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romancière

  • Ma nouvelle "La mélodie de l'âme" en lice pour le Grand Prix Short Edition été 2020

     

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    Alors que ma nouvelle littéraire "L'homme au gant" est lauréate du prix du jury du Grand Prix du Court de Short Edition printemps 2020, une autre de mes nouvelles est sélectionnée pour être en lice, cette fois pour le Grand Prix du Court de Short Edition été 2020 !

    Je vous invite donc à découvrir cette nouvelle qui s'intitule "La mélodie de l'âme" et éventuellement  à la commenter, en cliquant ici.

     

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    Pour découvrir ma nouvelle "L'homme au gant" cliquez ici.

    Et pour d'autres nouvelles, en attendant prochainement de partager d'autres textes inédits, une petite sélection parmi ma trentaine de nouvelles déjà publiées :

    - Ma nouvelle "La voleuse de rêves" sélectionnée par l'Institut Curie et Short Édition suite à l’appel à textes sur le cancer lancé l’an passé avec pour condition de s’exprimer autour de cette citation ,
    « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » À lire ici et également disponible dans les distributeurs Short Édition :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-voleuse-de-reves-2
    - Mon recueil de 16 nouvelles sur le cinéma -chaque nouvelle a pour cadre un festival de cinéma différent- "Les illusions parallèles" (Éditions du 38):
    https://www.editionsdu38.com/fiction-contemporaine/les-illusions-parall%C3%A8les/
    - "Une bouteille à la mer", ma nouvelle lauréate du concours Nouveaux talents des Éditions J'ai Lu présente dans le recueil "Sur un malentendu, tout devient possible" avec celles deux 10 autres lauréats (Editions J'ai Lu, 2019) :
    https://livre.fnac.com/a13706952/Collectif-Sur-un-malentendu-tout-devient-possible
    - Ma nouvelle "Faits divers" présente sur le site Short Édition (prix du jury et présente dans un des recueils de Short Édition) :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/faits-divers-10
    -Ma nouvelle "L'être romanesque", (prix du jury, aussi présente dans un des recueils de Short Édition), en accès libre ici :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/l-etre-romanesque
    Pour en savoir plus sur Short Édition :
    Vous pouvez retrouver les distributeurs de Short Édition un peu partout en France et à l'étranger dans des entreprises, gares, hôpitaux etc et même dans le café de Francis Ford Coppola à San Francisco, "parrain" américain de Short Édition à sa demande, le cinéaste ayant eu un coup de cœur pour les distributeurs. Short Édition propose des nouvelles dans ses distributeurs et sur son site mais publie aussi des recueils papier de nouvelles. Vous pouvez ainsi retrouver deux de mes nouvelles lauréates de leurs concours dans deux de leurs recueils.
  • Ma nouvelle "L'homme au gant" lauréate du Grand Prix Short Edition Printemps 2020

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    La réjouissante nouvelle du jour :  ma nouvelle "L'homme au gant" dont je vous avais déjà parlé lors de sa sélection en finale (que vous pouvez lire, ici : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/lhomme-au-gant)  est lauréate ( sélection du jury) du Grand Prix du Court de Short Édition. Et pour d'autres nouvelles, en attendant prochainement de partager d'autres textes inédits, une petite sélection parmi ma trentaine de nouvelles déjà publiées :

