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  • Liste des Révélations des César 2010: jeunes comédiens et comédiennes en lice pour la catégorie "meilleur espoir"

    césar23.jpgVoici la liste des 32 jeunes comédiennes et comédiens du cinéma français qui viennent d’être choisis par le Comité Révélations de l’Académie des César, à l’issue de sa délibération du 25 novembre 2009. Cette liste sera présentée aux 4 065 membres de l’Académie, à titre indicatif, afin de faciliter leur vote pour le César du meilleur espoir féminin et masculin, sans avoir aucun caractère d’obligation. Une grosse pensée pour l'ami Aymeric Cormerais formidable dans "Vivre" d'Yvon Marciano qui n'y figure pas et pour lequel ce n'est que partie remise, sans aucun doute!

    La liste finale sera bien entendu publiée sur le blog ainsi que toutes les informations concernant ces César 2010.

    Les critiques d'un grand nombre de films ci-dessous figurent sur Inthemoodforcinema.com. Rendez-vous dans la colonne de gauche du blog puis cliquez sur le titre du film qui vous intéresse pour en lire la critique.

    Révélations 2010

    Pour le César du meilleur espoir féminin 2010

    Marie-Julie Baup dans Micmacs à tire-larigot

    Astrid Berges Frisbey dans Un barrage contre le Pacifique

    Agathe Bonitzer dans Un chat un chat

    Sophie Cattani dans Je suis heureux que ma mère soit vivante

    Judith Davis dans Je te mangerais

    Anaïs Demoustier dans Sois sage

    Mati Diop dans 35 rhums

    Pauline Etienne dans Qu’un seul tienne et les autres suivront

    Alice de Lencquesaing dans Le père de mes enfants

    Florence Loiret-Caille dans Je l’aimais

    Sara Martins dans Mensch

    Lola Naymark dans L’armée du crime

    Vimala Pons dans La Sainte Victoire

    Soko dans A l’Origine

    Christa Theret dans LOL (laughing out loud ®)

    Mélanie Thierry dans Le dernier pour la route

    Pour le César du meilleur espoir masculin 2010

    Mhamed Arezki dans Adieu Gary

    Firat Ayverdi dans Welcome

    Abraham Belaga dans Cendres et sang

    Adel Bencherif dans Un prophète

    Mehdi Dehbi dans La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy

    Yann Ebongé dans La journée de la jupe

    Cyril Guei dans L’autre

    Jérémy Kapone dans LOL (laughing out loud ®)

    Reda Kateb dans Qu’un seul tienne et les autres suivront

    Vincent Lacoste dans Les beaux gosses

    Julien Lucas dans Qu’un seul tienne et les autres suivront

    Alex Lutz dans OSS 117 Rio ne répond plus…

    Tahar Rahim dans Un prophète

    Vincent Rottiers dans Je suis heureux que ma mère soit vivante

    Samy Seghir dans Neuilly sa mère !

    Anthony Sonigo dans Les beaux gosses

    Lien permanent Imprimer Catégories : CESAR 2010 Pin it! 10 commentaires
  • Cérémonie de remise des Prix Sopadin 2009 au cinéma l'Arlequin

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    La lauréate du Grand Prix du Meilleur Scénariste 2009, Nathalie Boutefeu, comédienne et scénariste, et Anna Mouglalis, présidente du jury (photo inthemoodforcinema.com)
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    Adrien Fourneau, lauréat du prix junior du meilleur scénario, et Anna Mouglalis (photo inthemoodforcinema.com)

