06/07/2010

Festival Paris Cinéma- Avant-première- Critique - « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan : une grisante fantasmagorie

amours1.jpg
amours2.jpg
amours3.jpg

Après « Amore », changement d’univers avec la seconde avant-première de cette première journée de festival, le très attendu « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan (titre qui aurait d’ailleurs très bien pu convenir au premier film précité) après son arrivée explosive dans le monde du 7ème art avec «  J’ai tué ma mère », film qu’il avait réalisé à 17 ans, présenté l’an passé à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs où il avait obtenu trois prix, film que j’avais ignominieusement manqué. La rencontre de ces amours imaginaires (présenté à Cannes cette année dans la section « Un Certain Regard ») était donc aussi pour moi celle avec l’univers de Xavier Dolan.

Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont tous deux amis et épris du même jeune homme rencontré lors d’une soirée, Nicolas (Niels Schneider), et tous les deux bien déterminés à le conquérir, analysant, interprétant, scrutant obsessionnellement le moindre geste ou comportement de leur (obscur) objet du désir.

Dès les premiers plans se dégage de ce film un charme irrésistible et surtout un ton, un style qui font souffler un vent d’air frais et revigorant sur le cinéma actuel.  Xavier Dolan est un vrai cinéphile et son film regorge de références cinématographiques   (entre les ralentis langoureux et poétiques à la Wong Kar Waï, les couleurs chatoyantes et la fantaisie jubilatoire à la Almodovar,  les plans de dos à la Gus Van Sant, les références à la Nouvelle Vague, au « Mépris » de Godard, un trio à la « Jules et Jim » de Truffaut ou encore des confessions face caméra qui rappellent Woody Allen) mais aussi picturales (Boticelli, Michel Ange) ou littéraire (Musset…).

Que de brillantes références me direz-vous.  Tout cela aurait pu donner un film présomptueux mais Xavier Dolan, d’une part, a su assimiler toutes ces références pour créer son propre univers et d’autre part, y apporter une légèreté masquant savamment la mélancolie sous-jacente (que ne faut-il pas avoir souffert en amour pour faire preuve d’une telle maturité et clairvoyance  à seulement 21 ans!), que ce soit par les dialogues, légèrement précieux, souvent hilarants, toujours caustiques ou le jeu des comédiens (à commencer par lui-même mais surtout celui de Monia Chokri absolument irrésistible).

La caméra de Xavier Dolan est au plus près des visages, ignorant le plus souvent le cadre spatial à l’image de cet amour obsédant qui rend Marie et Francis aveugles au monde qui les entoure. La mise en scène non seulement épouse le propos du film mais devient un élément scénaristique : puisque Marie et Francis se « font des films » (l’un se prenant pour James Dean, l’autre pour Audrey Hepburn), et sont enivrés par leur fantasmagorie amoureuse, par ce destructeur et grisant vertige de l’idéalisation amoureuse, le film en devient lui-même un  vertige fantasmatique. Cette soirée aux images syncopées rappelle ce vertige à la fois grisant et déstabilisant, ce manège qui rend si floue la frontière entre enchantement et désenchantement, rêve et illusion. Marie et Francis sont amoureux d’une chimère, d’une image,  d’un idéal, d’une illusion, de l’amour même qui prend ici les traits d’un bellâtre ambigu aux allures de Dieu Grec. L’histoire de notre trio est entrecoupée de « témoignages » face caméra de style documentaire de victimes d’illusions amoureuses, là aussi irrésistibles.

Xavier Dolan a aussi en commun avec quelques uns des plus brillants réalisateurs auxquels il se réfère une bande originale particulièrement soignée, à l’image du film, mêlant modernité, et titres plus anciens, et musique classique : de Dalida qui reprend « Bang Bang » à Indochine jusqu’à « The Knife », « Fever Ray », « Vive la fête » en passant par Bach qui rappelle mélodieusement la douleur de ces irrépressibles et irrationnels élans amoureux, de ces amours qui rongent et enragent.

Xavier Dolan est un véritable chef d’orchestre qui mêle les couleurs, les références les arts, un prodige du cinéma (à la fois monteur, scénariste, producteur, acteur, s’occupant aussi des costumes) faisant à la fois preuve de l’inventivité et de l’audace de sa jeunesse mais aussi d’une étonnante maturité. Déclaration d’amour au cinéma, déclaration de désespoir d’un amoureux désillusionné sous des allures de fable burlesque et hilarante, « Les amours imaginaires » est un film mélancoliquement caustique.

Xavier Dolan signe là une fantasmagorie pop, poétique sur la cristallisation amoureuse, sur ces illusions exaltantes et destructrices, sublimes et pathétiques un film enivrant et entêtant comme un amour imaginaire… sans les effets secondaires. A prescrire donc et à très haute dose !

Il vous faudra attendre le 29 septembre 2010 pour découvrir ce petit bijou cinématographique, alors en attendant, vous pouvez toujours regarder la bande-annonce (voir dans note ci-dessous)… Je vous en reparlerai. J’ai vu ce film il y a deux jours et je ne cesse d’y repenser… Beaucoup d’autres belles surprises cinématographiques pour moi au programme de ce Festival Paris Cinéma, je vous en parlerai ultérieurement, notamment de « Ondine » de Neil Jordan mais aussi des films en compétition, pour l’instant d’un haut niveau également. Si vous êtes cinéphiles et à Paris, je vous recommande vivement ce festival…

05/07/2010

Bande-annonce: "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan

En attendant (ce soir), ma critique de ce petit bijou cinématographique "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan, présenté avant-hier, en avant-première dans le cadre du Festival Paris Cinéma, retrouvez la bande-annonce ci-dessous:

 

11:26 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Festival Paris Cinéma: vidéo de Jane Fonda et Charlotte Rampling (cocktail en l'honneur de Jane Fonda)

Juste une petite vidéo à nouveau de Jane Fonda (retrouvez toutes celles de la master class en cliquant ici), cette fois du cocktail donné en son honneur en présence de la Présidente du Festival Paris Cinéma Charlotte Rampling, de Daniel Brühl, de Guy Bedos, de Géraldine Chaplin, de Rosanna Arquette et de quelques autres...

