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  • Le programme complet du Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz 2017

     

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    Chaque année, je manque de superlatifs pour vous parler de ce formidable festival auquel j'ai le plaisir d'assister depuis 5 ans. Comme je vous le disais dans mon compte rendu de l'édition 2016 (à retrouver ici), si le Festival de Saint-Jean-de-Luz était un film, ce serait le mélange détonant entre le cinéma de Claude Sautet et celui de Federico Fellini, une célébration amicale du cinéma dans une atmosphère joyeusement surréaliste, bien sûr dans un décor de cinéma, celui de la belle ville de Saint-Jean-de-Luz, entre océan parfois tumultueux et montagne stoïque, à quelques pas de l’Espagne, si bien que vous entendez plus souvent la langue de Cervantès que celle de Molière, si bien que vous avez l’impression que, là-bas, dans ce doux ailleurs, l’actualité et ses innommables tragédies marquent une pause même si les films braquent parfois un projecteur sur celles-ci. Ce serait aussi un road movie qui chaque année nous entraîne aux quatre coins du monde, en éclaire les drames, les espoirs et les blessures. Ce serait un film utopique dans lequel tous les "acteurs" sont d'une rare bienveillance, là pour l’amour du cinéma, un cinéma ouvert sur le monde et sur les autres. Ce serait un film dont on aimerait retarder le dénouement.

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    Rares sont les festivals à proposer  une compétition de cette qualité ( 15 longs-métrages cette année, premiers et deuxièmes longs-métrages uniquement, mais aussi courts-métrages), à être de tels découvreurs de talents mais aussi à parvenir à proposer autant de "vraies" avant-premières françaises et même mondiales. Le Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz, dont ce sera cette année la  quatrième édition,  se distingue ainsi par la passion, la cinéphilie, la liberté, l’audace (« un cinéma d’avenir » comme l’indique sa très belle affiche avec, pour égérie, la charmante comédienne Lou Gala,  devant l’objectif de François Berthier) qui l’animent.

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    Cette année à nouveau, j'aurai le grand plaisir de couvrir la riche programmation du festival : les premiers et deuxièmes films en compétition ( film historique, film de boxe, drame familial, comédies sans oublier les courts métrages : il devrait encore y en avoir pour tous les goûts cinématographiques), et d'y retrouver la convivialité sereine, le cadre idyllique, envoûtant et indiciblement mélancolique de Saint-Jean-de-Luz, la passion du cinéma comme credo et les débats avec le public après les projections (toujours instructifs) menés par l’enthousiaste directeur artistique du festival Patrick Fabre, à l'origine de la sélection toujours riche, surprenante, forte qu'il défend chaque année passionnément et sincèrement.

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    Cette 4ème édition aura lieu du 3 au 7 octobre 2017 et fera à nouveau la part belle au court-métrage entre les 10 courts métrages en compétition et ceux de l'ADAMI, hors compétition.

    Organisée chaque année depuis maintenant 24 ans, l’opération Talents Adami Cannes permet ainsi de découvrir et de mettre en valeur des jeunes comédiens de 18 à 30 ans au travers d’un programme de courts métrages. Au rythme d’un film par jour, les 5 courts métrages de la saison 2017 - coproduits par FullDawa Films - seront projetés à 14h30 au cinéma Le sélect et le dimanche 8 à 11H00.

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    Le jury  sera présidé par Michèle Laroque. Elle viendra présenter sa première réalisation, Brillantissime, en clôture du Festival, en avant-première mondiale. Elle sera entourée de Hugo Becker (acteur, producteur), Lola Doillon (réalisatrice, scénariste), Marc Fitoussi (réalisateur, scénariste), Gringe (acteur, auteur, interprète), Anne Marivin (comédienne), Sarah Stern (actrice).

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    ©Marie Astrid Jamois (photo prise lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville, l'occasion d'évoquer notamment le Festival du Film Britannique de Dinard 1999 pour lequel nous étions alors membres du même jury).

     Ce qui  constitue la vraie force de ce festival, c’est la qualité  et souvent l’originalité des films en sélection (c’est souvent là -pour ne pas dire toujours !- que je découvre les meilleurs films de l’année à venir)  comme Louise Wimmer, Syngue Sabour, J’enrage de son absence , The selfish giant, Respire , le sublime A peine j’ouvre les yeux ou encore Compte tes blessures l’an passé…parmi tant d'autres ! Cette édition ne devrait pas déroger à la règle et le jury présidé par Michèle Laroque sera sans aucun doute confronté à des choix cornéliens au regard de la sélection qui s'annonce une nouvelle fois singulière et réjouissante de l'avant-première mondiale de "L'échange des princesses" de Marc Dugain en ouverture à des films en compétition intrigants et prometteurs.

    LONGS MÉTRAGES HORS COMPÉTITION

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    Ouverture

    L'ÉCHANGE DES PRINCESSES

    France
    De Marc Dugain

    Mardi 3 à 19h30

    AVANT PREMIERE MONDIALE

    Synopsis :

    Sous couvert de vouloir consolider la paix, Philippe d'Orléans, alors Régent de France, propose au Roi d'Espagne, Philippe V, un mariage entre l'héritier du trône français, Louis XV, âgé de 11 ans, et la très jeune infante d'Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de quatre ans... Et il ne s'arrête pas là : il propose également de donner sa fille, Mlle de Montpensier, âgée de 12 ans, comme épouse au prince des Asturies, héritier du trône d'Espagne, pour renforcer ses positions et consolider la fin du conflit entre les deux royaumes. La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L'échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux pays. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu...

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    séance spéciale

    SPARRING

    France

    De Samuel Jouy

    Vendredi 6 à 19h30

    AVANT PREMIERE FRANÇAISE

    Synopsis :

    A plus de 40 ans, Steve Landry est un boxeur qui a perdu plus de combats qu’il n’en a gagnés. Avant de raccrocher les gants, il accepte une offre que beaucoup refuseraient : devenir sparring partner du grand champion Tarek M’Bareck. Une dernière occasion de briller auprès de sa femme et de ses enfants.

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    séance spéciale

    LE RIRE DE MA MÈRE

    France

    De C. Savignac & P. Ralite

    Samedi 7 à 16h30

    Synopsis :

    Adrien, onze ans, est un enfant anxieux et contemplatif. Il partage son temps entre ses parents divorcés : Romain, homme rassurant, qui a refait sa vie avec Gabrielle, et Marie, mère impulsive et passionnée. Il est amoureux d'Elsa qu’il observe à l’atelier de théâtre du Collège, sans oser y participer. Un jour, Adrien est témoin d’un événement qui va bouleverser la vie de Marie et de toute la famille…

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    séance enfants

    ZOMBILLÉNIUM

    France

    De Arthur de Pins & Alexis Ducord

    Mercredi 4 à 9h30

    Synopsis :

    Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres ont le blues. Non seulement, zombies, vampires, loups garous et autres démons sont de vrais monstres dont l’âme appartient au Diable à jamais, mais en plus ils sont fatigués de leur job, fatigués de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes, bref, fatigués de la vie de bureau en général, surtout quand celle-ci est partie pour durer une éternité... Jusqu'à l'arrivée d'Hector, un humain, contrôleur des normes de sécurité, déterminé à fermer l’établissement. Francis, le Vampire qui dirige le Parc, n’a pas le choix : il doit le mordre pour préserver leur secret. Muté en drôle de monstre, séparé de sa fille Lucie, et coincé dans le parc, Hector broie du noir... Et si il devenait finalement la nouvelle attraction phare de Zombillénium ? 

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    clôture

    BRILLANTISSIME

    France
    De Michèle Laroque

    Samedi 7 à 20h00

    AVANT PREMIERE MONDIALE

    Synopsis :

    Nice. Angela, femme sans histoire, se fait quitter par mari et enfant sans préavis, le soir de Noël. Entre soulagement et déprime, Angela va connaître toutes les émotions et se poser toutes les questions sans réponse. Tout y passe : la tristesse, l'angoisse de la solitude, la tentation suicidaire, la colère, l'ironie, l'autodénigrement, jusqu'au déclic et l'envie de se reprendre en main, d'évoluer. A qui d'autre en parler qu'à son psy, sa meilleure amie, sa mère ?

    LONGS MÉTRAGES EN COMPÉTITION

    Les 10 films de longs métrages sélectionnés pour la compétition.

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    APRÈS LA GUERRE

    Italie / France
    De Annarita Zambrano

    Vendredi 6 à 14h45
    et samedi 7 à 12h00

    Synopsis :

    Bologne, 2002. Le refus de la loi travail explose dans les universités. L’assassinat d’un juge ouvre des vieilles blessures politiques entre l’Italie et la France. Marco, ex-militant d’extrême gauche, condamné pour meurtre et réfugié en France depuis 20 ans grâce à la Doctrine Mitterrand, est soupçonné d’avoir commandité l’attentat. Le gouvernement italien demande son extradition. Obligé de prendre la fuite avec Viola, sa fille de 16 ans, sa vie bascule à tout jamais, ainsi que celle de sa familleen Italie qui se retrouve à payer pour ses fautes passées.

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    L'ENFANT DE GOA

    Inde / France / Pays Bas
    De Miransha Naik

    Mercredi 4 à 11h00
    et Jeudi 5 à 17h15

    AVANT PREMIERE FRANÇAISE

    Synopsis :

    Goa 1999, où vit un grand nombre de Ghatis, des travailleurs immigrants venus d’autres états d’Inde. Santosh habite dans un petit village avec sa grand-mère sous la domination de Juze, leur vendeur de sommeil tyrannique. Il est le seul à lui tenir tête.

     

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    JUSQU'À LA GARDE

    France
    De Xavier Legrand

    Mercredi 4 à 19h30

    AVANT PREMIERE FRANÇAISE

    Synopsis :

    Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive…

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    LUCKY

    États Unis
    De John Carroll Lynch

    Mardi 3 à 11h00
    et mercredi 4 à 17h15

    AVANT PREMIERE FRANÇAISE

    Synopsis :

    Le voyage spirituel d’un athée de quatre-vingt-dix ans et les personnages excentriques qui habitent sa ville, perdue dans le désert...

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    SEULE LA TERRE

    Royaume Uni
    De Francis Lee

    Vendredi 6 à 11h00
    et samedi 7 à 10h00

    Synopsis :

    Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Le soir, il noie son amertume au pub du village et multiplie les aventures sexuelles sans lendemain. Lorsque Gheorghe, un saisonnier roumain, arrive à la ferme pour lui prêter main forte, Johnny doit faire face à des sentiments jusqu’alors inconnus. Une relation intense naît entre les deux hommes, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. 

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    DIANE À LES ÉPAULES

    France
    De Fabien Gorgeart

    Mercredi 4 à 14h45
    et jeudi 5 à 22h00

    Synopsis :

    Sans hésiter, Diane a accepté de porter un enfant pour Thomas et Jacques, ses meilleurs amis. C’est dans ces circonstances, pas vraiment idéales, qu’elle s’éprend de Fabrizio, son électricien.

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    LA FÊTE EST FINIE

    France
    De Marie Garel Weiss

    Jeudi 5 à 19h30

    AVANT PREMIERE MONDIALE

    Synopsis :

    Malgré leurs différences, Céleste et Sihem deviennent vite inséparables. La volonté commune de se sortir de la drogue scelle leur amitié fusionnelle. Celle-ci sera autant une force qu’un obstacle lorsque, virées du centre qui les accueille, elles se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l’épreuve du monde réel et de ses tentations. Elles vont devoir se battre pour vivre enfin.

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    LE RIRE DE MADAME LIN

    Hong Kong

    De Zhang Tao

    Jeudi 5 à 11h00
    et vendredi 6 à 17h15

    Synopsis :

    Dans un village du Shandong, une vieille paysanne fait une chute. Immédiatement, ses enfants en profitent pour la déclarer inapte et l’inscrivent malgré elle dans un hospice. Dans l’attente que se libère une place, la doyenne séjourne tour à tour chez chacun de ses enfants, aucun ne voulant la prendre en charge.

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    LE SEMEUR

    France
    De Marine Francen

    Jeudi 5 à 14h45
    et vendredi 6 à 22h00

    AVANT PREMIERE Française

    Synopsis :

    1852 : L’armée de Louis Napoléon Bonaparte écrase la résistance des Républicains.

    Dans son village de montagne, Violette assiste à la rafle de tous les hommes. Après des mois passés dans un isolement total, Violette et les autres jeunes filles se font un serment : si un homme vient, il sera celui de toutes…

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    SIMON ET THÉODORE

    France
    De Mikael Buch

    Mardi 3 à 14h45
    et mercredi 4 à 22h00

    AVANT PREMIERE MONDIALE

    Synopsis :

    Simon Weiser va bientôt devenir père. Mais comment ce jeune homme, fantasque et blessé, peut-t-il s’occuper d’un enfant alors qu’il ne parvient même pas à prendre soin de lui ? La rencontre avec Théodore, adolescent teigneux qui n’a jamais connu son père, permet à Simon de questionner son imminente paternité. Le temps d'une nuit, ces deux frondeurs vont se lancer dans un périple existentiel cocasse et touchant.

     

    COURTS MÉTRAGES EN COMPÉTITION

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    8 films de courts métrages présentés en compétition le samedi 7 à 14h00.

