30/03/2010
Marie-Josée Croze et Tahar Rahim: prix Romy Schneider et Patrick Dewaere 2010
J'étais hier soir à la remise des prix Romy Schneider et Patrick Dewaere. Ces deux écorchés vifs au talent et à la sensibilité fièvreuse incommensurables ont en effet donné leurs noms à un prix qui, chaque année, récompensent des "espoirs" du cinéma français. Cette année, succédant à Déborah François et Louis Garrel, ce sont Marie-Josée Crose et Tahar Rahim qui ont reçu ces prestigieux prix. La première est déjà un espoir confirmé, ayant (notamment) reçu le prix d'interprétation à Cannes pour "Les Invasions barbares". Le second en une année a raflé tout ce que le cinéma compte de prix, à commencer par les César du meilleur jeune espoir et du meilleur acteur. Ces prix me réjouissent d'autant plus qu "Un Prophète" et "Je l'aimais" (pour lequel Marie-Josée Croze a reçu ce prix) sont mes films français préférés de l'année écoulée. Or, si "Un Prophète" a connu un succès et un rententissement mondiaux, en revanche, le film de Zabou Breitman est passé totalement inaperçu.Découvert lors de son avant-première au Forum International Cinéma et Littérature de Monaco 2009, ce film m'a pourtant procuré une émotion fulgurante. Je ne peux que vous encourager à le voir en DVD (cliquez ici pour lire ma critique de "Je l'aimais" de Zabou Breitman). C'est donc dans les salons de l'hôtel Renaissance qu'a eu lieu la remise de prix présentée par Bernard Montiel. Une cérémonie où furent honorés le cinéma, Philippe Gildas (un grand acteur comme chacun le sait et comme vous le verrez dans la dernière vidéo, ci-dessous), et les nombreux partenaires "financiers" du prix. Ci-dessous mes vidéos en m'excusant pour la mauvaise qualité de l'image ayant dû tenir ma caméra à bout de bras et en m'excusant pour les commérages des spectateurs avoisinants.
14:59 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéman, prix, romy schneider, patrick dewaere, tahar rahim, marie-josée croze |
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07/03/2010
Oscar du meilleur film étranger pour "Un Prophète" de Jacques Audiard ou "Le Ruban blanc" de Michael Haneke ?
Dans quelques heures aura lieu la 82ème cérémonie des Oscars et pour "Un Prophète" de Jacques Audiard, peut-être le couronnement d'une formidable aventure et une revanche face au "Ruban Blanc" de Michael Haneke qui, au dernier Festival de Cannes, lui avait ravi la palme d'or, "Un Prophète" ayant obtenu le Grand Prix, de même qu'aux European awards où il lui avait ravi le prix de meilleur film européen, Tahar Rahim ayant néanmoins reçu le prix du meilleur acteur européen. Aux Golden Globes qui préfigurent souvent les Oscars c'est Michael Haneke qui avait eu la préfèrence des votants. "Un Prophète" avait néanmoins remporté le Bafta du meilleur film étranger, une nouvelle fois face au "Ruban blanc".
Après 9 César dont deux pour Tahar Rahim (meilleur jeune espoir masculin et meilleur acteur), cette cérémonie des Oscars marquera-t-elle l'apothéose de cette pluie de récompenses avec un Oscar du meilleur film étranger? A suivre dans quelques heures. A moins que l'Académie ne crée la surprise en récompensant l'un des autres nommés: Ajami (Israël), El secreto de sus ojos (Argentine), Fausta (La Teta Asustada) (Pérou).
En attendant et en souhaitant bonne chance à l'équipe de Jacques Audiard, revoyez ci-dessous mes vidéos inédites de Tahar Rahim et de l'équipe des César, en salle presse des César 2010.
Liens:
Critique du "Ruban Blanc" de Michael Haneke
Souvenirs de la projection cannoise d' "Un Prophète"
Rencontre autour d' "Un Prophète" au cinéma le Saint-Germain-des-Prés
22:09 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, un prophète, jacques audiard, tahar rahim, le ruban blanc, mickael haneke |
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28/02/2010
Inthemoodforcinema.com dans les coulisses des César 2010 (2) :mes vidéos inédites, le palmarès commenté et mes impressions sur cette soirée en direct
Lorsque j'ai reçu mon accréditation pour la salle presse, en début de semaine, j'ai d'abord hésité à m'y rendre. Je pensais au départ être dans la salle où se déroule la cérémonie, comme la fois précédente (en 2006) et puis la curiosité a été la plus forte et je me suis dit que c'était quand même une belle opportunité pour mon petit blog (sauf erreur de ma part, le seul présent) et pour mon insatiable curiosité et j'avoue que je ne regrette pas cette expérience inédite même si je ne souhaite pas forcément la renouveler. C'est donc au Châtelet, dans l'ambiance particulière de la salle presse, pendant 6 heures, que j'ai vécu cette soirée des César. Récit de la soirée des César vue de l'intérieur.
Je suis arrivée à 19H, amenée par un chauffeur de taxi qui ignorait ce qui se tramait-là (ce qui fait relativiser ceux pour qui le Châtelet était hier soir sans doute le centre du monde) et visiblement impressionné par le dispositif de sécurité et les nombreux badauds et photographes déjà présents. Des dispositions ont en effet été vraisemblablement prises depuis cette mémorable année 2006 où la cérémonie avait bien failli ne pas avoir lieu sous la « menace » des intermittents. Le Châtelet ressemble donc désormais à un camp retranché.
Après avoir montré mon badge à un nombre incalculable de vigiles, policiers et hôtesses, arrivée dans le hall du Châtelet où la foule se presse déjà nombreuse, on m'envoie sous une sorte de tente installée dans ce même hall, où je suis reçue avec affabilité et en même temps qu'une certaine Mélanie Laurent et où on m'explique que pour la presse c'est au Studio A, à l'entrée des artistes, situé derrière le Châtelet. Je remonte donc le courant de pingouins pour ressortir et me retrouver au fameux Studio A où il faut là aussi montrer patte blanche. On m'accompagne alors dans une petite salle au fond de laquelle sont installées plusieurs caméras (LCI, France 2, Canal plus...), où quelques journalistes sont déjà captivés (et capturés) par leurs ordinateurs. Ils ne seront d'ailleurs jamais plus d'une petite vingtaine. Un petit buffet avec champagne et petits fours est installé au fond de la salle. Deux écrans diffusent les répétitions (il n'est que 19H). Un pupitre est installé sur une scène exigüe. C'est là que vont défiler les lauréats après réception de leurs César sur la scène du Châtelet. On nous explique que certains viennent avec beaucoup de retard et que c'est un peu compliqué de suivre la cérémonie, celle-ci étant diffusée sur les écrans de la salle presse, et le son étant coupé pendant que les lauréats interviennent devant nous. Ce qui m'aura notamment fait manquer la traditionnelle rubrique nécrologique. Quel dommage, non? Pour le reste, je crois n'avoir rien manqué de l'essentiel (l'écran fonctionnant parfois en même temps que les lauréats parlent comme vous pourrez le constater au début de certaines vidéos). On nous explique aussi que les lauréats pour le meilleur film ne viennent pas toujours (paraît-il donc que nous avons été chanceux qu'ils viennent exceptionnellement tous) ou alors souvent 45 minutes après la fin de la cérémonie. Le Châtelet a donc son armée des ombres qui vaque en secret dans les dédales du théâtre. Les deux heures avant le début de la cérémonie s'écoulent relativement vite malgré une chaleur suffocante que souligneront presque tous les lauréats qui n'y passent pourtant guère plus de quelques minutes (comme Tahar Rahim dans les vidéos ci-dessous).
