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festival - Page 57

  • Festival de l’expression sur internet : pourquoi et comment voter pour soutenir « In the mood for cinema » !

    301372839.jpgVous êtes chaque jour de plus en plus nombreux à lire quotidiennement « In the mood for cinema » (actuellement environ 500 par jour), ce dont, bien entendu, je me réjouis, et plus ponctuellement vous êtes également très nombreux à lire mes deux autres blogs créés plus récemment : « In the mood for Cannes » (créé à l’occasion du 60ème Festival de Cannes en 2007, et consacré aux Festivals de Cannes 2007 et 2008) et « In the mood for Deauville » (créé pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007, et consacré aux éditions précédentes et futures de ce festival ainsi qu’au Festival du Film Asiatique de Deauville).

     Je ne pouvais donc pas ne pas participer au Festival de l’expression sur internet… , catégorie "Blog passions".

                                                                     Pourquoi et comment voter pour ce(s) blog(s) ?

    Que vous soyez lecteur occasionnel ou fidèle (de l’un ou de plusieurs de mes blogs), que vous connaissiez le blog « In the mood for cinema » depuis sa création en novembre 2004 et même mes précédents blogs, ou que vous le découvriez simplement maintenant à l’occasion de ce concours, si vous l’appréciez,  et si vous souhaitez qu’il en soit récompensé, alors je vous invite à voter

    Ainsi, à l’occasion du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville tout particulièrement,  vous avez été très nombreux à venir me faire part de votre enthousiasme pour ces blogs, j’en ai été très touchée et je le serai également si vous prenez 2 secondes  pour voter pour ce blog, je vous en remercie d’avance même si je sais que vous êtes actuellement très sollicités, électoralement parlant. Vous avez jusqu’au 31 Mars à minuit pour voter.

    Afin que mes 3 blogs ne se fassent pas concurrence, je vous invite, soit à voter pour les 3, soit, si vous ne votez que pour un seul, à voter prioritairement pour "In the mood for cinema". C'est très simple:

    -POUR VOTER POUR "IN THE MOOD FOR CINEMA": cliquez ici (puis, une fois sur la page sur "Blog passions" en bas de page puis  cliquez sur la fiche détaillé d' "In the mood for cinema" puis sur "Voter pour In the mood for cinema", en bas de page)

    -POUR VOTER POUR "IN THE MOOD FOR DEAUVILLE", cliquez ici (puis une fois sur la page  cliquez sur "Blog passions" en bas de page puis cliquez sur la fiche détaillée d'In the mood for Deauville puis sur  "Voter pour  In the mood for Deauville")

    -Pour voter pour "In the mood for Cannes", cliquez ici (puis, une fois sur la page, cliquez sur "Blog passions" en bas de page puis cliquez sur  la fiche détaillée d'In the mood for Cannes puis cliquez sur  "Voter pour In the mood for Cannes")

                                           Quel est le principe du concours et du Festival de l’expression sur internet, à Romans ?

    « En février 2007, le premier festival de Romans a récompensé 27 amateurs dans 9 catégories artistiques. Des lauréats sélectionnés parmi 2000 candidats dont le point commun était d’utiliser Internet pour s’exprimer et mettre en ligne des créations originales.  Les 18, 19 et 20 avril 2008, le festival de Romans ouvrira sa deuxième édition et relèvera une nouvelle fois le défi de déceler les meilleurs talents du web. Plus de catégories, plus d’événements dans la ville, plus de moyens de s’exprimer et de partager l’acte créatif, plus d’occasions de rencontrer les artistes dans leur univers, une organisation renforcée et une ambition décuplée feront de ce deuxième festival le rendez-vous unique de celles et ceux qui s’expriment sur Internet et qui veulent partager leur talent pour se faire connaître. » 

    La première sélection se basant uniquement sur les votes des internautes et donc en général ceux qui connaissaient le blog au préalable, ma sélection dépend donc uniquement de vous… N’hésitez donc pas à voter, ni à relayer l’information!

                                                                    Pourquoi ai-je créé ce blog, en 11.2004 ?

    Quand j’ai créé ce blog en novembre 2004 -il s’intitulait initialement « Mon festival du cinéma » et est devenu « In the mood for cinema » en 2006-, (un blog qui succédait ainsi à un autre sur blogspirit et à des sites internet sur wanadoo) je souhaitais avant tout partager ma passion immodérée pour le septième art qui n’a cessé de croître depuis lors mais aussi mes étranges et magnifiques expériences de jurée dans des festivals de cinéma, et plus tard de festivalière,  avec l’envie de partager et de dépeindre l’univers festivalier et cinématographique, de vous immerger à votre tour « in the mood for cinema ». Entre-temps, j’ai aussi commencé un nouveau parcours pour que ma passion devienne une profession.

     Je n’écris pas forcément tous les jours, intentionnellement, mais toujours au gré de mes coups de foudre cinématographiques, pour vous donner envie de découvrir des films, des cinéastes, ou même des cinématographies, et c’est à chaque fois un immense plaisir quand vous me dîtes qu’une critique vous y a incités.

     4 ans après la création de ce blog, 268 notes plus tard (seulement sur « In the mood for cinema », sans compter « In the mood for Cannes » et « In the mood for Deauville »), après 15 festivals du cinéma américain, 7 festivals du film asiatique,  7 festivals de Cannes, 7 festivals de Dinard…et tant d’autres, la passion et l’envie de la partager sont intactes.  Et surtout, cela continue puisque je serai en direct des festivals du film Asiatique de Deauville, de Cannes et du Cinéma Américain de Deauville 2008 pour vous en parler sur mes différents blogs. Vous pouvez d’ailleurs d’ores et déjà trouver de nombreuses informations sur le Festival de Cannes 2008 sur « In the mood for Cannes » et sur le Festival du Film Asiatique de Deauville 2008 sur « In the mood for Deauville ».

     Vous pourrez également continuer à trouver les rubriques suivantes sur « In the mood for cinema » : In the mood for news (chaque semaine l’actualité cinématographique), des critiques de classiques du septième art, des critiques de films en avant-première, des reportages sur l’atmosphère des festivals de cinéma, de nombreuses informations pratiques sur les festivals, des résumés de conférences de presse, des vidéos et photos de festivals, des critiques littéraires, théâtrales ou de concerts toujours liées au septième art, des interviews écrites ( je devrais renouveler avec d’autres l’expérience initiée avec Bernard Blancan lors du Festival de Cannes 2007). D’ailleurs, pour cette dernière rubrique, les suggestions sont les bienvenues. A qui aimeriez-vous que je soumette un questionnaire cinématographique ? Je viens d’en soumettre un aux candidats PS, Modem, UMP à la Mairie de Paris. A suivre…

                                                          Dans quels médias a-t-il été question de mes différents blogs?

    Pour vous donner une idée, si vous ne connaissez pas ce blog, je vous invite à consulter la rubrique  «Le blog  In the mood for cinema dans les médias » et la rubrique « In the mood for Deauville dans les médias »  ainsi que la rubrique Editorial.  France Inter, France 5, Marianne et de nombreux journaux locaux comme Ouest-France en ont ainsi parlé. Ce blog a par ailleurs été classé parmi les « 70 blogs qui comptent » toutes catégories confondues, dans le Guide des Relations presse et de la communication 2007.

    J’ai également été chroniqueuse dans l’émission du Cercle  de Canal plus du 4 Mai 2007 à l’occasion de laquelle ce blog a été largement cité.

