12/01/2012
Présentation des premiers extraits de "Titanic" en 3D par Jon Landau (producteur): vidéo et avis
Ce matin, j'ai eu le plaisir de découvrir en avant-première quelques extraits de "Titanic" en 3D (le film sera en salles seulement le 4 avril 2012) suivis d'une séance de questions réponses avec le producteur Jon Landau. Ce dernier a notamment produit "Avatar" et "Titanic". Il a également notamment été vice-président éxécutif de la production longs métrages chez Twentieth Century Fox mais surtout son travail avec les meilleurs talents créatifs fait qu'il maîtrise parfaitement le processus de création qui a conduit à cette nouvelle "version" d'un des plus grands succès cinématographiques de tous les temps (amplement mérité, je vous en reparlerai plus longuement bientôt avec une critique du film).
Le 4 Avril 2012, vous pourrez ainsi redécouvrir Titanic. Et je dis bien "redécouvrir" et non "revoir". J'étais au préalable sceptique... et il faut le dire d'emblée : le résultat est saisissant. Jamais encore la 3D ne m'avait semblée avoir cet impact (d'ailleurs, jamais encore la 3D ne m'avait semblée avoir d'impact tout court)...et c'est d'autant plus fascinant que ce matin ne nous ont été montrés que des extraits. L'immersion a pourtant été immédiate. L'émotion au rendez-vous. La 3D n'est pas ici un gadget mais un véritable atout qui donne au spectateur de vraies sensations et émotions, d'ailleurs les scènes intimistes sont presque plus impressionnantes que les scènes à grand spectacle tant le spectateur a l'impression d'être un intrus, de s'immiscer dans l'action, et pas seulement d'en être spectateur.
La scène où Rose déambule dans les couloirs en cherchant de l'aide nous donne la sensation magique et inquiétante d'être à ses côtés, et celle où Jack et Rose s'enlacent et "volent", la sensation est étourdissante comme si nous virevoltions aussi. La lâcheté, le courage, la beauté vous happent et heurtent plus que jamais, et c'est particulièrement troublant.
Alors, bien sûr, l'art c'est aussi de laisser place à l'imaginaire du spectateur et sans doute ce nouveau procédé est-il une manière de prendre le spectateur par la main, de lui dicter ce qu'il doit regarder et même éprouver, ce qui pourrait faire s'apparenter le cinéma à une sorte de parc d'attraction. Mais dire cela après ce que j'ai vu ce matin serait réducteur. Au contraire, tous les éléments artistiques sont justement ainsi mis en valeur: jeu des acteurs, décors ...
Je vous le garantis, ce Titanic-là permet de revisiter le film de James Cameron. Ou quand le cinéma devient une expérience au service de l'émotion, des sensations mais surtout du film et du spectateur ( et de l'industrie, sans doute: ce film a coûté 60 semaines et 18 millions de dollars...).
En tout cas, vous aurez la sensation étrange, vertigineuse d'être réellement impliqué dans une des plus belles histoires d'amour de l'histoire du cinéma. Histoire d'amour mais aussi d'orgueil, d'arrogance , une tragédie métaphorique des maux de l'humanité qui fait s'entrelacer mort et amour et qui reste aussi actuelle15 ans après. Un film avec de la profondeur (dans les deux sens du terme désormais), et pas un simple divertissement. Un moment de nostalgie aussi pour ceux qui, comme moi, l'ont vu en salles il y a 15 ans et pour qui ce sera aussi une romantique réminiscence.
Le 12 Avril, plongez au "coeur de l'océan" et au coeur du cinéma... Je vous promets que vous ne regretterez pas le voyage, cette expérience unique, magique, étourdissante, réjouissante : définition du cinéma (du moins, de divertissement) finalement porté ici à son paroxysme! A voir et vivre absolument.
"Il y a toute une nouvelle génération qui n'a jamais vu Titanic tel que nous l'avons conçu pour être présent" sur grand écran. Et cette fois, ce sera Titanic comme personne ne l'a encore jamais vu, remastérisé numériquement en 4K et minutieusement converti en 3D. Avec sa puissance émotionnelle intacte et des images plus fortes que jamais, ce sera une expérience fabuleuse pour les fans comme pour ceux qui vont le découvrir". James Cameron
21:53 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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10/11/2011
Conférence de presse et critique de « Time out » de Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried
C’est à nouveau le cas dans « Time out » dont il est à la fois scénariste, réalisateur et producteur. Le temps a remplacé l’argent. Les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais après cet âge, chaque minute compte et vaut de l’or, et il faut sans cesse gagner du temps (au sens propre) pour rester en vie. Alors qu’une partie de la société a accumulé du temps par dizaine d’années et ne compte dans sa population que des gens riches, jeunes et beaux pour l’éternité, l’autre partie dont elle est séparée par une frontière qui se franchit en donnant de son temps de vie, est condamnée à mendier, voler, emprunter pour quelques heures de vie supplémentaires et pour échapper à la mort. Accusé à tort de meurtre après qu’un inconnu à qui il a sauvé la vie lui ait donné des années, un des habitants du ghetto Will Salas (Justin Timberlake) prend alors la fuite avec une otage de « l’autre monde », Sylvia Weis (Amanda Seyfried). Elle va devenir son alliée dans cette course effrénée contre et pour le temps.
Une nouvelle fois, l’idée était brillante : illustrer au sens propre l’expression « le temps c’est de l’argent » pour souligner les disparités d’une société capitaliste exacerbée où les uns s’enrichissent au profit des autres, où les uns détiennent le bien le plus précieux qui soit (l’immortalité) au détriment des autres qui ne luttent que pour quelques heures ou même minutes de vie supplémentaires. Certains ont des milliers d’années, d’autres 24 heures et des expressions comme « Vous avez deux minutes » prennent ironiquement un sens tout autre et vital. « Pour peu d’immortels beaucoup doivent mourir ». Le stock et le décompte du temps que chacun possède est marqué par un code sur le bras qui en rappelle un autre, dramatiquement célèbre, pour montrer la volonté d’extermination des habitants des ghettos par les immortels qui les exploitent, une autre forme d’eugénisme pour illustrer le culte de la jeunesse poussé à l’excès, de même que le cynisme de la société puisque la vie même y devient monnayable.
