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Julian Schnabel

  • César 2008 : nominations

    98cf3280090495860238fc71b4782bb2.jpgLes nominations pour les César 2008 viennent d'être communiquées. Je vous livre  mes premières impressions en vrac :

    -11 nominations pour "La Môme" (sans surprise) et pour "Un secret" (très agréable surprise), les deux films à obtenir le plus de nominations

    -Viennent ensuite "Le scaphandre et le papillon" (pour mon plus grand plaisir, je vous ai également maintes fois parlé de ce film qui a reçu le prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes) avec 7 nominations amplement méritées, Persépolis (que je n'ai pas vu) avec 6 nominations et "La Graine et le mulet" avec 5 nominations également méritées, et 4 nominations pour "Les chansons d'amour" ...

    -Autres agréables surprises: La présence du "Fils de l'épicier", un film que j'avais découvert et particulièrement apprécié au Festival de Cabourg où il a été présenté en avant-première. Espérons que cela lui permettra de connaître une seconde sortie en salles.

    -Espérons que "Le deuxième souffle" (justement pour en retrouver un) et l'excellent documentaire "L'avocat de la terreur" seront également récompensés.

    -Quelques déceptions: L'absence de "Boxes" de Janes Birkin, l'absence de "J'attends quelqu'un" de Jérôme Bonnell, de "La face cachée" de Bernard Campan, de "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi et d'"Un baiser s'il vous plaît" d'Emmanuel Mouret, de "Vous êtes de la police" de Romuald Beugnon, l'absence de Chabrol pour "La fille coupée en deux"... et la présence excessive de "Faut que ça danse"...

    -Quant au meilleur film étranger, entre "La vie des autres", "De l'autre côté", "La nuit nous appartient", "Les promesses de l'ombre", "4 mois 3 semaines deux jours", le choix sera cornélien. Signalons la présence de deux films allemands, signe de la bonne santé actuelle du cinéma d'Outre-Rhin

    La 33ème cérémonie des César aura lieu sur Canal plus, en clair, à 20H30, le vendredi 22 février 2008. Elle sera présidée par Jean Rochefort qui succédera ainsi à Claude Brasseur et elle sera présentée par Antoine De Caunes qui succédera à Valérie Lemercier.

    Je vous livre mes préférences ci-dessous, surlignées en rouge (différentes de mes pronostics sur lesquels je reviendrai). Je vous invite également à laisser les vôtres ainsi que vos commentaires.

    Les critiques de presque tous les films nommés figurent sur ce blog. Pour les lire, cliquez sur les titres des films ci-dessus ou sous les affiches des films dans la rubrique "Les films inconcournables de 2007" du blog (colonne de gauche).

    Meilleur film 

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    La Môme 

    Un secret 

    Le Scaphandre et le papillon 

    La Graine et le mulet  

    Persépolis  

     Meilleur réalisateur 

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    Mon coeur balance  entre Miller ("Un secret" est pour moi le film de l'année), Téchiné (un de mes réalisateurs de prédilection), Kechiche (directeur d'acteurs exceptionnel), Schnabel...

     Olivier Dahan (La Môme)  

    Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet) 

    Claude Miller (Un secret) 

    André Téchiné (Les Témoins) 

    Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon)  

    Meilleure actrice

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    Isabelle Carré (Anna M)

    Marion Cotillard (La Môme)

    Cécile de France (Un secret)

    (Mais Isabelle Carré était également remarquable,  mon enthousiasme pour ne pas dire ma passion pour le film de Claude Miller l'a néanmoins emporté...Patrick Bruel aurait également mérité une nomination pour ledit film.)

    Marina Foïs  (Darling)

    Catherine Frot (Odette Toutlemonde) 

     Meilleur acteur

    Mathieu Amalric (Le Scaphandre et le papillon) 

    Michel Blanc (Les Témoins) 

    Jean-Pierre Darroussin (Dialogue avec mon jardinier)

    Vincent Lindon (Ceux qui restent)

    Jean-Pierre Marielle (Faut que ça danse !) 

     Meilleur second rôle féminin

    Julie Depardieu (Un Secret)

    Noémie Lvovsky (Actrices)

    Bulle ogier (Faut que ça danse !) 

