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La Baule - Page 5

  • La Bande-annonce et le programme (1ères informations) du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2016

    Lors des deux premières éditions du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule (créé par Sam Bobino -qui  a aussi notamment à son actif  d’être délégué général de la Semaine du Cinéma Positif– et Christophe Barratier dont je vous recommande au passage l’excellent film « L’Outsider » dont vous pouvez retrouver ma critique en bonus ci-dessous), je vous avais fait part de mon enthousiasme pour ce nouvel évènement cinématographique, convivial et passionnant, qui a lieu dans le cadre idyllique de La Baule, un festival pour lequel j’ai eu un coup de cœur tel que l’une des nouvelles de mon recueil « Les illusions parallèles », publié le 22 août 2016, aux Editions du 38, se déroule dans le cadre de celui-ci.

    Retrouvez mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2014

    et mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015.

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    Je ne manquerai donc évidemment pas l’édition 2016 et vous la recommande vivement dès à présent, d’autant plus que les premières annonces concernant la programmation sont vraiment alléchantes avec l’hommage rendu, en sa présence, au grand compositeur d’origine argentine, Lalo Schifrin, compositeur, notamment, des bandes originales des films « Les Félins », « Bullitt »,   « L’inspecteur Harry » ou encore « Rush hour » plus récemment mais aussi de séries comme « Mannix », « Starsky et Hutch » sans oublier évidemment « Mission Impossible » ( la musique que vous retrouvez dans la bande annonce du festival ci-dessus).

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     Ce sont donc les films d’espionnage qui seront mis à l’honneur, voilà qui promet encore de grands moments de cinéma et de musique à La Baule!

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    Lalo Schifrin succédera ainsi aux compositeurs Francis Lai (à qui le festival avait rendu hommage en 2014) et Michel Legrand (à qui le festival avait rendu hommage en 2015).

    Le festival 2016 aura lieu du mercredi 9 au dimanche 13 novembre.

    Pour en savoir plus, vous pouvez d’ores et déjà vous abonner à la page Facebook du festival, ici, mais aussi le retrouver sur twitter (@FestivalLaBaule), sur Instagram (@festivallabaule) et sur son site internet.

    Pour préparer au mieux votre séjour, vous pouvez aussi retrouver mes bonnes adresses à La Baule et Pornichet, ici.

    Cet article (à retrouver aussi sur Inthemoodforcinema.com) sera complété au fur et à mesure des annonces sur la programmation de cette édition 2016.

    Critique de L’OUTSIDER de Christophe Barratier:

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    Après quelques réussites en tant que producteur délégué et en tant que réalisateur de courts-métrages, Christophe Barratier, en 2004, connaissait un succès retentissant avec Les Choristes et ses 8, 5 millions d’entrées puis ses deux César et ses deux nominations aux Oscars (meilleur film en langue étrangère et meilleure chanson pour Vois sur ton chemin). Vinrent ensuite Faubourg 36 en 2008 et La Nouvelle guerre des boutons en 2011, des films nostalgiques dont l’action se déroulait dans les années 30, un cinéma populaire (au sens noble du terme) et de beaux hommages au cinéma d’hier.