Tahar Rahim en salle presse après avoir reçu son César du meilleur jeune espoir:
Puis, la cérémonie commence. Gad Elmaleh et Valérie Lemercier esquissent les quelques pas de danse que nous les avions vus répéter sur les écrans, me laissant penser que cette cérémonie serait à cette image. Joyeuse. Aérienne. Ces espoirs-là ont été assez rapidement déçus... Ensuite, Marion Cotillard, la présidente de cette 35ème édition ouvre le bal en parlant, avec grâce et émotion (et une réserve que je soupçonne d'être un tout petit peu exagérée), de passion, de liberté, de son histoire d'amour avec le cinéma français. Cela s'annonce décidément bien. Arrive ensuite l'heure du premier César décerné, sans grande surprise, à Tahar Rahim pour « Un Prophète » qui le mérite grandement même si Firat Ayverdi avait aussi été remarquable dans « Welcome ». Il fera preuve devant nous (voir vidéos ci-dessus) de la même humilité que celle dont il a témoigné sur scène où il a rendu hommage à sa famille , à sa « chance extraordinaire de ne pas l'avoir choisie » dédiant son César à sa mère (comme d'ailleurs un grand nombre de lauréats de cette soirée!:-)). En salle presse, Isabelle Adjani et Marion Cotillard souligneront plus tard à quel point elles apprécient le jeune acteur, notamment pour sa modestie. Une dizaine de minutes après avoir reçu son César Tahar Rahim est donc le premier à venir devant nous, à la fois ébloui, déconcerté et avec la tête étonnamment sur les épaules.
Puis les lauréats se succèdent devant nous, certains surpris de se retrouver dans cette salle dont ils ignoraient visiblement l'existence (comme Emmanuelle Devos, ne sachant pas où elle débarquait), souvent une coupe de champagne... et évidemment le César à la main. Emmanuelle Devos est visiblement très surprise d'avoir reçu le César s'étant imaginée qu'une autre comédienne en particulier l'obtiendrait mais préférant en taire le nom par "respect" pour celle-ci qui selon elle avait davantage un "rôle à César".
Emmanuelle Devos en salle presse après avoir reçu le César du meilleur second rôle pour "A l'origine":
Une autre comédienne pourtant si lumineuse et touchante sur scène semble déboussolée de se retrouver devant nous mais on le serait sans doute à moins surtout quand le présentateur lui demande comment Xavier Giannoli l'a dirigée alors... qu'il s'agissait de Philippe Godeau.
Puis le son des écrans disposés dans la salle presse est remis pour que nous puissions suivre la cérémonie en attendant les lauréats suivants. Les récompenses continuent de pleuvoir pour « Un Prophète ». Personne ne réagit vraiment dans la salle presse. Tout cela, vu de la salle presse, a un côté assez dépassionné, prosaïque (une seule inconsciente et/ou téméraire a quand même applaudi à l'annonce du César du meilleur film...) . Pour certains, les lauréats sont plus des sortes de cibles à atteindre que des artistes venant d'être récompensés à l'exemple de ce journaliste(?) perpétuellement vissé à son portable (même pendant le discours d'Isabelle Adjani devant nous, ce qui lui a valu quelques remontrances de ses collègues) demandant ainsi régulièrement à son interlocuteur au téléphone « Et toi t'as fait qui? » comme s'il s'agissait de proies à abattre. Devant moi, Pascale Deschamps du jt de France 2 me semble en revanche avoir toujours cette lueur de curiosité, d'étonnement, je trouve d'ailleurs toujours ses reportages passionnants, jamais blasés ou condescendants. (A propos de France 2, Isabelle Adjani et Tahar Rahim y seront d'ailleurs ce soir les invités du journal de 20H).
Mais revenons à la cérémonie vue de la salle presse... De tous les lauréats qui sont passés devant nous, je retiendrai: l'émotion et le franc-parler de Mélanie Thierry (pour qui ce César du meilleur espoir se justifie par le fait que c'est son "premier bon film"), sa réaction d'enthousiasme et de surprise en assistant en salle presse à la remise du second César à Tahar Rahim; la passion de Serge Bromberg (le plus bavard, celui qui semblait encore vibré de l'enthousiasme que lui a inspiré Henri-Georges Clouzot, le seul finalement à vraiment parler de cinéma); l'émotion communicative d'Isabelle Adjani dont l'apparente assurance laisse percevoir une touchante personnalité à fleur de peau (je ne peux m'empêcher de me souvenir des commentaires acerbes de certains journalistes l'an passé au Festival de Monaco, les mêmes qui, sont doute, seront allés lui faire des courbettes hier soir, ce qui explique aussi probablement sa sincère émotion pour un film en lequel personne ne croyait au début et qui représentait pour elle un audacieux pari, et sans doute la plus cinglante des réponses à ses détracteurs); la "diplomatie" d'Harrison Ford pour qui les César sont "a wonderful show", "typically french" (oui, oui, on dira ça comme ça...), l'annonce de sa présence en salle presse étant le seul moment où un murmure d'interêt -je n'oserai dire d'émotion- a parcouru la salle en question; le professionnalisme de Marion Cotillard (alors que certains lui ont fait remarquer que lors des César qui l'avaient vue couronnée meilleure actrice elle n'avait -selon eux- pas daigné venir les voir en salle presse- d'où la remarque que vous verrez dans la vidéo ci-dessous-), et l'esquisse d'un commencement de début de sourire de Niels Arestrup qui a réitéré en salle presse son discours à propos des prix déjà énoncé sur scène; la réserve monotone de Jacques Audiard (mais on ne peut lui en tenir rigueur, son talent parle pour lui), la timidité de Stéphane Brizé mais aussi de Riad Sattouf; la discrétion élégante de Kyle Eastwood ... Quelques moments inédits que je vous laisse découvrir dans mes vidéos ci-dessous (j'en possède encore de nombreuses autres notamment d'Harrison Ford, d'Isabelle Adjani etc, je les mettrai prochainement en ligne) .
L'équipe d'Audiard étant arrivée bien après minuit, il est près d'une heure quand je quitte le Châtelet sous une pluie battante bienvenue après 6 heures dans l'insoutenable chaleur de la salle de presse; je quitte alors les lieux en même temps que l'équipe d' "Un Prophète" qui prend la direction du Fouquet's.
Je ne partage pas vraiment l'avis d'Harrison Ford pour qui il s'agissait d'un "wonderful show", Valérie Lemercier et Gad Elmaleh ayant finalement peut-être été plus inspirés en solo et quand ils se moquaient d'eux-mêmes que des autres, leur (parfois) réjouissant humour décalé n'ayant pas toujours atteint sa cible (sans parler du décalage à son paroxysme de Jeanne Balibar qui restera sûrement comme le plus grand moment de solitude de l'histoire de César) même si certains ont bien joué le jeu du second degré comme Marc-André Grondin ou Vanessa Paradis, tous deux prochainement à l'affiche, le premier du premier film de Christopher Thompson en tant que réalisateur "Bus Palladium", la seconde à l'affiche de "L'Arnacoeur" de Pascal Chaumeil (deux films dont les critiques figurent sur inthemoodforcinema.com ) .
