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IN THE MOOD FOR CINEMA - Page 7

  • Hôtel Barrière Le Majestic Cannes : l'adresse de rêve où séjourner pendant le Festival de Cannes 2018

     

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    A moins d’un mois du 71ème Festival du Film de Cannes qui aura lieu du 8 au 19 mai et alors que vient d’être annoncée la sélection officielle de cette édition 2018 (retrouvez-la, détaillée, dans mon article à ce sujet, ici), je vous emmène aujourd’hui rêver un peu dans le plus beau palace de la Croisette et celui qui est à mon avis l’endroit idéal pour séjourner pendant le festival :  le fastueux hôtel Barrière Le Majestic.

    En 17 Festivals de Cannes couverts du premier au dernier jour (notamment sur mon blog consacré au Festival de Cannes "In the mood for Cannes"), j’ai eu l’occasion d’expérimenter toutes sortes d’hôtels cannois  (du plus au moins luxueux) et toutes sortes de restaurants sur la Croisette. J’ai ainsi choisi de vous parler aujourd’hui de l’un de ces hôtels cannois, celui que j’affectionne plus que les autres, le palace qui  sert aussi de cadre à mon premier roman, « L’amor dans l’âme » (Editions du 38), un roman dont l’intrigue se déroule au cœur du Festival de Cannes. Les passages qui se déroulent à l’hôtel Majestic ont ainsi pour décor son restaurant Le Fouquet’s,  le hall mais aussi  la somptueuse suite Mélodie inspirée du film de Verneuil Mélodie en sous-sol (mes photos souvenirs ci-dessous, encore merci à l’équipe de l’hôtel pour l’écho donné à mon roman et pour les photos réalisées dans la suite lors du Festival de Cannes 2017).

    Ci-dessus, publication de la page officielle de l’hôtel Barrière Le Majestic pendant le Festival de Cannes 2017.

    Ci-dessus, photos personnelles avec mon roman « L’amor dans l’âme » dans la suite Mélodie de l’hôtel Barrière Le Majestic.

    Si j’avais une baguette magique, c’est sans aucun doute en effet l’Hôtel Barrière Le Majestic que je choisirais pour séjourner pendant le festival, en raison de ses multiples atouts (que je vous présente ci-dessous) notamment de sa proximité avec le palais des festivals (c’est le palace le plus proche du palais) qui en font le lieu  de séjour rêvé pour les festivaliers, et bien sûr en raison de l’accueil et du service, toujours irréprochables dans les hôtels Barrière, comme ce fut par exemple le cas  lors de mon séjour de 10 jours à l’hôtel Barrière Le Royal de Deauville pendant le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2017 (mon article, ici).

    Photo ci-dessus à l’hôtel Barrière le Royal de Deauville lors du Festival du Cinéma Américain 2017 © Dominique Saint

    Si je n’ai jamais séjourné au Majestic, j’y ai tant de souvenirs glanés au fil de mes 17 festivals de Cannes (comme ci-dessous en 2009 lorsque j’avais gagné le prix L’Oréal du meilleur blog, le hall a changé depuis mais est toujours aussi splendide) que je peux vous en parler comme si tel avait été le cas… Né en 1926, le Majestic n’a cessé de s’embellir et s’agrandir. Le 1er février 1926, l’Hôtel Majestic voit le jour : 250 Chambres avec Salles de bain, des salles de réception décorées par le peintre Francis di Signori, l’un des artistes les plus en vue de l’époque, des escaliers monumentaux en marbre de Carrare, un dallage en marbre rouge des Pyrénées, matériau précieux et lumineux… L’hôtel, déjà, est somptueux. En 1999, 40 nouvelles chambres voient le jour ainsi qu’une piscine moderne et raffinée parée de mosaïques réalisées par les verriers de Murano, un jardin terrasse et, directement sur la Croisette, une série de boutiques de luxe. La deuxième aile voit le jour en 2010 après un chantier colossal de plus de quatre ans.

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    L’hôtel , à l’image de sa plage dont je vous parlerai plus bas, se situe à la fois en plein centre de Cannes et un peu en retrait de son agitation.  Il est également situé sur la Croisette et à deux pas des boutiques de la rue d’Antibes, du port et du Suquet. Son concierge clefs d’or répondra à vos demandes avec affabilité et professionnalisme remarquables (je peux en témoigner).

    L’hôtel Le Majestic Barrière est aussi affilié aux Leading hôtels of the world, ce qui est aussi un indéniable gage de qualité. Le Majestic a reçu de nombreux prix et distinctions. Elu tour à tour « Luxury Hotel » aux « World Luxury Hotel Awards », « Best Hotel », « Hotel Best Architecture » et « Best resort Hotel » aux « International Hotel Awards » de Londres… Nommé « Meilleur Hôtel de bord de mer » au monde en 2012, il a reçu en 2015 les « Best Hotel France » et « Best Convention Hotel France » aux « International Hotel Awards ».

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    A fortiori pendant le festival, il est impossible de ne pas avoir le regard attiré par son entrée majestueuse qui est alors d’autant plus spectaculaire que, souvent, des studios américains rivalisent d’imagination pour la mettre en scène. Chaque année, plus de cinquante chambres deviennent ainsi des bureaux éphémères. L’hôtel affiche complet plusieurs mois à l’avance. Cela n’empêche pas certains de débarquer au dernier moment, comme cet Américain qui, en 1983, posa ses valises devant la loge, au plus fort du Festival. Lucien Barrière en personne lui céda son appartement privé. Il faut dire que l’homme en question se nommait… Paul Newman !

      La magie du Festival se vit tout au long de l’année grâce à une remarquable collection de plus de 2 500 clichés. Retraçant soixante ans de Festival, ces murs d’images donnent à voir les plus grands talents d’Hollywood (Al Pacino, Robert de Niro, Steven Spielberg…) et les monstres sacrés du cinéma français : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Romy Schneider, Catherine Deneuve.  Pendant les douze jours du Festival, Le Majestic multiplie également les chiffres records : 14 000 serviettes de bain, 15 000 draps et 8 000 peignoirs,  16 000 savonnettes, 1000 litres de bain moussant, 8 000 roses déposées par les femmes de chambre dans les chambres,  500 pantalons et chemises à nettoyer et repasser par jour, •des effectifs qui passent de 350 à 700 personnes,  25 000 repas servis au restaurant ou dans les réceptions privées,  15 % de la recette annuelle de l’hôtel en matière de restauration, 2 tonnes de homard, 3 de poisson, 40 de fruits et légumes, 160 000 oeufs, 50 kilos de caviar, 350 kilos de foie gras et 800 de langoustes,  18 500 bouteilles de vin, dont plus de la moitié de champagne.

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    Une fois l’entrée franchie, vous découvrirez un hall aux proportions vertigineuses qui n’en reste pas moins particulièrement élégant, cosy et chaleureux. Si le luxe est présent, il est toujours synonyme de chic et jamais d’ostentation. En 2016, le Majestic Cannes a ainsi vu son décor évoluer et plusieurs de ses lieux emblématiques une nouvelle fois sublimés par les plus grands noms de la décoration.  La nouvelle décoration du lobby du Majestic, dévoilée à l’occasion du Festival de Cannes 2016, est assurée par les plus grands noms du monde de l’architecture : le Cabinet Danan s’est inspiré de Jacques-Emile Ruhlmann, l’un des acteurs principaux du style Art Déco des années 1920 – 1930. La lustrerie du hall et de la conciergerie a été confiée à la «poétesse de la lumière», Sylvie Maréchal.

    Le choix de chambres et suites est tellement pléthorique qu’il faudrait être particulièrement difficile pour ne pas trouver son bonheur. Dans la suite Mélodie précédemment évoquée,  dans laquelle fut tourné le film de Verneuil en 1963, vous pourrez profiter de la terrasse panoramique sur la Méditerranée mais aussi du service d’un Majordome dédié et d’un accueil Top VIP. Tels Jean Gabin et Alain Delon dont les portraits surmontent la tête de lit, vous serez ainsi la star de la Suite Mélodie. La superbe fenêtre en demi-lune qui s’étend du sol au plafond, la salle de bain de marbre rose et l’accès illimité au Centre de remise en forme et à l’Espace sensoriel avec sauna, hammam et douche expérience du Spa Diane Barrière sublimeront votre séjour. Un bijou de 150 m² lové sous la coupole Est. Comme en témoigne ma photo ci-dessous, la vue y est réellement à couper le souffle et même délicieusement vertigineuse !

    Ci-dessus, photo personnelle.

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     Ci-dessus, photos officielles de l’hôtel.
     
     
    Parmi les nombreuses chambres et suites proposées, j’ai également un faible pour la récente suite Michèle Morgan qui, comme la précédente, enchantera les amoureux du septième art.  La Suite Michèle Morgan, d’une superficie de 85m2, offre 2 chambres à coucher avec leurs salles de bains en marbre privatives, séparées par un agréable et spacieux salon central. Une suite créée à l’image de l’inoubliable interprète du Quai des brumes qui l’a inspirée: lumineuse et d’un chic intemporel. « J‘ai créé une suite à l’image de l’immense artiste qui l’a inspirée : lumineuse, d’un chic intemporel… » a ainsi déclaré la décoratrice Chantal Peyrat qui, au printemps 2017, a signé l’atmosphère de la Suite Michèle Morgan.
     
     
    Photos ci-dessus issues du site officiel de l’hôtel.
     

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    Autre suite de rêve,  particulièrement glamour et élégante, la suite Christian Dior : somptueux appartement de 450 m² avec une terrasse à 180° sur la Méditerranée. La magnifique Suite Christian Dior reprend les codes de la célèbre maison de couture parisienne. Vous pourrez apprécier la préciosité de la décoration inspirée de celle du 30 avenue Montaigne et les prestations haut de gamme des lieux. Majordome aux petits soins, délicate parure de linge brodé, home cinéma dernier cri et somptueuse salle à manger Louis XVI : rien ne manque ! Chaque détail des deux Suites qui composent ce vaste appartement est soigné. La terrasse panoramique et l’accès gratuit au Centre de remise en forme et à l’Espace sensoriel avec sauna, hammam et douche expérience du Spa Diane Barrière ajoutent au plaisir de ces lieux enchanteurs.
     
     
     
     
    Photos ci-dessus issues du site officiel de l’hôtel.
     
    Difficile aussi de ne pas succomber au charme de la suite Majestic Barrière : le luxe à son paroxysme avec cette suite située au 7ème étage, la plus somptueuse suite d’Europe dit-on. Elle possède ainsi une piscine chauffée à contre-courant en apesanteur sur une terrasse de 150 m² !  Ambiance yachting et vue spectaculaire sur la mer garanties. Confort et raffinement ultimes sur 450 m² avec un Majordome à votre service.  Egalement à disposition : un vaste dressing, un home cinéma avec écran motorisé de 3×2 mètres, une sublime salle à manger en chêne blanc et acajou, un espace fitness avec une douche expérience et un Majordome dédié. Vous pourrez aussi profiter d’une vue vertigineuse sur le Palais des Festivals et des Congrès, les îles de Lérins et l’Estérel. Une sublime oasis de paix et d’évasion, réalisée par l’architecte français Pascal Desprez.
     
     
     
     
    Photos ci-dessus issues du site officiel de l’hôtel.
     
    Bien sûr, les chambres plus « classiques » n’en sont pas moins luxueuses et singulières, comme la chambre Deluxe ville ci-dessous, de 25 m5. Vous n’aurez ainsi que l’embarras du choix parmi les 349 chambres et suites que compte l’hôtel.
     
     Photo ci-dessus issue du site officiel de l’hôtel.
     
    Parmi les multiples atouts de l’hôtel Barrière Le Majestic, celui-ci devrait ravir les cinéphiles (et me ravit en tout cas !) : l’hôtel dispose en effet d’une somptueuse Cinémathèque et même désormais d’un ciné-club. La Cinémathèque Diane peut ainsi contenir 35 personnes maximum. Un vaste choix de DVD vous est proposé par la Conciergerie… Films d’aventure, romantiques, pour enfants, blockbusters, en plusieurs langues ou sous-titrés : vous n’aurez que l’embarras du choix. L’Hôtel Le Majestic propose tous les dimanches soir le “Barrière Ciné-Club”. Une belle occasion de finir le week-end sur une note glamour en version grand écran, confortablement assis dans les fauteuils en velours, accompagné d’une coupe de Champagne et d’un mélange salé. Voilà ce à quoi vous donne accès cette offre à 35 euros par personne : accès à la projection privée, coupe de Champagne servie dans la salle de projection, accompagnée d’un mélange salé, visite d’une des cinq suites signatures. Le rêve ! Sur réservation uniquement. Le prochain ciné-club vous permettra de (re)découvrir The Revenant (2015) de Alejandro González Iñárritu avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy et Domhnall Gleeson dont vous pouvez retrouver ma critique détaillée, ici. Exceptionnellement,  vous pourrez visiter la Suite Michèle Morgan à cette occasion.
     
     
    Comme tout palace digne de ce nom, le Majestic vous propose un vaste choix de restauration. Le Fouquet’s est un peu ma Madeleine de Proust puisque j’y fêtais autrefois chaque année mon anniversaire qui a la bonne idée de tomber toujours pendant le festival du film. Je garde ainsi l’inénarrable souvenir d’un dîner lors duquel est arrivé dans la salle du Fouquet’s Pedro Almodovar et ses actrices qui venaient d’obtenir le prix d’interprétation féminine pour l’ensorcelant Volver en 2006 et qui étaient venus patienter là avant le dîner de clôture. De concert, la salle les avait applaudis. Et je me souviens encore avec émotion de la tape bienveillante de Pedro Almodovar sur le dos de mon père.
     
    Je suis retournée y déjeuner en mai dernier. Le service y était absolument parfait et d’une rare et exceptionnelle amabilité.

    Ci-dessus, publication du compte Instagram du Majestic. lors du Festival de Cannes 2017

     Le Fouquet’s Cannes cultive l’esprit brasserie de son prestigieux modèle parisien. À la carte, élaborée en collaboration avec Pierre Gagnaire (comme au Royal Barrière de La Baule où la cuisine est là aussi réellement excellente comme je vous le racontais, ici), des plats “canailles” réunissent célèbres gourmets et stars gourmandes. Vous pourrez par exemple opter pour la formule du midi : suggestion du chef ou choix d’un plat signalé sur la carte , le plateau de pâtisserie Fouquet’s (une pâtisserie au choix) et un café Grande Réserve. Le tout pour 32 euros par personne. Tous les jours au déjeuner de 12h00 à 16h00 du lundi au vendredi. Vous pourrez aussi choisir le menu Pierre Gagnaire,  tous les soirs, à 68 euros. Pour ma part, j’avais opté pour le Fish and chips. Un régal !
     
     
     
     Photos personnelles du déjeuner au Fouquet’s.
     
     
     
    Vous pourrez également opter pour le restaurant La petite maison de Nicole où les saveurs méridionales et les crustacés, notamment, sont à l’honneur.  Là, vous pourrez profiter des Soirées Musique Live ( tous les jeudis, vendredis et samedis soir), de l’ambiance musicale 100% Années 80 ( tous les mercredis soir -hors période de congrès-) avec entrée, plat, dessert, un verre de vin et 1/2 bouteille d’eau pour 52€ prix net par personne. Vous pourrez également profiter de la Formule du jeudi ( soirée musique live autour d’un dîner à partager-hors période de congrès-). Vous pourrez alors choisir 6 saveurs à partager, un dessert au choix, 1/2 bouteille d’eau minérale et  1/2 bouteille de vin par personne (59€ prix par personne, à partir de 2 personnes).
     
    Photo ci-dessus issue du site officiel de l’hôtel.
     
    Petite parenthèse pour vous recommander aussi l’excellent restaurant de plage de l’hôtel Barrière Le Gray d’Albion (photos ci-dessous), située non loin du Majestic.
     
     
     
    L’hôtel Majestic vous propose également 3 bars : la Rotonde Veuve Clicquot, le bar galerie du Fouquet’s, et la terrasse piscine.
     

    Photo ci-dessus de la plage Majestic issue du site officiel de l’hôtel.

    Autre atout de l’hôtel : sa sublime plage aménagée. C’est là que chaque année est célébré le début du festival mais aussi le clôture et, à chaque fois, l’élégance est au rendez-vous lors de fêtes auxquelles Gatsby le Magnifique n’aurait rien eu à envier. C’est sur la plage que se trouve désormais le BFire by Mauro Colagreco où vous pourrez déguster la délicieuse cuisine au feu de bois du chef. Vous pourrez aussi y rester alanguis sur un transat ou profiter de ses multiples activités nautiques.

    C’est là, sur la plage du Majestic, que se tiendra la Welcome Party du Festival de Cannes du mercredi 9 mai et, le lendemain, la soirée d’ouverture du Marché du Film. Bien d’autres événements leur succèderont jusqu’au bouquet final : le Dîner du Palmarès, organisée le samedi 19 mai, dont le menu est signé Pierre Gagnaire qui, le reste de l’année, supervise la carte des Fouquet’s. 650 invités se régaleront de mets imaginés par celui que ses pairs ont élu « le meilleur chef du monde ».

     

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    Vous pourrez aussi profiter de la splendide piscine extérieure chauffée à 27 degrés toute l’année.

    Photo ci-dessus issue du site officiel de l’hôtel.

    Vous pourrez également profiter du fitness center où vous pourrez notamment bénéficier d’une remise en forme personnalisée. Autre remarquable atout de l’hôtel : son Spa Diane Barrière dans un cadre au luxe infiniment zen avec stimulation multisensorielle, parcours personnalisés ou modelage sur-mesure. Vous pourrez profiter de 450 m² dédiés à votre seul bien-être. Vous pourrez savourer la signature du Spa Diane Barrière, associé à 2 marques reconnues de l’univers du bien-être: Biologique Recherche et son approche clinique du soin esthétique et LIGNE ST BARTH dont les soins vous transportent dans la douceur de vivre du monde Caraïbe.  Vous pourrez vous abandonner à des soins holistiques personnalisés, conçus pour détendre, restaurer et élever le corps, l’âme et l’esprit… Vous pourrez également opter pour un soin seconde peau,  un massage Chill Out avec des coquillages chauds ou faire appel à l’expertise d’un coach. Le Spa Diane Barrière c’est aussi un Espace Fitness avec cours collectifs et appareils cardio – musculation, 4 cabines de soins dont une double, une cabine coiffure ainsi qu’un Espace Sensoriel avec sauna et hammam. (Espace Sensoriel, accès libre et gratuit – Ouvert tous les jours de 9h00 à 20h00.)

    Je vous laisse découvrir le site officiel, l’excellent compte instagram et la page Facebook de l’hôtel qui vous réservent bien d’autres surprises. Par exemple, vous découvrirez que sur le toit du Majestic, au 7ème étage, sont installées des ruches, dont le miel multifleurs est utilisé pour la création des cocktails. Vous découvrirez également les nombreuses nouveautés 2018 du Spa et du fitness Center.

    Quelques clichés supplémentaires sur le ponton de la plage Majestic et en mer lors du tournage de Télématin réalisé lors du Festival de Cannes 2017.

    Cliquez ici pour revoir l’émission Télématin en direct de Cannes –

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    Comme chaque année, c’est l’agence ADR qui s’occupera de la plage Majestic pendant le festival. Voici le décor de la plage Majestic 71 en avant-première.
     
    Hôtel Majestic Barrière
    10 Boulevard de la Croisette, 06400 Cannes
  • La conférence de presse du Festival de Cannes 2018 en direct ici

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    Suivez, vous aussi, la conférence de presse d'annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes 2018, en direct, ci-dessous. Dès cet après-midi, retrouvez mon article détaillant la sélection et, en attendant les nouvelles annonces,  retrouvez mon article récapitulatif dans lequel figurent toutes les informations d'ores et déjà officielles.

     

  • Conférence de presse du Festival de Cannes 2018 le 12 avril à 11h : programme de la sélection officielle

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    Ce jeudi 12 avril 2018, à 11H, à l'UGC Normandie, avenue des Champs-Elysées, aura lieu la conférence de presse du 71ème Festival de Cannes à l'occasion de laquelle sera annoncée la sélection officielle de cette édition 2018. 

    J'en profite ainsi, en attendant de vous détailler ici cette sélection officielle, pour reprendre les éléments de cette sélection qui sont d'ores et déjà officiels...non des moindres d'ailleurs qui promettent une édition flamboyante !

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    Comme chaque année, pour ce qui sera mon 18ème Festival de Cannes, vous pourrez suivre ici en direct le festival (ainsi que sur mes autres blogs Inthemoodforcannes.com -entièrement consacré au festival-, Inthemoodforfilmfestivals.com pour la partie cinéma et, pour la partie "luxe", Inthemoodforhotelsdeluxe.com). Vous pourrez également le suivre sur mes différents réseaux sociaux : @moodforcannes et @Sandra_Meziere pour twitter, @sandra_meziere pour Instagram et facebook.com/inthemoodforcannes et http://facebook.com/inthemoodforcinema.

    Comme d'habitude, je ne partagerai ici aucune "rumeur" sur la programmation mais seulement les informations officielles.

    Pour l'instant, à un mois de l'ouverture officielle, nous savons seulement que :

    -Pour sa 71ème édition, le Festival de Cannes aura lieu du mardi 8 au samedi 19 mai.  Il commencera un jour plus tôt mais aura une durée identique aux années précédentes

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    -l'affiche 2018 s'inspire de Pierrot le fou de Jean-Luc Godard.  Georges Pierre (1927-2003) est l’auteur du visuel de l’affiche du 71e Festival de Cannes, extrait de Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965). Cet immense photographe de plateau immortalise les tournages de plus d’une centaine de films en 30 ans d’une carrière qui débute en 1960 avec Jacques Rivette, Alain Resnais et Louis Malle. Il engage ensuite des collaborations avec Robert Enrico, Yves Robert, Claude Sautet, Bertrand Tavernier, Andrzej Żuławski, Andrzej Wajda, et donc Jean-Luc Godard. Engagé en faveur de la reconnaissance du statut d’auteur pour le photographe de plateau, Georges Pierre a fondé l’Association des Photographes de Films, chargée de la défense des intérêts matériels et moraux des photographes de cinéma. La graphiste Flore Maquin signe la maquette de cette affiche. Inspirée par la pop culture, cette illustratrice de 27 ans réunit dans un univers vif et coloré le dessin, la peinture et le numérique. Passionnée de cinéma, elle collabore avec Universal Pictures, Paramount Channel, Europacorp, Wild Side, Arte autour d’affiches de films revisitées ou alternatives (www.flore-maquin.com).

    -Cate Blanchett présidera le jury du Festival de Cannes 2018.

    Retrouvez mon article complet à ce sujet en cliquant ici avec trois critiques de films avec Cate Blanchett.

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    Photo personnelle ci-dessus prise lors de l'hommage rendu à l'actrice dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    -Le cinéaste français Bertrand Bonello présidera le Jury de la Cinéfondation et des Courts métrages : « Qu’attendons-nous de la jeunesse, des cinéastes inconnus, des premiers films ? Qu’ils nous bousculent, qu’ils nous fassent regarder ce que nous ne sommes pas capables de voir, qu’ils aient la liberté, le tranchant, l’insouciance et l’audace que parfois nous n’avons plus. La Cinéfondation s’attache depuis 20 ans à faire entendre ces voix et je suis extrêmement fier cette année de pouvoir les accompagner. »

    -Vivier de nouveaux talents du 7ème art, l’Atelier de la Cinéfondation 2018 accueille ainsi 15 réalisateurs internationaux et leurs prometteurs projets de films. Cette 14ème édition sera, comme chaque année, l’occasion pour ces cinéastes et leurs producteurs de rencontrer des partenaires financiers à Cannes. Un précieux sésame pour passer à la réalisation ! Retrouvez les heureux sélectionnés de l'édition 2018 sur http://www.cinefondation.com/fr/.

    -A l’occasion du 50ème anniversaire de la sortie de "2001 : L’Odyssée de l’espace" le samedi 12 mai 2018 à Cannes vous pourrez (re)découvrir en avant-première mondiale le film culte de Stanley Kubrick, dans sa version originale 70mm. La copie sera présentée dans le cadre de Cannes Classics par Christopher Nolan qui a étroitement collaboré avec Warner Bros. Entertainment sur le processus de re-masterisation et qui honorera le Festival de Cannes de sa première venue.  

    Christopher Nolan participera en effet également à une Masterclass le dimanche 13 mai 2018, au cours de laquelle il évoquera sa filmographie et partagera sa passion pour l’œuvre singulière de Stanley Kubrick.

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    - Ursula Meier présidera le Jury de la Caméra d’or. "Depuis 1994, la réalisatrice suisse façonne une cinématographie audacieuse qui souligne la complexité du monde. Ses 5 courts métrages, 2 œuvres télévisées, 2 documentaires et 2 longs métrages ont chacun rivalisé d’inventivité, et lui ont permis de s’imposer dans le paysage européen" a souligné le Festival de Cannes. Avec 6 professionnels à ses côtés, Ursula Meier désignera la meilleure première œuvre présentée en Sélection officielle, à la Semaine de la Critique - Cannes ou à la Quinzaine des Réalisateurs lors de la soirée de Clôture du Festival de Cannes, le samedi 19 mai.

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    -Le 71ème Festival de Cannes s’ouvrira le 8 mai  avec la projection en Compétition d’Everybody Knows (Todos Lo Saben), le nouveau film d’Asghar Farhadi  en salles le 9 Mai ! Devant la caméra du cinéaste iranien, l’un des couples les plus emblématiques du cinéma actuel : Penelope Cruz et Javier Bardem. Entièrement tourné en espagnol dans la péninsule ibérique, le 8ème long métrage d’Asghar Farhadi suit Laura qui vit avec son mari et leurs enfants à Buenos Aires. À l’occasion d’une fête de famille, elle revient dans son village natal, en Espagne, avec ses enfants. Un événement inattendu va bouleverser le cours de leur existence. La famille, ses secrets, ses liens, ses traditions et les choix moraux qu’ils imposent sont, comme chacun des scénarios du cinéaste, au cœur de l’intrigue.

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    Copyright Memento Films Distribution 

    - Voilà une projection et une montée des marches qui, sans aucun doute créeront l'évènement  : le nouveau film de la galaxie Star Wars Movies™, Solo : A Star Wars story sera en Sélection officielle (hors compétition) ! En 2002, ce fut Star Wars II : L’Attaque des clones et en 2005, Star Wars : La Revanche des Sith. En 2018, l’un des plus grands mythes de l’histoire du cinéma revient Hors Compétition sur le tapis rouge du Festival de Cannes.  Le deuxième spin-off de la saga sera dévoilé sur l’écran du Grand Théâtre Lumière. L’épisode revient sur la jeunesse du célèbre contrebandier, as du pilotage et charmant vaurien, Han Solo.   Écrit par Lawrence et Jonathan Kasdan, le film est réalisé par Ron Howard, interprète du classique American Graffiti de George Lucas et auteur de nombreux succès populaires et critiques comme Apollo 13 (1995) ou Un homme d’exception (2002, Oscar du meilleur film et Oscar du meilleur réalisateur).   Autour d’Alden Ehrenreich (Blue Jasmine, 2013) qui incarne Han Solo, le casting compte Woody Harrelson (No Country For Old Men, 2007), Emilia Clarke (Terminator Genisys, 2015), Donald Glover (Seul sur Mars, 2015), Thandie Newton (Jefferson à Paris, 1995), Phoebe Waller-Bridge (La Dame de fer, 2011), Joonas Suotamo (Star Wars VIII: Les Derniers Jedi, 2017) et Paul Bettany (Dogville, 2003).   Solo : A Star Wars story est produit par Kathleen Kennedy, la Présidente de LucasFilm ainsi que par Allison Shearmur et Simon Emanuel. Les producteurs exécutifs sont Lawrence Kasdan, Jason McGatlin, Phil Lord et Christopher Miller.   La séance dans le grand amphithéâtre Lumière du Palais des Festivals de Cannes s’annonce comme un événement pour tous les fans de la saga et pour tous les autres. Solo est distribué par la Walt Disney Company. Il sortira en France le 23 mai, deux jours avant sa sortie aux États-Unis.

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    - Cette année encore, c'est Edouard Baer qui sera le maître des Cérémonies d'ouverture et de clôture du Festival de Cannes pour sa 71ème édition !  Produites par CANAL+, les Cérémonies seront retransmises sur la chaîne en clair, en direct et en exclusivité les 8 et 19 mai 2018.

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    -A l'occasion d'une interview dans le Film Français, le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux a annoncé quelques nouveautés  : désormais tout film en compétition devra sortir dans les salles françaises, la presse ne découvrira plus les films avant les festivaliers et la séance de gala sera ainsi la vraie première mondiale, la presse verra ainsi le film à 19h en même temps en Debussy et pour les séances de 22, le lendemain matin dans le grand théâtre Lumière.

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      -Pour cette année a été créé un nouveau prix intitulé "prix de la citoyenneté". Je vous en reparlerai longuement dans un prochain article.

    Dans les sélections parallèles :

    -L’affiche de la compétition de la Semaine de la Critique au prochain Festival de Cannes. Sur cette affiche figure l'actrice Noée Abita, révélation du film Ava de Léa Mysius dont vous pouvez retrouver ma critique ici.

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    -L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs (qui célèbrera cette année ses 50 ans)a été « réalisée à partir d’une photo de William Klein. L’artiste présent avec son film Festival panafricain d’Alger 1969 lors des jeunes années de la Quinzaine nous a fait l’honneur d’illustrer cette édition anniversaire. Sa conception graphique est de Michel Welfringer. »

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    -Le 9 mai, la Quinzaine des Réalisateurs remettra le Carrosse d’Or à Martin Scorsese. En 1974, il avait présenté "Mean Streets" à la quinzaine.  A cette occasion, le film sera projeté  et une rencontre exceptionnelle avec le cinéaste sera proposée.

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    -Le réalisateur et scénariste norvégien Joachim Trier présidera le jury de la 57ème Semaine de la Critique qui décernera 3 prix à Cannes. Il sera entouré de l’actrice et jeune réalisatrice américaine Chloë Sevigny, du comédien argentin Nahuel Pérez Biscayart, récent lauréat d’un César pour son rôle dans 120 Battements par minute de Robin Campillo, Eva Sangiorgi, nouvelle directrice de la Viennale, Festival international du film de Vienne et du journaliste culturel français Augustin Trapenard.

     

    En attendant l'édition 2018 du Festival de Cannes en direct, retrouvez, en cliquant ici, mon compte rendu de l'édition 2017.

    Retrouvez également mon article sur le Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes de Gilles Jacob, la lecture idéale pour préparer au mieux le festival.

  • Critique de VALLEY OF LOVE de Guillaume Nicloux à 20H40 sur OCS Max

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    C’est à la fin du Festival de Cannes 2015 où il figurait en compétition officielle (le film était également en ouverture du Champs-Elysées Film Festival et en clôture du Festival du Film de Cabourg) que j’ai découvert pour la première fois « Valley of love », après 10 jours de grand cinéma qui font que, parfois, les images se mêlent, s’embrouillent, ne sont pas appréciées à leur juste valeur, surtout en un lieu et une époque où chacun se doit de donner (et de proclamer haut et fort) un avis à peine le générique terminé et qui comme le sujet du film finalement (le deuil) se doit d’être zappé. Or, certains films se dégustent plus qu’ils ne se dévorent, et il faut souvent du temps pour en appréhender la force, la profondeur, la pérennité de leurs images. C’est le cas de « Valley of love » qui, à Cannes, m’avait laissé un goût d’inachevé, malgré l’émotion qu’il avait suscitée en moi. Ce fut également sans aucun doute la conférence de presse la plus intéressante de ce 68ème Festival de Cannes. Curieusement, c’est celui auquel je repense le plus souvent et c’est sans aucun doute le pouvoir des grands films que de vous accompagner, de vous donner la sensation d’avoir effectué un voyage à l’issue duquel vous n’êtes plus tout à fait la même personne, c’est pourquoi j’ai décidé de retourner le voir pour vous en parler comme il le mérite…

    Isabelle (dont le prénom n’est d’ailleurs jamais prononcé) et Gérard (interprétés aussi par Isabelle –Huppert- et Gérard -Depardieu-) se rendent à un étrange rendez-vous dans la Vallée de la mort, en Californie. Ils ne se sont pas revus depuis des années et répondent à une invitation de leur fils, Michael, photographe, qu’ils ont reçue après son suicide, six mois auparavant. Malgré l’absurdité de la situation, ils décident de suivre le programme initiatique imaginé par Michael. Quel pitch prometteur et original, en plus de cette prestigieuse affiche qui réunit deux monstres sacrés du cinéma et qui reconstitue le duo de « Loulou » de Pialat, 35 ans après !

    Les premières minutes du film sont un modèle du genre. La caméra suit Isabelle qui avance de dos, vers un motel au milieu de nulle part. Une musique étrange et hypnotique (quelle musique, elle mérite presque à elle seul ce voyage !) l’accompagne. Les bruits de ses pas et de la valise marquent la cadence. Au fur et à mesure qu’elle avance, des notes dissonantes se glissent dans la musique. Puis, elle apparaît face caméra, dans la pénombre, son visage est à peine perceptible. Et quand elle apparaît en pleine lumière, c’est derrière les barreaux d’une fenêtre. Elle enlève alors ses lunettes et se dévoile ainsi à notre regard. Tout est là déjà : le cheminement, les fantômes du passé, l’ombre, le fantastique, la sensation d’enfermement, de gouffre obscur. Plus tard, ils se retrouvent. Le contraste est saisissant, entre le corps imposant et généreux de l’un, le corps frêle et sec de l’autre au milieu de ce paysage d’une beauté vertigineuse, infernale, fascinante, inquiétante.

    Le décor est le quatrième personnage avec Isabelle, Gérard, le fils absent et omniprésent. La chaleur est palpable, constamment. Des gouttes de sueur perlent sur le front de Gérard, se confondent parfois avec des larmes imaginées, contenues. Les grandes étendues vertigineuses du désert résonnent comme un écho à ce vertige saisissant et effrayant du deuil que ce film évoque avec tellement de subtilité, ainsi que son caractère si personnel et intransmissible. Isabelle n’est ainsi pas allée à l’enterrement de son fils parce qu’elle ne va plus aux enterrements depuis la mort de son père. On imagine que la vie les a l’un et l’autre happés, les a contraints à masquer leur douleur indicible, que ces étendues à perte de vue, le vide et l’enfer qu’elles symbolisent leur permet enfin d’y laisser libre cours « comme une sorte de pèlerinage. » : « Parfois j’ai l’impression que je vais m’effondrer, que plus rien ne me porte. Je me sens vidée, abandonnée », dit ainsi Isabelle.

    Grâce à l’humour judicieusement distillé, qui joue sur l’étanchéité des frontières entre leurs identités réelles et leurs identités dans le film (Gérard est acteur, dit être né à Châteauroux, et ne lit que les titres des films pour savoir s’il va accepter un film), elle est végétarienne, le trouve caractériel, lui reproche d’altérer l’écosystème parce qu’il nourrit les lézards. Le comique de situation provient du contraste entre ces deux corps, du contraste visuel aussi de ces deux personnages au milieu du décor (certains plans d’une beauté décalée, imprègnent autant la pellicule que la mémoire des spectateurs), à la fois gigantesques et minuscules dans cette vallée de la mort où ils ont rendez-vous avec leur fils, leur amour perdu. Ces quelques moments de comédie, comme dans le formidable film de Moretti, également en compétition du 68ème Festival de Cannes et également oublié du palmarès (« Mia Madre ») qui aborde le même sujet, permettent de respirer dans ce décor à perte de vue et étouffant avec cette chaleur écrasante, à l’image du deuil qui asphyxie et donne cette impression d’infini et d’inconnu oppressants.

    Mon seul regret concerne une scène trop écrite (dans la voiture) qui expose leurs situations respectives mais ce qui m’a gênée à la première vision, me paraît anecdotique à la deuxième. Certaines phrases résonnent avec d’autant plus de justesse qu’elles sont dites par des comédiens qui les prononcent avec une infinie délicatesse, qui trouvent constamment la note juste : « Si on se met à détester quelqu’un avec qui on a vécu c’est qu’on ne l’a jamais vraiment aimé. Quand on aime quelqu’un c’est pour toujours. » La force de ces deux immenses comédiens est de malgré tout nous faire oublier Depardieu et Huppert et de nous laisser croire qu’ils sont ces Isabelle et Gérard. Et il leur suffit de lire une lettre dans le décor épuré d’une chambre, sans autre artifice que leur immense talent, pour nous émouvoir aux larmes sans parler de cette scène finale bouleversante qui m’a ravagée à la deuxième vision autant qu’à la première.

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    Ce film qui ne ressemble à aucun autre, qui n’est pas dans le spectaculaire et l’esbroufe, mais dans l’intime et la pudeur, aborde avec beaucoup d’intelligence et de sensibilité une réflexion sur le deuil et ce lien distordu avec le réel qu’il provoque, tellement absurde et fou, qu’il porte à croire à tout, même aux miracles, même une rencontre avec un mort dans une vallée du bout du monde. Aux frontières du fantastique qu’il franchit parfois, avec sa musique hypnotique, ses comédiens qui crèvent l’écran et un Depardieu à la présence plus forte que jamais (et il n’est pas question ici seulement de corpulence mais de sa capacité inouïe à magnétiser et occuper l’écran), un décor qui pourrait être difficilement plus cinégénique, intrigant, fascinant, inquiétant, « Valley of love »est un film captivant duquel se dégage un charme étrange   et envoûtant.

    En résulte une réflexion intéressante sur le deuil qui abolit ou suscite de nouvelles croyances (finalement l’homme ou la femme endeuillé(e) devient peut-être cet homme irrationnel du film de Woody Allen dans le formidable « Irrational man »), finalement comme le cinéma… Ainsi, Lambert Wilson, maître de cérémonie de ce 68ème Festival de Cannes, lors de l’ouverture, n’a-t-il pas dit lui-même « Le cinéma, c’est le rêve, le secret, le miracle, le mystère ». « Valley of love » est ainsi aussi une métaphore du cinéma, ce cinéma qui donne vie aux illusions, cette croyance folle que porte Isabelle face au scepticisme de Gérard.

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    Une fin qui nous hante longtemps après le générique, une fin d’une beauté foudroyante, émouvante, énigmatique. Un film pudique et sensible qui mérite d’être vu et revu et qui ne pourra que toucher en plein cœur ceux qui ont été confrontés à cet intolérable et ineffable vertige du deuil. L’oublié du palmarès comme le fut un autre film produit par sa productrice Sylvie Pialat l’année précédente, l’immense « Timbuktu ».

    -Conférence de presse de « Valley of love » au 68ème Festival de Cannes –

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    Ci-dessous, quelques citations de la conférence de presse cannoise, lors de laquelle les deux acteurs se sont prêtés sans rechigner et avec générosité au jeu des questions, et en particulier Gérard Depardieu, bien plus complexe et passionnant que l’image à laquelle certains voudraient le réduire (j’en veux pour preuve les citations de cette conférence de presse reprises avec démagogie par certains médias qui n’ont pas pris la peine de citer en entier ses propos).

    « J’étais émerveillée par le scénario. » Sylvie Pialat

    « Je ne me servirai pas du deuil de Guillaume pour le rôle car c’est 1deuil à part mais je peux imaginer le poids de ces lettres. » Depardieu

    « Je n’ai pas de vision de l’Ukraine. Je suis comme tout le monde choqué. J’adore peuple ukrainien. Ces conflits ne sont pas de mon ressort. » Depardieu

    « Monsieur Poutine, je le connais bien, je l’aime beaucoup et « l’URSS » j’y vais beaucoup ». Depardieu

    « Je connais très mal les cinéastes de maintenant. J’aime beaucoup des gens comme Audiard dont le physique me fait penser à son père. » Depardieu

    « J’adore les séries et des acteurs comme B. Willis. Je ne rechigne pas devant un bon Rossellini ou un très bon Pialat. » Depardieu

    « Je me suis rendu compte que je faisais ce métier par plaisir et parce que ça facilitait la vie. » Depardieu

    « J’ai décidé de faire ce métier car je ne voulais pas travailler. Je me suis rendu compte que je voulais vivre. » Depardieu

    « Ce film, c’est comme une lecture sur des questions essentielles dont nous avons oublié de nous souvenir. » Gérard Depardieu

    « En lisant script sur ces actes manqués de l’oubli, ces interrogations qui nous retombent dessus, je l’ai rarement lu. » Depardieu

    « J’avais vu « La Religieuse », un film qui m’avait particulièrement interpellé. » G.Depardieu

    « L’idée de départ, qu’on s’appelle Gérard et Isabelle a créé d’emblée un aspect documentaire, un rapport particulier aux rôles. » Huppert

    « On se croit sur une autre planète dans la Vallée de la mort. On ne peut se raccrocher à rien. » Isabelle Huppert

    « Le lieu a été l’élément déclencheur de l’histoire. » Guillaume Nicloux