    J’écris également pour Agoravox et Orsérie, et je fais partie des observateurs amis du site internet de la chaîne de télévision France 24. Ce blog fait également partie de la sélective blogosphère TV5.

    J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel : nombreux sont les sites internet à m’avoir contactée pour écrire pour eux. Même si je n’ai pour l’instant que rarement répondu positivement, privilégiant la liberté de ton et la qualité à la quantité,  j’aimerais beaucoup renouveler l’expérience radiophonique ou télévisée  (cf cette expérience précitée de chroniqueuse sur Canal plus, dans l’émission « Le Cercle » que j’aimerais beaucoup renouveler, ailleurs ) ou dans la presse papier, et éventuellement sur internet à condition que cela présente un intérêt supplémentaire par rapport à l’écriture sur ce blog.

     Pour moi l’écriture de cinéma (scénaristique) n’est pas incompatible et est même complémentaire de l’écriture ou de la parole sur le cinéma. Donc, n’hésitez pas à me contacter si vous êtes un Média intéressé par la chronique d’une passionnée de cinéma (mon cv cinématographique, en cliquant ici) qui connait l’Histoire du cinéma, qui a une expérience de 15 ans dans les plus grands festivals de cinéma et qui pourrait par exemple reprendre le ton qu’elle adopte sur ce blog, celui de chroniques guidées par l’enthousiasme mêlant récits d’ambiance de festivals et critiques cinématographiques, que ce soit de classiques ou de films récents.   (Oui, je parle désormais de moi-même à la troisième personne:-))

    J’en profite aussi pour préciser que je viens également de terminer l’écriture d’un roman lié au septième art pour lequel je vais commencer à rechercher un éditeur. Je n’en dirai évidemment pas plus sur ce blog, cette idée est paraît-il originale et je sais trop et à quel point une idée est volatile et facile à subtiliser.  Ce concours serait donc aussi pourquoi pas l’occasion de faire connaître ce projet.

    A bon(s) entendeur(s)… Pour me contacter : inthemoodforcinema@gmail.com

    Pourquoi ne pas laisser vos commentaires ?

    Enfin, je profite de ce concours pour vous inciter à prendre la parole dans les commentaires : votre avis sur ce blog, sur les améliorations à apporter, vos critiques, vos revendications… Certains d’entre vous, lors de mes pérégrinations festivalières, m’ont aussi dit qu’ils n’osaient pas laisser de commentaires, ou m’ont dit qu’ils le feraient sans oser par la suite. Mais ce blog est aussi là pour créer le débat, et un commentaire y contribue évidemment, alors n’hésitez pas !

     En attendant, n’oubliez pas de « plonger in the mood for cinema » , un peu, beaucoup, passionnément et même à la folie car n’oubliez pas la devise de ce blog empruntée à Saint-Augustin : « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ».

    Cinématographiquement, festivalièrement et passionnément vôtre.

    Sandra.M

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  • Paris-Cinéma: un vrai festival de cinéma à Paris?

    80d337671c8e954385039f83930fcfc8.jpgDemain débutera la 5ème édition du festival Paris Cinéma (qui devait initialement débuter ce soir au Tracodéro avec la projection de « Paris, je t’aime », une ouverture annulée pour cause d’intempéries…A quand une ouverture dans un lieu couvert pour éviter ce genre d’inconvénient impromptu ?  Certes, cela part d’un bon sentiment de vouloir qu’un maximum de parisiens puissent y assister mais au final aucun n’y assistera…)

    Nous avions eu ici un long débat sur l’opportunité et l’absence d’un vrai festival de cinéma à Paris. Le festival de Rome n’a-t-il pas été un succès dès sa première édition… ? Il semble que cette année encore nombre de parisiens ignorent pourtant l’existence d’un festival de cinéma à Paris, et pour ceux qui le connaissent, ils en identifient mal le principe (d’ailleurs quel est-il ?).

    Si cette première édition démarre plutôt mal, laissons-lui le bénéfice du doute et ne boudons pas notre plaisir, ce festival étant notamment  et néanmoins l’occasion de voir des courts-métrages ( dont les projections se font trop rares, même à Paris) de revoir des chefs d’œuvre du septième art et d’assister à des avant-premières.

     La programmation s’est (juste un peu) resserrée même si le festival reste assez éclaté géographiquement… Enfin, le centre du festival a déménagé du quartier de Saint-Germain des Prés et de la maison de l’Industrie vers le 13ème arrondissement et le Mk2 bibliothèque.

    Tous les films que je vous recommande sont en gras sur fond rouge.

    Du 3 au 14 juillet, vous pourrez ainsi voir 300 films pour un pass de 20 euros.

    Au programme : des séances en plein air, des avant-premières avec quelques films projetés au dernier festival de Cannes et notamment la palme d’or 2007  (« 4 mois, 3 semaines, 2 jours ») ou « De l’autre côté » de Fatih Akin qui a reçu, à juste titre, le prix du scénario, ou encore « Le mariage de Tuya », ours d’or du festival de Berlin 2007 projeté en ouverture du dernier Festival du Film Asiatique de Deauville.

    Le festival présente aussi une compétition internationale de 13  longs- métrages  et de  17 courts-métrages qui concourent pour le pari du public, le pari du jury et le pari de l’avenir, ou encore des films restaurés, des chefs d’œuvre inconnus…

    Plusieurs invités sont à l’honneur : le réalisateur italien Francesco Rosi, le chef opérateur Christopher Doyle (notamment chef opérateur d’ « In the mood for love »), l’actrice américaine Robin Wright Penn, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase lauréate du Grand Prix du dernier festival de Cannes, la cinéaste malaisienne  Yasmin Ahmad et Sandrine Bonnaire avec notamment une rétrospective d’une vingtaine de ses films  (« Quelques jours avec moi » de Claude 8447b4c510d11545c3892d16fef97248.jpgSautet, « Sans toit ni loi » d’Agnès Varda, « A nos amours » de Maurice Pialat, « Monsieur Hire » de Patrice Leconte (en sa présence) , « La cérémonie » de Claude Chabrol », « Est-Ouest » de Régis Wargnier, « Mademoiselle » de Philippe Lioret, et la projection de son documentaire « Je m’appelle Sabine »... 

    Un an après le déclenchement de la guerre, le festival propose aussi un coup de projecteur sur le Liban avec 60 projections pour célébrer la créativité de ce pays meurtri mais debout.

    Enfin des des ciné-concerts seront donnés autour des films muets d’Ernst Lubitsch et les habituels cinérandos seront cette année menées par Les voix d’Isild Le Besco et Florence Loiret-Caille.

    Le festival a lieu du 3 au 14 juillet dans divers cinémas parisiens, l’ entrée est à 4euros la séance et le pass de 20 euros pour les dix jours.

