01/02/2011
Critique - "Rien à déclarer" et vidéo de présentation du film par Dany Boon
A entendre ou lire certains mépriser le film sans l'avoir vu (et parfois par la même occasion ceux qui iront le voir) et se glorifier de ne surtout pas aller le voir, par une sorte de parisianisme condescendant pseudo (et seulement pseudo) intellectuel, cela me donnerait presque envie de le défendre, ne serait-ce que pour ses acteurs, même si je n'ai pas aimé.
Cliquez ici pour lire ma critique ainsi que le compte rendu de l'avant-première en province et retrouvez ci-dessous ma vidéo de la présentation du film par Dany Boon, lui, en revanche, comme souvent, irrésistible. "Rien à déclarer" sort en salles demain dans toute la France après une sortie anticipée la semaine dernière, dans le nord de la France et en Belgique.
10:53 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, dany boon, benoît poelvoorde, rien à déclarer |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
17/12/2010
Avant-première – Dany Boon présente « Rien à déclarer » au Cinéville de Laval (vidéo et critique)
Délaissant pour un (court) temps les avant-premières parisiennes et projections presse, c’est dans mon charmant et malheureusement méconnu palindrome natal que j’ai assisté à l’avant-première du nouveau film de Dany Boon en tant que réalisateur (et interprète d’ailleurs) : « Rien à déclarer ». Ce dernier était accompagné de Bruno Lochet et de Julie Bernard et finalement pas de Benoît Poelvoorde, pourtant annoncé (cf les explications de Dany Boon dans ma vidéo).
Dany Boon dégage tellement de gentillesse et humilité rares que j’aurais adoré aimer son film et le défendre ardemment contre les journalistes ou pseudo-journalistes qui, pour la plupart, ne prendront certainement même pas le temps d’aller le voir (comme un détracteur de « Bienvenue chez les chtis » l’a récemment avoué…). Malheureusement, tout comme « Bienvenue chez les chtis » et même a fortiori, « Rien à déclarer » fait preuve d’un humour suranné, enfantin et gentil(let) qui, d’ailleurs, dans la salle faisait surtout rire les enfants et qui tranche, certes, avec beaucoup de bonne volonté avec le (tout aussi) désolant cynisme à la mode.
Le synopsis est lui aussi d’une simplicité enfantine. 1er janvier 1993 : passage à l'Europe oblige, deux douaniers, l'un Belge francophobe interprété par Benoît Poelvoorde, l'autre Français, interprété par Dany Boon, apprennent la disparition prochaine de leur petit poste de douane fixe situé dans la commune de Courquain France et Koorkin Belgique. Les deux ennemis d’hier vont devoir cohabiter et vaincre leurs préjugés.
Même si la réalisation s’améliore, comme « Bienvenue chez les chtis », « Rien à déclarer » nous plonge dans un cinéma et une France anachroniques, voire ici d’un autre temps. « Rien à déclarer » se présente comme une leçon de morale adressée aux enfants, sur les préjugés racistes symbolisés par le francophobe douanier belge. Hier Dany Boon combattait les préjugés sur le Nord, aujourd’hui les préjugés racistes qualifiant son film de « comédie sociale » (Mike Leigh et Ken Loach n’ont qu’à bien se tenir...)
Dany Boon semble avoir pioché des idées ici et là : dans les « Gendarmes à Saint-Tropez », dans le duo Bourvil / De Funès (il fait un charmant Bourvil et Poelvoorde un De Funès aigri, râleur, raciste plus vrai que nature et on s’attend à tout instant à ce qu’ils disent « forcément elle va moins bien marcher maintenant» à propos de leur 4L), dans « Taxi », dans les comédies américaines avec le chien pataud de rigueur ou encore dans les séries B avec les seconds rôles décalés et surjoués.
Si cette troisième réalisation de Dany Boon à l’image des deux premières est toujours pleine de naïveté et de bons sentiments, cette fois il a rajouté une couche d’humour vulgaire racoleur assez consternant.
La tendresse avec laquelle Dany Boon filme ses personnages, et à nouveau l’absence totale de cynisme (qui n’empêche pas la vulgarité, donc) sont certes louables mais même malgré des acteurs convaincants (François Damiens, Karin Viard) qu’il prend visiblement plaisir à filmer autant que ces derniers en prennent à jouer (des rôles très caricaturaux), ni lui ni ces derniers ne sont parvenus à empêcher l’ennui de s’installer.
Une sortie anticipée est prévue dans le Nord et en Blegique le 26 janvier et dans le reste de la France le 2 février. Sans doute était-il difficile de repasser derrière la caméra après le plus gros carton du cinéma français au succès aussi irrationnel et imprévisible que serait pour moi celui, éventuel, de ce « Rien à déclarer » obsolète. Un conseil : regardez la vidéo où Dany Boon apparaît drôle, tendre et humble, une attitude à l'image de laquelle nous ne pouvons que lui souhaiter de parvenir à faire ressembler son cinéma.
14:35 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES, CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, laval, cinéville, dany boon, benoît poelvoorde |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
05/11/2009
« Micmacs à Tire-Larigot » de Jean-Pierre Jeunet
Un film de Jean-Pierre Jeunet est toujours pour moi un rendez-vous à ne pas manquer depuis « Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain », probablement le film que j'ai revu le plus grand nombre de fois au cinéma l'année de sa sortie. « Micmacs à Tire-Larigot » étant (seulement) son 6ème film, l'attente était à la hauteur de la rareté des films du cinéaste. Si cette histoire m'avait au départ laissée assez sceptique, la passion avec laquelle Jean-Pierre Jeunet en avait parlé lors de sa Master Class (vous pouvez en lire le récit en cliquant ici) avait fait voler en éclats toutes mes réserves. C'est donc avec les yeux écarquillés et l'impatience d'un enfant qui va faire son tour de manège favori que je me suis plongée à nouveau dans l'univers de Jean-Pierre Jeunet.
Evidemment, comme toujours chez Jeunet, cela se déroule à Paris mais avant Paris il y a le désert marocain, là où une mine explose et tue un homme avant qu'une balle perdue, des années plus tard, vienne se loger dans le cerveau de son fils Bazil (Dany Boon). C'est alors une bande de chiffonniers aussi fantasques que leurs surnoms qui le recueille : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, par hasard, Bazil se trouve face au bâtiment des fabricants d'armes qui sont la cause de ses déboires. Avec l'aide de sa truculente bande, il décide de se venger.
J'avoue qu'au départ, c'est avec délectation que je me suis replongée dans l'univers de Jeunet, totalement embarquée dans son royaume fantaisiste et poétique, son Paris à la fois désuet et intemporel, avec ses personnages attendrissants dont les particularités accumulées rendent les premières scènes de la joyeuse troupe irrésistibles. Et aussi farfelus soient-ils, Jeunet arrive à nous faire croire à leur existence, à nous immerger dans son univers, si reconnaissable et particulier, à rendre crédibles ces personnages joyeusement fêlés (dans les deux sens du terme) et burlesques, quelque part entre Keaton et Chaplin. Avec lui on peut tout croire : aux contorsionnistes dans les réfrigérateurs, aux robes qui dansent, et même que cette bande de joyeux lurons parvienne à mener la vie dure à une bande de marchands d'armes.
J'ai lu ici et là qu'on reprochait à Jeunet de faire toujours la même chose... Un comble ! Moi, c'est justement pour cela que je l'apprécie. Pour cet univers qui n'appartient qu'à lui. Et avoir un univers reconnaissable en un seul plan est bien là la marque des grands cinéastes auxquels Jeunet appartient indéniablement.
Et puis il y a la précision du décor, chaque objet semble avoir une âme, une histoire. Il y a Paris, aussi, toujours, une sorte de Paris souterrain qui ne laisse voir sa poésie qu'aux âmes rêveuses et égarées. Alors oui, c'est plein de bons sentiments, d'une tendre innocence. Et alors ? Non, décidément tout cela ne méritait pas ce lynchage.
Oui, mais voilà, malgré tout cela, moi je suis comme les enfants, il faut qu'on me raconte une histoire ou à défaut que le tour de manège soit tellement époustouflant qu'il me fasse oublier qu'il n'y en a pas. Or, passée la première surprise et le plaisir de découvrir ces personnages, il faut bien admettre l'évidence : il n'y a pas de scénario. Jeunet et Laurant semblent s'être tellement concentrés sur leurs personnages, certes particulièrement bien dessinés, qu'ils ont oublié de leur faire vivre une histoire pour les embarquer dans une suite de saynètes abracadabrantesques et finalement ennuyeuses.