    Faubourg 36 notamment regorgeait ainsi de réjouissantes références au cinéma des années 30. Ainsi, Clovis Cornillac y ressemblait à s’y méprendre à Jean Gabin dans les films d’avant-guerre, Nora Arnezeder (la découverte du film comme Jean-Baptiste Maunier l’avait été auparavant dans Les Choristes) à Michèle Morgan : tous deux y faisaient penser au couple mythique Nelly et Jean du Quai des Brumes de Marcel Carné auquel un plan se référait d’ailleurs explicitement. Bernard-Pierre Donnadieu, quant à lui,  faisait songer à Pierre Brasseur (Frédérick Lemaître) dans Les enfants du paradis de Carné et à  Jules Berry (Valentin) dans Le jour se lève  du même Carné  dont j’avais même cru reconnaître le célèbre immeuble dessiné par Alexandre Trauner dans le premier plan du film… Les décors du film entier  semblaient d’ailleurs rendre hommage à ceux de Trauner, avec cette photographie hypnotique et exagérément lumineuse entre projecteurs de théâtre et réverbères sous lesquels Paris et les regards scintillent de mille feux incandescents et mélancoliques. Et l’amitié qui unissait les protagonistes de ce Faubourg 36 résonnait comme un clin d’œil à celle qui unissait les personnages de La belle équipe de Duvivier.  Bref, Christophe Barratier est un cinéaste cinéphile qui a par ailleurs à cœur de partager sa passion du cinéma puisqu’il est le cofondateur (avec Sam Bobino) du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule (que je vous recommande vivement au passage : mon compte rendu de la première édition, en 2014, ici et mon compte rendu de l’édition 2015, à lire là).

    Mais sans doute Christophe Barratier n’était-il pas attendu aux manettes d’un film tel que L’Outsider, thriller financier se déroulant à notre époque et donc très différent des films précités. Alors, ce film (dont on imagine quel défi cela a dû être étant donné l’actualité et le caractère sensible du sujet) est-il aussi une réussite ?

    D’abord, L’Outsider, en plus d’être tiré de l’histoire vraie de Jérôme Kerviel, trader condamné pour avoir fait perdre des milliards d’euros à la Société Générale, est une adaptation du livre écrit par Kerviel lui-même et publié en 2010, L’Engrenage : mémoires d’un trader. A priori le personnage et le sujet n’étaient pas d’emblée sympathiques même si la déchéance du trader pris dans cet engrenage après son ascension fulgurante était éminemment romanesque.

    Plutôt que de se concentrer sur les suites judiciaires, Christophe Barratier a fait débuter son scénario (coécrit avec Laurent Turner, sur une idée de Jérôme Corcos) lors de l’entrée de Kerviel à la Société Générale en 2000 pour le faire s’achever lorsque l’affaire éclate, 8 ans plus tard. Le nom de Kerviel est ainsi connu de tous pour, en 2008, avoir fait les titres de tous les journaux. L’opérateur de marchés de 31 ans, par ses prises de risque, aurait alors pu, en 2008, faire basculer la Société Générale, voire le système financier mondial… Kerviel est condamné deux ans plus tard à cinq ans de prison dont trois ferme et aux plus lourds dommages-intérêts jamais vus pour un particulier: 4,9 milliards d’euros ! Mais Kerviel, c’est aussi Jérôme, un jeune homme ambitieux et fasciné par le monde de la finance entré dans la banque par la petite porte en 2000. Personne n’aurait alors pu prédire que le jeune Breton parviendrait à devenir trader 5 ans plus tard. Seulement Jérôme apprend vite, très vite…peut-être trop. C’est le portrait de cet homme-là incarné par Arthur Dupont que nous dresse Christophe Barratier au-delà de « l’histoire la plus extraordinaire de la finance ». L’Outsider n’est pas un film sur la finance mais un film qui dissèque les mécanismes (avant tout humains et psychologiques) d’une addiction et d’une obsession (pour cette finance) qui ont mené au chaos.

    Levons d’emblée tout suspense quant à la réussite du projet. Elle est indéniable. Je ne m’attendais pas à être ainsi captivée pendant les 1H57 que dure le film et cela dès les premiers plans. Avant même le générique. Le décor glacial et les tons grisâtres plantent le décor. La tension est palpable. Un homme en costume qu’on ne voit que de dos est accompagné manu militari vers la sortie de la Société Générale, avec ses cartons. Comme une marche funèbre, il avance jusqu’à un tas d’ordures depuis lequel les tours invincibles et vertigineuses de la société semblent le défier et le menacer. Et il saute dans le vide. Nous voilà prévenus: la chute est inéluctable. Et la suite est placée sous le sceau de cette menace sans jamais que la tension ne retombe jusqu’au générique de fin.