    Ludivine Sagnier (Un Secret)

    Sylvie Testud (La Môme) 

     Meilleur second rôle masculin 

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    Fabrice Luchini (Molière) 

    Laurent Stocker (Ensemble c'est tout) 

    Michael Lonsdale (La Question humaine)

    Pascal Greggory (La Môme)

    Sami Bouajila (Les Témoins) 

     Meilleur espoir masculin

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    (Impossible de choisir: je vote pour les 5! Même si un prix pour Nicolas Cazalé permettrait peut-être au film d'être reconnu à sa juste valeur...contrairement aux autres films qui n'en ont pas -moins- besoin. Johan Libéreau était époustouflant de naturel pour un premier rôle et la grâce de Grégoire Leprince Ringuet le mériterait également,   bon allez, je me lance quand même...)

    Nicolas Cazalé (Le Fils de l'épicier)

    Grégoire Leprince-Ringuet (Les Chansons d'amour)

    Johan Libéreau (Les Témoins)

    Jocelyn Quivrin (99 francs)

    Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)

     Meilleur espoir féminin

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    Afin de reconnaître le talent admirable et rare de l'actrice mais aussi de son directeur d'acteurs Abdellatif Kechiche:

    Louise Blachère (Naissance des pieuvres)

    Adèle Henel (Naissance des pieuvres)

    Hafsia Herzi (La Graine et le mulet)

    Clotilde Hesme (Les Chansons d'amour)

    Audrey Dana (Roman de gare)

     Meilleur Scénario original

    La Môme

    Two days in Paris

    La Graine et le mulet

    Ceux qui restent

    Molière 

     Meilleure adaptation 

    Ensemble c'est tout 

    Darling 

    Un secret 

    Le Scaphandre et le papillon

    Persépolis

     Meilleur premier film 

    N'ayant vu aucun des 5, je m'abstiens de voter...

    Ceux qui restent 

    Et toi, t'es sur qui ? 

    Naissance des pieuvres

    Persépolis

    Tout est pardonné 

     Meilleur film étranger

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    4 mois, 3 semaines et 2 jours

    De l'autre côté

    La Nuit nous appartient

    Les Promesses de l'ombre

    La Vie des autres

     Meilleur documentaire

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    Le Premier cri

    L'Avocat de la terreur

    Retour en Normandie

    Les Animaux amoureux

    Les Lip, l'imagination au pouvoir 

    Meilleur Montage 

    Le montage est une des grandes qualités d'"Un secret" mais aussi du "Scaphandre et le papillon"... Simplement parce qu'il fallait choisir...

    La Graine et le mulet 

    Un secret

    La Môme

    Persépolis

    Le Scaphandre et le papillon

     Meilleure Photo 

    (Même si la photo est admirable dans ces 5 films, j'aimerais bien que "Le second souffle" ne reparte pas bredouille donc...)

    Le Deuxième souffle 

    Un secret 

    L'Ennemi intime

    Le Scaphandre et le papillon 

    La Môme  

    Meilleur Son

    (Le son est un des éléments essentiels du film pour lequel j'ai voté même s'il l'est aussi par définition des comédies musicales citées...)

    L'Ennemi intime 

    Les Chansons d'amour 

    Persépolis

    La Môme 

    Le Scaphandre et le papillon

    Meilleurs costumes 

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    Notons que "La Môme" est également nommée dans cette catégorie aux Oscars.

    La Môme 

    Un secret 

    Le Deuxième souffle

    Molière 

    Jacquou le croquant 

     Meilleur décor

    Molière

    Le Deuxième souffle

    Un secret

    Jacquou le croquant

    La Môme 

    Meilleure musique

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    Les Chansons d'amour

    Persépolis

    L'Ennemi intime

    Un secret

    Faut que ça danse !

  • Nomination aux Oscars 2008 ou l'assassinat de Jesse James par l'aveugle académie

    31039387b17b82d1eaf84f53f078dabb.jpgAlors que la grève des scénaristes se poursuit aux Etats-Unis et qu'on ignore encore si la cérémonie des Oscars 2008 pourra avoir lieu comme prévu le 24 février prochain, l'Académie a annoncé hier les nommés.