Et puis il manque la rengaine entraînante de Yann Tiersen (remplacé ici par Raphaël Beau). Et la photographie n'est peut-être pas aussi éblouissante que celle à laquelle Jeunet nous avait habitués : c'est Tetsuo Nagata (La Chambre des officiers, La Môme...) qui s'en charge ici.
Mais « Micmacs à Tire-Larigot » est aussi et avant tout un hommage au cinéma. En témoignent ces affiches de « Micmacs » plantés dans le décor, discrète mise en abyme pour nous signifier que le vrai héros, c'est finalement le cinéma. Il y a aussi ce très bel hommage au « Grand sommeil » d'Howard Hawks, ou encore à Tati avec cette scène de l'aéroport digne de « Playtime » sans parler de Dany Boon qui emprunte autant à Bourvil qu'à Chaplin et s'intègre merveilleusement à l'univers de Jeunet. (Marie-Julie Baup, sorte de petite sœur d'Amélie Poulain, et Julie Ferrier sont également remarquables).
Mais malgré cela, quelqu'un qui m'emmène dans son bouillonnant univers, qui aime autant le cinéma, pour qui la poésie n'est pas un vilain mot, qui les aime tellement les mots justement (oui les dialogues sont très écrits, et alors, ils font mouche !) me ferait presque oublier cette dernière demi-heure où l'ennui a dominé et la déception face à autant de talent, de créativité, dé singularité gâchées par la faiblesse du scénario.
00:05 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2008 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, jean-pierre jeunet, dany boon, micmacs à tire-larigot, paris |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
27/10/2009
Sortie en salles de "Micmacs à Tire-Larigot": masterclass de Jean-Pierre Jeunet
A l'occasion de la sortie en salles de "Micmacs à tire-larigot", demain, je vous propose de relire le compte rendu de la passionnante masterclass de Jean-Pierre Jeunet, en cliquant ici.
12:03 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, jean-pierre jeunet, masterclass, micmacs à tire-larigot, dany boon |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
12/08/2009
Le programme du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009 et tous mes conseils pour s'immerger "in the mood for Deauville"...
Cette année le Festival du Cinéma Américain de Deauville célèbrera sa 35ème édition, inthemoodforcinema.com (et inthemoodfordeauville.com) sera évidemment présent, et cela pour la 16ème année consécutive (enfin ... j'y serai pour la 16ème année et pour la 6ème pour ce blog). Après avoir expérimenté à peu près tous les badges du festival (et même jury en 2000), pour la 7ème année consécutive, c'est en tant que presse que je serai accréditée afin de pouvoir réaliser un compte rendu exhaustif de ce festival et, comme chaque année, vous le relater de l'ouverture à la clôture, des avant-premières aux conférences de presse, des hommages aux films en compétition, de la remise du prix Michel d'Ornano à celle du prix littéraire...
LES JURYS
Jean-Pierre Jeunet au Salon du Cinéma 2009 (©Inthemoodforcinema.com )
Le Festival aura lieu cette année du 4 au 13 septembre (inthemoodforcinema.com sera présent du 3 au 14), son jury Palmarès sera présidé par le cinéaste Jean-Pierre Jeunet (cliquez ici pour lire mon récit de sa Master class sur "Micmacs à Tire-Larigot" qui sortira le 28 octobre prochain en salles) qui sera accompagné de : Hiam Abbas ( Comédienne, réalisatrice et scénariste), Emilie Dequenne (Comédienne), Sandrine Kiberlain (Comédienne et chanteuse), Géraldine Pailhas ( Comédienne), Dany Boon (Comédien, scénariste et réalisateur), Jean-loup Dabadie (Ecrivain, scénariste, Membre de l’Académie française), Patrice Leconte (Réalisateur, scénariste et comédien).
Ce jury décernera le Grand Prix et le Prix du Jury.
Le jury Révélation Cartier, qui récompense un film pour ses qualités novatrices, sera présidé par la réalisatrice, scénariste et comédienne Maïwenn. Elle sera accompagnée de: Romane Bohringer (Comédienne), Déborah François (Comédienne), Aïssa Maïga (Comédienne), Nicolas Fargues (Ecrivain), Raphaël (Chanteur et comédien).
LES HOMMAGES ET L'INVITE D'HONNEUR
Comme chaque année le Festival rendra hommage à des personnalités du cinéma américain, cette année: au comédien, producteur et réalisateur Andy Garcia; au réalisateur et producteur Robert Aldrich (en partenariat avec la Cinémathèque Française, six de ses films seront projetés à Deauville à cette occasion); à la comédienne Robin Wright Penn; aux réalisateurs, scénaristes et producteurs David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker.
L'invité d'honneur du Festival sera cette année le comédien Harrison Ford dont le Festival a déjà projeté un grand nombre de films.
PRIX MICHEL D'ORNANO
Le Prix Mochel d'Ornano sera attribué à "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner, le dimanche 13 septembre.
PRIX LITTERAIRE
Comme chaque année, le jury composé de Frédéric Beigbeder, Gilles-Martin Chauffier, André Halimi, Jean-Claude Lamy, Eric Neuhoff et Gonzague Saint-Bris a attribué le prix littéraire (rendez-vous dans la rubrique "prix littéraire" du blog inthemoodfordeauville.com pour connaître les lauréats des années passées) qui sera décerné au lauréat le jeudi 11 septembre à: Colum McCann pour son livre "Et que le vaste monde poursuive sa course folle" (Editions Belfond).
COMPETITION
La compétition, que je ne manque jamais, nous promet comme chaque année de belles surprises avec, au programme, cette année (et notamment 4 premiers films): Cold Souls de Sophie Barthes, Harrison, Montgomery de Daniel Davila, Humpday de Lynn Shelton, Personal Effects de Rick Moody, Precious de Lee Daniels, Sin Nombre de Cary Fukunaga, The Good Heart de Dagur Kari, The Killing Room de Jonathan Liebesman, The Messenger d’ Oren Moverman, The World's Greatest Dad de Bobcat Goldthwait.
PREMIERES
Les Films en Première, dont un certain nombre sont projetés le soir (séances accessibles sur cartes d'accès au CID et sur badge 30 minutes après au casino): 500 jours ensemble de Marc Webb (dont vous pouvez d’ores et déjà lire ma critique en cliquant ici), Black Dynamite de Scott Sanders, City Island de Raymond de Felitta, Hôtel Woodstock d’Ang Lee (qui figurait en compétition du 62ème Festival de Cannes), Julie et Julia de Nora Ephron (avec et en présence de Meryl Streep), La Proposition d’Anne Fletcher, Like Dandelion Dust de Jon Gunn, Pippa Lee de Rebecca Miller, The Open Road de Michael Meredith, Ultimate Game de Mark Neveldine et Brian Taylor.
DOCS DE L'ONCLE SAM
En quelques années, depuis sa création en 2003, la section "Docs de l'Oncle Sam" a réussi à s'imposer comme un temps fort du festival avec, cette année, comme documentaires américains au programme: Boy Interrupted de Dana Perry, Food, Inc. de Robert Kenner, It Might Get Loud de Davis Guggenheim, Nightmares in Red , White & Blue : the Evolution of the American Horror Film d’Andrew Monument, The Cove de Louie Psihoyos, The September Issue de R.J. Cutler, When you're strange de Tom DiCillo.
CEREMONIE D'OUVERTURE DU FESTIVAL
Cette année le Festival a décidé d'innover en proposant un concert de Julia Migenes en ouverture du Festival.
INVITES ATTENDUS
Les invités attendus cette année, outre les membres des deux jurys précités, l'invité d'honneur Harrison Ford et les personnalités auxquelles il sera rendu hommage également précitées: Sandra Bullock, Jeff Bridges, Ang Lee, Michelle Pfeiffer, Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Gerard Butler, Robin Williams ...