Tous les ingrédients étaient donc là pour faire de ce film un thriller au suspense quasi hitchcockien et, au départ, Andrew Niccol nous donne l’illusion d’y parvenir, notamment dans cette scène trépidante où la mère de Will Salas (Olivia Wilde en réalité plus jeune que Justin Timberlake) voit le bus, le temps, la vie lui échapper sous les yeux de son fils qui arrive la fatidique ultime seconde trop tard. La première partie alterne judicieusement entre ironie tragique et scènes de suspense avant de basculer dans la seconde dans le blockbuster.
La première partie du film est en effet haletante et la photographie de Roger Deakins (L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, Les noces rebelles, True grit) illustre magnifiquement le propos du film opposant les couleurs du ghetto à l’univers grisâtre et aseptisé de ceux dont le temps n’est plus compté. Malheureusement le film reste un peu trop dans cette métaphore dichotomique qui ne cesse de se répéter : bourse de la vie etc. Dans la deuxième partie, ce qui aurait pu devenir une palpitante course contre la montre se transforme ainsi en blockbuster entre « Robin des bois » et « Bonnie and Clyde » avec un manichéisme un peu trop appuyé.
On en ressort avec une impression d’inachevé, la déception que ce film ne soit pas à la hauteur de sa brillante idée de départ d’autant plus que la première partie était plutôt prometteuse. Un film qui mérite néanmoins d’être vu, étant bien au-dessus d’un grand nombre de blockbusters vides de sens et qui, s’il ne vous fera pas gagner de votre précieux temps, ne vous en fera pas perdre et vous fera au moins réfléchir sur la valeur inestimable du temps et de la jeunesse, sur cette course vaine pour repousser les stigmates finalement invincibles du temps et sur les vertus de la mortalité, finalement. Carpe diem.
Je vous invite à découvrir la bande-annonce du film...vrai modèle du genre, particulièrement réussie.
Sortie en salles : le 23 novembre 2011
Le film brassant de nombreux sujets passionnants, j’étais ravie de pouvoir assister à la Conférence de presse, à l’hôtel Bristol, avec Amanda Seyfried et Justin Timberlake. Je vous laisse découvrir ma vidéo ci-dessous.
15:59 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES, CONFERENCES DE PRESSE, CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06/11/2011
Conférence de presse de "Time out" d'Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried
En attendant la critique, voici la vidéo de la conférence de presse de "Time out" d'Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried.
12:45 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28/05/2011
Rencontre avec Vincent Perez et Karine Silla Perez chez Europacorp pour la sortie de « Un baiser papillon »
Je vous parlais hier d’« Un baiser papillon », le premier film de Karine Silla (dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici) découvert en avant-première dans les locaux d’Europacorp, à l’invitation de Way to blue, avant d’avoir le plaisir d’y rencontrer la réalisatrice et un de ses acteurs principaux (et par ailleurs son mari) : Vincent Perez. Ces derniers temps les belles rencontres, notamment avec les équipes de films, se multiplient et c’est à chaque fois pour moi le même mélange de plaisir et d’appréhension. Plaisir de pouvoir échanger sur la genèse d’un film, de partager mon enthousiasme ou mes interrogations. Appréhension de poser des questions maintes fois entendues, appréhension de poser une question maladroite sachant à quel point et à juste titre un artiste est à fleur de peau a fortiori au moment de la sortie d’un film, appréhension de préjugés sur les blogs. Mais le plaisir l’emporte toujours. Et il faut avouer que pour l’instant je n’ai que de bons souvenirs de ce genre de rencontres, les préjugés venant plutôt de journalistes qui ne considèrent pas toujours d’un bon œil cette masse indifférenciée que sont les blogs pour un certain nombre d’entre eux. (je reviens plus tard sur ce sujet à l’occasion de la diffusion du documentaire « Tous critiques ? » dont je n’ai eu le temps de vous parler que brièvement pour l’instant et dans lequel j’interviens sur ce sujet). Après avoir fait connaissance avec les 6 autres blogueurs (que, pour une fois, je ne connaissais pas) dans le hall d’Europacorp où sont diffusées les bandes-annonces de la société (dont la palme d’or « The Tree of life » de Terrence Malick dont je vous ai brièvement parlé à Cannes mais dont vous pourrez retrouver ma critique détaillée demain), direction le restaurant jouxtant le bâtiment principal d’Europacorp.
Vincent Perez ( « Cyrano de Bergerac », « Indochine », « La Reine Margot », « Fanfan la Tulipe », « Demain dès l’aube »… et mercredi à l’affiche également de « Monsieur Papa » de Kad Merad mais aussi réalisateur de deux longs-métrages : « Peau d’ange » en 2002 et « Si j’étais toi » en 2007) arrive le premier, souriant, affable, nous saluant un à un, et engageant immédiatement la conversation pressentant sans doute la légère fébrilité de l’assistance et coupant ainsi intelligemment court à tout éventuel malaise ou silence, et évoquant le film avant même que nous abordions le sujet, pour lui un vrai « combat », nous racontant d’emblée qu’il « devait se faire chez Pathé et a été sauvé en distribution au dernier moment chez Europacorp » et nous demandant avec anxiété si nous l’avions vu et aimé (question à laquelle il n’est jamais évident de répondre même quand on a aimé le film, sans donner l’impression de tomber dans la flagornerie). Quelques minutes plus tard Karine Silla (actrice notamment dans « Je vais te manquer » de Amanda Sthers mais aussi dans « Il est plus facile pour un chameau », de Valeria Bruni-Tedeschi, également coscénariste de « Peau d’ange » de Vincent Perez) le rejoint, avec une complicité évidente.
Comme toujours de la dizaine de questions que j’avais préparées je n’en poserais que 4 ou 5, juge sans appel de la qualité de mes questions, supprimées à la dernière minute par mon propre et impitoyable tribunal, mais ayant eu mes réponses aux principales. Ci-dessous les réponses mêlées à mes propres questions et celles des autres blogueurs. Extraits d’une conversation à bâtons rompues avec un couple engagé, passionné, désireux de partager son enthousiasme pour ce projet porté de longs mois qui a redoublé mon envie et mon énergie de croire aux miracles, de continuer à travailler obstinément et contre vents et marées et de croire à mes projets et rêves fous et qui m’a permis de constater une fois de plus que le talent est synonyme de modestie et simplicité, ou en tout cas de l’intelligence d’y laisser croire.