Malgré tout, je ne regrette pas cette soirée dans les coulisses des César et dans les coursives du Châtelet même si je me suis sentie très étrangère à la boulimie d'informations qui rongeait la plupart de ceux qui m'entouraient pianotant fébrilement sur leurs ordinateurs d'une main avec le portable dans l'autre main tout en regardant la scène d'un oeil et l'écran retransmettant la cérémonie de l'autre (oui, ils sont très forts!). Une frénésie d'images et d'informations à laquelle je préfère la magie de l'écran de cinéma et l'océan de possibles et d'histoires de la page blanche. Pour moi le cinéma se savoure et ne s'ingurgite pas. Je préfère me griser d'images de cinéma que de me gaver de celle d'une réalité ingurgitée sans avoir le temps d'être digérée. Je me souviendrai néanmoins de regards illuminés (même si d'illuminés parfois aussi), de ceux qui ont parlé de passion, d'obstination, de résistance, d'un scénariste qui a parlé d'histoires improbables, d'une comédienne émouvante qui a évoqué des choix risqués, d'une autre qui a parlé d'une jolie route finalement plus importante que son point d'arrivée. La mienne ne repassera sans doute pas par la salle presse des César même si je suis contente qu'elle en ait été jalonnée, d'avoir découvert sous un autre angle cette cérémonie que je ne me souviens pas ne pas avoir regardé une seule année même si l'essentiel reste celui qui, peut-être, étrangement n'a pas été suffisamment au centre de cette soirée. Celui pour qui, comme Marion Cotillard, mon coeur palpite inlassablement, irrémédiablement: le cinéma que ceux qui s'en gavent n'empêchera jamais de réjouir ceux qui s'en grisent...
Palmarès des César 2010
9 César sur 13 nominations pour « Un Prophète » véritablement plébiscité par les votants et qui a récolté les principaux César : meilleur jeune espoir et meilleur acteur, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur dans un second rôle, meilleur photo, meilleur décor. Même si ce film est incontestablement un grand film, dommage que ce couronnement n'ait pas laissé une toute petite place aux autres et notamment à "A l'origine" de Xavier Giannoli ou même à des films étonnamment absents de cette compétition comme "Le Père de mes enfants" de Mia Hansen-Love ou encore "Je l'aimais" qui n'a récolté qu'une nomination (je persiste et signe), et donc à la diversité du cinéma français qui ne se résume pas à "Un Prophète" même s'il en représente sans aucun doute la meilleure part.
Arrive ensuite avec... seulement deux César « Un Concert » (meilleur son, meilleure musique).
Clint Eastwood a (à nouveau) remporté le César du meilleur film étranger, cette fois pour « Gran Torino », une récompense dont je me réjouis ainsi que de celle de Serge Bromberg pour « L'Enfer d'Henri Georges Clouzot » et que de celle de Stéphane Brizé et Florence Vignon pour l'excellente adaptation de "Melle Chambon".
"Welcome" malgré ses nominations n'a pas remporté un seul César, pas plus qu'Alain Resnais pourtant souvent récompensé lors de cette cérémonie.
Isabelle Adjani et Tahar Rahim rentrent tous deux dans l'Histoire, la première pour avoir obtenu son cinquième César de la meilleure actrice, le second pour avoir reçu à la fois celui de meilleur espoir et de meilleur acteur, ce qui ne s'était jamais vu auparavant. Même si celui-ci est exceptionnel dans "Un Prophète", François Cluzet (deux fois nommé), Vincent Lindon et Yvan Attal l'auraient également mérité. Ce n'est pas le César à Tahar Rahim qui est absurde, c'est sa double nomination... Ce qui n'enlève rien au talent des trois autres même si tout le monde sait à quel point Vincent Lindon désirait ce César (il l'a médiatiquement exprimé), peut-être d'ailleurs est-ce la raison pour laquelle il ne l'a pas eu...
Je vous laisse découvrir le palmarès ci-dessous. Vos réactions sont les bienvenues...
Meilleur Acteur
TAHAR RAHIM dans Un prophète
Meilleure Actrice
ISABELLE ADJANI dans La journée de la jupe
Meilleur Acteur dans un second rôle
NIELS ARESTRUP dans Un prophète
Meilleure Actrice dans un second rôle
EMMANUELLE DEVOS dans A l'Origine
Meilleur Espoir Masculin
TAHAR RAHIM dans Un prophète
Meilleur Espoir Féminin
MÉLANIE THIERRY dans Le dernier pour la route
Meilleur Scénario Original
JACQUES AUDIARD, THOMAS BIDEGAIN, ABDEL RAOUF DAFRI, NICOLAS PEUFAILLIT pour Un prophète
Meilleure Adaptation
STÉPHANE BRIZÉ, FLORENCE VIGNON pour Mademoiselle Chambon
Meilleure Musique
ARMAND AMAR pour Le Concert
Meilleur Son
PIERRE EXCOFFIER, BRUNO TARRIÈRE, SÉLIM AZZAZI pour Le Concert
Meilleurs Décors
MICHEL BARTHÉLEMY pour Un prophète
Meilleurs Costumes
CATHERINE LETERRIER pour Coco Chanel & Igor Stravinsky
Meilleure Photo
STÉPHANE FONTAINE pour Un prophète
Meilleur Montage
JULIETTE WELFLING pour Un prophète
Meilleur Réalisateur
JACQUES AUDIARD pour Un prophète
Meilleur Court Métrage
C'est gratuit pour les filles réalisé par Claire Burger et Marie Amachoukeli
Meilleur Premier Film
Les beaux gosses réalisé par Riad Sattouf produit par Anne-Dominique Toussaint
Meilleur Film Documentaire
L'enfer d' Henri-Georges Clouzot réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
Meilleur Film Etranger
Gran Torino réalisé par Clint Eastwood
Meilleur Film
Un prophète produit par Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat et Marco Cherqui réalisé par Jacques Audiard
Mes critiques des films en lice pour les César:
"Welcome"
"L'Enfer d'Henri Georges Clouzot"
"Je l'aimais" de Zabou Breitman
"Le Concert" (cliquez ici pour voir mes vidéos et lire mon compte rendu de son avant-première exceptionnelle.)
17:54 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR 2010 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, césar, isabelle adjani, marion cotillard, harrison ford, emmanuelle devos, jacques audiard, tahar rahim, niels arestrup |
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12/02/2010
Annulation de la soirée des Etoiles d'or: le palmarès
C'est avec déception que je viens d'apprendre l'annulation de la cérémonie des Etoiles d'or qui devait se tenir au Palace lundi prochain et où je devais être présente (je suis également désolée pour les gagnants du concours organisé sur ce blog qui se réjouissaient de venir à cette soirée).
Une nouvelle fois, "Un Prophète" récolte la majorité des récompenses (meilleur film, meilleur réalisateur pour Jacques Audiard, meilleur scénario, meilleur espoir masculin pour Tahar Rahim). Isabelle Adjani est de nouveau récompensée (après Les Lumières -cliquez ici pour voir ma vidéo d'Isabelle Adjani aux Lumières- et après les Globes de cristal). Je me réjouis du prix reçu par "L'Enfer" (meilleur documentaire) que je vous encourage vraiment à voir si ce n'est déjà fait.
Je vous laisse découvrir ci-dessous l'ensemble du palmarès et le communiqué de presse de Jean-Luc Favriau, le fondateur des Etoiles d'or:
"Pour des raisons de forces majeures techniques sans rapport avec le théâtre le Palace, les organisateurs des Etoiles d'or du Cinéma sont contraints d'annuler la 11ème cérémonie de remises des Etoiles d'Or aux Lauréats dela production cinématographique française 2009 qui devait se dérouler au théâtre du palace le lundi 15 février à 20h. Les trophées seront remis ultérieurement aux Lauréats en comité restreint.Les Lauréats désignés par le vote des journalistes de cinéma et par les membres de l'Académie de la presse de cinéma sont :
1. Etoile d'Or du Film français 2009
Un Prophète de Jacques Audiard
2. Etoile d'Or du Réalisateur français 2009
Jacques AUDIARD pour Un Prophète
3. Etoile d'Or du Scénario français 2009
Un Prophète de Jacques Audiard, Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit
4. Etoile d'Or du Premier Film français 2009
Les Beaux Gosses de Riad Sattouf
5. Etoile d'Or du Documentaire français 2009
L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
6. Etoile d'Or du Premier Rôle Féminin français 2009
Isabelle ADJANI dans La Journée de la Jupe
7. Etoile d'Or du Premier Rôle Masculin français 2009
François CLUZET dans A l'Origine
8. Etoile d'Or de la Révélation Féminine française 2009
Pauline ETIENNE dans Qu'un seul tienne et les autres suivront
9. Etoile d'Or de la Révélation Masculine française 2009
Tahar RAHIM dans Un Prophète
10. Etoile d'Or du Compositeur de Musique Originale de film français 2009
Alexandre DESPLAT pour Un Prophète, L'armée du crime, Et Après, Coco avant Chanel, Chéri.
