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  • Critique de « Django unchained » de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson, Kerry Washington…

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    Copyright : © Sony Pictures Releasing France

    Le western, genre sans doute aujourd’hui (et malheureusement) jugé suranné et dont l’âge d’or s’est achevé il y a quatre bonnes décennies, est devenu une rareté dans la production cinématographique contemporaine et est désormais plus souvent synonyme d’échecs que de succès au box office, à l’exception de quelques films qui le réinventèrent comme « Danse avec les loups » de Kevin Costner (1991, il y a donc 22 ans déjà) ou «Le Secret de Brokeback Moutain » d’Ang Lee (2006). Ce genre codifié est pourtant passionnant, justement parce qu’il est codifié même si le spectateur aime être surpris avec ce qu’il attend. Grâce à Tarantino qui, à la fois, réinvente le western, lui rend hommage et se joue de ses codes, il sera servi… C’est en tout cas en visionnant des films de ce genre, celui du western donc, que le cinéma a commencé à être pour moi  « le plus beau des abris » comme un cinéaste définit ainsi si bien le septième art dans cette interview, petite digression pour vous engager vraiment à écouter cette passionnante intervention.

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Mais revenons à notre duo infernal. Il y avait Robert Mitchum et John Wayne dans « El Dorado » de Howard Hawks, Burt Lancaster et Kirk Douglas dans “Règlement de comptes à OK Corral”, de John Sturges, Dean Martin et John Wayne dans « Rio Bravo » de Howard Hawks,  Paul Newman et Robert Redford dans  «Butch Cassidy and the Sundance Kid », de George Roy Hill…, il y aura désormais Jamie Foxx (Django) et Christoph Waltz (le Dr King Schultz) dans « Django unchained » de Tarantino.

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Ce dernier est un chasseur de primes allemand.  Dans le sud des États-Unis, en 1858, un peu plus de deux ans avant la guerre de Sécession, il fait « l’acquisition » de Django (Jamie Foxx), un esclave pour qu’il l’aide à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche et dont Django connait les visages. En échange, Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle, morts ou vifs. Les deux compères vont alors faire équipe pour traquer les criminels mais Django, lui, n’a qu’un seul véritable but : retrouver Broomhilda (Kerry Washington), sa femme, dont il a été séparé à cause du commerce des esclaves. C’est dans l’immense plantation du puissant et terrifiant Calvin Candie (Leonardo DiCaprio) qu’elle se trouve et que le Dr Schultz va l’aider dans sa quête pour la libérer. La quête amoureuse va alors être aussi une quête de vengeance, thème cher à Tarantino… « Ils ont pris sa liberté. Il va tout leur prendre. »

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Un western sur l’esclavagisme, il fallait y penser et s’appeler Tarantino pour avoir le talent pour mettre en scène cette audacieuse idée : "J’aimerais faire un western, mais plutôt que de le situer au Texas, faisons-le à l’époque de l’esclavage. Ce sujet, tout le monde a peur de le traiter. Il faut qu’on l’éclaire nous-mêmes" a ainsi déclaré Tarantino. « Django unchained » est d’abord ainsi un hommage au western comme l’étaient déjà, dans une moindre mesure, « Kill bill » ou  « Inglourious basterds ». Dans ce dernier, l’un des premiers plans nous  montrait une hache dans un univers bucolique que la caméra de Tarantino caressait, effleurait, esquissait et esquivait, un simple plan résumant le ton de ce film, où la menace plane constamment, où le décalage est permanent, où toujours le spectateur est sur le qui-vive, la hache pouvant à chaque instant venir briser la sérénité…un plan qui aurait tout aussi bien pu ouvrir « Django unchained ». Dans «Inglourious basterds » aussi, déjà, il y avait ce plan magnifique qui est un hommage à « La Prisonnière du désert » de John Ford, c’est pourtant plutôt ici du côté du western spaghetti que lorgne Tarantino avec Django.