    Je regrette évidemment que "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominik ne soit pas davantage cité (ce film est nommé comme meilleur second rôle et meilleur directeur photo), pour moi le meilleur film de 2007 (voir ma critique ici), je me réjouis néanmoins de la nomination de Casey Affleck ...même si je regrette qu'il soit nommé seulement comme second rôle (Pourquoi? Qu'est-ce qu'un premier rôle alors?) tant sa composition était exceptionnelle!

    Je suis perplexe devant les nominations pour "La vie en rose" (Titre américain de "La Môme" d'Olivier Dahan (voir ma critique ici), pour le meilleur costume,  le meilleur maquillage, la meilleure actrice), peut-être parce que ce film reflète finalement une vision assez "américaine" de la France. Marion Cotillard est ainsi nommée comme meilleure actrice. Sera-t-elle la troisième française à obtenir un Oscar après Juliette Binoche en 1997 pour "Le Patient anglais"  (en l'occurrence un Oscar du meilleur second rôle, Marion Cotillard qui a déjà obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice étant nommée comme meilleure actrice) et Simone Signoret en 1960 pour "Les chemins de la haute ville"?

     Je me réjouis des 4 nominations pour "Le Scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel (voir ma critique ici), dont une pour la réalisation.

     Je suis assez surprise des 7 nominations de "Michael Clayton" de Tony Gilroy , premier film (certes très maîtrisé dans lequel George Clooney, ainsi nommé comme meiller acteur, montre une nouvelle facette de son jeu-voir ma critique et mon article sur la conférence de presse au Festival du Cinéma Américain de Deauville, en cliquant ici) en tant que réalisateur du scénariste de la trilogie des Jason Bourne. "La vengeance dans la peau" est d'ailleurs également nommée (3 nominations, méritées, à des Oscars "techniques").

    Je suis déçue que "Into the wild" (cliquez ici pour lire ma critique) ne soit nommé que deux fois. La réalisation, l'adaptation et l'interprétation principale auraient également mérité une nomination.

    32aebd155cf73677161b96cae35902c1.jpg"No country for old men" des frères Coen et "There will be blood" de Paul Thomas Anderson   sont les plus nommés avec 8 nominations chacun.

    Pour le reste, je vous laisse découvrir et vous invite à laisser vos commentaires et pronostics...

    Meilleur acteur

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    Georges Clooney à la conférence de presse de "Michael Clayton" au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007. Photo: Sandra.M

    George Clooney - Michael Clayton

    Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood

    Johnny Depp - Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street

    Tommy Lee Jones - In the Valley of Elah

    Viggo Mortensen - Eastern Promises

    Meilleur acteur, second rôle

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    Casey Affleck parmi l'équipe du film "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" lors de l'avant-première du film au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007- Photo : Sandra.M

    Casey Affleck - The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford

    Javier Bardem - No Country for Old Men

    Philip Seymour Hoffman - Charlie Wilson's War

    Hal Holbrook - Into the Wild

    Tom Wilkinson - Michael Clayton

    Meilleure actrice

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    Cate Blanchett - Elizabeth: The Golden Age

    Julie Christie - Away from Her

    Marion Cotillard - La Vie en Rose

    Laura Linney - The Savages

    Ellen Page - Juno

    Meilleure actrice, second rôle

    Cate Blanchet - I'm Not There

    Ruby Dee - American Gangster

    Saoirse Ronan - Atonement

    Amy Ryan - Gone Baby Gone

    Tilda Swinton - Michael Clayton

    Meilleur film d'animation

    Persepolis

    Ratatouille

    Surf's Up

    Meilleure direction artistique

    American Gangster

    Atonement

    The Golden Compass

    Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street

    There Will Be Blood

    Meilleur direction photo

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    The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford

    Atonement

    Le Scaphandre et le papillon

    No Country for Old Men

    There Will Be Blood

    Meilleurs costumes

    Across the Universe

    Atonement

    Elizabeth: The Golden Age

    La Vie en Rose

    Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street

    Meilleur réalisateur

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    Julian Schnabel, Le Scaphandre et le papillon

