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  • Rencontrez Noémie Lvovsky et Valeria Bruni Tedeschi au Forum des Images

    actrices2.jpgJe vous ai déjà parlé la semaine dernière, ici, des rencontres autour du thème du scénario organisées par mon ancien Master, au Forum des Images et ouvertes à tous.

     Présentées par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en collaboration avec le Forum des images, les débats intitulés "Caméras subjectives"  sont ainsi conçus et animés par les étudiants du Master professionnel en scénario, réalisation et production .

     

    Chaque année, un thème différent est abordé.

     

    Pour l’année universitaire 2009-2010, une nouvelle session aura comme thème : scénario, mon beau souci (à qui le dîtes-vous!).

     

     

    Quels sont les rapports entre scénaristes et réalisateurs, acteurs ou encore producteurs ? Pour qui et avec qui le scénariste écrit-il ? Selon lui, comment son travail est-il perçu ? Qui intervient dans l'élaboration des films ? Autour d’études de cas concrets et en présence de prestigieux invités, ces questionnements, peu souvent abordés, sont au cœur de ce cycle de six rencontres.

     

     

    Voici les programmes des 5 prochaines rencontres:

     

    jeudi 12 novembre

     

    { 19h30 }

     

    Noémie Lvovsky et (sous réserve) Valeria Bruni-Tedeschi

     

    Depuis longtemps, la réalisatrice Noémie Lvovsky et l'actrice Valeria Bruni-Tedeschi ont noué des relations complices. La seconde joue dans les longs métrages de la première (d'"Oublie-moi" en 1995, à "Faut que ça danse" ! en 2007) et, quand elle décide à son tour de mettre en scène, Valeria fait appel à Noémie pour coécrire ses scénarios… et pour jouer dans son film, justement intitulé "Actrices" (2007).

     

    Suivront quatre autres séances, avec :

     

    - Serge Lalou, Nicolas Philibert et Stan Neumann, autour de l'écriture des films documentaire, le 17 décembre ;

    - Laurent Cantet et Robin Campillo, le 14 janvier ;

    - Jean-Claude Carrière et Jean-Paul Rappeneau (sous réserve), le 11 février ; 

    - Vincent Lindon, le 18 mars. (Cliquez ici pour lire ma critique de Melle Chambon film film dans lequel Vincent Lindon interprétait le rôle principal face à Sandrine Kiberlain)

     

    L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

     

  • Les films à voir cette semaine du 11 novembre

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    4 films recommandés par inthemoodforcinema.com cette semaine, d'abord "A l'origine" par le réalisateur de "Quand j'étais chanteur"  Xavier Giannoli dans lequel François Cluzet excelle à nouveau (le seul défaut du film vu à Cannes était sa longueur excessive, le montage a été entièrement revu et corrigé depuis, j'espère donc avoir le temps d'aller voir cette nouvelle version pour vous en parler).
    Ensuite, je vous recommande "Les vies privées de Pippa Lee" de Rebecca Miller pour l'incroyable prestation de Robin Wright Penn (à qui le 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville a rendu hommage) qui, dans ce film plus que tout autre révèle quelle actrice incroyable et sans artifices elle est, à voir, ne serait-ce que pour elle.
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    Photos ci-dessus et ci-dessous: Robin Wright Penn et Rebecca Miller lors de la conférence de presse au Festival du Cinéma Américain de Deauville, lors de l'hommage à Robin Wright Penn et lors de l'avant-première du film à Deauville (photo : inthemoodforcinema.com )
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    Ensuite, ne manquez pas "L'Imaginarium du Docteur Parnassus", la bouillonnante dernière folie de Terry Gilliam.

    Cliquez ici pour lire ma critique de "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" de Terry Gilliam

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    Ci-dessus, Terry Gilliam lors de sa master class, photo inthemoodforcinema.com

    Cliquez ici pour voir mes vidéos de la master class de Terry Gilliam

    Enfin et surtout ne manquez sous aucun prétexte "L'Enfer" d'Henri-Georges Clouzot, véritable chef d'oeuvre inachevé, une oeuvre d'art avant-gardiste et unique que l'on redécouvre des années après son tumultueux tournage.

    Cliquez ici pour lire ma critique de "L'Enfer" d'Henri Georges Clouzot.

  • "Les Visages" de Jesse Kellerman (sélection prix littéraire de Elle 2010)

    vsaiges.jpgJe viens de terminer la lecture d'un deuxième roman sur les sept que compte la sélection de ce mois-ci dans le cadre du jury des lectrices de Elle 2010, cette fois un polar se déroulant  à New York, élu meilleur thriller de l'année par le New York Times.