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Django est ainsi un personnage emblématique des westerns spaghettis et évidemment du film éponyme de Sergio Corbucci  de 1966 (dont l’acteur, Franco Nero, fait d’ailleurs une belle apparition dans le film de Tarantino). C’est aussi évidemment un hommage au cinéma de Sergio Leone, à ce mélange de pesanteur, de mélancolie, d’humour, bref des films qui avaient une « gueule d’atmosphère », sans oublier la musique d’Ennio Morricone également présente dans le film de Tarantino ou encore la musique du compositeur Argentin Luis Enriquez Bacalov qui avait composé la musique du film original de Sergio Corbucci. Inutile de vous préciser que la BO est,  comme toujours chez Tarantino, réjouissante.

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Et puis un western n’en serait pas un sans un inénarrable duo de « poor lonesome cowboys » taciturnes comme ceux précités et au lieu de nous en servir un seul, celui de ses protagonistes, Tarantino en oppose ici deux : Django/Schultz face à Candie/Stephen (impitoyable Samuel L.Jackson), habile manière de  reprendre les codes du manichéisme du western par ce  terrible et judicieux jeu de miroirs et d'ombres qui permet  de symboliser le combat du bien contre le mal symptomatique d'un western digne de ce nom même si le personnage de Stephen nuance ce manichéisme, encore plus impitoyable et haineux envers les esclaves que les esclavagistes blancs.

    Comme tout film de Tarantino qui se respecte, ce « Django unchained » est évidemment aussi un hommage au cinéma. Le Dr Schultz dit d’ailleurs à Django : « Tu vas incarner un personnage », cela dit dans une chaise comme un metteur en scène le ferait avec son acteur avant d’ajouter  « Tu devras rester dans le personnage. Tu peux choisir le costume», comme une mise en abyme, un film dans le film, un jeu dans le jeu, évidemment jouissif pour le spectateur. Plus tard, c’est un célèbre cinéaste qui conduira un convoi comme celui qui conduit « le convoi » de son équipe de tournage.    Si « Inglourious basterds » reste pour moi la plus belle déclaration d’amour passionnée au cinéma de Tarantino, un hymne vibrant à tel point que c’est le cinéma qui y sauve le monde, réécrit la page la plus tragique de l’Histoire, en faisant mourir Hitler avec jubilation, « Django » est sans doute un des plus beaux hommages au western qui soit.

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    Si ce « Django unchained » est formellement peut-être moins inventif et scénaristiquement plus linéaire que ses autres films ( le producteur Harvey Weinstein avait suggéré de séparer le film en deux parties, comme pour « Kill Bill » mais Tarantino a refusé expliquant que cela ne « marcherait pas avec ce film. C'était une décision consciente dès le tout début de ne pas utiliser mes astuces narratives habituelles... Ici, vous devez suivre le voyage de Django jusqu'à la fin ») , il n’en comporte pas moins des plans et des séquences d’une précision, d’un lyrisme même parfois ou d’une beauté à couper le souffle avec les plans attendus du western comme ceux de ces chevauchées sur fond de ciel enflammé ou de décors enneigés,  et même dès le début lorsque Django se découvre au milieu de cette file d’hommes enchaînés ou encore cette scène d’effusion de sang finale qui souille les murs de Candyland en un ballet de violence chorégraphiée effroyablement magnifique. Django Unchained marque ainsi la quatrième collaboration (réussie) entre Quentin Tarantino et le directeur de la photographie Robert Richardson.

    Un film de Tarantino n’en serait pas un sans un humour caustique, dans les dialogues évidemment mais aussi dans la mise en scène notamment dans l’irrésistible scène qui ridiculise le Ku Kux Klan (et que je vous laisse découvrir) ou même dans la simple vision du costume de Django sur la charrette tandis que sur le toit une dent se balance ironiquement.