    Jason Reitman, Juno

    Tony Gilroy, Michael Clayton

    Joel et Ethan Coen, No Country for Old Men

    Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood

    Meilleur documentaire

    No End in Sight

    Operation Homecoming: Writing the Wartime Experience

    Sicko

    Taxi to the Dark Side

    War/Dance

    Meilleur documentaire, court-métrage

    Freeheld

    La Corona (The Crown)

    Salim Baba

    Sari's Mother

    Meilleur montage

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    The Bourne Ultimatum

    Le Scaphandre et le papillon

    Into the Wild

    No Country for Old Men

    There Will Be Blood

    Meilleur film étranger

    Beaufort Israël

    The Counterfeiters Austria

    Katyn Poland

    Mongol Kazakhstan

    12 Russia

    Meilleur maquillage

    La Vie en Rose

    Norbit

    Pirates of the Caribbean: At World's End

    Meilleur musique de film

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    Dario Marianelli, Atonement

    Alberto Iglesias, The Kite Runner

    James Newton Howard, Michael Clayton

    Michael Giacchino, Ratatouille

    Marco Beltrami, 3:10 to Yuma

    Meilleure chanson originale pour un film

    Falling Slowly dans le film Once; Glen Hansard et Marketa Irglova

    Happy Working Song dans le film Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz

    Raise It Up dans le film August Rush

    So Close from Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz

    That's How You Know dans le film Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz

    Meilleur film

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    Atonement

    Juno

    Michael Clayton

    No Country for Old Men

    There Will Be Blood

    Meilleur film d'animation, court-métrage

    I Met the Walrus

    Madame Tutli-Putli

    Même Les Pigeons Vont au Paradis (Even Pigeons Go to Heaven)

    My Love (Moya Lyubov)

    Peter & the Wolf

    Meilleur court-métrage

    At Night

    Il Supplente (The Substitute)

    Le Mozart des Pickpockets

    Tanghi Argentini

    The Tonto Woman

    Meilleur montage sonore

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    L'équipe de "La vengeance dans la peau" à l'avant-première du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007. Photo: Sandra.M

    The Bourne Ultimatum

    No Country for Old Men

    Ratatouille

    There Will Be Blood

    Transformers

    Meilleure sonorisation

    The Bourne Ultimatum

    No Country for Old Men

    Ratatouille

    3:10 to Yuma

    Transformers

    Meilleurs effets visuels

    The Golden Compass

    Pirates of the Caribbean: At World's End

    Transformers

    Meilleure adaptation de scénario

    Atonement

    Away from Her

    Le Scaphandre et le papillon

    No Country for Old Men

    There Will Be Blood

    Meilleur scénario original

    Juno

    Lars and the Real Girl

    Michael Clayton

    Ratatouille

    The Savages

     

  • In the mood for news 15: semaine du 16 janvier 2008

    Les sorties de la semaine 

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    N’ayant encore vu aucun de ces films, pour une fois cette semaine je vous les recommanderai donc a posteriori de leurs sorties et la critique de « Into the wild » de Sean Penn viendra ...bientôt, comme prévu, dès que j'aurai vu le film en question.

    « Chambre 1408 » de Mikael Håfström

    “Lust, Caution” d'Ang Lee

    “Smiley Face” de Gregg Araki

    « La Guerre Selon Charlie Wilson » de Mike Nichols

     « Death Sentence » de James Wan

     « Triangle » de Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam

    « Survivre avec Les Loups » de Véra Belmont

    “A Bigger Splash” de Jack Hazan

    « Quatre Minutes » de Chris Kraus

    « Enfin Veuve » d'Isabelle Mergault

    « Body Rice » de Hugo Vieira da Silva

                                                          PALMARES CINEMA DES GOLDEN GLOBES 2008

    Pour cause de grève persistante des scénaristes, l’habituelle remise de prix des Golden Globes  a cette année été remplacée par une simple conférence de presse, cérémonie au cours de laquelle le cinéma français a également été récompensé : Marion Cotillard ayant obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie musicale pour « La Môme » d'Olivier Dahan (voir ma critique, ici) et « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel (voir ma critique du film, ici) ayant obtenu le Golden globe du meilleur film étranger et Julian Schnabel celui du meilleur réalisateur.  « Reviens-moi » que je vous avais recommandé la semaine dernière a par ailleurs  été largement récompensé. Le palmarès des Golden Globes préfigurant souvent celui des Oscar, espérons que mon grand favori de cette année  « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » (voir ma critique du film, ici) se verra davantage nommé et récompensé…