    J’ai lu qu’on reprochait à Christophe Barratier d’essayer de singer la réalisation d’Oliver Stone (Wall Street) et celle de Martin Scorsese (Le Loup de Wall Street) et que le résultat n’en étant qu’une pâle copie. Je ne suis pas d’accord. D’abord Paris n’est pas New York et surtout sa caméra très intelligemment dirigée épouse judicieusement la fièvre qui s’empare de Kerviel, la frénésie des tradeurs et du marché, comme un ballet étourdissant et grisant ou bien sa caméra cadre Kerviel au plus près lorsque l’étau se resserre nous enfermant avec lui dans le cadre, suffocant, dans son engrenage sans échappatoire, dans sa tour carcérale. Les scènes à l’extérieur n’existent quasiment pas (le monde « réel » n’est d’ailleurs jamais filmé) comme le monde extérieur n’existe plus pour Kerviel qui perd le sens des réalités, pour qui ne comptent plus que les millions et les milliards avec lesquels il jongle sans en mesurer la valeur réelle ni les conséquences. Tout cela n’est plus que chiffres et ordres scandés, vociférés avec lesquels il semble entretenir une relation presque sensuelle, en tout cas addictive. Ses acolytes sont présentés comme des Dieux tout puissants (les dalles de la Défense en forme de croix lorsque Keller récite Les Evangiles, le dîner qui se réfère à la Cène) et ridicules (la Cène certes mais avec des boites de thon pour dîner dans un appartement dans lequel il faut prendre l’ascenseur pour se rendre à la cuisine) bien souvent quand leur cynisme, leur absence totale de morale, leurs méthodes et manières de mafieux, leur perte de valeurs n’est pas totalement effrayante. Ils n’ont aucune limite, plus de règles…à l’exception de celles que ces grands enfants irresponsables édictent. Celles d’un monde impitoyable et individualiste.

    La clairvoyance n’empêche pas l’empathie et Barratier contrairement à ce qu’on aurait pu penser, sans réaliser un plaidoyer pour Kerviel (les « amitiés » contestables et les choix parfois égoïstes de ce drogué de la finance ne sont pas éludés ni édulcorés) et bien que le film soit adapté de son livre, arrive malgré tout à nous en faire éprouver pour son anti-héros pris dans une spirale infernale, dans l’ivresse de cette puissance qui le grise et l’égare, et dans laquelle il se jette comme d’autres se seraient jetés dans la drogue ou l’alcool. Son addiction redouble d’ailleurs après la mort de son père (scène bouleversante). Il devient dépendant à cette adrénaline. Si le film n’est pas un plaidoyer, quelques phrases sybillines nous laissent juges du possible aveuglement plus ou moins volontaire de la Société Générale : « -Comment expliquer qu’ils n’aient rien dit. -Je ne me l’explique pas. », « On réglera ça sans faire de vagues. » , « Ils sont aveugles ET incompétents. », « On m’a laissé faire, c’est pas suffisant comme preuve? »

    Pour incarner Kerviel, Barratier, une fois de plus, après Jean-Baptise Maunier et Nora Arzeneder, a choisi un acteur dont il fait éclater le charisme et le talent. Arthur Dupont crève littéralement l’écran et arrive d’abord à nous faire oublier qu’il n’est pas Kerviel et à devenir Jérôme, et en une même scène et parfois en un quart de seconde à nous faire passer de l’agacement (mais pourquoi donc n’ouvre-t-il pas les yeux ?) à l’empathie malgré son obstination, son aveuglement, sa descente aux Enfers bien qu’il surplombe Paris et pense dominer le monde. L’évolution du personnage se ressent dans le regard même de l’acteur qui semble s’assombrir. Même si Arthur Dupont a déjà pas mal de films à son actif, sans aucun doute ce rôle va-t-il lui ouvrir une voie royale. Face à lui l’obséquieux Keller est interprété par François-Xavier Demaison volubile à souhait et savoureusement détestable (même s’il se rachète en une scène), d’un cynisme redoutable comme lors des attentats de Londres salués par des hourras : « Je n’ai jamais gagné autant que le 11 septembre », « Pense à envoyer un mot aux familles des victimes que leurs proches sachent qu’ils ne sont pas morts pour rien. » , « La seule chose qui me fasse flipper c’est qu’on abolisse l’argent. » L’ironie est à son comble quand on sait que Demaison a arrêté sa carrière de trader après avoir vécu le 11 septembre à New York. De même que dans l’attention portée à la photographie, le goût de Barratier pour le cinéma des années 30 (qui savait tant les sublimer) se retrouve aussi dans ses choix avisés de seconds rôles comme Stéphane Bak, Benjamin Ramon ou Sören Prévost (notamment).

    Un mélomane et musicien comme Barratier ne pouvait non plus ignorer la musique ( de Philippe Rombi à qui l’on doit notamment la musique de Joyeux Noël ou celles des films de François Ozon) qui, ici, accentue le sentiment d’angoisse ou l’émotion qui surgit et nous saisit. C’est prenant comme un film d’Hitchcock, ces histoires d’hommes ordinaires à qui il arrive des choses extraordinaires. Et le McGuffin, ce sont ici ces fameux milliards qui d’un moment à l’autre vont exploser à la face du monde. La photographie (de Jérôme Alméras, après celle également magnifique signée Tom Stern dans Faubourg 36) qui nous immerge dans un univers grisâtre, froid, déshumanisé et faussement aseptisé (ce à quoi font exception les scènes filmées en Bretagne ou les quelques scènes à La Baule, lors du consternant séminaire de la Société Générale -qui l’est d’autant plus qu’il est inspiré de faits réels qui avaient d’ailleurs défrayé la chronique-), ou qui plonge dans l’ombre la commission d’enquête contribue aussi à ce climat d’angoisse.

    Le talent d’un grand cinéaste comme celui d’un grand chef est de faire aimer ce qui a priori vous rebute. Je n’avais pas d’intérêt particulier pour le monde de la finance et y étais même plutôt réfractaire, mais Barratier a réussi non seulement à vulgariser cet univers mais aussi à me le rendre aussi passionnant et palpitant qu’un trépidant thriller. Son film pourrait d’ailleurs illustrer un cours de scénario : ellipses à-propos (Kerviel sous le feu des blagues méprisantes qui deux ans plus tard en est l’auteur et répond avec aplomb aux sarcasmes), dialogues percutants, répliques et expressions mémorables (« CDH »), touche sentimentale (très bon choix de Sabrina Ouazani) sans qu’elles fassent tomber le film dans le mélo, caractérisation des personnages en quelques plans et répliques (le père, pas dupe), rythme haletant et personnage victime d’un système et d’une obsession et une addiction qui le dépassent… et donc attachant… malgré tout.

    Un film fiévreux, intense, palpitant, captivant, et même émouvant, et très ancré dans son époque et dans le cinéma contemporain tout en s’emparant du meilleur des films d’hier qui ont forgé la culture cinématographique du réalisateur. J’en suis ressortie étourdie comme après un tour de manège et surtout désireuse de suivre désormais de près cette « affaire Kerviel » que je n’écoutais que d’une oreille distraite et derrière laquelle je verrai désormais Jérôme, ce jeune breton pris dans un engrenage infernal. Plutôt que d’aller voir le dernier et énième blockbuster américain, pour la fête du cinéma, courez voir L’Outsider qui allie l’énergie que l’on prête plutôt aux films américains (d’ailleurs parfois à tort, certains reprochant d’ailleurs au film de Barratier et avec une évidente mauvaise foi ce dont ils feraient l’éloge si son nom et le film étaient américains, ces préjugés envers le cinéma français toujours prétendument moins ceci ou cela que les films venant d’ailleurs et a fortiori des Etats-Unis me lasse et m’exaspère)  à la sensibilité d’un film français et dont le succès futur Outre-Atlantique ne me surprendrait pas et ne serait pas usurpé. Un « Outsider » qui, à l’image de celui dont il conte l’histoire, pourrait bien créer la surprise au box office, mais contrairement à son protagoniste, une très bonne surprise…