11. Etoile d'Or du Producteur de films français 2009
Why Not Production
12. Etoile d'Or du Distributeur de films français 2009
Mars Distribution
Les organisateurs présentent leurs excuses aux Lauréats , aux journalistes de cinéma participants , aux invités à la cérémonie et aux dirigeants du théâtre le Palace qui ont tous soutenu cette manifestation en l'honneur de la création cinématographique Française.
Jean-Luc Favriau Fondateur des Etoiles d'Or du cinéma depuis 1998"
21:29 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, etoiles d'or, palace, un prophète, jacques audiard, tahar rahim |
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09/02/2010
Palmarès des Globes de cristal 2010
Hier soir, au Lido, avait lieu la cérémonie des Globes de Cristal. Côté cinéma, les prix font écho à ceux des Lumières (dont vous pouvez retrouver mon compte rendu et mes vidéos en cliquant ici) avec le prix de la meilleure actrice décerné à Isabelle Adjani pour "La journée de la jupe" et le prix du meilleur acteur décerné à Tahar Rahim pour "Un Prophète". C'est "Un Prophète" qui a reçu le prix du meilleur film, Jacques Audiard avait reçu le prix du meilleur réalisateur aux Lumières. La pluie (qui devient un déluge) de récompenses continue donc pour "Un Prophète". Les césar couronneront-ils ce succès? A suivre le 27 février.
Retrouvez (en cliquant ici) ma vidéo d'Isabelle Adjani au Prix des Lumières et ci-dessous la vidéo d'Isabelle Adjani hier soir aux Globes de cristal, une intervention aussi émouvante et vibrante que celle que fit l' actrice aux Lumières, une actrice qui a le courage de ses opinions, ce qui n'est pas si courant dans le milieu cinématographique... Voici:
Côté télévision je me réjouis des prix reçus par "Apocalypse" et "Pigalle la nuit" deux productions télévisées dont je vous avais parlé en avant-première sur inthemoodforcinema.com .
Délégué Général: SERGE BENAIM
Président jury 2010 : DENIS OLIVENNES
Les membres du jury et leur président ont déterminé les nommés dans chaque catégorie.
Les membres du jury :
Florence Ben Sadoun ( Première), Sophie Bouniot (France Soir), Guy Boyer (Connaissance des Arts), Alain Chouffan (Le Nouvel Observateur), Anne-Charlotte de Langhe (Figaroscope), Bruno CRAS (Europe 1), Jean-Marie Durand (Les Inrockuptibles), Guy Dutheil (Le Monde), Fabrice Gaignault (Marie-Claire), Thierry Gandillot (Les Echos), Carlos Gomez (Journal du Dimanche), Philippe Labi (VSD- Gala), Hubert Lizé (Le Parisien), Benjamin Locoje (Paris Match), Anne Michelet (Version Femina),Thierry Moreau (Télé 7 jours), Isabelle Morini-Bosc (RTL),Christophe Ono-Dit-Biot (Le Point), Dominique Parravano (Groupe Hersant Média), Catherine Rambert (Télé Star), Laïd Sammari (Est Républicain), Nicolas Vollaire (TV Magazine), Jean-Luc Wachthausen (Le Figaro),Yasmine Youssi (La Tribune).
La liste de tous les nommés est envoyée à près de 8000 journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, nationale, régionale et locale pour le vote. Les lauréats dans toutes les catégories seront ceux qui auront obtenu le plus de suffrages.
Les lauréats 2010
Cinéma
.Meilleure actrice
Isabelle Adjani dans "La journée de jupe" de Jean Paul Lilienfeld
-
Meilleur acteur
Tahar Rahim dans "Un Prophète" de Jacques Audiard
-
Meilleur Film
"Un Prophète" de Jacques Audiard
Théâtre
-
Meilleure pièce de théâtre
"Les Gens" mise en scène Zabou Breitman
One man show
Florence Foresti "Mother Fucker"
Littérature
-
Meilleur roman
"D' autres vies que la mienne" d'Emmanuel Carrère
-
Meilleure Bande Dessinée
"Happy Sex" de ZEP
Musique
-
Meilleure interprète féminine
Olivia Ruiz
-
Meilleur interprète masculin
Benjamin Biolay
Architecture/Design/Photo
-
Meilleure architecte
Philippe Starck
Télévision
-
Meilleur documentaire
"Apocalypse" d'Isabelle Clarke et Daniel Costelle (France 2)
-
Meilleur téléfilm ou série télévisée
"Pigalle la nuit" d'Hervé Hadmar et Marc Herpoux (Canal Plus)
Opéra/Danse
-
Meilleur spectacle de danse
"La Flute enchantée 2/Impepe Yomngo" direction musicale Mandisi Dyantyis
-
Meilleure comédie musicale
"La mélodie du bonheur" de Richard Rodgers mise en scène de Emilio Sagi Théâtre du Châtelet
Mode
-
Meilleur créateur de mode
Stefano Pilati pour Yves Saint Laurent
Pépite de Cristal
Alain Passard
Globe d'honneur
Danielle Darrieux
17:21 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, globes de cristal, isabelle adjani, tahar rahim, journée de la jupe, un prophète, jacques audiard, france 2, apocalypse |
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02/02/2010
"Un Prophète" de Jacques Audiard sélectionné pour les Oscars 2010
Nous venons de l'apprendre: "Un Prophète" de Jacques Audiard est nommé comme meilleur film étranger aux Oscars 2010. Cette nomination fait suite à une pluie de récompenses et nominations notamment aux César. Tahar Rahim a notamment reçu le trophée Lumières du meilleur acteur et Jacques Audiard celui du meilleur réalisateur. Vous pouvez visionner ma vidéo de la réaction de Tahar Rahim suite à son prix Lumières ci-dessous.
Cliquez ici pour lire ma critique d' "Un Prophète" de Jacques Audiard.
15:12 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, un prophète, jacques audiard, tahar rahim |
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22/01/2010
La liste complète et commentée des nominations pour les César 2010: "Un Prophète" grand favori
Nous savions déjà qu'un César d'honneur serait remis à Harrison Ford par Sigourney Weaver et que la cérémonie serait présentée par Gad Elmaleh et Valérie Lemercier.
Voici la liste complète et définitive des nommés pour cette édition 2010 des César qui sera présidée par Marion Cotillard. Vous pourrez bien entendu, comme l'an passé, suivre les César en direct sur inthemooodforcinema.com commentés minute par minute... à moins que je ne sois à nouveau présente à la cérémonie, le 27 février prochain.
Quelques remarques en vrac avant de vous parler à nouveau de cette liste de nommés et de mes choix et pronostics:
Deux acteurs sont nommés deux fois: François Cluzet, dans la catégorie meilleur acteur pour "A l'Origine" et pour "Le dernier pour la route" (je n'ai vu que le premier dans lequel il est en effet extraordinaire) et Tahar Rahim comme meilleur acteur pour "Un Prophète" et comme meilleur jeune espoir masculin pour "Un Prophète", là aussi deux nominations justifiées qui succèdent déjà à une longue liste de nominations et de prix (notamment le prix Lumières). Il est par ailleurs étonnant que Vincent Lindon n'ait pas également été nommé 2 fois: pour "Welcome" certes pour lequel il est nommé mais aussi pour "Melle Chambon".