    scenario.pngLes prix décernés aux scénarii de longs métrages n'ayant pas encore de producteur et signés de scénaristes n'ayant pas forcément eu de scénario déjà porté à l'écran sont suffisamment rares (voire quasiment inexistants!!) pour être signalés, c'est ce qu'aspirent à faire le Grand prix du meilleur scénariste Sopadin depuis 23 ans, et le prix junior du meilleur scénario depuis 12 ans, en mettant ainsi en lumière des scénaristes qui travaillent dans l'ombre et facilitant ainsi la recherche d'un producteur lorsque ceux-ci n'en ont pas encore. Une aide donc particulièrement précieuse surtout lorsqu'on sait que des films comme "L'Homme de chevet" d'Alain Monne, "Séraphine" de Martin Provost, "Va, vis et deviens" de Radu Mihaileanu, "L'emploi du temps" de Laurent Cantet, "Naissance des pieuvres" de Céline Sciamma, "A la folie pas du tout" de Laetitia Colombani...notamment, ont reçu ces prix. Cette année le jury était présidé par la comédienne Anna Mouglalis qui, de sa voix rauque et ses gestes néanmoins timides, a ainsi montré l'intérêt qu'elle portait au scénario, élément indispensable dont les auteurs sont souvent injustement négligés par la profession, en France en tout cas, école Nouvelle Vague oblige, notamment. Cela n'en demeure pas moins pour moi le plus beau métier du monde. Celui qui donne l'inestimable pouvoir d'émouvoir, de fasciner, de terrifier, de faire réflèchir, de plonger dans une autre (ir)réalité, de faire oublier et tant d'autres encore.... D'inventer un univers. De donner forme à des idées, des personnages, des lieux. De raconter des histoires. De faire réagir. De s'évader tout en permettant aussi aux autres de s'évader. De jongler avec les mots et les histoires. De voyager par le simple fait de mots agencés, de destins inventés entrelacés. De créer des êtres de chair et de sang à partir d'une feuille blanche. De pouvoir laisser libre cours à son imagination. Un métier de liberté et de passion et de rêves: autres pouvoirs inestimables. Tellement essentiels et précieux pour moi. Un métier d'obstination et de belles rencontres aussi.  Tout cela malgré les difficultés.  Les belles illusions. Les désillusions cruelles. Malgré l'acharnement, la patience que cela nécessite (les scénaristes primés ont ainsi tous mis des années avant que leurs projets puissent voir le bout du tunnel et un commencement de lumière d'écran sur lequel ils ne sont pas encore, 1 à 3 années en moyenne s'écoulant en plus ensuite-souvent après plusieurs années de démarches- entre la remise du prix et la finalisation du projet). Malgré le chemin sinueux, semé d'embûches que doit emprunter un projet pour voir le jour.

    Le Palmarès 2009 du 23ème Grand prix du meilleur scénariste et du 12ème Prix junior du meilleur scénario décerné par le jury présidé par Anna Mouglalis en présence notamment de Patrick Chesnais, Tonie Marshall, Alain Monne, Laetitia Colombani, Martin Provost...:

    Catégorie Grand Prix 
     Grand Prix du Meilleur Scénariste 

     Nathalie Boutefeu pour Des Bonnes
    Ce Prix est doté par France Culture d’une prime d’inédit, par l’achat des droits du scénario pour une mise en onde.

    Catégorie Prix Junior 

     Adrien Fourneau pour L'Usine à Merveilles.
    Ce Prix est doté du Prix Arlequin, remis par les Écrans de Paris.

    Un Prix spécial du jury a été attribué à Sabrina Karine pour Elles Dansent Seules qui reçoit une dotation du Groupe EICAR.

    Une Mention spéciale du jury a été décernée à Romain Cogitore pour Nos Résistances

    Je m'excuse une nouvelle fois pour la qualité des photos et vidéos... mais je vous promets que cela changera en 2010 avec de vrais reportages vidéos filmés avec une vraie caméra (et non un appareil photo comme c'était le cas jusqu'à présent) et des photos dignes de ce nom:-). Pas mal de changements en perspective sur inthemoodforcinema donc! Je vous laisse écouter et voir la belle voix... et les beaux silences gênés d'Anna Mouglalis...

     

    Lien permanent Imprimer Catégories : IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) Pin it! 6 commentaires
  • Critique de « Canine » de Yorgos Lanthimos

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    Un film grec vous disais-je hier, l'argument était suffisant pour que je m'y précipite, tout ce qui concerne la Grèce de près ou de loin m'intéressant. Mon enthousiasme s'arrêtera là, « Canine » étant l'exact contraire de tout ce qu'évoque la Grèce pour moi... donc je vais tenter de mettre de côté mon attachement viscéral à ce pays pour vous parler de ce film.

    Loin de l'atmosphère chaleureuse, lumineuse, ensorcelante que peut évoquer la Grèce pour moi c'est ici, en pleine campagne, derrière les hauts murs d'une maison où vivent un couple et leurs trois enfants (qui ont allègrement dépassé la vingtaine) qui ne les ont jamais quittés, que se joue l'intrigue.  Ils ne connaissent rien du monde extérieur si ce n'est ce que leurs parents leur en laissent entendre. Ainsi les seules vidéos que les enfants regardent sont des vidéos familiales dont ils connaissent  les dialogues par cœur comme les répliques d'une fiction. Seul le père sort de la maison pour aller travailler dans son entreprise et la seule personne de l'extérieur à venir  dans la maison est Christina, agent de sécurité dans ladite entreprise qui vient assouvir les besoins sexuels du fils sur recommandation du père. Derrière ces murs, les parents recréent donc un monde où ils façonnent et manipulent leurs enfants. Un monde carcéral. Une prison d'autant plus cruelle qu'elle se trouve sous le soleil insolent de Grèce, dont quelques airs de musique écoutés dans la voiture par le père et Christina rappellent la beauté, la liberté, le bouillonnement de vie indissociable de ce pays.