    - Ma nouvelle "La voleuse de rêves" sélectionnée par l'Institut Curie et Short Édition suite à l’appel à textes sur le cancer lancé l’an passé avec pour condition de s’exprimer autour de cette citation ,
    « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » À lire ici et également disponible dans les distributeurs Short Édition :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-voleuse-de-reves-2
    - Mon recueil de 16 nouvelles sur le cinéma -chaque nouvelle a pour cadre un festival de cinéma différent- "Les illusions parallèles" (Éditions du 38):
    https://www.editionsdu38.com/fiction-contemporaine/les-illusions-parall%C3%A8les/
    - "Une bouteille à la mer", ma nouvelle lauréate du concours Nouveaux talents des Éditions J'ai Lu présente dans le recueil "Sur un malentendu, tout devient possible" avec celles deux 10 autres lauréats (Editions J'ai Lu, 2019) :
    https://livre.fnac.com/a13706952/Collectif-Sur-un-malentendu-tout-devient-possible
    - Ma nouvelle "Faits divers" présente sur le site Short Édition (prix du jury et présente dans un des recueils de Short Édition) :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/faits-divers-10
    -Ma nouvelle "L'être romanesque", (prix du jury, aussi présente dans un des recueils de Short Édition), en accès libre ici :
    https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/l-etre-romanesque
    Pour en savoir plus sur Short Édition :
    Vous pouvez retrouver les distributeurs de Short Édition un peu partout en France et à l'étranger dans des entreprises, gares, hôpitaux etc et même dans le café de Francis Ford Coppola à San Francisco, "parrain" américain de Short Édition à sa demande, le cinéaste ayant eu un coup de cœur pour les distributeurs. Short Édition propose des nouvelles dans ses distributeurs et sur son site mais publie aussi des recueils papier de nouvelles. Vous pouvez ainsi retrouver deux de mes nouvelles lauréates de leurs concours dans deux de leurs recueils.

     

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  • Mon texte du jour (sur le confinement) : L'IVRESSE DES NOMBRES

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    Petite nouvelle écrite hier soir, dictée par la colère, l’actualité, l’émotion de l'instant et inspirée par cette photo de la rue Férou datant de février 2020.

    Toute ressemblance avec la réalité ne serait pas fortuite.

    128339. 23293. 28055. 4608. 437* : comme une litanie glaçante.
    Connaissez-vous la rue Férou ? C’est une rue étroite qui serpente, comme un sas poétique, entre la place Saint-Sulpice et le Jardin du Luxembourg. C’est une rue qui invite aux secrets murmurés, qui incite aux élans rêveurs. Le temps s'y est arrêté. On y entendrait presque des fiacres résonner sur les pavés. On y apercevrait presque les ombres d’Hemingway, Apollinaire ou Prévert, quelques-uns des illustres écrivains qui y ont vécu. Rue Férou, c’est le décor de Minuit à Paris, ou tout comme, vous savez ce Paris de cinéma qui permet de croire à tout, même qu’il est possible au passé et au présent de se rencontrer et de s’étreindre. Sur le mur d’enceinte du si prosaïque Hôtel des Impôts, on peut y lire, en lettres calligraphiées, l’intégralité du poème d’Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre. Geneviève l’a appris par cœur à l’école, il y a des décennies, et le relit chaque mercredi, lorsqu’elle monte le pas lourd mais le cœur léger la rue en direction du Jardin du Luxembourg. C’est là qu’elle croise parfois Stéphanie. Quarante ans les séparent. Stéphanie aussi aime bien la poésie. Elle trouve cela joli en lettres imprimées sur un t-shirt. Elle a d’ailleurs fait imprimer les premiers vers. Elle se demande tout de même à quoi ressemble un bateau ivre.

    Parmi les destinées rêveuses, harassées, pressées, Stéphanie a remarqué cette petite mamie aux rides souriantes et au regard d’une tendre espièglerie. Elle la voit aussi au Jardin du Luxembourg qui toujours s’assied sur le même banc et qui semble attendre quelqu’un. En ce lieu, chaque mercredi, pour Geneviève la réalité cède devant les rêves infinis. On devrait tous avoir en soi un lieu pour que les rêves, même impossibles et inavouables, puissent s’esquisser, non ? C’est ce qu’elle se dit, Geneviève, la rêveuse obstinée. Elle envie ceux dont le cœur est versatile. Le sien attend toujours, depuis 40 ans. Après tout, les rêves n’ont pas de rides… Elle revient chaque mercredi. Chaque mercredi depuis 40 ans sur ce même banc.