Isabelle Adjani qui vient de recevoir le prix Lumières du cinéma 2009 (voir ma vidéo en cliquant ici) est de nouveau nommée comme meilleur actrice, un César qu'elle a par ailleurs déjà obtenu 4 fois. Face à elle notamment Sandrine Kiberlain, formidable "Melle Chambon" et Kristin Scott-Thomas inoubliable dans "Partir".
Joeystarr fait son apparition par la grande porte dans l'univers du 7ème art avec une nomination comme meilleur second rôle pour "Le bal des actrices" notamment face à Benoït Poelvoorde dans "Coco avant Chanel" (dont il est le grand atout) et Niels Arestrup dans "Un Prophète".
Aure Atika, stupéfiante de sobriété et naturel, est, à juste titre, nommée pour le César du meilleur second rôle féminin dans "Melle Chambon".
Pour le scénario original on retrouve "Un Prophète", "Welcome", "A l'origine", "Le Concert", "La journée de la jupe" et pour l'adaptation notamment "Melle Chambon", petit bijou d'écriture tout en délicatesse et non dits.
Pour la photographie, on retrouve notamment l'indétrônable Eric Gautier pour la (il est vrai) sublime photographie des "Herbes folles" d'Alain Resnais.
Jacques Audiard, Lucas Belvaux, Philippe Lioret, Xavier Giannoli, Radu Mihaileanu se disputeront le César du meilleur réalisateur.
Dans la catégorie meilleur documentaire, on retrouve avec plaisir "L'Enfer d'Henri Georges Clouzot" qui devra malheureusement affronter "Home" de Yann Arthus-Bertrand dont le sujet d'actualité risque fort de l'emporter sur la qualité cinématographique.
Pour le César du meilleur film étranger, encore une nomination pour "Le Ruban blanc" notamment face à "Gran Torino", "Slumdog millionaire" et ... "Avatar".
Enfin pour le meilleur film, le choix se fera entre : Rapt, Welcome, Un Prophète, Les herbes folles, la Journée de la jupe, Le Concert, A l'Origine...
Je regrette l'absence de "Je l'aimais" de Zabou Breitman qui pour moi reste LE film français de cette année 2009 et qui aurait au moins mérité une nomination pour la meilleure adaptation et pour Daniel Auteuil dans la catégorie meilleur acteur. Reste une seule nomination: Florence Loiret -Caille. Etonnante également l'absence de Reda Kateb qui aurait pu être nommé comme meilleur jeune espoir pour deux films ("Un Prophète" et "Qu'un seul tienne et les autres suivront"). Etonnante enfin l'absence de "Le père de mes enfants" de Mia Hansen-Love.
Sans surprise, "Un Prophète" est en tête avec 13 nominations. Je me réjouis également des 11 nominations pour "A l'origine", des 4 pour "Rapt" et des 3 pour "Melle Chambon". Incontournable des César, Alain Resnais et son équipe totalisent 4 nominations pour "Les Herbes folles" dont celle de meilleur film. Parmi les surprises: la nomination de "La journée de la jupe" comme meilleur film. A noter également: les 6 nominations pour "Le Concert" dont celles de meilleur film et de meilleur réalisateur (cliquez ici pour voir mes vidéos et lire mon compte rendu de son avant-première exceptionnelle.) "Welcome" totalise 10 nominations.
Remarquons enfin qu'il n'y aura pas de César de la comédie comme il y en a un temps été question...
Les critiques de la plupart des films nommés figurent sur inthemoodforcinema.com . Pour les retrouver facilement tapez leurs noms dans "Recherchez" (colonne de gauche du blog) ou cliquez sur leurs titres dans la rubrique "Les films de 2009 à ne pas manquer" (colonne de gauche du blog également). Je vous reparle de tout cela très prochainement...
Meilleur Acteur
YVAN ATTAL dans Rapt
FRANÇOIS CLUZET dans A l'Origine
FRANÇOIS CLUZET dans Le dernier pour la route
VINCENT LINDON dans Welcome
TAHAR RAHIM dans Un prophète
Meilleure Actrice
ISABELLE ADJANI dans La journée de la jupe
DOMINIQUE BLANC dans L'autre
SANDRINE KIBERLAIN dans Mademoiselle Chambon
KRISTIN SCOTT THOMAS dans Partir
AUDREY TAUTOU dans Coco avant Chanel
Meilleur Acteur dans un second rôle
JEAN-HUGUES ANGLADE dans Persécution
NIELS ARESTRUP dans Un prophète
JOEYSTARR dans Le Bal des Actrices
BENOIT POELVOORDE dans Coco avant Chanel
MICHEL VUILLERMOZ dans Le dernier pour la route
Meilleure Actrice dans un second rôle
AURE ATIKA dans Mademoiselle Chambon
ANNE CONSIGNY dans Rapt
AUDREY DANA dans Welcome
EMMANUELLE DEVOS dans A l'Origine
NOÉMIE LVOVSKY dans Les beaux gosses
Meilleur Espoir Masculin
FIRAT AYVERDI dans Welcome
ADEL BENCHERIF dans Un prophète
VINCENT LACOSTE dans Les beaux gosses
TAHAR RAHIM dans Un prophète
VINCENT ROTTIERS dans Je suis heureux que ma mère soit vivante
Meilleur Espoir Féminin
PAULINE ETIENNE dans Qu'un seul tienne et les autres suivront
FLORENCE LOIRET-CAILLE dans Je l'aimais
SOKO dans A l'Origine
CHRISTA THÉRET dans LOL (laughing out loud)
MÉLANIE THIERRY dans Le dernier pour la route
Meilleur Scénario Original
JACQUES AUDIARD, THOMAS BIDEGAIN, ABDEL RAOUF DAFRI, NICOLAS PEUFAILLIT pour Un prophète
XAVIER GIANNOLI pour A l'Origine
JEAN-PAUL LILIENFELD pour La journée de la jupe
PHILIPPE LIORET, EMMANUEL COURCOL, OLIVIER ADAM pour Welcome
RADU MIHAILEANU, ALAIN-MICHEL BLANC pour Le Concert
Meilleure Adaptation
STÉPHANE BRIZÉ, FLORENCE VIGNON pour Mademoiselle Chambon
ANNE FONTAINE, CAMILLE FONTAINE pour Coco avant Chanel
PHILIPPE GODEAU, AGNÈS DE SACY pour Le dernier pour la route
LAURENT TIRARD, GRÉGOIRE VIGNERON pour Le petit Nicolas
ALEX RÉVAL, LAURENT HERBIET pour Les herbes folles
Meilleure Musique
ARMAND AMAR pour Le Concert
ALEX BEAUPAIN pour Non ma fille, tu n'iras pas danser
ALEXANDRE DESPLAT pour Un prophète
CLIFF MARTINEZ pour A l'Origine
NICOLA PIOVANI pour Welcome
Meilleur Son
PIERRE EXCOFFIER, BRUNO TARRIÈRE, SÉLIM AZZAZI pour Le Concert
PIERRE MERTENS, LAURENT QUAGLIO, ERIC TISSERAND pour Welcome
FRANÇOIS MUSY, GABRIEL HAFNER pour A l'Origine
BRIGITTE TAILLANDIER, FRANCIS WARGNIER, JEAN-PAUL HURIER pour Un prophète
JEAN UMANSKY, GÉRARD HARDY, VINCENT ARNARDI pour Micmacs à tire-larigot
Meilleurs Décors
MICHEL BARTHÉLEMY pour Un prophète
ALINE BONETTO pour Micmacs à tire-larigot
MAAMAR ECH CHEIKH pour OSS 117 Rio ne répond plus...