    Site officiel du Festival: http://www.pariscinema.org

    Sandra.M

     

       c05e5a8a203b91f0f0b959067ce26af4.jpg En exclusivité, imagine R donnera l’occasion aux abonnés de participer à ce rendez-vous et mettra en jeu 5 invitations VIP de deux personnes sur http://www.imagine-r.com   (valables au MK2 Bibliothèque du 4 au 14 juillet, selon disponibilités par projection). Ces 5 pass VIP permettront d’accéder aux projections de l’ensemble des films en compétition, en compagnie de professionnels du cinéma, d’acteurs et de la presse spécialisée. Pour se rendre à toutes les séances des films en compétition, un pass à tarif réduit (16 euros) est mis en vente dès maintenant. Pour profiter de l'offre, il suffit de se connecter sur http://www.imagine-r.com  puis de s'identifier pour récupérer son code de réduction à utiliser sur le site Pariscinema.org. Les 150 premiers abonnés auront également la possibilité de gagner le « Sac Collector Paris Cinéma 2007 » sur simple présentation du pass et de la carte Bons Plans à l’Espace Paris Cinéma dès le 3 Juillet.

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  • "Le scaphandre et le papillon": l'hymne à la vie et à l'art de Julian Schnabel

    7d1d83c21b745b382fe152450c363a42.jpgLa fête du cinéma qui a lieu les dimanche 24, lundi 25 et mardi 27 juin 2007, est l'occasion rêvée pour une immersion cinéphilique puisque si la première séance est comptée au prix normal, un passeport vous sera ensuite remis vous donnant ainsi accès à toutes les séances suivantes pour le tarif unique de 2€ la place pendant les 3 jours de l'opération. A cette occasion, je vous conseille donc de (re)voir Les chansons d'amour de Christophe Honoré, Boxes de Jane Birkin, L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder et surtout Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel dont vous trouverez la critique ci-dessous. Vous pourrez également lire mes critiques des films précités en cliquant sur leurs titres.

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    En décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine  Elle et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le «  locked-in syndrome » -littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus parler, bouger, ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un cil bouge. Ce cil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire oui, deux fois pour dire non. Avec son cil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son cil, il écrit ce livre, le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines il a mémorisé les phrases avant de les dicter…

    b31884d1b43472f6bcca206124b45095.jpgAvec un tel sujet, on pouvait redouter le pire : le pathos et le mélodrame outrancier, la performance ostentatoire et ridicule d’un acteur dans un rôle de composition-à-oscar-césar-prix d’interprétation. C’est donc avec quelques réticences que je suis allée à la projection de ce film présenté en compétition officielle du 60ème Festival de Cannes. Devant le palais des festivals, la valse poétique et multicolore d’un lâcher de papillons gigantesques et somptueux a précédé la projection dans le grand Théâtre Lumière.

     Puis, l’obscurité, le générique…et nous nous retrouvons avec Jean-Dominique Bauby enserrés dans son scaphandre qu’est son corps inerte, puisque la première moitié du film est entièrement filmée en caméra subjective. Dès les premiers plans, nous épousons son regard flou et précis, incisif même, guidés par la voix off de Mathieu Amalric. Véritable métaphore du cinéma, son regard est sa fenêtre sur le monde, sa caméra. Immobile comme l’est le spectateur sur son fauteuil, il s’évade et papillonne par la mémoire et par l’imagination, de son corps et de l’hôpital maritime de Berck où il est soigné, comme le spectateur s’évade de la salle de cinéma par les images projetées sur l’écran. L’identification est donc immédiate, d’autant plus qu’il porte un regard lucide et non moins ironique sur sa situation, sans jamais s’apitoyer sur son sort.

    Auparavant aveugle et sourd à la beauté du monde, il n’a jamais aussi bien vu que d’un seul œil. Vu et ressenti. C’est en effet un film sens-uel et sens-ationnel : tout ce que Jean-Dominique Bauby  ne peut saisir, son regard s’en empare avec gourmandise, rattrapant au vol les moments de bonheur qu’il a auparavant laissés s’envoler. Ce film nous saisit, nous enlace, nous enserre, délicieux enserrement celui-là, nous arrache à sa réalité et à la nôtre, celle de spectateur, pour ne plus nous lâcher. Enserrés nous aussi, dans son regard virevoltant, qui nous fait éprouver et savourer la liberté comme rarement un film y est parvenu. Par ce qu’il voit : le vent qui s’engouffre dans une chevelure, ou par son regard qui glisse sur une peau nue qui se laisse entrevoir. Par ce dont il se souvient : son dernier voyage, en décapotable, et le frémissement des arbres au-dessus de sa tête. Par le souvenir de ses gestes précipités mais précis, lorsqu’il rasait son père, lui aussi prisonnier, alors qu’il était encore libre d’agir, alors qu’il (en) était inconscient, si pressé, trop pressé.  Par ce qu’il imagine surtout, il s’évade de son scaphandre par la puissance de son imagination débridée : il peut alors tout vivre comme même faire un dîner pantagruélique avec la jeune femme qui prend son livre en notes (Anne Consigny, décidément remarquable, à noter qu’elle retrouve ici son partenaire de Je ne suis pas là pour être aimé, Patrick Chesnais, également remarquable en médecin cassant qui suscite des répliques cinglantes de Jean-Dominique Bauby) à laquelle il n’est pas insensible, il peut aussi voir des glaciers s’effondrer puis se reconstruire. Son monde s’effondrer et le reconstruire. Parce que si son corps n’existe plus, par la pensée, il est tour à tour : séduisant, en colère, ironique voire cynique, cruel parfois mais en tout cas VIVANT. Si le scaphandre l’empêche de se mouvoir, le papillon peut l’emmener partout, là où même il n’osait aller quand il était « aveugle et sourd », avant.

    Le scaphandre et le papillon est un vibrant hymne à la vie, à la liberté, à la création surtout. L’art devient pour lui libérateur et même salvateur. Hommage à l’art, à tous les arts : à la peinture (Julian Schnabel est peintre), à l’écriture, au cinéma, à la musique aussi. Les lettres épelées mélodieusement par les différents visiteurs ne sont jamais lassantes et constituent autant de partitions différentes qui nous tiennent en haleine. Le spectateur est alors suspendu aux lèvres de celui ou celle qui parle et qui chante les lettres, à la voix vibrante de vie de Mathieu Amalric.

    A la place d’un livre sur la vengeance au féminin, une sorte de Monte-Christo au féminin qu’il projetait d’écrire avant son accident, Jean-Dominique Bauby va donc écrire sa vie. Celle d’une mort, d’un corps emprisonné à jamais. D’une renaissance aussi, celle de son esprit, si libre et alerte. Sans aucun sentiment de revanche et de vengeance. Seulement contre son orgueil et son aveuglément peut-être.

    Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Emmanuelle Seigner toutes formidablement dirigées sont autant de preuves de  l’existence de cet esprit qui ne cesse pas de penser et séduire.  Malgré tout. A cause de cela justement.

    Julian Schnabel parvient à signer un film résolument optimiste sur une histoire tragique. Tout juste peut-on regretter deux plans trop appuyés, l’un sur son père en larmes, et un dernier plan trop appuyé sur son infirmité physique… ce bouleversant tourbillon de vie emporte néanmoins ces deux plans regrettables sur son passage dévastateur et bouleversant.

    Le scaphandre et le papillon est une déclaration d’amour poignante et ironique, lucide et poétique. A la vie. A l’art. A la mer dont parfois on oublie de savourer la beauté de ses changeants reflets d’argent. Une œuvre d’arts.

    Quelques jours après cette projection, je  retrouvais encore des papillons égarés, affolés, éblouis par les lumières impitoyablement et imperturbablement aveuglantes, agglutinés aux vitrines de la Croisette. La frontière est décidément si fragile entre le sublime et la laideur, entre un papillon et un scaphandre... Ce film nous le rappelle magnifiquement, justifiant ainsi amplement son prix de la mise en scène du 60ème Festival de Cannes.