     Le roman commence dans une galerie d'art, plus précisément celle dont Ethan Muller est propriétaire. Il découvre une série de dessins d'une qualité exceptionnelle dont le mystérieux auteur qui vit dans un appartement miteux, Victor Crack, a disparu... Cela n'empêche pas Ethan Muller de vendre ses dessins jusqu'à ce qu'un policier à la retraite reconnaisse sur certains portraits de Victor Crack les visages d'enfants victimes d'un mystérieux tueur en série, des années plus tôt. Ethan va alors mener sa propre enquête qui va le mener bien plus loin qu'il ne l'aurait imaginé...et que le lecteur l'aurait sans doute imaginé.

    Ma première réaction a été de me dire : encore une histoire sordide et en plus de disparitions ou meurtres d'enfants, sujets déjà abordés dans deux autres romans de la sélection (celui-ci, pour le sordide; et celui-là, mon préféré des trois). Le livre est précédé d'une citation de Dubuffet : « Le vrai art est toujours là où on ne l'attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom. L'art déteste être reconnu et salué par son nom. Il se sauve aussitôt » puis les premiers mots du narrateur sont « Au début, je me suis mal comporté. » Ces deux citations pourraient résumer ce roman qui est d'abord un portrait du monde l'art contemporain à New York, un monde cynique et opportuniste. C'est aussi l'histoire d'un homme qui s'est « mal comporté », et qui peu à peu va tisser des liens inattendus avec son passé. Un homme qui, à l'image de ce roman, est plutôt antipathique, et va nous emporter bien malgré nous dans son histoire.

    Il faut dire que Jesse Kellerman ne ménage pas les techniques et les rebondissements pour y parvenir. D'abord, le personnage principal narrateur s'adresse régulièrement au lecteur, faisant preuve d'autocritique et d'autodérision, histoire d'avoir l'empathie du lecteur en attendant d'emporter sa sympathie. Puis, alors que l'attention du lecteur aurait pu faiblir, il « met en scène » des interludes (qui se reproduiront à divers passages du roman) dont le premier nous renvoie au 18ème siècle et nous plonge dans l'histoire passée des ancêtres d'Ethan, une histoire passée qui va rejoindre et éclairer le présent. Ensuite, il manie avec dextérité le langage, l'adaptant judicieusement aux personnages dont il transcrit les pensées, évitant un ton monocorde et ennuyeux. Enfin, l'astucieux renversement de situation final nous laisse forcément une forte impression.

    Plus qu'un polar, « Les Visages » est d'abord une réflexion souvent ironique, et lucide, sur l'art contemporain mais c'est  aussi et surtout une histoire de filiation, une histoire qui relie habilement passé et présent, et dont les visages qu'il révèle sont autant ceux des tableaux, des victimes que les vrais visages, à nu, d'un père et son fils. C'est finalement la partie la plus intéressante du roman, l'intérêt principal étant de nous plonger dans les pensées de l'un et de l'autre qui ne se parlent plus et dont les fêlures et les blessures sont finalement si proches.  L'intérêt aussi de montrer un homme écartelé, Ethan. Entre deux femmes (l'une représentant son passé, cynique et indépendante, l'autre son potentiel avenir, plus douce et tentant de le relier à des racines). Entre deux vies possibles.

    Mais ce qui m'a à nouveau marquée dans ce roman, c'est l'utilisation de « recettes » très cinématographiques. La voix du narrateur ressemble à une voix off avec cette dérision dont savent faire preuve un grand nombre de voix off dans les films américains. Avec ses flashbacks. Avec son rebondissement final destiné à nous laisser forte impression, une image forte.  Avec ce langage très direct qui vise l'efficacité avant tout.

     La construction est donc extrêmement habile, et ne révèle son ingéniosité et son vrai visage qu'à la toute dernière page. Malgré mes réticences initiales liées au sujet, malgré certains passages qui, au cinéma, pourraient être qualifiés de racoleurs, Jesse Kellerman a un indéniable talent pour tenir le lecteur en haleine, le dérouter et le surprendre...même si une description encore plus précise du milieu de l'art  lui aurait procuré davantage encore de profondeur.

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  • Grecotel Corfou Imperial: d'un sirtaki avec Mikhail Gorbatchev à la danse entraînante de Sakis Rouvas...

     Le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin est aujourd'hui pour moi l'occasion de vous emmener sur l'île grecque de Corfou, plus exactement dans la splendide baie de Kommeno, pour vous parler du Grecotel Corfou Imperial. Quel rapport entre Corfou et la chute du mur me direz-vous... Patience.

