Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

grèce

  • Restaurants Evi Evane et Evi Evane Mézès : le meilleur de la Grèce en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés

    evievane.png

    Désormais, je vous parlerai aussi ici de tourisme et de gastronomie. Je commence avec un de mes restaurants favoris du 6ème arrondissement de Paris, le restaurant grec "Evi Evane", le fameux restaurant des sœurs Nikolaou rue Guisarde qui viennent d'ouvrir un nouvel établissement, rue Mazarine, "Evi Evane Mézès", l'occasion de tester à nouveau "Evi Evane" pour vous parler de leurs différentes adresses et pour vous dire à quel point je vous les recommande!

    Retrouvez également cet article sur mon blog Inthemoodforluxe.com et sur mon site Inthemoodforhotelsdeluxe.com, ici.

    Lire la suite

  • Programme du 11ème Festival du Film Francophone de Grèce

    grece2.jpg

    Vous avez été plusieurs à me demander le programme du Festival du Film Francophone de Grèce, et étant donné ma passion pour ce pays (sur laquelle je ne reviens pas, vous trouverez quelques articles ici), c'est avec plaisir que je vous le livre ci-dessous (cliquez sur la grille pour l'afficher en grand) en vous rappelant que ce festival se déroule à Athènes du 15 au 25 Avril et à Thessalonique du 22 au 28 avril. Vous pouvez également suivre le Festival sur son site officiel, sur sa page Facebook et sur son blog. En bonus, vous trouverez, ci-dessous, la bande-annonce du festival.

    prgram.jpg
  • Programme du 11ème Festival du Film Francophone de Grèce

    francophone.jpg

    Je vous ai déjà parlé du 11ème Festival du Film Francophone de Grèce (ici) qui aura lieu du 15 au 25 avril à Athènes et du 22 au 28 avril à Thessalonique et dont le parrain sera Jean-Paul Gaultier. Etant donné ma passion inconditionnelle pour ce pays, je ne pouvais pas ne pas vous en parler à nouveau. Voici quelques informations concernant cette programmation 2010.

    La programmation sera cette année encore composée pour la plupart de films inédits en Grèce, soit dix jours d'avant-premières !

    Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar ouvrira le festival. Egalement au programme: La Journée de la jupeRapt de Lucas Belvaux  mais aussi les films de la jeune génération comme Christophe Honoré, Emmanuel Mouret, Riad Sattouf (César 2010 du 1er long métrage et révélation du dernier festival de Cannes), des frères Larrieu  aussi programmés en avant-premières. Le très beau film d'Hippolyte Girardot Yuki et Nina, la rencontre entre Michel Piccoli et la toute jeune Pauline Étienne dans Le Bel Âge, le prix Louis-Delluc du 1er long métrage pour Qu'un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner  seront également au programme.

    Un hommage sera rendu à Éric Rohmer avec le Festival International du Film d'Athènes « Nichtes Premieras » pour voir et revoir Le Signe du lion, La Collectionneuse ou la production franco-grecque Triple Agent avec Katerina Didaskalou.

     C'est en collaboration avec le Festival International du Film de Thessalonique que vous découvrirez aussi Persécution de Patrice Chéreau,  Panique au village de Vincent Patar et Stéphane Aubier ou des sujets plus graves avec le film de Philippe Van Leeuw Le Jour où Dieu est parti en voyage. Ces films, montrés à Thessalonique en novembre dernier, n'ont jamais été présentés à Athènes.

     Unifrance, qui soutient activement le festival et son action tout au long de l'année, a relevé une part de marché des films français en Grèce de 8 %, soit une des plus importantes au monde.

    Enfin, le festival fait place aux productions sélectionnées par les Ambassades en Grèce des autres pays membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

    Parmi les invités: Jean-Paul Gaultier bien sûr mais aussi Jacques Perrin, Jane Birkin, Stéphane Bern, Daphné Roulier, Antoine de Caunes, François-Xavier Demaison... Nana Mouskouri sera par ailleurs présente lors de la soirée d'ouverture.

  • 11ème Festival du Film Francophone de Grèce

    athènes.jpg

    Si vous suivez ce blog depuis un moment, vous connaissez sans doute ma passion pour la Grèce (vous pouvez retrouver tous mes articles consacrés à la Grèce sur mon nouveau blog, en cliquant ici).