Karine Silla a d’abord évoqué la durée du tournage : 7 semaines après 2 ans et demi « sans interruption », « d’acharnement ».( « Un baiser papillon » étant son premier film, elle n’est pas passée au préalable par la case court-métrage).
Elle est aussi revenue sur le titre (à mon sens d’ailleurs très judicieux qui reflète les idées d’envol, d’espoir, de métamorphose présentes dans le film mais aussi l’univers coloré de la cinéaste) synonyme du « côté éphémère » des choses. L’atmosphère de conte dans laquelle nous plonge le film et qui adoucit la dureté de certains sujets abordés était pour elle importante, essentiellement concernant les décors « que ce soit pour la chambre de la petite fille » vue à travers son regard ou « lorsque la Tour Eiffel s’illumine. »
Karine Silla a aussi insisté sur l’aspect populaire du film, sur son « amour des gens » qu’elle voulait transmettre, que lui a transmis notamment son grand-père qu’elle accompagnait sur les marchés. « A chaque fois, je voulais qu’il y ait un impact populaire comme la musique de Vivaldi. J’avais envie de faire un film sur les autres et sur ce qui nous rassemble et non sur ce qui nous divise comme la peur de la mort et de la mort des autres. » « Chaque petit rôle quand on arrivait sur le plateau était pour moi le personnage principal. J’aime les gens profondément. J’ai abordé ces petits rôles de la même façon »
Karine Silla et Vincent Perez sont surtout apparus très déterminés : « On n’a rien lâché », « Ce film était tellement nécessaire, si je ne le faisais pas, je voyais le précipice. » Pour Vincent Perez concernant les thèmes du secret, de la maladie évoqués dans le film : « Ce sont des histoires que tout le monde vit » et pour Karine Silla : « ce sont des histoires qui, tout au long de notre vie, se sont répétées. »
Concernant ses points communs avec le personnage Vincent Perez a évoqué son côté : « obsessionnel dans mon travail. Mon travail, je le trimballe à la maison. (…)Je n’ai pas envisagé de construire un personnage mais d’être sincère, dans une sincérité. J’ai tendance à me réfugier derrière un personnage, j’ai toujours aimé fabriquer un personnage donc c’est un peu nouveau. »
A propos des voitures brûlées évoquées dans le film: « Ce sujet m’est sensible. On a toujours un fait, un sujet dont tout le monde parle. Cela fait 17 ans que je travaille dans les prisons de France. Cela me donne un autre regard sur la société. J’y vais de façon anonyme»
Karine Silla a également évoqué son travail en amont du tournage : « C’était un scénario fort. C’était mon outil de travail. J’avais besoin de m’appuyer sur le travail. J’ai trop connu la danse pour faire de l’à peu près ». « Trois prises c’était le grand luxe. J’avais fait un plan de travail extrêmement chargé avec des scènes difficiles à faire. J’avais travaillé avec chaque acteur. On avait réglé en amont les problèmes qui auraient pu se poser pendant le film. » « Tout à coup on ose et c’est possible. Ce film m’a donné une confiance folle d’oser. Cela m’a toujours fascinée d’avoir un rêve, d’oser et qu’il se réalise », « Pour moi, la vie c’est le mélange de volonté, de travail, et de miracle. »
Parmi ces miracles, il y a eu notamment la musique, signée Angelo Badalamenti, connu avant tout pour ses musiques de films de David Lynch dont elle rêvait sans en avoir les moyens. Elle lui a envoyé une copie du film à Los Angeles et ce dernier ayant aimé le film lui a « donné » la musique.
Concernant ses références, et à mon évocation de Wong Kar Wai, Karine Silla a confirmé y avoir pensé pour les scènes entre Paul (Jalil Lespert) et Natalya (Véronika Novak). Vincent Perez lui fait remarquer que la scène du coiffeur pourrait être une scène d’Almodovar.
Karine Silla a également évoqué brièvement son prochain film « Le père noël est africain » avec, notamment, Gérard Depardieu et Vincent Perez, « toujours sur les relations humaines, toujours avec le même message ».
Ce n’est là qu’un résumé de cet échange de 45 minutes qui, je l’espère, reflètera la générosité, l’empathie, la luminosité, la douceur de ce premier film riche de ses jolies maladresses et à l’image des personnalités de sa réalisatrice et d’un de ses acteurs principaux.
« Un baiser papillon » sort dans 180 salles et 14 sur Paris.
Merci à Way to blue pour l’invitation, à Europacorp pour l’accueil et à Karine Silla Perez et Vincent Perez pour leur disponibilité. Et rendez-vous mercredi en salles pour découvrir « Un baiser papillon » .
14:44 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE, EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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01/05/2011
Conférence de presse et critique de « De l’eau pour les éléphants » de Francis Lawrence avec Reese Whiterspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz
Je l’avoue : j’étais particulièrement sceptique avant de découvrir ce long-métrage adapté du roman éponyme de Sara Gruen (seulement le troisième de Francis Lawrence après « Constantine » et « Je suis une légende ») en lequel je voyais surtout un « coup marketing » et je l’avoue donc tout aussi simplement, à ma grande surprise, je me suis laissée embarquer…
L’intrigue se déroule en 1931, aux Etats-Unis, période de la Grande Dépression. Suite au décès brutal de ses parents, Jacob (Robert Pattinson), alors étudiant prometteur en école vétérinaire, se retrouve sans rien et rejoint par hasard un cirque itinérant. Les soins qu’il apporte aux animaux lui permettent de s’intégrer même s’il doit subir le tempérament lunatique et violent du directeur du cirque, August (Christoph Waltz). Jacob ne tarde pas à tomber sous le charme de son épouse, l’écuyère Marlena (Reese Whiterspoon). Marlena et Jacob vont peu à peu se rapprocher en travaillant ensemble sur le numéro destiné à faire renouer le cirque avec le succès, un numéro avec une éléphante prénommée Rosie…
« De l’eau pour les éléphants » ne révolutionnera certes pas l’histoire du cinéma, mais là n’est d’ailleurs pas son objectif. Avec ce nouveau film, Francis Lawrence aspirait avant tout à réaliser un divertissement tout public, une fresque romanesque au parfum doucement suranné, voire intemporel,…et c’est amplement réussi (et suffisant). L’histoire est simple, presque manichéenne (l’orphelin qui se retrouve engagé dans un cirque, y trouve une nouvelle famille, et tombe amoureux de la femme dont il ne doit justement pas tomber amoureux car son mari est son employeur et le « méchant » de l’histoire) mais ce qui serait un défaut, peut-être, dans un autre film se révèle être finalement ici une qualité : celle d’obéir aux règles du genre et de les assumer.