    MEILLEUR FILM DRAMATIQUE

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    American Gangster

    Les promesses de l'ombre

    Reviens-moi

    The Great Debaters

    Michael Clayton

    No Country for Old Men

    There Will Be Blood

    MEILLEURE ACTRICE DANS UN FILM DRAMATIQUE

    Cate Blanchett - Elizabeth: L'Age d'or

    Julie Christie - Loin d'elle

    Jodie Foster - A vif

    Angelina Jolie - Un coeur invaincu

    Keira Knightley - Reviens-moi

    MEILLEUR ACTEUR DANS UN FILM DRAMATIQUE

    George Clooney - Michael Clayton

    Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood

    James McAvoy - Reviens-moi

    Viggo Mortensen - Les promesses de l'ombre

    Denzel Washington - American Gangster

    MEILLEURE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE

    Across the Universe

    La guerre selon Charlie Wilson

     Hairspray

    Juno

    Sweeney Todd

    MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE

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    Amy Adams - Il etait une fois

    Nikki Blonsky - Hairspray

    Helena Bonham Carter - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street

    Marion Cotillard - La Môme

    Ellen Page - Juno

    MEILLEUR ACTEUR DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE

    Johnny Depp - Sweeney Todd

    Ryan Gosling - Lars and the Real Girl

    Tom Hanks - L aGuerre selon Charlie Wilson

    Philip Seymour Hoffman - The Savages

    John C. Reilly - Walk Hard: The Dewey Cox Story

    MEILLEUR FILM D'ANIMATION

    Bee Movie

    Ratatouille

    The Simpsons Movie

    MEILLEUR FILM ETRANGER

    4 mois, 3 semaines et 2 jours

    Le scaphandre et le papillon

    Les Cers-volants de Kanoul

    Lust, Caution

    Persepolis

    MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ

    Cate Blanchett - I'm Not There

    Julia Roberts - La guerre selon Charlie Wilson

    Saoirse Ronan - Reviens-moi

    Amy Ryan - Gone Baby Gone

    Tilda Swinton - Michael Clayton

    MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN

    Casey Affleck - L'assassinat de Jesse James

    Javier Bardem - No Country for Old Men Philip Seymour Hoffman - La guerre selon Charlie Wilson

    John Travolta - Hairspray Tom Wilkinson - Michael Clayton

     MEILLEUR REALISATEUR

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    Tim Burton - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street

    Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men

     Julian Schnabel - Le Scaphandre et le Papillon

    Ridley Scott - American Gangster Joe Wright - Reviens-moi MEILLEUR SCENARIO

    Diablo Cody - Juno

    Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men Christopher Hampton - Reviens-moi

    Ronald Harwood - Le Scaphandre et le Papillon

    Aaron Sorkin - La Guerre selon Charlie Wilson

    MEILLEURE COMPOSITION MUSICALE

    Reviens-moi

    Les promesses de l'Ombre

    Grace is Gone Into the Wild Les Cerfs-volants de Kaboul

    MEILLEURE CHANSON

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    "Despidida" - Love in the Time of Cholera Music by: Shakira, Antonio Pinto Lyrics by: Shakira "Grace is Gone" - Grace is Gone Music by: Clint Eastwood Lyrics by: Carole Bayer Sager "Guaranteed" - Into the Wild Music & Lyrics by: Eddie Vedder "That's How You Know" - Enchanted Music & Lyrics by: Alan Menken "Walk Hard" - Walk Hard: The Dewey Cox Story Music & Lyrics by: Marshall Crenshaw, John C. Reilly, Judd Apatow, Jake Kasdan

                 Le Salon du cinema du 17 (pour les professionnels) ou du 18 (pour le public) au 20 janvier 2008