    Je ne pouvais donc pas ne pas vous parler de la onzième édition du Festival du Film Francophone de Grèce qui se tiendra du 15 au 25 avril à Athènes, et du 22 au 28 avril à Thessalonique.

    Vous pourrez y découvrir (si vous avez la chance de pouvoir y assister!) une grande sélection de films, pour la plupart encore inédits en Grèce. Ils seront projetés sous l'œil attentif d'un jury jeune, sélectionné dans le lycée franco-hellénique Eugène Delacroix d'Athènes.  Daphné Roulier, la plus cinéphile des présentatrices de Canal+, en sera la marraine.

    Invité de marque (et griffé haute couture),  Jean-Paul Gaultier sera le parrain du Festival.

    Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site de l'institut français d'Athènes  et sur le blog officiel du Festival

    Dès que je dispose de davantage d'informations, je vous en fais part sur le blog.

    A suivre bientôt sur "In the mood for cinema": ma critique de "Alice au pays des merveilles" de Tim Burton, mon bilan du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010 , des pass à gagner pour le Festival du Film Policier de Beaune, le salon du livre... notamment!

  • Avant-première- « Percy Jackson, le voleur de foudre » de Chris Colombus (en salles mercredi)

    percy2.jpg

    En préambule, pour ceux qui l'ignoreraient, j'ai une véritable passion pour tout ce qui concerne de près ou de loin la Grèce (et donc par conséquent la mythologie), ce qui explique sans doute en partie que le fait qu'elle ait été ainsi simplifiée et dévoyée m'ait autant agacée... en ayant sans doute trop attendu de cette idée (certes pas nouvelle mais prometteuse) d'adapter la mythologie grecque à notre époque contemporaine.

    Percy Jackson (Logan Lerman), 17 ans, est le fils de Poséidon (Kevin Mc Kidd) et d'une mortelle (Catherine Keener), ce qui fait de lui un demi-dieu. Il est accusé (à tort) d'avoir volé la foudre divine de Zeus (Sean Bean), l'arme la plus puissante de l'univers.  Après avoir accepté en un rien de temps son statut de demi-dieu qu'il ignorait jusqu'alors,  Percy se lance dans une odyssée destinée à prouver son innocence et à sauver sa mère des griffes du dieu des Enfers, Hadès. Grover, le Satyre (Brandon T.Jackson) et Annabeth (Alexandra Daddario), la fille d'Athéna, l'accompagnent dans son périlleux périple.

    Percy Jackson est l'adaptation du best seller éponyme de Rick Riordan, notamment classé en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times. L'auteur a enseigné la mythologie grecque et connaît donc bien son sujet. Je ne suis pas certaine qu'il appréciera ce qui en a été fait...

    Alors que la saga Harry Potter touche à sa fin, il fallait bien lui trouver un successeur. Et si ce Percy Jackson avait le même potentiel fédérateur et universel, le résultat en est à des années lumières. Dès le premier plan quelque chose cloche : une grandiloquence ridicule, des dialogues pauvres, et une immersion immédiate de la mythologie dans l'Amérique contemporaine qui ne nous laisse pas le temps de nous adapter mais probablement avons-nous les neurones empesés ou les synapses déconnectées puisque Percy, lui, se fait à l'idée que sa mère soit morte (et bientôt aussi rapidement à celle qu'elle peut ressusciter), que son père est un demi-dieu et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Poséidon, qu'il combat et vainc un Minotaure, que son meilleur ami est un Satyre (mi-homme, mi-bouc)... à la vitesse de l'éclair.

