateurs de la cérémonie.

    Rod Paradot.jpg

    On imagine aisément l'émotion de l'instant quand la salle retient son souffle, quand le temps suspend son vol, quand leur cœur bat à toute allure, quand peut-être ils se remémorent les efforts et sacrifices pour en arriver là ou simplement le coup du destin qui a fait basculer leur vie, et qu'une voix plus ou moins assurée prononce, enfin, le nom du lauréat... Le César du meilleur espoir est-il pour autant le sésame magique qui garantit une belle et longue carrière ? L'effet César est-il immédiat ? Comment les lauréats appréhendent-ils cette récompense et ses conséquences dans leur vie professionnelle ? Selon l'expression populaire, si "l'espoir fait vivre" ce César du meilleur espoir fait-il ensuite assurément vivre l'acteur ou l'actrice qui le reçoit ? 

    Pour y répondre, le documentaire commence avec le beau visage d’Eye Haïdara, filmé face caméra, en lice comme révélation puis nommée comme meilleur espoir pour Le sens de la fête. Cette dernière évoque les raisons de l’émotion que lui procure le fait d’être nommée. Comme d’autres, elle est ensuite filmée à la soirée des Révélations, événement qui précède les nominations comme meilleur espoir et qui, chaque année, permet de mettre en lumière 18 jeunes actrices et autant d’acteurs avec leurs marraines et parrains. Se côtoient ainsi 36 révélations parmi lesquelles figurent certains acteurs  déjà connus comme Ahmed Sylla ou Camélia Jordana ou inconnus comme Sveva Alviti dans Dalida,  une comédienne qui crève l’écran  nous faisant oublier son modèle et le sublimant, sans jamais le singer. D’une justesse sidérante, elle vit son rôle plus encore qu’elle ne l’incarne mais elle ne passera pourtant pas le barrage final et ne sera pas nommée comme meilleur espoir 2018.

    Le sens de la fête.jpg

    Le documentaire passionnera sans aucun doute ceux qui comme moi sont des inconditionnels de la cérémonie et des amoureux du cinéma français notamment grâce à des idées judicieuses comme celle de filmer les anciens lauréats face à la salle dans laquelle ils ont reçu leur prix, désormais vide, ce qui permet de faire rejaillir l’émotion de l’instant.

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    Le film foisonne de témoignages : de Malavoy, premier acteur à avoir obtenu le César du meilleur espoir masculin pour Family rock de Pinheiro en 1983 à Sandrine Bonnaire, César du meilleur espoir féminin pour A nos amours en 1984 puis de la meilleure actrice en 1986 pour Sans toit ni loi, faisant d’elle la plus jeune lauréate du César de la meilleure actrice ("Je n'en rêvais pas puisque je ne savais pas ce que c'était" raconte-t-elle ainsi à propos de son César du meilleur espoir),  à Rod Paradot, ancien élève en menuiserie découvert par Elsa Pharaon dont l’émotion et la spontanéité avaient conquis le public  lorsqu’il avait reçu le César du meilleur espoir en 2016 pour La tête haute d’Emmanuelle Bercot. Son témoignage, particulièrement lucide et mature, est un des moments forts du documentaire.  "Je trouve ça dangereux de l'avoir aussi tôt car tu peux vite te perdre", "Tu peux vite t'éteindre comme tu peux vite t'allumer" déclare-t-il ainsi. L'occasion aussi de vous recommander ce film d'Emanuelle Bercot dans lequel le jeune comédien joue tête baissée, recroquevillé, tout de colère rentrée parfois hurlée, dont la présence dévore littéralement l’écran et qui incarne avec une maturité étonnante cet adolescent insolent et bravache qui n’est au fond encore que l’enfant qui pleure des premières minutes du film.

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    Le documentaire revient aussi notamment sur le cas de Gérald Thomassin, meilleur espoir pour Le petit criminel en 1991, à travers son casting et le témoignage de Jacques Doillon "Peut-être que le cinema l'a aidé à survivre" explique ainsi Jacques Doillon. Passionnant est aussi le parcours de la lauréate en 2012 pour Polisse de Maïwenn, Naidra Ayadi. Vous y croiserez aussi : Adèle Exarchopoulos, César et palme d'or 2014 pour La vie d'Adèle qui évoque ainsi la "contradiction entre pur jeu et le fait d'être attendue au tournant", Judith Henry, César du meilleur espoir 1991 pour La Discrète, Pierre Deladonchamps, César meilleur espoir en 2014 pour L'inconnu du lac , Zita Hanrot, espoir 2016 pour Fatima , mais aussi les César du meilleur espoir 2017, Niels Schneider pour Diamant noir (qui a ainsi tourné 6 films ensuite, l'effet César...)  et l’actrice  de Divines Oulaya Amamra.

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    Comme dans le festival dont il est le directeur artistique, Patrick Fabre, dans ce documentaire porté par la douceur de la musique d’Alexis Rault et nimbé d'une chaude lumière, s’intéresse avec bienveillance et enthousiasme aux êtres, les filmant au plus près dans l’aventure et dans l'après de ce « premier César du reste de leur vie ». Ces 4 kilos de bronze  après lesquels, quoiqu'il advienne, rien ne sera jamais tout à fait pareil. Ne manquez pas non plus le générique dans lequel plusieurs lauréats évoquent le devenir de leur objet César...

    Un César nommé espoir, à ne surtout pas manquer le 23/2 à 22h35 sur Canal+ Cinéma. Au générique : Oulaya Amamra, Naidra Ayadi, Dominique Besnehard, Sandrine Bonnaire, Antoinette Boulat, Pierre Deladonchamps, Jacques Doillon, Adèle Exarchopoulos, Cécile Felsenberg, Eye Haidara, Zita Hanrot, Judith Henry, Christophe Malavoy, Rabah Naït Oufella, Rod Paradot, Elsa Pharaon, Nicolas Ronchi, Elisabeth Tanner, Niels Schneider, et Alain Terzian.

    Ne manquez pas non plus la cérémonie des César le 2 mars à 21H sur Canal +. Vous saurez alors qui sont les heureux lauréats du César du meilleur espoir entre : Iris Bry, dans Les gardiennes, Laetitia Dosch, dans Jeune femme, Eye Haïdara, dans Le sens de la fête, Camélia Jordana, dans Le brio, Garance Marillier, dans Grave et de Benjamin Lavernhe, dans Le sens de la fête, Finnegan Oldfield, dans Marvin ou la belle éducation, Pablo Pauly, dans Patients, Nahuel Perez Biscayart, dans 120 battements par minute, Arnaud Valois, dans 120 battements par minute. A n'en pas douter l'émotion sera au rendez-vous...comme ce fut le cas pour celui qui a reçu le prix du meilleur acteur lors des Prix Lumières de la presse internationale (ma vidéo ci-dessous) et qui pourrait bien être couronné du César du meilleur espoir masculin 2018.

    En complément : 

    Retrouvez également mon article sur la cérémonie de remise des Prix Lumières de la presse internationale dont le palmarès est souvent un indicateur de celui des César.

  • Un samedi soir à la Librairie du Cinéma du Panthéon

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    Cela aurait pu être une scène d'un film de Claude Sautet. Ces films que j'aime tant. Qui nous font aimer la vie. Qui nous rappellent qu'il suffit parfois d'un moment, d'un regard, d'une rencontre, ou de la pluie battante, à la fois effrayante et rassurante, de l'autre côté de la vitre, pour nous donner le sentiment, à l'abri du fracas,  que tout soudainement est plus mélodieux, vibrant, vivant, intense. Intérieur soir. Dehors, la pluie donc. Ce n'était pas dans un café comme dans les films de Sautet mais dans une librairie et la pluie était bel et bien là pour exacerber la force de l'instant, pour souligner l'amitié indéfectible de "Vincent, François, Paul et les autres", pour donner plus de sel aux "choses de la vie".  Cette librairie, c'est celle que je préfère. La Librairie du Cinéma du Panthéon, juste au-dessus du cinéma éponyme et du discret, voire secret, Salon de thé décoré par Catherine Deneuve, entre la Sorbonne et le Panthéon.

    Le rendez-vous était donné à partir de 17H. 17H10, une seule personne. La crainte irrationnelle que ce soit la seule... Et puis, par je ne sais quel tour de magie, en une fraction de seconde, une joyeuse cacophonie. De belles rencontres. Des retrouvailles réjouissantes. D'amicales surprises. Des lecteurs ayant même déjà lu les livres venus me rencontrer. De passionnants échanges. Et beaucoup d'émotions. La crainte de faire attendre (certains se sont beaucoup amusés de me voir constamment m'excuser). Le plaisir de voir des amis et/ou lecteurs se rencontrer, sympathiser, échanger mais aussi de les voir découvrir avec bonheur cette magnifique librairie. Et pour moi le sentiment d'avoir vécu une soirée hors du temps à ne pas le voir défiler jusqu'à ce que le libraire éteigne les lumières car l'heure de fin initialement prévue était largement dépassée...

    Merci à tous ceux, nombreux, qui ont bravé les éléments pour venir (et la présence de chacun m'a profondément touchée), à ceux qui n'ont pu venir tout en me laissant un sympathique message, et au libraire pour son accueil enthousiaste et particulièrement chaleureux mais aussi pour la belle mise en avant des livres dans la librairie. Mon roman "L'amor dans l'âme" est en rupture de stock à la Librairie du Cinéma du Panthéon mais peut bien sûr toujours y être commandé (et sera bientôt à nouveau disponible dans les rayons). Quant au recueil "Les illusions parallèles", il en reste encore quelques exemplaires.

    Ci-dessus quelques clichés de la soirée. Pour ceux avec les invités, rendez-vous sur mon compte Facebook privé et personnel.

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  • César 2017 : palmarès et vidéos des moments forts ( George Clooney, Xavier Dolan, Jean-Paul Belmondo...)

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    Voici en vidéo les cinq moments forts de cette cérémonie.

    Quant au palmarès, vous le retrouverez ci-dessous et vous devinerez sans peine ce que j'en ai pensé au regard  de mon article, à retrouver ici, avec les nominations commentées et les critiques des films en lice et au regard des vidéos choisies avec une mention spéciale pour le discours de Xavier Dolan, toujours bouleversant,  passionné et vibrant d'émotions, et pour la classe incontestable du discours politique, amoureux, à la fois grave et teinté d'humour de George Clooney avec, en plus, pour l'accompagner, un interprète de choix.

    Je suis particulièrement déçue que "Frantz" de François Ozon qui reste pour moi le film de l'année (ma critique, ici) reparte avec un seul César  (photo)...sur 11 nominations, néanmoins ravie pour les 3 César de "Juste la fin du monde", les César de consolation pour "Dans les forêts de Sibérie" (musique) et "L'Odyssée" (son) et pour James Thierrée (pour le sous-estimé "Chocolat", film classique certes mais populaire au sens noble et parfaitement interprété et mis en scène).

     

    Palmarès des César 2017

    Meilleur espoir féminin
    Oulaya Amamra pour Divines

    Meilleur espoir masculin 
    Niels Schneider pour Diamant noir

    Meilleur son
    Marc EngelsFred DemolderSylvain Réty et Jean-Paul Hurier pour L'Odyssée

    Meilleurs costumes
    Anaïs Romand pour La danseuse

    Meilleurs décors
    Jérémie D. Lignol pour Chocolat

    Meilleur film documentaire
    Merci patron ! de François Ruffin

    Meilleure Musique originale
    Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibérie

    Meilleur premier film
    Divines de Houda Benyamina

    Meilleur montage
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

    Meilleur court-métrage d’animation
    Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija

    Meilleur long-métrage d’animation
    Ma vie de Courgette de Claude Barras

    Meilleure photo
    Pascal Marti pour Frantz

    Meilleur court-métrage : ex aequo
    Maman(s) de Maïmouna Doucouré
    Vers la Tendresse d'Alice Diop

    Meilleur acteur dans un second rôle
    James Thierrée pour Chocolat

    Meilleure adaptation
    Céline Sciamma pour Ma vie de Courgette

    Meilleur second rôle féminin
    Déborah Lukumuena pour Divines

    Meilleur film étranger
    Moi, Daniel Blake de Ken Loach

    Meilleur scénario original
    L'effet aquatique de Solveig Anspach et Jean-Luc Gaget

    Meilleure actrice
    Isabelle Huppert pour Elle

    Meilleure réalisation
    Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

    Meilleur acteur
    Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde

    Meilleur Film
    Elle de Paul Verhoeven