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    Ci-dessus et ci-dessous, photo du Grecote Corfou Imperial( photo site grecotel.com)
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    Je vous le disais la semaine dernière, désormais, régulièrement, le dimanche, je vous ferai découvrir des lieux de rêve et d'exception où j'ai séjourné, récemment ou parfois il y a plusieurs années. Après la Tunisie, avec The Residence Tunis, Barcelone avec l'hôtel H1898, la Grèce avec les plus beaux hôtels en Attique,  de nouveau, je vous fais prendre la direction de la Grèce (et ce ne sera pas la dernière fois, vous aurez compris que je suis une inconditionnelle de ce pays où je vais chaque année depuis 10 ans) et plus particulièrement la direction de la mer Ionienne et d'une de mes îles grecques favorite : l'île de Corfou.

    Corfou (Kerkyra en Grec) est donc une île Ionienne de 592km2 qui se situe non loin de l'Albanie (à moins de 3 kilomètres de la côte Albanaise), c'est aussi la plus septentrionale des îles Ioniennes et la plus proche de l'Italie. C'est une île avec des paysages variés avec même un mont culminant à près de 1000 m (le mont Pantokrator)...et c'est là qu'est né le célèbre écrivain Albert Cohen (de quoi achever de me convaincre d'y aller, moi qui relis « Belle du Seigneur » au moins une fois par an et éprouve à chaque fois le même  et différent plaisir à le relire). C'est là aussi que se trouvent les célèbres Vlachernes (que vous trouverez sur toutes les cartes postales et en couverture de tous les guides sur Corfou) et l' Achilleion, la résidence édifiée par l'impératrice Élisabeth d'Autriche (dite Sissi) pour sa convalescence et rachetée par le Kaiser Guillaume II qui en fit un palais d'été. Je vous en recommande la visite, vous aurez une vue imprenable sur l'île mais allez-y de très bonne heure, l'endroit est assez difficile d'accès (impossible d'y stationner) et bondé en été.

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    Revenons d'abord en 2004, l'année de mon  second séjour à Corfou mais aussi l'année des Jeux Olympiques à Athènes, vous savez l'année où tous les médias prédisaient une édition catastrophique, stigmatisaient une organisation déplorable, et faisaient un reportage par jour pour ironiser sur le fait que les fondateurs des Jeux Olympiques n'étaient soi-disant pas prêts à temps pour les organiser, et l'année où ce fut une réussite incontestable mais où personne ne l'a vraiment fait remarquer (résultat : une ville d'Athènes désertée... et qui a pourtant réalisé des aménagements spectaculaires pour ces JO). Devant le cataclysme annoncé, cette année-là, j'avais donc pris la direction de Corfou, pour une fois sans passer par Athènes, et en prenant le ferry au départ de Venise (je vous recommande d'ailleurs une nouvelle fois de préférer la liaison maritime à la liaison aérienne, le ferry -compagnie Minoan Lines qui possède même des suites très spacieuses- met une heure environ à sortir de Venise, un spectacle d'une beauté indescriptible, une manière de découvrir Venise comme vous ne l'avez jamais vue. La traversée Venise-Corfou dure au total 21H).

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    Photos de Venise ci-dessus (un ferry de la Minoan lines traversant Venise) et ci-dessous (vue de la place Saint Marc depuis le ferry): inthemoodforcinema.com
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    Après 21H en mer, vous arrivez donc dans la ville même de Corfou où se situe le port. Une ville magnifique, au style unique, mélange de style britannique (reflet de l'histoire tourmentée de l'île -Corfou fut sous protectorat britannique de 1814 à 1864-,) byzantin, et vénitien. La magnifique place principale qu'entourent des arcades inspirées de celles de la rue de Rivoli à Paris , avec ses nombreux cafés, est le soir (et même la journée) particulièrement agréable et animée (même s'il est plutôt recommandé de s'y promener le matin ou le soir d'une part parce que les magasins sont fermées l'après-midi, d'autre part et surtout parce que la chaleur est souvent assez accablante en été... même si Corfou se situe dans la région la plus humide de Grèce ; lors de mes trois séjours, je n'ai néanmoins eu que deux journées obscurcies par la pluie, et encore cela ne dure généralement pas plus d'une heure). C'est à 12 kms de là que se situe le lieu de séjour où je vous emmène aujourd'hui, sur une  impressionnante presqu'île privée qui domine toute la baie de Corfou : le Grecotel Corfou Imperial. 

