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« Watchmen-Les Gardiens » de Zack Snyder : critique en avant-première (soirée Allociné) ou la thèse sans antithèse et synthèse...

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A la demande générale, je vais donc évoquer l’avant-première de « Watchmen- Les Gardiens » de Zack Snyder (mais brièvement hein, le principe de ce blog reste de partager mes coups de cœur cinématographiques, et ce film, vous l’avez compris ou le comprendrez rapidement, n’en fait pas partie …). Cette projection en avant-première avait lieu au Forum des Images et était organisée dans le cadre du club 300 d’Allociné dont  c’était la troisième soirée « Allociné Family and Friends » après celles organisées pour les projections de « Wall-E » et « Mesrine ». Venons-en à l’essentiel avant d’évoquer  l’accessoire (le film) :  les blogueurs avec lesquels j’ai eu le plaisir de terminer cette soirée, j'ai nommé Brigitte des "Nouveaux Cinéphiles", Pascale et Hervé de "Sur la route du cinéma", Osmany de "Oh my bloogness" , sur les blogs desquels vous trouverez également un récit de cette soirée, ainsi que sur les blogs des autres inconditionnels des avant-premières que j’ai une nouvelle fois eu le plaisir de croiser  Tadah! blog , Les Cinétribulations d'Alain Robert, Filmgeek. Vous trouverez également des critiques sur les blogs du Petit cinéphile et sur le blog BJ and Mat Cinéshow.

Pour les  incultes en bd et comics qui, comme moi, l’ignoraient, « Watchmen » est donc un comic-book constitué de 12 volumes écrits-réalisés-commis entre 1986 et 1987 par Alan Moore (pour le texte) et Dave Gibbons (pour le dessin ), un comic dont la forme est paraît-il particulièrement singulière, voire révolutionnaire (utilisation de la première personne, neuf vignettes par page privilégiant les formats verticaux, caractéristiques réalistes des héros etc) mais surtout paraît-il le meilleur comic de tous les temps figurant  dans le top 100 du Time Magazine des « Meilleurs romans de la langue anglaise depuis 1923 », lauréat du prix Victor Hugo, prix du meilleur album étranger au Festival international de la BD d’Angoulême. Bref, le « A la recherche du temps perdu » du comic. Quand je pense qu’il a été un moment question que Terry Gilliam, Paul Greengrass ou Darren Aronofsky le réalisent, je me dis que nous sommes peut-être passés à côté d’un bon film mais malheureusement c’est au réalisateur de « 300 », Zach Snyder que cette épineuse mission a échu.

En préambule, la toujours sympathique et dynamique équipe d’Allociné nous a prévenus : ce film d’anticipation a une portée philosophique, politique, historique et nécessite plusieurs visionnages afin d’être vraiment appréhendé ! Fichtre… Une sorte de mélange entre « Citizen Kane », «  2001 Odyssée de l’Espace », « Hiroshima mon amour »… Welles, Kubrick et Resnais : rien à côté de Zack Snyder !  Qui l’eut cru ?

Le pitch : Nous sommes à la fois en 1985  et à une époque indéfinie et alternative (Watchmen étant évidemment intemporel et universel comme tout chef d’œuvre qui se respecte ou aspirant du moins à l’être), la Guerre Froide étant à son apogée,  les Etats-Unis ayant remporté la Guerre du Vietnam et  Richard Nixon achevant un cinquième mandat à la Maison-Blanche… Les super-héros font alors partie du quotidien (rien à voir avec Superman et autres Spiderman, je vous expliquerai ça ultérieurement) et l’horloge (d’où le nom de Watch-men) de l’Apocalypse –symbole de la tension entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l’un de ses anciens collègues super-héros (oui, collègues, super-héros est un métier…) est assassiné, le cynique, brutal, égoïste Comédien (Jeffrey Dean Morgan), Rorschach (Jackie Earle Haley), un justicier masqué aussi las que déterminé va découvrir un complot qui menace de tuer et discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu’il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers –un groupe hétéroclite de justiciers retraités, seul l’un d’entre eux –le Dr Manhattan- possédant de véritables pouvoirs, sorte de Dieu bleuté au physique improbable- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences inquiétantes pour leur futur.

"Les inconditionnels pourront découvrir la transposition sur grand écran des personnages et scènes qu'ils aiment, ainsi que la réalité alternative complexe du roman graphique, tandis que le reste du public verra des super-héros agir d'une façon qu'ils n'avaient jamais envisagée auparavant. Et si, au final, Watchmen est considéré comme une bande-annonce de 2h30 pour le livre, ce sera ma plus belle récompense." Voilà ce qu’a déclaré Zack Snyder aspirant à passionner les néophytes autant que les fans du comic-book. Etant donné que lors de la projection allocinéenne, seuls 8 % des spectateurs ayant voté ont déclaré ne pas aimer ou ne pas aimer du tout contre 78% de satisfaits, je ne vais pas généraliser mon cas de néophyte (j’imagine que parmi les 78% tous n’étaient pas aficionados de la BD) mais pour moi en tout cas, cela n’a pas du tout fonctionné.

D’abord, parce que « Watchmen » n’est pas à la hauteur de son ambition débordante. Ce film m’a rappelée un de mes passionnants sujets de sciences-po : « Existe-t-il une guerre juste ? ». Voilà, entre autres thèmes, ce à quoi « Watchmen »ambitionne de répondre. Seulement Zack Snyder ne connaît pas les plans en trois parties et en guise de thèse, nous avons une exposition interminable des différents personnages qui constitue l’essentiel des 2H43 que dure le film (on peut ne pas avoir lu la bd, ne pas être totalement stupide et donc cerner les personnages un peu plus rapidement), l’antithèse et la synthèse étant rapidement expédiées. J’ai eu l’impression d’une immense scène d’exposition qui ne s’achèverait jamais, entrecoupée de flash-backs destinés à nous faire comprendre le passé de ces super-héros, leurs enfances difficiles et traumatismes censés expliquer leur soif de justice, de vengeance, de violence aussi (Petite précision : « Watchmen » est interdit aux moins de 12 ans en France, aux moins de 17 ans aux Etats-Unis). Ce ne sont donc pas de vrais super-héros mais des humains (et donc des êtres faillibles) se prenant pour des justiciers masqués, armes redoutables d’une Amérique impérialiste. Ici donc  pas de manichéisme qui sied habituellement aux films de super-héros avec les gentils héros d’un côté et les représentants du mal absolu de l’autre, mais une frontière bien étanche entre le bien et le mal. (D’où les parallèles possibles avec toutes les polices et armées du monde, et avec toutes les guerres passées et présentes ). Ces flash-backs redondants entrecoupent constamment le récit et finissent par rendre l’intrigue (on est quand même censés rechercher un meurtrier et l'horloge fatidique qui menace d'une troisième guerre mondiale, qui plus est nucléaire, est toujours là..., ressurgissant aux moments les plus incongrus) totalement inintéressante et secondaire.

 Parce que voilà une des fameuses singularités de « Watchmen » : les super-héros y sont fragiles, réalistes, n’ont pas de super pouvoirs à l’exception de l’un d’entre eux (le fameux Docteur Manhattan, je passe sur les circonstances d’une expérience scientifique malheureuse qui lui ont procuré ses pouvoirs extraordinaires, cette scène aurait pu être magistrale de tension, elle n’est que ridicule…) et sont même parfois particulièrement violents et impulsifs à l’image du Comédien. Ils sont parfois plus lâches et inhumains que ceux qu’ils combattent (Etant humains, ils ont donc les travers des humains), dans un monde crépusculaire réaliste. Ajoutez à cela une atmosphère apocalyptique et de chaos, une société en déliquescence et donc en résulte une société propice à tous les extrémismes et impérialismes.

Quant à la synthèse elle donne une morale plutôt douteuse, par la maladresse et la réalisation plutôt convenue de Zack Snyder, justifiant les extrémismes qu’il aspire plutôt, sans doute, à dénoncer, ou en tout cas justifiant la « guerre juste » (une explosion nucléaire fait des millions de morts mais « réussit » ainsi à réconcilier les Etats-Unis et l’Union Soviétique, ceux-ci s’alliant contre ce nouvel ennemi…), ou en voulant aussi dénoncer les raisons fallacieuses, parfois et même souvent les raisons économiques, justifiant les guerres et autres conflits (Oui, parce qu’il y a évidemment un traitre dans le lot dont, même les incultes en bd parviennent à déceler rapidement l’identité, reste donc juste la sombre, voire morbide, beauté graphique du film à observer pour s’occuper) .

La bande originale est certes exemplaire et aligne les chefs d’œuvre musicaux, ce qui ne fait qu’exacerber le kitsch des scènes sur lesquelles elle est plaquée pour créer une émotion totalement absente sans oublier l’indispensable humour caractéristique de ce genre de film indissociable de la violence qu’il est censé désamorcer.

En s’attaquant à « Watchmen :les gardiens » que la fameuse portée historique, philosophique, politique aurait pu rendre intéressant, et même passionnant, pour les néophytes autant que pour les inconditionnels et auquel il aurait pu apporter une portée universelle et intemporelle, Zack Snyder a réalisé un film pour initiés au genre, anxiogène et kitsch au possible pour les autres (à moins de le prendre au 5ème degré, parce qu'au premier c'est difficilement supportable), sans autre intérêt que d’exposer un univers et des personnages que la première demi-heure aurait dû suffire à nous faire découvrir. Restent la bande originale et une ténébreuse noirceur qui finiraient presque par nous embarquer… dans un ailleurs où je n’aspire néanmoins pas à retourner ni à vous conseiller d’aller ! Vous voilà prévenus !

Sandra.M

Commentaires

  • Ben ! Y'a tout ça à dire sur le film ? Je parle bien du film, je n'oserais m'attaquer à la BD que je n'ai pas lue !
    En tout cas, c'est vrai j'avais oublié que les Etats Unis et l'URSS s'unissent.
    Vrai aussi qu'on a vraiment l'impression de passer pour con si on ne connaissait pas les Watch avant... et pour très con si on a le culot de ne pas aimer.
    MDR quand même !

  • Je n'ai pas vu et n'irai pas voir en salle... mais me permet néanmoins un petit commentaire ayant lu ce 'comic' loin d'être drôle, et déjà tendance nihiliste bien avant le dernier Batman. Comme beaucoup d'œuvres, la BD se suffisait sans doute à elle-même. Pourquoi sans cesse vouloir adapter ce qui a déjà été si bien et souvent mieux fait ?! D'ailleurs, dans une certaine mesure, l'avalanche de 'biopics' - qui rime avec 'comics' donc... (Piaf, Sagan, Milk, Arletty, Coluche, Mesrine, Séraphine and co...) - fait apparaître le même symptôme: faire du neuf avec du vieux, préférer le réel à l'imaginaire... Dommage ? En même temps, il semblerait que ce soit de bonnes 'bêtes à concours' au vu des multiples récompenses reçues ici et là. Mais enfin, le manque d'imagination au cinéma depuis quelques années est patent, alors... Cela dit, pour revenir aux Watchmen et relativiser peut-être la lourdeur des flashbacks évoquée par Sandra, il faut dire que c'était le côté un peu révolutionnaire de la BD. Aussi forte que V pour Vendetta (là aussi, préférer l'original à la copie), l'intrigue reposait beaucoup, contrairement à la grande majorité des comics traditionnels, sur la psychologie plutôt que sur l'action, chaque volume abordant le passé d'un 'character' pour reconstituer peu à peu le puzzle qui conduirait à 'l'instant t', point d'orgue de l'histoire. Si on avait enlevé ces fameux FBs, substantifique moelle de l'œuvre, je me demande ce qui serait resté au film... (Notons que ce procédé intéressant a été repris maintes fois, et notamment avec succès dans la série Lost par exp). En outre, il est vrai que la BD commence à dater un peu historiquement et depuis la chute du mur, il s'est quand même passé pas mal d'événements qui peuvent rendre le contexte obsolète. Au final, ce qui est regrettable dans ce genre d'entreprise, c'est que l'adaptation 'kitsch' et ratée, semble-t-il, risque de détourner d'une œuvre... 'originale' à plus d'un titre. L'enfer est paraît-il pavée de bonnes intentions...

  • Ta vision du film se défend. Et je vais lâcher (comme chez Pascale et ailleurs) l'argument qui tue : comme tu l'as dit toi-même, c'est un film pour initiés. De loin la meilleure adaptation d'Alan Moore, donc un film fait pour satisfaire les fans (dont je suis). Et uniquement eux... C'est pour moi le seul et unique problème de ce "Watchmen" dont il faut évidemment prendre pas mal de scènes au cinquième degré (la scène d'amour notamment).
    Je ne fustigerai donc pas ceux qui n'ont pas goûté les charmes de ce film, et trouve ta vision assez pertinente...

  • @ Pascale: Bah, j'ai juste répondu à la demande générale. Avec moi, c'est tout ou rien!

    @ Moïse: Tu me donnerais (presque) envie de lire le comic!:-) Les flash-backs et la description des tourments et autres caractéristiques des personnages sont très appuyés dans le film, on devine donc l'influence du comic. J'en ai moi aussi assez des biopics, en revanche pour les adaptations, je pense qu'on peut écrire un scénario très personnel à partir d'une oeuvre préexistante. Je viens de lire "L'étrange histoire de Benjamin Button" de Fitzgerald qui est très loin d'être sa meilleure nouvelle et je me demande encore comment on a pu en tirer un film aussi riche... et différent.

    @ Rob: Ca va, je suis encore vivante malgré "l'argument qui tue". Moi qui redoutais que ma vision ne paraisse impertinente aux inconditionnels, ravie qu'elle te paraisse juste pertinente. (et pas trop de mauvaise foi:-)).

  • Je reviens à la critique...notemment la conclusion. Je n'ai pas eu le sentiment que Zach snyder défendait une guerre juste, la fin du film est vachement plus ambigue que ça. Et on distingue encore bien une dualité au sein des watchmen (et c'est d'ailleurs ça qui est pertinent).Docteur manhattan desintégrant son camarade cagoulé parcequ'il veut la paix. J'ai plutôt l'impression d'assister à une sorte de fatalité auquels certains des personnages se résignent (le hibou, spectre joyeux). Le raccourci de ta critique est un brin exagéré.

    Quand au kitsh du film, je le trouve plutôt charmant, les clins d'oeil aux films de supers héros sont nombreux, et il est en décalage total par rapport à la noirceur du film, ce qui le rend un peu malsain. Je ne suis pas un afficionado des watchmen, mais c'est un film de super héros, il ne faut pas s'attendre à un welles (comme cité plus haut)...Aller voir un film de ce genre et s'attendre à quelquechose de philosophique et qui ferra réfléchir le spectateur en profondeur est un peu risible.

    Pour finir, j'ai passé un bon moment. Une vision personnelle, et des visuels quelquefois surprenants, le casting est bien foutu...mais certes il n'arrive pas à la cheville du dernier "Batman"...Après avoir déconstruit le mythe du super héros, que va t'il se passer? Des supers héros alcoliques? toxico?

  • @ korruptflo: C'est peut-être risible de s'attendre à quelque chose de philosophique seulement TOUTES (ou presque) les critiques élogieuses sur ce film évoquent cet aspect sans aller plus loin, et c'est donc cette pseudo-philosophie qui est risible (peut-être très réussie dans le comic mais ratée dans le film. A vouloir trop en dire on ne dit finalement rien...). Et puis désolée, mais j'attends encore du cinéma qu'il me fasse réflèchir...même dans un film de super-héros puisque la métaphore s'y prête tout particulièrement. Malsain et ambigu peut-être, mais ça ne suffit pas à faire un bon film! Quant à ce que Zack Snyder a voulu défendre, c'est bien là tout le problème. Le sait-il lui-même? Probablement Spielberg, ou les réalisateurs précités pressentis seraient-ils parvenus à le faire savoir clairement et subtilement... Quant à la dualité, il aurait été difficile de passer à côté, tant elle est appuyée...

  • Hello !
    Je ne connaissais pas ce comic pas joyeux mais ça n'est que partie remise puisque le film m'a donné envie de le lire... c'est déjà quelque chose !
    J'ai préféré prendre l'histoire à la rigolade parce qu'ou sinon on se pend, on mange son pin's, on massacre son troupeau pour sauver une brebis égarée (euh... on apprend pas ça au cathé ?), on porte des collants fluo, bref, on devient dingo !
    Par contre, je trouve l'histoire diablement pertinente, voire plus que jamais, surtout quand on repense qu'un certain junior voyait l'âme de Vlad en le regardant dans le blanc d'l'oeil entre deux bières et qu'il a joué à pile ou face le destin d'un pays tout entier, ou que l'on écrit dans certains hebdos à propos de conflits sur lesquels je ne m'étendrai pas, "une guerre juste... juste une guerre" !!!!
    Au moins, Watchmen, ça n'est jamais que du cinéma mais la bête bouge toujours et le rire devient aussi jaune que le smiley de l'autre tordu !
    Alors, évidemment, en matière de cinoche qui élève l'âme, moi z'aussi j'aurais préféré quelqu'un d'autre que le p'tit Zackou mais that's life !!! and life is a joke...

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  • Et bien que de commentaires...
    Que d'impressions...
    J'avais lu la bédé dans les années 90 et trop jeune pour tout comprendre, je m'étais tout de même laissé prendre par cet univers bizarre, ces héros sans héroïsme, et j'avalais, sans en comprendre la moitié, les 12 tomes perdus dans les rangs de la petite bibliothèque de mon village (je ne savais même pas que c'était quelque chose de si connu que ça).
    Et après la vision du film ; je n'avais qu'une envie, relire la bédé et revoir le film.
    Et si je fais parti des 78% de ceux qui ont aimé c'est pour :
    L'universalité des propos, la beauté des images, la richesse des idées, mon amour pour les romans d'anticipation (le principe de réalité alternative).
    Universalité des propos :
    - La guerre peut-elle être évitée ? Si oui, à quel prix ? L'utopie cachée d'un monde qui n'aurait pas besoin de se battre pour acquérir l'énergie... (la guerre du pétrole... des richesses, des matières premières, cachées derrière cette pseudo guerre froide)
    - La richesse des idées : oui, plein de pistes de réflexion, même si elles ne sont pas toutes exploitées (ça reste un film hollywoodien au budget monstrueux, qui doit être rentable...) : qu'est-ce qu'un héros ? Pourquoi l'humanité devrait-elle être sauvée ? Où placer la morale dans notre monde ?
    - L'anticipation (proche des idées de Philip k dick) permet d'imaginer un monde qui aurait évolué différemment, un monde qui malgré la victoire de l'Amérique au viet nam, n'aurait pas été très différent de celui que nous connaissons. URSS contre USA remplace Occident contre Moyen Orient...
    Bref j'ai vu dans ce film de super héros, autre chose qu'un film de super héros... Mais peut-être est-ce tout simplement mon imagination débordante et mon côté adolescent ;-)

  • L'universalité des propos: certes, mais le propos est flou, prétentieux (et ne l'aurait peut-être pas semblé si le film avait été réalisé par quelqu'un d'autre) et indigeste, et la réponse (mal) apportée très critiquable. La beauté des images: je suis d'accord, pour peu qu'on aime l'univers très "bd". La richesse des idées: peut-être mais elles mériteraient d'être mieux traitées, et le nombre nuit parfois à la qualité. La bd répond peut-être intelligemment à ces questions, je ne me prononcerai pas ne l'ayant pas lue mais le film s'attache trop à la présentation des personnages, et à l'énonciation de belles (ou laides) idées qui se perdent dans une sorte de magma insaisissable et présomptueux. Et cela malgré mon imagination pourtant elle aussi débordante.:-)

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