J’en veux pour preuve le flashback initial, convention d’un cinéma classique et romanesque (à commencer par « Titanic ») où un personnage âgé (souvent le protagoniste) raconte ses mésaventures, rassurant ainsi le spectateur en témoignant d’emblée du fait qu’il a survécu aux vicissitudes de son existence. Ce serait mésestimer Richard LaGravenese que de penser le contraire. Scénariste de mélos comme « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de Robert Redford ou même du chef d’œuvre de Clint Eastwood « Sur la route de Madison », il connait les règles du genre et c’est finalement plus malin de les respecter que de les transgresser sous prétexte de hasardeuses expérimentations stylistiques.
La période de la prohibition sert de catalyseur mais le vrai héros du film, c’est le cirque. Le cirque, un art qui impose des sacrifices. Le cirque dépeint avec tendresse mais aussi lucidité. Le cirque, une famille qui conduit « patriarche » et sa volonté de mainmise sur celle-ci à la folie (Christoph Waltz excelle décidément dans ce rôle de personnage qui dissimule sa folie derrière un sourire carnassier, tantôt charmant et obséquieux, tantôt odieux, presque admirablement redoutable, et nous rappelle que son prix d’interprétation à Cannes pour « Inglourious basterds » de Quentin Tarantino était amplement mérité). Ajoutez à cela un travail de reconstitution minutieux (décors et costumes) et la photographie lumineuse de Rodrigo Prieto (directeur de la photographie notamment de films d’Inarritu, Almodovar ou Ang Lee !) et vous obtiendrez un film d’aventures élégant et charmant qui tient ses promesses.
Quant à l’histoire d’amour, elle est sans doute un peu fleur bleue, avec ses amoureux lisses (Reese Whiterspoon au look rappelant les stars hollywoodiennes des années 50 et Robert Pattinson, se moquant – un peu- de son image) la passion flamboyante revenant finalement au cirque, elle nous embarque néanmoins mais sans nous emporter (je ne sais pas pourquoi, cela me rappelle une phrase de Romy Schneider-Rosalie dans « César et Rosalie » de Claude Sautet : « toi tu seras toujours David, qui m'emmène sans m'emporter, qui me tient sans me prendre et qui m'aime sans me vouloir...". Peut-être parce qu’il faut toujours que je cite Claude Sautet dans une critique ? C’est donc fait.).
Revoyez le chef d’œuvre du genre « Sous le plus grand chapiteau du monde » de Cecil B.DeMille (et « César et Rosalie » accessoirement, même si ça n’a rien à voir) mais ne boudez pas votre plaisir et allez voir cette fresque, hymne au cirque et aux animaux qui en sont finalement les vainqueurs et héros et déclaration d’humilité devant la force de l’art et donc du cinéma, divertissement de qualité plein de bons sentiments assumés, de charme et de tendresse. Rien de plus. Surtout : rien de moins.
Retrouvez ci-dessous ma vidéo de la conférence de presse de ce 29 avril, au Plaza Athénée, à Paris, en présence du réalisateur Francis Lawrence et des acteurs Reese Whiterspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz.
Sortie en salles : 4 mai 2011
Site officiel : http://waterforelephantsfilm.com/
Bande-annonce de "De l'eau pour les éléphants":
Et dans un tout autre genre, cette semaine, n'oubliez pas non plus d'aller voir "Voir la mer" de Patrice Leconte.
12:03 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE, CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30/04/2011
Vidéo- Conférence de presse « De l’eau pour les éléphants » de Francis Lawrence avec Reese Whiterspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz
Retrouvez ci-dessous ma vidéo de la conférence de presse qui a eu lieu hier, au Plaza Athénée, avec Robert Pattinson, Reese Whiterspoon, Christoph Waltz, et le réalisateur Francis Lawrence et retrouvez ma critique du film et les photos de la conférence de presse en cliquant ici.
14:59 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14/04/2011
Programme détaillé du 64ème Festival de Cannes et compte rendu de la conférence de presse de sélection du 14 avril
Pour la première fois, j’étais cette année à la conférence de presse de sélection du Festival de Cannes (vous avez ainsi pu me suivre, pour certains, mes commentaires sur cette annonce en direct sur twitter), au Grand Hôtel Intercontinental (je vous en reparlerai prochainement sur In the mood for luxe mais ce n’est pas le sujet du jour), lieu symbolique et mythique puisque c’est là, dans le Salon Indien du Grand Café, le 28 décembre 1895, qu’eut lieu la première projection publique des frères Lumière. Le salon somptueux procure une certaine solennité à l’évènement. La fébrilité s’empare progressivement de la salle, comble. Les rumeurs circulent dans les travées, chacun s’enorgueillissant de connaître LE film en sélection que les autres ignorent…forcément. Puis, précédé d’une nuée de caméras arrive Thierry Frémaux suivi un peu plus tard de Gilles Jacob. La salle retient son souffle, enfin moi, je retiens mon souffle. N’en déplaisent à certain(e)s, le plaisir est le même que lors de mon premier Festival de Cannes, il y a 11 ans déjà, et mes blogs, plus que jamais, ont et auront vocation à défendre et partager ma passion, toujours viscérale, avec, je l’espère, un regard singulier par des comptes-rendus "d’atmosphère » et non des critiques lapidaires prétextes à l’exercice (facile d’ailleurs) d’une plume vengeresse (mais je reviendrai sur le sujet à l’occasion d’un documentaire intitulé « Tous critiques ? » diffusé en mai et dans lequel je suis intervenue pour parler de la critique et des blogs ), ce qui ne m’empêchera pas d’évoquer autant les films que j’aurai appréciés que les autres pour ce festival, exception cannoise au parti pris de ces blog qui est de parler avant tout de mes coups de cœur (et de temps à autre de quelques coups de gueule quand un film, pour une raison ou une autre, me révolte) et non de tous les films auxquels j’assiste. La devise n’en demeurera pas moins celle empruntée à la citation de Saint-Augustin qui a longtemps figuré en exergue de ce blog « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ». Mais revenons à l’essentiel, à Cannes, au cinéma, à la vie qui passera comme un rêve, pour paraphraser le titre du livre de Gilles Jacob, et à cette liste tant attendue, particulièrement enthousiasmante, confirmant un cru hétéroclite et d’exception comme les premiers éléments d’informations diffusés ces dernières semaines le laissaient déjà entendre.