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    Les arcades de la ville de Corfou inspirées de la rue de Rivoli à Paris -photo inthemoodforcinema.com -

     L'hôtel se situe  non loin d'un autre hôtel, l'hôtel Kontokali Bay. Pour l'avoir également expérimenté, j'en profite pour fortement vous le déconseiller. Bien que parfois classé dans la même catégorie que le Grecotel Corfou Imperial par de nombreux Tour Operateurs (dont on se demande parfois s'ils visitent réellement les hôtels ou du moins s'ils les visitent plus souvent qu'une fois tous les dix ans),  le Kontokali bay n'a strictement rien à voir! La végétation est tellement mal entretenue qu'on se croirait en pleine jungle et que les chambres vues mer n'ont vue que sur d'immenses plantations qu'il faut écarter pour apercevoir un début de commencement de bout  de mer. Le restaurant ressemble à celui d'un pays de l'Est du temps d'avant la chute du mur. Et la chambre que j'avais réservée donnait sur le placard d'une autre chambre (également occupée)  et s'ouvrait sur celle-ci sans qu'il soit possible de le fermer...Etrange et inédit...

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    Ci-dessus, hall du Grecotel Corfou Imperial (photo grecotel.com)
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    Ci-dessous et ci-dessus, photos des villas du Corfou Imperial (photos grecotel.com)
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      Je vous conseille  donc plutôt le Grecotel Corfou Imperial, le plus bel hôtel de Corfou (en réalité un resort qui comprend un autre hôtel, l'Eva Palace dont je vous parlerai ensuite). La première chose que vous verrez ce seront les impressionnants jardins luxuriants et les bungalows (tout aussi impressionnants, en bord de mer, certains avec piscines, marina privée, à la décoration, pour certains, inspirée des palais vénitiens) disséminés de part et d'autre du parc et du bâtiment principal. Certains de ces bungalows ont été construits il y a deux ans seulement et comprennent les derniers équipements les plus modernes. Des chambres du bâtiment principal (beaucoup plus abordables et plus ou moins bien décorées selon leur emplacement) vous aurez aussi une vue splendide (le bâtiment se situant au bout de la presqu'île et étant donc entourée des deux côtés par la mer !), un bâtiment certes étonnamment haut pour une île qui a connu des tremblements de terre ravageurs (mais on dira qu'il est antisismique :-)) .

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    Photos de villas du Corfou Imperial-photo grecotel.com
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     Pour la restauration, vous aurez le choix entre le restaurant principal « Mon Repos » (un peu bruyant, seul endroit où la grandeur de l'ensemble se fait sentir) ou encore le restaurant gastronomique « Aristos » (que je vous recommande tout particulièrement au moins une fois même si les prix sont dissuasifs, ne serait-ce que pour son cadre et sa vue qui domine le complexe) et celui que je préfère, un nouveau restaurant de poisson   le « Yali », dont les tables sont situées directement sur la mer (le cadre est enchanteur et la vue, sur la ville de Corfou, là aussi sublime...et les prix là aussi malheureusement dissuasifs). Pour le midi, je vous recommande l'excellente brasserie située au bord de la piscine « Nafsika », beaucoup plus abordable avec ambiance de taverne grecque. Un très large choix de restaurants donc (sans compter que vous pouvez aussi profiter de ceux de l'hôtel Eva Palace qui le jouxte) sans compter les bars et salons aux décors somptueux !

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    Ci-dessus, restaurant "Yali" (photo grecotel.com)
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    Ci-dessus, une des plages de l'hôtel- photo grecotel.com

     Les activités ne manquent pas non plus entre l'immense piscine, la plage entièrement privée avec son propre ponton, et de nombreuses activités nautiques. Et les soirs où vous n'irez pas dans la ville de Corfou avoisinante (ce que je vous recommande fortement, si la sportive conduite grecque ne vous effraie pas trop, vous pourrez y aller en taxi pour une somme assez modique, même s'il est plutôt recommandé de louer une voiture pour y aller régulièrement et faire le tour de l'île) , vous pourrez profiter des soirées organisées par l'hôtel (une chanteuse ou un chanteur presque tous les soirs etc).

     Le cadre est réellement d'une beauté hors du commun, la mer d'une limpidité cristalline, la décoration particulièrement raffinée ... Le seul bémol concernant l'aspect visuel serait peut-être le bâtiment principal un peu austère d'extérieur (mais magnifique à l'intérieur).