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    Copyright : © Sony PicturesReleasing France

    Comme toujours, Tarantino éprouve visiblement beaucoup de plaisir à diriger ses acteurs et ceux-ci à jouer pour lui, à commencer par Samuel L. Jackson (après « Pulp Fiction », « Jackie Brown », « Kill Bill : Volume 2 » et « Inglourious Basterds »)  qui, pour la cinquième fois, tourne ici dans un film du cinéaste, plus redoutable que jamais. Leonardo DiCaprio tourne pour la première fois pour Tarantino et incarne ici son premier rôle de méchant irrécupérable, Calvin Candie, le propriétaire de Candyland, la plantation qui porte son nom, constamment entouré de rouge comme le diable qu’il incarne, roi dans le royaume sur lequel il est tout puissant et despotique. Il confirme une nouvelle fois qu’il est le meilleur acteur de sa génération même si son meilleur rôle reste pour moi celui des « Noces rebelles » en attendant de le voir dans celui de « Gatsby le magnifique », peut-être en ouverture du 66ème Festival de Cannes. Quant à Jamie Foxx, il incarne à la perfection ce héros taciturne, amoureux et vengeur devant "jouer" à l'homme impitoyable pour remplir sa mission.

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    Christoph Waltz, prix d'interprétation masculine pour «Inglourious basterds » et ainsi révélation du Festival de Cannes 2009 dans son rôle du colonel nazi Hans Landa a le charisme indéniable pour incarner ici ce dentiste particulier.

    Notons que le film a suscité une polémique dans la presse américaine déclenchant les critiques  notamment de Spike Lee, ce dernier ne souhaitant pas aller voir le film car le jugeant «irrespectueux» envers ses ancêtres. Une polémique qui n’a pas lieu d’être car justement ce film est d’une certaine manière le plus violent de Tarantino mais parce qu’il est le plus politique, le plus réaliste : terrible violence hors-champ de cet esclave déchiqueté par les chiens, de ce combat entre esclaves. Et cette discussion entre Schultz et Candie sur Alexandre Dumas achève de nous convaincre, si nous en doutions encore, que ce film est tout sauf irrespectueux mais particulièrement malin.

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    opyright : © Sony PicturesReleasing France

     

    En huit longs-métrages (seulement), Tarantino a fait de ce néologisme « tarantinesque » la marque d’un univers, celui de films jubilatoires marqués par une violence chorégraphiée comme le seraient des opéras, des films délicieusement bavards d’une violence  effroyablement et brillamment magnifiée, avec des dialogues caustiques, des décalages et des montages agréablement audacieux et absurdes même parfois,  de BO enthousiasmantes,  des hommages vibrants au cinéma avec une explosion (souvent sanguinolente mais récréative) de références cinématographiques, un cinéma de femmes rebelles et courageuses, un hommage à tous les cinémas, de la série B au western : des films débordants d’amour et d’érudition cinématographiques jamais lénifiants ou prétentieux, grâce à un savoureux regard et humour décalés.  Ici il réinvente ainsi le western en utilisant et s’affranchissant de ses règles avec cette  histoire d’amitié et de vengeance romanesque, de duels et de duos, une nouvelle fois jubilatoire. Tarantinesque évidemment. Il y avait Bond, James Bond, il y aura désormais « « Django. The D is silent », l’esclave héros de western. Le film sort en salles le 16 janvier 2013. Ne manquez pas cette « chevauchée fantastique », ce sublime et original hommage au western et au cinéma. Aussi indispensable et novateur que  le remarquable « Johnny Guitar » de Nicholas Ray en son temps. 2H44 que vous ne verrez pas passer.

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    Retrouvez également cette critique sur mon site "In the mood - Le Magazine" :

    http://inthemoodlemag.com/?p=1316

  • Découvrez Touscoprod.com et mes choix d'avant coureur partenaire du site

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    Je vous ai souvent parlé de Touscoprod ici, depuis les débuts du site en question, en janvier 2009, un site qui a pour principe de fonctionnement le financement participatif et qui a déjà permis à de beaux projets cinématographiques de voir le jour. Une belle  initiative quand il est si difficile de monter des projets aujourd'hui, qu'il s'agisse de courts-métrages, longs-métrages ou de documentaires.

    Le principe est simple: les coprods (souscripteurs) misent sur le(s) projet(s) de leur choix via un système de paiement en ligne par CB, et ne sont débités que lorsque  l'objectif est atteint (ce qui n'est pas le cas sur la plupart des sites participatifs qui débitent immédiatement). Les souscripteurs reçoivent aussi des contreparties plus ou moins originales et proportionnelles à leurs mises (possibilité d'assister au tournage, à l'avant-première etc). 

    Touscoprod a aussi l'avantage d'aider à la diffusion de l'oeuvre et de ne pas abandonner les porteurs de projets une fois la somme requise réunie et, surtout, de défendre ses porteurs de projets quels qu'ils soient contrairement à d'autres sites participatifs ( et j'en sais quelque chose...) qui ne mettent en avant que les projets immédiatement rentables (d'où un cercle vicieux, empêchant ainsi des projets potentiellement de qualité mais au départ avec un public plus confidentiel d'émerger). Enfin, le site aide à mettre en place une campagne trans-media efficace, ce qui constitue là aussi une aide non négligeable.

     J'ai aussi eu le plaisir de participer à quelques vidéos de touscoprod au Festival de Cannes dont le montage était à chaque fois réussi malgré le temps record!

    C'est donc un plaisir pour moi aujourd'hui que de faire partie de leurs " avant coureurs" et de pouvoir mettre en relief les projets du site que je souhaite défendre et soutenir à mon modeste niveau mais tout en comptant sur vous pour suivre mes recommandations. Vous pouvez retrouver mon profil partenaire du site en cliquant ici.

    Ce mois-ci, j'ai ainsi décidé de défendre deux projets sur le site. Le premier projet que j'ai décidé de défendre s'intitule "Crawl", un film avec Swann Arlaud, Anne Marivin, Nina Meurisse, Gilles Cohen, Jean-Marie Frin ayant eu un coup de coeur pour le sujet du film, son cadre, et ayant découvert Swann Arlaud (acteur d'une justesse sidérante), absolument incroyable, dans le remarquable court-métrage de Guillaume Gouix: "Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros". Vous pouvez également le retrouver actuellement à l'affiche de "L'homme qui rit" de Jean-Pierre Améris.

     Il ne reste plus que 18 jours pour que ce film réunisse 4000 euros alors je compte sur vous!

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    Pitch

    En Cornouaille, dans une Bretagne bordée par l'océan, Martin enchaîne les petits boulots et les maigres larcins. Il sort depuis peu avec Gwen, une fille solitaire qui va nager chaque jour en haute mer, par tous les temps.

    Quand Gwen annonce à Martin qu'elle est enceinte de lui et qu’elle veut garder l’enfant, il prend peur et s’éloigne d'elle.

    Corinne, la sœur de Martin, a du mal elle à faire accepter l’arrivée d’un troisième enfant à Jean, son mari, déjà en prise avec des problèmes professionnels.

     Alors que Martin puis Jean partent à la dérive, Gwen et Corinne se débattent seules et essayent de redresser la barre. Jusqu'au jour où Martin est accusé de meurtre.

    Edito

    Crawl d’Hervé Lasgouttes, avec Swann Arlaud, Anne Marivin, Nina Meurisse, Gilles Cohen, Jean-Marie Frin, sortira en salles le 30 janvier 2013. Sélectionné au dernier festival de Venise, (Venice days) il a déjà séduit un jury d’exploitants européens qui lui a attribué le label Europa Cinémas.

    Le film a besoin des coprod pour avoir une meilleure visibilité et rester plus longtemps à l’affiche.

     N’hésitez pas, devenez coprod, découvrez le film en projections de presse et participez à l’élaboration de sa campagne de promotion.

    Pour soutenir le projet et en savoir plus sur celui-ci, cliquez ici.