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    Je vous rappelle que le Salon du Cinéma dont je vous ai déjà parlé (ici) débute jeudi pour les professionnels et vendredi pour le public : ateliers, rencontres notamment autour des adaptations cinématographiques, projections, débats avec des équipes de films…le tout parrainé par Jean-Jacques Annaud, avec notamment pour invités Jean-Jacques Annaud, Alexandre Arcady, Pierre Arditi, Ariane Ascaride, Christophe Barratier, Jean Becker, Tonino Benacquista, Charles Berling, Jacques Bonnaffé, Dany Boon, Michel Boujenah, Olivier Dazat, Jean-Pierre Denis, Marc Esposito, Robert Guédiguian, Francis Huster, Cédric Kahn, Jan Kounen, Guillaume Laurant, Yann Moix, Edouard Molinaro, Jean-Marc Moutout, Guillaume Nicloux, Pierre Péju, Bruno Putzulu, Gabriel Yared, Elsa Zylberstein…

    Site officiel du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com

    Programme complet du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com/programmes/PROGRAMME_SALON_CINEMA_2008.pdf

    Retrouvez bientôt ici mon compte-rendu du Salon du cinéma.

    Sandra.M

  • Les films "in the mood" de l'année 2007

    Voici les 40 films que je vous ai recommandés cette année (et je persiste et signe!). Vous pouvez retrouver les critiques de chacun d'entre eux qui figurent toutes sur le blog (dans la rubrique "les films incontournables de 2007", colonne de gauche du blog, cliquez sur le titre du film sous l'affiche, dans la colonne en question, pour lire une critique) .

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    Les 40 films de l'année 2007 recommandés par "In the mood for cinema"

    « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik

    « Un secret » de Claude Miller

    « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel

    « Le rêve de Cassandre » de Woody Allen

    « La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche

    « My blueberrry nights » de Wong Kar Wai

    « De l’autre côté » de Fatih Akin

    « Je suis un cyborg » de Park Whan-Wook

    « La nuit nous appartient » de James Gray

    « Chacun son cinéma », film

    « Once » de John Carney

    « Paranoïd park » de Gus Van Sant

    « Un baiser s’il vous plaît » d’Emmanuel Mouret

    « Après lui » de Gaël Morel

    « 7h58 ce samedi-là » de Sidney Lumet

    « Bobby » de Emilio Estevez

    « Boxes » de Jane Birkin

    « J’attends quelqu’un » de Jérôme Bonnell

    « La face cachée » de Bernard Campan

    « La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass

    « La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck

    « La vie d’artiste » de Marc Fitoussi

    « Le deuxième souffle «  d’Alain Corneau

    « Le fils de l’épicier »d’Eric Guirrado

    « Le mariage de Tuya » de Wang Quan’an

    « Le rêve de Cassandre de Woody Allen »

    « Les chansons d’amour » de Christophe Honoré

    « L’avocat de la terreur » de Barbet Scrhoeder

    « Michael Clayton » de Tony Gilroy

    « Never forever » de Gina Kim

    « Once » de John Carney

    « Paranoïd park » de Gus Van Sant

    « Roman de gare » de Claude Lelouch

    « Souffle » de Kim Ki-Duk

    « Still life » de Jia Zhang Ke

    « Gone baby gone » de Ben Affleck

    Mes 10 films favoris de l'année 2007

    Et s'il fallait n'en retenir que 10?

    Le choix a été cornélien, bien d'autres ci-dessus auraient mérité d'y figurer. Certains sont fortement liés au moment où je les ai vus, aux souvenirs dont ils sont indissociables. Je les ai choisis pour le caractère exceptionnel de leur mise en scène et/ou interprétation et/ou scénario et/ou émotion et/ou photographie..., et je vous les recommande tous vivement et évidemment d'abord le premier d'entre eux qui réunit toutes ces qualités et bien d'autres encore: un poème, une métaphore, un film qui, je l'espère, entrera dans la légende comme celui dont il nous conte l'assassinat.