    Voilà typiquement le genre de film qui m'agace prodigieusement, agace plus que dérange tant le propos du film est surligné. Et l'hypocrisie qui consiste à crier au génie sous prétexte qu'un film dérangeant serait forcément un chef d'œuvre (le film en question a obtenu le prix Un Certain Regard et le prix de la  jeunesse au dernier Festival de Cannes) m'agace encore davantage. Qu'est-ce qui me dit qu'il s'agit là d'hypocrisie me direz-vous... En effet, simple supputation, néanmoins appuyée sur les réactions de rejet à la projection presse hier...étrangement en contradiction avec les critiques lues dans la presse.  Oui, voilà, un film dérangeant est forcément un chef d'œuvre. Et affirmer le contraire serait preuve d'incompréhension, d'ignorance, de principes moralisateurs, de contresens artistique. Pas forcément, et j'espère vous en convaincre.

    Le propos donc. Une allégorie jusqu'au-boutiste de la manipulation mentale, œuvre d'une éducation rigide et évidemment plus largement des dictatures, des totalitarismes dont Yorgos Lanthimos démonte ou plutôt tente de démonter (et démontrer) le mécanisme. Conditionnée, la famille (ou donc le peuple) se laisse asservir ne connaissant d'autre réalité, ni la nuance entre bien et mal, moralité et immoralité. Un zombie devient une fleur jaune. Les chats deviennent des créatures maléfiques et meurtrières. Et on ne peut accéder à l'âge adulte que lorsqu'on a perdu une canine (d'où le titre...).  L'univers devient absurde pour un regard extérieur et normal pour ceux qui y vivent. En insérant dans la banalité  ces situations qui mettent néanmoins en scène des êtres opprimés, niés, il confronte les regards, et en renforce l'étrangeté en leur donnant un cadre a priori familier. L'idée était donc plutôt intéressante. De même que le cadrage, rectangulaire, rigide, parfois ne montrant pas les visages de ces êtres alors déshumanisés. Sans âme. Sans visage soudain.

    De l'absurde de certaines situations résulte un humour très noir et les rires proviennent davantage du malaise devant une telle imagination dans la manipulation et la perversité, voire du dégoût que de la jubilation. Un film jubilatoire ai-je lui ça et là... !! Mais n'est-ce pas là aller totalement à l'encontre du message du réalisateur ? En nous montrant le totalitarisme à l'échelle familiale, il en démonte aussi les mécanismes pervers, absurdes, terrifiants, malsains.

    Et c'est là qu'arrive la limite du film. Parce que Lanthimos n'est ni Ionesco (là aussi l'homme devient animal) ni Haneke et il croit visiblement que pour faire comprendre et donner de la force au propos, il faut tomber dans la surenchère. De nudité. De perversité. De transgression. D'asservissement. De bêtise.  Ne jamais utiliser le hors champ. Montrer, tout montrer. De préférence en plan fixe et en gros plan pour accroître le malaise. Du coup le propos en perd de la force.  Ce qui est excessif en devient insignifiant. Vulgaire. Vain.  Et Yorgos Lanthimos semble lui-même se complaire dans ce que son film aurait pu brillamment dénoncer, et forcer ainsi le spectateur à en devenir complice.

    Ce film me fait penser à ces gens, régulièrement invités sur des plateaux de télévision pour y déverser leur brillante logorrhée, qui maîtrisent parfaitement la rhétorique, que personne n'ose et ne sait contredire, non pas parce qu'ils édicteraient des vérités incontestables mais parce qu'ils savent tellement bien habiller la forme, que personne n'estime avoir le droit de remettre en cause le fond... vide bien souvent mais en apparence savamment habillée comme irréfutable.  Des propos qui, finalement, endorment, au lien de réveiller la conscience. Comme une séance d'hypnose. Et on se demande alors si, finalement ici, les pantins ne sont pas davantage les spectateurs que les personnages (les enfants manipulés par leurs parents) à moins que le réalisateur ne soit un tel génie que ce soit là son but implicite : nous démontrer ainsi la fascination perverse pour ce régime...  Sans quoi ce n'est (ou ne serait) qu'un beau gâchis. Une vulgaire illusion. Dommage : l'idée était belle...mais une idée aussi belle soit-elle ne peut tout justifier ou excuser. Surtout pas la démagogie.

    Et si, malgré cela, vous avez encore envie d'y aller et voulez vous faire votre propre avis, inthemoodforcinema.com, en partenariat avec mk2 vous fait gagner des places. Voir lien ci-dessous.