    Alors que certaines scènes nous laissent entrevoir le souffle épique dont cette histoire était porteuse (notamment celle où les eaux se déchainent), alors que certains décors (le mont Olympe) et certaines scènes d'action sont réellement spectaculaires,  d'autres nous donnent l'impression d'être dans un parc Disney (les Enfers) et alors que nous étions presque sur le point de nous laisser embarquer voilà que Percy utilise son ipod comme miroir pour échapper au regard pétrifiant de la Gorgone ! L'impression grandit d'assister à une publicité aux moyens démentiels... sans compter qu'ensuite Percy et ses amis  tenteront d'échapper à l'Hydre dans la réplique du Parthénon à Nashville grâce à quelques clics sur un ordinateur apple et que des Converse ailées lui permettront de vaincre son ennemi après qu'ils se soient échappés en Maserati rutilante... Ou quand le spectateur est avant tout un consommateur : de marques, de dialogues vains, de scènes improbables. Je vous passe le ridicule de Pierce Brosnan dans le rôle du centaure. Sachez aussi que les Enfers se trouvent à Los Angeles (Ah, ah...), que le mont Olympe se situe en haut de l'Empire State Building et que le Lotus hotel and Casino à Las Vegas vous emprisonne tout en vous empêchant de vieillir (un miroir du film en quelque sorte, ce casino de Las Vegas essayant d'endormir le spectateur pour qu'il consomme au maximum). Sachez encore qu'Hadès a un look de rock star... Tout cela aurait pu être amusant si le second degré avait été pleinement assumé et si la mythologie ne servait de prétexte, une référence mythique vaine quand le film est tellement ancré dans le réel de la société de consommation.

    Afin que les jeunes spectateurs dont l'intelligence est sous-estimée s'identifient, nos jeunes demi-dieux jouent à des jeux vidéos (sachant qu'il existe aussi le jeu vidéo inspiré du film), et chaque demi-dieu est en conflit avec un de ses parents.  Tout juste peut-on espérer que certains souhaiteront en savoir davantage sur la mythologie : l'Hydre, Méduse (Uma Thurman), Perséphone,  les nymphes... traversant cette triste Odyssée.

    Un rageant gâchis, voilà ce qu'on se dit en ressortant de ce film pendant lequel mes réactions ont oscillé entre le rire (à l'image d'une partie de la salle),  la consternation...et un peu de satisfaction lors de scènes, certes spectaculaires, d'eau et de foudre déchaînées.  Relisez plutôt l'Iliade et l'Odyssée.

     Articles liés à celui-ci : cliquez ici pour lire mes articles « in the mood for Greece »

      Sachez enfin que vous pourrez chatter avec l'équipe du film et être les premiers à découvrir un extrait du film. Un événement en direct de l'Acropole d'Athènes en Grèce. Le 29 janvier 2010 9:25 Athènes/ 8:25 Paris/ 7:25 Londres/ 16: 25 Sao Paolo/ 17:25 Beijing/ 18:25 Sydney TWENTIETH CENTURY FOX INTERNATIONAL invite chacun d'entre vous à se connecter pour rencontrer les quatre jeunes stars de PERCY JACKSON LE VOLEUR DE FOUDRE : Logan Lerman  , Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario et Jake Abel . Les quatre acteurs répondront aux questions posées online, en direct du junket international qui se tiendra à Athènes, en Grèce. Après le chat, les participants auront l'opportunité de découvrir en exclusivité un extrait du film.  Pour participer au chat : http://www.ustream.tv/percyjackson .

    percy1.jpg
  • Lieux in the mood : les plus beaux hôtels de Crète

    En cette fin d'année, rêvons un peu... avec de nouveaux prestigieux lieux in the mood...

    amirandes3.jpg
    Ci-dessus , l'hôtel Amirandes

    Depuis qu'existe cette nouvelle rubrique touristique (qui sera régulièrement enrichie en 2010), je vous ai déjà plusieurs fois parlé de mon pays de prédilection, la Grèce, en vous emmenant à Corfou, et en Attique.

    Plus grande des îles grecques, la Crète, d'une superficie de 8400 km2, est une île un peu à part, très différente des Cyclades ou de Corfou et surtout beaucoup plus prisé des touristes que des Grecs qui, bien souvent,  lui préfèrent les Cyclades ou les îles du Golfe Saronique. C'est aussi une île que je connais bien pour y avoir séjourné plusieurs fois, en plusieurs endroits, et pour l'avoir découverte une première fois lors d'une croisière (nombreuses sont celles qui s'y arrêtent avec une excursion -à juste titre- incontournable au site archéologique de Cnossos, mais aussi un peu frustrante, d'abord parce qu'elle mériterait plus que les deux heures qui lui sont en général consacrées et parce que l'île en elle-même est tellement riche qu'elle nécessite plusieurs jours pour la découvrir réellement).