     Sandra.M

     

  • Festival de Cabourg- Journées romantiques, Journées Européennes-Episode 1

    7b9e09f86cbae134c8422a25729744f0.jpgAlors qu’il y a quelques jours seulement s’achevait le 60ème Festival de Cannes, le 14 juin prochain débutera un autre festival incontournable, le Festival de Cabourg et ses « Journées Romantiques et Journées Européennes ».

    Après avoir été membre de son jury des courts métrages en 2002, puis après y être retournée en 2005, je serai de nouveau sur la promenade de Proust cette année pour vous faire un compte-rendu « In the mood for Cabourg ».

    Je vous incite vivement à découvrir ce festival particulièrement convivial, qui projette des films de qualité et qui satisfera autant les cinéphiles avertis que les simples amateurs de cinéma de divertissement.

    La compétition de courts métrages est aussi un moment fort de ce festival. Le film que nous avions primé en 2002 « J’attendrai le suivant » de Philippe Orreindy avait ainsi été sélectionné aux Oscars.                     

                        Voici les premières informations concernant cette édition 2007 qui se déroulera du 14 au 17 juin.

    32 films seront projetés dont 8 en compétition.

    4 sont signés par des réalisateurs français : Eric Guirado,  Olivier de Plas, Céline Scammia et Julie Delpy.

    C’est le chanteur Christophe qui animera la soirée d’ouverture, je vous la commenterai bien entendu au retour.

    Andrzej Zulawski présidera le jury des longs métrages qui sera  composé de Sagamore Stévenin et Anne Consigny,( la formidable interprète du Scaphandre et Le Papillon, -ma critique de ce film, prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2007, très bientôt sur In the mood for Cannes et de l’excellent Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizé) Agnès de Sacy, Yves Marmion, Colo Tavernier, Roxane Mesquida.

    Ce jury décernera le Grand Prix du Festival de Cabourg 2007. 

    Le jury des courts métrages sera présidé par Laure Duthilleul notamment composé d’Aymeric Cormerais (prix d’interprétation masculine pour le très beau, acerbe, mélancolique…et accessoirement romantique court métrage Béa de Romuald Beugnon pour lequel Thérèse Roussel avait également reçu le prix d’interprétation féminine l’an passé), Alice Taglioni, de Nicolas Ronchi, Sarah Biasini...et l'éminente blogueuse-cinéphile de Sur la route du cinéma http://surlarouteducinema.hautetfort.com ), lauréate du concours Studio Magazine.

    Le prix de la jeunesse, quant à lui, sera parrainé par Bérénice Béjo et Johan Libéreau (le jeune et non moins talentueux interprète des Témoins d’André Téchiné).

    Sont notamment attendus cette année:

    Fu'ad Ait Aatou, Aure Atika, Frédérique Bel, Biyouna, Sandrine Bonnaire, Elodie Bouchez, Michel Boujenah, Catherine Breillat, Guillaume Canet, Amira Casar, Antoine de Caunes, Emma de Caunes, Nicolas Cazalé, Christophe, Marion Cotillard, Pol Cruchten,Julie Delpy, Léa Drucker, Daniel Duval, Nicolas Duvauchelle, Vincent Elbaz, Pascal Elbé, Jacques Gamblin, Eric Guirado, Guillaume Laurant, Lio, Virginie Ledoyen, Sara Martins, Georges Moustaki, François Ozon, Olivier de Plas, Clémence Poésy, Céline Sciamma, Mathilde Seigner, Jonathan Zaccaï, …

    Longs métrages en compétition:

    DELIRIOUS, de Tom DiCillo - Etats-Unis

    FRANZ + POLINA, de Mikhail Segal - Russie

    2 DAYS IN PARIS, de Julie Delpy - France

    L'année où mes parents sont partis en vacances, de Cao Hamburger - Brésil

    Ca rend heureux, de Joachim Lafosse - Belgique

    Le fils de l'épicier, d'Eric Guirado - France

    Tel père, telle fille, d'Olivier de Plas - France

    Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma – France

    Longs métrages en avant-première :

    FragileS, de Martin Valente - France

    Proibido ProibiR, de Jorge Duran – Brésil

    L'éventail de Lady Windermere, de Mike Barker - Royaume-Uni

    Courts métrages en compétition:

    Chute libre, d'Olivier Dorigan

    De l'amour, d'Aure Atika

    Infrarouge, de Lionel Mougin

    Le Parloir, de Marie Vernalde

    Magic Paris, d'Alice Winocour

    MorganeZ, de David Tardé

    Plus ou moins, de Gianguido Spinelli

    Valériane va en ville, d'Alban Mench

    Périphérique Blues, de Slony Sow

    Même pas mort, de Claudine Natkin

    Le bal perdu, d'Alfredo Diaz Perez

    LE LIT FROISSE, de Myriam Donasis

    Journées Européennes-Les Films en compétition

    Le Festival du Film de Cabourg devient un tremplin pour de jeunes réalisateurs et acteurs européens.

    Des longs-métrages (première, deuxième ou troisième œuvre) inédits en France , sélectionnés par Pierre-Henri Deleau seront présentés:

    Italie
    In memoria di me de Saverio Costanzo

    Allemagne
    Sehnsucht de Valeska Grisebach

    Irlande
    True North de Steve Hudson

    Hongrie
    White Palms de Szabolcs Hajdu

    Macédoine
    Illusion de Svetozar Ristovski

    Pologne
    Le Maître de Piotr Trzaskalski

    Luxembourg
    Perl oder Pica de Pol Cruchten

    Ciné-plage

    Toujours plus romantique, le Festival du Film de Cabourg, et CINECINEMA présentent au public, installé sur des chaises longues, les “Grands Succès Romantiques de l'année” …
    À la nuit tombée, sur un écran géant sur la plage entre la mer et le Grand Hôtel. Cette année, ouverture au public de l'espace “Ciné-Plage” à 22h30 avec la projection des longs métrages (sélection en cours)

    Une Vieille Maîtresse de Catherine Breillat

     Avec Asia Argento, Fu'ad Ait Aattou, Roxane Mesquida, Claude Sarraute,
    Yolande Moreau, Amira Casar, Lio, Michael Lonsdale …

    Ensemble c'est tout de Claude Berri
    Avec Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker, Françoise Bertin,
    Alain Sachs, Firmine Richard …

    La Môme d'Olivier Dahan
    Avec Marion Cotillard, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, Clotilde Courau, Jean-Pierre Martins …

    Le Grand Meaulnes de Jean-Daniel Verhaeghe
    Avec Nicolas Duvauchelle, Jean-Baptiste Maunier, Clémence Poésy, Jean-Pierre Marielle, Philippe Torreton, Emilie Dequenne, Malik Zidi…

    3be5073f26b645a47714f0aa5a3741f8.jpg

    La Cérémonie des Swann d’Or récompensera,

    lors de la soirée de Clôture et de Remise des Prix,le samedi 16 juin, au Grand Casino de Cabourg-Groupe Partouche :     

      Dans la section Courts Métrages en compétition

      le meilleur réalisateur

    le meilleur acteur

    la meilleure actrice  

      Les Révélations du Cinéma en 2007 :

      la révélation masculine de l’année,

    la révélation féminine de l’année

      Le meilleur réalisateur de long métrage de l’année,

    Le meilleur acteur de l’année,

    La meilleure actrice de l’année    

      Dans la section Longs Métrages en compétition :

    Le Grand Prix du Festival de Cabourg

    Le Prix de la Jeunesse

    Complément de programmation du 11.06.2007

    Le documentaire de Sandrine Bonnaire "Je m'appelle Sabine" qui a obtenu le prix Fipresci au dernier Festival de Cannes sera projeté en séance exceptionnelle.

