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  • "Frost/Nixon: l'heure de vérité" de Ron Howard: places à gagner, critique du film et bande-annonce

    Je vous rappelle que demain, mercredi 1er Avril,  sort en salles le dernier film de Ron Howard "Frost/Nixon: l'heure de vérité" .

    CLIQUEZ ICI POUR LIRE MA CRITIQUE DU FILM "FROST/NIXON: L'HEURE DE VERITE" DE RON HOWARD ET POUR VOIR LA BANDE-ANNONCE

    Je vous rappelle également qu'Inthemoodforcinema.com, jusqu'au 8 avril prochain, vous permet de remporter 5 places pour 2 pour voir ce film en salles où que vous soyez.

    CLIQUEZ ICI POUR PARTICIPER AU CONCOURS VOUS PERMETTANT DE GAGNER VOS PLACES POUR "FROST/NIXON: L'HEURE DE VERITE" DE RON HOWARD

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  • Première édition du Festival International du Film Policier de Beaune: ouverture le 1er avril avec "Dans la brume électrique" de Bertrand Tavernier...

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    nuitnous.jpgJe  vous rappelle que ce 1er Avril débutera la 1ère édition du Festival International Du Film Policier de Beaune dont je vous ai déjà parlé.

     Notamment au programme: Robert Duvall comme invité d'honneur qui ouvrira le festival, un hommage à William Friedkin, un jury longs métrages présidé par Claude Chabrol et notamment composé de François Berléand, Amira Casar, Benoit Cohen, Anne Consigny, François Guérif, Noémy Lvovsky, Elsa Zylberstein.

    femmedacote.jpgMais aussi: de nombreux films inédits présentés en compétition et hors compétition, une compétition de courts métrages, les " Femmes Fatales " de Claude Chabrol, Paris à l'honneur avec " Paris-Polar ", une projection spéciale du film culte " Les tontons flingueurs ", un hommage au cinéaste américain William Friedkin, des remises de prix littéraires, une master class ouverte à tous et de nombreuses animations proposées dans la ville….

     Serons également présent à Beaune : Claude Lelouch, Bertrand Tavernier, Georges Lautner, Etienne Chatillez, Amira Cazar, Jean-Pierre Mocky, Jean-Paul Rouve, Vincent Lindon, Vahina Giocante, François Berléand, Elsa Zyberstein, Jean Dujardin, Samuel Le Bihan, Rachida Brakni, Sami Bouajila, Anne Consigny, Olivier Marchal, Bruno Wolkowitch... et bien d'autres encore.

    Au programme également quelques films dont vous pouvez trouver les critiques sur Inthemoodforcinema.com (cliquez sur les titres des films pour voir mes critiques de ceux-ci):

    "La femme d'à côté" de François Truffaut

    "OSS 117: Rio ne répond plus" de Michel Hazanavicius (Avant-première)

    "La Nuit nous appartient" de James Gray

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    mais également des classiques du 7ème art à ne pas manquer comme "Laura", "La bête humaine" ou "Quai des Orfèvres"...

    Le film d'ouverture sera "Dans la brume électrique" de Bertrand Tavernier, en sa présence, ce 1er Avril, à 19H, un film qui figure également en compétition officielle, dont vous pouvez voir la bande annonce ci-dessous.

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    Cliquez ici pour voir l'intégralité du programme du 1er Festival International du Film Policier de Beaune

    Cliquez ici pour voir tous les articles concernant le 1er Festival International du Film Policier de Beaune sur "Inthemoodforcinema.com "

    Site officiel du Festival International du Film Policier de Beaune

  • 10ème Festival du Film Francophone de Grèce

    festival Grèce.jpgJe ne pouvais évidemment pas ne pas vous parler de ce festival, même si je n'y serai malheureusement pas...

    Le 10ème Festival du Film Francophone de Grèce aura ainsi lieu du 2 au 12 Avril, à Athènes, et du 9 au 15 Avril à Thessalonique. Pour cette dixième édition, les organisateurs promettent une programmation exceptionnelle!

     Ainsi, ce Festival, organisé par l’Ambassade de France en Grèce et l’Institut Français d’Athènes, est devenu l’un des plus importants du sud-est de l’Europe. Il révèle le dynamisme de la Grèce, l’un des pays européens qui accueilleront le plus de sorties de films français en 2009. UNIFRANCE soutient activement ce festival depuis 10 ans.

    À cette occasion et pendant 10 jours, le festival prendra toute son ampleur avec une édition qui promet de nombreux films inédits, des rencontres avec les professionnels du cinéma, des avant-premières, une belle programmation et des soirées exceptionnelles… avec, au programme, plus de 60 films!

    Les projections auront lieu dans le centre historique d’Athènes dans les cinémas Attikon, Apollon Cinemax class et à l’Auditorium de l’Institut Français d’Athènes.

    Le public pourra découvrir en avant-première des succès, du box office aux films d'auteurs en passant par une sélection jeunesse.

    Les billets seront en vente dans les cinémas Attikon et Apollon Cinemax Class (Stadiou, 19) à partir de lundi soir.
    Au programme:

    - La Fille de Monaco d’Anne Fontaine avec Fabrice Luchini, Roschdy Zem, et Louise Bourgoin,

    - J’ai toujours rêvé d’être un gangster de Samuel Benchetrit avec Anna Mouglalis, Edouard Baer et Jean Rochefort,

     - La saga Jacques Mesrine, de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, en 2 opus L’Instinct de mort et Ennemi public n°1,

    - Espion(s) de Nicolas Saada avec Guillaume Canet et Géraldine Pailhas,

    - Coluche, l’histoire d’un mec d’Antoine de Caunes avec François-Xavier Demaison, Léa Drucker et Olivier Gourmet,

    - Les Femmes de l’ombre de Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain et Déborah François,

     Lady Jane de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan,

    - Le Voyage aux Pyrénées de Jean-Marie et Arnaud Larrieu avec Sabine Azéma et Jean- Pierre Darroussin,

    - Les Liens du sang de Jacques Maillot avec Guillaume Canet et François Cluzet,

    - Vilaine de Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit avec Marilou Berry,

    - Le Bal des actrices de Maïwenn avec Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu… et bien d’autres,

    - Le Premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon avec Jacques Gamblin, Zabou Breitman et Deborah François,

    - Home de Ursula Meier avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet,

    Pour la jeunesse :

    - Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd.

    - Les Enfants de Timpelbach de Nicolas Bary,

    À l’issue du Festival du Film Francophone de Grèce seront remis le Prix du public, et le Prix du jury, composé de jeunes francophones étudiants en cinéma.

    La 10e édition fêtera aussi les 40 ans du film Z, le chef d’oeuvre aux 2 prix à Cannes et aux 2 Oscars. Costa-Gavras triomphe avec le film Z en 1969 et ouvre la trilogie politique qui comprend également les longs métrages l’Aveu en 1971 et Etat de siège en 1973. L’anniversaire de ce film prendra donc une dimension toute particulière à Athènes. Cet hommage exceptionnel constituera un temps fort du festival et, au-delà, de la saison cinématographique en Grèce. A cette occasion, l’ambassadeur de France en Grèce, Christophe Farnaud, remettra, le 1er avril, un prix d’honneur au réalisateur Costa-Gavras. Pierre Assouline (Le Monde 2) se rendra spécialement à Athènes pour animer cette soirée.

    Par ailleurs, le tapis rouge sera aussi déroulé pour Josiane Balasko qui s’illustre avec le film Cliente, à la fois comme réalisatrice, et comme actrice, au côté de Nathalie Baye. Cliente sera programmé en avant-première à Athènes pour le Festival du Film Francophone de Grèce.

    LIENS:

    Site internet officiel du Festival

    Site de l'Ambassadre de France en Grèce

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  • « La fille du RER » d’André Téchiné : critique du film

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    Un film d’André Téchiné est pour moi toujours un rendez-vous incontournable, pourtant le sujet de son dernier film inspiré d’un fait divers (En juillet 2004, une jeune femme avait inventé avoir été victime d’une agression antisémite dans le RER. Son terrible mensonge avait provoqué un emballement médiatique et politique sans précèdent, avant même d’avoir été confirmé) m’avait laissée perplexe, d’abord parce qu’il s’agissait finalement d’un sujet assez mince pour en faire une fiction, ensuite parce que le sujet était plutôt sensible… C’était oublier l’immense talent de cinéaste et de « psychologue » d’André Téchiné, sa capacité à transcender et sublimer toute histoire, et à mettre en scène la confusion des âmes et des sentiments.

    Jeanne (Emilie Dequenne), vit dans un pavillon de banlieue plutôt coquet bercé par le bruit de la circulation et du RER, avec sa mère, Louise (Catherine Deneuve). Les deux femmes sont inséparables et s’entendent bien.  Louise garde des enfants et Jeanne cherche un emploi sans trop de conviction préférant passer et perdre son temps à déambuler en rollers. C’est lors de l’une de ces déambulations qu’elle rencontre Franck (Nicolas Duvauchelle), l’étrange et direct lutteur qui rêve de devenir champion olympique. Un jour, Louise tombe sur une annonce  d’emploi d’un cabinet d’avocats, celui de Samuel Bleistein (Michel Blanc), qu’elle a connu  dans sa jeunesse. Jeanne ne sera pas embauchée mais le terrible mensonge qu’elle va échafauder va la faire rencontrer de nouveau Bleistein, et sa famille : son fils Alex (Mathieu Demy), sa belle-fille Judith (Ronit Elkabetz), et son petit-fils Nathan (Jérémy Quaegebeur ).

    Le film est une adaptation de la pièce de Jean-Marie Besset, «  RER », lequel a également signé les dialogues du film de Téchiné. Le scénario, signé André Téchiné, a aussi été adapté par Odile Barski.

    Comme souvent chez Téchiné, il y a cette troublante lumière d’été (magnifique photographie de Julien Hirsch) qui inquiète plus qu’elle ne rassure, qui intrigue autant qu’elle fascine. Ici, elle reflète le mystère de l’insaisissable Jeanne. Sa fragilité aussi. Téchiné ne justifie pas son acte mais chaque seconde du film, tout en douceur, sans gros plans didactiques ou tapageurs, esquisse le portrait de cette jeune femme et les circonstances qui vont la conduire à un terrible mensonge dont les conséquences vont dépasser tout ce qu’elle aurait pu imaginer. D’ailleurs elle n’a probablement rien imaginé ou vraiment planifié. Jeanne ment comme elle respire. Souvent sur ce qu’elle est. Pour qu’on la regarde, pour qu’on la considère, pour se sentir exister. Dans le regard de cet avocat et sa belle-fille qui la regardent avec un certain dédain. Dans le regard de sa mère qui désapprouve sa liaison avec Franck et voudrait qu’elle trouve un travail digne de ce nom. Dans le regard de Franck qui va violemment se détourner d’elle. Et puis Jeanne agit aussi sur un coup de folie, réagissant à la violence de ce désamour, sans vraiment réfléchir, comme lorsqu’elle déambule à rollers, et glisse sur le temps qui passe, et ses mensonges qui défilent. La caméra fébrile d’André Téchiné accompagne judicieusement son glissement et son chaos intérieurs, portés par une bande originale aussi envoûtante qu’inquiétante (musique originale de Philippe Sarde, musique de Bob Dylan –voir extrait ci-dessous-).

    Et puis ce fait divers n’est finalement qu’un prétexte. Un prétexte pour de nouveau évoquer des rendez-vous manqués, des  êtres égarés dans ces "temps qui changent", aussi socialement installés semblent-ils (comme Samuel) ou aussi libres semblent-ils (Catherine Deneuve, de nouveau étonnante, et parfaitement crédible, magnifique scène où elle observe Samuel sans oser le rejoindre). Des êtres en quête d’amour et  d’identité (parallèle entre Nathan qui refuse une identité juive que Jeanne a endossée et s’est inventée). Des êtres en quête de repères dans une société où on communique sur msn, où la vie va aussi vite qu’une déambulation à rollers, où on voit sans regarder.

    Dans le regard, tellement sensible et empathique de Téchiné, Jeanne est une victime de l’emballement médiatique, de la politique qui cherche des justifications, même fallacieuses, à son action, d’une société intransigeante et impatiente qui broie les êtres égarés et plus fragiles. Reste ce terrible mensonge qui risque de banaliser les actes similaires qui, malheureusement, continuent d’exister. En témoigne la triste et périlleuse  banalisation des propos d’un « homme politique » qui, il y a quelques jours encore, dans la consternante quasi indifférence générale  assimilait à un « détail » l’horreur absolue du 20ème siècle. Cela témoigne aussi de cette société que Téchiné montre ici et qui qui zappe d’une information à une autre, sans forcément prendre le temps de s’arrêter, voire de s’indigner.

    En cinquante jours, André Téchiné a signé un film, à nouveau, d’une étonnante modernité portée par des acteurs dont il souligne une nouvelle fois le talent : Emilie Dequenne absolument sidérante qui nous emmène dans sa folie ordinaire et d’autant plus troublante, Nicolas Duvauchelle, qui excelle toujours dans ces rôles à vif, Michel Blanc qui retrouve Téchiné après son admirable dernier film « Les Témoins », et l’impériale Catherine Deneuve, qui retrouve le cinéaste pour la sixième fois, aussi crédible en mère aimante et libre vivant dans un pavillon de banlieue que dans n’importe quel rôle. (Voir ici mon article consacré à la rencontre avec Catherine Deneuve à SciencesPo).

     Un film vivement recommandé par Inthemoodforcinema.com .

     Film sorti le 18 mars 2009 

    Sandra.M

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