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    Mikhail Gorbatchev, photo issue du spot publicitaire pour Vuitton

     Ce qui m'avait particulièrement marquée lors de mon premier séjour là-bas, outre tout ce que j'ai évoqué ci-dessus et la retransmission des JO en direct à l'hôtel (ce qui avait aussi contribué à une atmosphère particulièrement conviviale) c'étaient aussi les soirées grecques organisées en bordure de piscine et en front de mer ! Le buffet était aussi impressionnant que succulent, les danseurs particulièrement doués (pour avoir assisté à des danses lors de chacun de mes séjours en Grèce, ce furent sans aucun doute les plus doués), la musique envoûtante, et l'ambiance très singulière avec la présence d'un vacancier un peu particulier, un certain Mikhail Gorbatchev (j'avoue qu''il m'a fallu un temps avant de réaliser  que cet homme assis à la table d'à côté avec une tâche de vin qui ressemblait fortement à l'ancien président russe était bien un des artisans de la chute du mur, dans ce lieu peu "communiste", mais sa publicité pour Vuitton, notamment, a démontré par la suite qu'il était parfaitement à l'aise avec le sujet!),   avec lequel moi et quelques autres pouvons nous enorgueillir d'avoir dansé le sirtaki ! Sa présence (il est resté pendant plusieurs jours et vient d'ailleurs là presque chaque année, mais chut ne le répétez pas, hein!), celle de sa famille et de son garde du corps pendant tout mon séjour et celle de Sakis Rouvas n'ont en rien altéré la tranquillité des lieux. C'est en effet là aussi , à Corfou, que j'ai découvert la star grecque, Sakis Rouvas, (natif de Corfou, que vous avez peut-être vu chanter lors de la cérémonie de clôture des JO 2004) dont la remise de la médaille de la ville a donné lieu a quelques chansons et remarquables pas de danse improvisés devant la mairie devant une foule en délire comme je n' avais jamais vu personne en susciter, instant magique, m'étant par hasard retrouvée devant la mairie au même instant ! C'est ensuite au Grecotel où il est venu se préparer pour son concert que je l'ai à nouveau croisé par hasard. Et j'assume même parfaitement  d'acheter désormais chacun de ses cd à chaque voyage en Grèce (nobody's perfect:-)) même si les paroles des chansons sont certes simplistes, il reste un showman et un danseur hors-pair (et même désormais un acteur) et sa musique reste à jamais lié à ce séjour et aux suivants d'ailleurs (vous pouvez difficilement mettre la radio grecque sans l'entendre)-voir vidéos ci-dessous-.

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    Grecotel Corfou-photo Grecotel.com

     Suite à ce séjour, cet hôtel atteignait pour moi la perfection, et je vous l'aurais recommandé sans aucune réserve... seulement j'y suis retournée il y a deux ans et si le cadre était toujours aussi enchanteur (avec construction de villas encore plus impressionnantes entre-temps), pas mal de choses avaient changé. La qualité du service et de la nourriture au restaurant « Mon Repos » s'était un peu dégradé (mais pas aux autres où les prix ne s'étaient d'ailleurs pas dégradés non plus...). Les soirées grecques qui avaient en partie contribué à ce séjour inoubliable n'existaient plus. La présence d'un requin- !- (évidemment l'hôtel n'y était pour rien) a rendu les baignades un peu moins insouciantes. Et le hall se transformait parfois en tripot pour d'autres requins Russes un peu éméchés carrément ivres (clientèle désormais russe à 80% et essentiellement mafieuse à en croire les propos des Grecs sur place notamment suite à un vol dont j'ai été l'objet, je leur laisse la responsabilité de leurs propos :-)) . Peut-être désormais faut-il donc lui préférer l'hôtel Eva Palace, plus intime (et vous permettant de profiter des services du Corfou Imperial) appartenant au même complexe.

     Mais tout cela n'enlève rien au charme incomparable de cet endroit réellement idyllique et unique et qui reste incontestablement un lieu d'exception où j'ai vécu des instants inoubliables... sur une île splendide qui ne ressemble à aucune autre où on éprouve une rare sensation de bien être !

    Site internet du Grecote Corfou Impérial

    Cliquez sur "lire la suite" pour voir quelques vidéos de Sakis Rouvas dont je vous ai parlé plus haut... et si vous aussi avez des lieux d'exception à me suggérer, en Grèce en particulier mais aussi ailleurs, n'hésitez pas...

    Lire la suite

  • Les Master Classes de Jean-Laurent Cochet: en attendant de se jeter à l'eau...

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    Cela faisait bien quelques mois que je ne vous en avais pas parlé et que je n'y suis pas retournée: les fameuses master classes (cours publics) de Jean-Laurent Cochet!