    Sont également prévues deux séances spéciales:

    Un court-métrage de François Ozon, Un lever de rideau,  avec Mathieu Amalric, Louis Garerl, Vahina Giocante

    Delice Paloma de Nadir Moknèche (France) Avec Biyouna, Nadia Kaci, Daniel Lundh, Abbes Zahmani

    Pour en savoir plus :

    Le site officiel du Festival

    Mon compte-rendu du Festival 2005

    Office de tourisme de Cabourg : http://www.cabourg.net ou  02-31-91-20-00

    Informations pratiques :

    Le Festival de Cabourg est un festival très accessible, pour un laissez-passer de 20 euros  vous pouvez assister à 5 séances. Le laissez-passer est en prévente d’abord au nouvel office du tourisme les 26 et 27 Mai, les 2 et 3 juin et du 9 au 13 juin. Durant le festival il sera en vente à l'ancien Office de Tourisme situé dans les Jardins du Casino du 14 au 17 juin. 

    Très bientôt de plus amples informations sur ce festival… En attendant, rendez-vous sur In the mood for Cannes sur lequel vous pourrez chaque jour encore lire de nouvelles critiques, de nouvelles vidéos et photos concernant le 60ème Festival de Cannes.

    Sandra.M

  • "In the mood for Cannes", mon nouveau blog, est désormais en ligne!

    medium_photosordi_1470bis.JPGMon nouveau blog intitulé “In the mood for Cannesentièrement consacré au Festival de Cannes et à ses 60 ans est désormais en ligne !

    « In the mood for cinema » continue bien entendu plus que jamais d’exister et vous pourrez  prochainement y retrouver mon compte-rendu du prochain Festival du Film Asiatique de Deauville, qui se déroulera du 28 Mars au 1er Avril, ainsi que toutes les informations sur ce festival, et évidemment les habituelles critiques de films.

     En attendant, pour en savoir plus sur le Festival de Cannes et sur les objectifs de ce nouveau blog, rendez-vous sur « In the  mood for Cannes ».

    Lien  "In the mood for Cannes": http://inthemoodforcannes.hautetfort.com

    medium_deau2.JPGSandra.M

     

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL DE CANNES 2007 Pin it! 2 commentaires
  • Le "vrai" cinéma est "ailleurs" au 24ème Festival International du Premier Film d’Annonay:compte-rendu

    • medium_fest2007_large.3.jpgAlors qu’un film monopolise la sphère médiatique, la Môme d’Olivier Dahan (mais est-ce nécessaire de le citer ?), à Annonay vient de s’achever la 24ème édition du Festival International du 1er Film où j’étais membre du jury. Probablement n’avez-vous pas entendu parler de ce festival…et c’est bien dommage. C’est bien dommage parce que sous nos yeux de cinéphiles à la curiosité et l’enthousiasme insatiables ont émergé des cinéastes, des vrais qui, contre vents et marées, se battent pour faire entendre leur voix, évidemment moins résonante, mais non moins percutante, que celle d’Edith Piaf. Là-bas, dans le silence. Loin du vacarme médiatique.  
    • Avant de vous conter ces 4 magnifiques journées, revenons donc en quelques mots, quelques mots seulement (tant, trop d’encre ayant déjà coulé sur ce sujet) sur ce film (presque ?) unanimement annoncé comme un chef d’œuvre. Mardi soir avait lieu la dernière avant-première  de La Môme à l’UGC Ciné Cité les Halles présentée par l’équipe du film, visiblement harassée à tel point qu’Olivier Dahan n’a pas daigné adresser un seul mot au public si ce n’est pour préciser qu’il était trop fatigué pour le faire. Puis 2H20 de cris, de medium_mome.JPGlarmes, de colère, d’un visage ravagé. 2H20 harassantes. Le spectateur est pris en otage : il faut qu’il pleure, qu’il compatisse. Les affres de la création et de la drogue et de l’alcool et de la maladie et de la mort de sa grande passion et de son visage attendrissant d’enfant mal aimée et un coucher de soleil mais  que vient-il donc faire là celui-là ? Ah oui: cristalliser l’émotion à tout prix. Et la musique évidemment. Alors, certes, la musique d’Edith Piaf, sublime complainte mélancolique apporte force, intensité, lyrisme, flamboyance à ce biopic. Forcément. Alors, certes, les construction, déconstruction, reconstruction, traduisent les souvenirs forcément parcellaires de Piaf à la fin de sa vie. Le montage, donc très habile, vous emporte dans son tourbillon vertigineux sans vous laisser le temps de respirer et surtout de penser. Alors, certes, il y a ce sublime et déchirant plan séquence de six minutes lorsque Edith apprend la mort de Marcel.  Certes Marion Cotillard imite les gestes, fait du play back à la perfection, se donne sans compter (quoique je me suis demandée si Edith Piaf avait vraiment la voix d’ET  quand elle parlait?), de même que Clotilde Courau (dommage qu’elle ne tourne pas davantage). Certes, enfin, c’est une medium_piafbis.JPGmagnifique bande annonce pour tous les produits dérivés estampillés Piaf déjà dans les rayons avant la sortie du film.  Mais est-ce cela vraiment le cinéma ? Qu’on nous dicte nos choix, qu’on nous prenne par la main, qu’on nous assiste ? J’aime la liberté. D’aimer ou de ne pas aimer. De laisser mon imagination vagabonder. Là, nous n’en avons ni le temps ni l’opportunité. Aller à l’essentiel (mais ne peut-il être aussi dans le superflu ?). Pas de place pour le silence. La musique est omniprésente. Les images sont hypnotiques. La caméra nous emprisonne. Trop de larmes et d’émotions tuent l’émotion, la mienne en tout cas, pourtant toujours si prompte à se manifester. Il est rare que sur ce blog je fasse part de mon mécontentement, préférant laisser cela à d’autres et partager mon enthousiasme, mais je reste perplexe devant l’unanimisme suscité par ce film et j’aimerais comprendre... alors que tant d’autres films, eux magnifiques (La vie des autres par exemple, premier film extrêmement maîtrisé dont je vous reparle bientôt) sortent dans une quasi indifférence, je me demande si’ l’esprit critique, vraiment libre, existe encore !  Alors quoi ? La crainte de critiquer un monument comme Edith Piaf ? Mais ne pas aimer son biopic n’empêche pas de savourer sa musique et de reconnaître son incontestable talent (ce qui est mon cas) ? L’impact des chaînes de télévision ? Le consensualisme ? Une société impatiente, consumériste qui ne prend plus le temps. D’analyser. De la distance.  De se laisser prendre par une émotion subreptice et non tapageuse.