    C'est sans doute l'île grecque qui bénéficie des paysages les plus diversifiés et, avec Mykonos et l'Attique, du plus grand choix de beaux hôtels. Comme j'ai eu la chance de tester la plupart d'entre eux, je vais essayer de vous guider dans ce large choix...  Tous les hôtels que je vais vous présenter sont classés catégorie Luxe en Grèce (équivalent du 5 étoiles français) et tous sont situés directement en bordure de mer.

    Il faut d'abord savoir que la Crète comprend 4 sites touristiques principaux, tous situés au Nord de l'île, d'ouest en est : La Chanée, Réthymnon, Héraklion et Agios Nikolaos/Elounda.

    Les plus beaux hôtels se situent à Agios Nikolaos et Elounda, deux petits ports typiques même si un nouveau joyau de l'hôtellerie a récemment vu le jour, non loin de la capitale crétoise, Héraklion, qui est aussi la plus grande agglomération de l'île. Il s'agit de l'Amirandes, un hôtel de la chaîne Grecotel dont je vous ai souvent parlé (à laquelle appartiennent le Grecotel Corfu Imperial à Corfou et le King George Palace à Athènes). Héraklion est sans doute moins typique que les villes précitées mais rien ne vous empêche de louer une voiture et de faire le tour de la Crète une fois établis à l'hôtel Amirandes. La ville bénéficie néanmoins de nombreux musées et d'une vie nocturne animée et surtout elle se trouve à 5 kilomètres du site archéologique de Cnossos, capitale de la Crète lors de la période minoenne qui abritait le palais du roi Minos. Cet endroit empreint de mythologie et d'Histoire grecques est aussi fascinant que passionnant et à voir absolument.

     Hôtel Amirandes (http://www.amirandes.com )

    amirandes1.jpg

     Recommandé et primé par le magazine Traveller. Hôtel récent d'à peine trois ans. Ce qui impressionne d'abord à l'Amirandes, c'est son décor digne des mille et une nuits ou plutôt digne des plus beaux palais minoens puisque l'architecte s'en est ouvertement inspiré. Avec six restaurants (qui satisferont les papilles les plus exigeantes), un élixir spa avec piscine intérieure et surtout une magnifique piscine olympique extérieure, 212 chambres luxueusement décorées et équipées des derniers équipements high tech comme les tv dans les salles de bain... ou équipées de piscines pour 60 d'entre elles. L'Amirandes est un véritable havre de paix et de bien être. Le service, comme toujours chez Grecotel, est à la fois stylé et décontracté, et l'amabilité et la gentillesse sont toujours au rendez-vous.

    amirandes2.jpg
    amirandes4.jpg
    amirandes5.jpg

    Les avantages : le décor somptueux, raffiné, enchanteur aussi bien des jardins que des chambres extrêmement bien équipées (chaîne hi fi- une habitude dans les hôtels de luxe en Crète...), les équipements intérieurs et extérieurs, l'amabilité, le service stylé, la piscine extérieure immense et magnifique, l'impression de bien être qui se dégage du lieu.

    Les inconvénients : Une mer souvent déchaînée  qui y rend les baignades hasardeuses, son éloignement (23 kilomètres pour Héraklion ; 25 pour Cnossos, lieux touristiques intéressants les plus proches ; son ambiance plus internationale que grecque)

    Un hôtel qui satisfera les clients les plus exigeants... et le seul que je vous recommande dans la région d'Héraklion.

    crete23.jpg
    Ci-dessus, photo inthemoodforcinema.com

     Hôtel Creta Palace (http://www.grecotel.com/crete/creta-palace/welcome_91.htm )