La conférence débute par un discours de Gilles Jacob, et notamment par l’éloge du cinéma d’auteur « de nature à faire progresser le cinéma » et par l’évocation de la vocation du festival à défendre un cinéma plus confidentiel. « Le talent ne peut se mesurer au nombre de billets vendus » a-t-il ajouté rappelant que le but du festival est aussi de « permettre aux œuvres non formatées de s’exprimer ». Il a notamment pris l’exemple du cinéma israélien avec des « films faits dans l’urgence sur des problèmes contemporains, un cinéma qui rencontre son époque. » Pour Gilles Jacob, « de ses composantes, le festival tire son efficacité et son élan ». Il est également revenu sur le rôle de diplomate du festival (que la palme d’or reflète d’ailleurs souvent même si le jury est souverain dans son choix, il est vrai, mais sans doute non moins conscient des répercussions autres que cinématographiques d’un prix cannois) avec un mot pour « Jafar Panahi toujours au centre de nos préoccupations ». Il a également évoqué l’Egypte « pays à l’honneur », ainsi que le Japon et la Tunisie pour lesquels il a eu une pensée.
Puis, Thierry Frémaux a pris le relai pour présenter la sélection : 49 longs-métrages sur 1715 reçus dont 40 premières mondiales pour 13 pays représentés.
Il a scindé en deux groupes les 19 films sélectionnés en compétition. Les films des « habitués » d’un côté, ou du moins intitulés comme tels, le plus souvent d’ailleurs dans une acception péjorative par les détracteurs du festival, une « tradition du festival » d’ailleurs revendiquée par Thierry Frémaux (et à raison, comment ne pas sélectionner un film des Dardenne ou d’Almodovar à chaque fois de petits bijoux ?) et le deuxième groupe constitué de jeunes cinéastes. Pour lui, le festival reste ainsi « un voyage, une proposition artistique ».
Il a souligné « la diversité stylistique et de production » de cette année avec un mot sur chaque film, avec son enthousiasme habituel (si vous suivez les séances d’Un Certain Regard qu’il présente chaque année, vous le constaterez). Il a notamment évoqué le dernier film de Kim Ki-Duk comme « un journal intime, un film passionnant » (que j’attends d’ailleurs avec impatience) tout en tenant à préciser qu’il n’avait subi aucune pression, dans un sens ou dans l’autre pour la sélection ou la non sélection de la « La Conquête ». Il a également précisé que la sélection serait « d’une tonalité moins sombre cette année. »
Nous connaissions déjà les noms des présidents des différents jurys : Robert De Niro pour le jury des longs métrages, Michel Gondry pour le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages, Emir Kusturica pour le jury Un Certain Regard, Bong Joon-Ho pour le jury de la caméra d’or et nous savions déjà que le film d’ouverture serait « Minuit à Paris » de Woody Allen qui, comme toujours, ne figure pas en compétition (il paraît qu’il s’y refuse toujours obstinément) tandis que le film d’ouverture d’Un Certain Regard sera « Restless » de Gus Van Sant, dont je vous parlais hier.
Michel Gondry décernera les trois prix de la Cinéfondation, le vendredi 20 mai entouré des membres de son jury, ainsi que la palme d’or du court-métrage au cours de la cérémonie du palmarès le 22 mai.
Le prix de la caméra d’or sera également remis lors de la cérémonie de clôture, le 22 mai.
Emir Kusturica décernera le prix Un Certain Regard et l’ensemble du palmarès lors du week end de clôture.
C’est toujours le 17 mai qu’aura lieu la soirée spéciale en l’honneur de Jean-Paul Belmondo. Ce dernier assistera ainsi à la première du documentaire de Vincent Perrot et Jeff Domenech « Belmondo, Itinéraire… ».
Une palme d’or d’honneur sera remise à Bernardo Bertolucci le mercredi 11 mai lors de la cérémonie d’ouverture.
C’est (comme nous le savions également déjà) Mélanie Laurent qui sera la maîtresse de cérémonie de l’ouverture et de la clôture, succédant ainsi à Kristin Scott Thomas. Elle vient de réaliser son premier film « Les adoptés ».
Cannes Classics, qui accompagne la sélection contemporaine de projections de chefs d’œuvre du patrimoine présentés dans des copies restaurés, débutera cette année avec « Portrait d’une enfant déchue » de Jerry Schatzberg, le jeudi 12 mai, en présence du réalisateur et de son actrice Faye Dunawaye dont la photo sur l’affiche 2011 du festival a ainsi été prise par Jerry Schatzberg.
L’exposition du festival sera cette année consacrée aux pin-ups rappelant que si Cannes est le plus grand festival de cinéma au monde, c’est aussi un spectacle…
Un programme encore une fois diversifié et de qualité également dans la section Un certain regard qui accueillera cette année Gus Van Sant, Robert Guédiguian, Bruno Dumont, Hong Sangsoo, Kim Ki-Duk…
Dans la sélection des « habitués » déjà primés par le festival : Lars von Trier avec « Melancholia », « le Gamin au vélo » des frères Dardenne ou encore Nanni Moretti pour « Habemus Papam », Pedro Almodovar avec « La Piel que habito » (inspiré de Mygale, de Thierry Jonquet) dont Marisa Paredes m’avait parlé, les yeux brillants, suscitant ma curiosité lors du déjeuner presse des « Yeux de sa mère ». Almodovar aurait été au départ réticent à le montrer à Cannes avant sa sortie en Espagne, c'est donc une des bonnes surprises de cette sélection.
Côté films français, on retrouvera en compétition Alain Cavalier avec Pater dans lequel le cinéaste joue avec Vincent Lindon ; Maïwenn avec Polisse, son troisième film et le premier présenté à Cannes et Bertrand Bonnello avec Apollonide – souvenirs de la maison close.
La Conquête, de Xavier Durringer sera donc finalement projetée à Cannes, hors compétition, le 18 mai, le jour de sa sortie en salles. Thierry Frémaux a ainsi tenu à affirmer que le film ne serait pas montré avant cette date.