    medium_train.JPGJe l’ignore mais je préfère laisser la question en suspens pour évoquer un autre film, celui, empreint d’une indéfinissable magie, que j’ai vécu pendant ces 4 jours à Annonay. Cannes, Deauville, Cognac, Dinard, Paris,  Cabourg … peu importe le lieu, chaque festival est une expérience unique. Une savoureuse irréalité. Je l’avoue, pourtant : à  quelques heures du départ, je me demandais ce que j’allais fabriquer dans ce village de l’Ardèche, là où a été tourné L’homme du train et là où il n’y pas de gare, un village connu des seuls initiés en montgolfière et des cinéphiles plus qu’avertis. C’était oublier que je n’étais pas la seule protagoniste de l’histoire. C’était oublier que 8 autres cinéphiles avaient emprunté la même route serpentée pour faire partie de ce jury et arriver à Annonay. Enivrante angoisse de l’inconnu. Elle est là aussi la magie du cinéma : réunir des inconnus autour d’une même dévorante passion, les débarrasser de tout préjugé, et leur donner l’impression de se connaître depuis toujours, le sentiment partagé de rencontres uniques et marquantes, l’envie de continuer ces débats aussi exaltés qu’exaltants. Un moment hors du temps, à la fois si réel et vivant, irréel aussi.

    medium_crime2.2.JPGPuis, vient l’heure du film d’ouverture au cinéma Les Nacelles, déjà une invitation à l’envol, au voyage vers un ailleurs rêvé. La première projection était celle du président de notre jury, Manuel Pradal, son troisième long métrage aussi, Un crime déjà présenté en avant-première au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville à l’occasion duquel je vous l’avais d’ailleurs déjà recommandé, une histoire coécrite par Manuel Pradal et Tonino Benacquista. Un homme, Vincent, (Norman Reedus) a perdu le goût de la vie depuis l’assassinat de sa femme. Sa voisine, de sa « fenêtre sur cour » Alice (Emmanuelle Béart) est persuadée qu’elle le rendrait heureux. Alors elle décide de fabriquer un coupable, un chauffeur de taxi new-yorkais (Harvey Keitel) pour qu’il se venge et tourne la page.  Mais le coupable idéal n’existe pas…Le crime parfait non plus.  Avant tout, ce film, noir indiscutablement, a une vraie « gueule d’atmosphère. » C’est là aussi son principal intérêt, les rebondissements pourtant parfois abracadabrantesques étant finalement secondaires, favorisent la linéarité du récit  et ne nuisent nullement à la jubilation que procure ce film, une jubilation avant tout suscitée par la confrontation judicieuse entre Emmanuelle Béart (femme fatale, impressionnante de fragilité mais aussi de passion déterminée) et Harvey Keitel. Dès sa première apparition, derrière les barreaux d’une prison, indolente, mystérieuse, avec le regard sauvage d’un animal blessé mais aussi défiant et résolu d’un fauve en cage, Emmanuelle Béart happe la caméra comme elle le fera avec sa proie, et elle ne la et ne nous lâchera plus jusqu’à la dernière seconde. Un crime est donc plus et avant tout un film de personnages,  trois personnages  prêts à tout par amour.  A tout oublier. A tout accepter. A se perdre. A dériver. A tomber dans un gouffre dont Brooklyn est le sombre et non moins magnifique reflet : à la fois inquiétant et fascinant. L’histoire n’a alors plus vraiment d’importance. L’intérêt réside dans l’ambiguïté des sentiments et de ce face à face d’une âpreté ensorcelante, saisissant, sensuel, carnassier même et dans cette atmosphère nocturne des rues sombres et menaçantes, des bars enfumés et énigmatiques de New York, cadre oppressant, rythmé par la musique discrète et non moins essentielle d’Ennio Morricone. Tel le boomerang le passé revient toujours en pleine figure. Je n'en révèlerai pas plus. On se laisse volontiers embarquer dans ce New York fantomatique et mystérieux avec cette femme qui aime à la folie, faisant fi de toute morale et de toute raison.  Avec cet homme trouble et troublant qui se laisse capturer. Ils jouent avec le feu, consumés par une passion destructrice. A l’image du  spectacle de danse et de feu qui a lieu dans le bar où se rencontrent Alice et le chauffeur de taxi, c’est un film incandescent et brûlant, un conte (« Alice » au pays des merveilles obscures) d’une noirceur romantique qui réfute toute tiédeur et ne pourra vous laisser de glace!

    Si Annonay a chaque année un thème pour leitmotiv, cette année le road movie, le véritable temps fort de ce festival est la compétition de premiers films n’ayant pas encore de distributeur, la raison de notre présence, nous l’aurions presque oublié. Je précise que cet avis n’engage que moi et pas les autres membres du jury et ne remet aucunement en cause le palmarès et nos longues et palpitantes heures de délibération.

    medium_vie_ailleurs.JPGCeci étant, je tiens à vous parler d’abord et avant tout d’un film à l’image de ces 4 jours, intitulé La vraie vie est ailleurs, un film suisse réalisé par Frédéric Choffat.

    Gare de Genève. Une femme va à Marseille donner une conférence. Un homme court à Berlin découvrir son enfant. Une jeune femme part vivre à Naples. Et quand l’autre s’invite sur le siège d’en face, une réalité nouvelle peut surgir. Trois rencontres, trois histoires de vie qui basculent sur un quai de gare.

    Qui n’a pas une anecdote dans un train ou une gare ? Quel lieu plus propice au surgissement de l’imprévu, de l’inconnu, du singulier dans une existence  que celui de tous ces destins qui se frôlent, de toutes ces vies entre parenthèses, de tous ces regards qui se croisent, s’esquissent ou s’esquivent furtivement? Peu importe le lieu. Seul ce qui s’y déroule compte. Cela peut se dérouler à Annonay où neuf routes se rejoignent le temps d’un festival. Cela peut avoir lieu dans un train ou une gare. Dans tous les cas, les préjugés et les catégorisations volent en éclats. L’anecdotique aussi. L’instant est à la fois banal et crucial et la poésie parce que inattendue est sublimée par cette quotidienneté. Ces personnages sont tous entre deux moments, entre deux pays, en route vers un ailleurs redouté ou idéalisé. Ils n’ont pas de nom, pas de prénom. Leur histoire est singulière et universelle. Leurs solitudes se rencontrent et la même altérité débarque dans leurs habitudes. La vraie vie n’est pas ailleurs, même s’ils le croient, (ne le croit, craint-on pas toujours ?) mais bel et bien là sous nos yeux. Capturer ce reflet-là relève d’un talent incontestable. Grâce au regard d’une acuité sidérante du réalisateur. Grâce au jeu impeccable, aux accents de vérité époustouflants et à l’improvisation des acteurs, à l’image de ce long plan où, sur une musique italienne, la jeune femme passe de la tristesse, à la joie du retour, à la nostalgie, au regrets, à la réalité étouffante. Grâce au montage qui permet que chaque histoire se fasse subtilement écho. Grâce à l’attention portée aux gestes et aux regards qui semblent vibrer, exister, surgir sous nos yeux. Grâce à cette tension contenue où s’entrelacent rage et désir. De et contre l’autre. D’exister et contre l’existence. Grâce à cette maladresse  d’inconnus si proches et si lointains, qui paraît si réelle. La brièveté renforce l’intensité de leurs relations. Ils ne maquillent plus leurs émotions. C’est la vie sans fards. Parfois quelques heures, une seconde suffisent pour faire basculer une existence, ici une nuit blanche peut permettre de l’appréhender différemment. C’est une formidable bouffée d’oxygène, un huis clos haletant, bouleversant, dont on ressort, comme après ce festival, avec l’envie de saisir chaque seconde, de ne jamais oublier que comme le dit Molière (Romain Duris) dans le film éponyme de Laurent Tirard « rien n’est impossible ». Si Laurent Tirard le fait dire, Frédéric Joffat le montre dans chaque seconde du film. Cette fiction a  la force incomparable d’un documentaire sur la vraie vie et l’intensité poétique de la beauté éphémère qui surgit de l’inattendu et de l’inconnu. A l’image de ces 4 jours.  C’est dans La vraie vie est ailleurs que vous trouverez les résonances de l’existence, plus présente et prégnante que jamais.

