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  • Programme du 7ème Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule : l’émotion avant tout !

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    Vous pouvez télécharger le programme complet du festival en cliquant ici.

    « La musique, c’est du rêve » selon le personnage incarné par Daniel Auteuil (le si fascinant, si hermétique, si ambigu, si complexe Stéphane) dans le chef-d’œuvre de Claude Sautet, Un cœur en hiver. Un des rares films de ce dernier dont la musique ne fut pas composée par Philippe Sarde...et pour cause puisque la musique de Ravel l’accompagne et en est même un personnage à part entière ! Philippe Sarde sera ainsi l’invité d’honneur de ce 7ème Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule pour lequel il donnera un concert exceptionnel le 26 juin. L’occasion notamment d’entendre la bouleversante Chanson d’Hélène des Choses de la vie (ma critique en bas de cet article, vous pourrez d'ailleurs -re-voir le film en question le 23 juin au cinéma Le Gulf Stream de La Baule).

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    La musique, c’est du rêve, certes, incontestablement. C’est aussi de l’émotion. Voilà d’ailleurs ce que nous a promis le cofondateur du festival Sam Bobino lors de la conférence de presse de cette édition 2021 qui a eu lieu ce matin à la Salle Atlantia de La Baule : « l’émotion qui prime avant tout ».

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    La nouvelle affiche 2021 réalisée par l’artiste Sébastien Dupouey nous invite ainsi à l'évasion...plus que jamais salutaire, et à retrouver l'indicible joie du cinéma au cinéma et en festivals…! 

    Le Festival du Cinéma et Musique de Film La Baule est ainsi un évènement unique tant par la qualité des films projetés, la symbiose entre cinéma et musique que la convivialité qui y règne.  Ce sera ainsi le « premier grand Festival de cinéma de l’été post-confinement ».  Une nouvelle date pour ce festival (qui se tiendra du 23 au 27 juin) qui souhaite ainsi adopter un positionnement plus « estival» et  qui ambitionne de devenir le rendez-vous incontournable du cinéma français juste avant l’été, ce qu’il sera sans nul doute au regard de la programmation annoncée ce matin mais aussi de ses nouvelles orientations. La musique sera bien sûr toujours et plus que jamais à l’honneur, cependant dans cette nouvelle formule l’accent sera davantage mis sur le cinéma français.  Le festival sera ainsi une fenêtre d’exposition pour les films qui sortent pendant l’été, une idée judicieuse quand certains films à l’affiche en juillet-août ne bénéficient pas de la visibilité qu’ils mériteraient.

    Des émotions au programme donc ! Et les émotions, les six précédentes éditions de ce festival n’en ont en effet pas été avares !

    « Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » « Entre l’art et la vie, je choisis la vie ».  Tel constitue l’un des pouvoirs magiques des festivals de cinéma : nous éviter d’être confrontés à ces choix cornéliens (ces citations sont extraites du film Un homme et une femme de Claude Lelouch) en permettant à l’art et la vie de s’entrelacer, au point qu’ils se confondent parfois, a fortiori au Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule où la musique est omniprésente, et procure à chaque instant une aura romanesque.

    Ainsi s'entremêlent mes souvenirs et émotions, de vie et de cinéma, accumulés au cours des six précédentes éditions du festival. Comment oublier ce 13 novembre 2015 ? Comment ne pas penser au concert de Michel Legrand qui avait eu lieu le lendemain, ce fameux 14 novembre 2015 donc, concert lors duquel Michel Legrand, alors comme toute l’assistance bouleversé par l’ignominie impensable qui avait eu lieu la veille, avait débuté son concert par un morceau improvisé et deux mesures de La Marseillaise

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    Emotions procurées par tant de films découverts dans le cadre de ce festival aussi, souvent les meilleurs de l’année parmi lesquels Paterson, À peine j’ouvre les yeux, Tanna, Le Prophète, Demain tout commence, Born to be blue, Jalouse, L’attente, Mr. Turner, Carole Matthieu, Tout nous sépare, Guy, La tortue rouge, Les hirondelles de Kaboul et, rien que pour l’année 2019, en compétition, sans doute les meilleurs films de l’année (Les Éblouis, J’ai perdu mon corps, La Belle époque, La dernière vie de Simon, La nuit venue, Lola vers la mer)…et tant d’autres et aussi de nombreux documentaires comme Abdel Rahman El Bacha - Un piano entre Orient et Occident, ou encore des courts-métrages. Sans oublier le concert mémorable de Francis Lai ou l’inoubliable concert de Vladimir Cosma.

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    Philippe Sarde sera donc l'invité d'honneur cette année (avec, au programme, un concert et deux master class), après Francis Lai, Michel Legrand, Vladimir Cosma, Eric Serra, Gabriel Yared. Sarde a ainsi signé les musiques de grands classiques du cinéma, de films  d’aventures d’abord : Fort Saganne, L’Ours, le Bossu ou La fille de d’Artagnan, mais aussi des musiques de films ou l’aventure est plus intime, comme celles des sublimes films de Claude Sautet (Les choses de la vie, César et Rosalie…) ou d'André Téchiné ( Hôtel des Amériques, Ma saison préférée …). Parmi les nombreux cinéastes avec lesquels il a travaillé figure également Bertrand Tavernier. Il a également composé la musique de Tess, nommé à l’Oscar de la meilleure musique.  Lors de ce concert, il nous proposera une adaptation de ses œuvres ainsi revisitées pour l’occasion, avec tout un travail d’arrangements réalisé spécifiquement pour le festival. Il sera accompagné d’un orchestre de chambre mais aussi d’une jeune chanteuse Angelina Wismes qui interprétera sept chansons écrites par Philippe Sarde.

     

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    Outre le concert de Philippe Sarde, au programme : des projections de long-métrages divisées en trois sections (compétition, hors compétition, coups de projecteur), 6 courts-métrages en compétition) et, comme toujours, des grands classiques du cinéma, des rencontres et master class (publiques, professionnelles, avec les scolaires), des expositions, animations.

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    Comme chaque année, les films en compétition seront départagés par un jury, cette année présidé par le comédien François Berléand. Il sera entouré de l’actrice Mélanie Bernier, du compositeur Matthieu Gonet, de l’acteur Hugo Becker, de l’actrice Alice Taglioni.  En ouverture, sera projeté le film Profession du père de Jean-Pierre Améris (en salles le 28 juillet 2021). En clôture, les festivaliers auront le plaisir de découvrir le film de Stéphane Foenkinos et David Foenkinos Les Fantasmes (en salles le 18 août 2021).

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    Parmi les films de cette édition, il me tarde de découvrir notamment Profession du père de Jean-Pierre Améris, C’est toi que j’attendais de Stéphanie Pilonca (mis en musique par Aurélie Saada, film en compétition),  Sœurs de Yamina Benguigui ( avec la présence potentielle d’Isabelle Adjani, hors compétition), et même un film qui sera déjà sorti en salles le 13 juin Villa Caprice de Bernard Stora ou encore Music de Sia, un film annoncé par le nouveau programmateur du festival, Florestan La Torre, comme « très lumineux, très poétique » (un film qui ne sortira pas en France).  Le petit Piaf de Gérard Jugnot sera également présenté en compétition et en avant-première  (sortie prévue en février 2022.)

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    Les longs-métrages en Compétition

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    Les longs-métrages Hors Compétition sont les suivants :

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    Les coups de projecteurs ( longs-métrages singuliers dans lesquels la musique joue un véritable rôle) :

     

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    Comme toujours, le festival proposera : des master class, des débats notamment sur "la place des compositrices dans le cinéma français", la rencontre au Marché de La Baule,  une exposition photo dédiée cette année à la Nouvelle Vague au Centre Culturel Chapelle Saint-Anne du 19 juin au 4 juillet, une résidence d'artistes nommée « La Factory ». Parmi les nouveautés : un village du festival, la salle Atlantia transformée en cinéma, l’excellent site Universcine dont je vous parle souvent ici partenaire du festival, mais aussi une nouvelle équipe à la programmation du festival, des ateliers professionnels. Autre nouveauté : un pass unique de 65 euros mis en vente le 1er juin sur le site du festival (250 pass seront ainsi mis en vente), et sur place au Cinéma Le Gulf Stream à partir du 13 juin. Pas de réservation à l’avance désormais. Le pass permettra de voir les films dès lors qu’il sera en votre possession.  Pour le concert, vous pourrez également effectuer vos réservations dès le 1er juin. D'autres films surprises viendront s’ajouter à la liste. Cet article sera complété également avec les classiques parmi lesquels il y a fort à parier qu’il y aura Les choses de la vie de Claude Sautet dont je vous propose ma critique ci-dessous.

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    La Baule était célèbre pour sa plage et les cinéastes qu’elle a inspirés comme Diane Kurys qui, en 1990, y tourna le populaire La Baule-les-pins et très récemment, Christophe Barratier pour Envole-moi actuellement à l’affiche. Pas moins de 58 œuvres cinématographiques furent ainsi tournées en Pays de La Loire en 2020, certaines à La Baule comme L’origine du mal. La Baule est donc désormais aussi célèbre pour son nouveau festival de cinéma créé il y a 7 ans par Sam Bobino et Christophe Barratier, des années après la fin du Festival du Film Européen de La Baule.

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    « Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte ». Telle est la citation d’ouverture du film Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch que j’avais eu le plaisir de revoir au Festival de La Baule (comme tant d’autres classiques d’ailleurs, notamment West side story ou Le cercle rouge), une citation empruntée à Albert Cohen à laquelle chaque année ce festival qui nous unit dans un océan de musiques est un parfait démenti. Je vous le promets : vous en repartirez avec une envie fiévreuse de vous enivrer de musiques !

    Pour toutes les informations pratiques : le site officiel du festival

    Pour revoir la conférence de presse : la page Facebook du festival

    CRITIQUE de LES CHOSES DE LA VIE DE CLAUDE SAUTET

    Mercredi 23/06 - 12H30 - Cinéma Le Gulf Stream

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    L’hommage que le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2021 rendra à Philippe Sarde est pour moi l’excellent prétexte pour vous parler à nouveau de Claude Sautet pour qui Sarde a composé la musique du film Les Choses de la vie. Avec quelques digressions pour évoquer ma passion pour l'ensemble de la filmographie de Claude Sautet...en espérant vous donner envie de (re)voir ses films.

    Les choses de la vie est certainement le film de Sautet que j’ai le plus de mal à revoir tant il me bouleverse à chaque fois, sans doute parce qu’il met en scène ce que chacun redoute : la fatalité qui fauche une vie en plein vol. Le film est en effet placé d’emblée sous le sceau de la fatalité puisqu’il débute par un accident de voiture. Et une cacophonie et une confusion qui nous placent dans la tête de Pierre (Michel Piccoli). Cet accident est le prétexte à un remarquable montage qui permet une succession de flashbacks, comme autant de pièces d’un puzzle qui, reconstitué, compose le tableau de la personnalité de Pierre et de sa vie sentimentale.

    Au volant de sa voiture, Pierre (Michel Piccoli donc), architecte d’une quarantaine d’années, est victime d’un accident. Éjecté du véhicule, il gît inconscient sur l’herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène (Romy Schneider), une jeune femme qu’il voulait quitter, sa femme Catherine (Lea Massari) et son fils (Gérard Lartigau)...

    Sur la tombe de Claude Sautet, au cimetière Montparnasse, il est écrit : « Garder le calme devant la dissonance ». Voilà probablement la phrase qui définirait aussi le mieux son cinéma. Celui de la dissonance. De l’imprévu. De la note inattendue dans la quotidienneté. Et aussi parce que cette épitaphe fait référence à la passion de Claude Sautet pour la musique. Le tempo des films de Sautet est ainsi réglé comme une partition musicale, impeccablement rythmée, une partition dont on a l’impression qu’en changer une note ébranlerait l’ensemble de la composition.

    Tous les films de Sautet se caractérisent d’ailleurs aussi par le suspense (il était fasciné par Ford et Hawks) : le suspense sentimental avant tout, concourant à créer des films toujours haletants et fascinants.  Claude Sautet citait ainsi souvent la phrase de Tristan Bernard : « il faut surprendre avec ce que l’on attend ». On ne peut certainement pas reprocher au cinéma de Claude Sautet d’être démesurément explicatif. C’est au contraire un cinéma de l’implicite, des silences et du non-dit. Pascal Jardin disait de Claude Sautet qu’il « reste une fenêtre ouverte sur l’inconscient ».

    Si son premier film, Classe tous risques, est un polar avec Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo ( Bonjour sourire, une comédie, a été renié par Claude Sautet qui n’en avait assuré que la direction artistique), nous pouvons déjà y trouver ce fond de mélancolie qui caractérise tous ses films et notamment  Les choses de la vie même si a priori Claude Sautet changeait radicalement de genre cinématographique avec cette adaptation d’un roman de Paul Guimard, écrite en collaboration avec Jean-Loup Dabadie.

     « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu’ils font (..). Claude Sautet c’est la vitalité. » disait ainsi Truffaut. Et en effet, le principal atout des films de Sautet, c’est la virtuosité avec laquelle sont dépeints, filmés et interprétés ses personnages qui partent de stéréotypes pour nous faire découvrir des personnalités attachantes et tellement uniques, qui se révèlent finalement éloignées de tout cliché.

    On a souvent dit de Claude Sautet qu'il était le peintre de la société des années 70 mais en réalité la complexité des sentiments de ses personnages disséquée avec une rare acuité est intemporelle.  S’il est vrai que la plupart de ses films sont des tableaux de la société contemporaine, notamment de la société d’après 1968, et de la société pompidolienne, puis giscardienne, et enfin mitterrandienne, ses personnages et les situations dans lesquelles il les implique sont avant tout universels, un peu comme  La Comédie Humaine peut s’appliquer aussi bien à notre époque qu’à celle de Balzac.

    Ce sont avant tout de ses personnages dont on se souvient après avoir vu un film de Sautet. Ses films ensuite porteront d’ailleurs presque tous des prénoms pour titres. On se dit ainsi que  Les choses de la vie aurait ainsi pu s'intituler... Hélène et Pierre.

    Même dans Quelques jours avec moi, qui ne porte pas pour titre des prénoms de personnages (un film de Sautet méconnu que je vous recommande, où son regard se fait encore plus ironique et acéré, un film irrésistiblement drôle et non dénué de douce cruauté), c’est du personnage de Pierre (interprété par Daniel Auteuil) dont on se souvient. 

    De Nelly et M. Arnaud, on se souvient d'Arnaud (Michel Serrault), magistrat à la retraite, misanthrope et solitaire, et de Nelly (Emmanuelle Béart), jeune femme au chômage qui vient de quitter son mari. Au-delà de l’autoportrait ( Serrault y ressemble étrangement à Sautet ), c’est l’implicite d’un amour magnifiquement et pudiquement esquissé, composé jusque dans la disparition progressive des livres d’Arnaud, dénudant ainsi sa bibliothèque et faisant référence à sa propre mise à nu. La scène pendant laquelle Arnaud regarde Nelly dormir, est certainement une des plus belles scènes d’amour du cinéma : silencieuse, implicite, bouleversante. Le spectateur retient son souffle et le suspense y est à son comble. Sautet a atteint la perfection dans son genre, celui qu’il a initié  avec Les choses de la vie : le thriller des sentiments.

    Dans Un cœur en hiver, là aussi, le souffle du spectateur est suspendu à chaque regard, à chaque note, à chaque geste d’une précision rare, ceux de Stephan (Daniel Auteuil). Je n’ai d'ailleurs encore jamais trouvé au cinéma de personnages aussi « travaillés » que Stéphane, ambigu, complexe qui me semble avoir une existence propre, presque vivre en dehors de l’écran. Là encore comme s'il s'agissait un thriller énigmatique, à chaque visionnage, je l’interprète différemment, un peu aussi comme une sublime musique ou œuvre d’art qui à chaque fois me ferait ressentir des émotions différentes. Stéphane est-il vraiment indifférent ? Joue-t-il un jeu ? Ne vit-il qu’à travers la musique ? « La musique c’est du rêve » dit-il.

    Et puis, évidemment,  il y a l’inoubliable César. Un des plus beaux rôles d’Yves Montand. Derrière l’exubérance et la truculence de César, on ressent constamment la mélancolie sous-jacente. Claude Beylie parlait de « drame gai » à propos de César et Rosalie, terme en général adopté pour la Règle du jeu de Renoir, qui lui sied également parfaitement.

    César, Rosalie, Nelly, Arnaud, Vincent, François, Paul, Max, Mado, …et les autres. Les films de Sautet sont donc avant tout des films de personnages. Des personnages égarés affectivement et/ou socialement, des personnages énigmatiques et ambivalents.

    Les choses de la vie, c’est le film par lequel débute  la collaboration de Claude Sautet avec le compositeur Philippe Sarde. Le thème nostalgique et mélancolique intitulé La chanson d’Hélène a aussi contribué à son succès. Sarde avait d’ailleurs fait venir Romy Schneider et Michel Piccoli en studio pour qu’ils posent leur voix sur la mélodie. Cette version, poignante, ne sera finalement pas utilisée dans le film.

    Et puis il y a les dialogues, remarquables, qui pourraient aussi être qualifiés de musiques, prononcés par les voix si mélodieuses et particulières de Romy Schneider et Michel Piccoli :  « Quel est le mot pour mentir enfin pas mentir mais raconter des histoires, mentir mais quand on invente affabuler ». « Je suis fatiguée de t'aimer. » « Brûler la lettre pour ne pas vivre seul. » Parfois ils sont cinglants aussi… : la fameuse dissonance ! Comme « Nous n'avons pas d'histoire et pour toi c'est comme les gens qui n'ont pas d'enfants c'est un échec». On songe à la magnifique lettre de Rosalie dans César et Rosalie, aux mots prononcés par la voix captivante de Romy Schneider qui pourraient être ceux d’un poème ou d’une chanson : « Ce n'est pas ton indifférence qui me tourmente, c'est le nom que je lui donne : la rancune, l'oubli. David, César sera toujours César, et toi, tu seras toujours David qui m'emmène sans m'emporter, qui me tient sans me prendre et qui m'aime sans me vouloir... ».

    Il y eut un avant et un après Les choses de la vie pour Claude Sautet mais aussi pour Romy Schneider et Michel Piccoli. La première est aussi éblouissante qu’émouvante en femme éperdument amoureuse, après La Piscine de Jacques Deray, film dans lequel elle incarnait une femme sublime, séductrice dévouée, forte, provocante. Et Michel Piccoli incarne à la fois la force, l’élégance et la fragilité et puis il y a cette voix ensorceleuse et inimitable qui semble nous murmurer son histoire à notre oreille.

    Comme dans chacun des films de Sautet, les regards ont aussi une importance cruciale. On se souvient de ces regards échangés à la fin de César et Rosalie. Et du regard tranchant de Stéphane (Daniel Auteuil) dans Un cœur en hiver…Et de ce dernier plan qui est encore affaire de regards.

    Le personnage de Stéphane ne cessera jamais de m’intriguer, comme il intrigue Camille (Emmanuelle Béart), exprimant tant d’ambiguïté dans son regard brillant ou éteint. Hors de la vie, hors du temps. Je vous le garantis, vous ne pourrez pas oublier ce crescendo émotionnel jusqu’à ce plan fixe final polysémique qui vous laisse ko et qui n’est pas sans rappeler celui de Romy Schneider à la fin de « Max et les ferrailleurs » ou de Michel Serrault (regard absent à l’aéroport) dans « Nelly et Monsieur Arnaud » ou de Montand/Frey/Schneider dans « César et Rosalie ». Le cinéma de Claude Sautet est finalement affaire de regards, qu’il avait d’une acuité incroyable, saisissante sur la complexité des êtres. Encore une digression pour vous recommander "Un coeur en hiver", mon film de Sautet préféré, une histoire d’amour, de passion(s), cruelle, intense, poétique, sublime, dissonante, mélodieuse, contradictoire, trouble et troublante, parfaitement écrite, jouée, interprétée, mise en lumière, en musique et en images (ma critique complète sur Inthemoodforcinema.com).

    Dans Les choses de la vie, on se souviendra longtemps du regard d’Hélène qui, de l’autre côté de la porte de son immeuble et à travers la vitre et la pluie, regarde, pour la dernière fois, Pierre dans la voiture, allumer sa cigarette sans la regarder, et partir vers son fatal destin. Et quand il relève la tête pour regarder elle n'est plus là et il semble le regretter. Et quand elle revient, il n’est plus là non plus. Un rendez-vous manqué d’une beauté déchirante….

    Les regards sont aussi capitaux dans la séquence sublime du restaurant dans laquelle ils passent du rendez-vous d’amour à la dispute, une scène qu’ils ne paraissent pas jouer mais vivre sous nos yeux, dans un de ces fameux cafés ou brasseries qu’on retrouvera ensuite dans tous les films de Claude Sautet, dans les scènes de groupe dont Vincent, François, Paul et les autres est le film emblématique. On retrouvera aussi la solitude dans et malgré le groupe. « A chaque film, je me dis toujours : non, cette fois tu n’y tournes pas. Et puis, je ne peux pas m’en empêcher. Les cafés, c’est comme Paris, c’est vraiment mon univers. C’est à travers eux que je vois la vie. Des instants de solitude et de rêvasseries. »  dira ainsi Claude Sautet. On retrouvera souvent les personnages filmés à travers les vitres de ces mêmes cafés, des scènes de pluie qui sont souvent un élément déclencheur, des scènes de colère (peut-être inspirées par les scènes de colère incontournables dans les films de Jean Gabin, Sautet ayant ainsi revu Le jour se lève …17 fois en un mois!), des femmes combatives souvent incarnées par Romy Schneider puis par Emmanuelle Béart, des fins souvent ouvertes.