INFORMATIONS PRATIQUES ET CONSEILS POUR PROFITER AU MIEUX DU FESTIVAL
Deauville est un festival relativement accessible même si, depuis 3 ans, les séances du soir au CID se font uniquement sur cartes d'accès (disponibles dans la limite des places sur les terrasses du festival pour les détenteurs de pass permanents, se présenter une heure ou deux avant pour les avant-premières les plus attendues, mais il peut arriver exceptionnellement qu'il n'y en ait pas) mais toujours sur badge au casino.
Pour les films en compétition et les avant-premières de la journée, l'entrée se fait sur badge, quel qu'il soit. Concernant les premiers, les séances sont rarement complètes.
(©Inthemoodforcinema.com )
Quel que soit votre badge, sachez que les badges presse sont prioritaires aux conférences de presse mais que les autres pass peuvent entrer en cas de places libres (souvent le cas pour les films en compétition, moins lorsqu 'il y a des "têtes d'affiche", conférences pour lesquelles toute la presse ne peut parfois pas entrer.) Si vous avez un pass presse, les conférences sont très accessibles, il ne m'est jamais arrivé d'être refoulée même pour des conférences très prisées comme celles de Brad Pitt et George Clooney il y a deux ans.
Le pass permanent coûte 150 euros et le pass journalier 30 euros (son coût a baissé par rapport aux années précèdentes), néanmoins si vous restez plus de 3 jours, je vous conseille plutôt d'investir dans le pass permanent avec lequel vous serez prioritaires pour le retrait des cartes d'accès pour les Premières du soir sur les terrasses du festival.
Sachez encore que la salle du CID compte 1500 places, celle du casino 700 et celle du Morny 271 (et 99 pour les Nuits Américaines).
Pour tous les détails concernant les informations pratiques rendez-vous ici.
SOIREE ANNIVERSAIRE DU FESTIVAL?
Pour l'instant, rien n'est signalé concernant une éventuelle soirée de célèbration de ce 35ème anniversaire du festival (comme cela avait été le cas pour les 25 ans - avec l'invitation de 25 stars américaines et non des moindres: Lauren Bacall, Kirk Douglas, Cyd Charisse, Geena Rowlands...; ou pour les 25 ans avec la présence de Lucas, Coppola et Spielberg).
LES NUITS AMERICAINES?
Par ailleurs, nous ne savons pas si l'excellente initiative des Nuits Américaines créées en 2007 ( des classiques du 7ème art américain projetés 24H24) sera reconduite cette année, le programme ne nous a en tout pas été communiqué pour le moment.
LIENS INTERNET
(©Inthemoodforcinema.com )
Vous pourrez suivre ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville en direct sur son site officiel, sur In the mood for Deauville (sur lequel vous trouverez également de nombreux liens vers des sites et blogs évoquant le festival) et sur In the mood for cinema, sur mon compte twitter, et sur les pages Facebook consacrées à celui-ci que j'ai créées: le groupe des "Inconditionnels du Festival du Cinéma Américain de Deauville", la page de l'Evènement et la Fan Page du Festival du Cinéma Américain de Deauville.
Il ne s'agit là que d'un résumé du programme que vous pourrez trouver détaillé sur mon blog entièrement consacré au Festival du Cinéma Américain de Deauville, "In the mood for Deauville" sur lequel vous trouverez également de nombreuses archives sur les éditions précédentes du Festival de Deauville.
Ce programme pourra être ultérieurement complété, toutes les informations complémentaires seront publiées sur inthemoodforcinema.com et détaillées sur inthemoodfordeauville.com et bien sûr sur le site officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville.
00:05 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival du cinéma américain, normandie, meryl streep, jean-pierre jeunet, patrice leconte, dany boon, robin williams, cid, maïwenn, nicolas fargues |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
05/07/2009
Compte rendu de la masterclass de Jean-Pierre Jeunet
N’ayant pas pu être présente à la masterclass de Jean-Pierre Jeunet à laquelle j’étais conviée, c’est en direct, sur internet (Allociné), que je l’ai suivie. En voici un résumé…
Jean-Pierre Jeunet a d’abord évoqué son prochain film "Micmacs à tire-larigot" qui sort en salles le 28 octobre prochain (une comédie satirique sur les marchands d'armes, poétique, fantaisiste, burlesque) mais aussi son style si particulier et son rôle de président au prochain Festival du Cinéma Américain de Deauville.
Concernant « Micmacs à tire-tarigot », il précise tout d’abord que la défection de Jamel Debbouze ( pour raisons personnelles car ce dernier était dans une période où il ne souhaitait plus travailler) remplacé par Dany Boon, lui a fait perdre 4 mois, 4 mois qu’il a mis à profit pour faire « Train de nuit » (que vous pouvez visionner, ici) , le spot publicitaire pour Channel 5 qui s’assimile d’ailleurs davantage à un court-métrage. Pour lui la réalisation de ce spot a été « un bonheur incroyable », parce qu’il disposait de « beaucoup de moyens », parce qu’il l’a écrit et avait toujours «rêvé de faire un film dans un train de nuit ».
Il est aussi revenu sur son refus de réaliser Harry Potter , ce qui pour lui aurait été « un travail de technicien », précisant que « la liberté c’est ce qu’il y a de plus précieux », une liberté (plutôt louable dans un domaine où les "lois du marché" obligent constamment à faire des concessions), qu’il ne cessera d’évoquer tout au long de la rencontre.
Il a aussi parlé du cinéma qu’il aimait : Jacques Audiard (dont il est impatient de voir le dernier film « Un Prophète », que j’ai eu la chance de voir à Cannes et que je vous recommande d’ores et déjà vivement), mais aussi dans un style différent Agnès Jaoui ou encore Leconte ou Corneau. Il dit aussi « vénérer Scorsese » sans pour autant aimer tous ses films.
Pour lui « sortir d’un film » c’est « sortir de deux ans d’un tunnel ».
Son professionnalisme, son perfectionnisme et sa passion transparaissaient aussi beaucoup dans cette rencontre. Il a ainsi évoqué son besoin d’être présent à toutes les étapes du tournage, et notamment pendant tout le mixage, "pas par manque de confiance" mais parce que cela le passionne.
Pour lui, la grande référence est Jacques Prévert. Ainsi, quand les dialogues lui paraissent trop banales Guillaume Laurant (son très talentueux coscénariste, notamment auteur du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain ») et lui-même disent qu’il faut « reprévèriser ». Pour lui le plus beau compliment qu’on lui ait fait à propos d’Amélie Poulain vient de Daniel Toscan du Plantier qui lui avait dit que son cinéma s’apparentait à « du Carné, Prévert avec la technologie d’aujourd’hui ».
« Micmacs à tire-larigot » dont les teasers qui nous ont été présentés sont particulièrement alléchants, autant par leur esthétique si propre au cinéaste mais aussi pour cet univers si fantaisiste, si poétique et pour ses dialogues inimitables (et ici des expressions désuètes qui jouent savamment sur le décalage), ou encore pour son goût pour les images chaudes, les objets rétros, son souci du détail. Pour lui ce dernier film est « une comédie avec un fond sérieux et documenté. Chaque petite phrase vient de dialogues entendus comme " Nous ne travaillons pas pour le Ministère de l'attaque mais pour celui de la Défense"».
Il revient sur Dany Boon dont la première réaction a été de refuser, il le juge néanmoins parfait pour le rôle bien qu’il n’ait pas été écrit pour lui initialement (le handicap de Jamel avait ainsi été intégré dans le scénario) de même que c’est Emily Watson et non Audrey Tautou qui devait initialement interpréter Amélie Poulain.
Il a aussi évoqué l’écriture des personnages de « Micmacs à tire-larigot », se référant ainsi à Pixar, précisant que chaque personnage « a une particularité ».
Pour lui son univers n’est pas fantastique comme il a parfois été qualifié mais «poétique, décalé. » Il dit d’ailleurs ne jamais avoir aimé les films d’horreur car cela l’ennuie. Il déplore d’ailleurs les deux tendances actuelles du cinéma français : d’un côté le cinéma qui va « plaire aux Cahiers du Cinéma : un couple qui se dispute dans une cuisine […] de préférence sur le Boulevard Saint-Germain », de l’autre « des films de genre ».
A propos de sa présidence du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville, il dit que lorsqu’il est dans une période de recherche de sujet, il aime bien voir des films écrits par d’autres, surtout s’il s’agit de films américains et indépendants.
Concernant les sélections en festivals de « Micmacs… », il annonce celle de Toronto (pas encore confirmée) où « Amélie Poulain » avait été primée.
La fin de « Micmacs… » est selon lui un hommage flagrant à Sergio Leone. « Il était une fois dans l’Ouest » est d’ailleurs son premier grand choc cinématographique dont il est rentré « sans parler pendant 3 jours ». Pour lui le deuxième choc a été « Orange mécanique » qu’il a vu 14 fois quand il est sorti. Il a aussi évoqué deux autres références, en particulier dans le personnage de Dany Boon (et pas n’importe lesquelles…) : Chaplin et Bourvil.
Pour lui « Amélie Poulain » est son film le plus personnel même si les marchands d’armes, sujet de « Micmacs » est vraiment un sujet qui l’intéresse.
Il a aussi évoqué l’influence de la peinture dans son cinéma, chaque film s’imprégnant de l’univers d’un peintre même si , pour lui, « le plus important c’est toujours l’histoire », et même si l’envie d’un film peut aussi venir d’un décor.
Pour lui, le moment le plus douloureux de la création c’est de trouver le sujet qui va le motiver pendant 3 ans.
Il déplore aussi un manque de goût esthétique aujourd’hui chez les critiques en France évoquant un « combat perdu d’avance ».
Enfin, il a terminé en louant la simplicité de Dany Boon… et en nous laissant l’agréable impression d’avoir entendu un vrai passionné, libre, déterminé, perfectionniste, vibrant vraiment pour le cinéma (et non ses recettes) et avec la vive impatience de voir « Micmacs à tire-larigot » dont l’originalité visuelle, mais aussi celle des dialogues ne fait aucun doute et confirme sa place à part dans le cinéma français et même mondial, celle aussi de ceux dont la signature est identifiable en un seul plan comme Tim Burton ou Pedro Almodovar, ceux qui ont un univers bien à eux et savent nous y embarquer. Bref, des cinéastes, des vrais.
11:35 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, jean-pierre jeunet, festival de deauville, micmacs à tire-larigot, dany boon |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
27/02/2009
Les résultats de la 34ème cérémonie des César en direct (César 2009)
A partir de ce soir, 21H, je vous propose de suivre les résultats des César commentés sur "In the mood for cinema".
Voici ci-dessous, les résultats publiés et commentés au fur et à mesure de leurs annonces. Vous pouvez suivre la cérémonie actuellement sur Canal plus et sur le site internet de Canal plus, ici. Je vous conseille également le site internet de l'Académie des César pour tout savoir sur les César, ici.
Vous pouvez aussi retrouver toutes les nominations sur "In the mood for cinema", ici.
La cérémonie (pré-générique) débute par un hommage au créateur des César, Georges Cravenne, un texte de remerciement signé François Truffaut, lu par la voix suave et inimitable de Fanny Ardant.
23 ans après reçu son César du meilleur espoir féminin, Charlotte Gainsbourg préside avec émotion en évoquant notamment Claude Berri qui "va lui manquer, nous manquer" et ouvre ce "retour sur une année pleine de films, d'émotions" que constitue cette 34ème cérémonie des César, au théâtre du Chatelet.
Le premier César de la soirée, celui de la meilleure actrice dans un second rôle est remis par Tomer Sisley et attribué à
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
Jeanne Balibar (Sagan)
Anne Consigny (Un conte de Noêl)
Edith Scob (L'heure d'été)
Karin Viard (Paris)
Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t'aime)
Le César du meilleur espoir masculin est remis par Cécile Cassel à :
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
Ralph Amoussou (Aide-toi, le ciel t'aidera)
Laurent Capelluto (Un conte de Noël)
Marc-André Grondin (Le premier jour du reste de ta vie)
Grégoire Leprince-Ringuet (La belle personne)
Pio Marmai (Le premier jour du reste de ta vie)
C'est Rémi Bezançon qui est venu chercher le César attribué à Marc-André Grondin, premier césar attribué au "Premier jour du reste de ta vie"...et espérons le premier d'une longue série...
MEILLEUR MONTAGE (remis par Léa Drucker et Laurent Stocker)
Laurence Briaud pour "Un conte de Noël"
Robin Campillo et Stéphanie Léger pour "Entre les murs"
Sophie Reine pour "Le premier jour du reste de ta vie"
(Deuxième César pour "Le premier jour du reste de ta vie" après celui attribué à Marc-André Grondin pour le meilleur espoir masculin.)
Francine Sandberg pour "Paris"
Hervé Schneid Bill Pankow pour "Mesrine"
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
Un César attribué par Julie Depardieu "animée par l'âme de [son] frère" qui a fait "craquer les coutures sur scène et dans la vie".
Benjamin Biolay (Stella)
Claude Rich (Aide-toi, le ciel t'aidera)
Jean-Paul Roussillon (Un conte de Noël)
(dont c'est la deuxième collaboration avec A. Desplechin après "Rois et reines". Dans "Un conte de noël", il interprète le rôle de l'époux de Catherine Deneuve. C'est Arnaud Desplechin qui vient chercher son César, Jean-Paul Roussillon étant absent).
Pierre Vaneck (Deux jours à tuer)
Roschdy Zem (La fille de Monaco)
Hommage à Claude Berri avec des extraits de son impressionnante filmographie en tant que réalisteur mais surtout en tant que producteur ...
MEILLEUR FILM ÉTRANGER (César remis par Monica Belluci)
Eldorado (Bouli Lanners)
Gomorra (Matteo Garrone)
Into the wild (Sean Penn)
Le silence de Lorna (Jean-Pierre et Luc Dardenne)
There will be blood (Paul Thomas Anderson)
Two lovers (James Gray)
Valse avec Bachir (Ari Folman)
(Enfin "Valse avec Bachir" après être reparti bredouille de Cannes et des Oscars, et après avoir reçu le Golden Globe du meilleur film étranger, reçoit le César du meilleur film étranger face à des films tous plus magnifiques et marquants les uns que les autres comme "Into the wild", "Two lovers" ou encore "Le silence de Lorna" dont vous pouez retrouver les critiques sur ce blog. )
MEILLEURE ADAPTATION (remis par Tilda Swinton)
Eric Assous, François d'Epenoux et Jean Becker pour "Deux jours à tuer"
Clémence de Biéville, François Caviglioli et Nathalie Lafaurie pour "Le crime est notre affaire"
Laurent Cantet, François Begaudeau et Robin Campillo pour "Entre les murs" (Après sa palme d'or 2008, le film de Laurent Cantet reçoit ce César amplement mérité pour un livre dont l'adaptation était une véritable gageure)
Abdel Raouf Dafri et Jean-François Richet pour "Mesrine"
Christophe Honoré et Gilles Taurand pour "La belle personne"
Petit intermède avec la visite "surprise" de Dany Boon qui avait pourtant annoncé qu'il boycotterait la cérémonie...
MEILLEUR PREMIER FILM (remis par Dany Boon)
Home(Ursula Meier)
Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel)
(Deuxième César de la soirée pour le premier film en tant que réalisateur de l'écrivain Philippe Claudel, un film que plus d'1 million de spectateurs ont vu en salles).
Mascarades (Lyes Salem)
Pour elle (Fred Cavaye)
Versailles (Pierre Schoeller)
MEILLEUR SON (Remis par Guillaume Gallienne et Amira Casar)
Jean-Pierre Laforce, Nicolas Cantin et Sylvain Malbrant pour "Un conte de Noël"
Olivier Mauvezin, Agnès Ravez et Jean-Pierre Laforce pour "Entre les murs"
Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult et Hervé Buirette pour "Mesrine"
(Premier César remis à "Mesrine"...il fallait donc bien être 6 pour venir le chercher...)