4 femmes seront cette année en compétition : Lynne Ramsay, Naomi Kawase, Maïwenn, Julia Leigh.
Quant aux inconditionnels des montées des marches, sans doute déçus par un générique moins prestigieux qu’à l’accoutumé l’an passé, ils seront ravis cette année, ne serait-ce qu’avec les présidents de jurys et les cinéastes en compétition mais aussi notamment avec « Pirates des caraïbes : la fontaine de Jouvence » qui donnera l’occasion à Penelope Cruz et à Johnny Depp de monter les marches, ou encore avec « Tree of life » pour lequel Brad Pitt montera les marches, ainsi que vraisemblablement Angelina Jolie. Sean Penn, absent l’an passé malgré un film en compétition, devrait revenir cette année avec deux films en sélection (celui de Terrence Malick et celui de Paolo Sorrentino). Générique de rêve également pour le film de Lars Von Trier : Charlotte Gainsbourg, Kirsten Dunst et Charlotte Rampling.
Nombreux sont les films que je ne souhaite pas manquer, le choix sera donc cornélien. Il me sera évidemment impossible de vous parler de tout mais j’essaierai de vous livrer une vue d’ensemble du festival.
Il ne s’agit là que d’un résumé et chaque jour, jusqu’à l’ouverture, je vous détaillerai sur In the mood for Cannes chacun des films de la compétition en attendant de vous livrer ici mes critiques en direct de Cannes et mes Live tweets à partir du 11 mai sur http://twitter.com/moodforcannes . Je continuerai aussi à vous livrer de nombreuses informations pratiques et notamment les blogs et sites sur lesquels je vous recommanderai de suivre le festival comme Cannesenlive (des cinéphiles en direct de Cannes et habitués de Cannes qui vous parleront aussi bien des soirées que des films, un des premiers blogs consacrés au festival), Hugo Mayer Leblogreporter (le roi des soirées cannoises –et parisiennes- également aux manettes de l’excellent site Cannes Addict d'Adr Prod , lui aussi un des « vétérans » des sites en direct de Cannes) et Cinedouard (qui parle sur son blog d’opéra et évidemment de cinéma que vous pourrez retrouver sur Artistik Rézo) également croisés avec plaisir à la conférence ce matin.
Je vous laisse découvrir ci-dessous en détails la sélection officielle : compétition, hors compétition, séances spéciales, séances de minuit, Cinéfondation, Un Certain Regard.
Sachez enfin qu’une application officielle « Festival de Cannes » bilingue et très détaillée (avec un espace dédié aux professionnels) sera téléchargeable gratuitement à partir du 7 mai 2011
Je vous rappelle que, comme chaque année, vous pourrez suivre le 64ème Festival de Cannes en direct sur ce blog mais aussi sur deux de mes autres blogs, http://wwwinthemoodforcinema.com et http://www.inthemoodforluxe.com . Suivez-moi également sur mon compte twitter spécial Cannes (http://twitter.com/moodforcannes ) et sur la nouvelle page Facebook d’Inthemoodforcannes (http://facebook.com/inthemoodforcannes )
Sélection officielle- Compétition
Woody ALLEN MIDNIGHT IN PARIS (Hors competition)
Films en compétition
Pedro ALMODÓVAR LA PIEL QUE HABITO
Bertrand BONELLO L'APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE
Alain CAVALIER PATER
Joseph CEDAR HEARAT SHULAYIM
Nuri Bilge CEYLAN BIR ZAMANLAR ANADOLU'DA (ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA)
Jean-Pierre et Luc DARDENNE LE GAMIN AU VÉLO
Aki KAURISMÄKI LE HAVRE
Naomi KAWASE HANEZU NO TSUKI
Julia LEIGH SLEEPING BEAUTY
MAÏWENN POLISSE
Terrence MALICK THE TREE OF LIFE
Radu MIHAILEANU LA SOURCE DES FEMMES
Takashi MIIKE ICHIMEI
(HARA-KIRI: DEATH OF A SAMURAI)
Nanni MORETTI HABEMUS PAPAM
Lynne RAMSAY WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN
Markus SCHLEINZER MICHAEL
Paolo SORRENTINO THIS MUST BE THE PLACE
Lars VON TRIER MELANCHOLIA
Nicolas WINDING REFN DRIVE
Sélection officielle – Un Certain Regard
Film d’Ouverture
Gus VAN SANT RESTLESS
Bakur BAKURADZE THE HUNTER
ANDREAS DRESEN HALT AUF FREIER STRECKE
Bruno DUMONT HORS SATAN
SEAN DURKIN MARTHA MARCY MAY MARLENE
Robert GUEDIGUIAN LES NEIGES DU KILIMANDJARO
Olivier HERMANUS SKOONHEID
Hong Sangsoo THE DAY HE ARRIVES
Cristian JIMENEZ BONSAÏ
Eric KHOO TATSUMI
Kim Ki-Duk ARIRANG
Nadine LABAKI ET MAINTENANT ON VA Où
Catalin MITULESCU LOVERBOY
Na Hong-Jin YELLOW SEA
Gerardo NARANJO MISS BALA
Juliana ROJAS, Marco DUTRA TRABALHAR CANSA (Travailler fatigue)
Pierre SCHOELLER L’EXERCICE DE L’ETAT
Ivan SEN TOOMELAH
Joachim TRIER OSLO, AUGUST 31ST
Hors Compétition :
Xavier DURRINGER LA CONQUETE
Jodie FOSTER THE BEAVER (LE COMPLEXE DU CASTOR)
Michel HAZANAVICIUS THE ARTIST
Rob MARSHALL PIRATES OF THE CARIBBEAN: ON STRANGER TIDES
(PIRATES DES CARAÏBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE)
Séances de minuit :
CHAN Peter Ho-Sun WU XIA
Tekla TAIDELLI DIAS DE GRACIA (JOURS DE GRÂCE)
Séances spéciales :
Frederikke ASPÖCK LABRADOR
Rithy PANH LE MAÎTRE DES FORGES DE L'ENFER
Michael RADFORD MICHEL PETRUCCIANI
Christian ROUAUD TOUS AU LARZAC