    Cela fait des semaines que Geneviève ne sort plus de chez elle. Confinée. Il fait chaud dans son petit studio sous les toits. Mais elle en a vu d’autres. Elle sait que c’est pour son bien, et surtout celui des autres. Ce cinquième mercredi depuis le début du confinement, elle a pourtant décidé de sortir, enfin, munie de son attestation, soigneusement remplie et tout aussi soigneusement pliée et rangée dans sa poche. Elle veut passer par la rue Férou, à quelques minutes de chez elle, voir si le bateau ivre y tangue toujours. Cela lui prendra moins d’une heure. Une heure peut changer une vie, elle le sait. Il avait suffi d’une heure sur un banc du Luxembourg pour que son cœur soit emporté, 40 ans plus tôt.

    Ce jour-là, c’est Stéphanie qu’elle croise. Elle aussi, elle sort rue Férou. Elle aussi, elle sort moins d’une heure. Pour la sixième fois de la journée. Stéphanie n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. Elle sourit à Geneviève. Elle se sent solidaire tout à coup. Geneviève ne sait pas résister à un sourire. La résistance, pourtant, elle connaît. Elle a résisté à tant d’autres choses dans sa jeunesse. Des ennemis aussi sournois, moins invisibles peut-être. Elle ne porte pas de masque, Stéphanie. Cela donne chaud, et ce n’est pas seyant. Elle se dit que ce sera la bonne action du jour, prendre des nouvelles de cette mamie, et puis elle a besoin de parler. Elle se sent utile. Forte. Invincible. Elle n’a peur de rien. Geneviève porte une vieille écharpe en guise de masque. L’écharpe glisse lorsqu’elle répond à cette femme qu’elle se souvient vaguement avoir déjà croisée et à qui elle en veut vaguement pour la distraire de ses rêves qui la conduisent en pensées sur son banc du Luxembourg dont les grilles sont tristement fermées.

    Stéphanie était fatiguée ce jour-là lorsqu’elle a croisé Geneviève. Elle ne se remet pas de cette soirée de la semaine précédente. Elle avait reçu des amis dans son appartement. Une petite fête, rien de bien méchant. C’est interdit, mais Stéphanie est le courage incarné, elle n’a peur de rien, et elle ne supporte pas d’être seule. Elle se sent l’âme révolutionnaire. Elle a toujours été la rebelle de la famille. Qu’est-ce qu’ils ont pu rire ce soir-là de Bertrand qui toussait un peu. La blague sur le covid n’a pas fini d’animer les dîners en ville. Oui, Stéphanie est invincible. Cette maladie tue des vieux, surtout. Plus du tiers des victimes le sont dans des ehpads. Ça la rassure. C'est dans sa logique des choses. La mort est une chimère, une légende qu'on raconte aux enfants pour leur faire peur.

    En montant vers le Luxembourg, une semaine plus tard, devant Le Bateau ivre, Stéphanie se dit qu’elle ne croise plus cette petite mamie, celle du banc, celle qu’elle voyait parfois lire le poème. Elle se dépêche. 20h approche. L’heure d’applaudir à sa fenêtre. Elle aime bien ce moment qui est une insulte au silence assourdissant, à sa solitude, à ce printemps aux accents d’hiver sans fin. Cela lui donne l’âme résistante. Alors elle crie (moins fort ce jour, elle se sent faible). Tous ces soignants quand même, aussi, il faut penser un peu à eux, se dit-elle, fière de se sentir soudainement altruiste.

    Finalement, elle a commandé un masque, Stéphanie. En tissu Liberty. Elle trouve cela seyant, ce sera joli sur les selfies. Elle attend le 11 mai impatiemment. Ce sera la fête. Le virus aura disparu comme par magie. Elle pourra aller se pavaner avec son masque. Aller chez la manucure, aussi. Elle a déjà pris son rendez-vous. Elle a le sens de l’essentiel. Et puis, ce n'est pas si mal ce confinement après tout : elle a appris à faire du pain et la méditation (cela la stresse tellement tout ça, surtout parce qu’elle a dû annuler des vacances aux Maldives, cela faisait deux mois au moins qu'elle n'en avait pas pris, vous rendez-vous compte ?). Enfin officieusement. Officiellement, elle a relu A la recherche du temps perdu, appris le Mandarin, et s’est entrainé pour le marathon de Paris.