00:55 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Festival Paris Cinéma- Avant-première : critique de « Amore » (Io sono l’amore) de Luca Guadagnino avec Tilda Swinton, Marisa Berenson…

amore2.jpg

pariscinema3 043.JPG

amore1.jpgAu programme de ma journée d’hier, en plus de la passionnante master class de Jane Fonda, deux avant-premières : « Amore » de Luca Guadagnino et « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan (dont je vous parlerai ultérieurement mais que je vous recommande d’ores et déjà). Pour la première avant-première publique du festival, les organisateurs nous avaient réservé une belle surprise avec ce film italien qui débute dans la demeure des Recchi, grande famille industrielle lombarde, à l’heure d’un tournant pour la famille puisque le fondateur de l’entreprise lègue l’affaire familiale à son fils Tancredi et à l’un de ses petits fils, Edouardo. Emma (Tilda Swinton), l’épouse de Tancredi, qui l’a épousé des années auparavant pour échapper à sa vie en Russie, rencontre Antonio, un cuisinier, ami de son fils par lequel elle va être immédiatement attirée…

Dès les premiers plans : la ville de Milan alors inhabituellement grisâtre et enneigée, ce repas aux rituels et au rythme d’un autre temps, les plans silencieux et les couloirs interminables qui évoquent la monotonie suffocante de l’existence d’Emma…, Luca Guadagnino nous plonge dans une atmosphère d’une intemporelle étrangeté. Elégante, digne, laissant à peine affleurer sa  mélancolie, Emma semble être à la fois présente et absente, un peu différente (malgré son souci apparent des conventions sociales). Sa rencontre avec Edouardo, et d’abord avec sa cuisine filmée avec sensualité qu’elle déguste avec gourmandise, va progressivement la transformer. Une passion irrépressible va s’emparer d’elle : pour cette cuisine qui réveille ses sens et pour Antonio, le jeune cuisinier.

« Amore » est un film foisonnant : de références, de sensations, d’intentions, de styles. Brillantes références puisque « Amore » cite ostensiblement  «Le  Guépard » de Visconti que ce soit par le nom d’un des personnages « Tancredi » qui rappelle Tancrède (le personnage d’Alain Delon dans « Le Guépard ») , la famille Recchi rappelant celle des Salina, mais aussi par l’opportunisme et la fin d’une époque que symbolise Tancredi qui vend son entreprise pour cause de globalisation à des Indiens pour qui « Le capitalisme c’est la démocratie » tout comme le Prince de Salina laissait la place à Tancrède et à une nouvelle ère dans « Le Guépard ». A ce capitalisme cynique et glacial s’oppose la cuisine généreuse et colorée par laquelle Emma est tellement séduite.

 Puis de Visconti nous passons à Hitchcock. Le film glisse progressivement vers un autre genre. La musique de John Adams se fait plus présente, la  réalisation plus nerveuse. Emma arbore un chignon rappelant celui de Kim Novak dans « Vertigo » auquel une scène fait explicitement référence. La neige laisse place à un éblouissant soleil. Emma est transfigurée, libérée, moins lisse mais enfin libre comme sa fille qui comme elle échappera aux archaïques principes familiaux et sera transformée par l’amour.

Malgré ses maladresses (métaphore florale un peu trop surlignée à laquelle Jean Renoir –comme bien d’autres- avait déjà pensé dans « Une Partie de campagne »), ce film m’a littéralement happée dans son univers successivement étouffant puis lumineux, elliptique et énigmatique et même onirique. Il est porté par Tilda Swinton, qui interprète avec retenue et classe ce personnage mystérieux que la passion va faire revivre, renaitre, retrouver ses racines, sa personnalité enfouies et par la richesse de son personnage qui va se libérer peu à peu de toutes contraintes : vestimentaires, physiques, familiales, sociales.

De chronique sociale, le film se transforme en thriller dont on sait le drame imminent mais qui ne nous surprend pas moins. Les dix dernières minutes sont réellement sublimes et d’une intensité inouïe. Riches de symboles (comme cette chaussure que Tancrèdi remet à Emma, la renvoyant à cette contrainte sociale, alors que Edouardo lui avait enlevé avec sensualité l’y faisant échapper),  de douleurs sourdes (d’Emma mais aussi du troisième enfant de la famille, que la caméra comme le reste de la famille tient à l’écart), de révoltes contenues que la musique (qui rappelle alors celle d’Hermann dans les films d’Hitchcock), les mouvements de caméra saccadés, les visages tendus portent à leur paroxysme, nous faisant retenir notre souffle.

La caméra d’abord volontairement distante puis sensible puis sensuelle de Guadagnino épouse les atermoiements du cœur d’Emma et crée intelligemment une empathie du spectateur pour cette dernière. Un film de sensations (visuelles, sonores -que ce soit dans l’utilisation judicieuse de la musique ou des silences-, et presque gustatives) visuellement magnifique, envoûtant, sensible, sensuel, onirique,  prenant, l’œuvre d’un cinéphile et d’un cinéaste qui nous enserre dans son univers avec une rare maestria. A voir absolument.

Sortie nationale : 22/09/2010

 

00:42 Écrit par Sandra.M dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amore, tilda swinton, paris, festival, cinéma | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/07/2010

Festival Paris Cinéma (épisode 2) : Vidéos et résumé de la Master Class de la pétillante Jane Fonda à la Filmothèque

P1010438.JPG
P1010439.JPG
P1010440.JPG
P1010442.JPG
P1010447.JPG
P1010450.JPG
P1010449.JPG
P1010451.JPG
P1010434.JPG

Hier après-midi avait lieu le deuxième grand événement de ce Festival Paris Cinéma 2010, après l’ouverture avec Woody Allen : la master class de Jane Fonda. La petite rue Champollion où se trouve la Filmothèque du Quartier Latin et où se déroulait la master class a connu hier une fébrilité inhabituelle. C’est dans une petite salle chaleureuse et intime sous le regard bienveillant d’un portrait warholien de Marylin que s’est ainsi déroulée cette master class. Jane Fonda est arrivée avec… sa silhouette longiligne, son regard pétillant et… son petit chien dans les bras, accompagnée de son compagnon avant de s’asseoir aux côtés de Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de Studio CinéLive qui a dirigé l’interview. En quelques secondes le ton était donné : celui d’un humour décapant, d’un regard lucide et souvent ironique sur le milieu du cinéma (et surtout sur elle-même !), d’une véritable interaction avec le public et d'une énergie débordante. Une actrice aussi généreuse, malicieuse que talentueuse dotée d’une franchise salutaire et d’un humour et d’une bonne humeur communicatifs qui semblait réellement heureuse d’être là mais aussi une actrice engagée qui surtout ne veut pas être mise dans une case, elle a bien raison tant elle est unique et inclassable. Un moment rare. Une comédienne dans tous les (bons) sens du terme, s’inquiétant malicieusement de la lumière, ironisant sur son compagnon, demandant des nouvelles de son chien pendant la master class, passant du Français (qu’elle parle impeccablement) à l’Anglais. Jane Fonda a tourné avec les plus grands ( Cukor, Vadim, Penn, Pollack, Losey, Pakula, A.Penn…), le sujets ne manquaient donc pas.