Sélection Cinéfondation 2011 :
ARAMISOVA
FAMU, République Tchèque CAGEY TIGERS
Nathanael CARTON
NYU Asie, Singapour SUU ET UCHIKAWA
Simão CAYATTE
Columbia University, États-Unis A VIAGEM
Anat COSTI
Bezalel Academy, Israël BEFETACH BEITY
D. Jesse DAMAZO, Joe BOOKMAN
University of Iowa, États-Unis THE AGONY AND SWEAT OF THE HUMAN SPIRIT
Pieter DIRKX
Sint-Lukas University, Belgique BENTO MONOGATARI
Doroteya DROUMEVA
dffb, Allemagne DER BRIEF
Alice FURTADO
Universidade Federal Fluminense, Brésil DUELO ANTES DA NOITE
Kamal LAZRAQ
La fémis, France DRARI
Mariano LUQUE
Universidad Nacional de Córdoba, Argentine SALSIPUEDES
Gastón MARGOLIN, Martín MORGENFELD
Universidad del Cine, Argentine LA FIESTA DE CASAMIENTO
Pasquale MARINO
Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie L'ESTATE CHE NON VIENE
Jefferson MONEO
Columbia University, États-Unis BIG MUDDY
Ma'ayan RYPP
Tel Aviv University, Israël AL MARTHA LAUF
SON Tae-gyum
Chung-Ang University, Corée du Sud YA-GAN-BI-HANG
Maria STEINMETZ
HFF ''Konrad Wolf'', Allemagne DER WECHSELBALG
19:53 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE, FESTIVAL DE CANNES 2011 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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27/01/2011
Master class de Nathalie Baye présentée par François Bégaudeau au Gaumont Parnasse: compte rendu et vidéos
Toujours dans le cadre du partenariat entre le Gaumont Parnasse et inthemoodforcinema.com, et également toujours dans le cadre des rendez-vous 100% cinéma, j'étais hier soir invitée à la master class de Nathalie Baye présentée par François Bégaudeau (brillamment, sans fiches et avec une vraie connaissance du cinéma, il faudrait d'ailleurs suggérer à France 5 de le prendre pour remplacer Serge Moati dans "Cinémas" mais cela risque d'être compliqué puisqu'il me semble que ce dernier est producteur de l'émission en question) . Une master class de presque 2H30 émaillée de longs extraits judicieusement choisis. Compte rendu ...comme si vous y étiez. J'en profite pour vous recommander ces master class. Les prochaines seront consacrées à Christophe Honoré puis Karin Viard. Je vous en reparle prochainement.
La master class commence par un extrait de "Cliente" de Josiane Balasko, l'occasion pour Nathalie Baye de débuter cette master class en évoquant ses personnages de femmes libres. Elle a d'ailleurs répèté plusieurs fois pendant la soirée que son vrai luxe était sa liberté.
L'évocation de ces personnages de femmes libres a été aussi l'occasion pour Nathalie Baye de parler de "Absolument fabuleux", tournage pendant lequel elle dit s'être sentie "très malheureuse" car elle ne se sentait "pas à sa place."
Elle a également évoqué sa deception quant au petit succès du film de Salvadori "De vrais mensonges" (que je partage d'ailleurs, une vraie bonne comédie que je vous recommande).
Dans cette deuxième vidéo, elle donne sa vision de son métier, de ce qui est pour elle un "voyage":
A plusieurs reprises Nathalie Baye a également évoqué l'importance de sa formation de danseuse classique, la discipline et la notion de travail en amont que cela lui a apporté, et que, à côté de ses professeurs de danse des réalisateurs comme Pialat que d'autres redoutaient étaient "des agneaux".
Dans cette troisième vidéo , vous l'entendrez parler de Steven Spielberg et Leonardo DiCaprio (avec qui elle a tourné dans "Attrape-moi si tu peux") mais aussi de Truffaut.
A ensuite été diffusé un deuxième extrait( de "La chambre verte" de François Truffaut) puis un extrait de "Une étrange affaire" de Pierre Granier-Deferre, l'occasion pour elle de parler de son travail avec Piccoli et de constater que "avec les grands acteurs, c'est très simple. C'est avec les moyens que c'est plus compliqué."
Dans cette 4ème vidéo, vous l'entendrez parler de son travail avec Jean-Luc Godard.
En 4ème extrait a été projetée une scène de "Notre histoire", sa rencontre avec Delon dans le film de Blier, l'occasion aussi pour elle de parler de ce sourire auquel on l'associe souvent (en contradiction avec ce rôle dans lequel elle ne sourit jamais) pour elle une protection, un masque de timidité.
Dans ce 5ème extrait vous la verrez ainsi parler de Blier et Delon.
Le 5ème extrait projeté était celui de son fou rire dans "Un week end sur deux" , le premier film de Nicole Garcia, l'occasion pour elle de raconter que cette scène n'était pas écrite, que son fou rire était réelle et que Nicole Garcia a eu la judicieuse idée de la conserver.
Le 6ème extrait projeté : "Vénus beauté" de Tonie Marshall
Le 7ème extrait projeté: "Le petit Lieutenant" de xavier Beauvois
Enfin, concernant le type de rôle qu'elle aimerait interprétér, elle a cité "All about Eve" de Mankiewicz, et son personnage "fort sympathique et abominablement manipulateur", un personnage à double facette tout en spécifiant que ce qui compte avant tout pour elle c'est néanmoins le scénario.