    cretap.jpg

    cretap2.jpg
    cretap3.jpg

    Revenons un peu plus à l'ouest, à Réthymnon, avec (encore !) un hôtel de la chaîne Grecotel. Sans doute trouverez-vous que j'évoque souvent cette chaîne mais il faut avouer que c'est ce que je connais de mieux... et pas seulement en Grèce  et surtout que cette chaîne est très présente en Crète. Réthymnon est un port typique très animé et très touristique avec des vestiges de l'architecture vénitienne, mais ce n'est pas là que vous trouverez les plus beaux hôtels. La baignade y est dangereuse et interdite. Le seul hôtel que j'ai testé à cet endroit est le Creta Palace par lequel j'ai été plutôt déçu, et que j'ai trouvé impersonnel et bien en-deçà de l'Amirandes ou des autres hôtels de la chaîne Grecotel dans d'autres endroits en Grèce. Impossible de se baigner dans la mer donc. L'hôtel a néanmoins été refait depuis mon séjour (et magnifiquement d'après ce que j'ai pu voir sur internet), il comprend là aussi des chambres avec piscines et reste ce que l'on fait de mieux dans la région de Réthymnon.

     Hôtel Kalliston (http://www.grecotel.com/crete/kalliston/welcome_95.htm )

    kalliston1.jpg
    kalliston2.jpg

     Encore plus à l'ouest, à La Chanée, la ville que je préfère dans cette partie de l'île. Les architectures turques, vénitiennes et grecques s'y harmonisent parfaitement. Y règne un parfum exotique d'Orient qui vous donne vraiment une sensation d'ailleurs...

     Là j'ai testé l'hôtel  Kalliston construit très récemment (encore un membre de la chaîne Grecotel, le dernier dont je vous parlerai dans cet article), beaucoup plus intime que les autres hôtels de la chaîne (seulement 127 chambres et pas vraiment d'animation, il s'agit plutôt d'un boutique hôtel). L'hôtel est situé directement sur une très belle plage de sable et est donc idéal pour ceux qui veulent s'adonner aux joies de la baignade (la mer y est propre et limpide) tout en visitant et profitant des animations de la Chanée. L'hôtel bénéficie d'un excellent spa. La cuisine est bonne et relativement chère. L'accueil et le décor sont plus froids que dans les autres Grecotel.  Si vous optez pour cet hôtel, je vous déconseille les chambres côté rue, avec une vue sans attrait, et un peu bruyantes alors que celles situées de l'autre côté jouissent d'une vue somptueuse et se situent au calme.  Quelques suites bénéficient de piscines... Et surtout l'hôtel se situe tout près de La Chanée vous permettant de profiter chaque soir de son ambiance animée, de ses nombreux restaurants, tavernes, bars, boutiques.

    La Chanée-Crète-vacances 2006 (2).jpg
    Ci-dessus, photo inthemoodforcinema.com (La Chanée)

     Rendons-nous maintenant dans la partie de la Crète qui comprend le plus de beaux hôtels, la région d'Elounda et Agios Nikolaos... Pour les noctambules, je recommande la deuxième qui comprend de nombreux restaurants (et néanmoins beaucoup moins de recommandables... à l'exception de l'excellent restaurant Du Lac situé tout au bout du lac) et bars autour du lac Voulismeni (réputé sans fond, en réalité de 64m). Et pour ceux qui recherchent davantage un lieu typique, je recommanderais Elounda...

    crete21.jpg
    Ci-dessus et ci-dessous, photos d'elounda par inthemoodforcinema.com
    crete22.jpg

     Hôtel St Nicolas Bay (http://www.stnicolasbay.gr/  )

    st..jpg
    st2..jpg

     A Agios Nikolaos d'abord. Vous y trouverez plusieurs hôtels de catégories luxe : Minos Beach, Minos Palace,  et le St Nicolas Bay où j'ai séjourné à deux reprises, très prisé de la clientèle francophone. Son premier avantage est sa double exposition et sa vue splendide sur Agios Nikolaos, et sa situation, à 2 kilomètres d'Agios. Cet hôtel est néanmoins à mon avis très souvent surévalué à lire les critiques dithyrambiques de certains Tours Operateurs malgré des prix assez exorbitants en haute saison. L'amabilité y est très relative, et la qualité des chambres très disparate (certaines avec piscine, d'autres vraiment pas dignes d'un hôtel de catégorie luxe). La soirée grecque est elle aussi très chère pour un résultat plus que médiocre (danse durant quelques courtes minutes et nourriture quelconque). La petite plage et la piscine (relativement exiguë par rapport aux hôtels précités) sont agréables. Contrairement à ce qui est indiqué, certains soirs il n'y a qu'un restaurant d'ouvert. Je vous recommande plutôt le Greek Kafenion, le soir, pour observer le coucher de soleil sur la baie, le spectacle est d'une beauté rare et à couper le souffle, d'ailleurs la principale raison pour laquelle j'y suis retournée... Les petits déjeuners ne sont réellement pas dignes d'un hôtel de cette catégorie.