    Annie Girardot et Yves Montand puis Lino Ventura déclinèrent les rôles d'Hélène et de Pierre dans Les choses de la vie. Romy Schneider et Michel Piccoli seront ainsi à jamais Hélène et Pierre. Inoubliables. Comme le rouge d’une fleur. Peut-être la dernière chose que verra Pierre qui lui rappelle le rouge de la robe d’Hélène. Comme cet homme seul sous la pluie, mortellement blessé, gisant dans l'indifférence, tandis que celle qu’il aime, folle d’amour et d’enthousiasme, lui achète des chemises. Et que lui rêve d’un banquet funèbre. Et qu’il murmure ces mots avec son dernier souffle de vie qui, là encore, résonnent comme les paroles d’une chanson :  «J'entends les gens dans le jardin. J'entends même le vent. » Et ces vêtements ensanglantés ramassés un à un par une infirmière, anonymes, inertes.

    Je termine toujours ou presque la vision d’un film de Sautet bouleversée, avec l’envie de vivre plus intensément encore car là était le véritable objectif de Claude Sautet : nous « faire aimer la vie »…et il y est parvenu, magistralement. En nous racontant des « histoires simples », il a dessiné des personnages complexes qui nous parlent si bien de « choses de la vie ». Claude Sautet, en 14 films, a su imposer un style, des films inoubliables, un cinéma du désenchantement enchanteur, d’une savoureuse mélancolie, de l’ambivalence et de la dissonance jubilatoires, une symphonie magistrale dont chaque film est un morceau unique indissociable de l’ensemble, et celui-ci est sans doute le plus tragique et poignant.

    Il y a les cinéastes qui vous font aimer le cinéma, ceux qui vous donnent envie de faire du cinéma, ceux qui vous font appréhender la vie différemment, voire l’aimer davantage encore. Claude Sautet, pour moi, réunit toutes ces qualités.

    Certains films sont ainsi comme des rencontres, qui vous portent, vous enrichissent, vous influencent ou vous transforment même parfois. Les films de Claude Sautet font partie de cette rare catégorie et de celle, tout aussi parcimonieuse, des films dont le plaisir à les revoir, même pour la dixième fois, est toujours accru par rapport à la première projection. J’ai beau connaître les répliques par cœur, à chaque fois César et Rosalie m’emportent dans leur tourbillon de vie joyeusement désordonné, exalté et exaltant. J’ai beau connaître par cœur Les choses de la vie  et le destin tragique de Pierre me bouleverse toujours autant et ce « brûle la lettre » ne cesse de résonner encore et encore comme une ultime dissonance.

    Les choses de la vie obtint le Prix Louis-Delluc 1970 et connut aussi un grand succès public.

    Critique de ETE 85 de François Ozon

    (Dimanche 27/06, cinéma Le Gulf Stream, 12H30)

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    Les premières minutes des films d’Ozon, brillants exercices d’exposition mais aussi de manipulation, sont des éléments incontournables de ses scénarii ciselés, délicieusement retors et labyrinthiques, et sont toujours annonciatrices des thématiques que chacun de ses films explore : deuil, mensonge, désir, enfoui et/ou inavoué et/ou dévorant.  Avec toujours ce sens précis de la mise en scène (maligne, complice ou traitre), riche de mises en abyme. Dès les premières secondes, il happe l’attention et pose les fondations d’un univers dont la suite consistera bien souvent à le déconstruire. « Été 85 » ne déroge pas à la règle. C’est le cliquetis d’une cellule qu'on ouvre qui précède la vision de deux silhouettes dans la pénombre, fantomatiques. Et puis, ces mots tranchants et saisissants : « Je dois être dingue. Quand on a choisi la mort comme passe-temps, c'est qu'on est dingue. […]Ce qui m'intéresse c'est la mort. Un cadavre m'a fait un effet pas possible. Si vous n'avez pas envie de savoir comment il est devenu un cadavre alors vous n'avez qu'à laisser tomber ce n'est pas une histoire pour vous. » Ensuite, la rupture de style avec ces images éblouissantes de la plage du Tréport, sur fond de la musique de "In Between days" de The Cure. Toujours aussi cette dichotomie (ici entre ombre et lumière, désirs -de vie, amoureux- et mort qui plane), présente dès le début, qui laisse présager un drame, inéluctable. L’illusion aussi : du bonheur, et celle que crée le cinéma. Un début qui rappelle celui de « Frantz » : les cloches d’une église qui retentissent et une silhouette fantomatique qui apparaît, furtivement, un homme de dos, courant dans la rue.  Les premiers plans d’« Une nouvelle amie » jouaient aussi avec notre perception de la réalité, et là aussi, se référaient à la mort, donnant l’impression qu’une femme se prépare pour une cérémonie de mariage qui est en fait son enterrement. Là aussi, un premier plan dans lequel tout était dit : le deuil, l’apparence trompeuse, l’illusion, la double identité.

    L’été 85, c’est celui des 16 ans d’Alexis (Félix Lefebvre) qui, lors d’une sortie en mer, est sauvé héroïquement du naufrage (et donc de la mort, déjà) par David (Benjamin Voisin), 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu'un été ?  C’est aussi l’été 85, celui de ses 17 ans, que François Ozon a lu le roman d’Aidan Chambers, « La Danse du coucou » dont « Été 85 » est adapté. « Été 85 » faisait aussi partie de la Sélection officielle du Festival de Cannes 2020.

    Alexis ne cesse de parler de la mort sans doute pour en exorciser la hantise : « Les baignoires m'ont toujours fait penser à des cercueils ». Quant à David, il a perdu son père et il feint de ne rien en éprouver (« T'inquiète, c'est passé. ») et il dégaine son peigne comme un cowboy dégainerait un couteau : Ozon met ainsi en scène une inquiétante normalité qui, d’un instant à l’autre, semble pouvoir dériver vers le drame, toujours latent.

    En 2001, « Sous le sable », était le premier film de François Ozon sur le deuil et le refus de son acceptation. Le personnage incarné par Charlotte Rampling refusait ainsi d’accepter la mort de son mari tout comme Adrien et Anna, dans « Frantz » sont éprouvés par la mort de ce dernier qu’ils tentent de faire revivre à leur manière.  Dans « Une nouvelle amie », lorsque Claire et David révèlent leurs vraies personnalités en assumant leur féminité, travestissant la réalité, maquillant leurs désirs et leurs identités, c’est aussi pour faire face au choc dévastateur du deuil. Dans « Le temps qui reste », film sur les instantanés immortels d’un mortel qui en avait plus que jamais conscience face à l’imminence de l’inéluctable dénouement, là aussi, déjà, la mort rôdait constamment.

    Dans le cinéma de François Ozon, les êtres ne sont jamais réellement ce qu’ils paraissent. Ils dissimulent une blessure, un secret, leur identité, un amour, une culpabilité.  Ses films sont ainsi souvent à l’image de ceux dont ils relatent l’histoire : en trompe-l’œil, multiples et audacieux, derrière une linéarité et un classicisme apparents.  Manipulateur hors-pair, Ozon fait ainsi l’éloge de l’illusion et ainsi de son propre art comme dans « Dans la maison » dans lequel il s’amusait avec les mots faussement dérisoires ou terriblement troublants et périlleux. Dans « Frantz », hymne à la vie comme peut l’être « Été 85 » Rilke était le poète préféré d’Anna, lui qui dans « Lettres à un jeune poète » mieux que quiconque a su définir l’art et l’amour, et les liens qui les unissent. Dans « Été 85 » aussi, l’écriture à nouveau permet à la vérité d’éclater et à l’amour de revivre, en tout cas une vérité, celle vue à travers le regard et les mots d’Alexis. Dans « Dans la maison », Ozon rendait déjà hommage au prodigieux pouvoir des mots (dans « Swimming pool » aussi), à leur troublante beauté, nous donnant des pistes pour mieux nous en écarter, bref, nous manipulant tout comme l’élève y manipule son professeur par un savant jeu de mise en abyme (un personnage de professeur d’ailleurs également présent dans « Été 85 » sous les traits de Melvil Poupaud.) Jeu de doubles, de miroirs et de reflets dans la réalisation comme dans les identités sont aussi souvent à l’œuvre dans le cinéma d’Ozon. Une fois de plus, Ozon fait ici l’éloge de l’art, de l’imaginaire, son pouvoir destructeur et salvateur. Ainsi, pour Alexis, la seule façon de retrouver David, c'est de lui redonner vie à travers les mots. Par la force de l’imaginaire. « Depuis que j'ai commencé à écrire c'est comme si j'étais devenu moi-même un personnage. » dit-il ainsi. L’imaginaire qui traduit ou trahit la réalité : « Ce n'est pas David que tu aimes mais l'idée que tu te fais de lui. », « Tu crois qu'on invente les gens qu'on aime ? ».

    Plusieurs scènes sont des bijoux d’émotion et/ou de tension avec toujours, un sens aigu du suspense : la scène du naufrage mais aussi deux scènes qui se répondent. Deux danses fiévreuses sur « Sailing » de Rod Stewart, foudroyantes de beauté qui glorifient la vie, la fureur de vivre même, celle de David épris de rage de vivre qui roule de plus en plus vite pour essayer de rattraper la vitesse (« Pourquoi perdre du temps, on est tous mortels ») mais aussi de l’amour, celui dont Alexis n’est « jamais rassasié. »

    Ce après quoi David court, Ozon nous le donne avec ce film envoûtant : une « bulle de temps intemporelle ». Une fois de plus, son film est construit comme une démonstration parfaite et implacable. En plus de ces deux scènes précédemment évoquées dans lesquelles vie et mort s’en(tre)lacent, le début et la fin se répondent comme dans presque tous ses films. Le plan de la fin (lumineux, ouvrant sur l’avenir, l’ailleurs, l’espoir, en extérieur, avec un personnage de dos) étant le parfait contraire de celui du début (obscur, annonciateur d’un avenir désespéré, dénué d’espoir, dans un lieu clos, avec un personnage de face). Une fin qui rappelle celle que Germain (Fabrice Luchini) définit comme idéale dans le cours d’écriture qu’il donne à son élève dans « Dans la maison » : « Quand le spectateur se dit : Je ne m’attendais pas à ça et ça ne pouvait pas finir autrement ».

    Ozon, une fois de plus, joue et jongle brillamment avec les genres cinématographiques,  les références (notamment  à la trouble incandescence de « Plein soleil », certains plans sur le bateau évoquant le film de René Clément), les perceptions, les illusions (du spectateur, des personnages) pour nous raconter une histoire d’amour universelle portée par deux acteurs à fleur de peau sidérants de justesse, Benjamin Voisin (déjà remarquable dans l’incroyablement inventif film de Léo Karmann, « La Dernière vie de Simon ») et Félix Lefebvre (sans oublier les excellents seconds rôles au premier rang desquels Valeria Bruni Tedeschi en mère loufoque), mais aussi grâce à une reconstitution à la fois réaliste et fantasmagorique d’une époque (aussi grâce au grain si particulier du Super 16), une bande-originale romantique et nostalgique. Un film fougueux, électrique, malicieusement dichotomique, sombre et lumineux, cruel et doux, tragique et ironique, qui enfièvre la réalité, enragé de fureur de vivre, d’aimer pour raconter la mort, ou la défier peut-être... Et une fois de plus, une passionnante réflexion sur le pouvoir des illusions, artistiques ou amoureuses, qui, au dénouement de ce film intense, portent et emportent vers un avenir radieux empreint de la beauté mélancolique d’un vers de Verlaine. Ou d’une danse funèbre, terriblement sublime, à jamais gravée dans nos mémoires de spectateurs.

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  • La 7ème édition du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule aura bien lieu (du 23 au 27 juin 2021)

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    Je vous en parlais dès janvier dernier (ci-dessous mon article complet) : je suis donc ravie de vous confirmer que l'édition 2021 du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule aura bien lieu, du 23 au 27 juin. Un évènement unique tant par la qualité des films projetés, la symbiose entre cinéma et musique que la convivialité qui y règne.  Ce sera ainsi le "premier grand Festival de cinéma de l’été post-confinement". Une nouvelle date pour ce festival qui souhaite adopter un positionnement plus "estival"  et  qui ambitionne de devenir le rendez-vous incontournable du Cinéma Français juste avant l’été.
     
    Au programme : outre le concert de Philippe Sarde (dont je vous parle ci-dessous), projections de longs et courts-métrages en avant-première ou inédits (en compétition) en présence des équipes de films, de longs métrages singuliers (« coups de projecteur » hors compétition) et de grands classiques, rencontres et master-class (publiques, professionnelles, avec les scolaires), expositions, animations.
     
    En attendant d'en savoir plus sur la programmation, découvrez, ci-dessus, la nouvelle affiche 2021 réalisée par l’artiste Sébastien Dupouey, laquelle nous invite à l'évasion...plus que jamais salutaire, et à retrouver l'indicible joie du cinéma au cinéma et en festivals...
     

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    « Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » « Entre l’art et la vie, je choisis la vie ».  Tel est l’un des pouvoirs magiques des festivals de cinéma : nous éviter d’être confrontés à ces choix cornéliens (ces citations sont extraites du film Un homme et une femme de Claude Lelouch) en permettant à l’art et la vie de s’entrelacer, au point qu’ils se confondent parfois, a fortiori au Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule où la musique est omniprésente, et procure à chaque instant une aura romanesque.

    Des six premières éditions du festival, je n’en ai manqué aucune et plus que nulle part ailleurs mes souvenirs de vie et de cinéma s’y entremêlent. Comment oublier que j’y ai passé le 13 novembre 2015 ? Comment ne pas penser au concert de Michel Legrand qui avait eu lieu le lendemain, ce fameux 14 novembre 2015 donc, concert lors duquel Michel Legrand, alors comme toute l’assistance bouleversé par l’ignominie impensable qui avait eu lieu la veille, avait débuté son concert par un morceau improvisé et deux mesures de La Marseillaise ? Et puis la mise en abyme était à son apogée dans le cadre de ce festival puisque j’avais en effet immortalisé cette soirée du 14 novembre 2015 à La Baule dans l’une des nouvelles de mon recueil sur les festivals de cinéma Les illusions parallèles, publié en 2016, avec une nouvelle intitulée Un certain 14 novembre, un recueil que j’ai eu le plaisir de dédicacer le… 13 novembre de l’année suivante au festival, aux côtés de Lalo Schifrin, invité d’honneur cette année-là.

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    Une oasis de quiétude, de rêve et d'évasion. Voilà ce vers quoi nous invite à voyager l'affiche du 7ème Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule en référence aux films d'Aventure, thématique de cette édition, mais aussi à Philippe Sarde, invité d'honneur du festival, lequel a notamment signé les musiques de grands films d’aventures telles que celles de Fort Saganne, L’Ours, le Bossu ou La fille de d’Artagnan, mais aussi des musiques de films ou l’aventure est plus intime, comme celles des sublimes films de Claude Sautet (Les choses de la vie, César et Rosalie…) ou d'André Téchiné ( Hôtel des Amériques, Ma saison préférée …). L'hôtel Hermitage, lieu phare du festival apparaît ici comme une oasis au milieu du désert en lequel se transforme la plage de La Baule.

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    Pour rêver sous le ciel mystérieux, magique, et constellé d'étoiles de l’affiche qui fait allusion aux contes orientaux mais aussi au récit d’aventure de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, il faudra donc patienter un peu car  le festival qui devait avoir lieu du 10 au 15 novembre 2020 a été reporté au mois de Juin 2021, du 23 au 27.

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    En plus des concerts de ses invités d’honneur (au premier rang desquels celui, absolument inoubliable, de Vladimir Cosma), j’ai découvert tant de films remarquables grâce à ce festival parmi lesquels Paterson, À peine j’ouvre les yeux, Tanna, Le Prophète, Demain tout commence, Born to be blue, Jalouse, L’attente, Mr. Turner, Carole Matthieu, Tout nous sépare, Guy, La tortue rouge, Les hirondelles de Kaboul et, rien que pour l’année 2019, en compétition, sans doute les meilleurs films de l’année (Les Éblouis, J’ai perdu mon corps, La Belle époque, La dernière vie de Simon, La nuit venue, Lola vers la mer)…et tant d’autres et aussi de nombreux documentaires comme Abdel Rahman El Bacha - Un piano entre Orient et Occident, ou encore des courts-métrages.

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    « Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte ». Telle est la citation d’ouverture du film Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch que j’avais eu le plaisir de revoir au Festival de La Baule (comme tant d’autres classiques d’ailleurs, notamment West side story ou Le cercle rouge), une citation empruntée à Albert Cohen à laquelle chaque année ce festival qui nous unit dans un océan de musiques est un parfait démenti. Chaque année, je repars ainsi de ce festival avec une envie fiévreuse de m’enivrer de musiques. Et je ne doute pas que ce sera le cas après cette édition de Juin 2021 à laquelle je vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour vous griser de musiques sur la plus longue plage d’Europe, baie aux mille visages, entre élégante quiétude et beauté incendiaire. 

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    La Baule était célèbre pour sa plage et les cinéastes qu’elle a inspirés comme Diane Kurys qui, en 1990, y tourna le populaire La Baule-les-pins. Elle l’est désormais aussi pour son festival de cinéma (créé il y a 7 ans par Sam Bobino et Christophe Barratier) auquel nous souhaitons une longue vie même si la route de cette 7ème édition a été jalonnée d’obstacles dont, sans aucun doute, ce bel évènement sortira encore grandi.

    CRITIQUE de LES CHOSES DE LA VIE DE CLAUDE SAUTET

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    L’hommage que le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2021 rendra à Philippe Sarde est pour moi l’excellent prétexte pour vous parler à nouveau de Claude Sautet pour qui Sarde a composé la musique du film Les Choses de la vie. Avec quelques digressions pour évoquer ma passion pour l'ensemble de la filmographie de Claude Sautet...en espérant vous donner envie de (re)voir ses films.

    Les choses de la vie est certainement le film de Sautet que j’ai le plus de mal à revoir tant il me bouleverse à chaque fois, sans doute parce qu’il met en scène ce que chacun redoute : la fatalité qui fauche une vie en plein vol. Le film est en effet placé d’emblée sous le sceau de la fatalité puisqu’il débute par un accident de voiture. Et une cacophonie et une confusion qui nous placent dans la tête de Pierre (Michel Piccoli). Cet accident est le prétexte à un remarquable montage qui permet une succession de flashbacks, comme autant de pièces d’un puzzle qui, reconstitué, compose le tableau de la personnalité de Pierre et de sa vie sentimentale.

    Au volant de sa voiture, Pierre (Michel Piccoli donc), architecte d’une quarantaine d’années, est victime d’un accident. Éjecté du véhicule, il gît inconscient sur l’herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène (Romy Schneider), une jeune femme qu’il voulait quitter, sa femme Catherine (Lea Massari) et son fils (Gérard Lartigau)...

    Sur la tombe de Claude Sautet, au cimetière Montparnasse, il est écrit : « Garder le calme devant la dissonance ». Voilà probablement la phrase qui définirait aussi le mieux son cinéma. Celui de la dissonance. De l’imprévu. De la note inattendue dans la quotidienneté. Et aussi parce que cette épitaphe fait référence à la passion de Claude Sautet pour la musique. Le tempo des films de Sautet est ainsi réglé comme une partition musicale, impeccablement rythmée, une partition dont on a l’impression qu’en changer une note ébranlerait l’ensemble de la composition.

    Tous les films de Sautet se caractérisent d’ailleurs aussi par le suspense (il était fasciné par Ford et Hawks) : le suspense sentimental avant tout, concourant à créer des films toujours haletants et fascinants.  Claude Sautet citait ainsi souvent la phrase de Tristan Bernard : « il faut surprendre avec ce que l’on attend ». On ne peut certainement pas reprocher au cinéma de Claude Sautet d’être démesurément explicatif. C’est au contraire un cinéma de l’implicite, des silences et du non-dit. Pascal Jardin disait de Claude Sautet qu’il « reste une fenêtre ouverte sur l’inconscient ».

    Si son premier film, Classe tous risques, est un polar avec Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo ( Bonjour sourire, une comédie, a été renié par Claude Sautet qui n’en avait assuré que la direction artistique), nous pouvons déjà y trouver ce fond de mélancolie qui caractérise tous ses films et notamment  Les choses de la vie même si a priori Claude Sautet changeait radicalement de genre cinématographique avec cette adaptation d’un roman de Paul Guimard, écrite en collaboration avec Jean-Loup Dabadie.

     « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu’ils font (..). Claude Sautet c’est la vitalité. » disait ainsi Truffaut. Et en effet, le principal atout des films de Sautet, c’est la virtuosité avec laquelle sont dépeints, filmés et interprétés ses personnages qui partent de stéréotypes pour nous faire découvrir des personnalités attachantes et tellement uniques, qui se révèlent finalement éloignées de tout cliché.

    On a souvent dit de Claude Sautet qu'il était le peintre de la société des années 70 mais en réalité la complexité des sentiments de ses personnages disséquée avec une rare acuité est intemporelle.  S’il est vrai que la plupart de ses films sont des tableaux de la société contemporaine, notamment de la société d’après 1968, et de la société pompidolienne, puis giscardienne, et enfin mitterrandienne, ses personnages et les situations dans lesquelles il les implique sont avant tout universels, un peu comme  La Comédie Humaine peut s’appliquer aussi bien à notre époque qu’à celle de Balzac.

    Ce sont avant tout de ses personnages dont on se souvient après avoir vu un film de Sautet. Ses films ensuite porteront d’ailleurs presque tous des prénoms pour titres. On se dit ainsi que  Les choses de la vie aurait ainsi pu s'intituler... Hélène et Pierre.

    Même dans Quelques jours avec moi, qui ne porte pas pour titre des prénoms de personnages (un film de Sautet méconnu que je vous recommande, où son regard se fait encore plus ironique et acéré, un film irrésistiblement drôle et non dénué de douce cruauté), c’est du personnage de Pierre (interprété par Daniel Auteuil) dont on se souvient. 

    De Nelly et M. Arnaud, on se souvient d'Arnaud (Michel Serrault), magistrat à la retraite, misanthrope et solitaire, et de Nelly (Emmanuelle Béart), jeune femme au chômage qui vient de quitter son mari. Au-delà de l’autoportrait ( Serrault y ressemble étrangement à Sautet ), c’est l’implicite d’un amour magnifiquement et pudiquement esquissé, composé jusque dans la disparition progressive des livres d’Arnaud, dénudant ainsi sa bibliothèque et faisant référence à sa propre mise à nu. La scène pendant laquelle Arnaud regarde Nelly dormir, est certainement une des plus belles scènes d’amour du cinéma : silencieuse, implicite, bouleversante. Le spectateur retient son souffle et le suspense y est à son comble. Sautet a atteint la perfection dans son genre, celui qu’il a initié  avec Les choses de la vie : le thriller des sentiments.

    Dans Un cœur en hiver, là aussi, le souffle du spectateur est suspendu à chaque regard, à chaque note, à chaque geste d’une précision rare, ceux de Stephan (Daniel Auteuil). Je n’ai d'ailleurs encore jamais trouvé au cinéma de personnages aussi « travaillés » que Stéphane, ambigu, complexe qui me semble avoir une existence propre, presque vivre en dehors de l’écran. Là encore comme s'il s'agissait un thriller énigmatique, à chaque visionnage, je l’interprète différemment, un peu aussi comme une sublime musique ou œuvre d’art qui à chaque fois me ferait ressentir des émotions différentes. Stéphane est-il vraiment indifférent ? Joue-t-il un jeu ? Ne vit-il qu’à travers la musique ? « La musique c’est du rêve » dit-il.

    Et puis, évidemment,  il y a l’inoubliable César. Un des plus beaux rôles d’Yves Montand. Derrière l’exubérance et la truculence de César, on ressent constamment la mélancolie sous-jacente. Claude Beylie parlait de « drame gai » à propos de César et Rosalie, terme en général adopté pour la Règle du jeu de Renoir, qui lui sied également parfaitement.

    César, Rosalie, Nelly, Arnaud, Vincent, François, Paul, Max, Mado, …et les autres. Les films de Sautet sont donc avant tout des films de personnages. Des personnages égarés affectivement et/ou socialement, des personnages énigmatiques et ambivalents.

    Les choses de la vie, c’est le film par lequel débute  la collaboration de Claude Sautet avec le compositeur Philippe Sarde. Le thème nostalgique et mélancolique intitulé La chanson d’Hélène a aussi contribué à son succès. Sarde avait d’ailleurs fait venir Romy Schneider et Michel Piccoli en studio pour qu’ils posent leur voix sur la mélodie. Cette version, poignante, ne sera finalement pas utilisée dans le film.

    Et puis il y a les dialogues, remarquables, qui pourraient aussi être qualifiés de musiques, prononcés par les voix si mélodieuses et particulières de Romy Schneider et Michel Piccoli :  « Quel est le mot pour mentir enfin pas mentir mais raconter des histoires, mentir mais quand on invente affabuler ». « Je suis fatiguée de t'aimer. » « Brûler la lettre pour ne pas vivre seul. » Parfois ils sont cinglants aussi… : la fameuse dissonance ! Comme « Nous n'avons pas d'histoire et pour toi c'est comme les gens qui n'ont pas d'enfants c'est un échec». On songe à la magnifique lettre de Rosalie dans César et Rosalie, aux mots prononcés par la voix captivante de Romy Schneider qui pourraient être ceux d’un poème ou d’une chanson : « Ce n'est pas ton indifférence qui me tourmente, c'est le nom que je lui donne : la rancune, l'oubli. David, César sera toujours César, et toi, tu seras toujours David qui m'emmène sans m'emporter, qui me tient sans me prendre et qui m'aime sans me vouloir... ».

    Il y eut un avant et un après Les choses de la vie pour Claude Sautet mais aussi pour Romy Schneider et Michel Piccoli. La première est aussi éblouissante qu’émouvante en femme éperdument amoureuse, après La Piscine de Jacques Deray, film dans lequel elle incarnait une femme sublime, séductrice dévouée, forte, provocante. Et Michel Piccoli incarne à la fois la force, l’élégance et la fragilité et puis il y a cette voix ensorceleuse et inimitable qui semble nous murmurer son histoire à notre oreille.

    Comme dans chacun des films de Sautet, les regards ont aussi une importance cruciale. On se souvient de ces regards échangés à la fin de César et Rosalie. Et du regard tranchant de Stéphane (Daniel Auteuil) dans Un cœur en hiver…Et de ce dernier plan qui est encore affaire de regards.

    Le personnage de Stéphane ne cessera jamais de m’intriguer, comme il intrigue Camille (Emmanuelle Béart), exprimant tant d’ambiguïté dans son regard brillant ou éteint. Hors de la vie, hors du temps. Je vous le garantis, vous ne pourrez pas oublier ce crescendo émotionnel jusqu’à ce plan fixe final polysémique qui vous laisse ko et qui n’est pas sans rappeler celui de Romy Schneider à la fin de « Max et les ferrailleurs » ou de Michel Serrault (regard absent à l’aéroport) dans « Nelly et Monsieur Arnaud » ou de Montand/Frey/Schneider dans « César et Rosalie ». Le cinéma de Claude Sautet est finalement affaire de regards, qu’il avait d’une acuité incroyable, saisissante sur la complexité des êtres. Encore une digression pour vous recommander "Un coeur en hiver", mon film de Sautet préféré, une histoire d’amour, de passion(s), cruelle, intense, poétique, sublime, dissonante, mélodieuse, contradictoire, trouble et troublante, parfaitement écrite, jouée, interprétée, mise en lumière, en musique et en images (ma critique complète sur Inthemoodforcinema.com).

    Dans Les choses de la vie, on se souviendra longtemps du regard d’Hélène qui, de l’autre côté de la porte de son immeuble et à travers la vitre et la pluie, regarde, pour la dernière fois, Pierre dans la voiture, allumer sa cigarette sans la regarder, et partir vers son fatal destin. Et quand il relève la tête pour regarder elle n'est plus là et il semble le regretter. Et quand elle revient, il n’est plus là non plus. Un rendez-vous manqué d’une beauté déchirante….

    Les regards sont aussi capitaux dans la séquence sublime du restaurant dans laquelle ils passent du rendez-vous d’amour à la dispute, une scène qu’ils ne paraissent pas jouer mais vivre sous nos yeux, dans un de ces fameux cafés ou brasseries qu’on retrouvera ensuite dans tous les films de Claude Sautet, dans les scènes de groupe dont Vincent, François, Paul et les autres est le film emblématique. On retrouvera aussi la solitude dans et malgré le groupe. « A chaque film, je me dis toujours : non, cette fois tu n’y tournes pas. Et puis, je ne peux pas m’en empêcher. Les cafés, c’est comme Paris, c’est vraiment mon univers. C’est à travers eux que je vois la vie. Des instants de solitude et de rêvasseries. »  dira ainsi Claude Sautet. On retrouvera souvent les personnages filmés à travers les vitres de ces mêmes cafés, des scènes de pluie qui sont souvent un élément déclencheur, des scènes de colère (peut-être inspirées par les scènes de colère incontournables dans les films de Jean Gabin, Sautet ayant ainsi revu Le jour se lève …17 fois en un mois!), des femmes combatives souvent incarnées par Romy Schneider puis par Emmanuelle Béart, des fins souvent ouvertes.

    Annie Girardot et Yves Montand puis Lino Ventura déclinèrent les rôles d'Hélène et de Pierre dans Les choses de la vie. Romy Schneider et Michel Piccoli seront ainsi à jamais Hélène et Pierre. Inoubliables. Comme le rouge d’une fleur. Peut-être la dernière chose que verra Pierre qui lui rappelle le rouge de la robe d’Hélène. Comme cet homme seul sous la pluie, mortellement blessé, gisant dans l'indifférence, tandis que celle qu’il aime, folle d’amour et d’enthousiasme, lui achète des chemises. Et que lui rêve d’un banquet funèbre. Et qu’il murmure ces mots avec son dernier souffle de vie qui, là encore, résonnent comme les paroles d’une chanson :  «J'entends les gens dans le jardin. J'entends même le vent. » Et ces vêtements ensanglantés ramassés un à un par une infirmière, anonymes, inertes.

    Je termine toujours ou presque la vision d’un film de Sautet bouleversée, avec l’envie de vivre plus intensément encore car là était le véritable objectif de Claude Sautet : nous « faire aimer la vie »…et il y est parvenu, magistralement. En nous racontant des « histoires simples », il a dessiné des personnages complexes qui nous parlent si bien de « choses de la vie ». Claude Sautet, en 14 films, a su imposer un style, des films inoubliables, un cinéma du désenchantement enchanteur, d’une savoureuse mélancolie, de l’ambivalence et de la dissonance jubilatoires, une symphonie magistrale dont chaque film est un morceau unique indissociable de l’ensemble, et celui-ci est sans doute le plus tragique et poignant.

    Il y a les cinéastes qui vous font aimer le cinéma, ceux qui vous donnent envie de faire du cinéma, ceux qui vous font appréhender la vie différemment, voire l’aimer davantage encore. Claude Sautet, pour moi, réunit toutes ces qualités.

    Certains films sont ainsi comme des rencontres, qui vous portent, vous enrichissent, vous influencent ou vous transforment même parfois. Les films de Claude Sautet font partie de cette rare catégorie et de celle, tout aussi parcimonieuse, des films dont le plaisir à les revoir, même pour la dixième fois, est toujours accru par rapport à la première projection. J’ai beau connaître les répliques par cœur, à chaque fois César et Rosalie m’emportent dans leur tourbillon de vie joyeusement désordonné, exalté et exaltant. J’ai beau connaître par cœur Les choses de la vie  et le destin tragique de Pierre me bouleverse toujours autant et ce « brûle la lettre » ne cesse de résonner encore et encore comme une ultime dissonance.

    Les choses de la vie obtint le Prix Louis-Delluc 1970 et connut aussi un grand succès public.

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  • Critique de MA MERE EST FOLLE de Diane Kurys

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    Dans le cadre de la cinquième édition du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule était projeté en avant-première Ma mère est folle, le dernier film de Diane Kurys avec Fanny Ardant et Vianney, dans son premier rôle au cinéma. Un film produit par Alexandre Arcady, écrit par Sacha Sperling et Petrio Caracciolo.

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    Fanny Ardant incarne Nina, une mère complètement fantasque. Vianney est Baptiste, un fils un peu trop sage qui vit loin d'elle, à Rotterdam. Fâché depuis longtemps, ce duo insolite se retrouve pour l’aventure de sa vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau.

    Pour moi, Fanny Ardant sera toujours Mathilde, cette « femme d’à côté » dans le film éponyme de Truffaut,  cette étrange étrangère au prénom d’héroïne de Stendhal, à laquelle elle apporte la classe, l’élégance, le mystère, sa voix ensorcelante et inimitable, une Fanny Ardant impétueuse et fragile, incandescente et ardente (en bonus, ci-dessous, ma critique de La femme d’à côté de Truffaut, en espérant convaincre ceux qui ne l’ont pas encore vu de découvrir ce chef-d’œuvre).

    Il faudrait au moins autant d’adjectifs (et encore, il en manquerait…) pour qualifier son personnage et son interprétation dans le film de Diane Kurys : époustouflante, fantasque, attendrissante, excentrique, éblouissante, ardente (là aussi), follement séduisante, infiniment libre, à la fois menteuse et si vraie ... Fanny Ardant, dans ce film, est absolument exceptionnelle. Drôle aussi bien sûr, mais elle avait prouvé qu'elle savait l'être, irrésistiblement, dès Vivement dimanche. Elle est ici à l'image de la réalisation et de sa chevelure argentée : lumineuse. Gaiment tonitruante, comme son rire. Une magnifique énigme. Jamais pourtant elle ne donne l’impression de cabotiner et de surjouer. Elle EST son personnage. Elle peut tout se permettre (même aller un peu trop loin) sans jamais perdre l’empathie du spectateur. Fanny Ardant est Nina comme Sylvie Testud était Sagan dans le film de Diane Kurys qui, décidément, sait choisir ses actrices et sublimer leur talent. Dans Sagan, la ressemblance physique, gestuelle de Sylvie Testud et de la romancière est confondante sans qu’un maquillage outrancier ait été nécessaire.  Elle a adopté le phrasé si particulier de Sagan, enfantin puis « onomatopéesque »  son regard tour à tour boudeur, frondeur, évasif, dissimulé, sa mèche de cheveu triturée,  mais aussi sa démarche, apprenant la « langue » de Sagan.

    Revenons à Ma mère est folle. Dans son premier rôle, face à Fanny Ardant, Vianney est désarmant de naturel et de sagesse, et son regard plein de douce candeur et de bienveillance sied parfaitement à son rôle (le premier et sans doute loin d'être le dernier !). Ils forment un duo au charme fou et singulier. L'alliance de deux générations. De la folie et de la sagesse.

    Les seconds rôles sont aussi judicieusement choisis : Patrick Chesnais en mafieux homosexuel dans sa maison almodovarienne (d'ailleurs cette Nina pourrait être une sublime héroïne d'Almodovar), Arielle Dombasle, la marraine délurée  (l'actrice se parodie avec bonheur), sans oublier le petit Nono, ce petit garçon originaire de l’Europe de l’Est que Nina prend en charge sur un coup de tête et un coup de cœur.

    Ne manquez pas ce formidable voyage initiatique, cette comédie tendre, émouvante et caustique, qui vous fera oublier le temps qui passe, qui vous rappellera qu’il n’y a pas d’âge pour être follement joyeux et gaiement déraisonnable, pas d’âge pour se réconcilier avec son passé, pour oser, oser être soi… Et puis ce serait dommage de manquer les premiers pas réussis de Vianney au cinéma et de ne pas rencontrer cette Nina, personnage inoubliable par la grâce de Fanny Ardant, et de ne pas succomber au charme ravageur de ce duo mère/fils fusionnel.

     Diane Kurys signe là un (nouveau) sublime portrait de femme qui n’est pas pour autant un stéréotype (et ça fait du bien !), une femme foudroyante vie et de beauté. Foudroyante de beauté comme une certaine chanson qui s'intitule L'homme et l'âme (qui rend magnifiquement hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, avec une pudeur, une sensibilité et une délicatesse infinies) mais il n'y a pas de rapport me direz-vous (si ce n'est que je vous recommande les deux sans réserves) et puis  c'est déjà une autre histoire …

     

    Date de sortie en salles de Ma mère est folle : 5 décembre 2018

    Critique de "La femme d'à côté" de François Truffaut

    Bernard Coudray (Gérard Depardieu) et Mathilde Bauchard (Fanny Ardant) se sont connus et aimés follement, passionnément, douloureusement, et séparés violemment, sept ans plus tôt. L’ironie tragique du destin va les remettre en présence lorsque le mari de Mathilde, Philippe Bauchard (Henri Garcin), qu’elle a récemment épousé, lui fait la surprise d’acheter une maison dans un hameau isolé, non loin de Grenoble, dans la maison voisine de celle qu’occupent Bernard, son épouse Arlette (Michèle Baumgartner), et leur jeune fils. (Une fenêtre sur cour que l’admirateur et grand connaisseur d’Hitchcock qu’était Truffaut n’a d’ailleurs certainement pas choisie innocemment.) Bernard et Mathilde taisent leur passé commun à leurs époux respectifs et vont bientôt renouer avec leur ancienne passion.

    A mon sens, personne d’autre que Truffaut n’a su aussi bien transcrire les ravages de la passion, sa cruauté sublime et sa beauté douloureuse, cette « joie » et cette « souffrance » entremêlées. Si : dans un autre domaine, Balzac peut-être, dont Truffaut s’est d’ailleurs inspiré, notamment pour Baisers volés ( Le Lys dans la vallée ) ou  La Peau douce  (Pierre Lachenay y donne ainsi une conférence sur Balzac). L’amour chez Truffaut est en effet presque toujours destructeur et fatal.

    La femme d’à côté est cette étrange étrangère au prénom d’héroïne de Stendhal, magnifiquement incarnée par la classe, l’élégance, le mystère, la voix ensorcelante et inimitable de Fanny Ardant, ici impétueuse et fragile, incandescente, ardente Fanny.

    Truffaut dira ainsi : « J’ai volontairement gardé les conjoints à l’arrière-plan, choisissant d’avantager un personnage de confidente qui lance l’histoire et lui donne sa conclusion : « Ni avec toi, ni sans toi « . De quoi s’agit-il dans  La Femme d’à côté  ? D’amour et, bien entendu, d’amour contrarié sans quoi il n’y aurait pas d’histoire. L’obstacle, ici, entre les deux amants, ce n’est pas le poids de la société, ce n’est pas la présence d’autrui, ce n’est pas non plus la disparité des deux tempéraments mais bien au contraire leurs ressemblances. Ils sont encore tous deux dans l’exaltation du « tout ou rien » qui les a déjà séparés huit ans plus tôt. Lorsque le hasard du voisinage les remet en présence, dans un premier temps Mathilde se montre raisonnable, tandis que Bernard ne parvient pas à l’être. Puis la situation, comme le cylindre de verre d’un sablier, se renverse et c’est le drame. »

    Le rapport entre les deux va en effet se renverser à deux reprises. Bernard va peu à peu se laisser emporter par la passion, à en perdre ses repères sociaux, professionnels et familiaux, à en perdre même la raison, toute notion de convenance sociale alors bien dérisoire. Le tourbillon vertigineux de la passion, leurs caractères exaltés, leurs sentiments dans lesquels amour et haine s’entremêlent, se confondent et s’entrechoquent vont rendre le dénouement fatal inévitable. Chaque geste, chaque regard, chaque parole qu’ils échangent sont ainsi empreints de douceur et de douleur, de joie et de souffrance, de sensualité et de violence.

    Truffaut y démontre une nouvelle fois une grande maîtrise scénaristique et de mise en scène. Après Le Dernier Métro, la fresque sur l’Occupation avec ses nombreux personnages, il a choisi ce film plus intimiste au centre duquel se situe un couple, sans pour autant négliger les personnages secondaires, au premier rang desquels Madame Jouve (Véronique Silver), la narratrice, sorte de double de Mathilde, dont le corps comme celui de Mathilde porte les stigmates d’une passion destructrice. Elle donne un ton apparemment neutre au récit, en retrait, narrant comme un fait divers cette histoire qui se déroule dans une ville comme il y en a tant, entre deux personnes aux existences en apparence banales, loin de la grandiloquence d’Adèle.H, mais qui n’ en a alors que plus d’impact, de même que ces plans séquences dans lesquels le tragique se révèle d’autant plus dans leur caractère apparemment anodin et aérien.

    A l’image des deux personnages, la sagesse de la mise en scène dissimule la folie fiévreuse de la passion, et ce qui aurait pu être un vaudeville se révèle une chronique sensible d’une passion fatale. D’ailleurs, ici les portes ne claquent pas: elles résonnent dans la nuit comme un appel à l’aide, à l’amour et à la mort.

    Deux personnages inoubliables, troublants et attachants, interprétés par deux acteurs magnifiques. Truffaut aurait songé à eux pour incarner cette histoire, en les voyant côte-à-côte lors du dîner après les César lors desquels Le Dernier Métro avait été largement récompensé.

    Il fallait un talent démesuré pour raconter avec autant de simplicité cette histoire d’amour fou, de passion dévastatrice, qui nous emporte dans sa fièvre, son vertige étourdissant et bouleversant, comme elle emporte toute notion d’ordre social et la raison de ses protagonistes. Un film qui a la simplicité bouleversante d’une chanson d’amour, de ces chansons qui « plus elles sont bêtes plus, elles disent la vérité ».

    Ce film sorti le 30 septembre 1981 est l’avant-dernier de Truffaut, juste avant Vivement Dimanche  dans lequel Fanny Ardant aura également le rôle féminin principal.

    Un chef d’œuvre d’un maître du septième art : à voir et à revoir.

  • Programme du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2018 (à suivre en direct)

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    Chaque année, depuis sa première édition, je vous parle avec enthousiasme de ce Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule dont ce sera le cinquième anniversaire, du  6 au 11 novembre 2018, avec un programme qui s'annonce d'ores et déjà particulièrement alléchant.

    Du 7 au 11 novembre, vous pourrez me suivre en direct du festival sur twitter (@Sandra_Meziere) et instagram (@sandra_meziere). Comme chaque année, vous pourrez bien sûr également retrouver un compte rendu très détaillé après celui-ci.

    Avant d'évoquer en détails cette édition 2018, avec, 43 films projetés sur 6 jours :

     - 19 longs métrages en avant-premières ou inédits, dont 7 en Compétition

     - 13 longs métrages « Classics » ou déjà sortis en salle

    - 11 courts métrages en Compétition et

    - 5 courts métrages « Jeunes talents Adami »

     + - 4 master class - 1 rencontre avec les compositeurs

    je vous propose, ci-dessous, de retrouver mes bilans détaillés des éditions précédentes :

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2017

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016.

    Ce festival a été créé en 2014  par Sam Bobino ( qui  a aussi notamment à son actif  d’être délégué général de la Semaine du Cinéma Positif) et par le cinéaste Christophe Barratier Cet évènement cinématographique et musical  a lieu dans le décor idyllique de La Baule, entre la plus belle plage du monde bordée de ses célèbres pins, ses palaces mythiques, la majestueuse salle Atlantia et le cinéma le Gulf Stream.

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    Ce festival est d'ailleurs le cadre de l’une des 16 nouvelles de mon recueil sur le cinéma  Les illusions parallèles ( publié par les Editions du 38 et réédité cette semaine avec une nouvelle couverture).

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    Cette année, le thème du festival sera « le Cinéma et la Mer ». Il rendra hommage à Eric Serra, le compositeur des films de Luc Besson. En effet, cette année correspond au 30ème anniversaire du film mythique Le Grand Bleu. A travers le thème de la mer à l'honneur cette année et avec cet hommage,  ce sont donc les océans et l'Aventure des mers avec un grand "A", celle des pirates et des navigateurs intrépides, qui seront à l’honneur. Pour illustrer ce thème, c’est l’artiste Sébastien Dupouey (déjà à l’origine des deux précédentes affiches du festival), qui a réalisé cette nouvelle affiche qui met en avant « le grand bleu » avec une tortue des mers en voie de disparition, comme celle qu’on a pu apercevoir récemment dans la baie de La Baule. Le thème du « Cinéma et de la Mer » a aussi pour objectif de sensibiliser le public et surtout les plus jeunes, sur la nécessité de préserver les océans et sa faune. En raison de l’actualité, les femmes et les droits des femmes, ont été particulièrement mis en avant cette année. Les organisateurs du festival, Christophe Barratier et Sam Bobino, ont souhaité  aussi rendre hommage, à leur manière, à toutes ces femmes courageuses, de par le monde, en choisissant comme principal personnage de leur affiche, une femme.  Cette femme-sirène est vêtue d’une tenue écarlate, qui n’est pas sans rappeler les tenues glamour des galas et des tapis rouges souvent associés au cinéma. Les deux personnages de l’affiche vont de l’obscurité des abysses vers la lumière de la surface, à l’image des spectateurs dans les salles de cinéma, attirés par la luminosité de l’écran. Enfin, un clin d’œil est fait à la victoire de l’équipe de France de football lors de la Coupe du Monde, puisque l’affiche arbore fièrement les couleurs tricolores. 

    Éric Serra donnera un concert à l'occasion de la soirée de clôture du Festival le samedi 10 novembre, au Palais des Congrès Atlantia de La Baule.

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    Autre événement , en préouverture du Festival : Depardieu chantera Barbara le 3 novembre 2018. Le samedi 3 novembre à 20 h au Palais des Congrès Atlantia à La Baule, Gérard Depardieu et Gérard Daguerre (pianiste de Barbara) feront revivre les textes sublimes de Barbara sur scène. Un spectacle grandiose servi par un Gérard Depardieu émouvant et particulièrement talentueux. Le Festival lui remettra un Ibis d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Gérard Depardieu, véritable monstre sacré du cinéma, viendra exceptionnellement à La Baule pour nous faire revivre les sublimes textes de Barbara. Une heure trente de bonheur que les deux artistes partageront avec le public de La Baule, en pré-ouverture du 5ème Festival du Cinéma et Musique de Film. Un concert qui s’annonce inoubliable, à ne manquer sous aucun prétexte 

    Réservations au 02 40 11 51 51 ou sur : billeterie.atlantia-labaule.com

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    Vous pourrez également profiter du concert UK on the Rocks - Voyage au cœur du rock britannique

     Très haute en couleurs, l'ouverture du festival, en présence de l'ensemble du jury et de nombreux invités, démarrera en effet avec le concert « décoiffant » de UK on the Rocks.  Inspirée de l’histoire réelle de Radio Caroline (radio pirate des années 60), qui elle-même a inspiré le film Good Morning England, UK On The Rocks et son DJ Mister Wood vous embarquent au cœur d’une radio pirate britannique avec une véritable émission en direct en guise de spectacle scénique. Un grand voyage musical, des années soixante à nos jours, des Kinks à Muse en passant par Les Beatles, The Rolling Stones, Police, Pink Floyd, U2, The Cure ou Blur… Deux heures de concert où s’entrechoquent les hits des plus grands groupes de rock britannique de tous les temps ! Et cette année, un hommage sera rendu, tout particulièrement, au groupe Queen à l'occasion de la sortie en salle du biopic consacré à Freddie Mercury, Bohemian Rhapsody. 

     Concert « UK on the Rocks »  & Cérémonie d’Ouverture du Festival, Mardi 6 novembre 2018 à 20h30 au Palais des Congrès Atlantia

      Réservations au 02 40 11 51 51 ou sur : billeterie.atlantia-labaule.com

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    Autre hommage, à Jacques Perrin, avec la projection de son film Océan, suivie d'une Master Class ouverte au public.

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    Fanny Ardant et Michael Lonsdale seront également honorés. Ils recevront  un Ibis d'Or pour l'ensemble de leur carrière lors de la cérémonie de clôture le samedi 10 novembre.

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    L'hommage à Fanny Ardant : peut-être l'occasion de revoir le sublime film de François Truffaut La femme d'à côté dont est extraite la photo ci-dessus et dont vous pouvez retrouver ma critique, ici ?

     Cette année 11 Ibis seront décernés. 7 pour les films longs et courts en compétition et 4 qui récompenseront des personnalités emblématiques du cinéma et de la musique de film pour l’ensemble de leur carrière.
     

    - Ibis d’Or du Meilleur Film

    - Ibis d’Or de la Meilleure Musique de Film

    - Ibis d’Or du Meilleur Scénario

    - Ibis d’Or du Meilleur Acteur

    - Ibis d’Or de la Meilleure Actrice 

    - Ibis d’Or Prix du Public  - Groupe Barrière

    - Ibis d’Or du Meilleur Court Métrage  - AG2R LA MONDIALE  

    Ibis d’Or d’Honneur : Gérard Depardieu 

    Ibis d’Or d’Honneur : Eric Serra

      Ibis d’Or d’Honneur : Jacques Perrin 

    Ibis d’Or d’Honneur : Michael Lonsdale

     

     Le jury sera présidé par la comédienne Catherine Jacob et composé de :

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    Mathieu LAMBOLEY (compositeur) 

    Audrey FLEUROT (comédienne) 

    Philippe KELLY  (compositeur)

    Axelle LAFFONT (comédienne)

    Alex JAFFRAY (compositeur, producteur, journaliste)

    Ils auront la passionnante tâche de visionner et départager les 7 FILMS EN COMPETITION suivants :

    1. « Remi sans famille », comédie dramatique de Antoine Blossier, avec Daniel Auteuil, Jacques Perrin, Jonathan Zaccaï, Ludivine Sagnier, Virginie Ledoyen / musique de Romaric Laurence (Date de sortie 12 décembre 2018)

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     Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…

    2. « Sauver ou périr », drame de Frédéric Tellier avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Vincent Rottiers / Musique de Christophe Lapinta (Fr.) (date de sortie : 28 novembre 2018)

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     Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

    «3.  A 2 heures de Paris », comédie de Virginie Verrier, avec Erika Sainte, Fred Testot, Shirley Bousquet, Thierry Frémont / musique de Dr(Dr)one  (Fr.)  (date de sortie 2018)

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     Sidonie, une jeune hôtesse de l’air d’une trentenaine d’années, élève seule sa fille de 15 ans, Lolo, née de père inconnu. Pour satisfaire la curiosité grandissante de l'ado sur ses origines, Sidonie l'embarque dans sa région natale, en Baie de Somme, à la recherche des pères potentiels. Le but du voyage : glaner sur chacun de ces messieurs un utile cheveu pour un test ADN de paternité. Ils sont cinq : un garagiste mélancolique, un artiste/peintre playboy décati, une ancienne gloire du foot local, un patron de boite de nuit et un médecin de campagne volage... Cinq hommes, cinq souvenirs, cinq confrontations avec son passé.

    4. « Amare, Amaro », drame de Julien Paolini, avec Syrus Shahidi / musique de Pasquale Filasto (Italie / Fr.) (sans date de sortie)

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    Gaetano a décidé qu'il allait enterrer son défunt frère au près des siens coûte que coûte, quitte à braver les lois de son village sicilien et se mettre en danger lui et sa famille.

    5. « Au bout des doigts », comédie de Ludovic Bernard, avec Lambert Wilson, Kristin ScottThomas / Musique de Harry Aallouche  (Fr.) (date de sortie 26 décembre 2018) 

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     La musique est le secret de Mathieu Malinski, un sujet dont il n’ose pas parler dans sa banlieue où il traîne avec ses potes. Alors qu’un des petits cambriolages qu’il fait avec ces derniers le mène aux portes de la prison, Pierre Geitner, directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique l’en sort en échange d’heures d’intérêt général. Mais Pierre a une toute autre idée en tête… Il a décelé en Mathieu un futur très grand pianiste qu’il inscrit au concours national de piano. Mathieu entre dans un nouveau monde dont il ignore les codes, suit les cours de l’intransigeante « Comtesse » et rencontre Anna dont il tombe amoureux. Pour réussir ce concours pour lequel tous jouent leur destin, Mathieu, Pierre et la Comtesse devront apprendre à dépasser leurs préjugés…

    6. 

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    7. 

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    Le festival vous permettra aussi de découvrir des AVANT-PREMIERES HORS-COMPETITION (ou inédits, récents)

    « Ma mère est folle », de Diane Kurys, avec Fanny Ardant, Vianney, Patrick Chesnais / Musique de Paolo Buenvino (Fr.)  (date de sortie : 5 décembre 2018)  - Première projection mondiale -

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     Nina est une mère un peu folle, Baptiste un fils un peu trop sage. Fâchés depuis longtemps ils se retrouvent pour l’aventure de leur vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau.

    « Les invisibles », de Louis Julien-Petit, avec Audrey Lamy, Corinne Masiero / musique de Laurent Perez del Mar  (Fr.) (Date de sortie : 9 janvier 2019)

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     Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

    « Chacun pour tous » comédie de Vianney Lebasque, avec Ahmed Sylla, Jean-Pierre Darroussin, Camélia Jordana, Olivier Barthelemy, Esteban / Musique de Audrey Ismalel & Bastien Burger (Fr.) (Date de sortie : 7 novembre 2018)

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     Martin, coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux, est au pied du mur. En pleine préparation des Jeux Paralympiques, ses meilleurs joueurs viennent de le laisser tomber. Refusant de perdre la subvention qui est vitale pour sa fédération, il décide de tricher pour participer coûte que coûte à la compétition. Il complète son effectif par des joueurs valides, dont Stan et Pippo, deux trentenaires désœuvrés. Même Julia, la psychologue de la fédération, ne s’aperçoit pas de la supercherie. En s’envolant pour Sydney, Martin est loin d’imaginer le mélange explosif qu’il vient de créer.

    « Alien Crystal Palace », thriller musical de Arielle Dombasle, avec Josephine de la Baume, Nicolas Ker, Jean-Pierre Léaud  / Musique de Nicolas Ker (Fr.) (sans date de sortie)

     Une tragédie musicale...

    « Sharkwater Extinction », documentaire de Rob Stewart / musique de Johnathan Goldsmith  (USA) (sans date de sortie)  -  Première projection en Europe -

     Ce documentaire, qui fait suite aux Seigneurs de la mer / Sharkwater, traite de la relation entre l'Homme et le plus grand prédateur de la planète, le requin. Et comment notre peur des requins et notre complaisance de consommateurs a a autorisé le massacre des requins, transformés en rouge à lèvres, crèmes, aliments pour animaux, nourriture, fertilisant et même des sandwichs.

    « 16 levers de soleil », documentaire de Pierre-Emmanuel Le Goff, avec Thomas Pesquet  (Fr.) (octobre 2018) 

     S'envoler pour l'espace. C'est ce rêve que Thomas Pesquet a réalisé en décollant depuis la base de Baïkonour. A 450 kilomètres de la Terre, durant ces six mois où le monde semble basculer dans l’inconnu, un dialogue se tisse entre l'astronaute et l’œuvre visionnaire de Saint Exupéry qu’il a emportée dans la station spatiale

    « Les goûts et les couleurs », comédie de Myriam Aziza, avec Catherine Jacob (Fr.) (2018 / inédit au cinéma) 

     Simone est en couple avec Claire depuis trois ans, mais elle n'en a jamais parlé à sa famille. Entre sa mère folle, son père traditionaliste et ses deux frères qui essaient toujours de lui faire rencontrer des hommes, il est difficile pour Simone de vivre ouvertement. Les choses se compliquent encore lorsqu'elle tombe amoureuse du chef sénégalais Wali, en partie grâce à ses talents de cuisinier. Partagée entre Claire, Wali et sa famille, Simone devra faire des choix difficiles.

    « L’homme dauphin – sur les traces de Jacques Mayol », documentaire de Lefteris Charitos, avec la voix de Jean-Marc Barr, musique de Mathieu Lamboley (sortie 2018)

     En 1988, sort le Grand Bleu, un film qui s’inspire de l’histoire de Jacques Mayol. Ce plongeur en apnée jusque-là quasi inconnu, devient soudain une star internationale. Son histoire a influencé toute une génération de jeunes gens dans leur manière d’appréhender la mer. Un voyage sur les traces de cet amoureux de la mer, pour découvrir ce que fût sa vie et quel héritage a laissé derrière lui cet homme qui fut le premier à descendre à 100 mètres de profondeur en plongée libre.

    « Mary et la fleur de la sorcière », film d’animation de Hiromasa Yonabayashi (Japon) (2018)

     C'est l'été. Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu'une fois tous les 7 ans. On l'appelle la "fleur de la sorcière". Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s'élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. Le secret de la fleur de la sorcière se révèlera à elle petit à petit…

    « Le Retour du héros » de Laurent Tirard, musique de Mathieu Lamboley (Fr.)

     « Monsieur et Madame Adelman » de Nicolas Bedos, musique de Philippe Kelly (Fr.)

     «  Milf » de Axelle Laffont (Fr.)

    Vous pourrez également (re) voir des  films  "classiques" :       

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    « Les Aventures fantastiques » de Karel Zeman

     « Atlantis » de Luc Besson

    « Subway » de Luc Besson

    « L’Odyssée de Pi » de Ang Lee

    « Faubourg 36 » de Christophe Barratier  (Spécial 10ème anniversaire)

    « Moby Dick » de John Huston

    « Maestro » de Léa Fazer

    « Océans » de Jacques Perrin

     « Abyss » de James Cameron

     « Le Grand Bleu » de Luc Besson (version longue - Spécial 30ème anniversaire)

     

     Egalement au programme, des COURTS METRAGES EN COMPETITION : 

     

    « ICARE » de Nicolas Boucart, Musique : Manu Roland (27’12)

    « ORAGE PAR CIEL CLAIR » de Yohan Faure, Musique de Stéphane Lopez (20 )

    “AMA” de Julie Gautier, Musique :  Ezio Bosso (6’40)

    « LES JOUVENCELLES » de Delphine Corrard, avec Annie Cordy, Musique : Antoine  Duchene (20’)

     « DEUX MAINS » de Michaël Barocas, Musique : Jean-Michel Bernard (4’)

     « LENDEMAINS FUNEBRES » de Ambroise Michel, Musique : Mathieu Alvado (18’30)

     “LE SEPTIEME CONTINENT” de Noé Debré, avec Thomas Blumenthal (22’20)

     “HORS SAISON “ de Stella Di Tocco (20’46)

    « LE CLUB » de Esteban (15’) 

    “EPHEMERAL” de Pierre Watteyne (4’)

    “EN TOUT BIEN TOUT HONNEUR” de Olivier Chavarot (20’) 

    Le Festival de La Baule propose aussi de nombreuses MASTER CLASS ET RENCONTRES                    

    Animées par Stéphane Lerouge, specialiste de la musique à l’image, les masterclass sont conçues comme des séances de réflexion et de vulgarisation, à destination du grand public. Extraits à l'appui, elles permettent aux invités d’évoquer les choix de leur parcours et, notamment aux cinéastes et compositeurs, de montrer comment un film s'écrit aussi par sa musique. 

     Michael Lonsdale Mercredi 7 novembre, 19h, Gulf-Stream

     Hommagé à l’ouverture du Festival, le grand Michael Lonsdale racontera comment il est parvenu à ajuster sa personnalité insolite à l’univers de cinéastes aussi différents que Jean-Pierre Mocky, Marguerite Duras, Orson Welles, Georges Lautner, Steven Spielberg, Xavier Beauvois. Une rencontre unique avec un monstre sacré de l’écran et de la scène, habité par la foi, celle de son métier et celle de Dieu. 

     Mathieu Lamboley Jeudi 8 novembre, 19h, Gulf-Stream

     Chaque année, le Festival met à l’honneur un jeune talent de la musique pour l’image : cette année, ce sera Mathieu Lamboley. Révélée par plusieurs comédies (Lolo, Toute première fois, Daddy cool), son écriture a touché un large public en 2018 avec le doublé Le Retour du héros de Laurent Tirard et le film d’animation Minuscule. Rencontre avec un compositeur qui représente l’émergence d’une nouvelle génération. 

    Jacques Perrin Vendredi 9 novembre, 18h30, Gulf-Stream

     D’abord comme comédien, puis comme producteur, Jacques Perrin a fait des rencontres musicales essentielles : Ennio Morricone (sur Le Désert des Tartares qu’il produit ou Cinéma Paradiso), Mikis Theodorakis (qui met en musique Z et Etat de siège), ou encore Jacques Loussier. Son passage à la mise en scène scelle sa fraternité avec Bruno Coulais : il nous racontera quelle dimension supplémentaire la musique apporte à son triptyque de contes naturels : Le Peuple migrateur, Océans et Les Saisons. 

    Eric Serra  Dimanche 11 novembre, 14h30, Gulf-Stream

     Le lendemain de son concert à Atlantia, Eric Serra évoquera sa démarche novatrice, comment il fait la synthèse de ses cultures pop, rock et jazz pour forger un langage propre à l’esthétique cinématographique de Luc Besson. Et qui sache également

    Jacques Perrin Vendredi 9 novembre, 18h30, Gulf-Stream

     D’abord comme comédien, puis comme producteur, Jacques Perrin a fait des rencontres musicales essentielles : Ennio Morricone (sur Le Désert des Tartares qu’il produit ou Cinéma Paradiso), Mikis Theodorakis (qui met en musique Z et Etat de siège), ou encore Jacques Loussier. Son passage à la mise en scène scelle sa fraternité avec Bruno Coulais : il nous racontera quelle dimension supplémentaire la musique apporte à son triptyque de contes naturels : Le Peuple migrateur, Océans et Les Saisons. 

    Eric Serra  Dimanche 11 novembre, 14h30, Gulf-Stream

     Le lendemain de son concert à Atlantia, Eric Serra évoquera sa démarche novatrice, comment il fait la synthèse de ses cultures pop, rock et jazz pour forger un langage propre à l’esthétique cinématographique de Luc Besson. Et qui sache également accompagner son évolution, du Dernier combat (1982) à Anna (2019). Il sera également question de ses collaborations avec Danièle Thompson, John McTiernan ou Martin Campbell sur GoldenEye, James Bond fondateur de l’ère Pierce Brosnan. 

    + Une Master Class spéciale « Scolaire » sera également organisée au LycéeCollège Grand Air de La Baule en présence de Eric Serra et animée également par Stéphane Lerouge, le Vendredi 9 novembre dans l’après-midi               

                                                   RENCONTRE AVEC LES COMPOSITEURS

     Table ronde : « Compositeur de musique à l'image : une passion pour métier ». Les compositeurs lauréats des Prix UCMF 2018 et ceux présents durant le festival évoqueront leur parcours et partageront leur passion pour la musique à l’image. 

    (Rencontre animée par Alex Jaffray, en partenariat avec l’UCMF et la SACEM) 

    Compositeurs attendus :

     Christophe Julien (Compositeur, Prix UCMF catégorie Cinéma pour Au Revoir làhaut, d'Albert Dupontel)

     Rob (Compositeur, Prix UCMF catégorie Audiovisuel pour Un Ciel radieux, de Nicolas Boukhrief)

     Olivier Cussac (Compositeur, Prix UCMF catégorie Jeune Espoir pour Les As de la Jungle, de David Alaux)

     Mathieu Alvado (Compositeur, Prix UCMF catégorie Court-Métrage pour A song for the whales, de Lorenzo Fresta)

     Selma Mutal (Compositeur, Prix UCMF catégorie Nouveaux Média pour Block'Hood, jeu vidéo)

     Mathieu Lamboley (Compositeur, Le retour du héros, de Laurent Tirard)

     Philippe Kelly (Compositeur, Mr & Mrs Adelman, de Nicolas Bedos)

     Jean-Michel Bernard (Compositeur, Ni une, ni deux, de Anne Giafferi)

     Laurent Perez Del Mar (Compositeur, Les Invisibles, de Louis-Julien Petit)

    Dimanche 11 novembre, 10h au Cinéma le Gulf Stream

                

    En bonus, je vous propose mes articles détaillés sur deux établissements partenaires du Festival :

    -Hôtel Barrière Le Royal La Baule : mon adresse coup de coeur

    -Hôtel Barrière L'Hermitage à La Baule : mon avis

    INFORMATIONS PRATIQUES

    PASS FESTIVAL donnant accès à l’ensemble du Festival du 6 au 11 novembre (à l’exception des concerts, soirées d’ouverture et de remise des prix) disponible à partir du 27 octobre directement auprès du cinéma de La Baule Le Gulf Stream (Tél : 02 51 75 15 41). Tarifs: 49€ adulte, 30€ -25 ans, 20€ Pass journée (tarif unique), 15€ demandeur d’emploi (sur présentation de la carte), gratuit -14 ans (toutes les projections auront lieu au cinéma de La Baule le Gulf Stream)   CONCERT « DEPARDIEU CHANTE BARBARA », en pré-ouverture du Festival, le Samedi 03 novembre à 20h à Atlantia : Tarif : à partir de 89€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)

    CONCERT « UK ON THE ROCKS » et Soirée d’ouverture du Festival, le Mardi 06 novembre à 20h30 à Atlantia : Tarif unique : 35€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)   CONCERT « ERIC SERRA » et Soirée de remise des prix du Festival, le Samedi 10 novembre à 19h30 à Atlantia : Tarif : à partir de 54€ (Réservation Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com)  

    L’EXPOSITION « Des souvenirs pour mémoire »  du 01 au 13 novembre, tous les jours 14h19h, au centre culturel Chapelle Sainte-Anne (Place du Maréchal Leclerc, 44500 La Baule) – Entrée libre – 

    LA RENCONTRE AVEC LES ARTISTES à la Halle du Marché de La Baule aura lieu le Dimanche 11 novembre 2018 de 11h30 à 12h30 – Accès libre -

    Pour en savoir plus sur le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule : 

    http://www.festival-labaule.com/ 

  • Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2018 : programme (premières informations)

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    Chaque année, depuis sa première édition, je vous parle avec enthousiasme de ce Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule dont ce sera le cinquième anniversaire, du  6 au 11 novembre 2018, avec un programme qui s'annonce d'ores et déjà particulièrement alléchant. Avant d'évoquer en détails cette édition 2018, je vous propose, ci-dessous, de retrouver mes bilans détaillés des éditions précédentes :

     

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2017

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

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    Compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016.

    Ce festival a été créé en 2014  par Sam Bobino ( qui  a aussi notamment à son actif  d’être délégué général de la Semaine du Cinéma Positif) et par le cinéaste Christophe Barratier Cet évènement cinématographique et musical  a lieu dans le décor idyllique de La Baule, entre la plus belle plage du monde bordée de ses célèbres pins, ses palaces mythiques, la majestueuse salle Atlantia et le cinéma le Gulf Stream.

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    Ce festival est d'ailleurs le cadre de l’une des 16 nouvelles de mon recueil sur le cinéma  Les illusions parallèles ( publié par les Editions du 38 et réédité cette semaine avec une nouvelle couverture).

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    Cette année, le thème du festival sera « le Cinéma et la Mer ». Il rendra hommage à Eric Serra, le compositeur des films de Luc Besson. En effet, cette année correspond au 30ème anniversaire du film mythique Le Grand Bleu. A travers le thème de la mer à l'honneur cette année et avec cet hommage,  ce sont donc les océans et l'Aventure des mers avec un grand "A", celle des pirates et des navigateurs intrépides, qui seront à l’honneur. Pour illustrer ce thème, c’est l’artiste Sébastien Dupouey (déjà à l’origine des deux précédentes affiches du festival), qui a réalisé cette nouvelle affiche qui met en avant « le grand bleu » avec une tortue des mers en voie de disparition, comme celle qu’on a pu apercevoir récemment dans la baie de La Baule. Le thème du « Cinéma et de la Mer » a aussi pour objectif de sensibiliser le public et surtout les plus jeunes, sur la nécessité de préserver les océans et sa faune. En raison de l’actualité, les femmes et les droits des femmes, ont été particulièrement mis en avant cette année. Les organisateurs du festival, Christophe Barratier et Sam Bobino, ont souhaité  aussi rendre hommage, à leur manière, à toutes ces femmes courageuses, de par le monde, en choisissant comme principal personnage de leur affiche, une femme.  Cette femme-sirène est vêtue d’une tenue écarlate, qui n’est pas sans rappeler les tenues glamour des galas et des tapis rouges souvent associés au cinéma. Les deux personnages de l’affiche vont de l’obscurité des abysses vers la lumière de la surface, à l’image des spectateurs dans les salles de cinéma, attirés par la luminosité de l’écran. Enfin, un clin d’œil est fait à la victoire de l’équipe de France de football lors de la Coupe du Monde, puisque l’affiche arbore fièrement les couleurs tricolores. 

    Éric Serra donnera un concert à l'occasion de la soirée de clôture du Festival le samedi 10 novembre, au Palais des Congrès Atlantia de La Baule.

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    Autre événement , en préouverture du Festival : Depardieu chantera Barbara le 3 novembre 2018. Le samedi 3 novembre à 20 h au Palais des Congrès Atlantia à La Baule, Gérard Depardieu et Gérard Daguerre (pianiste de Barbara) feront revivre les textes sublimes de Barbara sur scène. Un spectacle grandiose servi par un Gérard Depardieu émouvant et particulièrement talentueux. Le Festival lui remettra un Ibis d'Or pour l'ensemble de sa carrière. Gérard Depardieu, véritable monstre sacré du cinéma, viendra exceptionnellement à La Baule pour nous faire revivre les sublimes textes de Barbara. UUne heure trente de bonheur que les deux artistes partageront avec le public de La Baule, en pré-ouverture du 5ème Festival du Cinéma et Musique de Film. Un concert qui s’annonce inoubliable, à ne manquer sous aucun prétexte !

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    Autre hommage, à Jacques Perrin, avec la projection de son film Océan, suivie d'une Master Class ouverte au public.

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    Fanny Ardant et Michael Lonsdale seront également honorés. Ils recevront  un Ibis d'Or pour l'ensemble de leur carrière lors de la cérémonie de clôture le samedi 10 novembre.

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    L'hommage à Fanny Ardant : peut-être l'occasion de revoir le sublime film de François Truffaut La femme d'à côté dont est extraite la photo ci-dessus et dont vous pouvez retrouver ma critique, ici ?

    Christophe Barratier et Sam Bobino, présidents du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule, annonceront d’ici quelques jours, la composition des membres du jury et la liste des films en compétition.

    En bonus, je vous propose mes articles détaillés sur deux établissements partenaires du Festival :

    -Hôtel Barrière Le Royal La Baule : mon adresse coup de coeur

    -Hôtel Barrière L'Hermitage à La Baule : mon avis

    Pour en savoir plus sur le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule : http://www.festival-labaule.com/ 

     

  • Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2017 en direct du 6 au 12 novembre

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    Après une petite pause studieuse dans mes pérégrinations en festivals de cinéma, après Cannes, Cabourg, Deauville, j'aurai le plaisir de couvrir le 4ème Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule dont je vous parle ici depuis sa première édition.

    Vous pourrez me suivre ici, sur twitter (@Sandra_Meziere), Instagram (@sandra_meziere) et Facebook (http://facebook.com/inthemoodforcinema) en direct du festival du 6 au 12 novembre.

    Retrouvez mes bilans des éditions précédentes :

    mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

    et mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

    et mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016.

    Retrouvez également mes premiers articles consacrés à cette édition 2017 :

    Programme détaillé et commenté

    L'hommage du Festival et Cinéma et Musique de Film de La Baule à Catherine Deneuve : critiques de films avec l'actrice ("Elle s'en va", La Sirène du Mississipi", "Les yeux de sa mère"... et de nombreuses autres)

    Jacques Tati à l'honneur : critique de "Playtime"

    Melville à l'honneur au festival : critiques du "Samouraï", "Le Cercle rouge", L'armée des ombres"

    En attendant "Tout les sépare de Thierry Klifa (en compétition au festival), ma critique de "Les yeux de sa mère" et le récit de ma rencontre avec l'équipe du film

    Retrouvez également mon recueil de nouvelles "Les illusions parallèles" (Editions du 38) dont une nouvelle se déroule intégralement dans le cadre du festival et dont j'aurai l'occasion de vous reparler la semaine prochaine. Toutes les critiques ici dans mon "actualité de romancière".

    J'aurai également le plaisir de tester l'hôtel Barrière l'Hermitage. En attendant retrouvez mes autres bonnes adresses à La Baule et Pornichet, ici.

  • Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2017 : le programme complet détaillé (un festival à suivre ici en direct du 6 au 12 novembre)

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    Retrouvez ce même article sur Inthemoodforfilmfestivals.com, ici.

    Lors des trois premières éditions du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule (créé par Sam Bobino en 2014 -qui  a aussi notamment à son actif  d’être délégué général de la Semaine du Cinéma Positif– et le cinéaste Christophe Barratier), je vous avais fait part de mon enthousiasme pour ce nouvel évènement cinématographique, convivial et passionnant, qui a lieu dans le cadre idyllique de La Baule, un festival pour lequel j’ai eu un coup de cœur tel que l’une des nouvelles de mon recueil « Les illusions parallèles » (Editions du 38), se déroule dans le cadre de celui-ci. J'avais d'ailleurs eu le plaisir de le dédicacer dans le cadre du festival l'an passé. Pour la 4ème année consécutive, vous pourrez me suivre en direct du festival. Je vous promets une belle immersion, a fortiori cette année. Suivez-moi sur twitter (@Sandra_Meziere) et Instagram (@sandra_meziere) pour tout savoir du festival au jour le jour. 

    Je  recommande vivement dès à présent cette édition 2017 du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule, d’autant plus que le programme s'annonce particulièrement riche et alléchant (7 films en compétition, de nombreuses avant-premières, un jury présidé par Diane Kurys, un hommage à Vladimir Cosma et à Catherine Deneuve, de nombreux invités, des concerts, des classiques du cinéma à voir et revoir, de nombreuses animations dont une exposition consacrée à De Funès...- retrouvez tout le programme détaillé ci-dessous : 48 films dont 20 avant-première, 2 concerts, 3 Master class, 2 ciné-concert, une exposition De Funès) avec une durée en plus rallongée d'une journée cette année(avec ainsi une préouverture le 6 novembre avec  "Moi et le Che » de Patrice Gautier, avec Patrick Chesnais,en présence de Patrick Chesnais et Patrice Gautier). La cérémonie d'ouverture officielle aura lieu le mercredi 8 novembre à 20H  en présence du Jury avec un hommage à Remy Julienne en sa présence et un concert « UK on The Rocks » (Trio Cover) : Hommage au film « Good Morning England ». La cérémonie de remise des Prix aura lieu le samedi 11 novembre à 20H, en présence du Jury et de nombreux guests avec ensuite un concert dirigé par Vladimir Cosma, « Vladimir Cosma, dirige ses plus grandes musiques de films » (avec un Orchestre de 60 musiciens). 
     

    Pour tout savoir sur le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule retrouvez :

    mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

    et mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

    et mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016.

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    Retrouvez également toutes mes bonnes adresses à La Baule pour profiter au mieux du festival, ici.

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    (Photos ci-dessous prises à l'hôtel Barrière Le Royal Thalasso de La Baule, mon article ici à ce sujet. Je vous parlerai également prochainement de l'hôtel Barrière L'Hermitage également rénové.)

     

    LES EVENEMENTS A NE PAS MANQUER

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    - L’hommage rendu, en sa présence, au compositeur Vladimir Cosma,

    une légende à qui l'on doit d'innombrables musiques de films dont celles de La Boum, des Aventures de Rabbi Jacob, du Grand Blond avec une chaussure noire (des films que vous pourrez d'ailleurs revoir dans le cadre du festival), de L'Aile ou La Cuisse, de La Chèvre, du Diner de cons , etc. VLADIMIR COSMA dirigera ses plus grandes musiques de film avec un orchestre symphonique d'une soixantaine de musiciens et artistes internationaux, sur la scène du Palais des Congrès Atlantia de La Baule, le samedi 11 Novembre à 20h. (précédé de la Cérémonie de remise des Prix du Festival) - Réservation : Site de vente en ligne : billetterie.atlantia-labaule.com. Par téléphone au : 02 40 11 51 51

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    -L'hommage à Catherine Deneuve :

    l'actrice viendra présenter en avant-première "Tout nous sépare" de Thierry Klifa aux côtés de ce dernier et de Nicolas Duvauchelle le samedi 11 novembre à 15h au Cinéma le Gulf Stream. A cette occasion, en bonus, en bas de cet article, retrouvez ma critique de "Les yeux de sa mère" de Thierry Klifa et le récit de ma rencontre avec l'équipe du film (dans lequel jouait déjà Catherine Deneuve). Cliquez ici pour retrouver mon article avec de nombreuses critiques de films avec Catherine Deneuve.

    -Les comédies mises à l'honneur :

     pour illustrer ce thème, les organisateurs du Festival ont ainsi choisi une affiche réalisée par l’artiste Sébastien Dupouey (qui avait déjà réalisé l’affiche de l’édition précédente). Cette affiche fait référence à la comédie « Les Vacances de M. Hulot », de Jacques Tati, dont le tournage a eu lieu en 1951 et 1952 près de La Baule (à Saint-Marc-sur-Mer).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       

    -Le Coup de projecteur sur Jacques Tati

    dont on fête les 110 ans de sa naissance et dont le personnage culte M.Hulot figure donc sur la magnifique affiche du Festival et Buster Keaton, dont les projections de films seront accompagnées en musique. Vous pourrez ainsi voir "Sherlock Jr" le mardi 7 novembre à 20h (suivi du Film d’Ouverture « La Mélodie ») au cinéma le Gulf Stream, accompagné en musique par Laurent Pontoizeau. Vous pourrez également voir "Mon oncle " de Jacques Tati en copie restaurée le Mercredi 8 novembre à 12h au cinéma le Gulf Stream.

     

    -L'hommage à LOUIS DE FUNES à la Chapelle Saint Anne à la Baule

    avec une exposition d'objets inédits et encore jamais exposés ayant appartenu à l'acteur.

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    -L'hommage à REMY JULIENNE :

    Avec plus de 1400 films à son actif (!) et une carrière internationale qui en ferait réver plus d’un, il est considéré comme « le plus grand cascadeur du cinéma français » et l’un des plus grands cascadeurs au monde. Rémy Julienne recevra un Ibis d’Or d’Honneur, récompensant l’ensemble de sa carrière, lors de la Cérémonie d’Ouverture du Festival, le Mercredi 8 novembre, au Palais des congrès de La Baule Atlantia. Il rencontrera aussi le public le Mercredi 9 novembre à 17h au Cinéma Le Gulf Stream pour une Master Class.


    -L' hommage rendu au réalisateur  JEAN PIERRE MELVILLE,

     réalisateur des chefs-d'œuvre que sont notamment L’Armée des Ombres, Le Cercle Rouge, le Samouraï. A l'occasion de cet hommage seront également projetés ses chefs-d'œuvre "L'armée des ombres" et "Le cercle rouge" (un film dont je vous parle d'ailleurs dans mon roman "L'amor dans l'âme"), des séances que je vous recommande vivement. Pour nous parler de son rapport passionnel et paradoxal à la musique, le Festival de La Baule accueillera deux grands ambassadeurs melvilliens : Rémy Grumbach, réalisateur de télévision et neveu de Melville ; Eric Demarsan, le seul, l’unique compositeur à avoir composé deux bandes originales complètes pour le cinéaste, “L’Armée des ombres et “Le Cercle rouge” (Master Class, Vendredi 10 novembre à 18h au Gulf Stream). Cliquez ici pour lire mon article sur le cinéma de Melville.

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    Ma CRITIQUE du CERCLE ROUGE de Melville  à voir le Vendredi 10 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream.

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     Bien plus qu'un film policier, ce film est sans nul doute un de ceux qui ont fait naitre ma passion pour le cinéma...
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    Synopsis : Le commissaire Matteï (André Bourvil) de la brigade criminelle est chargé de convoyer Vogel (Gian Maria Volonte), un détenu. Ce dernier parvient à s'enfuir et demeure introuvable malgré l'importance des moyens déployés. A même moment, à Marseille, Corey (Alain Delon), à la veille de sa libération de prison, reçoit la visite d'un gardien  dans sa cellule venu lui proposer une « affaire ». Alors que Corey gagne Paris, par hasard, Vogel se cache dans le coffre de la voiture. Corey et Vogel montent alors ensemble l'affaire proposée par le gardien : le cambriolage d'une bijouterie place Vendôme. Ils s'adjoignent ensuite les services d'un tireur d'élite : Janson, un ancien policier, rongé par l'alcool.

    Dès la phrase d'exergue, le film est placé sous le sceau de la noirceur et la fatalité : " Çakyamuni le Solitaire, dit Siderta Gautama le Sage, dit le Bouddha, se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : " Quand des hommes, même sils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents, au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge (Rama Krishna)".

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    C'est cette fatalité qui fera se rencontrer Corey et Vogel puis Jansen et qui les conduira tous les trois à la mort « réunis dans le cercle rouge ». Ce cercle rouge réunit aussi policier et gangsters, Mattei ressemblant à bien des égards davantage à ces derniers qu'à l'inspecteur général pour qui les hommes sont « tous coupables ». Dès le début, le film joue sur la confusion : le feu rouge grillé par la police, les deux hommes (Vogel et Matteï) qui rentrent en silence dans la cabine de train, habités par la même solitude, et dont on ne découvre que plus tard que l'un est policier et l'autre un prévenu. Il n'y a plus de gangsters et de policiers. Juste des hommes. Coupables. Matteï comme ceux qu'ils traquent sont des hommes seuls. A deux reprises il nous est montré avec ses chats qu'il materne tandis que Jansen a pour seule compagnie «  les habitants du placard », des animaux hostiles que l'alcool lui fait imaginer.

    Tous sont prisonniers. Prisonniers d'une vie de solitude. Prisonniers d'intérieurs qui les étouffent. Jansen qui vit dans un appartement carcéral avec son papier peint rayé et ses valises en guise de placards. Matteï dont l'appartement ne nous est jamais montré avec une ouverture sur l'extérieur. Ou Corey qui, de la prison, passe à son appartement devenu un lieu hostile et étranger. Prisonniers ou gangsters, ils subissent le même enfermement. Ils sont avant tout prisonniers du cercle du destin qui les réunira dans sa logique implacable. Des hommes seuls et uniquement des hommes, les femmes étant celles qui les ont abandonnés et qui ne sont plus que des photos d'une époque révolue (que ce soit Corey qui jette les photos que le greffe lui rend ou Matteï dont on aperçoit les photos de celle dont on imagine qu'elle fut sa femme, chez lui, dans un cadre).

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    Avec une économie de mots (la longue -25 minutes- haletante et impressionnante scène du cambriolage se déroule ainsi sans qu'un mot soit échangé), grâce à une mise en scène brillante, Melville signe un polar d'une noirceur, d'une intensité, d'une sobriété rarement égalées.

     Le casting, impeccable, donne au film une dimension supplémentaire : Delon en gangster désabusé et hiératique (dont c'est le seul film avec Melville dont le titre ne le désigne pas directement, après « Le Samouraï » et avant « Un flic »), Montand en ex-flic rongé par l'alcool, et  Bourvil, mort peu de temps après le tournage, avant la sortie du film (même s'il tourna ensuite « Le mur de l'Atlantique »), est ici bouleversant dans ce contre-emploi, selon moi son meilleur deuxième rôle dramatique avec « Le Miroir à deux faces ».  Ce sont pourtant d'autres acteurs qui étaient initialement prévus : Lino Ventura pour « Le commissaire Matteï », Paul Meurisse pour Jansen et Jean-Paul Belmondo pour Vogel.

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    La critique salua unanimement ce film qui fut aussi le plus grand succès de Melville dont il faut par ailleurs souligner qu'il est l'auteur du scénario original et de cette idée qu'il portait en lui depuis 20 ans, ce qui lui fit dire : « Ce film est de loin le plus difficile de ceux qu' j'ai tournés, parce que j'en ai écrit toutes les péripéties et que je ne me suis pas fait de cadeau en l'écrivant. »

    En tout cas, il nous a fait un cadeau, celui de réunir pour la première et dernières fois de grands acteurs dans un « Cercle rouge » aux accents hawksiens, aussi sombre, fatal qu'inoubliable.

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    -Le cinéma positif à l'honneur :

      Jacques Attali, Président de la fondation Positive Planet, sera présent pour parler de ce cinéma lanceur d’alerte le samedi 11 novembre à 17H. Depuis 2 ans la fondation Positive Planet, présidée par Jacques Attali, organise durant le Festival de Cannes, « La Semaine du Cinéma Positif ». Ce nouveau rendez-vous du cinéma en France, auquel s’associe le Festival de La Baule, a pour objectif de mettre en valeur le travail de réalisateurs engagés, lanceurs d’alertes, qui s’évertuent à éveiller les consciences et inspirent ainsi les générations futures.

    Cette année, le Festival du Film de La Baule a décidé de mettre l’accent sur ce genre de « Cinéma Positif » via la séléction de plusieurs films en avant-première comme « La Mélodie » de Rachid Hami, « Le Brio » de Yvan Attal, « M » de Sara Forestier, « Fractures » de Harry Roselmack, « Beach Rats » de Eliza Hittman, « Gook » de Justin Chon, « Favela Vargas » de Catherine Gund et d’Aresha Kyi ou encore « The Full Monthy » de Peter Cattaneo et « La Dernière leçon » de Pascale Pouzadoux.

    Voici le programme des MASTER CLASS :

    Le Festival, ce sont aussi des ateliers, des rencontres, des séances de dédicaces, des Master class dirigées par STÉPHANE LEROUGE, grand spécialiste de la musique de film, et bien sûr des projections en avant première en présence des équipes de films et acteurs.

    CHRISTIAN CARION et LAURENT PEREZ DEL MAR racontent la musique de “Mon garçon”
    Mardi 7 novembre à 18h30 au Gulf Stream

    ERIC DEMARSAN et REMY GRUMBACH : Melville et la musique
    Vendredi 10 novembre à 18h au Gulf Stream

    VLADIMIR COSMA : 50 ans de musique pour l’image
    Dimanche 12 novembre à 16h30 au Gulf Stream

    FILMS EN COMPETITION ET JURY

    Comme chaque année, un jury de professionnels aura pour passionnante charge de décerner les différents Ibis (du meilleur film, de la meilleure musique de film, du meilleur scénario, du meilleur acteur, de la meilleure actrice, du meilleur court-métrage AG2R La Mondiale, du prix du public Groupe Barrière). Le jury 2017 sera présidé par la réalisatrice et scénariste Diane Kurys (réalisatrice notamment de La Baule Les Pins) qui sera entourée : du compositeur Laurent Perez del mar  (Ibis d'or de la meilleure musique 2016 pour "La tortue rouge"), de la productrice journaliste et présentatrice Daniela Lumbroso, de l'actrice, compositrice, interprète Elodie Frégé),  de l'acteur, humoriste, chanteur Elie Seimon.

    Vous pourrez ainsi découvrir 7 films en compétition très attendus parmi lesquels "Gook" (dont je vous ai déjà parlé dans mon compte rendu du 43ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, retrouvez à nouveau mes commentaires ci-dessous), le nouveau film de Thierry Klifa, le premier film en tant que réalisatrice de Sara Forestier, le film "Fractures" réalisé par Harry Roselmack.

    LA MÉLODIE


    Réalisé par Rachid Hami (France)

    Film d’Ouverture - Avant-Première (film en compétition) le Mardi 7 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Bruno Coulais et du producteur Nicolas Mauvernay


    Date de sortie : 8 novembre 2017

    Drame Comédie

    Durée : 1h42

    Musique : Bruno Coulais

    Scénario : Rachid Hami - Guy Laurent - Valérie Zenatti

    Image : Jérome Alméras

    Montage : Joëlle Hache

    Production : Nicolas Mauvernay - Mizars Films - France 2 Cinéma - UGC

    Distribution : UGC Distribution

    Interprétation : Kad Merad - Samir Guesmi


    A bientôt cinquante ans, Simon est un violoniste émérite et désabusé. Faute de mieux, il échoue dans un collège parisien pour enseigner le violon aux élèves de la classe de 6ème de Farid.

    GOOK


    Réalisé par Justin Chon (USA)


    Avant-Première (film en compétition) le Mercredi 8 novembre à 17H au cinéma le Gulf Stream


    Date de sortie : 2018

    Drame

    Durée : 1h35
    noir et blanc
    anglais et coréen
    sous titré français

    Musique : Roger Suen

    Scénario : Justin Chon

    Image : Ante Cheng

    Montage : Reynolds Barney - Rooth Tang

    Production : James J. Yi - Alex Chi

    Distribution : Kinology

    Interprétation : Justin Chon - Simone Baker - Sang Chon


    Eli et Daniel, deux frères d’origine coréenne, gèrent un petit magasin de chaussures pour femmes situé dans un quartier majoritairement afro-américain de Los Angeles. Ils se lient d’une amitié profonde et improbable avec Kamilla, une jeune fille âgée de seulement onze ans. Un jour, les tensions raciales entre communautés atteignent leur paroxysme et des rixes – les tristement célèbres émeutes de 1992 – éclatent dans la ville. En cherchant à protéger le magasin, ce sont les notions mêmes de famille, de rêves et d’avenir que le trio va devoir être amené à reconsidérer.

    Mon avis :

    Avec une précision quasi documentaire, « Gook » nous immerge dans le quartier de Paramount à L.A en avril 1992, le jour où de violentes émeutes éclatent suite à la décision de justice de déclarer les policiers non-coupables d’une agression sur un jeune noir, Rodney King. Ce sont deux frères d’origine coréenne, Eli et Daniel, sur lequel le réalisateur braque sa caméra ainsi qu’une jeune fille noire de onze ans, Kamilla, qui préfère les aider à la boutique plutôt que d’aller à l’école. « Gook » est un film de contrastes. Pas seulement entre le noir et le blanc pour lequel le cinéaste a opté. Contraste entre la candeur, la naïveté des scènes entre Kamilla et les deux frères qui se chamaillent tels des enfants. Et la violence qui les environne. Contrastes entre la gaieté de leurs danses et les agressions verbales. Contrastes entre les rêves (Daniel rêve se rêve en chanteur de RnB) et la réalité (il finira par jeter sa démo car en toile de fond figurent des aboiements de chien). C’est  un deuil du passé qui a divisé ces deux communautés. Un autre les réunira. Entre les deux une tranche de vie et des personnages bouleversants brillamment interprétés.

    BEACH RATS


    Réalisé par Eliza Hittman (USA)



    Avant-Première (film en compétition) le Jeudi 9 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream


    Date de sortie : 2018

    Drame

    Durée : 1h35

    Musique : Nicholas Leone

    Scénario : Eliza Hittman

    Image : Hélène Louvart

    Montage : Scott Cummings - Joe Murphy

    Production : Animal Kingdom - Brad Becker-parton - Cinereach

    Distribution : Optimale Distribution


    Interprétation : Harris Dickinson - Nicole Flyus - Frank Hakaj - Kate Hodge


    Adolescent paumé vivant à l’extérieur de Brooklyn, Frankie passe un été épouvantable entre un père mourant et une mère qui insiste pour qu’il se trouve au plus vite une petite amie. Il tente d’échapper au pathétique de son quotidien en traînant à la plage avec son groupe d’amis. Par conformisme, il accepte d’entamer une relation avec une jeune fille de son âge, mais il continue secrètement à draguer des hommes plus âgés sur Internet. Frankie va alors devoir lutter pour concilier ses désirs antagonistes les plus intimes.

    BRAVO VIRTUOSE


    Réalisé par Levon Minasian (Arménie, Belgique, France)



    Avant-Première (film en compétition) le Vendredi 10 novembre à 14h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Levon Minasian


    Date de sortie : 3 janvier 2018

    Comédie

    Durée : 1h32
    arménien, russe
    sous titré français

    Musique : Tigran Hamasyan - Michel Petrossian

    Scénario : Lévon Minasian - Stéphanie Kalfon

    Image : Mko Malkhasyan

    Montage : Nicolas Desmaison

    Production : Robert Guédiguian - Agat Films & Cie - HK Productions - Artémis Productions

    Distribution : Blue Bird Distribution

    Interprétation : Samvel Tadevosian - Maria Akhmetzyanova - Arman Navasardyan

    Arménie. Alik, 25 ans, musicien d’exception, membre d’un orchestre de musique classique prépare un grand concert. Tout bascule quand le mécène de l’orchestre est assassiné. Par un concours de circonstances, Alik se retrouve en possession du téléphone d’un tueur à gage nommé “Virtuose”.

    FRACTURES


    Réalisé par Harry Roselmack (France)



    Avant-Première (film en compétition) le Samedi 11 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Harry Roselmack


    Date de sortie : 2018

    Drame

    Durée : 1h25

    Musique : Jean-Michel Rotin - Wealstarr - Sulee B Wax - Quamen

    Scénario : Harry Roselmack

    Image : Thomas Moren

    Montage : David Poucet

    Production : Harry Roselmack - Gaël Bonnel Sanchez

    Interprétation : Alexandra Naoum - Benoit Rabillé - Alix Bénézech - Tony Harrisson

    Fariha une escort-girl et Youssouf converti à l’islam radical, sont deux français, à la vision du monde opposée. Ils se rendent à une même Soirée sur un yacht...

    TOUT NOUS SÉPARE


    Réalisé par Thierry Klifa (France)



    Avant-Première (film en compétition) le Samedi 11 novembre à 15h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Catherine Deneuve, Thierry Klifa, et Nicolas Duvauchelle


    Date de sortie : 8 novembre 2017

    Drame Thriller

    Durée : 1h38

    Musique : Gustavo Santaolalla

    Scénario : Thierry Klifa - Cédric Anger

    Image : Julien Hirsh

    Montage : Thomas Marchand

    Production : François Kraus - Romain Rousseau - Maxime Delauney - Kev Adams - Elisa Soussan

    Distribution : Mars Films

    Interprétation : Catherine Deneuve - Diane Kruger - Nicolas Duvauchelle - Nekfeu

    Une maison bourgeoise au milieu de nulle part. Une cité à Sète. Une mère et sa fille. Deux amis d’enfance. Une disparition. Un chantage. La confrontation de deux mondes...

    M



    Réalisé par Sara Forestier (France)


    Avant-Première (film en compétition) le Samedi 11 novembre à 17h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Sara Forestier et Christophe



    Date de sortie : 15 novembre 2017

    Drame

    Durée : 1h40

    Musique : Christophe

    Scénario : Sara Forestier

    Image : Guillaume Schiffman

    Montage : Thomas marchand

    Production : Denis Freyd - Vincent Mazel - Hugo Sélignac

    Distribution : Ad Vitam

    Interprétation : Sara Forestier - Redouanne Harjane - Jean-Pierre Léaud - Liv Andren




    Lila est bègue et s’est réfugiée dans le silence. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Mo, un jeune homme charismatique, en manque d’adrénaline et d’amour. Ils tombent fou amoureux, mais Lila va découvrir que Mo a aussi ses secrets...

    AVANTS-PREMIERES

    Vous pourrez également découvrir de nombreux films en avant-première.

    MOI ET LE CHE

    Réalisé par Patrice Gautier (France)


    (Pré-Ouverture) Avant-Première le Lundi 6 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Patrick Chesnais et Patrice Gautier



    Date de sortie : 31 janvier 2018

    Comédie

    Durée : 1h30

    Musique : Weak - Newton - Madeleine Marchant

    Scénario : Patrice Gautier

    Image : Christophe Legal

    Montage : Nathalie Triniac

    Production : Arnaud Kerneguez - Kapfilms

    Distribution : Kanibal Films Distribution

    Interprétation : Patrick Chesnais - Fanny Cottençon - Didier Flamand - Florence Thomassin

    GO est un prof de fac en fin de parcours. Mais il a surtout été, à 18 ans, un jeune homme nourri d’égalité et de fraternité, engagé frontalement dans l’action. L’un des derniers compagnons du CHE. C’était quelque part, là-bas, en Bolivie en 1967. Du moins, c’est ce qu’il dit, re-dit et re-re-dit.

    MON GARÇON



    Réalisé par Christian Carion (France)


    Projection le Mardi 7 novembre à 17h au cinéma le Gulf Stream, en présence du réalisateur et du compositeur

    Date de sortie : 20 septembre 2017

    Thriller

    Durée : 1h24

    Musique : Laurent Perez Del Mar

    Scénario : Christian Carion - Laure Irmann

    Image : Eric Dumont

    Montage : Loic Lallemend

    Production : Christophe Rossignon - Philip Boëffard

    Distribution : Diaphana Distribution

    Interprétation : Guillaume Canet - Mélanie Laurent - Olivier De Benoist - Antoine Hamel

    Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

    CHAVELA VARGAS




    Réalisé par Catherine Gund & Daresha Kyi (USA)



    Avant-Première le Mercredi 8 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream


    Date de sortie : 15 novembre 2017

    Documentaire, Biopic

    Durée : 1h30
    espagnol, anglais
    sous titré français

    Musique : Chavela Vargas

    Scénario : Catherine Gund - Daresha Kyi

    Image : Catherine Gund - Natalia Cuevas - Paula Gutierrez

    Montage : Carla Guttierez

    Production : Catherine Gund - Daresha Kyi

    Distribution : Bodega Films

    Interprétation : Chavela Vargas - Pedro Almodovar - Laura Garcia-Lorca

    De Frida Kahlo à Pedro Almodovar, artiste inspirante et inspirée, ce récit composé d’images rares révèle une femme à la vie iconoclaste et d’une modernité saisissante. Figure de proue de la musique mexicaine Ranchera, Chavela Vargas, restera à jamais empreinte de récits et de légendes. Chavela s’est elle vraiment glissée tard dans la nuit dans les chambres des maris pour leur voler leur femme ?

    MARIA BY CALLAS




    Réalisé par Tom Volf (France)



    Avant-Première le jeudi 9 novembre à 18h au cinéma le Gulf Stream (à l’occasion des 40 ans de la disparition de Maria Callas)


    Date de sortie : 13 décembre 2017

    Documentaire

    Durée : 1h30

    Musique : Maria Callas

    Scénario : Tom Volf

    Image : Archives

    Production : Emmanuel Chain - Gaël Leiblang - Emanuelle Lepers - Petit Dragon - Elephant Doc - Volf Production

    Distribution : MK2

    Interprétation : Maria Callas





    Tout le monde connaît Maria Callas, la Voix du Siècle, la Diva des couvertures de magazines, le personnage public, bien différent pourtant de la femme fragile et de l’artiste acharnée de travail dont témoignent ceux qui l’ont connue dans l’intimité. Durant toute sa vie, elle s’est toujours sentie incomprise et aspirait à être entendue par ses propres mots. Elle disait d’elle-même qu’elle était une personnalité double, parfois même antagoniste : Maria et Callas. Ces deux facettes, Tom Volf, les a réunies et permet de découvrir aujourd’hui la dernière des divas racontée pour la première fois à la première personne à travers des documents inédits, gardés secrets pendant plus de 40 ans par ses proches aux quatre coins du monde.

    JALOUSE



    Réalisé par Stéphane et David Foenkinos (France)


    Première le Jeudi 9 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Stéphane & David Foenkinos et Bruno Todeschini

    Date de sortie : 8 novembre 2017

    Comédie dramatique

    Durée : 1h46

    Musique : Paul-Marie Barbier - Julien Grunberg

    Scénario : David Foenkinos - Stéphane Foenkinos

    Image : Guillaume Deffontaines

    Montage : Virginie Bruant

    Production : Nicolas Altmayer - Eric Altmayer

    Distribution : StudioCanal

    Interprétation : Karin Viard - Anne Dorval - Thibault de Montalembert - Anais Demoustier - Bruno Todeschini

    Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

    LES ÉTOILES RESTANTES




    Réalisé par Thierry Klifa (France)



    Avant-Première le Vendredi 10 novembre à 12h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Loïc Paillard et du producteur Xavier Pleche


    Date de sortie : 2018

    Comédie

    Durée : 1h20

    Musique : Laurent Parisi

    Scénario : Loïc Paillard

    Image : Loïc Paillard

    Montage : Maéva Dayras

    Production : Loïc Paillard - Xavier Pleche

    Interprétation : Benoît Chauvin - Camille Claris - Jean Fornerod - Sylvain Mossot





    Alexandre, trentenaire un peu paumé, décide de se lancer dans la vie active. Loris, son colocataire misanthrope, travaille sur une « méthode universelle pour réussir sa vie » et Patrick, son père, décide d’arrêter sa chimiothérapie. Jusqu’ici tout va bien mais c’est sans compter l’arrivée de Manon...

    MON PRINCE EST PARTI



    Réalisé par Thierry Guedj (France)


    Avant-Première (version longue inédite) le Vendredi 10 novembre à 16h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Thierry Guedj

    Date de sortie : 2017

    Documentaire

    Durée : 1h15

    Musique : Prince - Médéric Collignon - Benoît Carré

    Scénario : Thierry Guedj

    Image : Thierry Guedj

    Montage : Thierry Guedj

    Production : Olivier Gal - Jean-Pierre Brun

    Distribution : France Télévisions

    Interprétation : Matthieu Chedid - Antoine de Caunes - Sinclair - Jean-Paul Gaultier

    La disparition de Prince, le 21 avril 2016, a laissé son public français en état de choc. Entrelacé d’hommages musicaux exclusifs et de documents inédits, ce portrait en creux du Kid de Minneapolis donne la parole à ceux qui ont été profondément marqués par son œuvre : des artistes reconnus, des musiciens parmi les plus passionnants de la scène française, des journalistes ou producteurs qui l’ont approché, mais aussi des inconnus, des fans sur qui il exerçait une fascination sans limite, chacun nous raconte « son » Prince.

    TOUT LÀ HAUT



    Réalisé par Serge Hazanavicius (France)


    Avant-Première, Vendredi 10 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Serge Hazanavicius et Laurent Perez Del Mar

    Date de sortie : 20 décembre 2017

    Comédie - Aventure

    Durée : 1h45

    Musique : Laurent Perez del Mar

    Scénario : Stephane « Fanfan » Dan - Serge Hazanavicius

    Image : Rémy Chevrin

    Production : Kev Adams - Julie Gayet - Nadia Turincev - Elisa Soussan

    Distribution : UGC Distribution

    Interprétation : Kev Adams - Vincent Elbaz - Bérénice Bejo - Serge Hazanavicius

    Scott, jeune surdoué du snowboard, n’a qu’un rêve : être le premier. Il veut réaliser ce que personne n’a réussi : aller tout en haut de l’Everest et tenter la descente de la plus pure, de la plus raide, de la plus dangereuse des pentes. En arrivant à Chamonix, capitale mondiale de la glisse, son destin va croiser la route de Pierrick, ancien champion devenu guide de montagne. Une rencontre qui pourrait bien le conduire jusqu’au sommet.

    ZOMBILLENIUM




    Réalisé par Arthur de Pins et Alexis Ducord (France)



    Projection le Dimanche 12 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream.


    Date de sortie : 18 octobre 2017

    Animation

    Durée : 1h18

    Musique : Eric Neveux

    Scénario : Arthur de Pins - Alexis Ducord

    Montage : Benjamin Massoubre

    Production : Henri Magalon

    Distribution : Gebeka

    Interprétation : Emmanuel Curtil - Alain Choquet - Kelly Marot





    Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres ont le blues. Non seulement ce sont de vrais monstres dont l’âme appartient au Diable à jamais, mais en plus ils sont fatigués de leur job, de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes...

    BRILLANTISSIME




    Réalisé par Michèle Laroque (France)



    Avant-Première le Dimanche 12 novembre à 14h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Pascal Elbé et Marthe Villalonga


    Date de sortie : 17 Janvier 2018

    Comédie

    Durée : 1h35

    Musique : Alex Baupain

    Scénario : Michèle Laroque

    Image : Kika Ungaro

    Montage : Jeanne Kef

    Production : Romain Rousseau - Maxime Delauney - Benjamin Morgaine - Lionel Dutemple - Nolita Cinéma - Princesse Beli

    Distribution : StudioCanal

    Interprétation : Michèle Laroque - Kad Merad - Françoise Fabian - Gérard Darmon - Pascal Elbé


    Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle.

    LE BRIO




    Réalisé par Yvan Attal (France)



    Avant-Première le Dimanche 12 novembre à 18h au cinéma le Gulf Stream


    Date de sortie : 22 novembre 2017

    Drame Thriller

    Durée : 1h35

    Musique : Michaël Brook

    Scénario : Yaël Langmann - Victor Saint Macary - Yvan Attal

    Image : Rémy Chevrin

    Montage : Célia Lafite-Dupont

    Production : Dimitri Rassam - Benjamin Elalouf

    Distribution : Pathé Distribution

    Interprétation : Daniel Auteuil - Camélia Jordana - Jean-Baptiste Lafarge - Nicolas Vaude


    Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence.

    RILEY’S PEAK




    Réalisé par Patrick Alessandrin (France)



    Film de Clôture - Avant-Première le Dimanche 12 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Patrick Alessandrin


    Date de sortie : 2018

    Drame, aventure

    Durée : 1h25

    Musique : Laurent Eyquem

    Scénario : Mark Hefti

    Image : R. Michaël Givens

    Montage : Robert A. Ferretti

    Production : Steven Paul

    Interprétation : John Voight - Aidan Cullen - Jamie Kennedy - Vail Bloom






    Contre la volonté de ses parents (en plein divorce), Shaun vole les cendres de Gus, son grand-père et s’enfuit dans le désert avec son chien. Il est déterminé à accomplir les dernières volontés de Gus et à répandre ses cendres au sommet d’une montagne reculée.

     

    LES CLASSIQUES A VOIR OU REVOIR PENDANT LE FESTIVAL

    LE GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE


    Réalisé par Yves Robert (France)


    Projection le Mardi 7 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 5 décembre 1972

    Comédie

    Durée : 1h30

    Musique : Vladimir Cosma

    Scénario : Francis Veber

    Image : René Mathelin

    Montage : Ghislaine Desjonquères

    Production : Alain Poiré - Yves Robert - Gaumont - Les Productions de Guéville - Madeleine Films

    Distribution : Gaumont

    Interprétation : Pierre Richard - Jean Rochefort - Bernard Blié - Mireil Darc


    François Perrin, arrive à Orly avec aux pieds une chaussure jaune et l’autre noire. Une aubaine pour Perrache, adjoint du colonel Toulouse, chef d’un service secret, que ce jeune violoniste fantasque. Il le choisit, pour jouer à ses dépens, le rôle d’un redoutable espion international. Toulouse, las de défendre sa place contre son très ambitieux adjoint Milan, a décidé de s’en débarrasser une fois pour toute, en le lançant sur une fausse piste.

    DIVA

    Réalisé par Jean-Jacques Beineix (France)

    Projection le Mardi 7 novembre à 12h au cinéma le Gulf Stream


    Date de sortie : 11 mars 1981

    Drame Policier

    Durée : 1h57

    Musique : Vladimir Cosma

    Scénario : Jean-Jacques Beineix - Jean Van Hamme

    Image : Philippe Rousselot

    Montage : Marie-Josèphe Yoyotte - Monique Prim

    Production : Irène Silberman - Films A2 - Greenwich Film Productions

    Interprétation : Wilhelmenia Wiggins Fernandez - Frédéric Andrei - Richard Bohringer

    Un jeune postier amoureux du bel canto réalise un enregistrement pirate d’un concert donné par une diva. Sa passion et un hasard malencontreux vont provoquer une chasse à l’homme dont il est la proie.

    L’ARMÉE DES OMBRES


    Réalisé par Jean-Pierre Melville (France)


    Projection le Mardi 7 novembre à 14h au cinéma le Gulf Stream.



    Date de sortie : 12 Septembre 1969

    Drame, guerre

    Durée : 2h20

    Musique : Eric Demarsan

    Scénario : Jean-Pierre Melville

    Image : Pierre Lhomme - Walter Wottitz

    Montage : Françoise Bonnot - Jean Nény

    Production : Jacques Dorfmann - Les Films Corona - Fono Roma - Valoria Films

    Distribution : Les Acacias

    Interprétation : Lino Ventura - Simone Signoret - Paul Crauchet - Jean-Pierre Cassel


    France 1942. Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées est également l’un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu’il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo...

    SHERLOCK JR.

    Réalisé par Buster Keaton (USA)

    Projection le Mardi 7 novembre à 20h (suivi du Film d’Ouverture « La Mélodie ») au cinéma le Gulf Stream, accompagné en musique par Laurent Pontoizeau


    Date de sortie : 21 avril 1924

    Comédie

    Durée : 0h59
    Noir & blanc / Muet

    Musique : Accompagnement en musique par Laurent Pontoizeau

    Scénario : Clyde Bruckman - Jean C. Havez - Joseph A. Mitchell

    Image : Byron Houck - Elgin Lessley

    Montage : Buster Keaton

    Production : Buster Keaton - Joseph M. Schenk

    Distribution : Metro Pictures Corporation

    Interprétation : Buster Keaton - Joe Keaton - Kathryn McGaire

    Un projectionniste s’endort et retrouve en rêve son amie, son rival et vit de nombreuses aventures.

    MON ONCLE


    Réalisé par Jacques Tati (France)


    Projection (copie restaurée) le Mercredi 8 novembre à 12h au cinéma le Gulf Stream, à l’occasion du 110ème anniversaire de la naissance de Jacques Tati.



    Date de sortie : 10 mai 1958

    Comédie

    Durée : 1h56

    Musique : Alain Romans - Norbert Glanzberg - Franck Barcellini

    Scénario : Jacques Tati - Jacques Lagrange - Jean L’Hôte

    Image : Jean Bourgoin

    Montage : Suzanne Baron

    Production : Jacques tati - Fred Orain

    Distribution : Carlotta Films

    Interprétation : Jacques Tati - Jean Pierre Zola - Adrienne Servantie - Alain Bécourt


    Monsieur Arpel, riche industriel et fier de sa maison futuriste bardée de gadgets technologiques à l’utilité improbable, veut éviter que son beau-frère, M. Hulot, personnage rêveur et bohème, n’influence son fils. Il va essayer de lui confier un emploi dans son usine afin de l’éloigner.

    GOOD MORNING ENGLAND


    Réalisé par Richard Curtis (UK)


    Projection le Mercredi 8 novembre à 14h30 au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 6 mai 2009

    Comédie

    Durée : 2h15

    Musique : The Who - Jimi Hendrix - David Bowie

    Scénario : Richard Curtis

    Image : Dany Cohen

    Montage : Ian Voigt - Andrew Jadavji

    Production : Working Title Films - MedienProduktion - Prometheus - Filmgesellschaft - Portobello Studios - Tightrope Pictures

    Distribution : Universal International Pictures - Studio Canal

    Interprétation : Tom Sturridge - Philip Seymour Hoffman - Rhys Ifans - Emma Thompson - Kennet Branagh


    En 1966, le rock explose dans le monde, et notamment au Royaume-Uni. Pourtant, la BBC diffuse moins de 45 minutes quotidiennes de ce nouveau son. Radio Rock, une radio pirate, diffuse ses programmes depuis un bateau naviguant dans les eaux internationales de la mer du Nord, au large de la côte anglaise. Le gouvernement britannique est bien décidé à réduire ces voix dissidentes au silence, mais ces incroyables disc jockeys ne comptent pas se laisser faire...

    THE FULL MONTHY / Le Grand Jeu


    Réalisé par Peter Cattaneo (UK)


    Projection le Mercredi 8 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 22 Octobre 1997

    Comédie

    Durée : 1h32

    Musique : Anne Dudley

    Scénario : Simon Beaufoy

    Image : John De Borman

    <strongMontage : David Freeman

    Production : Uberto Pasolini - Redwaves Films - 20th Century Fox - Channel Four Films

    Distribution : 20th Century Fox

    Interprétation : Robert Carlyle - Mark Addy - Tom Wilkinson - William Snape


    Aujourd’hui, Sheffield, qui fut l’orgueil du Yorkshire et le joyau de l’Angleterre, est une ville sinistrée. Le chômage y règne en maître et les hommes désoeuvrés errent dans les rues en quête d’illusoires petits boulots. La venue de la troupe des Chippendales, qui, lors de leur spectacle, provoqua un véritable délire chez les spectatrices, va donner des idées à Gaz et ses copains. Si les femmes de Sheffield craquent pour des éphèbes anabolisés, que penseront-elles de vrais hommes, prêts à aller jusqu’au bout en s’exhibant entièrement nus ?

    LES AVENTURES DE RABBI JACOB


    Réalisé par Gérard Oury (France)


    Projection le Jeudi 9 novembre à 12h au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 18 octobre 1973

    Comédie

    Durée : 1h35

    Musique : Vladimir Cosma

    Scénario : Gérard Oury - Danièle Thompson - Josy Eisenberg

    Image : Henri Decaë

    Montage : Abert Jurgenson

    Production : Bertrand Javal - Gérard Beytout - Films Pomereu - Horse Films

    Distribution : Impéria Films

    Interprétation : Louis de Funès - Claude Giraud - Suzy Delair


    A la suite d’un quiproquo, un homme d’affaires irascible et raciste, se retrouve confronté malgré lui à un règlement de compte entre terroristes d’un pays arabe. Afin de semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New-York.

    MONSIEUR DE FUNES


    Réalisé par Gregory Monro (France)


    Projection le Jeudi 9 novembre à 14h au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 23 décembre 2013

    Documentaire

    Durée : 1h23

    Musique : Louis Mazetier

    Scénario : Gregory Monro

    Image : Thomas Letellier

    Montage : Bénédicte Teiger

    Production : Sabrina Azoulay - Jean-François Boyer

    Distribution : Tetra Média - Tangaro

    Interprétation : Louis De Funès - Jamel Debbouze - Alexandre Astier - Guillaume Gallienne


    Trente ans après sa disparition, Louis de Funès reste l’un des acteurs préférés des Français et ses films, inlassablement diffusés, n’ont pas pris une ride. Quel est le secret de cet immense succès dans l’Hexagone et les pays étrangers ? Comment l’engouement se perpétue-t-il à travers les générations ? Alliant rigueur, humour et émotion, cette enquête interroge la célébrité de cet homme unique à la filmographie si riche.

    RÉMY JULIENNE, 50 ANS DE CASCADES


    Réalisé par Vincent Perrot (France)


    Projection le Jeudi 9 novembre à 16h au cinéma le Gulf Stream, en présence Rémy Julienne et Vincent Perrot



    Date de sortie : 2013

    Documentaire

    Durée : 0h53

    Musique : Patrick Martini

    Scénario : Vincent Perrot - Valérie Bettancourt

    Image & son : Adrian Martini

    Production : Vincent Perrot - Charlotte Guenin - A Prime Group - La Prod

    Interprétation : Rémy Julienne - Jean-Paul Belmondo - Alain Delon - Jean-Louis Trintignant - Claude Lelouch


    Depuis cinquante ans, sur la planète cinéma, son nom est associé à l’action et aux séquences spectaculaires. Après une carrière exemplaire et quelques épreuves dramatiques, Rémy Julienne demeure inoxydable, enthousiaste et débordant de projets. Il a passé la majeure partie de sa vie à prendre tous les risques et à narguer le danger et la mort, à repousser les limites du raisonnable. Mais doit-on en déduire que Rémy n’a peur de rien ? Pas sûr... Vincent Perrot a exhumé des archives de tournage inédites et recueilli de nombreux témoignages ; Celui de Rémy Julienne, qui revient sur son extraordinaire carrière, bien sûr, mais aussi ceux de John Woo, Alain Delon, Jean-Louis Trintignant, Jean-Paul Belmondo, Claude Lelouch...

    DIKKENEK


    Réalisé par Olivier Van Hoofstadt (Belgique, France)


    Projection le Jeudi 9 novembre à 22h au cinéma le Gulf Stream (Spécial 10ème anniversaire du film), en présence de Olivier Van Hoofstadt



    Date de sortie : 21 juin 2006

    Comédie

    Durée : 1h22

    Musique : Damien Roques

    Scénario : Olivier Van Hoofstadt - Olivier Legrain

    Image : Jean François - Hensgens

    Montage : Vincent Tabaillon - Yves Beloniak

    Production : Emmanuel Prevost - Marc Libert - Olivier Van Hoofstadt - EuropaCorp - Cinema Seven

    Distribution : EuropaCorp - Distribution

    Interprétation : Jean-Luc Couchard - Dominique Pinon - Jérémie Renier - Marion Cotillard - Mélanie Laurent - Catherine Jacob - Florence Foresti - François Damiens


    JC est LE dikkenek belge, un donneur de leçon à cinq balles, un moralisateur, un tombeur de minettes, bref une grande gueule intégrale, coiffé comme un peigne. Stef est tout le contraire. Il cherche le Grand Amour, mais vu qu’il ne bouge pas de son lit, il va avoir du mal à trouver. JC lui explique donc la méthode : faire un sans-faute du point A jusqu’au point G...

    LE CERCLE ROUGE


    Réalisé par Jean-Pierre Melville (France)


    Projection le Vendredi 10 novembre à 10h au cinéma le Gulf Stream



    Date de sortie : 1 octobre 1970

    Policier

    Durée : 2h30

    Musique : Eric Demarsan

    Scénario : Jean-Pierre Melville

    Image : Henri Decaë

    Montage : Marie Sophie Dubus - Jean-Pierre Melville

    Production : Jacques Dorfmann - Robert Dorfmann - Les Films Corona - Selenia Cinematografica

    Distribution : Les Films Corona

    Interprétation : Alain Delon - Bourvil - Gian Maria Volonte - Paul Crauchet - Yves Montand


    Un truand marseillais, un détenu en cavale et un ancien policier mettent au point le hold-up du siècle. Le commissaire Mattei, de la brigade criminelle, leur tend une souricière.

    LA DERNIÈRE LEÇON


    Réalisé par Pascale Pouzadoux (France)


    Projection le Vendredi 10 novembre à 22h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Pascale Pouzadoux, Marthe Villalonga, Antoine Dulery



    Date de sortie : 4 novembre 2015

    Drame

    Durée : 1h45

    Musique : Eric Neveux

    Scénario : Pascale Pouzadoux - Laurent de Bertillat - D’après l’œuvre de Noelle Chatelet

    Image : Nicolas Brunet

    Montage : Sylvie Gadmer

    Production : Olivier Delbosc - Marc Missonnier - France 2 Cinema - Wild Bunch

    Distribution : Wild Bunch

    Interprétation : Marthe Villalonga - Sandrine Bonnaire - Antoine Duléry - Gilles Cohen


    Madeleine, 92 ans, décide de fixer la date et les conditions de sa disparition. En l’annonçant à ses enfants et petits-enfants, elle veut les préparer aussi doucement que possible, à sa future absence.

    MAURICE JARRE, UN PARCOURS EN MUSIQUE


    Réalisé par Rémy Grumbach (France)


    Projection le Samedi 11 novembre à 13h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence de Rémy Grumbach



    Date de sortie : 1999

    Documentaire, biographie

    Durée : 0h56

    Musique : Maurice Jarre

    Scénario : Rémy Grumbach - Djami Chêne - Sylvie Renoir

    Production : Olivier Delbosc - Marc Missonnier - France 2 Cinema - Wild Bunch

    Distribution : Telmondis

    Interprétation : Maurice Jarre


    « Docteur Jivago », « Lawrence d’Arabie », « Le Jour le plus long », « Paris brûle-t-il ? »... Autant de mélodies magiques, fredonnées dans le monde entier autant de chefs-d’œuvre signés Maurice Jarre. Deux cents films, cent cinquante comédies musicales, trois Oscars, une étoile sur Hollywood boulevard ! Aujourd’hui, consécration suprême, après Jean Vilar, David Lean, Luchino Visconti, Alfred Hitchcock, John Frankenheimer, Terence Young, Peter Weir, Sa Sainteté Jean-Paul II a demandé à Maurice Jarre de composer la musique originale de son Jubilé de l’an 2000. Quel est le secret de Maurice Jarre ? Où puise-t-il son inspiration ? Comment fait-il naître les plus belles musiques de films du monde ? En 56 minutes, cent questions, les plus somptueuses broderies musicales et quelques fragments de vie, ce film retrace l’étincelante trajectoire du petit lyonnais qui, armé des sept notes de la gamme, a conquis la planète.

    LA BOUM


    Réalisé par Claude Pinoteau (France)


    Projection le Samedi 11 novembre à 20h au cinéma le Gulf Stream, en présence de Richard Sanderson



    Date de sortie : 17 décembre 1980

    Romance, Comédie

    Durée : 1h50

    Musique : Vladimir Cosma

    Scénario : Claude Pinoteau - Danièle Thompson

    Image : Edmon Séchan

    Montage : Marie-Josèphe Yoyotte

    Production : Alain Poiré - Gaumont - Société de Productions des Films Dassault

    Distribution : Gaumont

    Interprétation : Sophie Marceau - Brigitte Fossey - Claude Brasseur - Denise Grey


    Vic vit tranquillement entre le lycée, ses parents et Poupette, son arrière-grand-mère. Lorsque sa mère apprend l’existence d’une ancienne maîtresse de son mari, elle décide de « faire un break » mais du haut de ses 13 ans Vic ne pense qu’à sa première boum...

    LES VACANCES DE M. HULOT


    Réalisé par Jacques Tati (France)


    Projection le Dimanche 12 novembre à 12h au Cinéma le Gulf Stream (version restaurée) à l’occasion du 110ème anniversaire de la naissance de Jacques Tati



    Date de sortie : 25 février 1953

    Comédie

    Durée : 1h28

    Musique : Alain Romans

    Scénario : Jacques Tati - Henri Marquet - Jacques Lagrange

    Image : Jacques Mercanton - Jean Mousselle

    Montage : Suzanne Baron - Charles Bretoneiche - Jacques Grassi

    Production : Fred Orain - Jacques Tati

    Distribution : Carlotta films

    Interprétation : Jacques Tati - Nathalie Pascaud - Micheline Rolla - Valentine Camax


    Les vacances, tout le monde le sait, ne sont pas faites pour s’amuser. Tout le monde le sait, sauf Monsieur Hulot qui, pipe en l’air et silhouette en éventail, prend la vie comme elle vient, bouleversant scandaleusement au volant de sa vieille voiture Salmson pétaradante la quiétude estivale des vacanciers qui s’installent avec leurs habitudes de citadins dans cette petite station balnéaire de la côte atlantique.

    COURTS METRAGES

    Courts métrages de l’Adami

    Organisée chaque année depuis maintenant 24 ans, l’opération Talents Adami permet de découvrir et de mettre en valeur des jeunes comédiens de 18 à 30 ans au travers un programme de courts métrages. Ces films sont projetés dans le cadre du Festival de Cannes et désormais aussi lors du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule.

    Cette année c’est la Belgique qui est à l’honneur : 5 réalisateurs belges racontent leur histoire courte. Une série de « petits » films produits par FullDawa Films et Nexus Factory et distribués par Distri7.

    Projections de l’ensemble des courts métrages le DIMANCHE 12 novembre à 10h30 au cinéma le Gulf Stream, en présence des réalisateurs et des comédiens


    Timing

    Réalisé par MARIE GILLAIN / musique originale de MARTIN GAMET France, Belgique / 2017 / fiction / 13 min / Interprétation : Martin Darondeau, Juliet Doucet, Félix Martinez, Elisa Ruschke


    Comédien dans la galère, Julien se prépare, fébrile, à passer des essais. Mila, elle aussi comédienne, va aussi passer ces mêmes essais. Sauf qu’aujourd’hui, elle n’a pas de temps à perdre, car son gamin a besoin d’elle à l’autre bout de paris. Quand elle arrive au bureau de production, l’accueille une standardiste qui se fiche bien d’elle et de ses emmerdements…


    Qui ne dit mot

    de STÉPHANE DE GROODT / musique originale de MICHEL DUPREZ France, Belgique / 2017 / fiction / 15 min / Interprétation : Lucie Boujenah, Claudia Dimier, Grégoire Isvarine, Stanislas Perrin.

    Depuis toujours, John est maladivement incapable de s’engager. Mais aujourd’hui, les choses changent. Le monde entier semble s’être ligué contre lui, avec une étrange obsession... lui faire enfin dire « Oui » !


    Le Pérou

    de MARIE KREMER / musique originale de CHLOE THEVENIN France, Belgique / 2017 / fiction / 15 min / Interprétation : Alba Gaïa Bellugi, Oscar Copp, Laurette Tessier, Benjamin Voisin

    Convoqués pour un mystérieux rendez-vous, Poppy, Vincent, Gaspard et Adèle se retrouvent devant un bar défraichi, sur le front de mer, à Ostende. Très vite, les quatre individus découvrent qu’ils ne sont pas ici par hasard : apprenant qu’ils sont demi-frères et soeurs, ils héritent également du bar. Avec une mission : le retaper...


    La station

    de PATRICK RIDREMONT / musique originale de OLAF HUND Belgique, France / 2017 / fiction / 13 min / Interprétation : Léa Arnezeder, Margot Luciarte, Adrien Rob, Joffrey Verbruggen

    Max, Mégane et Louise débarquent dans une mystérieuse station essence. A l’intérieur du bâtiment désert, de nombreuses photocopieuses qui fonctionnent à plein régime. Et un homme, bien décidé à exploiter le pouvoir magique des machines, capables de donner vie aux fantasmes les plus fous.


    Chougmuud

    de CÉCILE TELERMAN / musique originale de FRED PARKER ALLIOTI France, Belgique / 2017 / fiction / 13 min / Interprétation : Christopher Bayemi, Pauline Cassan, Jules Sagot, Aloïse Sauvage

    Lorsque Gilles, Marylin, Lucie et Thomas arrivent à leur soirée de Speed Dating, ils ont tous en tête le personnage idéal qui leur permettra de conclure à coup sûr. C’était sans compter sur l’un des serveurs qui glisse dans les cocktails une drogue violemment désinhibante !

     

    EGALEMENT AU  PROGRAMME :

    INITIATION À LA MUSIQUE À L’IMAGE POUR LES SCOLAIRES

    Dans le cadre de sa politique culturelle, la Ville de La Baule a souhaité que des moments privilégiés soient offerts à 600 jeunes Baulois des écoles, en cohérence avec les enseignements et le Parcours d’Education Artistique et Culturelle (PEAC).

    Le Festival du Film de La Baule propose donc, cette année, une rencontre autour de l’univers de Buster Keaton afin de faire découvrir l’un des classiques du cinéma en noir et blanc : « La Maison démontable ».

    Pour accompagner, en direct, la diffusion de ce court métrage, quoi de mieux qu’un piano, bien sûr, mais aussi des instruments aux sonorités acoustiques et originales : ukulele, flûtes, percussions..., quelques machines et des bruitages rigolos ! Et pour compléter le tout : une bonne part d’interactivité, puisque les enfants sont invités à participer à la création de la bande-son (rire, pluie...) et ainsi de mieux leur faire appréhender l’importance du rôle que joue la musique dans un film et les coulisses de la fabrication d’une bande son. C’est magique !
    C’est ce que l’artiste Laurent Pontoizeau (musicien, compositeur et professeur d’éducation musicale) proposera lors de ce « ciné-concert » unique qui rendra aussi hommage aux accompagnements musicaux des films muets des années 20.

    Une première approche de la musique à l’image à la fois pédagogique et ludique, accessible dès 7 ans et la découverte d’un film du patrimoine et d’un genre « le burlesque ».

    « La maison démontable » de Buster Keaton (1920)

    Un jeune couple se fait offrir une maison en kit. Il ne reste plus qu’à la monter. Ce serait facile si un rival n’avait pas inversé les numéros des caisses... Un des meilleurs court-métrages de Keaton et aussi l’un des plus accessibles pour les plus jeunes !

     

     

     

     

     

    Le Jardin - L’Expérience fait son Cinéma...


    Le Jardin pose ses valises à la Maison Pavie à l’occasion du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule. Le Jardin-L’Expérience, haut lieu des nuits parisiennes, a fermé ses portes. C’est donc l’occasion de retrouver l’ambiance qui a fait son succès lors du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule pour un Jardin confidentiel. Les artistes du Jardin prennent place au bord de la mer et donnent le ton pour ambiancer les after parties officielles de cette 4ème édition du festival.


    AURELIEN WIIK(Dj set)
    le Mercredi 8/11

    MACADAM CROCODILE
    (concert), le Jeudi 9/11

    BOZECK (concert),
    le Vendredi 10/11
    (soirée privée sur invitation uniquement)

    MARIE-AMELIE SEIGNER (Dj set),
    le Samedi 11/11


     


    Tous les soirs de 23h à 2h au restaurant Maison Pavie,
    20 avenue Pavie 44500 La Baule-Escoublac
    Renseignement et réservations : 02.40.88.07.13
    (la direction se réserve le droit d’admission)

    INFORMATIONS PRATIQUES ET RESEAUX SOCIAUX

    Pour en savoir plus, vous pouvez d’ores et déjà vous abonner à la page Facebook du festival, ici, mais aussi le retrouver sur twitter (@FestivalLaBaule), sur Instagram (@festivallabaule) et sur son site internet.

    Pour préparer au mieux votre séjour, vous pouvez aussi retrouver mes bonnes adresses à La Baule et Pornichet, ici.

    Cet article (à retrouver aussi bientôt sur mon autre blog Inthemoodforfilmfestivals.com) sera complété au fur et à mesure des annonces sur la programmation de cette édition 2017.

    PASS FESTIVAL
    donnant accès à l’ensemble des rendez-vous du Festival du 7 au 12 novembre 2017 (à l’exception de la Céremonie d'Ouverture avec le concert de "UK on the Rocks" et de Remise des Prix avec le concert dirigé par Vladimir Cosma) disponible à partir du 28 octobre directement auprès du cinéma de La Baule Le Gulf Stream (Tél : 02 51 75 15 41). Tarifs: 45€ adulte, 25€ -25 ans (et demandeur d'emploi), 15€ Pass journée (tarif unique), gratuit -14 ans.

    Toutes le projections auront lieu au Cinéma Le Gulf Stream (52, avenue du Général de Gaulle, 44 500 La Baule)

    BILLET CINE-CONCERT
    Cérémonie d'Ouverture et Concert par le groupe "UK on the Rocks", Mercredi 8 novembre à 20h. Tarif (unique) : 35€

    Cérémonie de Remise des Prix et Concert-Hommage dirigé par Vladimir Cosma ("Vladimir Cosma - 50 ans de succès"), Samedi 11 novembre à 20h.Tarif: 65€ Cat.1 et 54€ Cat. 2

    (Réservation pour ces deux soirées-concerts auprès du Palais des congrès Atlantia au 02 40 11 51 51 ou http://billetterie.atlantia-labaule.com).

    EXPOSITION LOUIS DE FUNES
    Entrée libre du 26 octobre au 19 novembre, tous les jours de 14h à 19h (sauf le lundi) à la Chapelle Sainte-Anne (Place du Maréchal Leclerc, 44500 La Baule)

     

    Critique " Les yeux de sa mère" de Thierry Klifa et récit de ma rencontre avec l'équipe du film

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    Parmi mes très nombreuses péripéties au cours de mes pérégrinations festivalières et cinématographiques, depuis déjà une bonne dizaine d’années, celle de ce 14 mars restera parmi les excellents souvenirs puisque, après avoir assisté à la projection du film « Les yeux de sa mère »,   j’ai partagé un déjeuner presse avec l’équipe du film : Catherine Deneuve, Marina Foïs, Marisa Paredes, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Lafarge… mais un peu de patience, avant de vous faire le compte rendu de ce déjeuner et de (presque) tout vous dire sur ces rencontres, place à la critique du film.

     Critique – « Les yeux de sa mère » de Thierry Klifa

     « Les yeux de sa mère » est le troisième film de Thierry Klifa, ancien critique de Studio (du temps où il n’était que Studio Magazine et pas encore Studio Ciné Live),  après « Une vie à t’attendre » et « Le héros de la famille », il sortira en salles le 23 mars. Après s’être intéressé au père dans « Le héros de la famille », Thierry Klifa (avec son coscénariste Christopher Thompson avec qui il a également coécrit le premier film en tant que réalisateur de ce dernier « Bus Palladium » auquel il est d’ailleurs fait un clin d’œil dans ce film) s’est, cette fois-ci, intéressé  à la mère qu’elle soit présente ou absente.

     A Paris, un écrivain en mal d'inspiration, Mathieu Roussel (Nicolas Duvauchelle) infiltre la vie d'une journaliste qui présente le journal télévisé, Lena Weber (Catherine Deneuve) et de sa fille danseuse étoile, Maria Canalès (Géraldine Pailhas) pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno (Jean-Baptiste Lafarge), qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence.

      Les yeux de sa mère » débute par le décès du père de Maria, dans les larmes et la douleur. Thierry Klifa revendique ainsi d’emblée le genre du film, celui du mélodrame auquel il est une sorte d’hommage. Un cinéma des sentiments exacerbés, des secrets enfouis, des trahisons amères, des amours impossibles. Un cinéma qui, sans doute, irritera ceux qui, il fut un temps, évoquait ce « cinéma de qualité française » avec un certain mépris  mais qui enchantera les autres pour qui comme disait Gabin "pour faire un bon film il faut trois choses: une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire » et ceux pour qui le cinéma doit faire preuve de la flamboyance et de l’exaltation qui font parfois défaut à l’existence.

    Depuis son succès, dix ans auparavant intitulé « Palimpseste », à l’image d’un palimpseste qui justement se construit par destruction et reconstruction successive, Mathieu, écorché par la vie, ayant perdu sa mère jeune, va donc d’abord s’acharner à déconstruire, au départ sans se soucier des conséquences, étant un peu « hors de l’existence » à l’image du personnage de Stephan interprété par Daniel Auteuil dans « Un cœur en hiver » que Thierry Klifa a d’ailleurs conseillé à Nicolas Duvauchelle de revoir. Mathieu, c’est Nicolas Duvauchelle un peu inquiétant, un peu ailleurs, qui en voulait déconstruire la vie des autres va, peut-être, se reconstruire.

    « Les yeux de sa mère » est un film dense et ambitieux avec beaucoup de séquences. Cela va vite, presque trop, tant les sujets (trahison, filiation, deuil insurmontable, création…) et personnages qui les incarnent sont nombreux.  La très belle musique de Gustavo Santaolalla (lauréat d’un Oscar en 2007 pour un magnifique film, là aussi choral, « Babel ») fait heureusement le lien entre ces différentes séquences.

     Le film reflète ce que j’ai pu entrevoir de Thierry Klifa : de l’enthousiasme,  une connaissance et un amour du cinéma et des acteurs, et de l’humilité. De l’enthousiasme pour la vie, pour ses personnages malgré ou à cause de leurs fêlures. De l’humilité qui peut-être est cause du principal défaut du film, celui de brasser trop de personnages (certes caractéristique du film choral) et de sujets de peur, peut-être, que le spectateur ne s’ennuie alors que dans « Une vie à t’attendre » il montrait justement qu’il savait raconter une histoire simple sans trop de personnages. « Les yeux de sa mère » semble contenir plein d’ébauches de films tant Thierry Klifa est sans doute imprégné de films et de sujets si bien qu’il nous laisse un peu sur notre faim, regrettant de laisser ses personnages finalement tous attachants à leurs destins (qui pourraient d’ailleurs donner lieu à une suite). Enfin un amour des acteurs.  Aucun n’est délaissé, des rôles principaux aux rôles plus secondaires, chacun ayant  sa  scène phare et il faut reconnaître à Thierry Klifa et Christopher Thompson possèdent le talent d’esquisser les traits de leurs personnages et de les faire pleinement exister en quelques plans.

     Mention spéciale à la découverte Jean-Baptiste Lafarge (qui n’avait jamais rien tourné jusqu’alors et dont la seule expérience se réduisait aux cours de théâtre de son lycée) parfait en jeune boxeur, personnage déterminé et à fleur de peau, à la fois sincère, naïf et épris d’absolu.

     Quant à Catherine Deneuve, dans un rôle encore une fois très différent du précèdent, dans « Potiche » (où elle était irrésistiblement drôle), en quelques secondes, en un regard, elle passe d’un état à un autre (et par voie de conséquence le spectateur lui aussi passe d’un état à un autre), soudainement bouleversée et absolument bouleversante (notamment dans la scène sur le quai de la gare avec Nicolas Duvauchelle tournée en un plan séquence). Ce regard m’a rappelée celui de ce sublime film dont Julien Hirsh, directeur de la photographie des « Yeux de sa mère » était aussi directeur de la photographie : « Je veux voir »  de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (dont je vous ai souvent parlé mais que je vous recommande vraiment !).

     Le film est aussi un jeu de miroirs et mises en abyme. Entre Catherine Deneuve qui incarne une star du petit écran et Catherine Deneuve star de cinéma. Entre Géraldine Pailhas ancienne danseuse  qui incarne une danseuse étoile. Entre l’écrivain dans le film qui infiltre la vie des autres et le cinéaste qui, par définition, même involontairement, forcément la pille aussi un peu. Entre l’écrivain voyeur de la vie des autres et le spectateur qui l’est aussi.

     Hommage au mélodrame donc mais aussi aux acteurs, et à la mère chère au cinéma d’Almodovar dont une lumineuse représentante figure dans le film de Thierry Klifa en la personne de Marisa Paredes. Mère absente,  qui abandonne, de substitution, adoptive, ou même morte.  « Les yeux de sa mère » est aussi un thriller sentimental qui instaure un vrai suspense qui n’est néanmoins jamais meilleur que lorsqu’il prend le temps de se poser, de regarder en face « les choses de la vie » et de laisser l’émotion surgir ou dans un très beau montage parallèle qui reflète au propre comme au figuré la filiation du courage.

     Un film de regards. Celui d’un réalisateur plein d’empathie pour ses personnages, d’admiration pour ses acteurs, et d’enthousiasme et qui nous les transmet. Ceux des acteurs dont sa caméra débusque les belles nuances. Et celui de Catherine Deneuve, une fois de plus dans les yeux de qui, si multiples et fascinants, il ne vous reste qu’à plonger. Ils vous émouvront et surprendront une fois de plus, je vous le garantis.  J’attends aussi avec impatience le prochain film de Thierry Klifa, un cinéma de qualité française et populaire au sens noble du terme, un cinéma que je revendique d’aimer aussi bien qu’un cinéma plus social comme celui de Ken Loach ou Mike Leigh.

    Récit de la rencontre exceptionnelle avec  Catherine Deneuve, Marina Foïs, Marisa Paredes, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Lafarge

     En préambule, je précise qu’aucune photo ou vidéo ne viendront illustrer cet article, celles-ci étant interdites par la maison de distribution en ces circonstances qui se doivent d’être plutôt conviviales. Il faudra vous contenter de mes mots, mon enregistrement sonore de trois heures n’étant pas très audible avec le cliquetis des couverts et aussi préférant je crois vous le relater et raconter mes impressions plutôt que de vous faire écouter une conversation décousue. Après la projection du film au cinéma du Panthéon, lieu que je fréquente assidûment et dont j’apprécie le caractère intimiste (et que je vous recommande au passage), rendez-vous était donné à 12H30 au-dessus dans le café restaurant de ce même cinéma, d’ailleurs décoré d’après les instructions de Catherine Deneuve.

    Si, comme moi, pour qui ce déjeuner presse était une première (et une première prestigieuse) vous en ignorez le fonctionnement, sachez qu’il consistait en l’occurrence en quatre tables, chaque table composée de six places, dont quatre pour les « journalistes » et deux pour les membres de l’équipe du film qui tournent entre l’entrée, le plat de résistance, le fromage et le dessert.  J’ai donc pris place et ai fait connaissance avec les autres convives, un sympathique blogueur-et non ce n’est pas du tout un pléonasme- de Publik’Art, une affable journaliste belge du quotidien le Soir totalement obnubilée par Catherine Deneuve et un journaliste dont je préserverai l’anonymat mais qui se contentait de regarder avec un œil goguenard l’assistance et moi a fortiori (car pas journaliste, pas du cénacle, pas considérable à ses yeux inquisiteurs et éreintés, sans doute). Je posai donc pas mal de questions à mes voisins (à l’exception du troisième dont il ne fallait pas être très perspicace pour constater qu’il n’aurait guère eu envie d’y répondre) pour évacuer mon anxiété et tenter d’oublier que quelques minutes plus tard j’allais me retrouver face à  l’héroïne des films de Bunuel, Téchiné, Truffaut, Demy et de tant d’autres que j’aime tant, doutant encore néanmoins que la mystérieuse Catherine Deneuve serait vraiment quelques minutes dans cette même salle où déambulaient déjà les autres acteurs du film.

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    Puis Marisa Paredes accompagnée de sa traductrice s’est installée à notre table, un peu sur la réserve, dégageant beaucoup de classe, de retenue. Pas peu fière de comprendre ce qu’elle disait en Espagnol, je ne poussai néanmoins pas la témérité, le ridicule ou l’inconscience jusqu’à lui poser mes questions en Espagnol, me contenter d’osciller de la tête comme un chien sur la plage arrière d’une voiture lorsqu’elle parlait et attendant patiemment la traduction pour parler à nouveau. Je me surpris à me prêter à l’exercice que je redoutais pourtant (parce que non, je ne suis pas journaliste, et non d’ailleurs je ne souhaite pas l’être) et de poser des questions, en Français donc. Elle nous a d’abord parlé du film, évidemment,  disant avoir accepté le projet car « l’histoire était intéressante, les personnages aussi » et parce qu’elle avait « la curiosité de travailler avec des personnes qu’elle ne connaissait pas » même si pour elle il y avait « une insécurité de ne pas parler la langue ». Elle a évoqué Paris où elle aime tout « sauf les taxis qu’on ne trouve jamais quand on en a besoin » et sa « grande complicité avec Catherine Deneuve,  une grande vedette. » Evidemment impossible de rencontrer Marisa Paredes sans parler de Pedro Almodovar et son prochain film « La peau que j’habite », « un film encore plus complexe  que ses précédents» selon elle. Elle n’a pas voulu répondre sur la possible sélection du film à Cannes mais son sourire valait acquiescement. Quand il lui propose un projet, il procède particulièrement en lui demandant d’abord si elle est libre à telle ou telle date plutôt que de lui envoyer d’abord le scénario toujours « très construit en profondeur », a-t-elle précisé. « Personne ne dirait non à Almodovar. On se sent privilégié d’être appelée par Almodovar. Pedro et moi avons une relation très complice, cela rend les choses plus faciles. Il  a inventé un style qui lui est propre, a donné une autre image de l’Espagne  » a-t-elle ajouté.  Elle a également évoqué le Franquisme comme « une blessure qu’il faut refermer mais dont il y a toujours un risque qu’elle s’infecte » et aussi de la  séparation stricte entre sa vie privée et sa vie professionnelle malgré « le problème de la presse rose  très agressive. » 

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    L’entrée n’était pas tout à fait terminée que déjà il fallait passer aux invités suivants : Marina Foïs et Jean-Baptiste Lafarge. J’ai été agréablement surprise par la sincérité, l’intelligence, la douce folie de la première qui, après avoir parlé de son rôle de « mère courageuse qui affronte ses émotions, la magnanimité du personnage, un rôle qui canalise sa folie » et de Catherine Deneuve « belle, intelligente avec ce truc prodigieux »  a parlé aussi bien des  scénarii qu’elle reçoit à réaliser alors qu’elle n’a aucun désir de réalisation car elle « ne raisonne pas en images », que de son rêve d’incarner Simone Weil au cinéma, que du théâtre auquel elle préfère le cinéma à cause du côté volatile du premier et parce qu’elle se trouve toujours « de moins en moins bien au fil des représentations car la mécanique intervient et que c’est donc moins intéressant et qu’il faudrait 30 représentations, pas plus». De temps à autre je ne pouvais m’empêcher de regarder autour espérant et redoutant à la fois la silhouette de Catherine Deneuve qui a fini par « apparaître » à l’autre extrémité de la pièce.   Evidemment moins de questions pour Jean-Baptiste Lafarge, forcément parce que sa carrière débute tout juste et que jusque là il n’avait joué que dans des cours de théâtre au lycée, et des réponses moins longues, forcément aussi, parce qu’il n’est pas encore rodé à l’exercice. Il s’est tout de même dit impressionné mais que c’était finalement « plus facile de jouer face à des acteurs de ce niveau » et que « quand c’était parti il n’était plus le temps d’angoisser. »

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    Changement de plats et changement d’interlocuteurs avec cette fois Géraldine Pailhas et Nicolas Duvauchelle, en apparence très différents l’un de l’autre, une vraie maitrise de soi de la première, et une certaine désinvolture du second, l’une cherchant visiblement à dissimuler ses doutes, fêlures à tout prix et l’autre non (pas plus que son ennui assez visible, d’être là, et compréhensible tant cela doit être à la longue lassant de répondre toujours aux mêmes questions, de subir les mêmes regards inquisiteurs). En réponse à la journaliste belge (qui m’avait avoué, mais ne le répétez pas, n’être là QUE pour Catherine Deneuve et dont les questions tournaient donc essentiellement autour de cette dernière), Géraldine Pailhas a donc à son tour évoqué Catherine Deneuve, comme « une actrice de chair et de sang capable de tout jouer » (Catherine Deneuve dont je ne pouvais m’empêcher d’entendre la voix tellement reconnaissable à la table d’à côté). Pour elle ce rôle représente « une conquête plus qu’un défi. » Il s’agissait d’une « opportunité à saisir. » Les réponses de Géraldine Pailhas étaient parfois très longues sans doute un peu pour pallier celles, très courtes de son voisin, aussi il m’a semblée pour masquer ses doutes, paraissant parfois presque trop sûre d’elle, s’enorgueillissant, au contraire et à la surprise de Nicholas Duvauchelle, de ne pas être gênée de jouer dans le conflit et du fait que le danger soit pour elle au contraire d’être dans la complaisance. Ce dernier a avoué avoir été très éprouvé par la scène du cimetière.  Et évidemment ma voisine belge lui a demandé ce qu’il pensait de Catherine Deneuve, ce à quoi il a répondu (sans doute pour la énième fois) qu’elle était « très drôle, très maternelle, toujours dans le vif, une évidence ». 

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    Puis est arrivée l’heure du dessert… et de Catherine Deneuve et Thierry Klifa. Accompagnés de deux personnes. Enfin accompagnéE de deux personnes aux petits soins. Silence respectueux et un peu intimidé de trois des convives et toujours goguenard pour le quatrième. Thierry Klifa particulièrement souriant, sous doute habitué aussi à ce manège probablement instructif à observer. Catherine Deneuve presque grave, déplaçant une lampe et ce cher journaliste dont je respecterai, toujours et malgré tout, l’anonymat ayant un humour aussi légendaire que son air goguenard de demander à Catherine Deneuve « si elle refaisait ainsi la décoration à chaque fois qu’elle venait », ce à quoi elle a répondu avec une douce autorité que simplement la lumière la gênait.  Il a précisé que c’était de l’humour. Vous vous en doutez tout le monde a trouvé cela absolument irrésistible, surtout lui-même. Puis silence… Je ne pouvais m’empêcher de me dire à quel point tout cela devait être amusant et lassant à ses yeux. Amusant de voir qu’elle dont je ne doute pas une seconde qu’elle sache être si drôle, ironique, brillante, modifie ainsi l’atmosphère et provoque le silence et le trouble. Elle dont je me souviens que lors de cette mémorable master class à sciences po elle avait parlé de ces rencontres qui la terrifiaient. Elle que j’avais aussi vue un peu lointaine et éblouissante lors de sa master class cannoise. Elle que certains sans doute auront trouvé froide ou distante mais dont je devinai à la fois l’amusement, le trac, la lassitude, tour à tour ou en même temps. Finalement notre journaliste belge a enfin posé ses questions à celle pour qui seule elle était là dont une particulièrement délicate sur la fin de sa carrière (et moi qui, avant cette rencontre redoutais de poser des questions ridicules ou absurdes). Elle a allumé une cigarette, avec classe, presque détachement, en apparence du moins, sans doute un moyen  de se donner une contenance et de se conformer à son rôle, celle de la star, pas parce qu’il lui plait de le jouer mais parce que c’est ce que chacun semble attendre d’elle. J’étais bien décidée à poser mes nombreuses questions d’abord à Thierry Klifa mais notre ami-dont-je-respecterai-l’anonymat semblait prendre un malin plaisir à me couper la parole pour poser des questions extrêmement originales à Catherine Deneuve « Est-ce que vous arrivez à sortir de vos rôles après un film ? Est-ce une nécessité pour vous de jouer ? ». Puis enfin, j’ai pu m’exprimer et parler avec Thierry Klifa de mon film préféré « Un cœur en hiver » auquel il se réfère dans le dossier de presse (ainsi qu’à deux de mes films fétiches « La femme d’à côté » de Truffaut et « La fièvre dans le sang » de Kazan ou encore au cinéma de James Gray mais malheureusement le temps a manqué pour évoquer ces sujets) , plus pour lui « une musique qui l’accompagne qu’un modèle » . Ses réponses étaient vraiment intéressantes et j’avoue que j’aurais eu encore des dizaines de questions à lui poser. Puis je lui ai parlé du directeur de la photographie Julien Hirsch moyen aussi de parler à Catherine Deneuve de ce sublime film « Je veux voir » -dont il est aussi directeur de la photographie- qui est aussi affaire de regards  (manière détournée de m’adresser à elle tout en posant une question à Thierry Klifa) seul moment où je crois avoir vu son regard s’illuminer. J’aurais voulu qu’elle parle de ce film mais le temps était compté. Thierry Klifa a répondu avoir été heureux de travailler pour la première fois avec Julien Hirsch avec qui il n’avait jamais travaillé mais qui avait déjà travaillé à plusieurs reprises avec Catherine Deneuve et qui sait s’adapter aux univers de chaque cinéaste. C’est le seul dialogue au cours duquel je n’ai pas pris de notes. J’étais captivée par la lumineuse présence de Catherine Deneuve  tout de rose vêtue, à la fois là et un peu ailleurs, croisant furtivement son regard perçant. Je n’osais la regarder de peur que ce regard passe pour scrutateur  ou  comme tant d’autres cherchant des stigmates du temps que chacun doit tenter de débusquer (mais qui l’ont épargnée et que de toute façon sa magnétique présence ferait oublier) ou ayant l’impression que ce regard, un de plus encore s’ajouterait à tous ceux qui la fixent constamment et serait presque indécent (pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ma devise est « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué »). Elle a parlé des témoignages de sympathie qu’elle reçoit, de ces personnes (comme c’est le cas pour Lena dans le film) qui la dévisagent constamment qu’elle envisage différemment selon qu’elle est déprimée ou de bonne humeur, des rôles qu’elle reçoit qui sont souvent les mêmes et en réponse à Monsieur Goguenard du cinéma dont elle ne sait si c’est nécessaire car elle a toujours vécu là-dedans. Je ne me souviens pas de tout. Je n’ai pas noté donc. Je ne le souhaitais pas.  Juste être dans l’instant. Profiter de ce moment rare. J’ai rebondi sur une ou deux questions mais il me semble que ce qui se disait dans les gestes, les silences et les regards étaient plus intéressants que les mots. Puis elle est partie. Un peu comme une ombre ou un beau mirage évanescent.  Elle a sans doute dit au revoir, je n’ai rien entendu. Moi aussi je crois que j’étais à mon tour un peu ailleurs…

    Trois heures qui se sont écoulées comme un rêve, à la rapidité d’un générique de cinéma auquel elles ressemblaient.  Bien sûr de ces trois heures je ne vous ai retranscrit que quelques bribes, l’essentiel ayant finalement été dans l’implicite.

     Vous ne serez pas surpris si je vous dis que notre ami goguenard est parti sans dire au revoir, que mes tentatives d’amorce de conversation, connaissant bien son journal ayant un lien particulier avec, ne se sont soldées que par des soupirs de consternation (au moins aurons-nous eu celle-ci en commun). Et je ne peux que comprendre la lassitude de Nicholas Duvauchelle, de Catherine Deneuve ou des autres face à ce manque d’élégance, marque, au-delà de l’absence d’humilité, d’un défaut de talent, en tout cas de psychologie, belle illustration des propos de Marina Foïs sur les grands acteurs face auxquelles il est si facile de jouer, qui d’une certaine manière ne s’embarrassent pas d’une comédie pathétique. Cette comédie humaine que j’ai constaté dans tant de circonstances cinématographiques (pour connaître réellement quelqu’un, placez le soit dans un théâtre de guerre ou dans un théâtre des vanités, par exemple un festival, c’est imparable) à la fois belle et pathétique ne cessera de m’amuser, ou consterner, selon les jours.

     Un beau moment en tout cas dont je suis ressortie  avec  des tas d’images, d’impressions (que je retranscrirai ailleurs…) mais surtout de regards insolents, lasses, farouches, maquillés (au figuré), absents, incisifs, mécaniques, brumeux, enthousiastes et surtout d’un perçant que je ne verrai plus jamais pareil même si et heureusement il a  conservé tout son mystère, résisté à la lumière tapageuse et insatiable. D’une lampe détournée et pas seulement…