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  • Marco Bellocchio donnera la "Leçon de cinéma" du Festival de Cannes 2010

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    Après les frères Dardenne l'an passé ou encore Quentin Tarantino il y a deux ans, c'est cette année le cinéaste italien Marco Bellocchio, oublié du palmarès avec "Vincere" en compétition l'an passé, qui donnera la leçon de cinéma du Festival de Cannes 2010. Un rendez-vous toujours passionnant auquel je vous conseille vivement d'assister (tous les badges y sont admis).

    Le parcours de Marco Bellocchio au Festival de Cannes:

    Films présentés à Cannes

    • 2009 - VINCERE - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2006 - IL REGISTA DI MATRIMONI (LE METTEUR EN SCÈNE DE MARIAGES) - Un Certain Regard , Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2002 - "L'ORA DI RELIGIONE" (IL SORRISO DI MIA MADRE) ("L'ORA DI RELIGIONE" (LE SOURIRE DE MA MERE)) - En Compétition Scénario & Dialogues, Réalisation
    • 1999 - LA BALIA (LA NOURRICE) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1997 - IL PRINCIPE DI HOMBURG DI HEINRICH VON KLEIST (LE PRINCE DE HOMBOURG DE HEINRICH VON KLEIST) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1994 - IL SOGNO DELLA FARFALLA (REVE DE PAPILLON) - Un Certain Regard Scénario & Dialogues, Réalisation
    • 1986 - DIAVOLO IN CORPO (DIABLE AU CORPS) - Section parallèle Réalisation
    • 1984 - ENRICO IV (HENRI IV, LE ROI FOU)- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1980 - SALTO NEL VUOTO (LE SAUT DANS LE VIDE) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1977 - IL GABBIANO (LA MOUETTE) - Hors Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues

    Membre du Jury

    • 2007 - Sélection officielle - Membre

    Filmographie de Marco Bellocchio

    1962 : Ginepro fatto uomo

    1965 : La colpa e la pena

    1965 : Les Poings dans les poches (Pugni in tasca)

    1967 : La Chine est proche (La Cina è vicina)

    1969 : Évangile 70 (Amore e rabbia)

    1972 : Au nom du père (Nel nome del padre)

    1972 : Viol en première page (Sbatti il mostro in prima pagina)

    1975 : Fous à délier (Matti da slegare)

    1976 : La Marche triomphale (Marcia trionfale)

    1980 : Vacanze in Val Trebbia

    1980 : Le Saut dans le vide (Salto nel vuoto)

    1982 : Les Yeux, la bouche (Gli occhi, la bocca)

    1984 : Henri IV, le roi fou (Enrico IV)

    1986 : Le Diable au corps (Il diavolo in corpo)

    1988 : La Sorcière (La visione del sabba)

     1991 : Autour du désir (La condanna)

    1994 : Rêve de papillon (Il sogno della farfalla)

    1995 : Sogni infranti

    1997 : Elena

    1997 : Le Prince de Hombourg de Heinrich Von Kleist (Il principe di Homburg)

    1998 : La religione della storia

    1999 : La Nourrice (La balia)

    2000 : L'affresco

    2001 : Un altro mondo è possibile

    2002 : Le Sourire de ma mère (L'Ora di religione - Il sorriso di mia madre)

    2003 : Buongiorno, Notte

    2006 : Le Metteur en scène de mariages (Il regista di matrimoni)

    2006 : Sorelle

    2008 : Vincere (sélection officielle du Festival de Cannes 2009)

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  • "Le Guépard" de Luchino Visconti dans la sélection Cannes Classics 2010: critique

    Je vous parlais avant-hier du programme de Cannes Classics 2010 (ici) , le chef d'oeuvre de Luchino Visconti, "Le Guépard" et accessoirement un de mes films favoris, y figure. Je vous engage évidemment à (re)voir ce classique. Je vous en propose ma critique ci-dessous:

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    En 1860, en Sicile, tandis que Garibaldi et ses chemises rouges débarquent pour renverser la monarchie des Bourbons de Naples et l’ancien régime, le prince Don Fabrizio Salina (Burt Lancaster) ainsi que sa famille et son confesseur le Père Pirrone (Romolo Valli), quitte ses domaines pour son palais urbain de Donnafigata, tandis que son neveu Tancrède rejoint les troupes de Garibaldi. Tancrède s’éprend d’Angelica, (Claudia Cardinale), la fille du riche maire libéral  de Donnafugata : Don Calogero. Le Prince Salina s’arrange pour qu’ils puissent se marier. Après l’annexion de la Sicile au royaume d’Italie, Tancrède qui s’était engagé aux côtés des Garibaldiens les abandonne pour rejoindre l’armée régulière…

    Les premiers plans nous montrent une allée qui mène à une demeure, belle et triste à la fois. Les allées du pouvoir. Un pouvoir beau et triste, lui aussi. Triste car sur le déclin, celui de l’aristocratie que symbolise le Prince Salina. Beau car fascinant comme l’est le prince Salina et l’aristocratie digne qu’il représente. Ce plan fait écho à celui de la fin : le prince Salina avance seul, de dos, dans des ruelles sombres et menaçantes puis il s’y engouffre comme s’il entrait dans son propre tombeau. Ces deux plans pourraient résumer l’histoire, l’Histoire, celles d’un monde qui se meurt. Les plans suivants nous emmènent à l’intérieur du domaine, nous offrant une vision spectrale et non moins sublime de cette famille. Seuls des rideaux blancs dans lesquels le vent s’engouffre apportent une respiration, une clarté dans cet univers somptueusement sombre. Ce vent de nouveauté annonce l’arrivée de Tancrède, Tancrède qui apparaît dans le miroir dans lequel Salina se mire.  Son nouveau visage. Le nouveau visage du pouvoir. Le film est à peine commencé et déjà son image est vouée à disparaître. Déjà la fin est annoncée. Le renouveau aussi.

    Fidèle adaptation d’un roman écrit en 1957 par Tomasi di Lampedusa, Le Guépard témoigne d’une époque représentée par cette famille aristocrate pendant le Risorgimento, « Résurrection » qui désigne le mouvement nationaliste idéologique et politique qui aboutit à la formation de l’unité nationale entre 1859 et 1870. Le Guépard est avant tout l’histoire du déclin de l’aristocratie et de l’avènement de la bourgeoisie, sous le regard et la présence félins, impétueux, dominateurs du Guépard, le prince Salina. Face à lui, Tancrède est un être audacieux, vorace, cynique, l’image de cette nouvelle ère qui s’annonce.

    medium_guepard4.JPGLa scène du fastueux bal qui occupe un tiers du film est aussi la plus célèbre, la plus significative, la plus fascinante. Elle marque d'abord par sa magnificence et sa somptuosité :  somptuosité des décors, soin du détail du Maestro Visconti qui tourna cette scène en huit nuits parmi 300 figurants. Magnificence du couple formé par Tancrède et Angelica, impériale et rayonnante dans sa robe blanche. Rayonnement du couple qu’elle forme en dansant avec Salina, aussi.  La fin du monde de Salina est proche mais le temps de cette valse, dans ce décor somptueux, le temps se fige. Ils nous font penser à cette réplique de Salina à propos de la Sicile : "cette ombre venait de cette lumière". Tancrède regarde avec admiration, jalousie presque, ce couple qui représente pourtant la déchéance de l’aristocratie et l’avènement de la bourgeoisie. Un suicide de l'aristocratie même puisque c’est Salina qui scelle l’union de Tancrède et Angelica, la fille du maire libéral, un mariage d’amour mais aussi et avant tout de raison entre deux univers, entre l'aristocratie et la bourgeoisie. Ces deux mondes se rencontrent et s’épousent donc aussi le temps de la valse d’Angelica et Salina. Là, dans le tumulte des passions, un monde disparaît et un autre naît. Ce bal est donc aussi remarquable par ce qu’il symbolise : Tancrède, autrefois révolutionnaire, se rallie à la prudence des nouveaux bourgeois tandis que Salina, est dans une pièce à côté, face à sa solitude, songeur,  devant un tableau de Greuze, la Mort du juste, faisant « la cour à la mort » comme lui dira ensuite magnifiquement Tancrède.

    Angelica, Tancrède et Salina se retrouvent ensuite dans cette même pièce face à ce tableau morbide alors qu’à côté se fait entendre la musique joyeuse et presque insultante du bal. L’aristocratie vit ses derniers feux mais déjà la fête bat son plein. Devant les regards attristés et admiratifs de Tancrède et Angelica, Salina s’interroge sur sa propre mort. Cette scène est pour moi une des plus intenses de ce film qui en comptent pourtant tant qui pourraient rivaliser avec elle. Les regards lourds de signification qui s’échangent entre eux trois, la sueur qui perle sur les trois visages, ce mouchoir qu’ils s’échangent pour s’éponger en font une scène d’une profonde cruauté et sensualité où entre deux regards et deux silences, devant ce tableau terriblement prémonitoire de la mort d’un monde et d’un homme, illuminé par deux bougies que Salina a lui-même allumées comme s’il admirait, appelait, attendait sa propre mort, devant ces deux êtres resplendissants de jeunesse, de gaieté, de vigueur, devant Salina las mais toujours aussi majestueux, plus que jamais peut-être, rien n’est dit et tout est compris.

    medium_guepard3.JPG Les décors minutieusement reconstitués d’ une beauté visuelle sidérante, la sublime photo de Giuseppe Rotunno, font de ce Guépard une véritable fresque tragique, une composition sur la décomposition d’un monde, dont chaque plan se regarde comme un tableau, un film mythique à la réputation duquel ses voluptueux plans séquences (notamment la scène du dîner pendant laquelle résonne le rire interminable et strident d’Angelica comme une insulte à l’aristocratie décadente, au cour duquel se superposent des propos, parfois à peine audibles, faussement anodins, d’autres vulgaires, une scène autour de laquelle la caméra virevolte avec virtuosité, qui, comme celle du bal, symbolise la fin d’une époque), son admirable travail sur le son donc, son travail sur les couleurs (la séquence dans l’Eglise où les personnages sont auréolés d’une significative lumière grise et poussiéreuse ) ses personnages stendhaliens, ses seconds rôles judicieusement choisis (notamment Serge Reggiani en chasseur et organiste), le charisme de ses trois interprètes principaux, la noblesse féline de Burt Lancaster, la majesté du couple Delon-Cardinale, la volubilité, la gaieté et le cynisme de Tancrède formidablement interprété par Alain Delon, la grâce de Claudia Cardinale, la musique lyrique, mélancolique et ensorcelante de Nino Rota ont également contribué à faire de cette fresque romantique, engagée, moderne, un chef d’œuvre du septième Art. Le Guépard a ainsi obtenu la Palme d’or 1963… à l’unanimité.

     La lenteur envoûtante dont est empreinte le film métaphorise la déliquescence du monde qu’il dépeint. Certains assimileront à de l’ennui ce qui est au contraire une magistrale immersion  dont on peinera ensuite à émerger hypnotisés par l’âpreté lumineuse de la campagne sicilienne, par l’écho du pesant silence, par la beauté et la splendeur stupéfiantes de chaque plan. Par cette symphonie visuelle cruelle, nostalgique et sensuelle l’admirateur de Proust qu’était Visconti nous invite à l’introspection et à la recherche du temps perdu.

    La personnalité du Prince Salina devait beaucoup à celle de Visconti, lui aussi aristocrate, qui songea même à l’interpréter lui-même, lui que cette aristocratie révulsait et fascinait à la fois et qui, comme Salina, aurait pu dire : « Nous étions les Guépards, les lions, ceux qui les remplaceront seront les chacals, les hyènes, et tous, tant que nous sommes, guépards, lions, chacals ou brebis, nous continuerons à nous prendre pour le sel de la terre ».

    Que vous fassiez partie des guépards, lion, chacals ou brebis, ce film est un éblouissement inégalé par lequel je vous engage vivement à vous laisser hypnotiser...

    A lire également, dans le cadre du cycle Alain Delon sur inthemoodforcinema.com, mes critiques de :  La Piscine », « Borsalino », « Le Guépard », « Monsieur Klein »,  « Le Cercle rouge », "Le Professeur", "Plein soleil"

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  • "Pieds nus sur les limaces" avec Ludivine Sagnier et Diane Krüger en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs 2010

    pieds.jpgC'est le nouveau film de Fabienne Berthaud, "Peids nus sur les limaces" avec Diane Krüger et Ludivine Sagnier qui fera la clôture de la Quinzaine des Réalisateurs 2010.

    Il sera présenté vendredi 21 mai à 19H30 au Théâtre Croisette (Palais Stéphanie) pour la clôture de la 42ème Quinzaine des Réalisateurs.

    Synopsis: Clara est mariée à Pierre, jeune avocat plein d'avenir. Elle vit et travaille avec lui à Paris. C'est un couple normal et sans problème. A la mort brutale de sa mère, Clara se retrouve responsable de sa soeur cadette, Lily.
    Car Lily n'est pas comme les autres.
    Sa trop grande sensibilité la rend vulnérable vis-à-vis du monde extérieur et l'empêche d'être autonome. Elle a besoin de protection. Elle s'est construit un univers bien à elle, dans lequel elle a trouvé un " certain " équilibre dont il lui est difficile de sortir. Elle vit à la campagne, dans la maison de famille, en Province.
    Clara, dont la vie s'est organisée loin de sa soeur, va devoir faire des choix.
    Et apprendre que la normalité est une idée très subjective.

    4 ans après Frankie, Fabienne Berthaud retrouve Diane Krüger  pour l'adaptation de son propre roman paru en 2004. Elle en signe l'adaptation avec Pascal Arnold.

    Bonus: Critique de "Frankie" de Fabienne Berthaud

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  • Concours: découvrez "Socialisme" de Jean-Luc Godard en avant-première sur Filmo tv

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    A l'occasion de sa projection en sélection Un Certain Regard , le film "Socialisme" de Jean-Luc Godard, à la veille de sa sortie nationale le 19 mai, sera disponible sur internet pour les internautes qui pourront ainsi le découvrir simultanément aux projections cannoises, en même temps que les festivaliers, sur Filmo tv.

    In the mood for Cannes consacre ainsi aujourd'hui un dossier au film Socialisme (cliquez ici pour accéder au dossier consacré au film "Socialisme"). A cette occasion, en partenariat avec Filmo tv, inthemoodforcannes.com et inthemoodforcinema.com ont le plaisir de vous offrir un code cadeau pour voir le film en avant-première sur Filmo TV. Pour être l'heureux gagnant dîtes-moi 1/Quel est le dernier film présenté en compétition à Cannes par Jean-Luc Godard? 2/ Pourquoi vous souhaitez absolument voir ce film? Vous avez jusqu'au 4 Mai pour m'envoyer vos réponses à inthemoodforcinema@gmail.com avec, comme intitulé de l'email "concours Godard". Seul le gagnant sera contacté.

     Cette avant-première sera accompagnée d'un FESTIVAL JEAN- LUC GODARD (cinquante ans de cinéma !) qui démarre sur FILMO TV dès le 28 avril et qui s'enrichira jour après jour.

    Seront ainsi également disponibles un certain nombre de films du cinéaste, parmi lesquels le premier A bout de souffle mais aussi Pierrot le fou et Le Mépris, Prénom Carmen ou Détective, tous présentés et commentés suivant les règles éditoriales de la plateforme. Cette programmation s'étoffera au fil des semaines par des images, des interviews, des témoignages (d'Alain Sarde, de Claude Chabrol...), des textes et des anecdotes sur et autour de Jean-Luc Godard. , Cette opération s'inscrit dans la volonté de FILMO TV - lancé en 2009 par le groupe WILD BUNCH - de parler de cinéma au-delà de la seule mise à disposition des films. Avec plusieurs centaines de titres proposés sans discrimination de genre, de pays et d'époque, des dizaines d'intervenants venus parler de ce qu'ils aiment, et, en valorisant ainsi les films, FILMO TV oeuvre pour la reconnaissance du cinéma qui n'a de cesse de s'adapter de façon originale aux nouveaux modes de diffusion. Cette mise en ligne exceptionnelle sur FILMO TV témoigne de la vitalité et du caractère novateur de la VOD qui s'impose comme un nouveau complément du cinéma.

    http://www.filmotv.fr/rub/98/evenement.html

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