    Le deuxième projet que j'ai décidé de soutenir ce mois-ci s'intitule "Le jeune homme et la mer" de Laurent Segal et est en pleine actualité et vous propose de vivre la passionnante aventure d'un jeune marin.

    Pitch

    François Gabart est l’étoile montante de la course au large. Il participe en ce mois de novembre 2012 à son premier Vendée Globe.

    Après des débuts tonitruants en classe Figaro, c’est à la barre de son tout nouveau 60 pieds Imoca, « Macif », qu’il va prendre le départ de la plus prestigieuse des courses en solitaire. Le film propose de vivre l’aventure de ce jeune marin : les entrainements spécifiques, les stages de préparation à Port-La-Forêt, et bien entendu la course elle-même.

    Il plonge le spectateur au cœur de cette course mythique, lui permet de la suivre de l’intérieur et du point de vue original d’un outsider. Il offre un voyage unique, celui d’un jeune homme qui va s’aguerrir face aux mers les plus extrêmes du globe.

    Edito

    Le film Le Jeune Homme et la mer est le fruit de la rencontre du réalisateur Yves Legrain-Crist avec François Gabart lors du tournage de son documentaire Les marins de la vallées des fous. Il est l’occasion de poursuivre et d’approfondir une aventure filmique débutée il y a près de trois ans avec toute l’équipe du Pôle Finistère course au large et ses marins. Et avec François lui-même, qui avec ce nouveau film, devient notre personnage principal.

    Nous faisons aujourd'hui appel à vous pour soutenir ce documentaire dont le tournage a commencé en avril dernier et qui trouve son point d’orgue avec le départ de François Gabart pour le Vendée Globe.

    Votre participation est d’autant plus importante que l’essentiel du financement obtenu auprès des chaines de télévision locales de Bretagne (Tébéo, Ty télé) et du Centre National du Cinéma a servi à financer les trois tournages effectués avec François en cette année préparatoire au Vendée Globe : les entrainements en juin et septembre et bien sur le départ en novembre !

     Avec le retour à terre de François Gabart commencera une nouvelle étape, celle du montage et de la post-production et de l’édition dvd.

     La somme de 7500 euros est le montant minimum nécessaire pour nous permettre de finaliser ce projet dans des conditions optimales.

    Pour sou

    Suivez aussi touscoprod sur twitter ( @touscoprod ) et Facebook ( https://www.facebook.com/home.php#!/touscoprod.com.officiel?fref=ts) . Vous pourrez même y voter pour le président du jury du festival organisé par le site et élu parmi ses electeurs et/ou contributeurs!

    tenir ce projet et en savoir plus, cliquez ici.

     

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  • Concours – 2x2 places pour les « Soirées Ciné » au cinéma L’Etoile Saint-Germain-des-Prés (projection de « Un coupable idéal » de Jean-Xavier de Lestrade)

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    Je vous en parlais déjà récemment lors de la première séance : je suis particulièrement ravie de ce nouveau partenariat  avec les "Soirées Ciné" au cinéma L'Etoile Saint-Germain-des-Prés et pour ce concours que je vous propose, ci-dessous. En effet, je vous avais déjà parlé des Soirées Ciné de la Sorbonne, l’an passé: depuis mars 2011, d’anciens étudiants en cinéma de l’Université de Paris 1 Panthéon- Sorbonne ont conçu et développé ce qui s’appelle désormais « Les Soirées Ciné », un ciné club organisant des rendez-vous mensuels, comprenant la projection d’un film suivie d’un débat en présence du réalisateur ou des acteurs principaux du film.

    Et si je suis ravie de ce partenariat, c’est à plus d’un titre: d’abord parce que je suis passée par le même Master que ceux qui ont créé ce ciné club (Master 2 professionnel cinéma, scénario, réalisation, production de Panthéon-Sorbonne), ensuite parce que le Saint-Germain des Prés est un de mes deux cinémas fétiches avec, toujours, une programmation de qualité et enfin parce que la programmation de ces « Soirée ciné » est particulièrement séduisante avec, pour passionnante thématique « les films qui dérangent ».

    Des concours de courts métrages seront aussi organisés à partir de décembre 2012 ( http://www.lessoireescine.com/#!concours-court-metrage/concept/).

    Devenues « Les Soirées Ciné », la première soirée de cette nouvelle saison a eu lieu le mardi 4 décembre  à l’Étoile Saint-Germain des Prés. La deuxième soirée de cette nouvelle saison aura lieu le lundi 7 Janvier à 20h00 à l'Étoile Saint- Germain des Prés (22 rue Guillaume Apollinaire, 75006 PARIS).

    Le film projeté ce 7 janvier, à 20H, sera « Un coupable idéal » de Jean-Xavier de Lestrade.

    Synopsis: Brenton Butler, un adolescent noir âgé d'une quinzaine d'années, est accusé du meurtre d'une touriste blanche en mai 2000 à Jacksonville, en Floride. Ses avocats Patrick McGuiness et Ann Finnell vont se battre contre les méthodes quelque peu discutables de la police locale.

    Oscar du meilleur film documentaire 2002.

    En pré-programme sera présenté un court-métrage sur un sujet similaire.

    La séance sera suivie d’un débat avec le réalisateur du film, Jean-Xavier de Lestrade.

    Le programme des prochaines séances est particulièrement attractif:

    Début février: Patrice Leconte viendra présenter son film « Monsieur Hire »

    Début mars: Kim Chapiron viendra présenter son film « Dog Pound »

    Début avril: Emmanuelle Bercot viendra présenter son film « Clément »

    Plus d’informations sur :

    • Site officiel :

    www.lessoireescine.com

    • Facebook :

    www.facebook.com/lessoireescine

    • Twitter :

    www.twitter.com/LesSoiresCin

    CONCOURS:

    Pour faire partie des gagnants et remportez 2 places,  répondez  aux deux questions suivantes avant le 5 janvier 2013. Envoyez vos réponses à inthemoodforcinema@gmail.com avec, Soirées Ciné, dans l'intitulé de votre email.

    1. De quel film est extraite l'image ci-dessous?

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    2.  Citez-moi un film qui, pour vous, dérange, et en une phrase, expliquez pourquoi.

    Lien permanent Imprimer Catégories : CONCOURS/JEUX Pin it! 0 commentaire
  • Critique - « Harry Potter et le Prince de sang-mêlé » de David Yates, ce soir à 20H45, sur Ciné plus Family

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    Afin de ne pas heurter la sensibilité des « HarryPottermaniaques » je précise au préalable que je ne suis pas une lectrice de J. Rowling et que je n’ai commencé à suivre l’adaptation cinématographique de la saga qu’à partir de l’opus n°3. Et même si dans le 5 (« Harry Potter et l’ordre du Phénix », déjà réalisé par David Yates) l’ennui l’avait emporté, c’est néanmoins avec plaisir que je me suis rendue à l’unique projection presse organisée par la Warner, hier, avide d’évasion d’un Paris grisâtre et désenchanté, fût-ce pour un Poudlard désormais menacé par des forces démoniaques. Un opus très attendu par les fans d’autant plus que la sortie a été retardée de six mois, et que le livre dont il est adapté est un des plus riches contenant pas moins de 700 pages.

     

    L’étau démoniaque de Voldemort se resserre ainsi sur l’univers des Moldus et le monde de la Sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… mais Dumbledore (Michael Gambon) est plus décidé que jamais à préparer Harry Potter (Daniel Radcliffe) à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Mais à Poudlard d’autres préoccupations occupent également les esprits : Harry Potter est ainsi de plus en plus attiré par Ginny (Bonnie Wright) qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas tandis que Lavande Brown (Jessie Cave) a jeté son dévolu sur Ron (Rupert Grint) alors que Hermione (Emma Watson) est rongé par la jalousie.

     

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    C’est dans un Londres sous un ciel brumeux (qui a dit pléonasme ?) et colérique, sombre et inquiétant, attaqué par les disciples de Voldemort, que débute ce 6ème opus. L’impression est vertigineuse et nous fait immédiatement décoller de la réalité pour nous faire plonger de plein pied (ou balai) dans l’univers ensorcelé et ensorcelant d’Harry Potter qui, s’il nous est devenu familier, n’exerce pas moins une fascination aux réminiscences délicieusement enfantines sur les esprits les plus cartésiens.

     

    Quelles que soient mes réserves émises ultérieurement, je confesse une totale immersion (ce qui me concernant est une véritable gageure sachant que je suis notamment réfractaire au cinéma d’animation), un jouissif oubli de la réalité et des 2H32 passées sans que je m’en aperçoive, les trouvant même trop courtes.

     

    Ce scénario signé Steve Kloves, également scénariste des 4 premiers (et non du 5ème, ce qui explique peut-être sa qualité moindre) dose astucieusement le passé et le présent, les scènes d’une atmosphère ténébreuse et la comédie et même la comédie romantique pour au final donner cette potion magique malgré une relative vacuité de l’enjeu si ce n’est celui de nous faire patienter avant les ultimes épisodes. (En réalité un film en 2 parties : « Harry Potter et les reliques de la mort » dont la première partie sortira en novembre 2010, et la seconde à l’été 2011, deux parties également réalisées par David Yates).

     

    La fin n’est ainsi pas à la hauteur du rythme trépidant et haletant, et n’a finalement d’autre but que de susciter l’attente avant les deux derniers épisodes, le vrai climax et la réelle confrontation que cet opus nous laissait espérer pour son dénouement, d’où un sentiment d’insatisfaction et d’avoir admirablement été menée en bateau (et à la baguette, au sens concret, cela va de soi) et de nous laisser sur notre faim.

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    harrypotter5.jpgEn même temps que Harry Potter, Daniel Radcliffe a grandi et son jeu s’est affiné. Les personnages ont aussi gagné en ambivalence. La frontière entre le bien et le mal est de plus en plus floue, de même que celle entre l’enfance et l’âge adulte, la fin de l’innocence que vivent les élèves de Poudlard étant aussi celle d’un monde de plus en plus menacé. A l’inverse, Drago ( Tom Felton) , derrière son insolence et son arrogance laisse transparaître sa fragilité et sa vulnérabilité, donnant aussi une impression de manque d’épaisseur à son personnage et accessoirement (et un court instant) aux scènes dans lesquelles il apparaît. Un nouveau personnage, réjouissant, fait également ici son apparition sous les traits du professeur Slunghorn (Jim Broadbent) , dandy excentrique et snob. Le Professeur Rogue (Alan Rickman) , toujours aussi énigmatique, fait planer une menace constante et délectable.

     

     

    Certaines scènes sont lyriques, époustouflantes, voire mystiques à souhait, la scène de la grotte (que je vous laisse découvrir) faisant songer aux « Dix commandements ».

     

    La photographie joue savamment de l’ombre et la lumière, à l’image de l’ambivalence grandissante des personnages, une photographie signée Bruno Delbonnel (« Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », « Un long dimanche de fiançailles »).

     

    Maintenant que vous êtes prévenus de cette (petite) réserve quant à la fin, je peux vous recommander ce divertissement de très grande qualité pour sa potion magique constituée d’un savant mélange d’humour et de noirceur qui remplit pleinement son rôle à savoir nous faire oublier la réalité, le temps qui passe, (et l’enjeu ou son absence mais qu’importe) . Ne vous privez surtout pas de cette délicieuse sensation d’être immergés dans un ailleurs irréel devenu probable par la magie. De Poudlard. Et surtout… du cinéma.

     

    A noter: dès le 15 jullet (date de sortie du film en salles), il sera projeté en IMAX au Gaumont Disney Village, l'unique salle IMAX 3D de France permettant ainsi de profiter de l'incomparable qualité de l'image et du son de l'IMAX Expérience. Les 12 premières minutes bénéficient ainsi de la technologie IMAX 3D.

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