    Autres articles sur la Grèce sur inthemoodforcinema.com:
  • 6ème Panorama du Cinéma Grec Contemporain au Cinéma des Cinéastes

    La projection de "Canine" de Yorgos Lanthimos (dont j'essaierai de vous parler quand je m'en serai remise:-)) m'aura au moins permis d'apprendre que du 2 au 8 décembre prochain aura lieu le sixième panorama du cinéma grec contemporain, au cinéma des cinéastes (7 avenue de Clichy dans le 17ème). Evidemment, je ne manquerai pas cet évènement parrainé par Costa-Gavras et je vous en reparlerai donc sur inthemoodforcinema.com. Au programme des longs métrages et des courts métrages, grecs évidemment, et contemporains donc.

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    Liens:
    Autres articles sur la Grèce sur inthemoodforcinema.com:
  • « L’Homme de chevet » d’Alain Monne avec Sophie Marceau, Christophe Lambert...

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    Voilà un film que la critique n'a pas épargné victime, sans doute, de la notoriété de ses deux acteurs principaux, et de ce qui les unit au-delà de l'écran. Ils n'ont pourtant pas choisi la facilité, avec cette adaptation du roman d'Eric Holder, la deuxième de l'année après le très beau « Melle Chambon » de Stéphane Brizé  avec lequel il n'est d'ailleurs pas exempt de points communs.

    A Carthagène, en Colombie, Léo (Christophe Lambert) passe son temps à boire pour oublier. Un ami le recommande à Muriel (Sophie Marceau) une jeune femme tétraplégique qui recherche un garde malade et qui en a auparavant découragé un certain nombre. Peu à peu des liens vont se tisser entre ces deux êtres que tout aurait pu opposer... a priori.

    A priori parce que, au fond, ces deux personnages se ressemblent. Tous deux dépendants. Elle de son corps, à jamais immobilisé. Lui de l'alcool. Tous deux broyés par l'existence, accidentés de la vie.

    Femme libre et indépendante avant son accident de voiture, Muriel se retrouve prisonnière de son corps et de sa chambre d'où elle ne sort pas, avec pour seule compagnie Lucia (très convaincante Margarita Rosa de Francisco) son autre garde malade dont elle est la raison de vivre et de se lever, et ses livres.

    Avant même d'être une histoire d'amour « L'homme de chevet » est un film sur le corps. Le corps prisonnier de Muriel. Le corps maigre, presque désarticulé, de Léo qu'il abîme par l'alcool, lequel, ancien boxeur, vivait d'ailleurs de son corps. Le corps de Linnett, une jeune boxeuse qu'il entraîne (moyen aussi physique pour lui d'exprimer une rage que Muriel ne peut que verbaliser) qui elle-même se prostitue et vit de son corps. Ou encore un autre corps martyrisé, par la drogue, celui de Lucia. Le corps que  Linnett exhibe dans une robe  flamboyante s'oppose à celui que Muriel cache derrière ses draps blancs. Un corps qui va se réapproprier l'espace. Des corps malmenés qui vont retrouver la dignité et l'estime d'eux-mêmes ( à l'exception de Lucia.)

    Pour incarner ces corps et leur donner une âme, Sophie Marceau et Christophe Lambert sont absolument parfaits et bouleversants. La première, physiquement broyée, d'abord cassante, aigrie, usant d'un humour provocateur et cynique qui s'illumine peu à peu. Tout passe dans sa voix, l'expression de son regard qui se modifient progressivement et tout en restant immobile elle parvient à faire passer avec beaucoup de justesse une grande palette d'émotions, de la colère à l'attendrissement. Le second avec sa voix cassée, ses gestes las qui peu à peu reprend confiance, se redresse.

    Alors bien sûr ce film n'est pas parfait mais là où on aurait crié au film d'auteur brillant si les deux acteurs principaux avaient été inconnus, leur notoriété  rend le film suspect de mièvrerie (et même coupable sans avoir eu droit à la présomption d'innocence à laquelle Alain Monne pourrait d'autant plus prétendre qu'il s'agit d'un premier film), ce que le film évite constamment.

    Alain Monne filme en effet avec énormément de pudeur et dignité, sachant user de l'ellipse et du plan large avec délicatesse là où d'autres auraient abusé du gros plan et des violons. Et puis il y a la Colombie, sa moiteur, ses couleurs chaudes et brûlantes, ses êtres de là-bas ou d'ailleurs qui s'y égarent, victimes des fracas de l'existence.

    C'est l'histoire de trois belles renaissances, d'êtres qui se raccrochent les uns aux autres qui retrouvent la sensibilité aux autres, à la belle lumière de Carthagène,  et le goût de la vie.

    Alain Monne avait obtenu le Grand Prix du Meilleur Scénariste  pour ce film. J'assistais hier soir à la cérémonie 2009 (Alain Monne était d'ailleurs présent), je vous en parle demain. Il a également obtenu le prix du public au Festival d'Angoulême.

    Un beau film, sensible et émouvant, que je vous recommande.