    Deux autres films radicalement différents mais non moins intéressants ont émergé de cette compétition dont le niveau était d’ailleurs étonnamment élevé pour des premiers films n’ayant pas de distributeurs. C’est tout d’abord La part animale, le film français de Sébastien Jaudeau qui a obtenu le Prix spécial du jury, une adaptation du roman d’Yves Bichet. Etienne vient d’être embauché comme ouvrier dans une exploitation avicole moderne. Il est en charge de la reproduction des dindons. Peu à peu, au contact des bêtes, le regard qu’il porte sur l’humanité évolue.La part animale est une œuvre. Avec tout ce que cela peut impliquer. De radicalité. De point de vue. D’étrangeté. D’audace. Elle décontenance et malgré et à cause de cela force notre admiration. Le thème de l’animalité s’insinue dans le moindre fragment du film (jusqu’à l’excès : plans de sangliers, excès de références, notamment picturales, comme L’origine du monde de Courbet qui lui font frôler le didactisme et toujours en éviter l’écueil), se reflète dans le jeu des comédiens, dans leurs excès et leurs dérives. Tel le Rhinocéros de Ionesco, le dindon s’immisce partout.  L’animalité s’empare des comportements et les travestit, déteint sur l’existence et en fait ressortir la noirceur inavouable. En filigrane, un discours intéressant sur l’aliénation du travail, sur les effets pervers de la technique qui, si on n’y adhère pas forcément, n’en demeure pas moins intelligemment mise en scène malgré sa démonstration ostentatoire et revendicatrice. Une réalisation et un montage très maîtrisés, la photographie de Pierre Cottereau, des images qui vous hantent longtemps après la dernière minute du film contribuent à faire de cette part animale un film salutairement dérangeant. Pour ceux qui ne craignent pas de ne plus jamais voir les dindons et les petits pains de la même manière et de faire surgir la part animale qui est en eux.  A noter : Niels Arestrup, parfait en patron bourru et inquiétant, de même que Sava Lolov en employé effacé qui se laisse peu à peu envahir et submerger par sa part animale.

    medium_mouth.JPG Un autre film coup de poing a marqué ce festival au point de recevoir le prix de la meilleure musique, le prix des Lycéens et le Grand Prix du Jury. Il s’agit de Mouth to Mouth, le premier long métrage de la britannique Alison Murray, qui n’est d’ailleurs pas sans présenter quelques points communs avec La part animale, titre qui sied d’ailleurs très bien aussi à Mouth to Mouth. Sherry a 15 ans. A la recherche d’un mode de vie qui lui laisserait l’opportunité de rester elle-même, elle intègre le SPARK, groupe de jeunes voyageant dans toute l’Europe de technivals en petits boulots. S’apercevant rapidement du côté sectaire de cette communauté, Sherry va bientôt devoir lutter pour se protéger et protéger ceux qu’elle aime. Mouth to mouth est de ces films rares, à l’image de Little Miss Sunshine, qui s’empare des clichés pour mieux s’en affranchir et vous emporter. Mouth to Mouth est aussi de ceux là. Se présentant d’emblée comme un énième film sur le mal être et les dérives adolescentes à l’aspect « clipesque », Mouth to Mouth nous surprend ensuite habilement en nous emmenant sur un autre terrain, celui concentrationnaire des sectes par lequel elle se trouve fascinée, puis enfermée. D’aliénation il est donc aussi ici question. La force du film est celle de la relation fébrile entre Sherry et sa mère et de l’aveuglement de l’une qui éclairera l’autre, pas forcément celle que l’on aurait pu croire. Avant cela, il aura fallu passer par des scènes initiatiques d’une force inouïe. Ellen Page qui incarne Sherry et qui avait déjà marqué le dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville par son incroyable performance dans Hard Candy, est ici remarquable, à l’image de la majorité des acteurs de ce film. La mise en scène chorégraphiée permet d’alterner moments d’âpreté et de poésie. Un « bouche à bouche » électrisant dont vous ressortez avec l’impression d’avoir effectué un voyage au bout de l’enfer, qui vous bouscule et vous éclaire.

    Les 5 autres films en compétition nous ont emmené aux 4 coins du monde, avec des thèmes (la paternité, la maternité, le deuil) et musiques (Alléluia) et victimes (nos « amis » les bêtes) récurrents malgré une compétition dont l’éclectisme est à souligner.

    Elle nous a donc conduits au Québec avec Luc Picard, le réalisateur et acteur de L’audition. Agent de recouvrement aux méthodes musclées Louis rêve, depuis sa tendre enfance, d’être acteur. Grâce à une cousine, il est invité à passer une audition dans laquelle il jouera un père léguant un dernier message à son fils. Luc Picard est un comédien renommé au Canada qui passe ici à la réalisation. Malgré un pré générique poétique, onirique et prometteur, malgré une réflexion intéressante sur le métier de comédien et la paternité le film s’enfonce malheureusement dans des clichés qui atteignent leur paroxysme au dénouement d’une prévisibilité déconcertante, abusant des ralentis, d’Alléluia et de l’hémoglobine. Dommage, cette audition n’était pas dénuée de (trop) bonnes  intentions.

    Avec Look both ways de Sarah Watt, nous prenons la route de l’Australie. C’est le week-end le plus chaud de l’été et un récent tragique accident de train est dans les esprits de tous. Avec cette nouvelle en trame de fond, sept personnes tentent de gérer des évènements inattendus. Ce film choral fait s’entrecroiser les routes de personnages tous confrontés à la mort d’une manière ou d’une autre. Malgré des dialogues parfois percutants, le brassage d’un trop grand nombre de hasards et coïncidences et de thèmes  (la vie, la mort, l’amour) finit par nuire à l’ensemble et le happy end sirupeux décrédibilise le propos qui n’était pourtant pas inintéressant, d’autant plus que les images d’animation permettaient d’instiller une distance avec leur sujet, et de leur donner d’autant plus de force. Dommage que l’idée n’ait finalement été qu’esquissée.

    Après la chaleur de l’Australie, c’est le vent glacial de la Norvège qui nous conduit à l’étape suivante, celle de  Kissed by winter, le polar intimiste de Sara Johnsen. Victoria entame une nouvelle vie comme médecin dans un village de Norvège. Elle se plonge dans son travail pour éviter que ses souvenirs viennent la hanter. Un matin d’hiver, le corps d’un jeune homme est retrouvé dans la neige. La question est presque insoluble : comment se remettre de la mort d’un enfant ? Comment, si c’est possible, résoudre son sentiment de culpabilité ? Résolu par un pardon simpliste et soudain (le syndrome Red road et Little children ?) ce thriller psychologique dans une atmosphère glaciale aurait pu être une réflexion intéressante sur la culpabilité et le deuil. Sa construction à rebours, certes sans grande originalité qui s’achève par un plan paroxystique longuement annoncé, sur la musique de Jeff Buckley (Alleluia bis), et le jeu convaincant et convaincu de Annika Hallin valent néanmoins la peine de faire le détour pour arpenter les paysages enneigées de cet hiver paralysant.