Daniel Sobrino, Roman Dymny et Vincent Goujon pour "Faubourg 36"
Philippe Vandendriessche, Emmanuel Croset et Ingrid Ralet pour "Séraphine"
MEILLEURS COSTUMES (Remis par Guillaume Gallienne et Amira Casar)
Madeline Fontaine pour "Séraphine"
Pierre-Jean Larroque pour "Les femmes de l'ombre"
Virgine Montel pour "Mesrine"
Nathalie du Roscoät pour "Sagan"
Carine Sarfati pour "Faubourg 36"
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL (Remis par Florence Foresti)
Marc Abdelnour et Martin Provost pour "Séraphine"
Rémi Bezançon pour "Le premier jour du reste de ta vie"
Dany Boon, Franck Magnier et Alexandre Charlot pour "Bienvenue chez les Ch'tis"
Philippe Claudel pour "Il y a longtemps que je t'aime"
Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu pour "Un conte de Noël"
César d'honneur attribué par Emma Thompson à Dustin Hoffman (Ils sont actuellement à l'affiche aux Etats-Unis dans "Last chance for love", sortie en France: le 4 mars 2009), Emma Thompson qui se déclare émue et impressionnée d'être aux César...et qui le dit en Français. Extraits de films avec Dustin Hoffman: "Lenny", "Le Lauréat", "Jeanne d'Arc", "Hook", " Des Hommes d'influence", "Rain man", "Little big man", "Kramer contre Kramer", "Macadam Coowboy", "Tootsie"...et évidemment "Last chance for love"... Dustin Hoffman, contrairement à l'habitude lors de ces hommages, écoute Emma Thompson, assis et non debout à ses côtés, de peur d'être submergé par l'émotion. Emma Thompson qui raconte leur rencontre avec beaucoup d'humour et leur film préféré commun "Les Enfants du paradis" de Marcel Carné dont l'évocation par Dustin Hoffman qu'elle l'admirait beaucoup l'a mise à l'aise. Avoir travaillé avec lui est "l"expérience professionnelle la plus précieuse de ma vie" déclare Emma Thompson avant de remettre son César d'honneur à Dustin Hoffman: "Je ne sais pas combien d'acteurs sont dans la salle[...]Je ne sais pas s'ils partagent ce sentiment avec moi mais je n'ai jamais appris vraiment à saluer. On dit que marcher est la chose la plus difficile à faire quand les autres étudiants vous regardent. Je crois qu'il y a une raison à cela[...] J'avais le sentiment que lorsque je prononçais des paroles écrites par quelqu'un d'autre, je trouvais mon axe. Je me dis qu'il y a entre les acteurs ce point commun: ce moment où nous avons réussi à exprimer en nous ce qui était bloqué.[...] Antoine je vous ai regardé danser sur Singing in the rain au début de la cérémonie, et je me suis dit, nous voulons vous rendre heureux. Ce qu'il y a fond c'est toujours la même chose, ce même désir. [...] C'est toujours la même démarche. Enfin, j'ai vu ça ici dans le carnet d'un journal d'un homme mort en Grande-Bretagne, il avait cité quelque chose qui m'a frappé: il y a un cadavre en nous, en chacun d'entre nous et ce cadavre c'est la personne que nous ne sommes pas, la personne qui est ce que nous pouvons être potentiellement mais que nous ne sommes jamais, cette personne c'est l'essence que nous devrions être, nous ne vivons jamais la vie aussi pleinement que nous devrions[...]. Tout ce que j'ai essayé de faire c'est de donner vie à ce cadavre en moi. " Dustin Hoffman.
MEILLEURE PHOTO (César remis par Mylène Jampanoï)
Laurent Brunet pour Séraphine
(Troisième César de la soirée pour "Séraphine")
Robert Gantz pour "Mesrine"
Eric Gautier pour "Un conte de Noël"
Agnès Godard pour "Home"
Tom Stern pour "Faubourg 36"
MEILLEURE MUSIQUE ÉCRITE POUR UN FILM (remis par Aïssa Maïga)
Jean-Louis Aubert pour "Il y a longtemps que je t'aime"
Marco Beltrami et Marcus Trumpp pour "Mesrine"
Michael Galasso pour "Séraphine"
(...qui a notamment signé la musique d' "In the mood for love". Quatrième César pour "Séraphine" qui semble confirmer par ces César l'incroyable bouche à oreille qui a contribué à son succès en salles.)
Sinclair pour "Le premier jour du reste de ta vie"
Reinhardt Wagner pour "Faubourg 36"
Meilleur film documentaire (remis par Elie Seimoun...déguisé en "Tootsie")

"Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire
"J'irai dormir à Hollywood" réalisé par Antoine de Maximy
"Les plages d'Agnès" réalisé par Agnès Varda
(Après plus de 200000 entrées en salles, Agnès Varda reçoit le César du meilleur documentaire. "De toutes les récompenses, prix, médailles, de très loin le César français est le plus beau et est même le seul qui est très beau...On se rend compte avec quelle pièce d'art on part chez soi...".Elle a de nouveau, après l'avoir déjà fait aux Etoiles d'or où elle a également été récompensée pour "Les plages d'Agnès" remercier le public et la critique qui l'a "chouchoutée" pour ce film.)
"Tabarly" réalisé par Pierre Marcel
"La vie moderne" réalisé par Raymond Depardon
Hommage aux disparus de l'année, et plus longuement à Christian Fechner qui a produit de nombreux films et beaucoup de chefs d'oeuvre dont "La fille sur le pont" et "Camille Claudel"...
MEILLEURS DÉCORS
(César remis par tous les jeunes acteurs d'"Entre les murs" de Laurent Cantet face au président du jury du Festival de Cannes 2008 Sean Penn, qui leur avait attribué la palme d'or )
Thierry François pour "Séraphine" (Cinquième César de la soirée pour "Séraphine"!)
Emile Ghigo pour "Mesrine"
Yvan Niclass pour "Home"
Jean Rabasse pour "Faubourg 36"
Olivier Raoux pour "Les enfants de Timpelbach"
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE (Remis par Julie Ferrier)
"Les miettes" réalisé par Pierre Pinaud
(Quatrième court de Pierre Pinaud dont c'est en revanche la première nomination aux César .)
"Les paradis perdus" réalisé par Hélier Cisterne
"Skhizein" réalisé par Jérémy Clapin
"Taxi Wala" réalisé par Lola Frederich
"Une leçon particulière" réalisé par Raphaël Chevènement
MEILLEUR ESPOIR FEMININ (Remis par Gaspard Ulliel)
Marilou Berry (Vilaine)
Louise Bourgoin (La fille de Monaco)
Anaïs De moustier (Les grandes personnes)
Deborah François (Le premier jour du reste de ta vie)
(Déjà nommé pour "L'enfant", le film des frères Dardenne qui l'a révèlée, et "La tourneuse de pages", Déborah François permet au "Premier jour du reste de ta vie" de cumuler 3 César.)
Léa Seydoux (La belle personne)
MEILLEUR REALISATEUR (Remis par Carole Bouquet)
Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie)
Laurent Cantet (Entre les murs)
Arnaud Desplechin (Un conte de Noël)
Martin Provost (Séraphine)
Jean-François Richet (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1)
(Premier César de meilleur réalisateur pour Jean-François Richet qui remercie la famille de Jacques Mesrine et ses proches, Thomas Langmann, M6, Canal plus, les acteurs et techniciens, et Vincent Cassel sans lequel il "n'aurait pas fait le film" et espérant que c'est "le début d'une grande collaboration" avec ce dernier.)
MEILLEUR ACTEUR (Remis par Diane Krüger)
Vincent Cassel (Mesrine : l'instinct de mort; Mesrine : l'ennemi public numéro 1)
(Troisième récompense pour "Mesrine". Sans grande surprise c'est donc Vincent Cassel qui reçoit le César du meilleur acteur qui remercie , comme lors des Etoiles d'or où il avait été récompensé, Claude Berri sans lequel il n''y aurait pas eu Thomas Langmann producteur du film, lequel Cassel Vincent en a profité pour demander à ce que soient passées quelques images de son père à qui il a dédié son César. Dommage pour François -Xavier Demaison exceptionnel dans le moyen "Coluche" et pour Albert Dupontel qui aurait mérité d'être récompensé pour le très beau film de Jean Becker, oublié de ces César.)
François-Xavier Demaison (Coluche, l'histoire d'un mec)
Guillaume Depardieu (Versailles)
Albert Dupontel (Deux jours à tuer)
Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie)
MEILLEURE ACTRICE (Remis par Lambert Wilson)
Catherine Frot (Le crime est notre affaire)
Yolande Moreau (Séraphine)
(Sans grande surprise non plus, Yolande Moreau reçoit pour la deuxième fois cette récompense qu'elle avait déjà reçue pour "Quand la mer monte", une récompense qu'elle a reçue avec l'humour décalé et savoureux qui la caractérise.)
Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)
Tilda Swinton (Julia)
Sylvie Testud (Sagan)
MEILLEUR FILM (Remis par Charlotte Gainsbourg et Sean Penn)
Rappelons que cette année le nombre de films nommés pour cette catégorie est passé de 5 à 7.
Sean Penn: "Mes films ont beaucoup été aidé en France pour cela et je remercie la France pour cela. "
"Entre les murs" (Laurent Cantet)
"Il y a longtemps que je t'aime" (Philippe Claudel)
"Mesrine" (Jean-François Richet)
"Paris" (Cédric Klapisch)
"Le premier jour du reste de ta vie" (Rémi Bezançon)
"Séraphine" (Martin Provost)
(Ce troisième long métrage de Martin Provost vu par plus de 500000 spectateurs est donc le grand vainqueur de ces César 2009 avec 7 César. Très ému, Martin Provost a remercié ses producteurs, l'équipe du film pour avoir "travaillé dans des conditions pas faciles, Séraphine n'étant pas un gros budget, [...], tous les comédiens du film [...] Séraphine qui a disparu pendant la crise de 29 et visiblement "la crise actuelle lui a porté chance". Martin Provost)
"Un conte de Noël" (Arnaud Desplechin)
Une cérémonie un peu triste un convenue sur laquelle je reviendrai ces prochains jours... En attendant, n'hésitez pas à laisser vos commentaires!
20:53 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR (2005 à 2009) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, césar, antoine de caunes, emma thompson, sean penn, charlotte gainsbourg, dany boon, rémi bezançon |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
02/04/2008
« In the mood for news » 24 : l’actualité cinématographique de la semaine du 2 Avril 2008 avec une analyse du phénomène “Bienvenue chez les Ch’tis”
Les nominations aux Molières 2008 : « Good Canary »à l’honneur

Les nominations aux Molières 2008 viennent d’être annoncées, l’occasion de revenir sur une pièce dont je vous avais parlé avec enthousiasme (voir ma critique, en cliquant, ici) « Good Canary », la pièce de Zach Helm, mise en scène par John Malkovich qui obtient six nominations dont meilleur spectacle privé, meilleur metteur en scène (John Malkovich), meilleure comédienne (Christiana Reali). Les autres pièces ayant également un nombre conséquent de nominations sont : « Les Belles-sœurs », « Les riches reprennent confiance », « La Vie devant soi ». Je vous en reparlerai sur ce blog.
Rencontres CNC-SACD
Hier, au CNC, avaient lieu les deuxièmes rencontres CNC-SACD de l’année 2008 destinées aux jeunes auteurs et aux jeunes professionnels de l’audiovisuel (réservation obligatoire, s’y prendre très tôt) dont le sujet était : « Quels tremplins vers la télévision pour les jeunes auteurs », une conférence qui nous a notamment permis d’entendre deux jeunes auteurs talentueux découverts grâce à Dailymotion et aujourd’hui à l’antenne en Belgique, leur série s’intitule « Télé, leur vie » (voir ici : http://www.teleleurvie.com ), ce programme court est signé Benjamin Ferel et Anthony Lancret, il est également lauréat du Festival de la Fiction Française de Luchon 2008.
Prochaine rencontre CNC-SACD : le 2 juin 2008 à 14H. Thème : « Du documentaire à la fiction : quelles écritures pour parler du réel ? ». La rencontre aura cette fois lieu à la SACD.
Ces rencontres sont particulièrement instructives et animées, si vous êtes jeune auteur ou jeune professionnel de l’audiovisuel, je vous engage vivement à y participer en n’oubliant pas de vous inscrire au préalable.
Les chiffres de la semaine : analyse du phénomène « Bienvenue chez les ch’tis »
Après avoir dépassé le deuxième plus gros succès du cinéma français en France, à savoir « Astérix : mission Cléopâtre » et ses 14 557 020 entrées (devant « Les Visiteurs » et ses 13 780 000 entrées), il ne reste désormais plus que quelques entrées nécessaires à Dany Boon pour dépasser le plus gros succès du cinéma français, à savoir « La Grande Vadrouille » et ses 17, 2 millions de spectateurs (à noter que ce nombre d’entrées a été enregistré sur plusieurs années et que « Bienvenue chez les Ch’tis » en est à la cinquième semaine à l’affiche.)
A l’affiche depuis le 27 février dernier (le 20 février, dans le Nord-Pas-de-Calais), « Bienvenue chez les Ch’tis » totalisait en effet 16 480 398 entrées dimanche soir (alors qu'"Astérix aux jeux olympiques" en était à 6, 5 millions "seulement" à sa cinquième semaine), avec notamment 55 000 spectateurs ce samedi dans les salles de Paris-périphérie. Le film ayant engrangé le plus grand nombre d’entrées en France, toutes nationalités confondues reste « Titanic » avec ses 20, 5 millions d’entrées. Il n’est mathématiquement pas impossible que Dany Boon dépasse le film de James Cameron, « Bienvenue chez les Ch’tis » étant encore à l’affiche sur 880 écrans !
Je dois avouer que je suis assez intriguée, pour ne pas dire consternée, par ce résultat. J’ai observé deux attitudes suscitées par ce film : la complaisance totalement aveugle et le mépris pseudo-élitiste, je vais donc essayer de ne tomber ni dans l’un ni dans l’autre. Oui, j’avoue que je n’aurais pas parié un euro sur ce film et que j’ai été réellement surprise lorsque j’ai appris qu’il avait atteint 500 000 entrées dès le premier jour, la bande annonce ne m’ayant nullement donné envie de le voir, surtout parce que j’avais été incapable de voir le premier film réalisé par Dany Boon jusqu’au bout (fait rarissime) tant il me paraissait aligner les lieux communs (mais après tout il s’agissait d’un premier film avec toute l’indulgence que cela requiert). Comme ce film a d’abord été projeté uniquement dans le Nord-Pas-de Calais, je me suis d’abord dit que le nombre d’entrées s’expliquait par le chauvinisme et une sorte de solidarité des gens du Nord, mais ensuite son succès devenu national m’est apparu totalement irrationnel. Toujours prête à me sacrifier pour vous informer, :-) j’ai donc décidé d’y aller, non par instinct grégaire, mais pour comprendre ce phénomène.
J’avoue que «Les Corons » repris en chœur dans un stade cela fait son effet et j’avoue sans mal avoir ri le premier quart du film (et même encore ensuite, certes un peu moins) : j’ai ri du personnage et de l’interprétation de Kad Merad, puis du comique essentiellement lié au langage et au décalage nord-sud. J’ai trouvé fort sympathiques et attachants ces deux personnages. Mais malgré toute ma bonne volonté j’avoue m’être aussi ennuyée. Mais alors comment expliquer qu’un film simplement sympathique et attachant atteigne un tel nombre d’entrées ? La sincérité du réalisateur que je ne mets nullement en doute, probablement, en décalage avec le marketing outrancier, le merchandising même de
« Astérix aux jeux Olympiques », programmé pour faire des entrées, en France et ailleurs. Certainement aussi le capital sympathie (et talent) de Dany Boon et Kad Merad (qui décidément a le don d’être dans les gros succès du cinéma français, après « Les Choristes, et dans une bien moindre mesure « Je vais bien ne t’en fais pas » pour lequel il avait d’ailleurs reçu un César) qui n’est pas sans rappeler le duo De Funès-Bourvil, ou plutôt Dany Boon n’est pas sans rappeler Bourvil car ici on ne rit pas contre (comme cela arrive souvent avec De Funès, rarement -jamais ?- l’interprète de personnages sympathiques) mais avec, avec des personnages simples, dépourvus de méchanceté et de cynisme qui mettent l’amitié et la solidarité à l’honneur (rien de répréhensible à tout cela évidemment). Un peu comme Bourvil, Dany Boon semble avoir le rire au bord des larmes et les larmes au bord du rire, et la capacité d’interpréter des rôles comiques ou dramatiques (comme dans « Joyeux Noël » ) avec une même facilité déconcertante. Quand bien même, cela ne suffit pas à expliquer un tel nombre d’entrées.
Combien de fois, dans des festivals, ai-je entendu des spectateurs dire « on veut rire », « pas un film triste surtout ». Comme si l’illusion donnée par le cinéma devait forcément être celle d’un monde caricatural où on ne fait que rire. Rêver (d’autre chose que de vivre chez les Ch’tis »), voyager (ailleurs que dans le Nord-Pas de Calais), réfléchir (à autre chose que les différences Nord Sud), frissonner (à une autre idée que celle d’aller habiter dans le Nord), c’est pas mal non plus, pourtant, non ?
On retrouve ainsi dans les salles toutes sortes de public, parfois éloignés depuis plusieurs années des salles obscures, tous les âges, (comme cette petite grand-mère qui achetait son billet en même temps que moi qui voulait son billet pour « Les Ch’timis ). C’est un film fédérateur mais je crois surtout rassurant et sans surprises, rassurant parce que sans surprises. D’abord le spectateur est rassuré parce qu’il va payer pour rire (tant d’autres ont ri avant lui, c’est bien évident qu’il va rire, lui aussi), pas trop longtemps, 1H46, le cinéma c’est bien mais à dose modérée. Mais je pense qu’il est surtout rassuré par l’image que ce film lui donne de lui-même. Il n’est ni heurté ni surpris par l’histoire extrêmement prévisible (le scénario est d’une simplicité enfantine, le personnage de Kad Merad s’adapte très rapidement, nous savons que Dany Boon et la femme qu’il convoite vont finir heureux avec beaucoup d’enfants et que l’alcoolisme ne sert qu’à noyer un chagrin dont nous nous doutons bien qu’il s’évaporera avant la fin du film), pas dérangé dans sa vie potentiellement routinière comme un écho à celle des personnages du film, et il se donne même bonne conscience : s’il habite le Nord, le film lui renvoie l’image de son altruisme, de sa sympathie, que la vie, malgré la pluie, les paysages grisâtres, « c’est que du bonheur » (une expression aujourd’hui utilisée à tort et à travers que je trouve la plus stupide qu’on ait inventé, parce que si on y réfléchit deux secondes, la vie peut être difficilement « que du bonheur »). S’il habite le Sud, le personnage de Kad Merad le rassure rapidement sur sa faculté d’adaptation, de compréhension, sur sa clairvoyance et son ouverture d’esprit. Il lui donne aussi l’illusion de la simplicité : de la vie, des rapports humains.
Au final, ce film qui n’était pas formaté réunit les mêmes critères et produit le même effet qu’un film formaté tout en donnant au public l’illusion qu’il se démarque des choix qu’on lui impose avec « l’audace » d’aller voir un film sur les « Ch’tis » tout de même. Il se donne bonne conscience en se disant que ce ne sont pas les médias qui ont dicté son choix d’aller voir ce film, il se sent rebelle! Qu’est-ce qu’un film formaté : un film de surtout pas plus de 90 minutes (106 tout de même en l’occurrence), tous publics à savoir diffusable à 20H30 sur une chaîne généraliste, ne heurtant surtout aucune sensibilité. Bref, oui, un film rassurant. Cette envie d’être rassuré explique sans doute que certains y retournent : ils savent encore davantage ce qui va se passer, et y retournent en famille ou entre amis. Autant je pourrais revoir « La Grande vadrouille » un nombre incalculable de fois (et probablement moi aussi parce que je SAIS que je vais rire, rassurée donc aussi, nobody’s perfect), autant je n’aurais aucune envie de revoir « Bienvenue chez les Ch’tis ».
Sans doute le public en a-t-il aussi assez de films parisiens, voire parisianistes sur les trentenaires et leur mal de vivre (ce que je peux aisément comprendre) et ce retour « aux racines » s’avère aussi être un grand bol d’air, le film revendique ainsi sa spécificité régionale (en faisant par exemple son avant-première dans le Nord et non à Paris, comme c’est la coutume).
C’est aussi une sorte d’écho ou de réaction à l’actualité, à cette crise du pouvoir d’achat dont on nous rebat les oreilles puisque ici, pouvoir d’achat ou pas, on vit heureux, "que du bonheur" vous disent-ils, puisque « là-haut », pouvoir d’achat ou pas, ils sont si sympas. C’est aussi une opposition à un autre thème galvaudé, celui de la mondialisation : on se replie sur soi, ses racines, sa région tout en restant ouvert à l’autre (alors que la mondialisation est synonyme de multiplicité de flux et de moyens mais d’absence de communication).
Mais on peut aussi se demander si à vouloir s’en démarquer, on ne rétablit pas la caricature, comme me l’a justement fait remarquer une amie « nordiste », catastrophée par le pathétisme des imitations, chacun s’improvisant désormais Ch’ti.
Bref, un film à sketchs tendre, simple, consensuel, rassurant, sympathique, tout public, sans surprises, drôle, ennuyeux( parfois), prévisible, sincère, effet placebo à une morosité ambiante.
Je crois que j’aurais compris davantage qu’un film comme « Le goût des autres » par exemple totalise un tel nombre d’entrées : un film sensible qui n’est pas seulement une suite de sketchs ( ce à quoi s’apparente « Bienvenue chez les Ch’tis »), émouvant, qui raconte une histoire d’amour, d’amours même, fait réfléchir, apporte un vrai regard sur la société, sait nous interroger et nous surprendre mais aussi nous faire rêver. La bonne nouvelle c’est tout de même (outre le fait que l’Office de tourisme de Bergues croule sous les demandes !) que les entrées engrangées par le film alimentent ainsi le compte de soutien du CNC et permettent ainsi que d’autres films se fassent… Nous pouvons alors espérer qu’il ne s’agira pas seulement de comédies de 90 (voire 106) minutes.
Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ce film ? Comment expliquez-vous son succès ? Pourquoi êtes-vous allés le voir ? Seriez- vous prêt à y retourner ? J’attends vos commentaires.
Les films à l’affiche cette semaine
« Disco » de Fabien Onteniente, avec Franck Dubosc, Samuel Le Bihan, Gérard Depardieu, Emmanuelle Béart, Isabelle Nanty…-Genre : Comedie - Duree : 1H43 mnPitch: Endetté jusqu’au cou dans une affaire de water bed – des matelas à eau -, Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier populaire du Grand Large chez sa maman : Madame Graindorge (Annie Cordy). Il reçoit une lettre de la mère de son fils Brian, 8 ans, qui vit en Angleterre, lui signifiant qu’il ne pourra pas recevoir le petit cette année s’il n’est pas capable de lui payer des vacances, des vraies vacances, c’est-à-dire loin des Docks, des PMU et des grandes surfaces.
« Doomsday » de Neil Marshall avec Rhona Mitra, Bob Hoskins, Malcolm Mcdowell, Alexander Siddig, Adrian Lester-Thriller, Action - Duree : 1H45 mn
Pitch: Un terrible virus annihile 90% des habitants en Ecosse. Pour endiguer l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. L'Ecosse est désormais un no man's land barbare et violent où les survivants sont coupés du monde.
Lorsque 30 ans après le même virus réapparaît au cœur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin au cœur d'une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux.
« Les 7 Vierges » de Alberto Rodriguez avec Juan José Ballesta, Iride Barroso-Genre : Drame - Duree : 1H26 mn
Pitch: L’été dans un quartier ouvrier et marginal d’une ville du Sud. Tano, un adolescent qui purge une peine dans un centre de redressement, reçoit un permis spécial de 48 heures pour assister aux noces de son frère Santacana. Pendant la durée de son permis, Tano retrouve son meilleur ami Richi, avec la ferme intention de vivre ces heures en s’amusant et faire tout ce qui lui est interdit dans le centre : il se saoule, se drogue, vole, aime, et surtout il revient à la vie.
« Winx Club : Le Secret Du Royaume Perdu » de Iginio Straffi -Genre : Animation - Duree : 1H38 mn
Pitch: Tout le monde croit connaître Bloom, l’adorable fée de la flamme du Dragon, et pourtant, elle s’apprête à révéler un incroyable secret… Avec ses amies Flora, Stella, Layla, Musa et Tecna, Bloom doit à tout prix intervenir pour sauver la Dimension Magique de la mystérieuse force qui la menace. Qui envoie des sortilèges et des créatures effrayantes à l’assaut du pays des fées ? Quel rapport avec l’identité inconnue des vrais parents de Bloom ? Qui pourra trouver le dernier roi de Domino ? Bloom et ses amies vont devoir découvrir les réponses à toutes ces questions avant qu’il ne soit trop tard. Le destin de la Dimension Magique est en jeu. La plus grande aventure des Winx commence…
« Les Petits Poucets » de Thomas Bardinet, avec Christophe Alévèque et Marie-christine Laurent - Précédé de La Petite Mêlée, un documentaire de Thomas Bardinet. -(France)-Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H45 mn
Pitch:Une maison de campagne isolée, près d’un bois. Un couple et deux amis (que l’on a judicieusement installés dans la même chambre...) Et quatre enfants. Les adultes s’occupent d’affaires - ou de non affaires - d’adultes. Les enfants veulent être des enfants... et jouer avec les adultes. Jouer à cache-cache notamment : c’est tentant quand il y a un bois...
« Des Indes à La Planète Mars » de Christian Merlhiot et Matthieu Orléan avec Jacques Bonnaffé, Mireille Perrier, Boris Alestchenkoff, Edith Scob et Jean-christophe Bouvet. -Genre : Documentaire - Duree : 80 mn
Pitch: Catherine-Élise Müller a trente-deux ans lorsqu'elle rencontre Théodore Flournoy qui, intrigué et curieux, décide d'assister aux séances de spiritisme qu'elle donne à Genève. On est en 1894, la réputation du médium est en plein essor et Flournoy, de son côté, vient d'obtenir la chaire de psychologie à la Faculté des sciences de Genève. Leur rencontre marque un tournant radical dans la carrière du médium qui développe alors, pendant plus de 6 ans, deux fictions romanesques assorties de l'invention de langues imaginaires : l'une d'intonation orientale et l'autre martienne. Il existe une documentation précieuse sur cette histoire : le compte-rendu des séances de spiritisme rédigé par un collaborateur de Flournoy. Ce déroulé retrace avec une précision remarquable l'origine des romans subliminaux et l'apparition des langues. C'est à partir de ces documents qu'est construit le texte lu par les acteurs de ce film.
« Deux Soeurs Pour Un Roi » de Justin Chadwick, avec Natalie Portman, Scarlett Johansson et Eric Bana-Genre : Historique, Drame - Duree : 1H55 mnPitch: Quand la rumeur se répand que le roi Henry VIII ne partage plus la couche de la reine Catherine, son épouse incapable de lui donner un héritier mâle, Sir Thomas Boleyn rêve de gagner la faveur royale grâce à sa fille aînée, Anne. L'ambitieux projet de Sir Thomas est cependant quelque peu contrarié quand le roi s’éprend de son autre fille, Mary.
L’info festival de la semaine : le festival de la création sur internet
Le Festival de la création sur internet aura lieu à Romans du 18 au 20 Avril 2008. (Renseignements ici : http://www.festivalderomans.com ) J’en profite pour remercier ici les personnes qui ont voté pour mes 3 blogs ou pour l’un d’entre eux, en espérant que ce concours aura permis à certains de découvrir le blog, même si j’en doute, le concours ayant pour principe d’inciter à la découverte mais n’y laissant pas vraiment place dans son dispositif. Il serait bien par exemple qu’en plus du vote des lecteurs, des professionnels présélectionnent quelques blogs permettant ainsi de réelles découvertes et pas essentiellement des choix liés à l’audience. A bons entendeurs, pour l’édition 2009 du concours. J’espère en tout cas que des blogs parmi ceux que je lis et apprécie seront sélectionnés comme « Le monde de Bra » (http://monde-bra.over-blog.com/ ) dont je crois qu’il lui manquait peu de voix…
Et toujours: toute l'actualité du Festival de Cannes sur mon blog consacré au 61ème Festival, avec de nouvelles mises à jour: http://inthemoodforcannes.hautetfort.com
Sandra.M
15:57 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, bienvenue chez les ch'tis, dany boon, kad merad, la grande vadrouille, le goût des autres, festival de romans |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
26/02/2008
In the mood for news 20 : l’actualité cinématographique de la semaine du 27 février 2008
Je vous invite donc à lire mes articles ci-dessous pour connaître les palmarès des César et des Oscars 2008 dans leur intégralité ainsi que mes commentaires sur ceux-ci.
Films à l'affiche cette semaine
Je n’ai pour le moment vu aucun des films à l’affiche cette semaine. Signalons la sortie de « There will be blood » de Paul Thomas Anderson pour lequel Daniel Day Lewis a reçu l’Oscar d’interprétation masculine. Je ne manquerai donc pas d’aller le voir et de vous en faire la critique sur ces pages.
Signalons également que, après une sortie uniquement pour les habitants du Nord, le film de Dany Boon sort cette semaine sur tout le territoire.
“There Will Be Blood”
Drame réalisé par Paul Thomas Anderson-Avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Kevin J. O'Connor-Durée : 2h38
Au sud des États-Unis du début du XXe siècle, un ouvrier pauvre cherche à devenir un magnat du pétrole.
« The Mist »
Film d’horreur, thriller réalisé par Frank Darabont-Avec Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Andre Braugher-Durée : 2h00
Après une énorme tempête, une poignée de survivants, enfermés dans un supermarché, doivent affronter une épaisse brume de laquelle surgissent des monstres tentaculaires.
« Bienvenue chez les Ch'tis »
Comédie réalisée par Dany Boon- Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Felix-Durée : 1h46
Un employé des Postes cherche à se faire muter sur la côte d'Azur, mais se retrouve dans une petite ville du Nord de la France.
« Taken »
Film d’action, Thriller réalisé par Pierre Morel-Avec Liam Neeson, Famke Janssen, Maggie Grace-Durée : 1h34
Un homme assiste à l'enlèvement de sa fille. Ex agent des services secrets, il n'a que quelques heures pour la sauver.
« Coupable »
Drame, policier réalisé par Laetitia Masson-Avec Jérémie Renier, Hélène Fillières, Denis Podalydès-Durée : 1h47
Un avocat ordinaire accepte de défendre une femme soupçonné d'avoir tué son mari. Il va découvrir que l'affaire cache bien des mystères.
« Sans plus attendre »
Comédie dramatique réalisée par Rob Reiner-Avec Jack Nicholson, Morgan Freeman, Sean Hayes-Durée : 1h36
Deux hommes décident de réaliser tous leurs rêves inaccomplis avant de mourir.
« La Ronde de nuit »
Drame, Historique, Biopic réalisé par Peter Greenaway-Avec Martin Freeman, Emily Holmes, Michael Teigen- Durée : 2h05
Le destin du peintre Rembrandt et la controverse qui a entourée la réalisation de son ouvre la plus fameuse : La Ronde de nuit »
« John John »
Drame réalisé par Brillante Mendoza-Avec Cherry Pie Picache, Eugene Domingo, Jiro Manio-Durée : 1h38
Les dernières heures passées entre un petit garçon orphelin et le couple philippin chargé de sa garde provisoire, avant que l'enfant ne soit adopté par des américains...
« Desert Dream »
Drame réalisé par Lu Zhang-Avec Bakchul, Osor Bat-Ulzii, Bayasgalan-Durée : 2h08
Un homme qui vit seul dans une région mongole désertique accueille une réfugiée Nord-Coréenne et son fils.
« Algérie, histoires à ne pas dire... »
Documentaire réalisé par Jean-Pierre Lledo-Avec Aziz Mouats, Katiba Hocine, Hamid Bouhrour-Durée : 2h40
Quatre algériens en quête d'une vérité sur leur propre vie reviennent sur les dernières années de la guerre d'Algérie, de 1955 à 1962.
15:21 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, césar, daniel day lewis, there will be blood, dany boon |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |


















































































































































































































































































































