    L'hôtel reste cependant un bon port d'attache pour profiter d'Agios et de sa vue magnifique. Agios Nikolaos reste un endroit très agréable qu'il ne faut pas manquer si vous aller en Crète.

    L'hôtel est membre des chaînes Small Luxury Hotels of the World et des Great Hotels of the world.

     Et puis il y a Elounda, où se trouvent plusieurs des plus beaux hôtels aux mondes : le Blu Palace, le Porto Elounda, l'Elounda Mare (Relais et Châteaux un peu vieillissant où je n'ai pas séjourné mais dont le service est réputé et au sujet duquel j'ai entendu de nombreux avis positifs), l'Elounda Bay et l'Elounda Beach.

    Miraculeusement, ce petit village de pêcheurs a su rester authentique. La baie de Mirabello est majestueuse, un véritable écrin qui explique sans doute que ces hôtels s'y soient implantés (néanmoins dans le respect de la nature, ce qui n'est malheureusement pas le cas sur toute l'île comme je l'ai constaté avec effarement lors de mon dernier séjour là-bas), face à l'île de Spinalonga.

    Surtout n'allez pas en Crète sans passer par Elounda et la baie de Mirabello, pour moi le plus bel endroit de l'île.

     Hôtel Elounda Beach et Elounda Bay Palace (http://www.eloundabeach.gr/home.php )

    crete2.jpg
    crete10.jpg
    crete7.jpg
    crete16.jpg

     crete11.jpgUn resort grandiose et somptueux. Le luxe à l'état pur et à son apogée. Davantage encore dans le premier que dans le second. Les deux hôtels, mitoyens, sont membres de la même chaîne (Leading hôtels of the world, toujours un gage de qualité) et du même groupe et jouxtent le port d'Elounda auquel vous pouvez donc vous rendre à pied.

    Les chambres, les suites, les villas pour certaines dépassant allègrement les 300m2 (d'autres sont de taille plus humaine, toutes avec piscine, et directement sur la mer) sont toutes plus somptueuses les unes que les autres... mais réservées aux milliardaires pour les dernières tant leurs prix sont prohibitifs.

     8 restaurants, tous différents et aux décors parfois impressionnants (avec une préférence pour celui du « Blue Lagoon » restaurant polynésien ou encore pour le bar Veghera situé sur la mer avec une vue panoramique à 360° mais aussi une magnifique taverne grecque dans le style crétois -plus authentique, cet élément étant sans aucun doute ce qui fait le plus défaut à l'hôtel-).

    crete5.jpg Rien ne manque : héliport (à l'hôtel mais aussi dans certaines villas évidemment toutes avec piscine, certaines avec salles de sport ...), boutiques, plages, piscines, amphithéâtre avec projections de films, service de jet privé. La décoration est irréprochable, peut-être un peu trop parfaite et déshumanisé : meubles design de style yachting, parquets en teck, vidéos projecteurs privés et tous les équipements possibles et (in)imaginables dans ses « yachting villas ».

    Les petits déjeuners sont pantagruéliques et exceptionnels (caviar, saumon, champagne...). Clientèle essentiellement américaine et russe. Classé souvent comme l'un des plus beaux hôtels au monde et comme le plus bel hôtel d'Europe. Une réputation qui n'est pas usurpée...

    A voir ne serait-ce que pour la vue sur le Golfe de Mirabello et Spinalonga, un des plus belles que je connaisse... ou comment concilier une impression de bout du monde avec le luxe ultime... Nous n'aborderons pas la question pécuniaire qui est à la hauteur du caractère exceptionnel de l'endroit !