FRANÇOIS-RENAUD LABARTHE pour A l'Origine
OLIVIER RADOT pour Coco avant Chanel
Meilleurs Costumes
CHATTOUNE & FAB pour Coco Chanel & Igor Stravinsky
CHARLOTTE DAVID pour OSS 117 Rio ne répond plus...
MADELINE FONTAINE pour Micmacs à tire-larigot
CATHERINE LETERRIER pour Coco avant Chanel
VIRGINIE MONTEL pour Un prophète
Meilleure Photo
CHRISTOPHE BEAUCARNE pour Coco avant Chanel
LAURENT DAILLAND pour Welcome
STÉPHANE FONTAINE pour Un prophète
ÉRIC GAUTIER pour Les herbes folles
GLYNN SPEECKAERT pour A l'Origine
Meilleur Montage
CÉLIA LAFITEDUPONT pour A l'Origine
HERVÉ DE LUZE pour Les herbes folles
ANDRÉA SEDLACKOVA pour Welcome
LUDO TROCH pour Le Concert
JULIETTE WELFLING pour Un prophète
Meilleur Réalisateur
JACQUES AUDIARD pour Un prophète
LUCAS BELVAUX pour Rapt
XAVIER GIANNOLI pour A l'Origine
PHILIPPE LIORET pour Welcome
RADU MIHAILEANU pour Le Concert
Meilleur Court Métrage
C'est gratuit pour les filles réalisé par Claire Burger et Marie Amachoukeli
¿Dónde está Kim Basinger? réalisé par Edouard Deluc
La raison de l'autre réalisé par Foued Mansour
Séance familiale réalisé par Cheng-Chui Kuo
Les Williams réalisé par Alban Mench
Meilleur Premier Film
Les beaux gosses réalisé par Riad Sattouf produit par Anne-Dominique Toussaint
Le dernier pour la route réalisé par Philippe Godeau produit par Philippe Godeau
Espion(s) réalisé par Nicolas Saada produit par Michaël Gentile
La première étoile réalisé par Lucien Jean-Baptiste produit par Marie-Castille Mention Schaar et Pierre Kubel
Qu'un seul tienne et les autres suivront réalisé par Léa Fehner produit par Jean-Michel Rey et Philippe Liégeois
Meilleur Film Documentaire
L'enfer d' Henri-Georges Clouzot réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea
La danse, le ballet de l'Opéra de Paris réalisé par Frederick Wiseman
Himalaya, le chemin du ciel réalisé par Marianne Chaud
Home réalisé par Yann-Arthus Bertrand
Ne me libérez pas je m'en charge réalisé par Fabienne Godet
Meilleur Film Etranger
Avatar réalisé par James Cameron
Gran Torino réalisé par Clint Eastwood
Harvey Milk réalisé par Gus Van Sant
J'ai tué ma mère réalisé par Xavier Dolan
Panique au village réalisé par Stéphane Aubier et Vincent Patar
Le ruban blanc réalisé par Michael Haneke
Slumdog millionaire réalisé par Danny Boyle
Meilleur Film
A l'Origine produit par Edouard Weil et Pierre-Ange Le Pogam réalisé par Xavier Giannoli
Le Concert produit par Alain Attal réalisé par Radu Mihaileanu
Les herbes folles produit par Jean-Louis Livi réalisé par Alain Resnais
La journée de la jupe produit par Bénédicte Lesage et Ariel Askénazi réalisé par Jean-Paul Lilienfeld
Rapt produit par Patrick Sobelman, Diana Elbaum et Sébastien Delloye réalisé par Lucas Belvaux
Un prophète produit par Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat et Marco Cherqui réalisé par Jacques Audiard
Welcome produit par Christophe Rossignon réalisé par Philippe Lioret
11:42 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR 2010 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, césar, nommés, un prophète, isabelle adjani, vincent lindon, jacques audiard, tahar rahim, marion cotillard, avatar |
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12/12/2009
Palmarès des European Film Awards 2009
Après le prix Louis Delluc qui lui a été décerné cette semaine, la pluie de récompenses se poursuit (et promet de continuer) pour "Un Prophète" de Jacques Audiard, Tahar Rahim venant de recevoir le prix du meilleur acteur européen.
C'est également une nouvelle reconnaissance pour la palme d'or 2009, "Le Ruban blanc" recevant notamment ainsi le European award du meilleur film et permettant à son réalisateur de recevoir celui du meilleur réalisateur.
Meilleur film européen
LE RUBAN BLANC de Michael Haneke
Meilleur réalisateur européen
Michael Haneke pour LE RUBAN BLANC
Meilleure Actrice Européenne
Kate Winslet pour "Le liseur"
Meilleur Acteur Européen
Tahar Rahim pour UN PROPHÈTE
Meilleur Scénariste Européen
Michael Haneke pour "Le Ruban blanc"
Meilleur directeur de la photographie
Anthony Dod Mantle
ANTICHRIST
Anthony Dod Mantle
SLUMDOG MILLIONAIRE
Meilleur Compositeur Européen
Alberto Iglesias
European Discovery
Katalin Varga de Peter Strickland
European Film Academy Prix d'Excellence
VINCERE
European Film Academy film d'animation
Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd
European Film Academy Lifetime Achievement Award
Ken Loach
Récompense de la carrière d'une personnalité européenne dans le cinéma mondial
Isabelle Huppert
Prix de la meilleure coproduction européenne - Prix Eurimages
Diana Elbaum & Jani Thiltges
Meilleur Film Documentaire Européen - Prix Arte
Summen DER INSEKTEN, DAS - Bericht einer Mumie / bruit des insectes, THE - Records d'une momie
Suisse de Peter Liechti
Meilleur court-métrage européen
POSTE RESTANTE de Marcel Lozinski
People's Choice Award du meilleur film européen
SLUMDOG MILLIONAIRE de Danny Boyle
22:49 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, european film awards, un prophète, tahar rahim, palmarès, kate winslet, isabelle huppert |
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24/09/2009
Rencontre autour d’«Un Prophète » de Jacques Audiard avec Tahar Rahim et Thomas Bidegain au cinéma le Saint-Germain des Prés
Hier soir, mon cinéma fétiche, le cinéma Saint Germain des Prés, organisait une rencontre avec Tahar Rahim, le comédien principal du film « Un Prophète » de Jacques Audiard et avec Thomas Bidegain, le co-scénariste du film. D' « Un Prophète », je gardais le souvenir à la fois vif et imprécis d'un film percutant magistralement interprété et mis en scène vu en pleine euphorie cannoise, si loin de cette réalité carcérale, mais finalement aussi dans un univers cloisonné qui souvent altère la perception des évènements et des films. J'avais donc très envie de le revoir d'autant plus dans le cadre intimiste et chaleureux du Saint Germain des Prés, et alors qu' « Un Prophète », Grand Prix du dernier Festival de Cannes a été présélectionné pour représenter la France aux Oscars.
J'ai d'ailleurs eu la sensation de le voir pour la première fois, d'éprouver pour la première fois cette exaltation fébrile lorsqu'on a le sentiment de découvrir un très grand film pour lequel on brûle de partager son enthousiasme tout en craignant de ne savoir trouver les mots justes à la hauteur de l'émotion et de la forte impression suscitées.