    ENTRE ELLES

    Réalisation : Noémie Landreau

    Synopsis :

    C’est l’été, dans le sud, il fait extrêmement chaud.Une grande maison isolée dans les hauteurs d’un petit village. Agneshka a invité trois amies à passer des vacances « entre filles ». Quatre trentenaires en pleine crise existentielle, sans enfant. C’est alors que débarque Marie, l’amie d’enfance d’Agneshka, enceinte de plus de six mois, l’incarnation de la maternité épanouie et du bonheur conjugal. Son arrivée va créer un étrange malaise parmi les jeunes femmes, sa présence faisant ressurgir toutes les angoisses, les frustrations des quatre autres. S’enclenche alors une mécanique perverse dont Marie devient la victime…

    EX-VOTO

    Réalisation : Antoine Beauvois Boetti

    Synopsis :

    Marco, un jeune artiste parisien se rend dans l'appartement familial pour fêter la majorité de son petit frère Lucas. Ce dernier est encore perturbé par le récent départ du foyer de son frère et surtout par l’absence du père, d’autant plus à cette date symbolique. En rentrant chez lui juste après les affectueuses festivités familiales, Marco croise un homme ressemblant étrangement à un portrait qu'il vient de réaliser. Il pense d’abord à une coïncidence, mais lorsque le phénomène se produit à nouveau, Marco écarte l’hypothèse du hasard. Il tentera de mettre cet étrange phénomène au service d’une quête chère à son petit frère: la recherche de leur père.

    MARLON

    Réalisation : Jessica Palud

    Synopsis :

    Marlon, 14 ans, rend visite à sa mère en prison pour la première fois depuis son incarcération. La jeune fille, protégée par sa famille et son entourage, s'entête malgré tout à croire que sa mère est son héroïne d'enfance...

    NOS ENFANTS

    Réalisation : Sarah Suco

    Synopsis :

    Lorsque Lucie et Jean rentrent d’une soirée en amoureux, le comportement étrange de leur nouvelle baby-sitter les interpelle. Ils se rendent alors dans la chambre de leurs enfants et se

    rendent compte qu’ils ont disparu. Fous d’inquiétude, ils cherchent des explications auprès de la jeune fille.

    L'OCCUPANT

    Réalisation : Jonathan Hazan

    Synopsis :

    Vincent, un homme venu de nulle part, s’installe dans une maison de campagne isolée. Au fur et à mesure que les jours passent, il aménage les lieux loin de tout et de tout le monde.

    ORDALIE

    Réalisation : Sacha Barbin

    Synopsis :

    Jean sonne à la porte d’un appartement situé en haut d’une tour. Karl, la cinquantaine, lui ouvre. Jean annonce à Karl la raison de sa visite : il a été payé pour le tuer. Karl accepte son sort trop facilement résigné…

    LES PIONNIERS

    Réalisation : Gaby Ohayon

    Synopsis :

    Zyto et Momo, 11 ans, font connaissance dans les toilettes d’un collège privé. Leur point commun : ils sont tous les deux circoncis. Alors que Momo l’assume complètement, Zyto appréhende cette différence comme un frein pour s’intégrer. Momo échafaude alors un plan quelque peu farfelu pour aider son ami à en finir avec son blocage…

    SOPHILOSCOPE

    Réalisation : Daisy Sadler

    Synopsis :

    Alice et ses amies tentent de faire face à l’absurdité de la mort de leur camarade de classe.

    COURTS MÉTRAGES : L'ADAMI L'APRÈS-MIDI

    5 films de courts métrages présentés hors compétition

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    CHOUGMUUD
    Réalisation : Cécile Tellerman

    Synopsis :

    Lorsque Gilles, Marylin, Lucie et Thomas arrivent à leur soirée de Speed Dating, ils ont tous en tête le personnage idéal qui leur permettra de conclure à coup sûr. C’était sans compter sur l’un des serveurs, qui glisse dans les cocktails une drogue violemment désinhibante, le Chougmuud ! Après avoir déroulé leur discours type, voilà que les quatre dragueurs d’un soir se mettent à jouer carte sur table, sans masque et sans pudeur...

    LE PÉROU
    Réalisation : Marie Kremer

    Synopsis :

    Convoqués pour un mystérieux rendez- vous, deux jeunes hommes et deux jeunes filles se retrouvent devant un bar défraichi, sur le front de mer, à Ostende. Très vite, les quatre individus découvrent qu’ils ne sont pas ici par hasard : apprenant qu’ils sont demi-frères et soeurs, ils héritent également du bar. Avec une mission : le retaper...

    QUI NE DIT MOT
    Réalisation : Stéphane de Groodt

    Depuis toujours, John est maladivement incapable de s’engager. Mais aujourd’hui, les choses changent. Le monde entier semble s'être ligué contre lui, avec une étrange obsession... lui faire enfin dire « Oui »!

    LA STATION

    Réalisation : Patrick Ridremont

    Synopsis :

    Max, Mégane et Louise débarquent dans une mystérieuse station-essence. A l’intérieur du bâtiment désert, de nombreuses photocopieuses qui fonctionnent à plein régime. Et un homme, bien décidé à exploiter le pouvoir magique des machines, capables de donner vie aux fantasmes les plus fous...

    TIMING
    Réalisation : Marie Gillain

    Synopsis :

    Dans les allées de l’Ikea où il est venu aider son frère, Gaspard répète le texte de son casting. A l’accueil de la société de production où on la fait poireauter, Léa attend son tour avec impatience. Mais Benoit, le frère de Gaspard, et Marie, la standardiste, ont bien d’autres priorités que ce casting...

    LA GRILLE DE PROGRAMMATION

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    AUTOUR DU FESTIVAL

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    Rencontre avec le jury - mardi 3 octobre - 10h30 - Cinéma le Sélect. Premier contact avec les membres du jury présidé par Michèle Laroque avant la projection du premier film de la compétition.


    Dédicace de Marc Dugain de son livre “ils vont tuer Robert Kennedy” (Gallimard) - mardi 3 octobre - 17h - Cinéma le Sélect.


    Guillemette Odicino s’fait des films - mercredi 4 octobre - 17h - Médiathèque. La journaliste de Télérama, animatrice de l’émission On s’fait des films sur France Inter, présentera des premiers films qu’elle a choisis parmi les titres disponibles à la Médiathèque de Saint-Jean-de-Luz.


    Rencontre avec Michèle Laroque - jeudi 5 octobre - 18h - Cinéma le Sélect. Evocation du parcours de la comédienne de son premier rôle au cinéma dans Le mari de la coiffeuse, à son premier film comme réalisatrice, Brillantissime.


    Métier de cinéma : Costumière - vendredi 6 joctobre - 10h - Cinéma le Sélect. Rencontre autour du métier de costumière de cinéma avec notamment Laurence Forgue Lockhart qui a travaillé sur Jusqu’à la garde, présenté en compétition.


    Forum : Apprendre le cinéma - samedi 7 octobre - 11h- Cinéma le Sélect. En présence notamment de Claude Lelouch et Rémi Bergman qui nous parleront des Ateliers de Beaune où 13 élèves apprennent à faire du cinéma.


    Concert de musique de film par l’Orchestre de l’Harmonie Intercommunale - 17h - Place Louis Louis XIV.

    POUR SUIVRE LE FESTIVAL ET TOUT SAVOIR SUR CELUI-CI :

    Le site internet officiel du festival

    https://www.fifsaintjeandeluz.com/

    J'ai oublié de vous préciser que les séances étaient accessibles à tous à des tarifs plus que raisonnables. Toutes les informations pratiques sont sur le site officiel du festival.

    La page Facebook officielle du festival 

    https://www.facebook.com/fifsaintjeandeluz/

    Le compte Twitter officiel du festival

    @FifStJeanDeLuz

    Le compte Instagram officiel du festival

    @fifsaintjeandeluz

    ... et mon recueil de 16 nouvelles sur les festivals de cinéma "Les illusions parallèles" (Editions du 38) qui comprend une nouvelle qui se déroule dans le cadre du festival.

    Retrouvez mes articles sur les éditions précédentes sur Inthemoodforcinema.com et Inthemoodforfilmfestivals.com.

    Retrouvez également mon article sur le Grand Hôtel Loreamar de Saint-Jean-de-Luz

    Les visuels des films et du jury sont issus du site officiel et de la page Facebook officielle du festival.

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  • 2016 : une année de festivals de cinéma

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    2016 a été une année particulièrement riche pour moi, grâce à  la concrétisation d'un rêve, devenir un auteur publié (et l'aventure ne fait que commencer, et quelle aventure !), mais aussi les habituels festivals de cinéma, six cette année, et autant de belles rencontres dont 2016 ne fut pas avare. Sans doute en 2017 me consacrerai-je davantage à d'autres projets (mais jamais loin du cinéma) mais je ne sais pas encore si je pourrai résister aux invitations aux habituels rendez-vous festivaliers.  A suivre...

    En attendant, retrouvez le compte rendu de chacun de ces festivals ( et des  César) en cliquant sur leurs affiches.

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  • Concours - Gagnez un moment de rêve dans un hôtel 5 étoiles au Pays Basque

    Je vous rappelle d'abord que vous pouvez aussi toujours gagner un séjour au splendide hôtel Agapa de Perros-Guirec, ici. Pour remporter un moment de rêve à l'hôtel Loreamar de Saint-Jean-de-Luz dont vous trouverez quelques photos ci-dessous, allez directement sur mon site http://inthemoodforhotelsdeluxe.com ou cliquez ici pour accéder directement au concours. Dans cet article, vous trouverez aussi mon avis sur l'hôtel Loreamar de Saint-Jean-de-Luz suite à mon séjour luzien pour le Festival International du Film où j'ai eu le plaisir de dédicacer mes livres.

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  • Entre 2 festivals. Entre 2 séances de dédicaces. Et beaucoup d'émotions...

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    De retour du Festival du Film Britannique de Dinard (formidable avec une séance de dédicaces riche en émotions, je vous livrerai mon long compte rendu du Festival dans 8 jours), je suis en partance pour le Festival du Film de Saint-Jean-de-Luz  où je serai dès demain et j'aurai le grand plaisir de dédicacer mes deux livres "Les illusions parallèles" et "L'amor dans l'âme", ce dont je me réjouis d'autant plus qu'une des nouvelles se déroule dans le cadre du festival et parce que que j'affectionne également tout particulièrement ce festival (une séance de dédicaces présente dans le programme du festival comme vous le verrez ci-dessous). Je vous relaterai tout cela à mon retour. En attendant le compte rendu de ces deux festivals (et de Deauville que je n'ai encore pas eu le temps de publier mais qui est terminé), vous pourrez me suivre sur les réseaux sociaux en direct du festival:

    twitter : @moodforcinema

    Instagram: @sandra_meziere

    Vous pouvez également retrouver mon article sur le programme complet sur le Festival de Saint-Jean-de-Luz, en cliquant ici.

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  • Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz 2016: le programme

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    Pour une meilleure lisibilité de cet article, retrouvez-le également sur mon blog http://inthemoodforfilmfestivals.com.

    Le Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz, dont ce sera cette année la troisième édition,  se distingue par la passion, la cinéphilie, la liberté, l’audace (« un cinéma d’avenir » comme l’indique sa très belle affiche avec, pour égérie, le comédien Amir El Kacem,  devant l’objectif de Chris Huby) qui l’animent.

    Cette année au programme: les premiers et deuxièmes films en compétition, la compétition de courts métrages, la convivialité sereine, le cadre idyllique, envoûtant et indiciblement mélancolique de Saint-Jean-de-Luz, la passion du cinéma comme credo et les débats avec le public après les projections (toujours passionnants) menés par l’enthousiaste et passionné directeur artistique du festival (notamment aussi célèbre « voix » des marches du Festival de Cannes et réalisateur du court-métrage « Rue de roses » en 2012), Patrick Fabre.

    Cette 3ème édition aura lieu du 4 au 8 octobre 2016 et fera la part belle au court-métrage: projection des films « Talents Cannes Adami », forum du court-métrage et la toujours palpitante compétition de courts-métrages qui permettra aux festivaliers de découvrir notamment le court-métrage de la comédienne Sonia Rolland.

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    Ce qui  constitue la vraie force de ce festival, c’est la qualité  et souvent l’originalité des films en sélection (c’est souvent là que je découvre les meilleurs films de l’année à venir)  comme Louise Wimmer, Syngue Sabour, J’enrage de son absence , The selfish giant, Respire ou encore le sublime A peine j’ouvre les yeux l’an passé… Cette édition ne devrait pas déroger à la règle et le jury présidé par le cinéaste Cédric Klapisch sera sans aucun doute confronté à des choix cornéliens au regard de la sélection une nouvelle fois singulière et réjouissante.

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    Et puis il y a Saint-Jean-de-Luz: un lieu qui crée une symbiose d’une étourdissante beauté entre la rudesse majestueuse de la montagne et  les scintillements éblouissants de la mer (les beaux jours et les autres Saint-Jean-de-Luz se teinte de couleurs tout aussi fascinantes) dans laquelle elle se jette, l’écrin idéal pour un festival qui est une « fenêtre ouverte sur le monde. » Des mondes même, au regard de l’éclectisme la programmation,  diversifiée aussi bien dans les genres que dans les nationalités des films en lice.

    Un lieu et un festival que j’apprécie tant qu’ils ont servi de cadre à une des nouvelles de mon recueil de 16 nouvelles sur les festivals de cinéma « Les illusions parallèles » que j’aurai le plaisir de dédicacer au Cinéma Le Sélect pendant le festival, le samedi à 16H30, avec également mon premier roman « L’amor dans l’âme« . Cliquez ici pour lire l'article à ce sujet sur le site officiel du festival.

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    Vous l’aurez compris: j’ai une tendresse particulière pour ce festival destiné autant aux cinéphiles qu’aux « simples » amateurs de cinéma, et je vous encourage vivement à le découvrir, ce festival étant par ailleurs très accessible (5,5 euros la séance -voir détails plus bas-)…

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    Le festival aura toujours lieu au cinéma Le Sélect, la garantie d’un accueil souriant à l’image de celui des Luziens. Le festival de Saint-Jean-de-Luz fait toujours rimer convivialité et amour du cinéma (et de ceux qui le font).