     Enfin, dans la région d'Hersonissos,  je vous déconseille fortement le Royal Mare Village dont les raisons du classement luxe demeurent un mystère  et dont les éloges sans limites des Tours Operateurs ne sont en rien justifiés  (un seul restaurant ouvert sur cinq annoncés lors de mon arrivée, une pizzeria aux tarifs de la Tour d'argent, un personnel aimable comme une porte de prison, une plage... de galets, un parking qui ressemble à un terrain vague). Bref, rien qui soit digne de la catégorie luxe auquel l'hôtel appartient !

    royal.jpg

     Pour ceux qui ne connaissent pas du tout la Grèce, je ne conseillerais pas forcément de commencer par la Crète même si l'île se prête à un long séjour tant elle est diverse... et même si elle est incontournable. D'ailleurs, probablement y retournerai-je, un jour, pour la sixième fois... peut-être pour découvrir davantage le sud de l'île (quasiment désertique et heureusement préservé) et le fameux plateau de Lassithi.

     Et au cas où vous hésiteriez après cet article, sachez que c'est un des endroits où on vit le plus longtemps, grâce au fameux régime crétois mais aussi au climat et à la douceur de vivre...

    Pour vous rendre en Crète:  l'avion (aéroport d'Héraklion) et les liaisons maritimes depuis le Pirée, environ 6 heures en traversée de jour (un peu plus de nuit) notamment avec la Minoan Lines.

     Demain, retour du cinéma...

    Toutes les photos sont issues des sites officiels des hôtels nommés sauf celles portant l'indication" photo inthemoodforcinema.com".

  • Critique de « Canine » de Yorgos Lanthimos

    canine3.jpg

    Un film grec vous disais-je hier, l'argument était suffisant pour que je m'y précipite, tout ce qui concerne la Grèce de près ou de loin m'intéressant. Mon enthousiasme s'arrêtera là, « Canine » étant l'exact contraire de tout ce qu'évoque la Grèce pour moi... donc je vais tenter de mettre de côté mon attachement viscéral à ce pays pour vous parler de ce film.

    Loin de l'atmosphère chaleureuse, lumineuse, ensorcelante que peut évoquer la Grèce pour moi c'est ici, en pleine campagne, derrière les hauts murs d'une maison où vivent un couple et leurs trois enfants (qui ont allègrement dépassé la vingtaine) qui ne les ont jamais quittés, que se joue l'intrigue.  Ils ne connaissent rien du monde extérieur si ce n'est ce que leurs parents leur en laissent entendre. Ainsi les seules vidéos que les enfants regardent sont des vidéos familiales dont ils connaissent  les dialogues par cœur comme les répliques d'une fiction. Seul le père sort de la maison pour aller travailler dans son entreprise et la seule personne de l'extérieur à venir  dans la maison est Christina, agent de sécurité dans ladite entreprise qui vient assouvir les besoins sexuels du fils sur recommandation du père. Derrière ces murs, les parents recréent donc un monde où ils façonnent et manipulent leurs enfants. Un monde carcéral. Une prison d'autant plus cruelle qu'elle se trouve sous le soleil insolent de Grèce, dont quelques airs de musique écoutés dans la voiture par le père et Christina rappellent la beauté, la liberté, le bouillonnement de vie indissociable de ce pays.

    Voilà typiquement le genre de film qui m'agace prodigieusement, agace plus que dérange tant le propos du film est surligné. Et l'hypocrisie qui consiste à crier au génie sous prétexte qu'un film dérangeant serait forcément un chef d'œuvre (le film en question a obtenu le prix Un Certain Regard et le prix de la  jeunesse au dernier Festival de Cannes) m'agace encore davantage. Qu'est-ce qui me dit qu'il s'agit là d'hypocrisie me direz-vous... En effet, simple supputation, néanmoins appuyée sur les réactions de rejet à la projection presse hier...étrangement en contradiction avec les critiques lues dans la presse.  Oui, voilà, un film dérangeant est forcément un chef d'œuvre. Et affirmer le contraire serait preuve d'incompréhension, d'ignorance, de principes moralisateurs, de contresens artistique. Pas forcément, et j'espère vous en convaincre.