    1. Le chef d'oeuvre de l'année: "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominic

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     (pour lire ma critique, voir la vidéo et les photos de la conférence de presse à Deauville, cliquez ici)

    2. L'adaptation la plus poignante et la passion de l'année: "Un secret" de Claude Miller

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    3. Le "crime et châtiments" de l'année, d'une noirceur savoureuse: "Le rêve de Cassandre" de Woody Allen

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    4. Le film le plus "in the mood" de l'année: "My blueberry nights" de Wong Kar Wai
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    5. La peinture des âmes de l'année, grave et légère : "J'attends quelqu'un" de Jérôme Bonnell
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    6. Le film le plus "costagavrassien" et la révélation de l'année : "La vie des autres" de Florian Henckel von Donnersmarck
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    7. Le documentaire de l'année, plongée passionnante et instructive dans l'Histoire du 20ème siècle à travers son mystérieux protagoniste: "L'avocat de la terreur" de Barbet Schroeder
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    8. La direction d'acteurs la plus époustouflante de l'année: "La graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche
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    9. Le polar lyrique et "parrain" de l'année: "La nuit nous appartient" de James Gray
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    10.  Le poétique hymne à la vie de l'année: "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel
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    Et vous? Quels sont vos 10 films favoris de l'année 2007? Ecrivez votre palmarès dans les commentaires ci-dessous.
    Vous pouvez également voter pour LE film de l'année dans le sondage situé au milieu, dans la colonne de droite du blog.
    Sandra.M
  • "Le scaphandre et le papillon": l'hymne à la vie et à l'art de Julian Schnabel

    7d1d83c21b745b382fe152450c363a42.jpgLa fête du cinéma qui a lieu les dimanche 24, lundi 25 et mardi 27 juin 2007, est l'occasion rêvée pour une immersion cinéphilique puisque si la première séance est comptée au prix normal, un passeport vous sera ensuite remis vous donnant ainsi accès à toutes les séances suivantes pour le tarif unique de 2€ la place pendant les 3 jours de l'opération. A cette occasion, je vous conseille donc de (re)voir Les chansons d'amour de Christophe Honoré, Boxes de Jane Birkin, L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder et surtout Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel dont vous trouverez la critique ci-dessous. Vous pourrez également lire mes critiques des films précités en cliquant sur leurs titres.

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    En décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine  Elle et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le «  locked-in syndrome » -littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus parler, bouger, ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un cil bouge. Ce cil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire oui, deux fois pour dire non. Avec son cil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son cil, il écrit ce livre, le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines il a mémorisé les phrases avant de les dicter…

    b31884d1b43472f6bcca206124b45095.jpgAvec un tel sujet, on pouvait redouter le pire : le pathos et le mélodrame outrancier, la performance ostentatoire et ridicule d’un acteur dans un rôle de composition-à-oscar-césar-prix d’interprétation. C’est donc avec quelques réticences que je suis allée à la projection de ce film présenté en compétition officielle du 60ème Festival de Cannes. Devant le palais des festivals, la valse poétique et multicolore d’un lâcher de papillons gigantesques et somptueux a précédé la projection dans le grand Théâtre Lumière.

     Puis, l’obscurité, le générique…et nous nous retrouvons avec Jean-Dominique Bauby enserrés dans son scaphandre qu’est son corps inerte, puisque la première moitié du film est entièrement filmée en caméra subjective. Dès les premiers plans, nous épousons son regard flou et précis, incisif même, guidés par la voix off de Mathieu Amalric. Véritable métaphore du cinéma, son regard est sa fenêtre sur le monde, sa caméra. Immobile comme l’est le spectateur sur son fauteuil, il s’évade et papillonne par la mémoire et par l’imagination, de son corps et de l’hôpital maritime de Berck où il est soigné, comme le spectateur s’évade de la salle de cinéma par les images projetées sur l’écran. L’identification est donc immédiate, d’autant plus qu’il porte un regard lucide et non moins ironique sur sa situation, sans jamais s’apitoyer sur son sort.