A nouveau ces 2H35 m'ont presque parues trop courtes tant la caméra d'Audiard est d'une rigueur, d'un génie poétique, d'une acuité (j'avais ainsi oublié ces plans furtifs ou ces bruits qui évoquent magistralement ce désir insaisissable et inaccessible de liberté, d'ailleurs ), d'une force uniques et remarquables et tant le jeu de ses comédiens est saisissant (Tahar Rahim évidemment dont on se demande bien qui pourrait lui ravir le César et qui, hier soir, a été ovationné à plusieurs reprises mais aussi Niels Arestrup dont je n'avais pas perçu -lors de la mémorable projection cannoise- toute l'épaisseur redoutable qui dévore l'écran comme son personnage souhaite asservir et dévorer les autres) nous tiennent en haleine.
Voici quelques phrases extraites des échanges passionnants entre le public, Tahar Rahim et Thomas Bidegain dont l'enthousiasme, la passion, l'humilité, l'humour pour défendre ce grand film n'ont fait que renforcer mon admiration pour ce « Prophète ». Thomas Bidegain est d'abord revenu sur le titre « Un Prophète » qui selon lui signifie ici (faisant aussi ainsi référence au dernier plan du film) « celui qui est devant », le héros mais aussi le héraut qui dit ce qui va se passer. La question de l'immoralité est aussi souvent revenue dans le débat. Pour Thomas Bidegain, l'histoire de Malik a une moralité à travers l'immoralité. Il est aussi revenu sur la genèse du projet qui a nécessité trois années d'écriture et sur les règles qu'ils se sont fixées en écrivant concernant le personnage de Malik qui « n'aime ni la violence ni les voyous ». Pour eux l'important était qu'au début il ne soit rien et qu'il acquiert le savoir, qu'il soit un SDF analphabète qui trouve un foyer, qui n'a pas d'histoire et qui va progressivement écrire son histoire. Ses objectifs évoluent, son objectif premier étant ainsi la survie. La maturité qu'il acquiert n'est ainsi pas forcément parallèle à la moralité. Thomas Bidegain est aussi revenu sur la complexité du personnage de Malik, « cet enfant sauvage qui arrive en enfer et cherche d'abord uniquement à fuir ». Pour lui, l'étincelle, le moment où il devient son personnage c'est cet instant assourdissant. Un travailleur social comme il s'est défini lui-même ayant, selon ses propres, termes « passer 40 ans en prison » (ce qui n'a pas manqué de jeter un froid glacial dans l'assistance) avant de préciser que c'était pour son travail a tenu à dire que ce film ressemblait à la réalité, aussi consternant cela puisse-t-il sembler. Pour Thomas Bidegain, les choses existent que lorsqu'elles sont représentées, la représentation fait exister les choses, « le cinéma certifie le réel » pour reprendre les termes d'Audiard dans une interview récente. Thomas Bidegain a précisé qu'aucune vraie prison n'avait servi de cadre au tournage mais qu'il s'agissait uniquement d'un décor, en revanche les figurants étaient pour la plupart d'anciens prisonniers, et Tahar Rahim a raconté à quel point cela les avait aidés mais aussi forcés à se montrer à la hauteur. Une spectatrice citant Primo Levi a dit que finalement Malik cherchait à « sauver sa peau » et que « son intelligence lui permettait de survivre en milieu hostile ». Une autre a comparé le scénario à une tragédie antique, rappelant que « Malik » signifie le roi... un scénario qui a l'intelligence, la complexité et la densité de son personnage principal et dont j'espère qu'il sera lui aussi récompensé.
Je vous rappelle mes 10 bonnes raisons d'aller voir « Un Prophète » :
Synopsis : Malik (Tahar Rahim), condamné à 6 ans de prison, ne sachant ni lire ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul à monde, il paraît ainsi plus jeune et plus fragile que les autres détenus. Il n'a que 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner la loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des « missions » il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer son propre réseau.
1. Parce que Jacques Audiard réussit à captiver le spectateur en l'immergeant dans un univers a priori particulièrement rugueux. Et il y parvient, magistralement, sans pour autant tomber dans la facilité, et notamment pas dans l'écueil du manichéisme dans lequel il aurait été si facile de tomber dans l'évocation du milieu carcéral, nous faisant suivre pas à pas, le souffle coupé, le cœur de battre presque arrêté, le parcours sinueux de ce jeune détenu.
2. Pour l'interprétation magistrale de Tahar Rahim dont c'est ici le premier grand rôle , une véritable révélation qui aurait mérité un prix d'interprétation à Cannes, qui campe ici un personnage à la fois fragile, énigmatique, égaré, malin, angélique et (puis) diabolique dont le regard et la présence, le jeu nuancé magnétisent l'écran, et qui est pour beaucoup dans le caractère attachant de ce personnage tout en ambivalence et mystère.
3. Parce que Jacques Audiard est un des grands cinéastes français actuels. Que son univers, son style ( et ses thèmes récurrents: filiation, rédemption, violence sociale...) ne ressemblent à aucun autre. Pour sa mise en scène sobre, nerveuse, efficace, inspiré.
4. Parce que de son cinéma émane une poésie violente, singulière, saisissante, captivante.
5. Pour la portée politique de son film qui n'en cesse pas pour autant d'être divertissant. Un divertissement intelligent. A l'heure où les conditions de vie dans les prisons font objet de débat, tout en étant indéniablement divertissant, le film d'Audiard a une incontestable portée politique, chaque seconde du film démontrant à quel point la prison est devenue une microsociété où les trafics semblent se pérenniser, voire se développer. Les gardiens sont d'ailleurs très peu présents dans le film (ou alors pour que soit stigmatisée leur implication dans les trafics ) et les prisonniers semblent presque circuler à leur guise, à l'abri des regards extérieurs, là où la violence semble pourtant encore plus palpable. Audiard pointe le doigt sur une réalité tout en n'oubliant jamais le spectateur, tout en n'étant jamais dans le didactisme, la morale, non, il montre une réalité (la difficulté de vie dans les prisons où se développent les trafics plus qu'elles ne réinsèrent) en pleine actualité à l'image de ce qu'était l'école, sujet principal de la palme d'or 2008 « Entre les murs », raison pour laquelle, aussi, le film d'Audiard qui nous montre lui aussi une « métaphore de la société » (racisme etc... se retrouve, aussi, entre ces murs) « entre les murs », entre d'autres murs, avait été fortement pressenti pour la palme d'or de ce Festival de Cannes 2009.
6. Pour la richesse de ses personnages et évidemment de son personnage principal. Audiard montre une nouvelle fois son attachement à ses personnages et l'empathie dont il sait faire preuve à leur égard et nous faire passer, aussi abîmés par la vie soient-ils, des personnages que les difficultés de l'existence transforment radicalement. Malik réalise ainsi un véritable parcours initiatique Ainsi, orphelin, illettré, fragile, influençable, il va réussir à s'en sortir grâce à son intelligence. Malik va aussi user de la violence tout en étant rongé par la culpabilité, une culpabilité que les séquences oniriques rappellent, avec originalité et subtilité. Le titre "Un prophète" est, selon Jaques Audiard, à prendre "dans un sens ironique". C'est l'arrivée d'"un nouveau type de criminel, qui n'est pas un psychopathe, il est même un peu angélique". De victime, Malik devient ainsi héros, même si c'est sa survie qui l'exige : un héros meurtrier
7. Pour le scénario (idée originale d' Abdel Raouf Dafri, scénariste du dyptique Mesrine, et co-écrit par Thomas Bidegain et Jacques Audiard) de ce grand film qui mêle avec brio fantasmagorie et réalisme, violence et poésie noire, meurtre et rédemption, divertissement et sujet de société. L'excellent « Un héros très discret » avait d'ailleurs reçu le prix du scénario en 1996.
8. Parce que l'exigence et la rigueur (scénaristique, de mise en scène, d'interprétation) ne se font pas au détriment du public, bien au contraire.