    Le propos donc. Une allégorie jusqu'au-boutiste de la manipulation mentale, œuvre d'une éducation rigide et évidemment plus largement des dictatures, des totalitarismes dont Yorgos Lanthimos démonte ou plutôt tente de démonter (et démontrer) le mécanisme. Conditionnée, la famille (ou donc le peuple) se laisse asservir ne connaissant d'autre réalité, ni la nuance entre bien et mal, moralité et immoralité. Un zombie devient une fleur jaune. Les chats deviennent des créatures maléfiques et meurtrières. Et on ne peut accéder à l'âge adulte que lorsqu'on a perdu une canine (d'où le titre...).  L'univers devient absurde pour un regard extérieur et normal pour ceux qui y vivent. En insérant dans la banalité  ces situations qui mettent néanmoins en scène des êtres opprimés, niés, il confronte les regards, et en renforce l'étrangeté en leur donnant un cadre a priori familier. L'idée était donc plutôt intéressante. De même que le cadrage, rectangulaire, rigide, parfois ne montrant pas les visages de ces êtres alors déshumanisés. Sans âme. Sans visage soudain.

    De l'absurde de certaines situations résulte un humour très noir et les rires proviennent davantage du malaise devant une telle imagination dans la manipulation et la perversité, voire du dégoût que de la jubilation. Un film jubilatoire ai-je lui ça et là... !! Mais n'est-ce pas là aller totalement à l'encontre du message du réalisateur ? En nous montrant le totalitarisme à l'échelle familiale, il en démonte aussi les mécanismes pervers, absurdes, terrifiants, malsains.

    Et c'est là qu'arrive la limite du film. Parce que Lanthimos n'est ni Ionesco (là aussi l'homme devient animal) ni Haneke et il croit visiblement que pour faire comprendre et donner de la force au propos, il faut tomber dans la surenchère. De nudité. De perversité. De transgression. D'asservissement. De bêtise.  Ne jamais utiliser le hors champ. Montrer, tout montrer. De préférence en plan fixe et en gros plan pour accroître le malaise. Du coup le propos en perd de la force.  Ce qui est excessif en devient insignifiant. Vulgaire. Vain.  Et Yorgos Lanthimos semble lui-même se complaire dans ce que son film aurait pu brillamment dénoncer, et forcer ainsi le spectateur à en devenir complice.

    Ce film me fait penser à ces gens, régulièrement invités sur des plateaux de télévision pour y déverser leur brillante logorrhée, qui maîtrisent parfaitement la rhétorique, que personne n'ose et ne sait contredire, non pas parce qu'ils édicteraient des vérités incontestables mais parce qu'ils savent tellement bien habiller la forme, que personne n'estime avoir le droit de remettre en cause le fond... vide bien souvent mais en apparence savamment habillée comme irréfutable.  Des propos qui, finalement, endorment, au lien de réveiller la conscience. Comme une séance d'hypnose. Et on se demande alors si, finalement ici, les pantins ne sont pas davantage les spectateurs que les personnages (les enfants manipulés par leurs parents) à moins que le réalisateur ne soit un tel génie que ce soit là son but implicite : nous démontrer ainsi la fascination perverse pour ce régime...  Sans quoi ce n'est (ou ne serait) qu'un beau gâchis. Une vulgaire illusion. Dommage : l'idée était belle...mais une idée aussi belle soit-elle ne peut tout justifier ou excuser. Surtout pas la démagogie.

    Et si, malgré cela, vous avez encore envie d'y aller et voulez vous faire votre propre avis, inthemoodforcinema.com, en partenariat avec mk2 vous fait gagner des places. Voir lien ci-dessous.

    Autres articles sur la Grèce sur inthemoodforcinema.com:
  • 6ème Panorama du Cinéma Grec Contemporain au Cinéma des Cinéastes

    La projection de "Canine" de Yorgos Lanthimos (dont j'essaierai de vous parler quand je m'en serai remise:-)) m'aura au moins permis d'apprendre que du 2 au 8 décembre prochain aura lieu le sixième panorama du cinéma grec contemporain, au cinéma des cinéastes (7 avenue de Clichy dans le 17ème). Evidemment, je ne manquerai pas cet évènement parrainé par Costa-Gavras et je vous en reparlerai donc sur inthemoodforcinema.com. Au programme des longs métrages et des courts métrages, grecs évidemment, et contemporains donc.

    sixieme.jpg
    Liens:
    Autres articles sur la Grèce sur inthemoodforcinema.com: