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  • L'interview "in the mood for cinema" de Rémi Bezançon (réalisateur du "Premier jour du reste de ta vie")

    premier.jpgJe lance aujourd'hui à nouveau une nouvelle rubrique, cette fois consacrée à des interviews de personnalités du septième art  ayant un lien avec l'actualité.

     Rémi Bezançon a eu la gentillesse de répondre à mes questions, et d'inaugurer ainsi cette rubrique, je l'en remercie vivement de nouveau.

     A une semaine de la cérémonie des Césars, alors que, comme il nous rappelle lui-même, "Le premier jour du reste de ta vie" est encore à l'affiche après avoir totalisé 1,2 millions d'entrées, et 9 nominations aux Césars (Jacques Gamblin est nommé comme meilleur acteur, , Marc-André Grondin et Pio Marmai sont nommés comme meilleurs espoirs masculins, Déborah François est nommée comme meilleur espoir féminin, Rémi Bezançon est nommé comme meilleur réalisateur et pour le meilleur film ainsi que pour le meilleur scénario original, Sinclair est nommé pour la meilleure musique et Sophie Reine pour le meilleur montage) cette interview a donc lieu en pleine actualité et tourne essentiellement autour de la cérémonie du 27 février.

    Le principe de ces interviews "in the mood for cinema" sera toujours le même : 9 ou 10 questions simples divisées en 3 parties (l'actualité de l'interviewé, ses projets, ses goûts cinématographiques) dont les réponses seront retranscrites telles quelles...

    Bezançon.jpg

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    In the mood for cinema : Après son 1, 2 millions d'entrées, « Le premier jour du reste de ta vie » a récolté 9 nominations aux Césars, quel est votre état d'esprit à quelques jours de la Cérémonie. Que représente cette cérémonie pour
    vous ?

    Rémi Bezançon: Je suis serein. Avoir 9 nominations constitue déjà une très belle victoire. Pour le reste... Inch'Allah.

    ITMFC: Toutes les composantes qui contribuent à la belle alchimie de ce film sont nommées (musique, scénario, comédiens, réalisation,
    montage.) Y a-t-il une nomination à laquelle vous êtes plus sensible que les autres et a fortiori un César auquel vous seriez plus sensible
    que les autres ?

    Rémi Bezançon: Le scénario. N'étant pas vraiment un littéraire, j'ai du tout apprendre tout seul.

    ITMFC: Cette année que j'imagine trépidante vous a-t-elle laissé le temps de voir les films des autres nommés. Avez-vous eu des coups de cœur ?

    Rémi Bezançon : Un vrai coup de coeur pour Séraphine, que j'ai trouvé juste et puissant. C'est un film sur la création que je compare au Shining de Kubrick. Magnifique.


    ITMFC: Un avis sur la décision de Dany Boon de boycotter la cérémonie pour n'avoir été nommé qu'une fois (dans la catégorie meilleur scénario) et sur l'idée de la création du César de la meilleure comédie?


    Rémi Bezançon: Peut-être l'Académie aurait-elle du remettre à Dany Boon un César d'honneur rapport aux 20 millions d'entrées, histoire de désarmorcer les non-nominations des Chtis qui semblaient assez évidentes. Ça aurait évité toutes ces histoires assez minables...

    ITMFC: Ces nominations ont-elles d'ores et déjà changé quelque chose  et facilité vos  projets ?

    Rémi Bezançon: Non. Avant la sortie du Premier Jour, j'étais déjà sur l'écriture du suivant, l'adaptation d'"Un heureux événement" d'Eliette Abecassis.


    ITMFC: Si vous aviez une baguette magique, ou disons à défaut un César magique, quels seraient pour vous le casting et le film idéal  (même
    totalement utopiques)?


    Rémi Bezançon: Water Music, d'après T.C. Boyle, avec Johnny Depp et Leonardo Di Caprio.


    ITMFC:  Y a-t-il un film en particulier qui a déclenché votre envie de faire du cinéma ?

    Rémi Bezançon: Il était une fois dans l'ouest.


    ITMFC: Si vous deviez choisir un acteur, une actrice, un réalisateur en tête de votre panthéon cinématographique, quels seraient-ils ?


    Rémi Bezançon: Marcello Mastrioani
    Isabelle Adjani
    Stanley Kubrick


    ITMFC:  Quel film de ce début 2009 recommanderiez-vous aux lecteurs d' « In the mood for cinema » ?

    Rémi Bezançon: Le Premier Jour du Reste de ta Vie! Eh oui, il est encore à l'affiche 31 semaines après sa sortie!!
    ;-)

    BANDE-ANNONCE ET EXTRAITS:

  • NOUVELLE RUBRIQUE- Un peu de lecture : une nouvelle se déroulant dans le cadre du Festival de Cannes

    rubrique.jpg

    Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle rubrique pour agrémenter différemment ce blog, et pour évoquer le Festival de Cannes de manière plus originale qu’en rédigeant une simple note. Je vous propose en effet une nouvelle que j’ai écrite l’année dernière et qui se déroule dans le cadre de ce festival.

    Chaque année, l’AFCAE (Association Française des Cinémas d’Art et Essai) organise un concours de nouvelles dans le cadre de l’Opération « Lire en fête » (dont j’ai lu qu’elle ne serait vraisemblablement exceptionnellement pas renouvelée cette année. Dommage…). Ces nouvelles doivent avoir pour thème le cinéma. Trois de mes nouvelles ont été finalistes de ce concours, lors d’éditions différentes.

    Ce n’est pas une de celles-ci que j’ai décidé de publier mais celle de la dernière édition du concours qui donc n’a pas été finaliste. Si j’ai choisi celle-ci, bien qu’elle soit donc potentiellement moins bonne que les autres, c’est parce que, l’écriture étant toujours une ambivalente mise à nu, cette nouvelle m’est sans doute plus éloignée que d'autres (si ce n’est que chaque année mon anniversaire se déroule aussi pendant le festival de Cannes) et qu’il m’est donc plus facile de vous la livrer, qu’elle s’inscrit  dans la thématique de ce blog et que le thème imposé cette année-là, en plus du cinéma, était la jeunesse, thème abordé plusieurs fois ces derniers jours.

    La dernière contrainte, en plus des thèmes du cinéma et de la jeunesse, était enfin la longueur qui ne devait pas dépasser 10 pages, longueur maximale atteinte par cette nouvelle.

     Il se pourrait que je renouvèle cet exercice de temps à autre, peut-être la prochaine sera-t-elle une nouvelle qui se déroule dans le cadre du Festival de Cannes (Encore ! Mais à condition que je la retrouve !), thème imposé d’un concours organisé par Arte en 2002 dont j’avais remporté le premier prix, à moins que je ne vous demande de m’imposer un thème ou que je ne mette en ligne d’autres nouvelles sans lien avec le cinéma, en ayant un certain stock ?  A voir…

    Cette nouvelle n’a d’autre prétention que de raconter une petite histoire dans le cadre du Festival de Cannes. Elle est entièrement fictive, à l’exception du cadre spatio-temporel, évidemment bien réel. Toute  ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait donc une pure coïncidence… (Cliquez sur « Lire la suite » pour pouvoir lire ma nouvelle.)

     Bonne lecture « in the mood for Cannes ».

     Sandra.M

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    Lien permanent Imprimer Catégories : ECRITURE(mes scénarii, romans, nouvelles, prix...) Pin it! 6 commentaires
  • « Doute » de John Patrick Shanley

    doute.jpg

    L’intrigue se déroule en 1964, dans une école catholique du Bronx. Le père Flynn (Philip Seymour Hoffman), un prêtre de la paroisse, est soupçonné par la Sœur Aloysius (Meryl Streep), directrice de l’école, d’avoir fait subir des attouchements à un garçon noir de 12 ans. Malgré ses doutes sur la moralité du prêtre, cette dernière n’arrive pas à réunir les preuves nécessaires à son renvoi. Quand la naïve sœur James (Amy Adams) vient lui raconter un évènement impliquant le père Flynn et un garçon de l’école, pour la Sœur Aloysius, c’est là la confirmation à ses soupçons qu’elle attendait pour forger définitivement son intime conviction. Entre le père Flynn et la sœur Aloysius va alors s’engager une véritable bataille, une bataille où s’affronteront aussi doute et certitudes, les leurs, ceux de l'influençable sœur James partagée entre les deux...et les nôtres.

    « Doute » est le deuxième film de John Patrick Shanley et une adaptation de la pièce intitulée « Doute :  A Parable » qu’il avait lui-même écrite et qui avait remporté le prix Pulitzer en 2005.

     A priori, le doute est un sujet éminemment cinématographique, le cinéma étant aussi un art de la manipulation, jonglant avec la vérité, avec notre perception, avec nos certitudes. Si le sujet aurait rapidement néanmoins pu s’avérer ennuyeux, notamment grâce à une mise en scène (certes relativement théâtrale, mais qui sied ici parfaitement au sujet et au duel entre le prêtre et la soeur) essentiellement destinée à mettre en valeur le jeu des comédiens, et ce qui les oppose, et grâce à une réalisation judicieusement glaciale à l’image de l’austérité des lieux , nous sommes rapidement captivés par ce combat en huis-clos sans merci dont la vérité ne surgira pas forcément.  Avec beaucoup d’austérité et de pudeur, « Doute » aborde plusieurs thèmes que l’Eglise est plutôt réticente à aborder. Ce ton aride ne donne que plus de force au propos. 

    Tout est fait pour ébranler nos certitudes.  Le père Flynn apparaît d’abord comme un prêtre progressiste (il fume, les repas sont gais et animés etc) et altruiste et la sœur Aloysius, par opposition, comme une religieuse rigide et intolérante (les repas se font en silence, et une institutrice qui a des sucreries dans son bureau est déjà pour elle la pire des pécheresses). Quelques éléments nous laissent néanmoins penser que la revêche sœur Aloysius n’est pas aussi impitoyable qu’elle le laisse croire, notamment par l’intérêt qu’elle porte à une sœur âgée et presque aveugle. (La scène du repas est de ce point de vie très réussi, nous montrant ses deux visages, le doute commençant ainsi à s’immiscer dans l’esprit du spectateur). La sœur Aloysius s’humanise peu à peu  et le père Flynn commence à ne plus nous paraître aussi irréprochable. Alors, le père Flynn est-il la victime innocente de l’intime conviction quasiment fanatique et obsessionnelle de la sœur Aloysius ou est-il réellement coupable des atrocités dont elle le soupçonne ?

    Chaque geste, chaque parole, mêmes les plus simples et anodins révèlent alors leur ambiguïté et détruisent la moindre certitude à peine esquissée, démontrant les dangers et la relativité de l’intime conviction. Le spectateur est alors balloté entre les certitudes de la sœur Aloysius et les certitudes que lui inspirait tout d’abord le père Flynn.

    John Patrick Shanley, signant un véritable plaidoyer contre les ravages de l’intime conviction, a ainsi choisi de ne jamais prendre parti, nous laissant sur notre faim, mais allant finalement ainsi jusqu’au bout de son idée et de son thème. Toutes les scènes qui auraient pu nous donner de véritables indices sont ainsi éludées, l’ellipse renforçant le doute. Alors que le cinéma prend de plus en plus le spectateur par la main, lui dictant ce qu’il doit voir, ce qu’il doit penser, c’est finalement plutôt agréable d’être ainsi responsabilisé,  d’affronter seul ses propres doutes.

    « Doute » vaut à Meryl Streep sa 15ème nomination aux Oscars. (Philip Seymour Hoffman est également cité comme meilleur acteur ainsi que Amy Adams et Viola Davis comme meilleures actrices dans un second rôle. Enfin, John Patrick Shanley est nommé pour le meilleur scénario adapté). Elle prouve ici une nouvelle fois l’énorme étendue de son jeu après « Mamma mia », un rôle aux antipodes de celui-ci, même si, en l’espèce, son jeu et le doute y auraient peut-être gagnés avec un peu plus de nuance. Philip Seymour Hoffman, quant à lui, remarquable instille juste ce qu’il faut de trouble et de troublant  pour faire naître le doute dans notre esprit.

    Certes, la deuxième partie n’est pas à la hauteur du début qui instaure une tension, un suspense, un climat de suspicion très prometteurs et palpitants mais pas suffisamment pour que je ne vous recommande pas ce film. Sans aucun doute.

    Sandra.M

  • "Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino: bande-annonce

    inglourious.jpgUn film de Quentin Tarantino est toujours un évènement. Celui-ci en particulier. Tout d'abord en raison de son sujet ( Durant la Seconde Guerre Mondiale, un groupe de soldats alliés condamnés à mort se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission-suicide en territoire ennemi.), en raison de son casting prestigieux et international (Brad Pitt, Diane Kruger, Mélanie Laurent, Mike Myers, Daniel Brühl, Michael Fassbender, Maggie Cheung, Léa Seydoux...), et en raison de sa violence annoncée.

    Le second degré de Tarantino, son humour noir, sa folie-certes savoureuse-, son audace, sa violence ostentatoire s'accomoderont-ils de ce sujet sensible et  périlleux? Le film sera-t-il à la hauteur de l'attente suscitée?

    La sortie en salles en France est prévue le 19 Août avec, pourquoi pas, une projection en avant-première à Cannes, festival dont Quentin Tarantino est un habitué et  dans le cadre duquel il avait donné une leçon de cinéma, l'an passé.

    En attendant d'avoir les réponses à ces questions, je vous laisse vous faire une première impression avec la première bande-annonce, ci-dessous.

    Lien permanent Imprimer Catégories : BANDES ANNONCES Pin it! 2 commentaires