  • Suivez-moi aussi sur Instagram: @sandra_meziere

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    Alors que certains sont déjà passés depuis longtemps à Snapchat (qui, je l'avoue, ne m'intéresse absolument pas), je commence vraiment à me prendre au jeu d'Instagram. Si au départ je publiais avec parcimonie, c'est aujourd'hui devenu un réflexe quotidien et un vrai plaisir que d'essayer de sublimer les photos.

    Vous y trouverez surtout des photos de festivals de cinéma, de villes comme Laval, Deauville, Paris, La Baule etc, des restaurants, des hôtels, et parfois des informations comme des affiches de festivals ou de films.

    Je vous invite donc à me suivre sur Instagram (@sandra_meziere ou http://instagram.com/sandra_meziere) où vous êtes pour l'instant beaucoup moins nombreux à me suivre que sur twitter...alors je vous y attends!

    Retrouvez quelques photos récentes extraites de mon compte Instagram ci-dessus.

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  • Concours - 9x2 invitations à gagner pour MON MAÎTRE D'ECOLE d'Emilie Thérond

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    ©2015 B2Films-D8films

     

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    ©2015 B2Films-D8films

    En novembre dernier, j'ai découvert ce documentaire dans le cadre de l'excellent Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule dans le compte rendu duquel je vous avais fait part de mon enthousiasme pour celui-ci. En partenariat avec Disney, je suis donc ravie de vous permettre de le découvrir en salles à votre tour. Le film sort ainsi en salles le 13 janvier 2015.

    Ce documentaire est avant tout un portrait d’humaniste et de pédagogue, celui que réalise Emilie Thérond de son ancien instituteur, un documentaire produit par François-Xavier Demaison (que vous pouvez entendre dans ma vidéo enregistrée dans le cadre du festival que vous retrouverez plus bas dans cet article, je suis désolée pour la très mauvaise qualité de l’image, la salle était plongée dans la pénombre).

    Cette école et ce maître-là, nous aurions tous rêvé de les avoir. L’homme est passionné par son métier, attachant, iconoclaste et l’école devient une sorte d’Eden où les élèves apprennent tout en s’épanouissant. Tout cela semble tellement idyllique qu’on peine à croire qu’il est réel et l’émotion nous envahit à l’idée que cet homme ne puisse plus enseigner et transmettre, du moins plus au sein de l'école.

    Ajoutez à cela la musique enchanteresse de Yodelice (dont vous connaissez forcément le « Talk to me » des « Petits mouchoirs ») et vous obtiendrez une bouffée de fraîcheur et d’optimisme, un documentaire plein de tendresse sur un homme attachant que je vous recommande de voir a fortiori en cette période bien sombre pour l'actualité où l'éducation et l'enseignement sont plus que jamais cruciaux. Une leçon de vie et d'humanité aussi chatoyante et chaleureuse que l'instituteur qui les dispense.

    Synopsis officiel: « A St Just-et-Vacquière, un village de 250 habitants perdu dans la garrigue, Jean-Michel Burel, est l’instituteur d’une classe unique, qui regroupe tous les niveaux de l’école primaire. Il en est le maître d’école depuis 1972 et y enseigne la tolérance, la sagesse au même titre que l'orthographe et les mathématiques. Il s’évertue à soutenir les élèves pour leur donner confiance et les élever plus haut.
    Après 40 ans d’enseignement au même endroit et d’amour pour ses élèves, Jean-Michel Burel commence sa dernière année scolaire avant la retraite.
    Il lui reste quelques mois pour dire adieu à ses «petits», quelques mois pour transmettre sa passion de l’éducation.
    Comment va-t-il vivre cette dernière année et supporter le compte à rebours jusqu’à son dernier jour de classe ?
    À travers les yeux d’une ancienne élève, aujourd’hui réalisatrice, se dessine une école intemporelle où la rigueur se conjugue avec la bonne humeur, une école où la liberté commence avec le respect de celle des autres.
    Une école qui appartient à tous et au domaine universel de l’enfance. »