Dans les vidéos ci-dessous (10 vidéos seront bientôt en ligne, vous en trouverez la première partie ci-dessous), vous l’entendrez parler (toujours avec beaucoup d’humour) du film qu’elle tourne actuellement en France et de ses partenaires dans le film, de Roger Vadim, de Marlon Brando, d’Alain Delon, du cinéma français, du cinéma américain, de son père Henri Fonda, de ses engagements contre la guerre au Vietnam… et de bien d’autres sujets.  Je vous conseille vraiment de les regarder ! Pour le reste en voici un petit résumé ci-dessous :

Jane Fonda a d’abord évoqué le film qu’elle tourne actuellement en France, précisant qu’elle l’avait accepté sans lire le scénario (pour les acteurs !), un film sur la vieillesse a-t-elle précisé. Elle est ensuite revenue sur ses débuts disant qu’elle était devenue actrice « par hasard », qu’elle ne voulait pas être actrice mais qu’elle ne savait pas quoi faire pour gagner sa vie. Elle a également dit toute son admiration pour son père Henri Fonda que ce soit « en tant qu’acteur, être humain ou peintre », son père avec qui elle a tourné dans « La Maison du lac ». Elle a ainsi évoqué les difficultés pour monter le film car « personne ne voulait d’un film avec un couple de vieux » et c’est finalement ce film qui a permis à Henri Fonda d’obtenir un Oscar à la toute fin de sa carrière. Elle a ensuite évoqué Cukor pour qui elle a, selon elle, tourné « dans de mauvais films ». Elle a ensuite parlé de « Barbarella », film pour lequel elle était le « troisième choix après Brigitte Bardot et Sophia Lauren ».  A la question sur les raisons pour lesquelles elle accepte un rôle, avec beaucoup d’humour … et d’honnêteté elle a répondu : « parfois c’est le scénario, parfois c’est le besoin d’argent qui fait accepter un film », « Ce que j’aime au cinéma c’est qu’on n’est pas seuls ». A propos de sa filmographie dans les années 80 : « Je manquais de foi, j’ai décidé d’arrêter. Je voulais être activiste tout le temps. J’étais tellement malheureuse que je ne pouvais plus continuer à jouer. C’est difficile quand on a mon âge de recommencer ». Sur une question sur ce qu’elle aime dans le cinéma Français, elle parlé de Truffaut, de Lelouch (citant « Un homme et une femme »), de Simone Signoret, de Renoir (citant « La Règle du jeu »). Quant à Hollywood selon elle « il y a de moins en moins de bons films car ils prennent de moins en moins de risques. C’est maintenant la télévision qui prend des risques ». Le cinéma est loin d’être toute sa vie : « J’ai autre chose dans la vie : j’écris des livres, j’ai un ami, j’ai un chien, je voyage, je milite… ».  Elle a enfin évoqué la guerre du Vietnam, notamment la photo qui avait fait scandale (celle où elle posait sur un char anti-missiles vietnamien) disant que c’était à l’époque « un manque complet de jugement » qu’elle « regrette énormément. » Pour tout le reste de son engagement qui a parfois été (mal) interprété comme de l’anti-américanisme elle dit avoir été « très contente d’avoir fait ça ».

Si vous n’avez pas ou assister à la master class, sachez que vous pourrez retrouver Jane Fonda ce soir, au MK2 Bibliothèque pour la Projection en sa présence de « Klute » d'Alan J. Pakula  le dimanche 4 juillet à 19h30 et regardez les vidéos ci-dessous !

Retrouvez également ma critique de « La Poursuite impitoyable » d’Arthur Penn (avec Jane Fonda, Marlon Brando, Robert Redford…en cliquant ici)

poursuite10.jpg
poursuite6.jpg

LES FILMS AVEC JANE FONDA PROJETES DANS LE CADRE DU FESTIVAL

  Barbarella, Roger Vadim

-  Le Cavalier électrique, Sydney Pollack

-  Les Félins, René Clément

-  Julia, Fred Zinnemann                              

-  Klute, Alan J. Pakula

-  La Maison du lac, Mark Rydell

-  On achève bien les chevaux, Sydney Pollack

-  Les Poupées de l’espoir, Daniel Petrie

-  La Poursuite impitoyable, Arthur Penn

-  Le Retour, Hal Ashby

-  La Rue chaude, Edward Dmytryk

-  Le Syndrome chinois, James Bridges

-  Tout va bien, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin

 Renseignements pratiques : http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2010/invites/invites.html

 FILMOGRAPHIE DE JANE FONDA ET RECOMPENSES

Oscar :

1970 : nomination en tant que meilleure actrice, On achève bien les chevaux

1971 : meilleure actrice, Klute

1978 : nomination en tant que meilleure actrice, Julia

1978 : meilleure actrice, Le Retour

1980 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Syndrome chinois

1982 : nomination en tant que meilleure actrice de soutien, La Maison du lac

1987 : nomination en tant que meilleure actrice, Le Lendemain du crime

 Golden Globes :

1961 : actrice au meilleur potentiel

1971 : meilleure actrice dans un film (drame), Klute

1972 : actrice mondialement favorite

1977 : meilleure actrice dans un film (drame), Julia

1978 : actrice mondialement favorite

1978 : meilleure actrice dans un film (drame), Le Retour

 Autres

1984, Emmy Awards, The Dollmaker

 Filmographie

1960 : La Tête à l'envers (Tall Story) de Joshua Logan : June Ryder

1962 : La Rue chaude (Walk on the Wild Side) d'Edward Dmytryk

1962 : Les Liaisons coupables (The Chapman Report) de George Cukor

1962 : L'École des jeunes mariés (Period of Adjustment) de George Roy Hill

1963 : Dans la douceur du jour (In the Cool of the Day) de Robert Stevens

1963 : Un dimanche à New York (Sunday in New York) de Peter Tewksbury

1964 : Les Félins de René Clément : Melinda

1964 : La Ronde de Roger Vadim

1965 : Cat Ballou d'Elliot Silverstein

1966 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d'Arthur Penn

1966 : La Curée de Roger Vadim

1966 : Chaque mercredi (Any Wednesday) de Robert Ellis Miller

1967 : Pieds nus dans le parc (Barefoot in the Park) de Gene Saks

1967 : Que vienne la nuit (Hurry Sundown) d'Otto Preminger

1968 : Histoires extraordinaires, sketch Metzengerstein de Roger Vadim : la comtesse Frederica

1968 : Barbarella de Roger Vadim : Barbarella

1968 : On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don't They?) de Sydney Pollack

1971 : Klute de Alan J. Pakula

1972 : Tout va bien de Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Gorin

1972 : F.T.A de Francine Parke

1973 : Steelyard blues d'Alan Myerson

1973 : Maison de poupée (A Doll's House) de Joseph Losey

1973 : We Can't go Home Again

1976 : L'Oiseau bleu (The Blue Bird) de George Cukor

1977 : Touche pas à mon gazon (Fun with Dick and Jane) de Ted Kotcheff

1977 : Julia de Fred Zinnemann

1978 : Le Retour (Coming Home) d'Hal Ashby

1978 : Le Souffle de la tempête (Comes a Horseman) d'Alan J. Pakula

1978 : California Hôtel (California Suite) d'Herbert Ross

1980 : Le Cavalier électrique (The Electric Horseman) de Sydney Pollack

1979 : Le Syndrome chinois (The China Syndrome) de James Bridges

1980 : Comment se débarrasser de son patron (Nine to Five|9 to 5) de Colin Higgins

1981 : La Maison du lac (On Golden Pond) de Mark Rydell

1981 : Une femme d'affaires (Rollover) d'Alan J. Pakula

1984 : Les Poupées de l'espoir (The dollmaker) de Daniel Petrie (TV) : Gertie Nevels

1985 : Agnès de Dieu (Agnes of God) de Norman Jewison

1986 : Le Lendemain du crime (The Morning After) de Sidney Lumet

1987 : Leonard Part 6

1989 : Old Gringo de Luis Puenzo

1990 : Stanley & Iris de Martin Ritt

1990 : Mandela in America

1994 : A Century of Cinema

2002 : Searching for Debra Winger de Rosanna Arquette (documentaire)

2005 : Sa mère ou moi ! (Monster-in-Law) de Robert Luketic

2007 : Georgia Rule de Garry Marshall

Tell Them Who You Are (produit en 2004, pas de date de sortie annoncée)

 Autobiographie

Jane Fonda, Ma vie (traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Dumas). Paris : éditions Plon, 2005. 590 pp.-[48] pp. de pl., 24 cm. ISBN 2-259-20281-0. Titre original : My life so far.

Ma sélection Paris Cinéma du jour :

Aujourd’hui, ne manquez pas « Klute » d’Alan J.Pakula, à 19H30, au MK2. Vous pouvez également assister à l’avant-première de  « L’Age de raison » de Yann Samuell, à 19H, au Gaumont Opéra Capucines, présenté par le réalisateur et en présence de la comédienne Sophie Marceau. Par ailleurs, la compétition débute aujourd'hui avec le film roumain "If I want to whistle, I whistle" de Florin Serban. (à 21H, au mk2 Bibliothèque).

A suivre: mes critiques des deux excellents films vus hier: "Amore" de Luca Guadagnino et "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan.

14:07 Écrit par Sandra.M dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/07/2010

Festival Paris Cinéma: ma sélection du jour

pariscinema10.jpg

C'est aujourd'hui que commence officiellement le Festival Paris Cinéma après la "première ouverture" en fanfare avec Woody Allen, jeudi.

Pour ma part, j'irai voir la master class de Jane Fonda, d'ores et déjà complète mais vous pourrez vous consoler avec  le sublime "On achève bien les chevaux" de Sydney Pollack qu'elle présentera à 19H  ce soir et dimanche 4 à 19h30 vous pourrez également la retrouver à l'occasion de la projection de "Klute", thriller magistral d'Alan J. Pakula. (le tout à la Filmothèque du Quartier Latin)

pariscinema 021.JPG

J'essaierai ensuite d'enchaîner  (au mk2 Bibliothèque)avec l'avant-première d' "Amore" de Luca Guadagnigno en présence des comédiennes "Tilda Swinton et Marisa Berenson et j'enchaînerai ensuite avec  "Les Amours imaginaires" de Xavier Dolan présenté par la comédienne Suzanne Clément.

Au programme également aujourd'hui:  "De 20h au petit matin (au Forum des images) : la Nuit du Cinéma explore les penchants les plus tabous du 7e Art, avec 4 programmes transgressifs, inventifs, décalés et toujours jubilatoires, autour de Koji Wakamatsu, Joe Sarno, l'Ozploitation et les films inédits de One Piece."

Egalement au programme de ce jour: d'ores et déjà de nombreux films japonais.

Cliquez ici pour voir le programme complet de la journée du 3 juillet.

12:37 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"Le dernier maître de l'air" de M.Night Shyamalan: making of

En attendant la master class de M.Night Shyamalan à 18h vendredi au Gaumont Opéra et l'avant-première du "Dernier maître de l'air" samedi à 20H également au Gaumont Opéra (renseignements sur http://www.pariscinema.org) voici deux extraits du making of!

12:18 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/07/2010

Festival Paris Cinéma 2010 (épisode 1) : une ouverture teintée de la savoureuse gravité légère de Woody Allen

ouverture paris 009.JPG
ouverture paris 010.JPG
ouverture paris 012.JPG

ouverture paris 007.JPG

ouverture paris 017.JPG

ouverture paris 018.JPG

Hier soir, au cinéma Gaumont Opéra, avait lieu l’ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 avec, en plus de la Présidente du festival Charlotte Rampling et du Maire de Paris, un invité de marque : Woody Allen, actuellement en tournage à Paris, venu présenter « Vous aller rencontrer un bel et sombre inconnu » ( « You will meet a tall dark stranger »), en présence également de Marisa Berenson, Hippolyte Girardot, Rosanna Arquette entre autres invités du festival. N’ayant pas été autant enthousiasmée par ce film-ci que par les précédents Woody Allen lors de ma première vision de celui-ci au dernier Festival de Cannes dans le cadre duquel le film était présenté hors compétition, je redoutais l’ennui d’une deuxième projection.

Est-ce le plaisir d’avoir vu et entendu Woody Allen présenter le film- en Français s'il vous plaît- (cf  vidéo n°4 ci-dessous) avec, à l’image de ce qui imprègne ses films,  un humour noir et décalé pudiquement et intelligemment dissimulé derrière une apparente légèreté ? Est-ce le plaisir de débuter ces 14 jours d’immersion festivalière en joyeuse compagnie ? Toujours est-il que j’ai été totalement charmée par ce « You will meet a tall dark stranger », davantage que lors de la première vision, la frénésie cannoise et l’accumulation de projections ne permettant peut-être pas toujours de vraiment déguster les films.

 Moins concentrée sur l’intrigue que je connaissais déjà (voir ma critique du film en bas de cet article), j’ai pu focaliser mon attention sur tout ce qui fait des films de Woody Allen des moments uniques et de l’ensemble de son cinéma un univers singulier. J’ai été envoûtée par la photographie lumineuse et même chaleureuse comme un écho visuel à cette légèreté avec laquelle Woody Allen voile pudiquement la gravité de l’existence. Le jeu des acteurs (et la direction d’acteurs) m’a bluffée (avec une mention spéciale pour Lucy Punch, irrésistible) ou comment dans un même plan fixe avec deux comédiens, grâce à son talent de metteur en scène, de directeur d’acteurs et de dialoguiste il fait passer une multitude d’émotions et rend une scène dramatique irrésistiblement drôle ou une scène comique irrésistiblement dramatique, parfois les deux dans le même plan. L’art du montage et du récit, ou comment en quelques plans d’une fluidité remarquable, il parvient à nous raconter une rencontre qui préfigure l’avenir des personnages. Le mélange de lucidité et de tendresse, sur ses personnages et la vanité de l’existence. Les dialogues savoureux, tendrement cyniques. Une sorte de paradoxe que lui seul sait aussi brillamment manier : un pessimisme joyeux. Une lucidité gaie.

 Woody Allen n’a décidément pas son pareil pour nous embarquer et pour transformer le tragique de l’existence en comédie jubilatoire. En ressortant du cinéma, après ce régal cinématographique, l’air de Paris était  à la fois lourd et empreint d’une clarté éblouissante et de rassurantes illusions comme un écho à la gravité légère de Woody Allen à l’image de laquelle, je l’espère, seront ces 13 jours de festival. A suivre !

ouverture paris 001.JPG
badge 004.JPG

Retrouvez mon dossier consacré à Woody Allen avec de nombreuses critiques de films, une filmographie etc.

allen3.jpg

Ci-dessous ma critique de « You will meet a tall dark stranger » suite à la projection cannoise:

 Fidèle à son habitude Woody Allen  a préféré le confort d'une sélection hors compétition aux « risques » de la compétition. Lui qui faisait pourtant l'apologie de la chance dans « Match point » ne semble pas être si confiant en la sienne. Pour une fois, il n'a peut-être pas eu totalement tort... Après sa remarquable trilogie britannique ( « Match point » -qui reste pour moi la perfection scénaristique-, « Scoop », « Le Rêve de Cassandre »), après son escapade espagnole avec « Vicky Barcelona », Woody Allen était déjà revenu aux Etats-Unis avec le très réussi « Whatever works », il revient donc à nouveau à Londres (on retrouve aussi un air d'opéra qui nous rappelle « Match point »), cette fois pour une comédie.

Synopsis : les amours croisés de différents personnages tous à une époque charnière de leurs existences qui aimeraient tous avoir des illusions sur leur avenir et d'une certaine manière croire qu'ils vont rencontrer un mystérieux inconnu (a tall dark stranger) comme le prédit Cristal la voyante de l'une d'entre eux. Avec : Josh Brolin, Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas, Freida Pinto (« Slumdog Millionaire »)...

Même un moins bon film de Woody Allen comme l'est celui-ci (mais on peut bien lui pardonner avec les films brillants qu'il a accumulés ces derniers temps) reste un moment savoureux avec des dialogues rythmés et caustiques et une mise en scène toujours  alerte et astucieuse et de très beaux plans séquences.

« C'est la vitalité » disait François Truffaut du cinéma de Claude Sautet. Il aurait sans doute également pu attribuer ce terme au cinéma de Woody Allen. Cette vitalité, cette apparente légèreté cherchent pourtant comme toujours à dissimuler et aborder la fragilité de l'existence que ce soit en évoquant la mort avec une pudique désinvolture (certes ici prétexte à des scènes de comédie) ou la pathétique et touchante course contre le temps (remarquable Anthony Hopkins, ici sorte de double du cinéaste qui s'amourache d'une jeune « actrice » qu'il épouse). 

Woody Allen croque ses personnages à la fois avec lucidité et tendresse pour nous donner une sorte de conte sur la manière de s'arranger avec la vanité de l'existence, qu'importe si c'est avec des illusions. Ce film illustre à nouveau très bien cette lucide phrase du cinéaste citée par Kristin Scott Thomas lors de l'ouverture du festival (« L'éternité, c'est long ... surtout vers la fin »).

Une fantaisie pétillante beaucoup moins légère qu'elle n'en a l'air mais aussi moins pessimiste puisque chacun trouvera un (certes fragile) nouveau départ, le tout illuminé par une très belle photographie et des acteurs lumineux.  Vous auriez tort de vous en priver !

 

14:23 Écrit par Sandra.M dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Programme Lumière 2010 ( Grand Lyon Film Festival): L.Visconti, M.Forman, A.Quinn... à l'honneur

lyon.jpg
lyon4.jpg
lyon5.jpg
lyon2.jpg
lyon3.jpg

Je ne pouvais pas ne pas vous parler du programme du Festival de Lyon 2010  dont la programmation me paraît au moins aussi passionnante que celle de l'an passé. Je commence par ce qui m'intéresse le plus. Après la projection à Cannes du sublissime "Guépard" de Visconti en version restaurée (qui donna lieu à un moment magique que je vous ai raconté ici et ), le Festival de Lyon a décidé de rendre hommage au cinéaste italien avec une intégrale Luchino Visconti.

guépard7.jpg
Ci-dessus, photo Inthemoodforcinema.com lors de la présentation du "Guépard" en copie restaurée, dans le cadre du Festival de Cannes 2010

 Après Clint Eastwood l'an passé, cette année c'est à Milos Forman que sera attribué le prix Lumière. Une section sera consacrée au cinéma français oublié avec le cinéma de Raymond Bernard, une autre sera consacrée à des raretés américaines des années 1970. Le cinéma de Dario Argento (en sa présence) sera également à l'honneur. Un hommage sera rendu à Anthony Quinn en présence de sa femme et des membres de la Anthony Quinn Foundation avec une projection de "Zorba le Grec" dans une version restaurée par la Fox. Jean-Louis Trintignant viendra présenter le premier des deux films qu'il a réalisés ("Une journée bien remplie" 1972). Des classiques du cinéma français des années 60 à aujourd'hui seront projetés en présence de leurs réalisateurs comme "Z" de Costa-Gavras. Le best of restaurations 2010 permettra notamment de (re)voir "Le Tambour" de Volker Schlöndorff. Enfin vous pourrez redécouvrir des classiques ressortis en salles en copies neuves comme "La chatte sur un toit brûlant" de Richard Brooks. Bref, un programme vraiment riche et passionnant qui me donne vraiment envie d'aller à Lyon du 4 au 10 octobre. Je vous en reparlerai évidemment plus en détails prochainement.

Site officiel du Festival 2010.

lyon6.jpg

11:49 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/07/2010

Ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 avec Woody Allen, ce soir : suivez mes pérégrinations de jurée sur ce blog du 1er au 14 juillet

 

ouvertureparis 001.JPG

Vous le savez, je fais partie du jury blogueurs du Festival Paris Cinéma 2010. Je me réjouis de cette nouvelle expérience immersive dans un festival de cinéma, 12 ans après avoir fait partie d’un jury pour la première fois, dans cette même ville (comme je vous le racontais, ici). Je vous ferai donc partager mes pérégrinations au jour le jour, en vous conseillant également quotidiennement les films à voir. Vous pouvez d’ores et déjà trouver ici des articles consacrés à certains films projetés dans le cadre du festival (voir liens plus bas).

 Le coup d’envoi sera donné ce soir avec  la projection de « You will meet a tall dark stranger » de Woody Allen (cliquez ici pour lire ma critique du film et accéder à mon dossier consacré à Woody Allen), en sa présence. Vous pourrez bien entendu lire ici dès demain le compte rendu de cette soirée et d’ores et déjà la critique du film que j’avais vu à Cannes à l’occasion de sa programmation hors compétition.

13 jours qui s’annoncent particulièrement riches pour Inthemoodforcinema.com puisque, comme je vous l’annonçais dans l’article précédent, j’aurai également le plaisir d’interviewer une partie de l’équipe d’ « Inception » de Christopher Nolan, la semaine prochaine.

 Dans les liens ci-dessous vous trouverez également toutes les informations pratiques pour plonger vous aussi « In the mood for Paris cinema » !