    Pour se remettre de cette glaciale étape, rien de mieux que le chemin de l’Argentine avec le film de Gabriel Lichtmann, Judios en el espacio. Le jour de la fête de la Pâque Juive, Santiago retrouve Luciana sa cousine et amour d’enfance qu’il n’a pas revu depuis 15 ans. En effet, toute la famille est de nouveau réunie au chevet du grand-père qui vient de rater sa tentative du suicide. Judios en el espacio est une chronique familiale qui alterne, sans jamais vraiment savoir choisir ou l’atteindre, entre nostalgie et causticité. Si ce film attendrissant nous arrache quelques sourires, son charme ne suffit pas à nous faire passer tout ennui.

    Enfin, c’est en Italie que s’est achevé le périple de la compétition, avec  Il vento fa il suo giro de Giorgio Diritti. Suite à la construction d’une centrale nucléaire à côté de chez lui, Philippe, un berger français, décide de partir vivre avec sa famille dans un petit village des Alpes italiennes. Malgré un discours et des intentions louables : la dénonciation de l’esprit de communautarisme déchaîné par un nouvel arrivant, différent et donc perçu comme menaçant,  et un discours sur la liberté de choix non dénué d’intérêt, le mélange de fiction et de documentaire entre lesquels le réalisateur ne se décide pas à choisir nuit finalement à ses intentions, de même qu’un excès de ralenti et le jeu approximatif de certains acteurs.

    medium_ping.JPGC’est un film allemand, Ping Pong de Matthias Luthard qui a clôturé le festival. Marqué par le récent suicide de son père, Paul, 16 ans, s’enfuit de la maison et débarque à l’improviste chez son oncle et sa tante, une famille d’apparence parfaite. L’oncle est cadre supérieur au caractère effacé, la tante est femme au foyer autoritaire, leur fils prépare une audition de piano pour l’entrée au Conservatoire de Leipzig. Paul leur demande l’hébergement le temps des vacances et la famille l’accueille sans trop de problèmes. D’abord intrus, Paul devient peu à peu arbitre puis élément perturbateur. Récompensé par le prix SACD de la Semaine de la Critique du festival de Cannes 2006, ce ping pong là est aussi ludique qu’audacieux, voire dérangeant. La mélodie de cette chronique familiale acerbe est  parcourue de notes volontairement dissonantes, dont le chien qui répond au doux nom de Schumann est un des dièses. Ping pong est un huis clos cruel à l’humour cynique, même sinistre, qui malgré une fin attendue (mais est-ce là l’essentiel ?) instaure une tension latente et constante  notamment grâce à une mise en scène aussi aseptisée que la trompeuse apparence des protagonistes de cette impitoyable partie.

    Trois jours après, que reste-t-il de ce film, le mien de 4 jours ? Comment était-il ? Enrichissant comme un film historique. Inattendu comme un thriller (ou un dindon). Virevoltant comme une comédie musicale. Fellinien comme un certain soir de clôture. Désopilant et attendrissant comme un Woody Allen. Inoubliable, intense et rare comme un chef d’œuvre. De ces films après lesquels rien n’a changé, et après lesquels, aussi, vous avez la sensation de n’être plus tout à fait pareil, de croire à tout, surtout aux rencontres magiquement improbables et à l’impossible, même aux réponses aux bouteilles à la mer ( private message ). Tout cela, grâce  à eux, ci-dessous, éminente photographe y compris :

    medium_palmares.JPG

    Palmarès

    Grand Prix du Jury, Prix de la Ville d'Annonay

    Mouth to Mouth d’Alison Murray (Royaume-Uni)

    Prix Spécial du Jury

    La Part Animale de Sébastien Jaudeau (France)

    Prix du Public

    L’Audition de Luc Picard (Québec)

    Prix des Lycéens

    Mouth to Mouth d’Alison Murray (Royaume-Uni)

    Prix de la Meilleure Musique de film

    Mouth to Mouth d’Alison Murray (Royaume-Uni)

    LIENS

                 Le site officiel du 24ème Festival International du Premier Film d’Annonay 

    Pour tout savoir sur le jury de cette 24ème édition : http://www.annonaypremierfilm.org/festival/images_docs/doc_141.pdf

    Le blog de la supernounou de notre jury (et auteur de toutes les photos de cet article prises lors du festival) sur lequel vous trouverez un compte-rendu vibrant et très complet du festival : Sur la route du cinéma

     Le poétique blog d'une autre jurée:  Carnets de nuages

    Sandra.M

    Lien permanent Imprimer Catégories : FESTIVAL INTERNATIONAL DU 1ER FILM D'ANNONAY Pin it! 13 commentaires
  • Jurée au Festival International du Premier Film d'Annonay

    medium_fest2007_large.2.jpgAprès Deauville, Dinard, Cannes, Cognac, Cabourg, Paris, Saint-Malo, je viens d'apprendre que je serai jurée à Annonay, au Festival International du Premier Film, du 9 au 12 février 2007. Je vous imagine déjà railler ce festival en comparaison de ceux précités. Détrompez-vous ! J’en ai eu d’élogieux échos (notamment par une ancienne jurée blogueuse-très- cinéphile) et je suis fière d’avoir été choisie pour faire partie du jury de cette 24 ème édition, d’abord parce que ce festival met à l’honneur des premiers films dont la compétition s’annonce d’ores et déjà alléchante, et parce qu’il est toujours passionnant de voir éclore de nouveaux talents, ensuite parce que notre président sera Manuel Pradal dont j’avais beaucoup apprécié le dernier long métrage  Un Crime (voir mon article, ici) présenté au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, enfin parce qu’un festival est toujours une expérience enrichissante et délicieusement étrange…Bien sûr vous aurez le récit exclusif de ce festival à mon retour.

    Le Festival du Premier Film d’Annonay se déroulera du 2 au 12 février. Ce festival met les premiers films à l'honneur, hors compétition et en compétition (8 films de pays divers). Des films qui ont marqué l’année 2006 comme Sarajevo mon amour seront également projetés. La section thématique du festival portera cette année sur les road movies. Un hommage sera notamment rendu à Hippolyte Girardot.

    Pour avoir de plus amples informations, rendez-vous sur le site officiel :

    http://www.annonaypremierfilm.org/festival/

    J’en profite pour vous dire ou vous rappeler :

    1. Que vous pouvez toujours voter pour ce blog (et cela jusqu’au 20 janvier à minuit) qui participe au Concours organisé par le Festival de la Création sur Internet. En cliquant ici, vous arriverez directement sur la page des votes, cela vous prendra deux secondes et vous rapportera mes inestimables remerciements empressés. Pour en savoir plus sur ce concours et ce blog, cliquez là.

    2. Je vous invite également à élire votre film de l’année : voir l’article ici. Vous avez jusqu’au 21 janvier pour le faire.

    3. Demande débute le 1er Salon du Cinéma.

    4. Enfin, se déroule actuellement le festival Paris tout court, au cinéma l’Arlequin, rue de Rennes. Je vous en parle plus longuement bientôt. En attendant, rendez-vous sur le site officiel du festival.

    Sandra.M