    En attendant d'avoir le courage ou l'inconscience d'oser m'inscrire à ses cours destinés aux "amateurs"...un jour...peut-être (des volontaires pour se jeter à l'eau-qui peut-être glaciale:-))- avec moi?), je retournerai vraisemblablement à l'un des ses prochains cours publics qui sont toujours des moments uniques et des sources incroyables d'enrichissement culturel chaque fois jalonnés de moments de magie théâtrale. 

    D'ailleurs, si vous connaissez d'autres cours de théâtre pour débutants (je ne considère pas mes quelques heures de torture cours avec Martine Amsili comme me permettant d'être autrechose que débutante) amateurs souhaitant le rester et avant tout apprendre des textes classiques, dans le centre de Paris (oui, je sais ce sont des exigence de diva:-)), n'hésitez pas à me transmettre l'information dans les commentaires de cette note ou à inthemoodforcinema@gmail.com .

     Je vous ai déjà longuement et de nombreuses fois parlé des cours Cochet alors pour achever de vous convaincre, je vous renvoie à mes précèdents articles et comptes rendus de ses cours publics (auxquels j'assiste, par intermittence, depuis 2005!).

    -Article du 7 octobre 2008: http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/10/07/reprise-des-master-class-jean-laurent-cochet-le-rendez-vous.html

    -Article du 21 novembre 2005 : http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2005/11/21/cours-publics-d’interpretation-de-jean-laurent-cochet-quand.html

    -Article du 11 Avril 2006 : http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2006/04/11/prol...

    -Article du 21 septembre 2006 : http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2006/09/21/repr...

    -Article du 13 décembre 2006 : http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2006/12/13/repr...

    Informations pratiques: Les prochains cours auront lieu le lundi 16 novembre,  le 30 novembre, de 18h à 20H et  le  14décembre (exceptionnellement de 20H à 22h). Si la première année de la mise en place de ces cours publics, le public était (au début) clairsemé, les cours affichent désormais souvent complets. Je vous conseille donc vivement de réserver.

    Théâtre de la Pépinière Opéra. 7 rue Louis-le-Grand- 75002 - Paris- Tel: 01-42-61-44-16 - Métro Opéra - Location ouverte du mardi au samedi de 11h à 18h, et le lundi de 12hà 18h.

    Plein tarif: 15€, Tarif étudiant: 11€, Tarif 5 cours: 55 € 

    Site internet: http://www.jeanlaurentcochet.com

     

  • Avant-première - "L'Imaginarium du Docteur Parnassus" de Terry Gilliam

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    La semaine dernière, c'est dans les locaux de Metropolitan Films que j'ai eu la chance de voir « L'Imaginarium du Docteur Parnassus » en avant-première, une projection en petit comité suivie d'une rencontre passionnante avec le cinéaste retranscrite en vidéo sur inthemoodforcinema.com (cliquez ici pour voir les vidéos de la rencontre avec Terry Gilliam).

    Après Jean-Pierre Jeunet et son  Tire-Larigot, avec Terry Gilliam et son Imaginarium, me voilà embarquée pour le deuxième tour de manège de la semaine, les deux cinéastes ayant en commun des univers visuels particulièrement marqués et reconnaissables, et une imagination débordante.

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     Ce Docteur Parnassus-là et sa troupe voyagent de ville en ville dans leur roulotte d'un autre temps. Cet homme sans âge possède l'inestimable pouvoir de projeter les gens dans leur propre imaginaire, un fascinant voyage qui se conclut toujours par un choix déterminant. Suite à un pari gagné contre le diable, Parnassus devient éternel, mais par amour pour une femme, il demande la jeunesse en échange de son immortalité. Le diable accepta, à condition que le jour de ses seize ans, le premier des enfants de Parnassus à naître lui appartienne. La jeune Valentina atteindra l'âge fatidique dans quelques jours et le diable rôde. Dans une tentative désespérée pour sauver son unique enfant, Parnassus va à nouveau jouer avec le feu : le premier de lui ou du diable qui séduira cinq âmes aura gagné. Avec Percy, Anton et le mystérieux Tony surgi de nulle part, le docteur va se lancer dans une extraordinaire course contre la montre. Le diable a tous les pouvoirs mais Parnassus possède l'Imaginarium.

    Présenté hors compétition du dernier festival de Cannes, « L'Imaginarium du Docteur Parnassus » est d'abord le film dont on a parlé parce qu'il a été endeuillé par la disparition d'Heath Ledger, décédé en plein tournage, une disparition qui a paradoxalement nourri le film grâce à l'imagination du cinéaste (dont le synopsis ci-dessus témoigne qu'il regorge de bonnes idées), avec l'aide de trois acteurs (Colin Farrell, Jude Law, Johnny Depp) le remplaçant à tour de rôle et apportant ainsi un nouveau souffle et une autre dimension au film.

    L'imagination salvatrice. Dans la réalité comme dans la fiction donc.  Parce que c'est ce qu'est avant tout ce film : un hymne à l'imagination. Débordante. Précieuse. Rare. Protégée. Avec Terry Gilliam, l'imagination s'envole, les rêves sont une richesse inestimable et convoitée.  Pour y accéder il faut traverser le miroir. Miroir qui peut aussi bien refléter l'au-delà, les peurs et les fantasmes que nous y projetons que le propre visage du cinéaste qui se mire et se reconnaît dans ce marginal qui nous embarque dans une imagination échevelée. Qui rive nos yeux à l'écran, éblouis, lorsqu'ils traversent le miroir du moins, dans l'Imaginarium. Le reste du temps, c'est une frustration, les scènes s'étirant en longueur (mais après tout le rêve se mérite...) et le cinéaste semblant lui-même victime des débordements de sa propre imagination.

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    Malgré ces faiblesses scénaristiques, son univers féérique, foisonnant, fantaisiste, effrayant et fascinant suffit à nous embarquer du paradis aux abîmes de l'enfer. Ce film regorge d'idées visuelles et scénaristiques qui n'auraient été que plus époustouflantes si elles avaient été canalisées, mais après tout l'imagination ne se canalise pas forcément, dans l'univers de Terry Gilliam comme dans l'Imaginarium du Docteur Parnassus et c'est aussi ce qui fait leur charme. Peut-être est-ce là aussi sa manière de ne pas vendre son âme au diable (à l'industrie cinématographique).

    Il faut avant tout voir ce film comme une expérience cinématographique sensorielle, véritable ode à l'inventivité, à l'originalité, à la beauté singulière. Comment ne pas être envoûté par un film qui vous fait toucher les nuages, par une telle flamboyance poétique où le monde se dérobe sous vos pieds et le  dérobe à sa banalité !

    Avec ce film qui est issu d'un scénario original, Terry Gilliam ambitionnait de synthétiser tout ce qu'il avait fait jusqu'ici. C'est qui l'enrichit et l'alourdit à la fois ; l'enrichit d'idées et d'effervescence, l'alourdit pour les mêmes causes. Avec ce conte initiatique il n'ambitionnait pas seulement de nous faire voyager dans le temps, le paradis, l'enfer, l'imagination mais aussi de nous faire voir le monde avec un nouvel œil, selon notre propre imagination et pas seulement ce que nous disent les médias. Bref d'ouvrir l'œil et de regarder au-delà du miroir ou de cette fenêtre (et ce miroir !) ouvert sur le monde qu'est aussi l'écran de télévision.

     Et puis il y a les acteurs : la voix envoûtante de Tom Waits au service de ce personnage diabolique , la candeur et le teint de porcelaine de la prometteuse Lily Cole et Johnny Depp et Jude Law dont j'avoue avoir préféré les prestations à celles de Heath Ledger et Colin Farrell.

     Alors, si vous aussi avez envie de voir le monde féérique et ensorcelant qui se dissimule derrière le miroir, si comme moi vous vénérez le pouvoir inestimable de l'imagination grâce à laquelle « rien n'est définitif pas même la mort », il ne vous reste plus qu'à acheter votre ticket pour « L'Imaginarium » et à vous plonger dans ce bouillonnement visuel ! Peut-être que vous vous y égarerez un temps, mais je ne pense pas que vous le regretterez !

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  • What else? (George Clooney et John Malkovich)

    Oui, je sais, je sais: j'avais dit "pas de publicité sur inthemoodforcinema"! Mais celle-là, c'est davantage un court-métrage qu'une publicité et personne ne m'a demandé de la mettre en ligne. Je l'ai découverte hier soir, je l'ai trouvée très réussie et les deux petits nouveaux qui s'y essaient à la comédie très prometteurs ... Alors, en attendant de vous parler du dernier film de Terry Gilliam, de Charlie Chaplin, de Gorbatchev, de Jean-Laurent Cochet ces heures prochaines, je vous laisse avec George et John... (Et vous pouvez aussi revoir George Clooney sur inthemoodfordeauville lors de sa venue au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007, en cliquant ici).

  • Les Toiles Enchantées: soutenez cette belle association très "in the mood for cinema"!

    toiles3.jpgUne fois n'est pas coutume. Aujourd'hui, je vais vous parler d'une association (et pas seulement aujourd'hui car je vous en reparlerai très certainement). Pas n'importe quelle association. Une association liée au cinéma dont j'ai entendu parler lors de divers évènements cinématographiques (notamment le Festival du Film Britannique de Dinard dont l'association est partenaire comme de nombreux autres festivals reconnus) et dont la preuve du rêve qu'elle apporte et de l'honnêteté n'est plus à faire. 

     Quand les enfants ne peuvent aller au cinéma, c'est au cinéma de se déplacer. Tel est le credo des Toiles Enchantées et son louable objectif. Je sais qu'en ces temps de crise, ce n'est pas forcément le moment pour vous solliciter mais j'espère que la présentation de l'association ci-dessous, et les vidéos jointes sauront vous convaincre d'apporter votre contribution (aussi modeste soit-elle). A défaut vous pouvez toujours relayer l'information par twitter, facebook, ...ou pigeon voyageur!

    Les Toiles Enchantées, c’est la magie du vrai cinéma grand écran qui se déplace dans les hôpitaux pour enfants et adolescents malades et handicapés.

    toiles2.jpgL’Association Les Toiles Enchantées, présidée par Alain Chabat, en sillonnant quotidiennement les routes de France depuis 1997, a ainsi pour vocation d’offrir gracieusement aux hôpitaux pédiatriques ainsi qu’aux centres de rééducation et de réadaptation pour enfants et adolescents malades et handicapés, des projections de films récents, au moment même de leur sortie en salle, voire parfois même en avant-première.

    Ces projections, souvent en présence d’acteurs et d’actrices ou du metteur en scène, sont effectuées à chaque fois avec du matériel professionnel, en 35mm, sur un écran géant monté pour l'occasion. Ainsi, plus d'une tonne de matériel est transportée et installée chaque jour par deux équipes de deux projectionnistes professionnels, afin de transformer une salle quelconque dans un établissement en une véritable salle de cinéma, avec un film à l'affiche, attendu par les jeunes. C'est un peu "Cinéma Paradiso" à l'hôpital !


    toiles1.jpgCes projections apportent aux enfants et adolescents malades ce sentiment d’évasion et de liberté dont ils ont tellement besoin. Avec Les Toiles Enchantées, le cinéma, le grand, se déplace dans les hôpitaux. Le vrai cinéma, c’est un pied de nez à la maladie, une fenêtre ouverte sur la vie. L'association met un point d’honneur à proposer une prestation de qualité équivalente à celle d’une salle de cinéma.


    Parallèlement, les Ateliers Cinéma organisés par Les Toiles Enchantées rencontrent un véritable succès. Ils permettent aux jeunes malades d’être tour à tour scénariste, metteur en scène, opérateur, acteur, monteur et réalisateur de leur propre film, sous la responsabilité de grands noms du 7ème art (Nils Tavernier, Isabelle Nanty, Benoît Cohen, etc) !

    Malgré le travail accompli, il reste encore tant à faire pour continuer à offrir la magie du cinéma aux enfants malades...
    -                répondre à la demande en progression constante de nombreux hôpitaux pédiatriques et centres spécialisés pour enfants et adolescents dans lesquels l'association n'est pas encore allé,  afin d’étendre l’action des Toiles Enchantées sur toute la France,
    -                augmenter le nombre annuel des projections dans les établissements déjà partenaires, afin de créer ainsi un véritable rendez-vous mensuel avec les jeunes malades…,
    -                mettre en place de nouveaux « Ateliers Cinéma » .
     
    Pour cela, l'association de besoin de votre soutien, afin de continuer à offrir la magie du 7ème art, aux quatre coins de la France, à tous les enfants et adolescents malades.
    Association Les Toiles Enchantées
    6, Boulevard Montmartre
    75009 Paris
    01 47 60 17 18

    mais ce dont a surtout besoin l'association c'est de dons alors cliquez sur le lien ci-dessous faire un don en ligne et télécharger directement votre reçu fiscal :
    http://les-toiles-enchantees.aiderenligne.fr/Nouvelles-Projections.html
     
    contact@lestoilesenchantees.com

    N'hésitez pas à faire un tour sur l'excellent site internet de l'association:
    http://www.lestoilesenchantees.com  et sur le Groupe Facebook des Toiles Enchantées auquel je vous encourage de vous inscrire: http://www.facebook.com/group.php?gid=69541731840&ref=ts

    Vous comprendrez aisément pourquoi j'ai eu envie de défendre cette association, et si vous n'êtes pas encore convaincus, allez faire un tour sur son site officiel et regardez les vidéos ci-dessous:

    Lire la suite