 Rendez-vous ici demain pour le premier épisode de mes mésaventures de jurée…

"L'autre monde" de Gilles Marchand

"La Poursuite impitoyable" d'Arthur Penn

Ma sélection de films du Festival Paris Cinéma 2010 à ne pas manquer

Conférence de presse du Festival Paris Cinéma, programme et informations pratiques

Site officiel du Festival 

14:16 Écrit par Sandra.M dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Concours- Gagnez vos exemplaires de Studio CinéLive : numéro exceptionnel "Twilight" et numéro de juillet 2010

cinélive.jpg
cinelive2.jpg
Comme chaque mois, en partenariat avec Studio CinéLive, j'ai le plaisir de  vous offrir un exemplaire du magazine, très présent dans les kiosques ce mois-ci puisque, en plus du numéro habituel de juillet, Studio sort également un numéro exceptionnel consacré à "Twilight".
Dans le numéro de juillet, vous trouverez notamment une discussion fleuve avec l'équipe du film  "Inception" de Christopher Nolan, (Leonardo DiCpario, Ellen Page etc et bien sûr le réalisateur Christopher Nolan), un film très attendu qui sera également à l'honneur ce mois-ci sur inthemoodforcinema.com puisque je vous annonce que je verrai deux fois le film en avant-première la semaine prochaine, que j'assisterai à la conférence de presse en présence de toute l'équipe et que je rencontrerai ensuite 5 des acteurs  du film! 
 Egalement au sommaire de ce numéro: Toy story 3, Alain Chabat qui nous raconte son travail de doublage dans "Shrek4", Edgar Ramirez, le "Carlos" d'Olivier Assayas, Stephen Frears, Mathieu Amalric, Adrien Brody, un dossier Cannes 2010 avec le portfolio du festival, le tournage du nouveau film de Peter Weir, un flash-back sur "On achève bien les chevaux" de Sydney Pollack (un film que vous pourrez par ailleurs voir dans le cadre de l'hommage à Jane Fonda au festival Paris Cinéma),  et bien sûr toutes les rubriques habituelles.
-Pour remporter ce numéro, soyez le plus convaincant et donnez-moi 10 bonnes raisons de vous le faire gagner. Envoyez-moi un email à inthemoodforcinema@gmail.com avec comme intitulé "Concours magazine juillet". Fin du concours le 10 juillet.
-Dans le numéro spécial "Twilight" dont vous avez déjà pu lire ma critique en avant-première, ici, vous trouverez:

 -  Les infos et les rumeurs sur TWILIGHT 4

Les nouveaux personnages, l’éventuelle 3D, Renesmée, le bébé mi-vampire mi-humain qui grandit plus vite que son ombre… Tout ce qui se murmure dans les coulisses du quatrième volet. 

Jacob vs Edward, le choc des titans

Duel au sommet des héros de la saga. Les « pro » et  les « contre » s’opposent. Tous les arguments pour choisir son camp.

La SAGA TWILIGHT au jour le jour

Toutes les dates qui ont marqué l’ascension du phénomène Twilight.

LE QUIZ TWILIGHT

Pour ceux qui se disent être de purs fans de Twilight,             voici le test pour le prouver en 20 questions. 

- Portfolio :  

Toutes les photos d’Hésitation.

 Et toutes les interviews exclusives:   ROBERT PATTINSON, · KRISTEN STEWARTTAYLOR LAUTNERBRYCE DALLAS HOWARDDAVID SLADE...

Pour remporter ce numéro exceptionnel, donnez-moi 10 bonnes raisons de vous le faire gagner. Soyez le plus convaincant et vous remporterez ce numéro. Email à envoyer à inthemoodforcinema@gmail.com avec comme intitulé: "Concours magazine twilight". Fin du concours le 10 juillet.

12:15 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/06/2010

Aujourd'hui ne manquez pas: "Tournée" de Mathieu Amalric (prix de la mise en scène du Festival de Cannes 2010) !

clotureCannes 051.JPG
tournée4.jpg
tournée.jpg

10:53 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Avant-première - Critique de « Twilight – Chapitre 3 : Hésitation » de David Slade avec Robert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner …

twilight.jpg

Il y a 15 jours, je découvrais donc le troisième opus de la saga Twilight et par la même l’univers inventé par Stephenie Meyer, n’ayant pas vu les deux premiers « Twilight » (Fascination et Tentation).  Pour cause d’embargo, c’est seulement aujourd’hui que je peux vous livrer mes impressions que, je n’en doute pas, vous brûlez (telle Bella pour son Edward) de connaître.

 Dans ce troisième opus intitulé « Hésitation », Bella (Kristen Stewart) toujours fascinée par son vampire au visage d’une blancheur cadavérique Edward (Robert Pattinson), est plus que jamais déterminée à devenir vampire à son tour pour être éternellement liée à lui.  Pendant ce temps, des morts suspectes dans les environs de Seattle laissent présager une nouvelle menace pour Bella. Victoria (Bryce Dallas Howard) rassemble ainsi une armée de « nouveaux nés » d’un nouveau genre pour assouvir sa vengeance contre elle. Malgré leur haine ancestrale les Cullen et les Quileutes vont devoir faire une trêve et s’associer pour avoir une chance de la sauver. Bella doit alors choisir entre son amour pour Edward et son amitié pour Jacob (Taylor Lautner) tout en sachant que sa décision pourrait relancer la guerre entre les deux clans.

Plus d’1,1 milliard de recettes dans le monde entier à ce jour pour la saga Twilight. Le DVD de « Tentation » vendu à plus de 4 millions d’exemplaires le premier week end de sa sortie aux Etats-Unis en mars 2010 et meilleure vente de l’année avec 9,2 millions d’exemplaires. Plus qu’un film c’est un véritable phénomène générationnel. J’étais donc prête sans le moindre préjugé à me plonger dans cet univers romantique dans lequel immortels et humains vivent des amours impossibles tels des Capulet et Montaigu d’une autre ère.   Et c’est justement là que le bât blesse, malgré toute ma bonne volonté et mon goût pour le romanesque, je me suis royalement ennuyée et suis constamment restée à distance. A distance d’une intrigue dont l’enjeu dramatique m’a échappé : Bella est totalement hypnotisée par son vampire de fiancé et on ne croit guère à ses hésitations, pas plus qu’au danger qui rôde. Et surtout c’est le film en lui-même qui semble imprégné du caractère velléitaire de son personnage principal : évitant la violence (des vampires doux comme des agneaux, ne pas voir une goutte de sang ou à peine en devient ridicule dans un film de vampires), mettant en scène un désir qui a la froideur de celui qui l’inspire sans parler du troisième élément du « triangle amoureux » dont la seule occupation semble être d’exhiber son torse imberbe.

Evidemment, je devine déjà les critiques qui vont s’en donner à cœur joie sur la mièvrerie d’un film souvent drôle à ses dépends ou maladroitement quand il l’est volontairement (enfin je l’espère, rassurez-moi la scène de la tente n’était pas à prendre au premier degré ?) rivalisant de cynisme pour stigmatiser les candides qui se  laissent berner par cette guimauve. Loin de moi cette idée car indépendamment de ses défauts cinématographiques (j’avoue que l’absence de réalisation m’a consternée mais pouvions-nous en attendre davantage du réalisateur du démagogique «  Hard candy » ?) si les adolescents qui ont fait le succès des deux premiers opus y trouvent un écho à leurs questionnements, leurs fascinations, tentations, hésitations, c’est que d’une certaine manière « Twilight » est efficace et plus malin qu’il n’y paraît à défaut d’être cinématographiquement recommandable (du jeu à la réalisation, j’avoue que le niveau est plutôt celui d’un téléfilm d’une piètre qualité).

Métaphore de l’adolescence avec son besoin de se créer des modèles, ses désirs et ses frustrations, et ses hésitations entre plusieurs possibles, « Twilight » manque pourtant cruellement de ces fièvres et ces passions qui accompagnent l’adolescence. Tout est pourtant habilement fait pour que l’identification opère : Bella en plein parcours initiatique doit faire des choix cruciaux pour son avenir. Elle apprend à devenir adulte et à assumer les conséquences de ses choix, elle a envie d’être quelqu’un d’autre tandis que le vampire Edward symbolise l’être différent que tout adolescent considère être.

Pour un film qui prétend parler de grand amour, dans le fond comme dans la forme, ce « Twilight » avec ses vampires blafards et à l’eau de rose manque singulièrement de souffle, de charme et ne m’a ni tentée, ni fascinée et me fera très certainement hésiter quand il s’agira de voir le prochain opus. Ce qui ne sera certainement pas le cas des accros qui y retrouveront là le miroir de leurs hésitations, aussi pâle et sans saveurs en soit le reflet.

00:05 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/06/2010

"L'autre monde" de Gilles Marchand: critique, bande-annonce et nouvel extrait

autre9.jpgAvant le début du Festival Paris Cinéma 2010 et de mes comptes rendus en direct, je poursuis la présentation des films qui seront projetés dans le cadre du festival avec, aujourd'hui, "L'autre monde" de Gilles Marchand qui sera projeté le jeudi 8 juillet, au mk2 Bibliothèque, à 21H15 et  présenté par le réalisateur ainsi que les comédiens Louise Bourgoin, Pauline Etienne, Melvil Poupaud et les productrices Carole Scotta et Caroline Benjo. (Sortie en salles: le 14 juillet)

autremonde9.jpg
autremonde10.jpg
autremonde11.jpg

Alors que le virtuel prend de plus en plus le pas sur le réel ou en tout cas fait partie intégrante de nos existences, le cinéma s'empare de plus en plus du sujet, thème d'ailleurs récurrent de ce Festival de Cannes 2010. Gilles Marchand réalise là son deuxième long après « Qui a tué Bambi »  qui, comme « L'Autre monde » sélectionné hors compétition du Festival de Cannes 2010, figurait en sélection officielle du Festival de Cannes (2003). Gilles Marchand est avant tout scénariste, notamment des films de Dominik Moll dans lesquels une situation ordinaire dérapait déjà toujours vers une réalité déroutante. Déjà vers un autre monde.

L'été dans le Sud de la France. Gaspard (Grégoire Leprince-Ringuet) vient de tomber amoureux de Marion (Pauline Etienne.) Il partage son temps entre cette dernière et ses deux meilleurs amis. Mais un jour, alors qu'il se trouve avec Marion, il va tomber par hasard sur un portable égaré, celui d'Audrey (Louise Bourgoin). Les jeunes amoureux vont alors aller à un rendez-vous donné sur le portable d'Audrey.  Gaspard ne peut s'empêcher d'être attiré par cette jeune femme belle, sombre et double. Gaspard découvre que sur un jeu en réseau « Black hole » Audrey est Sam. Gaspard se crée à son tour un avatar pour la rejoindre.  La vie de Gaspard va alors basculer. Dans L'Autre Monde...et dans celui-ci.

L'écueil à éviter était de tomber dans le film pour jeunes ou uniquement destiné aux amateurs de jeux vidéos. Un écueil intelligemment contourné par un scénario qui mêle judicieusement l'univers réaliste et lumineux de la réalité par lequel le film commence, à celui inquiétant et sombre de l'univers virtuel dans lequel il nous plonge progressivement. Si les adultes ou du moins les personnes responsables sont peu présentes, (à l'exception du père de Marion, autoritaire et menaçant) chacun peut  néanmoins s'identifier à Grégoire Leprince Ringuet qui incarne un jeune homme normal et heureux qui perd progressivement le sens des réalités.

Par un habile jeu de mise en abyme, le frère d'Audrey (Melvil Poupaud) est d'une certaine manière le double du scénariste/réalisateur et le spectateur celui de Gaspard puisque le film le plonge lui aussi dans un « autre monde » sur lequel il désire en savoir davantage et puisqu'il est lui aussi manipulé par le réalisateur/démiurge comme l'est Gaspard. Le film joue sur la tentation universelle de fuir la réalité que ce soit par le cinéma ou en s'immergeant dans un univers virtuel. Audrey/Sam symbolise à elle seule cet autre monde, celui du fantasme, et des tentations adolescentes de jouer avec son identité et avec la mort. Un monde de leurres, ici aussi troublant, fascinant que malsain. Un univers factice qui donne une illusion d'évasion et rejaillit sur la réalité. Un monde qui a pour seul loi les désirs, érotiques et/ou morbides. Que serait un monde sans morale et sans loi ? Black hole. Un trou noir.

 Sans être moraliste (et heureusement), le film met en garde contre ces univers virtuels dans lesquels mourir se fait d'un simple clic et où jouer avec la vie devient un jeu enfantin. Le sens, absurde, de cette réalité virtuelle se substitue alors au sens des réalités et la mort, mot qui perd alors tout sens, devient un jeu dans la vie réelle comme dans cette scène où les amis de Garspard se placent devant des voitures lancées à vive allure.

 « Black hole » c'est à la fois l'évasion et le paradis (heaven comme le tatouage que porte Audrey) mais Heaven symbolise aussi cet univers de perdition dans lequel Audrey est Sam. Un univers auquel les images d'animation procurent une beauté sombre et troublante.

Par une réalisation fluide, Gilles Marchand nous embarque nous aussi dans un autre monde, un monde de contrastes entre luminosité et noirceur, entre film réaliste et archétypes du film noir (avec sa femme fatale et ses rues sombres de rigueur), un monde dangereusement fascinant, sombre et sensuel comme cette plage noire, purgatoire où se retrouvent les morts de « Black hole ».

Louise Bourgoin est parfaite en fragile femme fatale, sensuelle et mystérieuse face à un Grégoire Leprince-Ringuet dont la douceur et la normalité semblent à tout instant pouvoir basculer, un être lumineux dont « Black hole » va révéler les zones d'ombre. Pauline Etienne est elle aussi parfaite en jeune fille enjouée et fraîche qui connaît ses premiers émois amoureux.

 « L'Autre monde » est une brillante mise en abyme,  un film  sur le voyeurisme, la manipulation, la frontière de plus en plus étroite entre réel et virtuel qui  plonge le spectateur dans un  ailleurs aussi inquiétant que fascinant, un film haletant, savamment « addictif » comme « Black hole », qui nous déroute et détourne habilement de la réalité. Un film que je vous recommande vivement !

En introduction à la projection, Gilles Marchand a ainsi précisé que le rapport du joueur au jeu, à l'écran l'avait toujours intrigué : « Les choses qui se passent dans le monde virtuel me paraissent particulières à notre époque et universelles. Ce qui m'intéressait c'était d'avoir une narration fluide et un montage parallèle entre ces deux mondes. Second life a fait partie de l'inspiration. Le fait qu'il n'y ait pas de but précis dans le jeu m'intéressait. On était entre le réseau social et le jeu. Ce qui m'intéressait aussi c'était le parcours de Gaspard, son hésitation entre deux femmes, deux archétypes de femmes ».

10:58 Écrit par Sandra.M dans FESTIVAL PARIS CINEMA 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Trailer HD de Harry Potter et les reliques de la mort (Harry Potter and the Deathly Hallows ) de David Yates

harry.jpg

Avec un sens incontestable de la promotion, hier soir, par satellite, Warner a lancé la toute première bande-annonce en version originale et en hd de "Harry Potter et les reliques de la mort"dont la première partie sortira le 24 novembre 2010 et la seconde en juillet 2011. Vous trouverez cette bande-annonce ci-dessous.

Synopsis:Harry Potter et les Reliques de la Mort est la septième et dernière aventure de la sérieHarry Potter. Cet événement cinématographique tant attendu, fait l’objet de deux longs métrages.
La première partie commence avec la périlleuse mission menéepar Harry, Ron et Hermione pour retrouver et détruire le secret de l’immortalité et du pouvoir destructeur de Voldemort : les Horcruxes. Seuls, sans les conseils de leurs professeurs ni la protection du professeur Dumbledore, les trois amis doivent plus que jamais compter les uns sur les autres. Mais des forces obscures s’immiscent entre eux pour les diviser.

Retrouvez également ci-dessous ma critique du dernier volet d' "Harry Potter": "Harry Potter et le prince de sang-mêlé".

.

harrypotter1.jpg

Critique d'"Harry Potter et le prince de sang-mêlé" (déjà publiée suite à la projection presse du film):

Afin de ne pas heurter la sensibilité des « HarryPottermaniaques » je précise au préalable que je ne suis pas une lectrice de J. Rowling et que je n’ai commencé à suivre l’adaptation cinématographique de la saga qu’à partir de l’opus n°3. Et même si dans le 5 (« Harry Potter et l’ordre du Phénix », déjà réalisé par David Yates) l’ennui l’avait emporté, c’est néanmoins avec plaisir que je me suis rendue à l’unique projection presse organisée par la Warner, hier, avide d’évasion d’un Paris grisâtre et désenchanté, fût-ce pour un Poudlard désormais menacé par des forces démoniaques.  Un opus très attendu par les fans d’autant plus que la sortie a été retardée de six mois, et que le livre dont il est adapté est un des plus riches contenant pas moins de 700 pages.

 L’étau démoniaque de Voldemort se resserre ainsi sur l’univers des Moldus et le monde de la Sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château… mais Dumbledore (Michael Gambon) est plus décidé que jamais à préparer Harry  Potter (Daniel Radcliffe) à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier  vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Mais à Poudlard d’autres préoccupations occupent également les esprits : Harry Potter est ainsi de plus en plus attiré par Ginny (Bonnie Wright) qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas tandis que Lavande Brown (Jessie Cave) a jeté son dévolu sur Ron (Rupert Grint) alors que Hermione (Emma Watson) est rongé par la jalousie.

harrypotter2.jpg

 C’est dans un Londres sous un ciel brumeux (qui a dit pléonasme ?) et colérique, sombre et inquiétant, attaqué par les disciples de Voldemort, que débute ce 6ème opus. L’impression est vertigineuse et nous fait immédiatement décoller de la réalité pour nous faire plonger de plein pied (ou balai) dans l’univers ensorcelé et ensorcelant d’Harry Potter qui, s’il nous est devenu familier, n’exerce pas moins une fascination aux réminiscences délicieusement enfantines sur les esprits les plus cartésiens.

 Quelles que soient mes réserves émises ultérieurement, je confesse une totale immersion (ce qui me concernant est une véritable gageure sachant que je suis notamment réfractaire au cinéma d’animation), un jouissif oubli de la réalité et des 2H32 passées sans que je m’en aperçoive, les trouvant même trop courtes.

 Ce scénario signé Steve Kloves, également scénariste des 4 premiers (et non du 5ème, ce qui explique peut-être sa qualité moindre) dose astucieusement le passé et le présent, les scènes d’une atmosphère ténébreuse et la comédie et même la comédie romantique pour au final donner cette potion magique malgré une relative vacuité de l’enjeu si ce n’est celui de nous faire patienter avant les ultimes épisodes. (En réalité un  film en 2 parties : « Harry Potter et les reliques de la mort »  dont la première partie sortira en novembre 2010, et la seconde à l’été 2011,  deux parties également réalisées par David Yates).

 La fin n’est ainsi pas à la hauteur du rythme trépidant et haletant, et n’a finalement  d’autre but que de susciter l’attente avant les deux derniers épisodes, le vrai climax et la réelle confrontation que cet opus nous laissait espérer pour son dénouement, d’où un sentiment d’insatisfaction et d’avoir admirablement été menée en bateau (et à la baguette, au sens concret, cela va de soi) et de nous laisser sur notre faim.

harrypotter3.jpg

En même temps que Harry Potter, Daniel Radcliffe a grandi et son jeu s’est affiné. Les personnages ont aussi gagné  en ambivalence. La frontière entre le bien et le mal est de plus en plus floue, de même que celle entre l’enfance et l’âge adulte, la fin de l’innocence que vivent les élèves de Poudlard étant aussi celle d’un monde de plus en plus menacé. A l’inverse, Drago ( Tom Felton) , derrière son insolence et son arrogance laisse transparaître sa fragilité et sa vulnérabilité, donnant aussi une impression de manque d’épaisseur à son personnage et accessoirement (et un court instant) aux scènes dans lesquelles il apparaît. Un nouveau personnage, réjouissant, fait également ici son apparition sous les traits du professeur Slunghorn (Jim Broadbent) , dandy excentrique et snob. Le Professeur Rogue (Alan Rickman) , toujours aussi énigmatique, fait planer une menace constante et délectable.

  Certaines scènes sont  lyriques, époustouflantes, voire mystiques à souhait, la scène de la grotte (que je vous laisse découvrir)  faisant songer aux « Dix commandements ».

  La photographie  joue savamment de l’ombre et la lumière, à l’image de l’ambivalence grandissante des personnages, une photographie signée Bruno Delbonnel (« Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », « Un long dimanche de fiançailles »).

 Maintenant que vous êtes prévenus de cette (petite) réserve  quant à la fin, je peux vous recommander ce divertissement de très grande qualité pour sa potion magique constituée  d’un savant mélange d’humour et de noirceur qui remplit pleinement son rôle à savoir nous faire oublier la réalité, le temps qui passe,  (et l’enjeu ou son absence mais qu’importe) . Ne vous privez surtout pas de cette délicieuse sensation d’être immergés dans un ailleurs irréel devenu probable par la magie. De Poudlard.  Et surtout… du cinéma.

harrypotter4.jpg

10:26 Écrit par Sandra.M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook