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  • César 2009, vidéos et bilan: "Séraphine" de Martin Provost, grand vainqueur avec 7 récompenses

    séraphine.jpgVous avez été plus de 4000 à vous connecter pour suivre les César commentés en direct sur "In the mood for cinema", hier soir (bienvenue donc aux nouveaux lecteurs qui auraient découvert le blog à cette occasion), une cérémonie sur laquelle je vais donc revenir brièvement.

     Ce palmarès 2009, sans grande surprise, a néanmoins démontré la diversité et la bonne santé du cinéma français (avec plus de 86 millions de spectateurs sur le marché intérieur et près de 77 millions à l'étranger en 2008: un record) dans son palmarès comme dans ses nominations avec comme grand vainqueur un film à petit budget, surprise de cette année 2008, qui avait déjà connu  un succès auprès de la critique et du public lui permettant d'être encore à l'affiche 22 semaines après sa sortie (Je n'ai donc plus aucune excuse, très bientôt, vous pourrez retrouver ma critique sur "In the mood for cinema"). Ce film, c'est bien sûr "Séraphine" de Martin Provost qui a obtenu 7 César  (meilleur film, meilleure actrice pour Yolande Moreau en guise de cadeau d'anniversaire, meilleur scénario original, meilleure musique, meilleur décor, meilleure photo, meilleures costumes).

    mesrinef.jpg Le biopic de Jean-François Richet, "Mesrine", a reçu 3  César dont celui du meilleur réalisateur, du meilleur acteur pour Vincent Cassel qui à l'image d'Elsa Zyleberstein, Déborah François ou même Dustin Hoffman s'est laissé envahir par l'émotion (lequel Vincent CAssel semblait pourtant bien certain d'obtenir cette récompense que j'aurais préfèré voir dévolue à François-Xavier Demaison ou Albert Dupontel, ou Guillaume Depardieu à qui l'hommage de cette cérémonie a été quelque peu expéditif) et du meilleur son.

    "Le premier jour du reste de ta vie" de Rémi Bezançon est également reparti avec 3 récompenses: meilleur espoir féminin pour Déborah François, meilleur montage pour Sophie Reine, meilleur espoir masculin pour Marc-André Grondin.

    "Il y a longtemps que je t'aime", le premier film de l'écrivain Philippe Claudel a reçu quant à lui 2 César: celui du meilleur premier film et de la meileure actrice dans un second rôle pour Elsa Zylberstein.

    premier.jpg"Un conte de noël" d'Arnaud Desplechin et "Entre les murs" de Laurent Cantet sont chacun repartis avec un César: celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Paul Roussillon pour le premier, celui de la meilleur adaptation pour le second.

    Enfin Agnès Varda a obtenu le César du meilleur documentaire pour "Les plages d'Agnès" et Ari Folman celui du meilleur film étranger pour "Valse avec Bachir".

    Dustin Hoffman, Emma Thompson, Sean Penn ont apporté classe, humilité, émotion à la cérémonie rattrapant les quelques maladresses de la soirée (notamment la prestation de Julie Ferrier en actrice ingénue, un peu drôle au début, vraiment lourde à la fin lorsque la salle s'esclaffait à ses pitreries pendant que le réalisateur Pierre Pinaud ayant obtenu le César du meilleur court métrage pour "Les miettes" s'exprimait). Dommage que la touchante intervention de Dustin Hoffman ait été interrompue par Antoine de Caunes qui lui a fait comprendre un peu maladroitement qu'il fallait qu'il abrège, de même que Lambert Wilson, écourtant ainsi les moments un peu plus spontanés de la soirée.

    Retrouvez le palmarès complet de cette 34ème cérémonie des César et l'ensemble de mes commentaires détaillés en direct, en cliquant ici.

    Prochain évènement à suivre en direct sur "In the mood for cinema": Festival du Film Asiatique de Deauville 2009, du 11 au 15 mars prochain et d'ici là, d'autres avant-premières...

    Ci-dessous, quelques vidéos de cette 34ème Cérémonie des César pour ceux qui l'auraient manquée avec en vrac le best of en 1 minute 40, Elie Seimoun en "Tootsie", l'intervention inachevée de Dustin Hoffman, Florence Foresti,  Vincent Cassel: (Vous pouvez aussi la revoir sur le blog des César de Canal plus, ici)


    www.Tu.tv


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  • « Watchmen-Les Gardiens » de Zack Snyder : critique en avant-première (soirée Allociné) ou la thèse sans antithèse et synthèse...

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    A la demande générale, je vais donc évoquer l’avant-première de « Watchmen- Les Gardiens » de Zack Snyder (mais brièvement hein, le principe de ce blog reste de partager mes coups de cœur cinématographiques, et ce film, vous l’avez compris ou le comprendrez rapidement, n’en fait pas partie …). Cette projection en avant-première avait lieu au Forum des Images et était organisée dans le cadre du club 300 d’Allociné dont  c’était la troisième soirée « Allociné Family and Friends » après celles organisées pour les projections de « Wall-E » et « Mesrine ». Venons-en à l’essentiel avant d’évoquer  l’accessoire (le film) :  les blogueurs avec lesquels j’ai eu le plaisir de terminer cette soirée, j'ai nommé Brigitte des "Nouveaux Cinéphiles", Pascale et Hervé de "Sur la route du cinéma", Osmany de "Oh my bloogness" , sur les blogs desquels vous trouverez également un récit de cette soirée, ainsi que sur les blogs des autres inconditionnels des avant-premières que j’ai une nouvelle fois eu le plaisir de croiser  Tadah! blog , Les Cinétribulations d'Alain Robert, Filmgeek. Vous trouverez également des critiques sur les blogs du Petit cinéphile et sur le blog BJ and Mat Cinéshow.

    Pour les  incultes en bd et comics qui, comme moi, l’ignoraient, « Watchmen » est donc un comic-book constitué de 12 volumes écrits-réalisés-commis entre 1986 et 1987 par Alan Moore (pour le texte) et Dave Gibbons (pour le dessin ), un comic dont la forme est paraît-il particulièrement singulière, voire révolutionnaire (utilisation de la première personne, neuf vignettes par page privilégiant les formats verticaux, caractéristiques réalistes des héros etc) mais surtout paraît-il le meilleur comic de tous les temps figurant  dans le top 100 du Time Magazine des « Meilleurs romans de la langue anglaise depuis 1923 », lauréat du prix Victor Hugo, prix du meilleur album étranger au Festival international de la BD d’Angoulême. Bref, le « A la recherche du temps perdu » du comic. Quand je pense qu’il a été un moment question que Terry Gilliam, Paul Greengrass ou Darren Aronofsky le réalisent, je me dis que nous sommes peut-être passés à côté d’un bon film mais malheureusement c’est au réalisateur de « 300 », Zach Snyder que cette épineuse mission a échu.

    En préambule, la toujours sympathique et dynamique équipe d’Allociné nous a prévenus : ce film d’anticipation a une portée philosophique, politique, historique et nécessite plusieurs visionnages afin d’être vraiment appréhendé ! Fichtre… Une sorte de mélange entre « Citizen Kane », «  2001 Odyssée de l’Espace », « Hiroshima mon amour »… Welles, Kubrick et Resnais : rien à côté de Zack Snyder !  Qui l’eut cru ?

    Le pitch : Nous sommes à la fois en 1985  et à une époque indéfinie et alternative (Watchmen étant évidemment intemporel et universel comme tout chef d’œuvre qui se respecte ou aspirant du moins à l’être), la Guerre Froide étant à son apogée,  les Etats-Unis ayant remporté la Guerre du Vietnam et  Richard Nixon achevant un cinquième mandat à la Maison-Blanche… Les super-héros font alors partie du quotidien (rien à voir avec Superman et autres Spiderman, je vous expliquerai ça ultérieurement) et l’horloge (d’où le nom de Watch-men) de l’Apocalypse –symbole de la tension entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l’un de ses anciens collègues super-héros (oui, collègues, super-héros est un métier…) est assassiné, le cynique, brutal, égoïste Comédien (Jeffrey Dean Morgan), Rorschach (Jackie Earle Haley), un justicier masqué aussi las que déterminé va découvrir un complot qui menace de tuer et discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu’il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers –un groupe hétéroclite de justiciers retraités, seul l’un d’entre eux –le Dr Manhattan- possédant de véritables pouvoirs, sorte de Dieu bleuté au physique improbable- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences inquiétantes pour leur futur.

    "Les inconditionnels pourront découvrir la transposition sur grand écran des personnages et scènes qu'ils aiment, ainsi que la réalité alternative complexe du roman graphique, tandis que le reste du public verra des super-héros agir d'une façon qu'ils n'avaient jamais envisagée auparavant. Et si, au final, Watchmen est considéré comme une bande-annonce de 2h30 pour le livre, ce sera ma plus belle récompense." Voilà ce qu’a déclaré Zack Snyder aspirant à passionner les néophytes autant que les fans du comic-book. Etant donné que lors de la projection allocinéenne, seuls 8 % des spectateurs ayant voté ont déclaré ne pas aimer ou ne pas aimer du tout contre 78% de satisfaits, je ne vais pas généraliser mon cas de néophyte (j’imagine que parmi les 78% tous n’étaient pas aficionados de la BD) mais pour moi en tout cas, cela n’a pas du tout fonctionné.

    D’abord, parce que « Watchmen » n’est pas à la hauteur de son ambition débordante. Ce film m’a rappelée un de mes passionnants sujets de sciences-po : « Existe-t-il une guerre juste ? ». Voilà, entre autres thèmes, ce à quoi « Watchmen »ambitionne de répondre. Seulement Zack Snyder ne connaît pas les plans en trois parties et en guise de thèse, nous avons une exposition interminable des différents personnages qui constitue l’essentiel des 2H43 que dure le film (on peut ne pas avoir lu la bd, ne pas être totalement stupide et donc cerner les personnages un peu plus rapidement), l’antithèse et la synthèse étant rapidement expédiées. J’ai eu l’impression d’une immense scène d’exposition qui ne s’achèverait jamais, entrecoupée de flash-backs destinés à nous faire comprendre le passé de ces super-héros, leurs enfances difficiles et traumatismes censés expliquer leur soif de justice, de vengeance, de violence aussi (Petite précision : « Watchmen » est interdit aux moins de 12 ans en France, aux moins de 17 ans aux Etats-Unis). Ce ne sont donc pas de vrais super-héros mais des humains (et donc des êtres faillibles) se prenant pour des justiciers masqués, armes redoutables d’une Amérique impérialiste. Ici donc  pas de manichéisme qui sied habituellement aux films de super-héros avec les gentils héros d’un côté et les représentants du mal absolu de l’autre, mais une frontière bien étanche entre le bien et le mal. (D’où les parallèles possibles avec toutes les polices et armées du monde, et avec toutes les guerres passées et présentes ). Ces flash-backs redondants entrecoupent constamment le récit et finissent par rendre l’intrigue (on est quand même censés rechercher un meurtrier et l'horloge fatidique qui menace d'une troisième guerre mondiale, qui plus est nucléaire, est toujours là..., ressurgissant aux moments les plus incongrus) totalement inintéressante et secondaire.

     Parce que voilà une des fameuses singularités de « Watchmen » : les super-héros y sont fragiles, réalistes, n’ont pas de super pouvoirs à l’exception de l’un d’entre eux (le fameux Docteur Manhattan, je passe sur les circonstances d’une expérience scientifique malheureuse qui lui ont procuré ses pouvoirs extraordinaires, cette scène aurait pu être magistrale de tension, elle n’est que ridicule…) et sont même parfois particulièrement violents et impulsifs à l’image du Comédien. Ils sont parfois plus lâches et inhumains que ceux qu’ils combattent (Etant humains, ils ont donc les travers des humains), dans un monde crépusculaire réaliste. Ajoutez à cela une atmosphère apocalyptique et de chaos, une société en déliquescence et donc en résulte une société propice à tous les extrémismes et impérialismes.

    Quant à la synthèse elle donne une morale plutôt douteuse, par la maladresse et la réalisation plutôt convenue de Zack Snyder, justifiant les extrémismes qu’il aspire plutôt, sans doute, à dénoncer, ou en tout cas justifiant la « guerre juste » (une explosion nucléaire fait des millions de morts mais « réussit » ainsi à réconcilier les Etats-Unis et l’Union Soviétique, ceux-ci s’alliant contre ce nouvel ennemi…), ou en voulant aussi dénoncer les raisons fallacieuses, parfois et même souvent les raisons économiques, justifiant les guerres et autres conflits (Oui, parce qu’il y a évidemment un traitre dans le lot dont, même les incultes en bd parviennent à déceler rapidement l’identité, reste donc juste la sombre, voire morbide, beauté graphique du film à observer pour s’occuper) .

    La bande originale est certes exemplaire et aligne les chefs d’œuvre musicaux, ce qui ne fait qu’exacerber le kitsch des scènes sur lesquelles elle est plaquée pour créer une émotion totalement absente sans oublier l’indispensable humour caractéristique de ce genre de film indissociable de la violence qu’il est censé désamorcer.

    En s’attaquant à « Watchmen :les gardiens » que la fameuse portée historique, philosophique, politique aurait pu rendre intéressant, et même passionnant, pour les néophytes autant que pour les inconditionnels et auquel il aurait pu apporter une portée universelle et intemporelle, Zack Snyder a réalisé un film pour initiés au genre, anxiogène et kitsch au possible pour les autres (à moins de le prendre au 5ème degré, parce qu'au premier c'est difficilement supportable), sans autre intérêt que d’exposer un univers et des personnages que la première demi-heure aurait dû suffire à nous faire découvrir. Restent la bande originale et une ténébreuse noirceur qui finiraient presque par nous embarquer… dans un ailleurs où je n’aspire néanmoins pas à retourner ni à vous conseiller d’aller ! Vous voilà prévenus !

    Sandra.M

  • Les résultats de la 34ème cérémonie des César en direct (César 2009)

    césar23.jpgA partir de ce soir, 21H, je vous propose de suivre les résultats des César commentés sur "In the mood for cinema".

    Voici ci-dessous, les résultats publiés et commentés au fur et à mesure de leurs annonces. Vous pouvez suivre la cérémonie actuellement sur Canal plus et sur le site internet de Canal plus, ici.  Je vous conseille également le site internet de l'Académie des César pour tout savoir sur les César, ici.

    Vous pouvez aussi retrouver toutes les nominations sur "In the mood for cinema", ici.

    La cérémonie (pré-générique) débute par un hommage au créateur des César, Georges Cravenne, un texte de remerciement signé François Truffaut, lu par la voix suave et inimitable de Fanny Ardant.

    23 ans après reçu son César du meilleur espoir féminin, Charlotte Gainsbourg préside avec émotion en évoquant notamment Claude Berri qui "va lui manquer, nous manquer" et ouvre ce "retour sur une année pleine de films, d'émotions" que constitue cette 34ème cérémonie des César, au théâtre du Chatelet.

    Le premier César de la soirée, celui de la meilleure actrice dans un second rôle est remis par Tomer Sisley et attribué à

    MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND  RÔLE

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    Jeanne Balibar (Sagan)

    Anne Consigny (Un conte de Noêl)

    Edith Scob (L'heure d'été)

    Karin Viard (Paris)

    Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t'aime)

    Le César du meilleur espoir masculin est remis par Cécile Cassel à :

    MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

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    Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)

    Laurent Capelluto (Un conte de Noël)

    Marc-André Grondin (Le premier jour du reste de ta vie)

    Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne)

    Pio Marmai (Le premier jour du reste de ta vie)  

    C'est Rémi Bezançon qui est venu chercher le César attribué à Marc-André Grondin, premier césar attribué au "Premier jour du reste de ta vie"...et espérons le premier d'une longue série...

    MEILLEUR MONTAGE (remis par Léa Drucker et Laurent Stocker)

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    Laurence Briaud pour "Un conte de Noël"

    Robin Campillo et Stéphanie Léger pour "Entre les murs"

    Sophie Reine pour "Le premier jour du reste de ta vie"

    (Deuxième César pour "Le premier jour du reste de ta vie" après celui attribué à Marc-André Grondin pour le meilleur espoir masculin.)

    Francine Sandberg pour "Paris"

    Hervé Schneid Bill Pankow pour "Mesrine" 

    MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

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    Un César attribué par Julie Depardieu "animée par l'âme de [son] frère" qui a fait "craquer les coutures sur scène et dans la vie".

    Benjamin Biolay (Stella)

    Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera)

    Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)

    (dont c'est la deuxième collaboration avec A. Desplechin après "Rois et reines". Dans "Un conte de noël", il interprète le rôle de l'époux de Catherine Deneuve. C'est Arnaud Desplechin qui vient chercher son César, Jean-Paul Roussillon étant absent).

    Pierre Vaneck (Deux jours à tuer)

    Roschdy Zem (La fille de Monaco) 

    Hommage à Claude Berri avec des extraits de son impressionnante filmographie en tant que réalisteur mais surtout en tant que producteur ...

    MEILLEUR FILM ÉTRANGER (César remis par Monica Belluci)

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    Eldorado (Bouli Lanners)

    Gomorra (Matteo Garrone)

    Into the wild (Sean Penn)

    Le silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

    There will be blood (Paul Thomas Anderson)

    Two lovers (James Gray)

    Valse avec Bachir (Ari Folman)

    (Enfin "Valse avec Bachir" après être reparti bredouille de Cannes et des Oscars, et après avoir reçu le Golden Globe du meilleur film étranger, reçoit le César du meilleur film étranger face à des films tous plus magnifiques et marquants les uns que les autres comme "Into the wild", "Two lovers" ou encore "Le silence de Lorna" dont vous pouez retrouver les critiques sur ce blog. )

    MEILLEURE ADAPTATION (remis par Tilda Swinton)

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    Eric Assous, François d'Epenoux et Jean Becker pour "Deux jours à tuer"

    Clémence de Biéville, François Caviglioli et Nathalie Lafaurie pour "Le crime est notre affaire"

    Laurent Cantet, François Begaudeau et Robin Campillo pour "Entre les murs" (Après sa palme d'or 2008, le film de Laurent Cantet reçoit ce César amplement mérité pour un livre dont l'adaptation était une véritable gageure)

    Abdel Raouf Dafri et Jean-François Richet pour "Mesrine"

    Christophe Honoré et Gilles Taurand pour "La belle personne" 

    Petit intermède avec la visite "surprise" de Dany Boon qui avait pourtant annoncé qu'il boycotterait la cérémonie...

    MEILLEUR PREMIER FILM (remis par Dany Boon)

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    Home(Ursula Meier)

    Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)

    (Deuxième César de la soirée pour le premier film en tant que réalisateur de l'écrivain Philippe Claudel, un film que plus d'1 million de spectateurs ont vu en salles).

    Mascarades (Lyes Salem)

    Pour elle (Fred Cavaye)

    Versailles (Pierre Schoeller)

    MEILLEUR SON (Remis par Guillaume Gallienne et Amira Casar)

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    Jean-Pierre Laforce, Nicolas Cantin et Sylvain Malbrant pour "Un conte de Noël"

    Olivier Mauvezin, Agnès Ravez et Jean-Pierre Laforce pour "Entre les murs"

    Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult et Hervé Buirette pour "Mesrine"

    (Premier César remis à "Mesrine"...il fallait donc bien être 6 pour venir le chercher...)

    Daniel Sobrino, Roman Dymny et Vincent Goujon pour "Faubourg 36"

    Philippe Vandendriessche, Emmanuel Croset et Ingrid Ralet pour "Séraphine"

    MEILLEURS COSTUMES (Remis par Guillaume Gallienne et Amira Casar)

     

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    Madeline Fontaine pour "Séraphine"

    Pierre-Jean Larroque pour "Les femmes de l'ombre"

    Virgine Montel pour "Mesrine"

    Nathalie du Roscoät pour "Sagan"

    Carine Sarfati pour "Faubourg 36"

    MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL (Remis par Florence Foresti)

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    Marc Abdelnour et Martin Provost pour "Séraphine"

    Rémi Bezançon pour "Le premier jour du reste de ta vie"

    Dany Boon, Franck Magnier et Alexandre Charlot pour "Bienvenue chez les Ch'tis"

    Philippe Claudel pour "Il y a longtemps que je t'aime"

    Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu pour "Un conte de Noël"

    last.jpgCésar d'honneur attribué par Emma Thompson à Dustin Hoffman (Ils sont actuellement à l'affiche aux Etats-Unis dans "Last chance for love", sortie en France: le 4 mars 2009), Emma Thompson qui se déclare émue et impressionnée d'être aux César...et qui le dit en Français. Extraits de films avec Dustin Hoffman: "Lenny", "Le Lauréat", "Jeanne d'Arc", "Hook", " Des Hommes d'influence", "Rain man", "Little big man", "Kramer contre Kramer", "Macadam Coowboy", "Tootsie"...et évidemment "Last chance for love"... Dustin Hoffman, contrairement à l'habitude lors de ces hommages, écoute Emma Thompson, assis et non debout à ses côtés, de peur d'être submergé par l'émotion. Emma Thompson qui raconte leur rencontre avec beaucoup d'humour et leur film préféré commun "Les Enfants du paradis" de Marcel Carné dont l'évocation par Dustin Hoffman qu'elle l'admirait beaucoup l'a mise à l'aise. Avoir travaillé avec lui est "l"expérience professionnelle la plus précieuse de ma vie" déclare Emma Thompson avant de remettre son César d'honneur à Dustin Hoffman: "Je ne sais pas combien d'acteurs sont dans la salle[...]Je ne sais pas s'ils partagent ce sentiment avec moi mais je n'ai jamais appris vraiment à saluer. On dit que marcher est la chose la plus difficile à faire quand les autres étudiants vous regardent. Je crois qu'il y a une raison à cela[...] J'avais le sentiment que lorsque je prononçais des paroles écrites par quelqu'un d'autre, je trouvais mon axe. Je me dis qu'il y a entre les acteurs ce point commun: ce moment où nous avons réussi à exprimer en nous ce qui était bloqué.[...] Antoine je vous ai regardé danser sur Singing in the rain au début de la cérémonie, et je me suis dit, nous voulons vous rendre heureux. Ce qu'il y a fond c'est toujours la même chose, ce même désir. [...] C'est toujours la même démarche. Enfin, j'ai vu ça ici dans le carnet d'un journal d'un homme mort en Grande-Bretagne, il avait cité quelque chose qui m'a frappé: il y a un cadavre en nous, en chacun d'entre nous et ce cadavre c'est la personne que nous ne sommes pas, la personne qui est ce que nous pouvons être potentiellement mais que nous ne sommes jamais, cette personne c'est l'essence que nous devrions être, nous ne vivons jamais la vie aussi pleinement que nous devrions[...]. Tout ce que j'ai essayé de faire c'est de donner vie à ce cadavre en moi. " Dustin Hoffman.    

                     

    MEILLEURE PHOTO (César remis par Mylène Jampanoï)

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    Laurent Brunet pour Séraphine

    (Troisième César de la soirée pour "Séraphine")

    Robert Gantz pour "Mesrine"

    Eric Gautier pour "Un conte de Noël"

    Agnès Godard pour "Home"

    Tom Stern pour "Faubourg 36"  

    MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM (remis par Aïssa Maïga)

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    Jean-Louis Aubert pour "Il y a longtemps que je t'aime"

    Marco Beltrami et Marcus Trumpp pour "Mesrine"

    Michael Galasso pour "Séraphine"

    (...qui a notamment signé la musique d' "In the mood for love". Quatrième César pour "Séraphine" qui semble confirmer par ces César l'incroyable bouche à oreille qui a contribué à son succès en salles.)

    Sinclair pour "Le premier jour du reste de ta vie"

    Reinhardt Wagner pour "Faubourg 36"                        

    Meilleur film documentaire (remis par Elie Seimoun...déguisé en "Tootsie")

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    "Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire
    "J'irai dormir à Hollywood" réalisé par Antoine de Maximy

    "Les plages d'Agnès" réalisé par Agnès Varda

    (Après plus de 200000 entrées en salles, Agnès Varda reçoit le César du meilleur documentaire. "De toutes les récompenses, prix, médailles,  de très loin le César français est le plus beau et est même le seul qui est très beau...On se rend compte avec quelle pièce d'art on part chez soi...".Elle a de nouveau, après l'avoir déjà fait aux Etoiles d'or où elle a également été récompensée pour "Les plages d'Agnès" remercier le public et la critique qui l'a "chouchoutée" pour ce film.)


    "Tabarly" réalisé par Pierre Marcel
    "La vie moderne" réalisé par Raymond Depardon

    Hommage aux disparus de l'année, et plus longuement à Christian Fechner qui a produit de nombreux films et beaucoup de chefs d'oeuvre dont "La fille sur le pont" et "Camille Claudel"...

    MEILLEURS DÉCORS

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     (César remis par tous les jeunes acteurs d'"Entre les murs" de Laurent Cantet face au président du jury du Festival de Cannes 2008 Sean Penn, qui leur avait attribué la palme d'or )

    Thierry François pour "Séraphine" (Cinquième César de la soirée pour "Séraphine"!)

    Emile Ghigo pour "Mesrine"

    Yvan Niclass pour "Home"

    Jean Rabasse pour "Faubourg 36"

    Olivier Raoux pour "Les enfants de Timpelbach" 

    MEILLEUR COURT-MÉTRAGE (Remis par Julie Ferrier)

    "Les miettes" réalisé par Pierre Pinaud

    (Quatrième court de Pierre Pinaud dont c'est en revanche la première nomination aux César .)

    "Les paradis perdus" réalisé par Hélier Cisterne

    "Skhizein" réalisé par Jérémy Clapin

    "Taxi Wala" réalisé par Lola Frederich

    "Une leçon particulière" réalisé par Raphaël Chevènement 

    MEILLEUR ESPOIR FEMININ (Remis par Gaspard Ulliel)

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    Marilou Berry (Vilaine)

    Louise Bourgoin (La fille de Monaco)

    Anaïs De moustier (Les grandes personnes)

    Deborah François (Le premier jour du reste de ta vie)

    (Déjà nommé pour "L'enfant", le film des frères Dardenne qui l'a révèlée, et "La tourneuse de pages", Déborah François permet au "Premier jour du reste de ta vie" de cumuler 3 César.)

    Léa Seydoux (La belle personne) 

    MEILLEUR REALISATEUR (Remis par Carole Bouquet)

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    Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie)

    Laurent Cantet (Entre les murs)

    Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)

    Martin Provost (Séraphine)

    Jean-François Richet (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1) 

    (Premier César de meilleur réalisateur pour Jean-François Richet qui remercie la famille de Jacques Mesrine et ses proches, Thomas Langmann, M6, Canal plus, les acteurs et techniciens, et Vincent Cassel sans lequel il "n'aurait pas fait le film" et espérant que c'est "le début d'une grande collaboration" avec ce dernier.)

     MEILLEUR ACTEUR (Remis par Diane Krüger)

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    Vincent Cassel (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1)

    (Troisième récompense pour "Mesrine". Sans grande surprise c'est donc Vincent Cassel qui reçoit le César du meilleur acteur qui remercie , comme lors des Etoiles d'or où il avait été récompensé, Claude Berri sans lequel il n''y aurait pas eu Thomas Langmann producteur du film, lequel Cassel Vincent en a profité pour demander à ce que soient passées quelques images de son père à qui il a dédié son César. Dommage pour François -Xavier Demaison exceptionnel dans le moyen "Coluche" et pour Albert Dupontel qui aurait mérité d'être récompensé pour le très beau film de Jean Becker, oublié de ces César.)

    François-Xavier Demaison (Coluche, l'histoire d'un mec)

    Guillaume Depardieu (Versailles)

    Albert Dupontel (Deux jours à tuer)

    Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie) 

    MEILLEURE ACTRICE (Remis par Lambert Wilson)

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    Catherine Frot (Le crime est notre affaire)

    Yolande Moreau (Séraphine)

    (Sans grande surprise non plus, Yolande Moreau reçoit pour la deuxième fois cette récompense qu'elle avait déjà reçue pour "Quand la mer monte", une récompense qu'elle a reçue avec l'humour décalé et savoureux qui la caractérise.)

    Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)

    Tilda Swinton (Julia)

    Sylvie Testud (Sagan) 

    MEILLEUR FILM (Remis par Charlotte Gainsbourg et Sean Penn)

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    Rappelons que cette année le nombre de films nommés pour cette catégorie est passé de 5 à 7.

    Sean Penn: "Mes films ont beaucoup été aidé en France pour cela et je remercie la France pour cela. "

    "Entre les murs" (Laurent Cantet)

    "Il y a longtemps que je t'aime" (Philippe Claudel)

    "Mesrine" (Jean-François Richet)

    "Paris" (Cédric Klapisch)

    "Le premier jour du reste de ta vie" (Rémi Bezançon)

    "Séraphine" (Martin Provost)

    (Ce troisième long métrage de Martin Provost vu par plus de 500000 spectateurs est donc le grand vainqueur de ces César 2009 avec 7 César. Très ému, Martin Provost a remercié ses producteurs, l'équipe du film pour avoir "travaillé dans des conditions pas faciles, Séraphine n'étant pas un gros budget, [...], tous les comédiens du film [...] Séraphine qui a disparu pendant la crise de 29 et visiblement "la crise actuelle lui a porté chance". Martin Provost)

    "Un conte de Noël" (Arnaud Desplechin) 

    Une cérémonie un peu triste un convenue sur laquelle je reviendrai ces prochains jours... En attendant, n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

  • Les César 2009 en direct sur Canal plus à 21H et commentés dès ce soir sur "In the mood for cinema"

    césar23.jpgN'étant pas au théâtre du Chatelet cette année, en revanche je pourrai donc mettre en ligne les résultats au fur et à mesure et ainsi les commenter.

    Rendez-vous donc dans 2 heures sur Canal plus et sur "In the mood for cinema" pour lire mes commentaires au fur et à mesure.

    A l'image des Etats-Unis et des Oscars qui ont attribué un Oscar posthume à Heath Ledger, la France préfèrera-t-elle attribuer un César posthume à Guillaume Depardieu plutôt que de primer Vincent Cassel dont la performance dans "Mesrine" semble unanimement reconnue par la profession?(Pour ma part j'aimerais bien que par le biais d'Albert Dupontel, le film de Jean Becker "Deux jours à tuer" soit récompensé ou que François-Xavier Demaison le soit, car bien que n'ayant pas particulièrement apprécié le "Coluche" d'Antoine de Caunes, je l'y ai trouvé époustouflant. ) Les présences de Dustin Hoffman et Sean Penn apporteront-elle les doses de glamour et de dérision qui font parfois défaut aux César? Après la polémique suscitée par la quasi-absence de "Bienvenue chez les Ch'tis", l'Académie leur attribuera-t-elle un César de consolation, celui du meilleur scénario (que je préfèrerais voir dévolu à Rémy Bezançon ou Philippe Claudel,  deux films avec de vrais scénarii)? "Valse avec Bachir", oublié des Oscars et du palmarès cannois se verra-t-il enfin récompensé par le biais d'un César du meilleur film étranger?  Lequel parmi les plus nommés, "Séraphine", "Un conte de noël", "Mesrine", "Le premier jour du reste de ta vie", engrangera le plus grand nombre de César? "Séraphine" confirmera-t-elle par une avalanche de César le bouche à oreille qui lui a été plutôt favorable en salles?...

    Réponses dans 2 heures!

  • Conférence de presse de Jennifer Aniston et Owen Wilson à Paris pour "Marley et moi" de David Frankel ( photos et vidéos)

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    Photos ci-dessus: Jennifer Aniston et Owen Wilson (photos "In the mood for cinema")

    marley.jpgAprès deux nouvelles rubriques la semaine dernière : l'une consacrée à des nouvelles que j'ai écrites, l'autre à mes interviews "in the mood for cinema", des rubriques amenées à s'enrichir prochainement, en voici une troisième cette semaine,  consacrée aux conférences de presse.

    Si vous aviez déjà pu suivre en partie de nombreuses autres conférences de presse sur mon blog consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville "In the mood for Deauville", avec le souci de vous immerger toujours plus "in the mood for cinema", je vous emmènerai donc désormais aussi aux conférences de presse parisiennes avec pour commencer, grâce à la FOX que je remercie au passage, la conférence de presse de Jennifer Aniston et Owen Wilson pour le nouveau film du réalisateur du "Diable s'habille en Prada", David Frankel: Marley et moi, une conférence qui s'est déroulée dans les salons de l'hôtel Bristol, à Paris, hier après-midi.

    Je n'ai pas encore vu ce film dont je vous parlerai donc au moment de sa sortie et dont vous pouvez retrouver la bande-annonce en bas de cette note. Pour le reste : une conférence de presse très aseptisée où pas un mot ni une mèche n'ont dépassé avec des réponses brèves et simples que je vous laisse découvrir dans les vidéos ci-dessous.

    Pitch du film:  "Jenny (Jennifer Aniston) et John (Owen Wilson) viennent tout juste de se marier sous la neige du Michigan et décident de partir s'installer sous le soleil de Floride. Alors que l'envie d'avoir un premier enfant se profile chez Jenny, John espère retarder l'échéance en lui offrant un adorable chiot sur les conseils avisés de son collègue Sébastien, un séducteur profitant pleinement de son célibat. C'est ainsi que Marley, un jeune labrador, prend place au sein du couple. En grandissant, l'animal se révèle aussi craquant que dévastateur et la maison devient un véritable terrain de jeu, où plus rien ne peut échapper à sa voracité. Mais l'envie de fonder une famille ressurgit, et Jenny attend désormais son premier enfant. Au rythme des années et des catastrophes qu'il provoque, Marley sera le témoin d'une famille qui se construit et s'agrandit, devant faire face à des choix de carrière, des périodes de doutes et des changements de vie. Pour Jenny et John, même si Marley est le pire chien du monde, cette tornade d'énergie leur témoignera une affection et une fidélité sans limite, pour leur enseigner la plus grande leçon de leur vie".

    Site internet du film: http://www.marleyetmoi-lefilm.com .

    Vous pourrez également trouver le récit de cette conférence de presse sur le blog Filmgeek.

    MES VIDEOS DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE JENNIFER ANISTON ET OWEN WILSON AU BRISTOL, A PARIS, POUR "MARLEY ET MOI" DE DAVID FRANKEL:

     

     

     

    BANDE-ANNONCE DU FILM:

  • En attendant...: les nominations pour les César 2009 (rappel)

    Ne disposant que de quelques minutes,  exceptionnellement pas d'article nouveau aujourd'hui... alors en attendant mes vidéos et photos de la conférence de presse de Jennifer Aniston et Owen Wilson de cet après-midi pour "Marley et moi" de David Frankel, ainsi que ma brève critique en avant-première de "Watchmen les gardiens" (tant pis : vous l'aurez voulue...), je vous rappelle les nominations pour les César 2009 dont vous pourrez suivre les résultats mis en ligne au fur et à mesure, demain soir, sur "In the mood for cinema". Je vous invite à laisser vos pronostics et souhaits à la suite de cet article.

    césar23.jpgLa 34ème cérémonie des César aura lieu  demain soir au théâtre du Châtelet, à Paris. Elle sera présidée par Charlotte Gainsbourg et présentée par Antoine de Caunes.

    Comme je vous en ai déjà informés, quelques changements ont été opérés dans le règlement des César  avec notamment désormais 7 nommés dans la catégorie meilleur film alors qu’ils étaient  5 les années précédentes :  « Mesrine » ( 10 nominations – j’avoue que ce film m’a laissée totalement indifférente et ne toujours pas comprendre l’engouement qu’il suscite mais peut-être suis-je simplement passée à côté…-), « Le Premier jour du reste de ta vie » (9 nominations, un succès entièrement mérité pour Rémi Bezançon et son équipe, cliquez ici pour retrouver mon interview de Rémi Bezançon), « Séraphine » (9 nominations-je ne l’ai malheureusement pas encore vu-), « Un conte de Noël » (9 nominations), « Il y a longtemps que je t'aime » (6 nominations – un film pour lequel Kristin Scott Thomas a déjà reçu le European film award, elle est également nommée comme meilleure actrice pour ces césar), « Entre les murs » (5 nominations, la lauréat de la palme d’or 2008 nommé aussi, nous l’avons appris hier, pour l’Oscar du meilleur film étranger) et « Paris » (3 nominations).

     Sans grande surprise, François-Xavier Demaison est nommé  pour « Coluche, l'histoire d'un mec » face notamment à Albert Dupontel pour « Deux jours à tuer », le très beau film de Jean Becker qui aurait mérité une nomination comme meilleur film.

     Guillaume Depardieu est nommé à titre posthume comme meilleur acteur pour « Versailles » (Guillaume Depardieu avait obtenu un  César du Meilleur espoir en 1996).

     Catherine Frot est nommée pour la cinquième fois en tant que meilleure actrice, étonnante, virevoltante, lumineuse dans « Le crime est notre affaire » notamment face à Sylvie Testud,  également extraordinaire en Sagan dans le film éponyme.

    premier.jpg Certains manifestent déjà leur incompréhension devant le petit nombre de nominations pour « Bienvenue chez les Ch’tis », succès irrationnel de cette année 2008. Au risque de susciter quelques commentaires désagréables, pour ma part, je ne comprends même pas qu’il soit nommé…surtout pour le meilleur scénario (que méritent à mon avis Philippe Claudel ou Rémi Bezançon).

    Pour la première fois, comme pour le meilleur film français,  7 longs métrages (et non des moindres avec notamment les magnifiques « Valse avec Bachir », « Two lovers », « Le silence de Lorna », « Into the wild ») concourent pour le César du meilleur film.

    Enfin,  Dustin Hoffman recevra un césar d'honneur des mains d'Emma Thompson et Sean Penn remettra le César du meilleur film, accompagné la présidente de Charlotte Gainsbourg.

    NOMINATIONS- César 2009:

     MEILLEUR ACTEUR

    Vincent Cassel (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1)

    François-Xavier Demaison (Coluche, l'histoire d'un mec)

    Guillaume Depardieu (Versailles)

    Albert Dupontel (Deux jours à tuer)

    Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie) 

    MEILLEURE ACTRICE

    Catherine Frot (Le crime est notre affaire)

    Yolande Moreau (Séraphine)

    Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)

    Tilda Swinton (Julia)

    Sylvie Testud (Sagan) 

    MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

    Benjamin Biolay (Stella)

    Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera)

    Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)

    Pierre Vaneck (Deux jours à tuer)

    Roschdy Zem (La fille de Monaco) 

    MEILLEURE ACTRICE DANS UN RÔLE FEMININ

    Jeanne Balibar (Sagan)

    Anne Consigny (Un conte de Noêl)

    Edith Scob (L'heure d'été)

    Karin Viard (Paris)

    Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t'aime)

    MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

    Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)

    Laurent Capelluto (Un conte de Noël)

    Marc-André Grondin (Le premier jour du reste de ta vie)

    Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne)

    Pio Marmai (Le premier jour du reste de ta vie)  

    MEILLEUR ESPOIR FEMININ

    Marilou Berry (Vilaine)

    Louise Bourgoin (La fille de Monaco)

    Anaïs De moustier (Les grandes personnes)

    Deborah François (Le premier jour du reste de ta vie)

    Léa Seydoux (La belle personne) 

    MEILLEUR REALISATEUR

    Rémi Bezançàon (Le premier jour du reste de ta vie)

    Laurent Cantet (Entre les murs)

    Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)

    Martin Provost (Séraphine)

    Jean-François Richet (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1) 

    MEILLEUR FILM

    Entre les murs (Laurent Cantet)

    Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)

    Mesrine (Jean-François Richet)

    Paris (Cédric Klapisch)

    Le premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon)

    Séraphine (Martin Provost)

    Un conte de Noël (Arnaud Desplechin) 

    MEILLEUR PREMIER FILM

    Home(Ursula Meier)

    Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)

    Mascarades (Lyes Salem)

    Pour elle (Fred Cavaye)

    Versailles (Pierre Schoeller)

    MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

    Marc Abdelnour et Martin Provost pour Séraphine

    Rémi Bezançon pour Le premier jour du reste de ta vie

    Dany Boon, Franck Magnier et Alexandre Charlot pour Bienvenue chez les Ch'tis

    Philippe Claudel pour Il y a longtemps que je t'aime

    Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu pour Un conte de Noël

    MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM

    Jean-Louis Aubert pour Il y a longtemps que je t'aime

    Marco Beltrami et Marcus Trumpp pour Mesrine

    Michael Galasso pour Séraphine

    Sinclair pour Le premier jour du reste de ta vie

    Reinhardt Wagner pour Faubourg 36 

    MEILLEUR MONTAGE

    Laurence Briaud pour Un conte de Noël

    Robin Campillo et Stéphanie Léger pour Entre les murs

    Sophie Reine pour Le premier jour du reste de ta vie

    Francine Sandberg pour Paris

    Hervé Schneid Bill Pankow pour Mesrine 

    MEILLEURE ADAPTATION

    Eric Assous, François d'Epenoux et Jean Becker pour Deux jours à tuer

    Clémence de Biéville, François Caviglioli et Nathalie Lafaurie pour Le crime est notre affaire

    Laurent Cantet, François Begaudeau et Robin Campillo pour Entre les murs

    Abdel Raouf Dafri et Jean-François Richet pour Mesrine

    Christophe Honoré et Gilles Taurand pour La belle personne 

    MEILLEURE PHOTO

    Laurent Brunet pour Séraphine

    Robert Gantz pour Mesrine

    Eric Gautier pour Un conte de Noël

    Agnès Godard pour Home

    Tom Stern pour Faubourg 36 

    MEILLEURS DÉCORS

    Thierry François pour Séraphine

    Emile Ghigo pour Mesrine

    Yvan Niclass pour Home

    Jean Rabasse pour Faubourg 36

    Olivier Raoux pour Les enfants de Timpelbach 

    MEILLEUR SON

    Jean-Pierre Laforce, Nicolas Cantin et Sylvain Malbrant pour Un conte de Noël

    Olivier Mauvezin, Agnès Ravez et Jean-Pierre Laforce pour Entre les murs

    Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult et Hervé Buirette pour Mesrine

    Daniel Sobrino, Roman Dymny et Vincent Goujon pour Faubourg 36

    Philippe Vandendriessche, Emmanuel Croset et Ingrid Ralet pour Séraphine

    MEILLEURS COSTUMES

    Madeline Fontaine pour Séraphine

    Pierre-Jean Larroque pour Les femmes de l'ombre

    Virgine Montel pour Mesrine

    Nathalie du Roscoät pour Sagan

    Carine Sarfati pour Faubourg 36

    MEILLEUR COURT-MÉTRAGE

    Les miettes réalisé par Pierre Pinaud

    Les paradis perdus réalisé par Hélier Cisterne

    Skhizein réalisé par Jérémy Clapin

    Taxi Wala réalisé par Lola Frederich

    Une leçon particulière réalisé par Raphaël Chevènement 

    MEILLEUR FILM ÉTRANGER

    Eldorado (Bouli Lanners)

    Gomorra (Matteo Garrone)

    Into the wild (Sean Penn)

    Le silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

    There will be blood (Paul Thomas Anderson)

    Two lovers (James Gray)

    Valse avec Bachir (Ari Folman)

  • A suivre sur "In the mood for cinema" : la critique en avant-première de "Watchmen, les gardiens" (soirée Allociné)

    En attendant ma critique en avant-première de "Watchmen, les gardiens", samedi, suite à l'avant-première organisée par Allociné ce soir pour le "club 300", au Forum des images,  je vous propose la bande-annonce ci-dessous.

    A suivre également ces prochains jours sur "In the mood for cinema" : la conférence de presse de Jennifer Aniston et Owen Wilson pour "Marley et moi" et toute l'actualité des César.

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  • "Le code a changé" de Danièle Thompson

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    Dans le cinéma de Danièle Thompson, on retrouve souvent les mêmes "codes" : un film choral (« La bûche », « Fauteuils d’orchestre »…) qui voit se croiser les destins de plusieurs personnages, des personnages le plus souvent parisiens ou du moins vivant à Paris (Paris étant souvent un personnage à part entière) engoncés dans des conventions sociales ou dans leurs masques sociaux factices censés voler en éclats au cours du film. Le cadre de son nouveau film (le quatrième en temps que réalisatrice) est idéal pour ce jeu des apparences puisqu’il s’agit d’un dîner donné par ML (Karin Viard), avocate redoutable spécialisée dans les divorces, et son mari Piotr (Dany Boon), chômeur, le soir de la fête de la musique. Il y a là aussi : Jean-Louis (Laurent Stocker) qui a conçu la cuisine où se déroule le dîner et amant de ML, Juliette (Marina Hands), la sœur de ML accompagnée de son ami qui a l’âge d’être son père (Patrick Chesnais), son père justement (Pierre Arditi) à qui cette dernière n’adresse plus la parole depuis 2 ans caché dans une chambre de la maison pour ne pas croiser sa fille, Lucas, (Christopher Thompson) le futur collaborateur de ML et sa femme Sarah (Emmanuelle Seigner), Alain (Patrick Bruel) et Mélanie (Marina Foïs), le couple de médecins, lui cancérologue et elle gynécologue et enfin Manuela (Blanca Li), le professeur de flamenco de ML invitée au dernier moment.  Les angoisses et les secrets de chacun sont dissimulés par l’humour et les éclats de rires, par le rôle que chacun joue dans ce manège mondain. Le code c’est celui de l’hypocrisie, la bonne humeur, la cordialité… mais aussitôt le dîner terminé et le chemin du retour emprunté, les masques tombent…

    Qui n’est jamais allé à un dîner auquel il avait autant envie d’assister que de se pendre ? Qui n’a jamais jouer la comédie, sociale, donner le change pour sauver les apparences ? Sur une situation convenue à laquelle chacun peut s’identifier, Danièle Thompson fait du spectateur le 12ème invité, celui qui, voyeur, sait ce qui se trame derrière les masques souriants et derrière les plaisanteries qui ne sont finalement là que pour détourner l’attention.

    Danièle Thompson aime ses acteurs et le leur rend bien s’attachant à donner à chacun sa scène, son bon mot,  sa réplique qui fait mouche  au premier rang desquels Pierre Arditi (qui donne au film ses plus belles scènes dans son duo irrésistible avec Patrick Chesnais), Patrick Bruel, crédible et touchant en cancérologue jouant aux bons vivants en réalité dévoré par la souffrance à laquelle il fait face et face aux malheurs qu’il ne sait plus annoncer, Christopher Thompson et Emmanuelle Seigner en couple finalement plus mélancolique que réellement cynique et désabusé, chacun parvenant à sortir du stéréotype auquel le grand nombre de personnages et donc la nécessité de les rendre facilement identifiable aurait pu les réduire.  Les personnages sont finalement tous plutôt attachants et leurs fêlures plutôt attendrissantes.

     Le tout est particulièrement rythmé et nous fait passer un très agréable moment, seulement…seulement  les masques glissent et vacillent plus qu’ils ne tombent réellement, alors qu’on aurait parfois aimé les voir exploser (on n’est certes pas dans « Festen » ou dans « Pardonnez-moi »), chacun restant finalement retranché derrière ses codes, et la morale étant toujours sauve, finalement un peu trop. Le drame affleure, l’émotion parfois aussi, mais on reste finalement toujours dans la comédie et le vaudeville. A vouloir aborder trop de thèmes ( la maladie, le deuil, le mensonge, la rancœur, la vie, la mort…) dans un temps trop court, les ellipses sont inéluctables et parfois frustrantes, faisant perdre de l’épaisseur à certains personnages et à certaines situations.

     Pour ne pas donner un sentiment de théâtre filmé et pour renforcer cette impression de manège et de valse des apparences, la caméra de Danièle Thompson virevolte habilement  entre les invités nous faisant passer d’une conversation à une autre, jonglant savoureusement entre les répliques, et entre les temporalités, ne laissant aucun temps mort, et mettant ainsi en exergue les contradictions de chacun, l’absurdité que le code social donne parfois aussi à la situation.

     Dommage que la fin nous laisse un sentiment d’inachevé. Dommage aussi que la fête de la musique propice à apporter un élément poétique ne soit ici qu’un élément perturbateur.  Voilà un film qui ferait une excellente pièce de théâtre dont on quitte finalement ses personnages à regret.