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    LE JURY

    Cette année, le jury sera donc présidé par le cinéaste Cédric Klapisch qui sera entouré des personnalités suivantes: le réalisateur Louis-Julien Petit, l’actrice Alice Isaaz, le comédien et musicien Marco Prince, l’actrice et chanteuse Stéfi Celma,le producteur Maxime Delaunay et la comédienne Sophie Verbeeck.

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    LES LONGS METRAGES EN COMPETITION

    Comme chaque année, en compétition, vous pourrez découvrir les meilleurs films de l’année à venir en compétition. 10 films sont en lice:

    Tramontane

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    Liban
    De Vatche Boulghourjian

    Mardi 4 à 11h00
    et mercredi 5 à 16h45

    Synopsis :

    Rabih, un jeune chanteur aveugle, est invité avec sa chorale à se produire en Europe. Lors des formalités pour obtenir son passeport, il découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Un mensonge qui l’entraîne dans une quête à travers le Liban, à la recherche de son identité…

    Diamond Island

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    France / Cambodge…
    De Davy Chou

    Mardi 4 à 15h00
    et mercredi 5 à 21h30

    Synopsis :

    Diamond Island est une île sur les rives de Phnom Penh transformée par des promoteurs immobiliers pour en faire le symbole du Cambodge du futur, un paradis ultra-moderne pour les riches. Bora a 18 ans et, comme de nombreux jeunes originaires des campagnes, il quitte son village natal pour travailler sur ce vaste chantier. C’est là qu’il se lie d’amitié avec d’autres ouvriers de son âge, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charismatique Solei, disparu cinq ans plus tôt. Solei lui ouvre alors les portes d’un monde excitant, celui d’une jeunesse urbaine et favorisée, ses filles, ses nuits et ses illusions.

    La jeune fille sans mains

    France
    De Sébastien Laudenbach

    Mercredi 5 à 11h00

    Synopsis :

    En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au Diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l’eau, un doux jardinier et le prince en son château. Un long périple vers la lumière…

    Olli Mäki

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    Finlande
    De Juho Kuosmanen

    Mercredi 5 à 14h30
    et jeudi 6 à 21h30

     Synopsis :

    June rentre sans prévenir dans sa ville natale après plusieurs années à l’étranger. Son retour s’annonce difficile. Le temps a passé et sa famille comme Diego – son premier amour – ont bien changé. Mais tel le vent du sud qui souffle à l’automne, June va balayer tout ça. Elle veut retrouver sa place au sein de sa famille et réaliser ce vieux rêve de s’envoler pour Berlin avec Diego…

    You’ll never be alone

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    Chili
    De Alex Anwandter

    Jeudi 6 à 11h00 et à 16h45

    Synopsis :

    Santiago du Chili. Pablo, un jeune lycéen se découvre une passion pour le cabaret. Mais un jour il est victime d’une violente agression homophobe qui le laisse dans le coma. Désespéré Juan, son père, met tout en œuvre pour trouver les coupables…

    Paris la blanche

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    France / Algérie
    De Lidia Leber Terki

    Jeudi 6 à 14h30 et vendredi 7 à 16h45

    Synopsis :

    Sans nouvelles de son mari parti travailler en France dans les années 70, Rekia, quitte le village de Kabylie où elle vit. Elle traverse l’Algérie, la France et les banlieues parisiennes pour ramener Nour au village. Mais l’homme qu’elle finit par retrouver dans un foyer d’anciens travailleurs immigrés à la retraite a changé. Son héros, l’ancien combattant des maquis, celui qui était revenu au village pour la dernière fois il y a quatre ans, est devenu un étranger.

    Souffler plus fort que la mer

    souffler

    France
    De Marine Place

    Jeudi 6 à 19h00

    Synopsis :

    Julie et ses parents, Loïc et Louison, vivent de la pêche sur une petite île au large de la Bretagne. Afin d’échapper aux dettes, ils sont obligés de se séparer de leur bateau contre une prime à la casse. La famille peine à faire face à cette nouvelle vie sans bateau et Julie se réfugie dans sa passion pour le saxophone pour dépasser l’étrange sentiment de submersion qui l’envahit peu à peu…

    Compte tes blessures

    comptes

    France
    De Morgan Simon

    Vendredi 8 à 19h00

    Synopsis :

    Vincent n’est pas arrivé au tiers de sa vie qu’il a déjà tatoué la moitié de son corps et endurci sa voix avec son groupe de post-hardcore. Depuis la mort de sa mère, il partage son existence entre Bastille et Porte de Clignancourt, entre un boulot de perceur qui ne l’enchante guère et un père poissonnier qui tente de refaire sa vie avec une femme plus jeune. Et ça le rend malade.

    Fleur de Tonnerre

    fleur

    France / Belgique
    De Stéphanie Pillonca

    Mercredi 5 à 19h00

    Synopsis :

    Vincent n’est pas arrivé au tiers de sa vie qu’il a déjà tatoué la moitié de son corps et endurci sa voix avec son groupe de post-hardcore. Depuis la mort de sa mère, il partage son existence entre Bastille et Porte de Clignancourt, entre un boulot de perceur qui ne l’enchante guère et un père poissonnier qui tente de refaire sa vie avec une femme plus jeune. Et ça le rend malade.

    Drôles d’oiseaux

    droles

    France
    D’Elise Girard

    Vendredi 7 à 11h00
    et Samedi 8 à 12h00

    Synopsis :

    Deux personnages. Georges et Mavie. Mavie et ses 27 ans. Pleine de doutes et d’inquiétude, qui se cherche. Georges et ses 76 ans. Misanthrope, comme caché dans sa librairie, exaspéré par le monde, qui n’attend plus rien de la vie. A eux deux, ils forment le plus beau et le plus improbable des couples. Il ne veut rien, elle veut tout. Et pourtant grâce à lui, elle se trouve. Et grâce à elle, il renoue avec la vie. L’amour qu’ils ne feront jamais ensemble est le plus beau et le plus émouvant. Mais bientôt Georges doit fuir et ce qui doit arriver, arrive…

    HORS COMPETITION/OUVERTURE/CLÔTURE

    yeux

    IL A DÉJÀ TES YEUX, le long métrage de Lucien Jean-Baptiste, sera présenté en ouverture, hors compétition, le mardi 4 octobre à 19h00 et 21h30, en présence du réalisateur et d’Aïssa Maïga.

    Synopsis:

    Paul, est marié à Sali. Tout irait pour le mieux dans leur vie s’ils arrivaient à avoir un enfant. Un jour, Sali reçoit l’appel qu’ils attendaient depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin, il est blond aux yeux bleus… Il est blanc, ils sont noirs. Pour la famille de Sali, c’est le choc !

    rencontre

    COMMENT J’AI RENCONTRÉ MON PÈRE, le long métrage de Maxime Motte, sera présenté en clôture, hors compétition, le samedi 8 octobre à 19h00, en présence du réalisateur et de François-Xavier Demaison.

    Synopsis:

    Un couple, parents adoptifs d’un petit enfant africain, habite en Normandie près de la mer, non loin du lieu stratégique permettant aux clandestins de se rendre en Angleterre. Débarque alors dans leur vie un migrant poursuivi par la police. Cet homme, qu’ils vont accepter de recueillir, devient dans l’imaginaire de leur enfant un potentiel père biologique…

    SOUVENIR, le long métrage de Bavo Defurne, sera présenté hors compétition le vendredi 7 octobre à 20h30.

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    SYNOPSIS: Une chanteuse oubliée, qui a autrefois participé à l’Eurovision, rencontre un jeune boxeur qui va la convaincre de tenter un come-back.

    LES COURTS METRAGES EN COMPETITION

    UNE VIE ORDINAIRE, le court métrage de Sonia Rolland, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    UNE VIE ORDINAIRE, le court métrage de Sonia Rolland, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

    Synopsis :

    Nadia, 15 ans, doit s’occuper seule de l’éducation de son frère de 11 ans, de l’entretien de la maison et de ses études, sa mère étant en formation à l’autre bout de la France. Elle est totalement livrée à elle-même, aussi, lorsqu’un de ses camarades la provoque, Nadia explose ; résultat, elle est exclue de l’école… Cette fois-ci, pas d’échappatoire possible : elle va devoir affronter sa mère et faire des choix…

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    Synopsis :

    Depuis le décès de ses parents, Léo, 10 ans, est livré à lui-même. Son grand frère Bastien s’est réfugié dans les méandres de la fête, incapable d’affronter ses responsabilités. Leurs vies se croisent sans jamais se retrouver, jusqu’à la rencontre avec Julie qui va bouleverser ce statu quo.

    RAINING BLOOD, le court métrage de François Berthier, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    Synopsis :

    Un tueur à gages, blessé, trouve refuge dans un bar. Au Hasard ? Il rencontre une serveuse à qui il propose de laisser 2 millions d’euros en échange de quelques minutes avec elle. Mais quelle sera la contrepartie demandée, et au final, dans ce jeu étrange, qui contrôle qui ?

    PA FUERA, le court métrage de Vica Zagreba, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    Synopsis :

    La jeune Stella et ses fillettes vivent chez Corto, isolées. Elles s’ennuient et passent le temps en chantant, en dansant. Eddy, un ancien amoureux de Stella débarque. Il les invite à son concert. Stella ne peut y résister.

    MONSIEUR HERNST, le court métrage de Vincent Cappello, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    Synopsis :

    Un docteur poursuit monsieur Hernst dans les souvenirs de sa vie pour le guider à l’incident traumatique qui lui a fait oublier jusqu’à sa propre identité…

    GOLIATH, le court métrage de Loïc Barché, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    GABBER LOVER, le court métrage d’Anna Cazenave-Cambet, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

    Synopsis :

    Nicolas est follement amoureux de Charlotte, une fille qu’il connait à peine et qu’il fantasme à travers les photos qu’elle publie sur Facebook. Accompagné d’un ami, il décide de lui prouver son amour en accomplissant un exploit.

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    Synopsis :

    Nérac, début des années 2000. Laurie et Mila, 13 ans, dansent le gabber au bord d’un lac isolé. Mila est amoureuse de Laurie et elle veut lui dire, que ça jaillisse hors de sa tête.

    LE BLEU BLANC ROUGE DE MES CHEVEUX, le court métrage de Josza Anjembe, sera présenté en compétition le samedi 8 octobre à 14h00

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    Synopsis :

    À dix-sept ans, Seyna, une adolescente d’origine camerounaise se passionne pour l’histoire de la France, le pays qui l’a vue naître et dont elle est profondément amoureuse. Son baccalauréat en poche et sa majorité approchant, Seyna n’aspire qu’à une chose : acquérir la nationalité française. Mais son père Amidou s’y oppose farouchement.

    D’autres rendez-vous du festival à ne pas manquer:

    Ivan Calberac, réalisateur de L’étudiante et monsieur Henri, auteur de Venise n’est pas en Italie, qu’il a adapté au théâtre et bientôt au cinéma, tiendra une master class le 7 octobre à 9h30 sur l’adaptation.

    Le vendredi, à 9H30 aura lieu une rencontre à laquelle je ne manquerai pas d’assister sur le thème « Romancier, s’adapter ou comment transformer son livre en film ».

    -le forum du court-métrage:

    Comment réaliser son premier court métrage ? Dans quelle conditions ? Avec quel financement ? C’est à ces questions que tentera de répondre lors du Forum du court métrage organisé avec le soutien du CNC qui se tiendra le 8 octobre à 10h30 au cinéma le Sélect. Ouvert à tous et notamment à ceux qui veulent passer derrière la caméra, ce Forum débutera par la projection gratuite de deux courts métrages, Maman(s) de Maïmouna Doucouré et Pas de cadeau de Marie Vernalde qui seront présentes pour partager leur expérience. Participeront également à ce forum Morad Kertobi, responsable du court métrage au CNC, Antoine Le Carpentier, producteur de courts métrages (Mon voisin productions), ou encore Maxime Delauney, producteur de longs et de courts métrages (Nolita) et membre du jury.

    MAMAN(S)

    Réalisation : Maïmouna Doucouré

    Synopsis :

    Aida, 8 ans, habite un appartement de banlieue parisienne.
Le jour où son père rentre de son voyage au Sénégal, le quotidien d’Aida et de toute la famille est complètement bouleversé : le père n’est pas revenu seul, il est accompagné d’une jeune sénégalaise, Rama, qu’il présente comme sa deuxième femme.

    Aida, sensible au désarroi de sa mère, décide alors de se débarrasser de la nouvelle venue.

    PAS DE CADEAU

    Réalisation: Marie Vernalde

    Synopsis :

    Kathy a un fils qu’elle n’élève pas. Pour son anniversaire elle veut lui offrir le plus beau des cadeaux : son père.

    -Courts dehors

    5 courts métrages projetés en plein air devant le cinéma Le Sélect.

    Organisée chaque année depuis maintenant 23 ans, l’opération Talents Adami Cannes permet de découvrir et de mettre en valeur des jeunes comédiens de 18 à 30 ans au travers d’un programme de courts métrages. Au rythme d’un film par jour, chacun des 5 courts métrages de la saison 2016 – coproduits par Mon Voisin productions – sera projeté en plein air à 21h15, devant le cinéma Le sélect. Histoire de découvrir de futures stars sous les étoiles.

    A/K

    Réalisation : Olivier Van Hoofstadt

    Synopsis :

    A/K c’est l’histoire de Kim et Anouk qui attendent un bus qui n’arrivera jamais. Pour passer le temps, elles inventent une histoire, celle de Ted « le flic cowboy » et de « Joe le solitaire ». Alors que leurs aventures s’enchaînent au rythme de la folle imagination des deux filles, la voiture de police de Ted s’arrête devant leur abri bus.

    CARRÉ

    Réalisation : Anca Damian

    Synopsis :

    Claire et Julien se retrouvent en cachette dans l’appartement d’un ami. La sonnerie du portable de Julien les interrompt : un attentat vient d’avoir lieu au Bataclan tout près d’eux. Alors qu’ils découvrent aux informations les images de l’attaque, on frappe à la porte..

    LA CAVERNE

    Réalisation : Joann Sfar

    Synopsis :

    Le réalisateur invite quatre acteurs dans une piscine municipale pour les confronter à leur métier. Sur cette scène aquatique, ils vont devoir jouer jusqu’à épuisement leur propre rôle et ceux auxquels ils rêvent … jusqu’à ce que les masques tombent.

    LE DISTRIBUTEUR D’AURORES BORÉALES

    Réalisation : Mathias Malzieu

    Synopsis :

    Lola collectionne les horloges cassées depuis qu’elle a perdu sa mère. Une nuit, elle découvre que l’une d’elle est hantée… Peut-on tomber amoureux d’un fantôme? Que se passerait-il s’il revenait dans la réalité ?

    MERCI MONSIEUR IMADA

    Réalisation : Sylvain Chomet

    Synopsis :

    Sur le décor d’un plateau de tournage, quatre jeunes acteurs attendent, fébriles, le réalisateur Mirko Imada. Au centre de la pièce, sur un grand lit, deux techniciens viennent déposer le corps d’un homme inanimé. Moteur. Action !

    N’hésitez pas non plus à consulter l’excellent site internet du festival: vous y retrouverez notamment le catalogue en ligne du festival, et toutes les informations de dernière minute mais aussi toutes les informations pratiques.

    Vous pouvez également retrouver le festival sur les réseaux sociaux: Facebook, instagram (@fifsaintjeandeluz), twitter (@fifsaintjeandeluz).

    Les tarifs sont par ailleurs inférieurs à ceux d’une projection classique, une raison de plus de ne pas vous en priver:

    – 5,5€ la séance (pour les adultes, hors ouverture et clôture), 4€ ( Etudiant, enfant, bénéficiaire du RSA)

    -Billet cérémonie ouverture / cérémonie de clôture

    • Adulte :          10€ (salle 1)    8€ (salle 2)
    • Etudiant, enfant, bénéficiaire du RSA :       7€

     -Abonnement 10 films (hors films d’ouverture et de clôture et achat le 5 octobre au plus tard) :  40€ (le film supplémentaire : 4 €)

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  • Critique de RESPIRE de Mélanie Laurent à 20H50 sur Canal + Cinéma


     

    C’est dans le cadre du 1er Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz 2014 que j’ai eu le plaisir de découvrir le film dont la réalisatrice avait déjà obtenu le prix du public à Saint-Jean-de-Luz, trois ans auparavant, pour son premier long métrage en tant que réalisatrice, « Les Adoptés». Elle avait alors également reçu le prix du jury.

     Cette séance fut riche en émotions et pas seulement parce que ce fut la dernière d’un film en compétition de ce 1er Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz mais aussi parce que la réalisatrice avait fait le voyage, entre deux scènes avec Angelina Jolie pour qui elle tourne actuellement, pour parler (avec passion) de son film après la projection mais aussi parce que Dany Boon, alors en tournage à Saint-Jean-de-Luz du dernier film de Julie Delpy « Lolo » était présent, ce qui a donné lieu à de savoureux échanges. La vidéo (ci-dessus) de présentation du film avant la projection témoigne de la convivialité et la bonne humeur communicatives qui règnaient dans ce festival.

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    Mélanie Laurent fait partie de ceux que certains aiment détester parce qu’elle a « le malheur » d’être une jeune femme polyvalente, déterminée et talentueuse dans chacun des domaines auxquels elle s’attèle : elle chante, joue, réalise. Une artiste à part entière guidée par le désir de créer. En est une nouvelle preuve la vidéo la mettant en scène, vidéo d’une méchanceté stupide, lâche et abjecte (qui avait pour seul mérite de démontrer, si besoin était, la puissance du montage cinématographique qui peut étayer n’importe quelle démonstration et orienter n’importe quel discours) qui avait circulé en 2014 dans tous les médias qui l’ont repris comme si cela avait  valeur d’information, les mêmes médias parfois qui, lors du Festival de Cannes de la même année, avaient encensé « Respire » qui dénonce finalement cette perversité dont cette vidéo est une forme de manifestation. La société, a fortiori médiatique, avide de cynisme et de détestation, et de détruire ceux qu’elle envie ou a encensé probablement dans un moment d’égarement, n’est pas à un paradoxe près.

    Ce film qui fut aussi présenté en séance spéciale à Cannes dans le cadre de la Semaine de la Critique 2014 est aussi sans aucun doute guidé par cet désir de créer, et de dire. Mélanie Laurent portait en effet ce projet de « Respire » depuis la parution du livre dont il est la libre adaptation, un premier roman éponyme d’Anne-Sophie Brasme de 2001.

    A cet âge où tout est essentiel, à la fois dérisoire et grave, passionné et viscéral, Charlie (Joséphine Japy), une jeune fille de 17 ans rencontre Sarah (Lou de Laâge). Sarah, c’est la nouvelle du lycée, celle que tout le monde « adopte »  et adore immédiatement, celle qui fascine, éblouit. La star immédiate du lycée. Sarah va choisir Charlie. Cette rencontre va peu à peu priver Charlie de souffle, l’enfermer dans une histoire étouffante d’amitié perverse…

    Dès le premier plan, Mélanie Laurent témoigne de sa parfaite maîtrise de son sujet et de sa caméra, franchissant encore une étape après « Les Adoptés ». L’évolution est flagrante dès le début du film.  Ce premier plan nous montre des toits tristement identiques de  pavillons de province. Lui succède celui d’une adolescente qui se lève  avec, hors-champ, les cris de ses parents qui se déchirent. Le décor est planté. L’apparente tranquillité n’est qu’un leurre.  Tout peut exploser, la tranquillité peut se briser, à tout instant.

    Au lycée, en cours, Charlie apprend les excès de la passion. Il suffisait de trouver un objet à celle-ci. Ce sera Sarah.  Peu à peu l’étau va se refermer sur Charlie, sa prison dans laquelle elle va elle-même s’enfermer. Mélanie Laurent distille progressivement des indices qui témoignent de la perversité de Sarah, créant un malaise et une empathie croissantes du spectateur pour Charlie. La tension est accentuée par une caméra à l’épaule, qui ne laisse pas de répit, suggère la survenance possible d’un drame. A tout moment. Comme un serpent prêt à surgir et étouffer sa proie.

    Comme sa mère qui pardonne toujours à son père, Charlie pardonnera toujours comme aveuglée, emprisonnée dans cette pseudo-amitié, dans sa fascination. Mélanie Laurent ne lâche ni ses actrices ni le spectateur, pas une seconde, tout comme Sarah ne lâche pas Charlie grâce à la qualité et la précision de son écriture (pas de plan superflu ou vain),  la beauté froide ou lumineuse des images ( comme ces plans de bord de mer dont la luminosité contraste intelligemment avec la noirceur de ce que commence alors à vivre Charlie) et  le talent de ses deux comédiennes (sans doute aussi très bien dirigées) qui crèvent littéralement l’écran. Va  s’opérer un glissement progressif du drame social vers le thriller. Planent les ombres de Chabrol, Hitchcock, Gus Van Sant, Sofia Coppola (sans les tics parfois mode-rne-s de cette dernière) mais surtout celle d’une nouvelle cinéaste qui ne cite pas les autres mais construit sa propre filmographie et ses propres codes : Mélanie Laurent.

    Le film est aussi jalonné de moments de grâce comme lorsque les deux jeunes filles dansent sur « You and Me » de Disclosure, exacerbant encore la noirceur de ce qui suivra et le sentiment de prison sans échappatoire pour Charlie.

    Après la projection, Mélanie Laurent a raconté avoir découvert Lou de Laâge dans « J’aime regarder les filles », le magnifique premier film de Frédéric Louf qui avait révélé un autre immense comédien, Pierre Niney. Je me réjouis encore d’avoir fait partie du jury qui avait récompensé Lou de Laâge au Festival International du Film de Boulogne-Billancourt pour « Nino, une adolescence imaginaire de Nino Ferrer » de Thomas Bardinet.  Ici, elle excelle une nouvelle fois dans ce rôle de manipulatrice qui, sous des abords au départ particulièrement affables, va  se révéler venimeuse, double, perverse. Face à elle, Joséphine Japy est époustouflante, interprétant avec beaucoup de nuances, notamment grâce à d’éloquents silences, sa souffrance indicible. C’est d’autant plus impressionnant qu’une vingtaine de séquences ont été improvisées. Mélanie Laurent a ainsi passé 4 mois à travailler avec ses actrices pour seulement 6 semaines de tournage.

    Un film à la fois intemporel (Mélanie Laurent ne situe d’ailleurs pas vraiment l’intrigue dans une époque précise) et dans l’air du temps (mais qui ne cherche pas à l’être) qui peut-être en aidera certain(e)s à fuir et ne pas se laisser enfermer par ces « ami(e)s » toxiques qui, avancent masqué(e)s, séduisent tout le monde avec une habileté et une ingénuité fourbes, pour mieux  exclure la proie choisie, se l’accaparer, puis la détruire. Un film dont la brillante construction met en lumière la noirceur et la détermination destructrices de ces êtres, nous plongeant avec Charlie dans cet abyme mental en apparence inextricable.

    Un film d’une remarquable maîtrise et justesse, au parfum pernicieusement envoûtant, prenant, parfaitement maîtrisé du premier au dernier plan qui est d’une logique aussi violente qu’implacable. Le dénouement apparaît en effet finalement comme la  seule respiration et la seule issue possibles. Un film qui m’a laissée à bout de souffle, longtemps après le générique de fin.

    Et si vous n’en êtes pas encore convaincus, voici les mots de Dany Boon à la fin de la projection qui auront pour vous peut-être plus de poids que les miens : « J’ai trouvé le film très maîtrisé, incroyable. La fin est très prenante. Film bouleversant, d’une justesse incroyable, je suis très impressionné ».

     

  • Jury et programme complet du Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz 2013

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    Le programme du Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz 2013 a été dévoilé hier par son directeur artistique Patrick Fabre, une programmation alléchante que je vous détaille ci-dessous, tout en vous rappelant au préalable ce que nous savions déjà sur cette édition 2013.

    C'est là que j'ai découvert de vraies pépites comme « J’enrage de son absence », « Les Voisins de Dieu », « Une bouteille à la mer », « Syngué Sabour », « Louise Wimmer » etc . Je ne saurai donc trop vous recommander ce beau festival.

    Les 18 ans du Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz seront ainsi célébrés du 8 au 12 octobre 2013, au cinéma Le Select. Cette année encore, le public pourra découvrir les nouveaux talents du cinéma à travers une compétition de 1ers et 2èmes films, courts et longs-métrages, et d’avant-premières nationales.

    Les équipes des films concernés viendront à la rencontre des spectateurs et un jury de personnalités partagera ses coups de cœur lors de la remise des prix, les Chisteras, en fin de festival.

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    Le programme s’annonce à nouveau réjouissant cette année avec deux films forts en ouverture et en clôture qui témoignent d’ailleurs déjà de la diversité de la programmation de ce festival. Je vous laisse les découvrir ci-dessous.

    Découvrez aussi, ci-dessus, l’affiche avec la très belle Sarah Kazemy, (mémorable dans « En secret », projeté il y a 2 ans en compétition au festival),  très glamour, une invitation au rêve, à l’évasion…et évidemment au cinéma.

    Retrouvez mon compte-rendu de l’édition 2012 en cliquant ici et mon compte-rendu de l’édition 2011 en cliquant là.

     

    LE JURY

     

    Cette année, c’est un acteur rare, dans tous les sens du terme, qui présidera le jury du festival, premier prix du Conservatoire, ancien pensionnaire de la Comédie Française, à qui François Truffaut  offrit son premier grand rôle, dans "Une belle fille comme moi", avec Bernadette Lafont. Parmi de très nombreux films, il a joué dans des bijoux du septième art comme « On connaît la chanson »d’Alain Resnais et « Un cœur en hiver » de Claude Sautet. Il obtint le César du meilleur second rôle pour le second de même que pour « La Chambre des officiers » de François Dupeyron.  Il vient de terminer le tournage de « Diplomatie » sous la direction de Volker Schlöndorff. Vous aurez évidemment reconnu André Dussolier.

    A cette occasion, je vous propose mes critiques de « Un cœur en hiver » (qui fait partie de mes 5 films préférés ) et de « On connaît la chanson » (pas bien loin non plus dans mon panthéon cinématographique), en bas de cet article en espérant ainsi vous convaincre de découvrir ces deux films si vous ne les avez encore pas vus.

     

     

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    André Dussolier sera entouré de l’actrice Alice David, de l’acteur Pascal Demolon,  de la scénariste/réalisatrice Audrey Estrougo, de l’actrice Sarah Kazemy qui figure sur l’affiche du festival, également vue à Saint-Jean-de-Luz dans le très beau film iranien « En secret », de  l’actrice/scénariste/réalisatrice Anne Le Ny et enfin de l’acteur Aurélien Recoing.

     

                                        AVANT-PREMIERES

     

    La lecture des synopsis des films sélectionnés, je dois l’avouer, me donne envie de tous les voir, ce que je ferai avec joie pour vous les commenter ensuite ici, ce festival ayant également pour avantage de permettre de voir. Une très belle sélection très diversifiée comme d’habitude.

     

    HORS COMPETITION

     

    Comme chaque année, le festival propose donc  une belle sélection d’avant-premières, hors compétition, tout d’abord avec, en ouverture, « En solitaire », un film que pour ma part j’attends tout particulièrement, une attente renforcée par une escapade professionnelle aux Sables d’Olonne en début de semaine, où a été tournée une partie du film.

     

     En clôture, sera projeté « La Marche », deuxième long métrage écrit et réalisé par Nabil Ben Yadir. En séance spéciale, nous aurons le plaisir de découvrir « Attila Marcel », le premier long métrage en images réelles de Sylvain Chomet, un film avec Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont notamment mais aussi « Une histoire banale », un film là aussi dont on devrait parler, écrit et réalisé par Audrey Estrougo. Les petits (et les grands) se régaleront avec la projection de « Belle et Sébastien » de Nicolas Vanier.

     

    COMPETITION

     

    La compétition de premiers et deuxièmes films promet, comme chaque année, d’être passionnante et palpitante avec « The Lunchbox » de Ritesh Batra (romance indienne),  le film britannique « le Géant égoïste » de Clio Barnard, « Youth », un film israëlien de Tom Shoval, « Passer l’hiver », un film français d’Aurélia Barbet, « La pièce manquante », un film français de Nicolas Birkenstock, « Celle qui pleure a perdu », un film français de Marion Lefeuvre, « La Belle vie », film français de Jean Denizot, « Le sens de l’humour », film français de Marilyne Canto, « D’une vie à l’autre », thriller allemand de Georg Maas, « La Braconne », film noir français de Samuel Rondi.

     Il ne faudra pas non plus manquer la compétition de courts métrages qui réserve chaque année de très belles surprises . L’ayant déjà vu dans le cadre des "Talents Cannes Adami", je peux d’ores et déjà vous recommander « Pour le rôle » de Pierre Niney qui ne sera d'ailleurs pas le seul acteur à avoir réalisé un film en compétition des courts métrages puisqu'y figure aussi l'actrice Elodie Navarre.

     Retrouvez ci-dessous, les informations pratiques et les synopsis de tous les films sélectionnés.

     

    GRILLE DE PROGRAMMATION

     

     

    LES AVANT-PREMIÈRES

     

    Hors Compétition 

     

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      Soirée d’Ouverture

    En Solitaire

    Premier long métrage réalisé par Christophe Offenstein

    > Mardi 8 octobre à 19h30 et 21h30

     

    Casting : François Cluzet, Samy Seghir, Virginie Efira et les participations de Guillaume Canet et Arly Jover

     

    Film d’aventure – France – 1h36

    Production : Les Films du Cap et Gaumont / Distribution : Gaumont

    Scénario : Jean Cottin, Christophe Offenstein

    Sortie nationale : le 6 novembre 2013 

     

    Synopsis

    Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.

     

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    Soirée de Clôture

    La Marche

    Deuxième long métrage écrit et réalisé par Nabil Ben Yadir

    > Samedi 12 octobre à 19h30 et 21h30

     

    Casting : Olivier Gourmet, Tewfik Jallab, Vincent Rottiers, M’Barek Belkouk, Nader

    Boussandel, Lubna Azabal, Hafsia Herzi, Charlotte Le Bon, Philippe Nahon, Jamel Debbouze…

     

    Drame – France – 1h50

    Production : Chi-Fou-Mi Productions (Hugo Sélignac) / Distribution : EuropaCorp Distribution

    Scénario : Nabil Ben Yadir

    Sortie nationale : le 27 novembre 2013 

    Synopsis

    En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King. Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage.

     

     

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    Séance spéciale

    Attila Marcel

    Premier long métrage en images réelles écrit et réalisé par Sylvain Chomet

    > Vendredi 11 octobre à 19h30

     

    Casting : Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont, Hélène Vincent, Luis Rego, Fanny Touron, Kea Kaing, Jean-Claude Dreyfus…

     

    Comédie – France – 1h46

    Production : Claudie Ossard et Chris Bolzi / Eurowide Film Production / Distribution : Pathé

    Scénario : Sylvain Chomet

    Sortie nationale : le 30 octobre 2013 

     

    Synopsis

    Paul a la trentaine, il vit dans un appartement parisien avec ses tantes qui l’ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu’accompagnateur. Isolé du monde extérieur, Paul a vieilli sans jamais avoir vécu... Jusqu’au jour où il rencontre Madame Proust, sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d’une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis...

     

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      Séance spéciale

    Une Histoire Banale

    Troisième long métrage écrit et réalisé par Audrey Estrougo

    > Samedi 12 octobre à 15h00

     

    Casting : Marie Denarnaud, Marie Sohna Condé, Oumar Diaw, Renaud Astegiani…

     

    Drame – France – 1h23

    Production : Audrey Estrougo & Lauren Grall / 6.11 Films

    Scénario : Audrey Estrougo

     

    Synopsis

    Nathalie, 32 ans, est une jeune femme tout à fait ordinaire. En couple et amoureuse, cette infirmière de profession voit soudain sa vie basculer lorsqu’en la raccompagnant, Damien, un collègue de travail, la viole. S’ensuit pour Nathalie le début d’un long combat pour retrouver la lumière…

     

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    Séance des enfants

    Belle et Sébastien

    Deuxième long métrage de fiction réalisé par Nicolas Vanier

    > Mercredi 9 octobre à 11h00 (séance gratuite dans la limite des places disponibles)

     

    Casting : Felix Bossuet, Tchéky Karyo, Margaux Chatelier, Dimitri Storoge, Andreas Pietschmann, Urbain Cancelier, Mehdi…

     

    Film d'aventure – France – 1h38

    Production : Radar Films – Clément Miserez, Matthieu Warter / Épithète Films – Frédéric Brillion, Gilles Legrand / Gaumont / Distribution : Gaumont

    Scénario : Juliette Sales, Fabien Suarez et Nicolas Vanier

    Sortie nationale : le 18 décembre 2013 

     

    Synopsis

    Ça se passe là-haut, dans les Alpes. Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages. Ça se passe dans un village paisible jusqu’à l’arrivée des Allemands. C’est la rencontre d’un enfant solitaire et d’un chien sauvage. C’est l’histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C’est l’aventure d’une amitié indéfectible. C’est le récit extraordinaire d’un enfant débrouillard et attendrissant au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. C’est l’odyssée d’un petit garçon à la recherche de sa mère, d’un vieil homme à la recherche de son passé, d’un résistant à la recherche de l’amour, d’une jeune femme en quête d’aventures, d’un lieutenant allemand à la recherche du pardon. C’est la vie de Belle et Sébastien…

     

           

     

     LES LONGS MÉTRAGES

     

    En compétition

     

     

    THE LUNCHBOX

    Inde

    Réalisation : Ritesh Batra

    Scénario : Ritesh Batra

    Production : Sikhya Entertainment, Dar Motion Pictures, Nfdc, Roh Films, Asap Films,

    Cine Mosaic

    Photographie : Michael Simmonds

    Montage : John Lyons

    Musique : Max Richter

    Interprètes :Irrfan Khan, Nimrat Kaur, Nawazuddin Siddiqui, Denzil Smith

    Durée : 1h44

    Distribution : Happiness Distribution

    Sortie : 11 décembre 2013

    Synopsis : Ila, une jeune femme au foyer délaissée par son mari, tente de pimenter son mariage grâce aux plateaux repas qu’elle lui prépare pour déjeuner à son travail, la « Lunchbox ». Ila espère que sa nouvelle recette provoquera une réaction chez son époux. Mais la Lunchbox, préparée avec soin, a été remise accidentellement à Saajan, un homme seul, salarié d’une entreprise de textile proche de la retraite. Etonnée de n’avoir aucune réponse de son mari, Ila glisse le lendemain un petit mot, dans l’espoir de percer le mystère…

     Le réalisateur :The lunchbox est le premier long métrage de Ritesh Batra. Les précédents courts métrages de Ritesh Batra ont été montrés dans de nombreux festivals internationaux. Le dernier en date, en langue arabe, Café regular, Cairo, a été sélectionné dans plus d’une quarantaine de festivals et a reçu une douzaine de récompenses dont le Prix International de la Critique (FIPRESCI) à Oberhausen, et les mentions spéciales du jury à Chicago et à Tribeca.

    Son projet de scénario The Story of Ram a fait partie des projets sélectionnés lors du Sundance Screenwriters and Directors Lab en 2009. Il travaille actuellement sur son deuxième long métrage Photograph ainsi qu’à une série de courts métrages. Né et élevé à Bombay, Ritesh Batra vit à présent entre Bombay et New York avec sa femme Claudia et leur fille Aisha.

     

    LE GÉANT ÉGOÏSTE

    Royaume Uni

    Réalisation : Clio Barnard

    Scénario : Clio Barnard

    Production : Tracy O’Riordan, Moonspun

    Photographie : Mike Eley

    Montage : Nick Fenton

    Musique : Harry Escott

    Interprètes : Conner Chapman, Shaun Thomas, Sean Gilder…

    Durée : 1h31

    Distribution : Pyramide Distribution

     

    Synopsis : Arbor, 13 ans, et son meilleur ami Swifty habitent un quartier populaire de Bradford, au Nord de l’Angleterre. Renvoyés de l’école, les deux garçons rencontrent Kitten, un ferrailleur du coin. Ils commencent à collecter des métaux usagés pour lui à l’aide d’un cheval et d’une charrette. Swifty se découvre un don pour travailler avec les chevaux; Arbor, de son côté, ne pense qu’à l’argent qu’ils peuvent amasser. Kitten joue de leurs différences pour creuser un fossé entre eux. Leur amitié saura-t-elle résister au Géant Egoïste ?

     

    La réalisatrice : Le géant égoïste est le deuxième long métrage de Clio Barnard. Son précédent film, The arbor, était un documentaire expérimental, qui a remporté un énorme succès critique et de nombreux prix lors de sa sortie en 2010. Auparavant, Clio avait créé des œuvres artistiques présentées dans des festivals internationaux et des musées comme la Tate Modern à Londres et le Moma à New York.

         

    YOUTH

    Israël  

    Réalisation : Tom Shoval

    Scénario : Tom Shoval

    Production : One Two Films / Greenproductions / United King Films

    Photographie : Yaron Scharf

    Montage : Joelle Alexis

    Interprètes : David Cunio, Eitan Cunio, Moshe Ivgy, Shirili Deshe, Gita Amely…

    Durée : 1h47

    Distribution : Ad Vitam

     

    Synopsis : Yaki et Shaul, deux frères aux liens fusionnels, vivent dans une banlieue de Tel Aviv chez leurs parents. Endettés et menacés d’expulsion, leur situation est difficile. Yaki, au service militaire, passe quelques jours en permission auprès des siens. Alors qu’il ne se sépare jamais de son arme de service, les deux frères échafaudent un plan d’enlèvement. Mais c’est le jour Shabbat et rien ne se passe comme prévu.  

    Le réalisateur : Tom Shoval est né en 1981, en Israël. Il est cinéaste, critique de cinéma et enseignant. Diplômé de l'Ecole "Sam Spiegel" pour le Cinéma et la Télévision de Jérusalem en 2007, il a réalisé trois courts métrages, primés dans de nombreux festivals à travers le monde. Youth  est son premier long métrage.

    PASSER L’HIVER

    France

     

    Réalisation : Aurélia Barbet

    Scénario : Aurélia Barbet et Christophe Cousin

    librement adapté de la nouvelle d'Olivier Adam «Nouvel An» dans le recueil «Passer l'hiver»

    Production : Abelina Films Production

    Photographie : Laurent Desmet

    Montage : Agathe Dreyfus

    Interprètes : Gabrielle Lazure, Lolita Chammah, Sabine Londault, Cyril Descours, Thierry Levaret…

    Durée : 1h20

    Distributeur : Shellac

     

    Synopsis : Une station service. Deux femmes. L'hiver. Des trajets. Du quotidien. Et puis une prise de risque. L'hôtel en Normandie. Un pas de côté. L'enquête. La Lada rouge. La plage. La mort qui travaille les vivants. Un mouvement et une suspension. La fille brune. L'amour. Une histoire de liens qui se tissent…

     

    La réalisatrice : Aurélia Barbet est née en 1972. Après des études d’histoire, elle fonde un groupe de Cinéaste Antibois. Ensemble, ils feront une dizaine de courts métrages. À son arrivée à Marseille en 2004 correspond une filmographie plus intime. Elle réalise Hôtel Plasky en 2004, Cette femme à laquelle je pense en 2005 et co-réalise Holiday avec Agathe Dreyfus en 2005. Elle fait un détour par le documentaire avec Ceux qui restent en 2011, qui suit la reconstruction d’un homme dont la femme s’est suicidée à cause du travail. En 2012, elle tourne son premier long métrage de fiction Passer L'hiver.

    LA PIÈCE MANQUANTE

    France

    Réalisation : Nicolas Birkenstock

    Scénario : Nicolas Birkenstock et Carl Lionnet

    Production : Juliette Sol / Stromboli films / Le bureau films

    Photographie : Pascale Marin

    Montage : Floriane Allier

    Musique : Thomas Roussel

    Interprètes :Philippe Torreton, Lola Dueñas, Armande Boulanger, Élie-Lucas Moussoko, Marc Citti

    Durée : 1h40

    Synopsis : Un matin, Paula disparaît, abandonnant André son mari, et leurs deux enfants. Dépassé par la situation, André tente de dissimuler la disparition de Paula à son entourage, contraignant ses propres enfants au silence. Le temps d'un été, chacun d'eux va affronter à sa manière la douleur de l'absence, et partir en quête d'un nouvel apaisement.

     

    Le réalisateur : Après sa maîtrise en Arts du spectacle à l’Université de Metz, Nicolas Birkenstock étudie au Conservatoire Libre du Cinéma Français dans la section réalisation. Après avoir été comédien, régisseur, assistant, monteur ou encore auteur de pièces de théâtre (La tentation du Benco, Des portraits modèles et Même pas peur), il réalise un premier court métrage, Le bout des doigts, en 2002. Suivent trois autres courts, L’embrasé, Pépins noirs, L’impudique et Mon miroir, et deux documentaires, Comme un lundi et Des mains offerts, avant qu’il ne se lance en 2008 dans l’écriture de son premier long métrage, La pièce manquante..

     

     

    CELUI QUI PLEURE A PERDU

    France

    Réalisation : Marion Lefeuvre

    Scénario : Marion Lefeuvre et Pierre Bechet

    Producteurs : Les Productions 89

    Photographie : Victor Rahman

    Montage : Denis Leborgne

    Musique : Dimitri Guindet

    Interprètes :Marjorie Ciccone, Pierre Bechet, Delphine Montaigne, Denis Mathieu, Thiébaut Viel

    Durée : 1h24

     

    Synopsis : Des tests, un médecin, une salle, 10 minutes pour revoir une personne décédée et tout bouleverser. Une larme et tout se fige. Celui qui pleure a perdu. Edouard et Sarah se rencontrent dans les couloirs de cette curieuse entreprise, paumés, détachés de tout. Prêts à briser ceux qui les entourent, ils se laissent doucement embarquer dans cette illusion.

     

    La réalisatrice : Née en 1989 à Dreux et initiée à la photo par son père dès son enfance, elle atterrit dans le cinéma l’adolescence avec un premier court métrage Help! primé au Korea 7th Young Film Festival en 2007. Avec l’envie de retranscrire sa réalité dans ses films, elle développe les thèmes de la maladie, le deuil, la mort et l’impossible amour, toujours dans l’optique de toucher du doigt les affres de la vie. Considérant le cinéma comme un exutoire, Celui qui pleure a perdu, son premier long métrage permet de donner au spectateur sa vision des rapports que nous entretenons avec nos proches disparus. Le tournage de ce film lui a permis de s’affirmer dans son art avec l’envie de le partager en espérant toucher le public en le poussant à se questionner sur sa propre situation.

     

     

    LA BELLE VIE

    France

    Réalisation : Jean Denizot

    Scénario : Jean Denizot, Frédérique Moreau, avec la collaboration de Catherine Paillé

    Producteurs : Mathieu Bompoint / Mezzanine Films

    Image : Elin Kirschfink

    Montage : Aurélien Manya

    Musique : Luc Meilland

    Interprètes : Zacharie Chasseriaud, Jules Pelissier, Solène Rigot, Nicolas Bouchaud, Jean-Philippe Ecoffey, Maya Sansa…

    Durée : 1h33

     

    Synopsis : Dix années que Sylvain et Pierre se cachent avec leur père sur les routes de France, après le divorce parental et les décisions judiciaires qui ont poussé Yves à la clandestinité. Mais les enfants ont grandi, et la cavale, sans fin, les prive des rêves et des joies de leur âge. Quand le filet se resserre et qu'il faut fuir à nouveau, Pierre, l'aîné, disparaît.

    Seul avec son père sur une île de la Loire, Sylvain rencontre Gilda : première fille, premiers regards tendres et première étape sur le chemin de la belle vie, la sienne.

     

    Le réalisateur : Jean Denizot a grandi à Sancerre, dans le Cher. Il a étudié le cinéma à Nantes, au lycée Guist’hau, puis à l’Université Paris 8 à Saint-Denis. Membre des revues La Voix du regard, et Tête-à-Tête, il enseigne le cinéma (à l’Université de Paris 8 notamment). Il a réalisé deux courts métrages : Mouche (2006), et Je me souviens (2008). La Belle Vie, tourné en 2012, est son premier long métrage.

     

     

    LE SENS DE L’HUMOUR

    France

    Réalisation : Marilyne Canto

    Scénario : Marilyne Canto, Maud Ameline

    Production : Julie Salvador, Christmas in July

    Photographie : Laurent Brunet

    Montage : Yann Dedet, Thomas Marchand

    Interprètes : Antoine Chappey, Marilyne Canto, Samson Dajczman…

    Durée : 1h27

    Distribution : Pyramide Distribution

     

    Synopsis : C’est l’hiver. Elise vit seule avec Léo, son fils de dix ans dont le père est mort. Elle entretient une liaison avec Paul qu’elle a rencontré avant le drame. Leur relation, marquée par cet évènement, est chaotique. Elise le repousse aussi violemment qu’elle se sent attirée par lui, et les deux amants alternent les moments heureux et orageux. Malgré tout, Paul et Léo font connaissance et, les jours passant, s’apprécient de plus en plus...

     

    La réalisatrice : Formée à l’École du Théâtre National de Strasbourg, Marilyne Canto a commencé sa carrière comme comédienne, notamment au théâtre sous la direction de Jacques Lasalle et de Jean Jourd'heuil, et au cinéma avec Claude Chabrol, Dominique Cabrera, Manuel Poirier, René Féret, ou Robert Guédiguian. Parallèlement à sa carrière d’actrice, elle a été l’assistante de Philippe Garrel sur Le Cœur fantôme (1996) et a réalisé plusieurs courts métrage, dont Nouilles (1987) couronné de plusieurs prix dont le Grand Prix du festival de Brest, et Fais de beaux rêves (2005) qui reçoit le César du meilleur court-métrage et le grand prix de Clermont-Ferrand et de Belfort. Le sens de l’humour est son premier long métrage .

    D'UNE VIE À L'AUTRE

    Allemagne

    Réalisation : Georg Maas

    Scénario : Georg Maas, Christoph Tolle, Ståle Stein Berg, Judith Kaufmann

    Production : Zinnober Film, Dieter Zeppenfeld Helgeland Film, Axel Helgeland, B & T Film, Rudi Teichmann

    Photographie : Judith Kaufmann

    Montage : Hansjorg Weissbrich

    Musique : Christoph M. Kaiser & Julian Maas

    Interprètes : Juliane Kohler, Liv Ullmann, Sven Nordin, Ken Duken, Julia Bache-Wiig, Rainer Bock…

    Durée : 1h37

    Distribution : Sophie Dulac Distribution

     

    Synopsis : Europe 1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine a grandi en Allemagne de l’Est, et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. A sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s'échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces “enfants de la honte”, curieusement, elle refuse. Progressivement de lourds secrets refont surface, dévoilant le rôle de la STASI, les services secrets de la RDA, dans le destin de ces enfants…

    Le réalisateur : Georg Maas commence à travailler comme charpentier. En 1984, Il étudie la mise en scène au German Film and Television Academy de Berlin jusqu’en 1991. Il est depuis scénariste et réalisateur. En 1994, il suit les master class dirigé par Istvan Szabo, Tilda Swinton et Krzysztof Kieslowski à l'European Film Academy. Il cofonde en 1997 l’actor-director-author lab (S.R.A.L.) à Berlin. D’une vie à l’autre est son deuxième long métrage. Il écrit toujours les scénarios de ses films en étroite collaboration avec ses co-auteurs. En outre, il a réalisé plusieurs films documentaires et il est également directeur de la photographie, script doctor et monteur... Il vit entre à Aix-la-chapelle et Berlin.

    LA BRACONNE

    France

    Réalisation : Samuel Rondiere

    Scénario : Samuel Rondiere

    Production : Dominique Crèvecoeur / Bandonéon

    Photographie : Nathalie Durand

    Montage : Thomas Glaser, Yann Dedet, Jeanne Oberson

    Interprètes : Patrick Chesnais, Rachid Youcef, Audrey Bastien, Husky Kihal, Moïse Santamaria, Jean-Michel Fête…

    Durée : 1h22

    Distributeur : Rezo Films

     

    Synopsis : Driss, pas vingt ans, vit de petits rackets et d'expédients. Il croise la route de Danny, voleur fatigué, qui arpente les zones commerciales au volant de sa vieille Merco. Sous la houlette de Danny, le jeune Driss, frimeur et naïf, fait ses classes et apprend quelques ficelles. Le monde violent où l’emmène peu à peu le vieux truand va mettre un terme  à l’insouciance du jeune homme…

     

    Le réalisateur : Tout en collaborant à divers travaux d'écriture pour le cinéma et la télévision, Samuel Rondiere fabrique de petits tableaux filmiques à base d'images trafiquées. En 2010 il réalise Tandis qu'en bas des hommes en armes..., son premier court métrage de cinéma en décors et costumes du XVIe siècle. En 2013, avec La braconne, il signe son premier long métrage de fiction.

     

    LES COURTS MÉTRAGES

     

    En compétition

     

    > Samedi 12 octobre à 10h3

     

    Atlantic Avenue

     

    Premier court métrage écrit et réalisé par Laure de Clermont

    Casting : Brady Corbet, Léopoldine Huyghues-Despointes …

     Scénario : Laure de Clermont

     Durée : 13 mn

    Synopsis : Comment une jeune fille handicapée en fauteuil roulant va découvrir l'amour après la rencontre inattendue avec un jeune prostitué marginal…

    La réalisatrice : Après un master d’histoire à la Sorbonne et des cours de théâtre avec Eva Saint Paul, Laure de Clermont part étudier à New York au studio Black Nexxus. De retour à Paris, elle travaille comme actrice ave Luc Besson, Raoul Ruiz, Pascal Thomas, Julian Schnabel, Raoul Peck, Danielle Thompson ou tout récemment Rani Massalha. Elle dirige aussi au théâtre de l’Aktéon la pièce Independence écrite par Lee Blessing. Après quoi elle se lance dans l’écriture et la réalisation de son premier court métrage Atlantic Avenue. Elle développe actuellement deux projets de longs métrages en tant que productrice chez MACT Productions et travaille à l’écriture de son prochain film comme réalisatrice.

     

    Le Bouillon

     

    Deuxième court métrage écrit et réalisé par Stéphanie Lagarde

    Casting : Yvan Garouel, Suzanne Legrand…

    Scénario : Stéphanie Lagarde

    Durée : 15 mn

     

    Synopsis : Dans un vieux café déserté, un homme s’étiole à la lumière nicotinée des appliques. Une femme entre, fuyant l’orage. L’homme, confus, désarmé face à cette apparition, cherche une issue le nez dans son bouillon. Le bouillon lui répond…

     

    La réalisatrice : Comme comédienne, Stéphanie Lagarde a travaillé au cinéma ou à la télévision avec Jean-Luc Godard, Hiner Saleem, Eric Assous, Jean-Jacques Annaud, Edouard Molinaro, Caroline Huppert, Elisabeth Rappeneau, Jacques Fansten… Le Bouillon est son deuxième court métrage après La Photocopie de papa. Elle travaille actuellement au développement de son premier long métrage

    Ce sera tout pour aujourd'hui

     Premier court métrage réalisé par Elodie Navarre

     Casting : Maud Baecker, Sigrid Bouaziz, Bartholomew Boutellis, David Houri…

     Scénario : Elodie Navarre et Alain Layrac

     Durée : 12 mn

     Synopsis : Pendant un tournage, Jules, Laurence, Théo et Juliette racontent chacun à leur psy comment s'opère la magie du cinéma…

     La réalisatrice : Élodie Navarre débute au conservatoire du Xe arrondissement. Elle alterne entre cinéma, télévision et théâtre. Elle se fait remarquer dans L'école pour tous d'Eric Rochant, Mes amis de Michel Hazanavicius ou encore L'école du pouvoir de Raoul Peck et dernièrement dans L'art d'aimer d'Emmanuel Mouret. Souvent sur les planches, on l'a vue au Théâtre de l'Atelier dans Chien Chien de Fabrice Roger-Lacan, puis dans le succès de la saison dernière Sunderland. Elle reçoit en 2010 le prix SACD Suzanne Bianchetti. Elle était membre du jury 2012 à Saint-Jean-de-Luz. Ce sera tout pour aujourd’hui est son premier court métrage.

     Clean 

    Premier court métrage écrit et réalisé par Benjamin Bouhana. Produit par Eric Toledano et Olivier Nackache

     Casting : Laurent Lafitte, Fanny Valette, Jonathan Cohen, Alice Isaaz, Solal Forte, Delphine Theodore, Judith Magre, Serpentine Teyssier…

     Scénario : Benjamin Bouhana

     Durée : 10 mn

     Synopsis : En cette journée d'automne, Eric, la trentaine, a un petit souci. Un flacon à la main, il recherche désespérément de l'aide. Après avoir demandé sans succès autour de lui, Eric part en quête de celui ou celle qui pourra le rendre "Clean"...

     Le réalisateur : Benjamin Bouhana fait ses premiers pas dans le cinéma en tant qu'assistant réalisateur. Il a, entre autres, travaillé sur le film Intouchables, réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache. Clean, dont ils sont les producteurs, est son premier court métrage.

     Désert

     Premier court métrage écrit et réalisé par Frank Zwin

     Casting : Frank Zwin, Géraldine Séguret, Nelson Rodrigo, Martin Aug…

     Scénario : Frank Zwin

     Durée : 12 mn

     Synopsis : Un homme se réveille dans le froid d’un monde inhabité. Seul, il doit continuer son périple. Arrivera t-il à trouver la force de continuer à vivre et à faire le deuil de son amour perdu. Ce monde vide et dépourvu d’âme n’est-il que le reflet de son inconscient endommagé ? Lui seul trouvera la force d'annihiler ce trou béant qui le ronge de l’intérieur.

     

    Le réalisateur : Originaire de Nantes, Frank Zwin monte à Paris pour suivre des cours de théâtre et face à la caméra au cours Florent. Après avoir fait quelques courts métrages étudiants et plusieurs figurations, il décide d'écrire ses propres projets une fois sa formation terminée.

     

    Désert est son premier court métrage. Il termine actuellement le montage de son deuxième court, Ztockholm et travaille à l’écriture de son premier long, Délivre-nous du mal.

     

    Éclipse

     Deuxième court métrage réalisé par Shirley Monsarrat

     Casting : Edith Scob, Nino Gamet, Olivier Peigné…

     Scénario : Shirley Monsarrat, Caroline Le Pape

     Durée : 4 mn

     Synopsis : Musée d’Orsay, Paris. Une femme tente de reproduire au fusain une œuvre de Redon.…

     

    La réalisatrice : Autodidacte, Shirley Monsarrat commence par produire des courts métrages au sein de sa société Patchwork Studio (dont celui de Mélanie Laurent, De moins en moins, sélectionné au Festival de Cannes en 2009) avant de se lancer dans la réalisation en 2011 avec 5150 Hold (présenté à Saint-Jean-de-Luz), mettant en scène Vahina Giocante et remportant plus de dix prix en festivals. Elle revient en 2013 avec Eclipse, son deuxième court métrage.

    Mon enfant

     Premier court métrage écrit et réalisé par Meriem Amari

     Casting : Bourraouia Marzouk…

     Scénario : Meriem Amari

     Durée : 5 mn

     Synopsis : Ce jour là, Aicha boit un café et se confie à un mystérieux inconnu. Elle avoue enfin la découverte qui a donné un nouveau sens à sa condition de mère…

     La réalisatrice : Après son bac option cinéma-audiovisuel, Meriem Amari poursuit des études d’Histoire de l’art avant de revenir au cinéma, en passant un DEA. Elle débute dans le métier comme assistante à la mise en scène avant de se diriger vers le casting, en travaillant une première fois avec André Téchiné sur Les égarés. D’autres films ont suivi, dont dernièrement A la merveille de Terrence Malick. Etant confrontée à la mise en scène et à la direction d’acteur, le casting l’a amenée naturellement à réaliser son premier court métrage : Mon enfant.

     Pour le rôle

     Premier court métrage réalisé par Pierre Niney

    Casting : François Civil, Yann Sorton, Brice Hillairet, Noémie Merlant…

     Scénario : Pierre Niney et Igor Gotesman

     Durée : 13 mn

    Synopsis : François se présente pour passer un casting. Au terme d’un entretien très étrange, il découvre qu'il est en réalité au cœur d'une mise en scène mystérieuse à laquelle il va être forcé de prendre part...

     Le réalisateur : Pierre Niney débute au théâtre à l’âge de 11 ans, suit une formation avec la compagnie Pandora avant d’entrer à La Classe Libre du cours Florent puis au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. En 2010, il est le plus jeune pensionnaire de La Comédie Française. En 2012, il est à l’affiche de Comme des frères pour lequel il est nommé pour la 2e fois au César du Meilleur Espoir Masculin. En 2013, il joue Phèdre à La Comédie Française et rencontre le succès avec le film de David Moreau 20 ans d’écart où il a pour partenaire Virginie Efira. Il va incarner Yves Saint-Laurent sous la direction de Jalil Lespert. Pour le rôle est son premier court métrage.

    Véhicule école

     Deuxième court métrage écrit et réalisé par Benjamin Guillard

    Casting : Olivier Saladin, Alex Fondja, Olivier Broche, Julien Saada, Guillaume Briat, Chloé Berthier, Benjamin Guillard…

     Scénario : Benjamin Guillard

     Durée : 15 mn

     Synopsis : Dans un bus la nuit, un conflit est si vite arrivé : une poussette qui prend trop de place, un délinquant qui ne dit pas bonjour... C'est important de dire « Bonjour ». On ne répétera jamais assez qu'un client bien accueilli est un client serein…

     Le réalisateur : Formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Benjamin Guillard est comédien. Il travaille principalement au théâtre. En 2007, il rencontre François Morel qu'il assistera dans sa mise en scène de Bien des choses au théâtre du Rond-Point. Il le retrouve l'année suivante et signe la mise en scène de La nuit Satie avec Olivier Saladin et la chanteuse Juliette. En 2008, il réalise son premier court métrage  Looking for Steven Spielberg avec dans les rôles principaux François Morel et Olivier Saladin, qui est sélectionné à Saint-Jean-de-Luz. En 2013, Il met en scène La fin du monde est pour dimanche le nouveau spectacle solo de François Morel. Véhicule école est son deuxième court métrage.

     Vous êtes très jolie, mademoiselle

     Deuxième court métrage écrit et réalisé par Jim

     Casting : Alisson Cossenet, Julien Masdoua, Philippe Hassler…

     Scénario : Jim

     Durée : 9 mn

     Synopsis : Un feu rouge, un embouteillage. Un sans domicile fixe brandissant un panneau de ceux qu'on ne lit plus, enchaîné à sa précarité. Une jolie jeune femme, en voiture, enchaînée à ses horaires. Deux univers qui sauront se séduire par un petit jeu de textes écrits sur de simples panneaux…

     Le réalisateur : De son vrai nom Thierry Terrasson, Jim est diplômé de l’école de bandes dessinées d’Angoulême. Incontournable du 9ème art, Jim a publié plus de 90 BD et romans graphiques, et vendu plus d'un million deux cent mille albums (Une nuit à Rome, Petites Éclipses, L'invitation, Tous les défauts des mecs, 500 idées pour glander au boulot…). Plusieurs de ses romans graphiques sont actuellement en cours d’adaptation cinéma : Une nuit à Rome coécrit avec Jacques Malaterre, mais aussi L’invitation réalisé par Michael Cohen (membre du jury 2012), Petites Eclipses réalisé par Sylvain Monod… Vous êtes très jolie, mademoiselle, est son deuxième court métrage.

    LES PRIX

     Les prix remis lors de la cérémonie de clôture du festival sont appelés des Chistera – du nom  du panier utilisé par les joueurs de pelote basque.

     > Les prix remis par le Jury

     Chistera du Meilleur Réalisateur

     Chistera du Meilleur Film

     Chistera de la Meilleure Interprétation Féminine

     Chistera de la Meilleure Interprétation Masculine

     Chistera du Court métrage

     > Les prix décernés par le public du festival

     Chistera du Public 

     Chistera du Public Court métrage

     > Les prix décernés par le Jury Jeunes, composé de 5 lycéens de la région

     Chistera du Jury Jeunes

     Chistera du Jury Jeunes Court métrage

     Les lauréats recevront une bourse de la part du fonds de dotation Porosus : 10.000 euros pour le long et 2.500 euros pour le court. Le fonds de dotation Porosus s’est donné pour mission l’aide à l’émergence des jeunes dans les domaines sportif et artistique. Il vise au soutien et à la promotion de leurs carrières.

     En savoir plus : www.fonds-porosus.org

     > Le prix du court métrage distingué par notre partenaire Ciné +

     Chistera + du Court métrage

     La chaîne Ciné+ achète le court métrage pour diffusion.

     

    NFORMATIONS PRATIQUES

     Billet par projection(sauf ouverture et clôture) :

     • Adulte : 5 €

     • Étudiant, enfant, bénéficiaire du RSA : 4 €

     Billet cérémonie ouverture / cérémonie de clôture

     • Adulte : 10 € (Salle 1) – 8€ (Salle 2)

     • Étudiant, enfant, bénéficiaire du RSA : 7 €

     Abonnement individuel 10 films

     (hors films d’ouverture et de clôture)

     • 10 films : 40 €

     • Le film supplémentaire : 4 €

     Séance Belle et Sébastien gratuite dans la limite des places disponibles. Places à retirer à l’Office du Tourisme.

     Toutes les projections et la billetterie au Cinéma Le Sélect - 29 Bd Victor-Hugo

     CONTACTS

     Site officiel : www.jeunes-realisateurs.com

     Suivez le festival sur  :

    Facebook : Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz

    Twitter : @JeunesReals

     Office du Tourisme de Saint-Jean-de-Luz

    Tél. : 05 59 26 03 16

     

     

    Critique de « Un cœur en hiver » de Claude Sautet (1992) avec Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart ou pourquoi ce film est un chef d’œuvre...

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     « Un cœur en hiver » est adapté d’une nouvelle « La Princesse Mary » extraite d’un recueil de nouvelles de Lermontov « La Princesse Mary » mais également inspiré de la vie de Maurice Ravel.

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    Maxime (André Dussolier) et Stéphane (Daniel Auteuil) sont (apparemment) amis et travaillent ensemble dans l'atmosphère feutrée d'un atelier de lutherie. Les violons sont toute la vie de Stéphane, contrairement à Maxime qui vient de tomber amoureux d’une jeune violoniste, Camille (Emmanuelle Béart), rapidement intriguée puis attirée par la retenue singulière de Stéphane. Pour Stéphane, véritable « cœur en hiver », ce n’est qu’un jeu dont il conte l’évolution à son amie Hélène (Elisabeth Bourgine). Stéphane semble n’aimer qu’une seule personne au monde : son maître de violon, Lachaume (Maurice Garrel).

     Sur la tombe de Claude Sautet au cimetière Montparnasse, il est écrit : « Garder le calme devant la dissonance », voilà probablement la phrase qui définirait aussi le mieux son cinéma et peut-être même le mieux « Un cœur en hiver » : d'abord parce que son cinéma est un cinéma de la dissonance, de l'imprévu, de la note inattendue dans la quotidienneté (ici, l'arrivée de Camille dans la vie de Maxime et par conséquent dans celle de Stéphane comme c’est le cas de l’arrivée de David dans « César et Rosalie » ou de Nelly dans « Nelly et Monsieur Arnaud ») et ensuite parce que cette épitaphe fait référence à la passion de Claude Sautet pour la musique, une passion qui s’exprime pleinement ici puisque la musique est un personnage à part entière. Le tempo des films de Sautet est ainsi réglé comme une partition musicale, impeccablement rythmée, une partition dont on a l'impression qu'en changer une note ébranlerait l'ensemble de la composition.

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    C’est par elle, la musique, que Camille s’exprime (d’ailleurs Maxime le dira, elle ne se livre que lorsqu’elle joue) : tantôt sa mélancolie, sa violence (ainsi cette scène où elle enregistre en studio et qu’elle manie l’archet comme une lame tranchante), son désarroi, ses espoirs. C’est aussi à travers elle que Stéphane ressent et exprime ses (rares) émotions notamment lorsqu’un « c’est beau » lui échappe après avoir écouté Camille jouer. La musique ici, aussi sublime soit-elle (celle des  sonates et trio de Ravel) n’est pas forcément mélodieuse mais exprime la dissonance que connaissent les personnages. C’est un élément d’expression d’une force rare, bien plus que n’importe quel dialogue.

    La passion est donc celle pour la musique mais aussi celle qui s’exprime à travers elle, l’autre : la passion amoureuse. Celle qui s’empare de Camille pour cet homme hermétique au regard brillant, transperçant qui la fascine, l’intrigue, la désempare.  Le trouble s’empare d’elle dès sa première répétition à laquelle Stéphane assiste. Elle ne parvient pas à jouer, dit qu’elle reprendra un autre jour et puis quand Stéphane quitte la pièce, elle reprend comme si de rien n’était. Ensuite, venue rejoindre Maxime dans l’atelier de lutherie, ce dernier occupé, elle l’attend en compagnie de Stéphane et lui confie ce qu’elle n’avait jamais dit à personne, lui parlant de ses rapports compliqués avec son agent et amie Régine (Brigitte Catillon). Enfin, troisième rencontre déterminante : Stéphane vient la voir jouer, seul, sans Maxime pour la première fois. Ils s’évadent un instant de la répétition pour aller boire un café après avoir traversé la rue sous la pluie. Leurs mains s’effleurent presque subrepticement, négligemment. Stéphane la protège de la pluie avec sa veste. Puis, il l’écoute assis au café, avec son regard scrutateur. Puis, c’est l’absence et le silence de Stéphane mais c’est trop tard : Camille est déjà bouleversée, amoureuse. A priori, racontées ainsi rien d’extraordinaire dans ces trois scènes, pourtant le scénario et la mise en scène de Sautet et surtout ses personnages sont d’une telle richesse que chacune d’elle est plus haletante qu’une scène d’un palpitant thriller. Aucun plan n’est inutile. Comme dans un thriller, chaque plan a une implication sur la résolution.

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     Tous les films de Sautet se caractérisent d'ailleurs aussi par le suspense (il était fasciné par Ford et Hawks ) : le suspense sentimental avant tout, concourant à créer des films toujours haletants et fascinants.  Claude Sautet citait ainsi souvent la phrase de Tristan Bernard : « il faut surprendre avec ce que l'on attend ». On ne peut certainement pas reprocher au cinéma de Claude Sautet d'être démesurément explicatif, c'est au contraire un cinéma de l'implicite, des silences et du non-dit. Pascal Jardin disait  de Claude Sautet qu'il « reste une fenêtre ouverte sur l'inconscient ».

    Le souffle du spectateur est suspendu à chaque regard (le regard tellement transperçant de Stéphane, ou de plus en plus troublé de Camille) à chaque note, à chaque geste d’une précision rare. Je n’ai encore jamais trouvé au cinéma de personnages aussi « travaillés » que Stéphane, ambigu, complexe qui me semble avoir une existence propre, presque exister en dehors de l’écran. Là encore comme un thriller énigmatique, à chaque fois je l’interprète différemment, un peu aussi comme une sublime musique ou œuvre d’art qui à chaque fois me ferait ressentir des émotions différentes. Stéphane est-il vraiment indifférent ? Joue-t-il un jeu ? Ne vit-il qu’à travers la musique ? « La musique c’est du rêve » dit-il. Ou, selon cette citation de La Rochefoucauld que cite Sautet  fait-il partie de ceux qui pensent que« Peu de gens seraient amoureux si on ne leur avait jamais parlé d’amour » ? A-t-il peur d’aimer ? Ou n’y croit-il simplement pas ? Est-il sincère quand il dit avec une froide tranquillité que Maxime n’est pas un ami, juste « un partenaire ».

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    Le film commence ainsi de nuit dans l’atelier et se termine de jour dans un café et entre ces deux moments, Stéphane passera de l’ombre à la lumière, d’une personnalité ombrageuse à (peut-être, là aussi, l’interprétation varie à chaque visionnage) un homme capable d’aimer. Un personnage assez proche du personnage de Martial dans « Quelques jours avec moi » (un autre film de Sautet méconnu que je vous recommande, où son regard se fait encore plus ironique et acéré, un film irrésistiblement drôle et non dénué de –douce-cruauté).  « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu'ils font (..). Claude Sautet c'est la vitalité. » disait ainsi Truffaut.

    Et puis certaines scènes font pour moi partie des plus belles et cruelles du cinéma. Cette scène où dans une voiture, Camille lui avoue l’amour qu’il lui inspire et se livre à lui, ce à quoi Stéphane répond avec tranquillité, jubilation peut-être, froidement en tout cas : « je ne vous aime pas ». Cette scène me glace le sang à chaque fois. Et puis la scène où Camille veut l’humilier à son tour. Elle se maquille outrageusement, le rejoint au café où il a ses habitudes où il dîne avec son amie Hélène. Camille lui crie sa rancœur, sa passion, cherche à l’humilier. La scène est tranchante, violente et sublime comme la musique de Ravel jouée par Camille.

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    Et puis comment ne pas parler de la distribution, absolument parfaite, à commencer par Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart, sans aucun doute leurs meilleurs rôles auxquels ils semblent se livrer (ou se cacher) corps et âme, d’autant plus ambigus puisqu’ils vivaient alors ensemble. Emmanuelle Béart est à la fois mystérieuse, sensuelle, forte, fragile, fière, brisée, passionnée et talentueuse (elle apprit ainsi le violon pendant un an). Daniel Auteuil donne vie à ce Stéphane énigmatique, opaque, cinglant, glacial, austère qui se définit lui-même comme sournois, parfois révoltant, parfois touchant avec ce regard perçant, tantôt terriblement là ou terriblement absent. L’un comme l’autre, dans leurs regards, expriment une multitude d’émotions ou de mystères. Mais il ne faudrait pas non plus oublier les seconds rôles : André Dussolier, personnage digne qui échappe au cliché de l’amant trompé et qui obtint d’ailleurs le César du meilleur second rôle. Jean-Luc Bideau qui dans une scène courte mais intense aligne les clichés sur la culture et l’élitisme (magnifique scène de dialogue où là aussi Stéphane dévoile une trouble (et pour Camille troublante) facette de sa personnalité). Myriam Boyer, Brigitte Catillon, Elisabeth Bourgine (les femmes de l’ombre avec, chacune à leur manière, une présence forte et déterminante).

     « Un cœur en hiver »  obtint le lion d’argent à Venise. Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart passèrent à côté des César de meilleurs acteurs (que leur ravirent Claude Rich pour « Le souper » et Catherine Deneuve, pour « Indochine »). Claude Sautet obtint néanmoins le césar du meilleur réalisateur (le seul avec celui de Dussolier malgré sept nominations) et celui du meilleur film fut cette année-là attribué à Cyril Collard pour « Les nuits fauves ». Tous les postes du film auraient mérités d’être récompensés : le scénario, l’image d’Yves Angelo, le travail sur la musique de Philippe Sarde, le scénario  de Jacques Fieschi et Claude Sautet…

    On retrouve là encore ce qui caractérise les films de Claude Sautet : les scènes de groupe (dont « Vincent, François, Paul et les autres est le film emblématique) et la solitude dans et malgré le groupe, l'implicite dans ce qui n'est pas- les ellipses- comme dans ce qui est-les regards- (Ah le regard tranchant de Daniel Auteuil! Ah, ce dernier plan !), des scènes de café ( « A chaque film, avouait Sautet, je me dis toujours : non, cette fois tu n'y tournes pas. Et puis, je ne peux pas m'en empêcher. Les cafés, c'est comme Paris, c'est vraiment mon univers. C'est à travers eux que je vois la vie. Des instants de solitude et de rêvasseries. ») les personnages filmés à travers les vitres de ces mêmes cafés, des scènes de pluie qui sont souvent un élément déclencheur, des scènes de colère (peut-être inspirées par les scènes de colère incontournables dans les films de Jean Gabin, Sautet ayant ainsi revu « Le jour se lève » ...17 fois en un mois!), des femmes combatives souvent incarnées par Romy Schneider puis par Emmanuelle Béart, des fins souvent ouvertes et avant tout un cinéma de personnages : César, Rosalie, Nelly, Arnaud, Vincent, François, Paul, Max, Mado, ...et les autres, des personnages égarés affectivement et/ou socialement, des personnages énigmatiques et ambivalents.

     On a souvent dit de Claude Sautet était le peintre de la société des années 70 mais en réalité la complexité des sentiments de ses personnages disséquée avec une rare acuité est intemporelle.  S'il est vrai que la plupart de ses films sont des tableaux de la société contemporaine, notamment de la société d'après 1968, et de la société pompidolienne, puis giscardienne, et enfin mitterrandienne,  ses personnages et les situations dans lesquelles il les implique sont avant tout universels, un peu comme « La Comédie Humaine » peut s'appliquer aussi bien à notre époque qu'à celle de Balzac.

    Le personnage de Stéphane ne cessera jamais de m’intriguer, intrigant le spectateur comme il intrigue Camille, exprimant tant d’ambiguïté dans son regard brillant ou éteint. Hors de la vie, hors du temps. Je vous le garantis, vous ne pourrez pas oublier ce crescendo émotionnel jusqu’à ce plan fixe final polysémique qui vous laisse ko et qui n’est pas sans rappeler celui de Romy Schneider à la fin de « Max et les ferrailleurs » ou de Michel Serrault (regard absent à l’aéroport) dans « Nelly et Monsieur Arnaud » ou de Montand/Frey/Schneider dans « César et Rosalie ». Le cinéma de Claude Sautet est finalement affaire de regards, qu’il avait d’une acuité incroyable, saisissante sur la complexité des êtres, et jamais égalée. Alors que le cinéma est de plus en plus univoque, explicatif, c’est plus que salutaire.

     Une histoire d’amour, de passion(s), cruelle, intense, poétique, sublime, dissonante, mélodieuse, contradictoire, trouble et troublante, parfaitement écrite, jouée, interprétée, mise en lumière, en musique et en images.

    Un peu comme l'ours en peluche du « Jour se lève » qui a un œil qui rit et un autre qui pleure, nous ressortons des films de Sautet et de celui-là en particulier, entre rires et larmes, bouleversés, avec l'envie de vivre plus intensément encore car là était le véritable objectif de Claude Sautet : nous « faire aimer la vie »...et il y est parvenu, magistralement. Personne après lui n'a su nous raconter des « histoires simples » aux personnages complexes qui nous parlent aussi bien de « choses de la vie ».

    Claude Sautet, en 14 films, a su imposer un style, des films inoubliables, un cinéma du désenchantement enchanteur, d'une savoureuse mélancolie, de l'ambivalence et de la dissonance jubilatoires, une symphonie magistrale dont chaque film est un morceau unique indissociable de l'ensemble, et celui-ci pour moi le plus beau et bouleversant.

     CRITIQUE "ON CONNAÎT LA CHANSON" D'ALAIN RESNAIS

     

     Toute la malice du cinéaste apparaît déjà dans le titre de ce film de 1997, dans son double sens, propre et figuré, puisqu’il fait à la fois référence aux chansons en playback interprétées dans le film mais parce qu’il sous-entend à quel point les apparences peuvent être trompeuses et donc que nous ne connaissons jamais vraiment la chanson…

     

    Suite à un malentendu, Camille (Agnès Jaoui), guide touristique et auteure d’une thèse sur « les chevaliers paysans de l’an mil au lac de Paladru » s’éprend de l’agent immobilier Marc Duveyrier (Lambert Wilson). Ce dernier est aussi le patron de Simon (André Dussolier), secrètement épris de Camille et qui tente de vendre un appartement à Odile (Sabine Azéma), la sœur de Camille. L’enthousiaste Odile est décidée à acheter cet appartement malgré la désapprobation muette de Claude, son mari velléitaire (Pierre Arditi). Celui-ci supporte mal la réapparition après de longues années d’absence de Nicolas (Jean-Pierre Bacri), vieux complice d’Odile qui devient le confident de Simon et qui est surtout très hypocondriaque.

     

    Ce film est pourtant bien plus que son idée de mise en scène, certes particulièrement ludique et enthousiasmante, à laquelle on tend trop souvent à le réduire. A l’image de ses personnages, le film d’Alain Resnais n’est pas ce qu’il semble être. Derrière une apparente légèreté qui emprunte au Boulevard et à la comédie musicale ou du moins à la comédie (en) »chantée », il débusque les fêlures que chacun dissimule derrière de l’assurance, une joie de vivre exagérée, de l’arrogance ou une timidité.

     

    C’est un film en forme de trompe-l’œil qui commence dès la première scène : une ouverture sur une croix gammée, dans le bureau de Von Choltitz au téléphone avec Hitler qui lui ordonne de détruire Paris. Mais Paris ne disparaîtra pas et sera bien heureusement le terrain des chassés-croisés des personnages de « On connaît la chanson », et cette épisode était juste une manière de planter le décor, de nous faire regarder justement au-delà du décor, et de présenter le principe de ces extraits chantés. La mise en scène ne cessera d’ailleurs de jouer ainsi avec les apparences, comme lorsqu’Odile parle avec Nicolas, lors d’un dîner chez elle, et que son mari Claude est absent du cadre, tout comme il semble d’ailleurs constamment « absent », ailleurs.

     

    Resnais joue habilement avec la mise en scène mais aussi avec les genres cinématographiques, faisant parfois une incursion dans la comédie romantique, comme lors de la rencontre entre Camille et Marc. L’appartement où ils se retrouvent est aussi glacial que la lumière est chaleureuse pour devenir presque irréelle mais là encore c’est une manière de jouer avec les apparences puisque Marc lui-même est d’une certaine manière irréel, fabriqué, jouant un personnage qu’il n’est pas.

     

    Le scénario est signé Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri et témoigne déjà de leur goût des autres et de leur regard à la fois acéré et tendre sur nos vanités, nos faiblesses, nos fêlures. Les dialogues sont ainsi des bijoux de précision et d’observation mais finalement même s’ils mettent l’accent sur les faiblesses de chacun, les personnages ne sont jamais regardés avec condescendance mais plutôt lucidité et indulgence. Une phrase parfois suffit à caractériser un personnage comme cette femme qui, en se présentant dit, « J’suis une collègue d’Odile. Mais un petit cran au-dessus. Mais ça ne nous empêche pas de bien nous entendre ! ». Tout est dit ! La volonté de se montrer sous son meilleur jour, conciliante, ouverte, indifférente aux hiérarchies et apparences…tout en démontrant le contraire. Ou comme lorsque Marc répète à deux reprises à d’autres sa réplique adressée à Simon dont il est visiblement très fier « Vous savez Simon, vous n’êtes pas seulement un auteur dramatique, mais vous êtes aussi un employé dramatique ! » marquant à la fois ainsi une certaine condescendance mais en même temps une certaine forme de manque de confiance, et amoindrissant le caractère a priori antipathique de son personnage.

     

    Les personnages de « On connaît la chanson » sont avant tout seuls, enfermés dans leurs images, leurs solitudes, leur inaptitude à communiquer, et les chansons leur permettent souvent de révéler leurs vérités masquées, leurs vrais personnalités ou désirs, tout en ayant souvent un effet tendrement comique. De « J’aime les filles » avec Lambert Wilson au « Vertige de l’amour » avec André Dussolier (irrésistible ) en passant par le « Résiste » de Sabine Azéma. C’est aussi un moyen de comique de répétition dont est jalonné ce film : blague répétée par Lambert Wilson sur Simon, blague de la publicité pour la chicorée lorsque Nicolas montre la photo de sa famille et réitération de certains passages chantés comme « Avoir un bon copain ».

     

    Chacun laissera tomber son masque, de fierté ou de gaieté feinte, dans le dernier acte où tous seront réunis, dans le cadre d’une fête qui, une fois les apparences dévoilées (même les choses comme l’appartement n’y échappent pas, même celui-ci se révèlera ne pas être ce qu’il semblait), ne laissera plus qu’un sol jonché de bouteilles et d’assiettes vides, débarrassé du souci des apparences, et du rangement (de tout et chacun dans une case) mais la scène se terminera une nouvelle fois par une nouvelle pirouette, toute l’élégance de Resnais étant là, dans cette dernière phrase qui nous laisse avec un sourire, et l’envie de saisir l’existence avec légèreté.

     

    Rien n’est laissé au hasard, de l’interprétation (comme toujours chez Resnais remarquable direction d’acteurs et interprètes judicieusement choisis, de Dussolier en amoureux timide à Sabine Azéma en incorrigible optimiste en passant par Lambert Wilson, vaniteux et finalement pathétique et presque attendrissant) aux costumes comme les tenues rouges et flamboyantes de Sabine Azéma ou d’une tonalité plus neutre, voire fade, d’Agnès Jaoui.

     

    « On connaît la chanson » a obtenu 7 César dont celui du meilleur film et du meilleur scénario original. C’est pour moi un des films les plus brillants et profonds qui soient malgré sa légèreté apparente, un mélange subtile –à l’image de la vie - de mélancolie et de légèreté, d’enchantement et de désenchantement, un film à la frontière des émotions et des genres qui témoigne de la grande élégance de son réalisateur, du regard tendre et incisif de ses auteurs et qui nous laisse avec un air à la fois joyeux et nostalgique dans la tête. Un film qui semble entrer dans les cadres et qui justement nous démontre que la vie est plus nuancée et que chacun est forcément plus complexe que la case à laquelle on souhaite le réduire, moins lisse et jovial que l’image « enchantée » qu’il veut se donner. Un film jubilatoire enchanté et enchanteur, empreint de toute la richesse, la beauté, la difficulté, la gravité et la légèreté de la vie. Un film tendrement drôle et joyeusement mélancolique à voir, entendre et revoir sans modération…même si nous connaissons déjà la chanson !