    Auparavant aveugle et sourd à la beauté du monde, il n’a jamais aussi bien vu que d’un seul œil. Vu et ressenti. C’est en effet un film sens-uel et sens-ationnel : tout ce que Jean-Dominique Bauby  ne peut saisir, son regard s’en empare avec gourmandise, rattrapant au vol les moments de bonheur qu’il a auparavant laissés s’envoler. Ce film nous saisit, nous enlace, nous enserre, délicieux enserrement celui-là, nous arrache à sa réalité et à la nôtre, celle de spectateur, pour ne plus nous lâcher. Enserrés nous aussi, dans son regard virevoltant, qui nous fait éprouver et savourer la liberté comme rarement un film y est parvenu. Par ce qu’il voit : le vent qui s’engouffre dans une chevelure, ou par son regard qui glisse sur une peau nue qui se laisse entrevoir. Par ce dont il se souvient : son dernier voyage, en décapotable, et le frémissement des arbres au-dessus de sa tête. Par le souvenir de ses gestes précipités mais précis, lorsqu’il rasait son père, lui aussi prisonnier, alors qu’il était encore libre d’agir, alors qu’il (en) était inconscient, si pressé, trop pressé.  Par ce qu’il imagine surtout, il s’évade de son scaphandre par la puissance de son imagination débridée : il peut alors tout vivre comme même faire un dîner pantagruélique avec la jeune femme qui prend son livre en notes (Anne Consigny, décidément remarquable, à noter qu’elle retrouve ici son partenaire de Je ne suis pas là pour être aimé, Patrick Chesnais, également remarquable en médecin cassant qui suscite des répliques cinglantes de Jean-Dominique Bauby) à laquelle il n’est pas insensible, il peut aussi voir des glaciers s’effondrer puis se reconstruire. Son monde s’effondrer et le reconstruire. Parce que si son corps n’existe plus, par la pensée, il est tour à tour : séduisant, en colère, ironique voire cynique, cruel parfois mais en tout cas VIVANT. Si le scaphandre l’empêche de se mouvoir, le papillon peut l’emmener partout, là où même il n’osait aller quand il était « aveugle et sourd », avant.

    Le scaphandre et le papillon est un vibrant hymne à la vie, à la liberté, à la création surtout. L’art devient pour lui libérateur et même salvateur. Hommage à l’art, à tous les arts : à la peinture (Julian Schnabel est peintre), à l’écriture, au cinéma, à la musique aussi. Les lettres épelées mélodieusement par les différents visiteurs ne sont jamais lassantes et constituent autant de partitions différentes qui nous tiennent en haleine. Le spectateur est alors suspendu aux lèvres de celui ou celle qui parle et qui chante les lettres, à la voix vibrante de vie de Mathieu Amalric.

    A la place d’un livre sur la vengeance au féminin, une sorte de Monte-Christo au féminin qu’il projetait d’écrire avant son accident, Jean-Dominique Bauby va donc écrire sa vie. Celle d’une mort, d’un corps emprisonné à jamais. D’une renaissance aussi, celle de son esprit, si libre et alerte. Sans aucun sentiment de revanche et de vengeance. Seulement contre son orgueil et son aveuglément peut-être.

    Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Emmanuelle Seigner toutes formidablement dirigées sont autant de preuves de  l’existence de cet esprit qui ne cesse pas de penser et séduire.  Malgré tout. A cause de cela justement.

    Julian Schnabel parvient à signer un film résolument optimiste sur une histoire tragique. Tout juste peut-on regretter deux plans trop appuyés, l’un sur son père en larmes, et un dernier plan trop appuyé sur son infirmité physique… ce bouleversant tourbillon de vie emporte néanmoins ces deux plans regrettables sur son passage dévastateur et bouleversant.

    Le scaphandre et le papillon est une déclaration d’amour poignante et ironique, lucide et poétique. A la vie. A l’art. A la mer dont parfois on oublie de savourer la beauté de ses changeants reflets d’argent. Une œuvre d’arts.

    Quelques jours après cette projection, je  retrouvais encore des papillons égarés, affolés, éblouis par les lumières impitoyablement et imperturbablement aveuglantes, agglutinés aux vitrines de la Croisette. La frontière est décidément si fragile entre le sublime et la laideur, entre un papillon et un scaphandre... Ce film nous le rappelle magnifiquement, justifiant ainsi amplement son prix de la mise en scène du 60ème Festival de Cannes.

     Sandra.M