9. Parce que c'est un film de genre qui en même temps n'appartient à aucun et le renouvèle. Fable initiatique. Film social et politique. Faux documentaire onirique. Film d'action. Il concilie les paradoxes et transcende les genres.
10. Parce que s'il n'a pas obtenu la consécration cannoise escomptée et méritée, il ne dépend que de vous qu'il la connaisse en salles.
...11. Parce que vous ne verrez pas passer ces 2H20 bien qu'emprisonnés (je vous le garantis) et parce que ça fait déjà beaucoup plus de 10 raisons d'y aller et que c'est suffisamment rare pour être souligné et récompensé par un grand succès en salles.
« Un Prophète » est toujours à l'affiche et notamment au Saint Germain des Prés (22 rue Guillaume Apollinaire- Paris 6ème) : tous les jours à 13H20, 16H10, 19H, 21H45 (sauf le mercredi avec une séance à 19H45 et pas de séance à 21H45)- Film 10 minutes après.
J'en profite aussi pour vous signaler un nouveau rendez-vous au Saint Germain des Prés « Ciné-Quin », un nouveau rendez-vous de cinéma animé par Elisabeth Quin :
-Le 13 octobre - Gérard Miller avec le film FURY de Fritz Lang - 1936
-Le 10 novembre - Yann Moix avec STROMBOLI Roberto Rossellini - 1950
-Le 8 décembre - Jean-Baptiste Mondino avec MORSE de Tomas Alfredson - 2009
- Le 12 janvier - Jean Paul Gaultier avec THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW de Jim Sharman - 1975
Tous les 2èmes mardi du mois à 20h.
16:01 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, saint germain des prés, tahar rahim, un pophète, jacques audiard, thomas bidegain |
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20/08/2009
10 bonnes raisons de courir voir « Un Prophète » de Jacques Audiard pour lequel Inthemoodforcinema.com vous fait gagner 2 places pour 2
Le 26 août prochain sortira en salles « Un Prophète » de Jacques Audiard, un de mes grands coups de cœur de ce Festival de Cannes 2009 et surtout le Grand Prix de ce 62ème Festival de Cannes. Je vous en reparle aujourd'hui avec davantage de recul qu'en mai dernier, là, loin de l'euphorie cannoise, cette dernière ne m'ayant peut-être pas laissé le temps de l'apprécier et le savourer complètement.
Pour gagner vos places, c'est très simple, envoyez moi un email avec vos coordonnées à inthemoodforcinema@gmail.com avec, comme intitulé, « Un Prophète ». Les 2 plus rapides obtiendront ces 2 places pour 2.
10 bonnes raisons d'aller voir « Un Prophète » de Jacques Audiard :
Synopsis : Malik (Tahar Rahim), condamné à 6 ans de prison, ne sachant ni lire ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul à monde, il paraît ainsi plus jeune et plus fragile que les autres détenus. Il n'a que 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner la loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des « missions » il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer son propre réseau.
1. Parce que Jacques Audiard réussit à captiver le spectateur en l'immergeant dans un univers a priori particulièrement rugueux. Et il y parvient, magistralement, sans pour autant tomber dans la facilité, et notamment pas dans l'écueil du manichéisme dans lequel il aurait été si facile de tomber dans l'évocation du milieu carcéral, nous faisant suivre pas à pas, le souffle coupé, le cœur de battre presque arrêté, le parcours sinueux de ce jeune détenu.
2. Pour l'interprétation magistrale de Tahar Rahim dont c'est ici le premier grand rôle , une véritable révélation qui aurait mérité un prix d'interprétation à Cannes, qui campe ici un personnage à la fois fragile, énigmatique, égaré, malin, angélique et (puis) diabolique dont le regard et la présence, le jeu nuancé magnétisent l'écran, et qui est pour beaucoup dans le caractère attachant de ce personnage tout en ambivalence et mystère.
3. Parce que Jacques Audiard est un des grands cinéastes français actuels. Que son univers, son style ( et ses thèmes récurrents: filiation, rédemption, violence sociale...) ne ressemblent à aucun autre. Pour sa mise en scène, sobre, nerveuse, efficace, inspiré.
4. Parce que de son cinéma émane une poésie violente, singulière, saisissante, captivante.
5. Pour la portée politique de son film qui n'en cesse pas pour autant d'être divertissant. Un divertissement intelligent. A l'heure où les conditions de vie dans les prisons font objet de débat, tout en étant indéniablement divertissant, le film d'Audiard a une incontestable portée politique, chaque seconde du film démontrant à quel point la prison est devenue une microsociété où les trafics semblent se pérenniser, voire se développer. Les gardiens sont d'ailleurs très peu présents dans le film et les prisonniers semblent presque circuler à leur guise, à l'abri des regards extérieurs, là où la violence semble pourtant encore plus palpable. Audiard pointe le doigt sur une réalité tout en n'oubliant jamais le spectateur, tout en n'étant jamais dans le didactisme, la morale, non, il montre une réalité (la difficulté de vie dans les prisons où se développent les trafics plus qu'elles ne réinsèrent) en pleine actualité à l'image de ce qu'était l'école, sujet principal de la palme d'or 2008 « Entre les murs », raison pour laquelle, aussi, le film d'Audiard qui nous montre lui aussi une « métaphore de la société » (racisme etc... se retrouve, aussi, entre ces murs) « entre les murs », entre d'autres murs, avait été fortement pressenti pour la palme d'or de ce Festival de Cannes 2009.
6. Pour la richesse de ses personnages et évidemment de son personnage principal. Audiard montre une nouvelle fois son attachement à ses personnages et l'empathie dont il sait faire preuve à leur égard et nous faire passer, aussi abîmés par la vie soient-ils, des personnages que les difficultés de l'existence transforment radicalement. Malik réalise ainsi un véritable parcours initiatique Ainsi, orphelin, illettré, fragile, influençable, il va réussir à s'en sortir grâce à son intelligence. Malik va aussi user de la violence tout en étant rongé par la culpabilité, une culpabilité que les séquences oniriques rappellent, avec originalité et subtilité. Le titre "Un prophète" est, selon Jaques Audiard, à prendre "dans un sens ironique". C'est l'arrivée d'"un nouveau type de criminel, qui n'est pas un psychopathe, il est même un peu angélique". De victime, Malik devient ainsi héros, même si c'est sa survie qui l'exige : un héros meurtrier
7. Pour le scénario (idée originale d' Abdel Raouf Dafri, scénariste du dyptique Mesrine, et co-écrit par Thomas Bidegain et Jacques Audiard) de ce grand film qui mêle avec brio fantasmagorie et réalisme, violence et poésie noire, meurtre et rédemption, divertissement et sujet de société. L'excellent « Un héros très discret » avait d'ailleurs reçu le prix du scénario en 1996.
8. Parce que l'exigence et la rigueur (scénaristique, de mise en scène, d'interprétation) ne se font pas au détriment du public, bien au contraire.
9. Parce que c'est un film de genre qui en même temps n'appartient à aucun et le renouvèle. Fable initiatique. Film social et politique. Faux documentaire onirique. Film d'action. Il concilie les paradoxes et transcende les genres.
10. Parce que s'il n'a pas obtenu la consécration cannoise escomptée et méritée, il ne dépend que de vous qu'il la connaisse en salles.
...11. Parce que vous ne verrez pas passer ces 2H20 bien qu'emprisonnés (je vous le garantis) et parce que ça fait déjà beaucoup plus de 10 raisons d'y aller et que c'est suffisamment rare pour être souligné et récompensé par un grand succès en salles.
00:05 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES, CONCOURS/JEUX, CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2009 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, audiard, un prophète, festival de cannes, tahar rahim, concours, invitations |
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