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    ©2015 B2Films-D8films

    CONCOURS:

    C'est très simple: pour figurer parmi les heureux lauréats, soyez parmi les 9 premiers à me donner les titres des films dont figurent les images ci-dessous et qui tous mettent en scène des enfants et n'oubliez pas la question 4 qui concerne le film.

    Envoyez vos réponses à inthemoodforfilmfestivals@gmail.com en n'oubliant pas de spécifier vos coordonnées avec, pour intitulé de votre email, "Concours Le Maître d'Ecole".

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    4. Dans quel département se situe le village où enseigne le "maître d'école"?

  • Critique de JANIS d'Amy Berg

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    Depuis quelques années, le Festival du Cinéma Américain de Deauville propose une belle sélection de documentaires réunis sous l’intitulé « Les Docs de l’Oncle Sam ». Cette année figuraient au programme : « Altman », « By Sidney Lumet », « Hitchcock Truffaut », « Janis », « Steve McQueen : the man and Le Mans », « This is Orson Welles », « Wolfpack». Même si j’aurais aimé tous les découvrir, il fallait bien faire des choix parmi les différentes sections du festival, le mien, pour les documentaires, s’est orienté vers « Janis » d’Amy Berg (à découvrir en salles en France le 6 janvier 2016) et il s’est avéré judicieux tant ce documentaire est passionnant. Notez qu'il figurait également en compétition du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015.

    Janis que son prénom suffit à désigner, c’est donc Janis Joplin, l’une des plus mythiques chanteuses de rock et de blues de tous les temps mais aussi une écorchée vive, forte et vulnérable, aussi sensible que sa voix était puissante. L’histoire de la courte vie d’une femme passionnée qui changea le cours de l’histoire de la musique, qui a enfreint tous les codes dans sa vie comme dans la musique, se jetant à corps perdu dans l’une comme dans l’autre. Elle décéda ainsi en 1970 à l’âge de 27 ans (le fameux « Club des 27″, l’âge auquel décédèrent les autres légendes du rock : Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Kurt Cobain et Amy Winehouse).

    Peut-être, dans son dispositif,, un peu classique pour une femme aussi libre et iconoclaste, « Janis » repose néanmoins sur une belle idée. Celle d’une voix off qui lit des lettres que Janis avait adressées à sa famille créant ainsi une proximité avec le spectateur qui a l’impression de recueillir ses confidences, d’entendre sa voix intérieure aussi fragile que sa musique était puissante.

    Ce dispositif épistolaire permet d’esquisser un portrait plus nuancé et nous donne à voir, derrière les images enfiévrées, fascinantes, explosives, électriques, des concerts, la femme blessée, avide d’amour, à jamais complexée et surtout fragilisée par les humiliations qu’elle a subies dans son enfance.

    Bouleversante est la scène où, devenue une star, elle revient dans son ancien lycée et, où dans sa voix et son regard perdus, à fleur de peau, subsistent les bleus à l’âme de l’enfant blessée qu’elle semble alors être à nouveau et à jamais.

    Se dessine ainsi, derrière l’artiste hors normes, au talent qui transpire l’écran et nous fait frissonner d’émotion, le portrait d’une femme terriblement attachante, sensible, empathique, pétrie d’incertitudes, de manque d’amour et de confiance qu’elle tentait de noyer dans des plaisirs artificiels.

    La fin du documentaire, ce rendez-vous manqué que n’aurait osé inventer le plus audacieux des scénaristes, est absolument bouleversante et nous laissent ko avec une seule envie, entendre à nouveau sa voix immortelle, fiévreuse et incandescente.