Filmographie de Nathalie Baye:
1972 : Brève rencontre à Paris de Robert Wise
1972 : Faustine et le Bel Été de Nina Companeez
1973 : La nuit américaine de François Truffaut
1974 : La Gueule ouverte de Maurice Pialat
1974 : La Gifle de Claude Pinoteau
1975 : Le Voyage de noces de Nadine Trintignant
1975 : Un jour, la fête de Pierre Sisser
1976 : Mado de Claude Sautet
1976 : La Dernière Femme de Marco Ferreri
1976 : Le Plein de super d'Alain Cavalier
1977 : L'Homme qui aimait les femmes de François Truffaut
1977 : Monsieur papa de Philippe Monnier
1977 : La Communion solennelle de René Féret
1978 : Mon premier amour de Elie Chouraqui
1978 : La Chambre verte de François Truffaut
1979 : La Mémoire courte de Eduardo de Gregorio
1979 : Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard
1980 : Une semaine de vacances de Bertrand Tavernier
1980 : La Provinciale de Claude Goretta
1980 : Je vais craquer de François Leterrier
1981 : L'Ombre rouge de Jean-Louis Comolli
1981 : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre
1981 : Beau-père de Bertrand Blier
1981 : Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne
1982 : La Balance de Bob Swaim
1982 : J'ai épousé une ombre de Robin Davis
1984 : Notre histoire de Bertrand Blier
1984 : Rive droite, rive gauche de Philippe Labro
1984 : Détective de Jean-Luc Godard
1985 : Le Neveu de Beethoven de Paul Morrissey
1985 : Lune de miel de Patrick Jamain
1987 : En toute innocence de Alain Jessua
1987 : De guerre lasse de Robert Enrico
1989 : Le Roi blessé de Damiano Damiani
1989 : L'Affaire Wallraff de Bobby Roth
1989 : Gioco al massacro de Damiano Damiani
1990 : Le Pinceau à lèvres de Bruno Chiche
1990 : La Baule-les-Pins de Diane Kurys
1990 : Un week-end sur deux de Nicole Garcia
1991 : La Voix de Pierre Granier-Deferre
1992 : Mensonge de François Margolin
1992 : Le Visionarium de Jeff Blyth
1992 : Les Contes sauvages de Gérald Calderon
1994 : La Machine de François Dupeyron
1995 : La Mère de Caroline Bottaro
1996 : Enfants de salaud de Tonie Marshall
1997 : Paparazzi de Alain Berbérian
1998 : Food of Love de Stephen Poliakoff
1998 : Si je t'aime, prends garde à toi de Jeanne Labrune
1999 : Vénus beauté (institut) de Tonie Marshall:Angèle
1999 : Une liaison pornographique de Frédéric Fonteyne
2000 : Ça ira mieux demain de Jeanne Labrune
2000 : Selon Matthieu de Xavier Beauvois
2000 : Barnie et ses petites contrariétés de Bruno Chiche
2000 : Absolument fabuleux de Gabriel Aghion
2002 : Arrête-moi si tu peux (Catch Me if You Can) de Steven Spielberg:la mère de Léonardo Di Carprio
2002 : La Fleur du mal de Claude Chabrol
2002 : France Boutique de Tonie Marshall
2002 : Les Sentiments de Noémie Lvovsky
2003 : Une vie à t'attendre de Thierry Klifa
2004 : 36, avenue des acacias de Martial Fougeron
2005 : L'Un reste, l'autre part de Claude Berri
2005 : Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois
2006 : The Ant Bully de John A. Davis : voix
2006 : Acteur de Jocelyn Quivrin
2006 : La Californie de Jacques Fieschi
2006 : Ne le dis à personne de Guillaume Canet
2007 : Michou d'Auber de Thomas Gilou
2007 : Mon fils a moi de Martial Fougeron
2007 : Le Prix à payer d'Alexandra Leclère:
2008 : Passe-passe de Tonie Marshall
2008 : Les Bureaux de Dieu de Claire Simon
2008 : Cliente de Josiane Balasko : Judith
2009 : Visages de Tsai Ming-liang
2010 : Ensemble, c'est trop de Léa Fazer:Marie-France
2010 : De vrais mensonges de Pierre Salvadori
2010 : Small World de Bruno Chiche
2011 : Laurence Anyways de Xavier Dolan
00:37 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE, EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, nathalie baye, master class |
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29/12/2010
Avant-première- "Abel" de Diego Luna: vidéos de la conférence de presse à Deauville
C'est le 12 janvier que sortira en salles le 1er film de l'acteur Diego Luna en tant que réalisateur. Si je vous en parle dès maintenant, c'est parce que ce film, présenté en compétition du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, en est malheureusement reparti bredouille et aurait à mon sens, davantage que "Mother and child", mérité de figurer au palmarès.

Abel est ainsi un enfant de 9 ans qui ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un jour il retrouve la parole et se prend pour son père. Tout le monde se plie à ses volontés et joue le jeu jusqu’au jour où le père d’Abel réapparait. (Vous trouverez ci-dessus deux vidéos de la conférence de presse dans laquelle Diego Luna explique la genèse du film). « Abel » a été présenté hors compétition dans le cadre du dernier Festival de Cannes. Filmé la plupart du temps à hauteur d’Abel, le regard, frondeur, déterminé, si touchant du petit garçon, nous saisit dès le début pour ne plus nous quitter et pour, finalement, arracher au nôtre quelques larmes. Avec beaucoup de pudeur et de drôlerie, parfois pour désamorcer des scènes qui auraient pu se révéler glauques, Diego Luna nous embarque dans son histoire qu’il filme et conte avec beaucoup de tendresse, nous surprend avec ce qu’on attend. Tendresse pour ce petit garçon, un peu celui qu’il a été comme il l’a expliqué en conférence de presse, mais aussi d’une certaine manière pour cette mère, aimante et courageuse, à laquelle son film rend hommage (Diego Luna a perdu sa mère dans sa petite enfance) à travers le personnage de la mère d’Abel. Pour son premier film, Diego Luna a réussi sans doute ce qu’il y a de plus compliqué : donner l’apparence de la simplicité à une histoire qui est loin de l’être et susciter l’émotion, sans jamais la forcer, par le ton du film, burlesque et poignant, par la puissance du sujet et de son (réellement extraordinaire) jeune acteur principal dont, en conférence de presse, Diego Luna a ainsi souligné à quel point (presque effrayant) il avait un comportement adulte, voire paternaliste, à l’image du personnage qu’il a incarné. Pour en savoir plus, retrouvez mon premier bilan de la compétition sur In the mood for Deauville.
11:09 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES, CONFERENCES DE PRESSE, CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04/12/2010
Conférence de presse du film "Encore un baiser" avec Gabriele Muccino, Stefano Accorsi, Vittoria Puccini...
En attendant, demain, de nouvelles critiques de films en avant-première, je vous propose aujourd'hui deux vidéos et quelques photos de la conférence de presse du film "Encore un baiser" de Gabriele Muccino, à l'hôtel Royal Monceau, et en présence d'une grande partie de l'équipe du film, conférence de presse à laquelle j'ai eu le plaisir d'assister grâce à Cinefriends. Vous pourrez bien entendu retrouver ma critique de ce film à sa sortie, le 29 décembre 2010.
12:50 Écrit par Sandra Mézière dans CONFERENCES DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, encore un baiser, conférence de presse |
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