    Elle se dit qu’il ne faudra pas oublier de le photographier pour instagram avec le masque Liberty, son exemplaire d’A la recherche du temps perdu (il faudra aussi aller l’acheter pour l’occasion, pourquoi pas chez un bouquiniste, un exemplaire vieilli, ce sera encore plus photogénique). Aux infos, ils commencent à parler des vacances d'été, ils ne parlent d’ailleurs presque plus que de ça. Cela rassure Stéphanie. Moins de ces images de service de réanimation. Elle en était é-pui-sée. Elle met des petits RIP sur son facebook avec le petit smiley pour bien qu'on comprenne que tout cela la révolte (elle a dû annuler ses vacances à cause de cette satanée maladie de vieux tout de même).

    Elle se demande pourquoi elle ne voit plus la petite mamie au regard espiègle. Elle allait bien dans le paysage. Et cela aurait fait joli sur son selfie avec le masque Liberty et l’exemplaire (à acheter) de Proust.

    Cela fait deux semaines maintenant que Le Bateau ivre n’a plus vu passer Stéphanie. Elle ignorera toujours que ce poème célébrait l’ivresse du départ, l’euphorie et le désir de liberté, elle qui semblait en être tant éprise au point de nier celle des autres. Elle ignorera toujours que, dans le poème de Rimbaud, ce désir de liberté laisse place au désenchantement. Et que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Geneviève non plus ne passe plus devant le bateau ivre. Ivre à jamais de son absence.

    Quelque part à Paris, le Professeur Salomon arrive avec les chiffres du jour. Il se racle la gorge. Il faut les énoncer clairement. Il est fatigué. Il se trompe. De deux. 435. Il voit bien qu’il est écrit 437 sur sa fiche. Mais 2, qu’est-ce que cela change ? Une Stéphanie. Une Geneviève. En plus une nonagénaire dans le lot, c’est la logique des choses. Un de plus, un de moins. Oui, qu'est-ce que cela change ? Et puis, il se félicite, le nombre d’arrivées en réanimation baisse. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Le bateau ivre tangue toujours de ses mots ensorcelants. Rimbaud avait 17 ans quand il a écrit le Bateau ivre. Le talent n’attend pas le nombre des années. La maladie et l'égoïsme ne s'arrêtent pas au nombre des années, non plus. Geneviève n'existe pas. Stéphanie non plus. Mais, au fond, elles existent sûrement. Vous pouvez inverser les destins, remplacer Geneviève par Stéphanie, ça marche aussi.

    Essayons de ne pas oublier que derrière cette litanie glaciale, derrière chaque chiffre froidement énoncé se cachent des réalités et des destins brisés. Et que si des lits se libèrent, ce n’est pas parce que leurs occupants sont partis gambader joyeusement dans la campagne (ou au Jardin du Luxembourg, en passant ou non par la rue Férou).

    *Ces chiffres sont ceux de ce 27 avril 2020 en France, énoncés dans cet ordre : cas de Covid-19/Morts/Hospitalisés/ En réanimation/Morts du jour.

    #restezchezvous #confinementjour42

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  • Bientôt publiée aux Editions J'ai Lu : lauréate du concours Nouveaux Talents

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    J'ai le grand plaisir de vous annoncer que je fais partie des lauréats du concours d’écriture Nouveaux Talents des Éditions J'ai Lu (avec 9 voix sur 11) avec ma nouvelle Une bouteille à la mer.

    Le concours, proposé à l'occasion des 60 ans des Editions J'ai Lu, consistait à écrire une nouvelle (comédie romantique contemporaine) de 50000 à 70000 signes (espaces non compris) sur le thème "Sur un malentendu". Je gagne ainsi une publication sous forme de recueil de nouvelles collectif au sein de Lj, nouveau label de comédies romantiques de la célèbre maison d'édition.

    Les 11 lauréats du concours d’écriture Nouveaux Talents ont été choisis par un jury de professionnels de l’édition, sous la présidence de Gilles Legardinier.

    J'espère que ce beau coup de projecteur vous donnera aussi envie de découvrir mes livres publiés par Les Éditions du 38, mon recueil de 16 nouvelles Les illusions parallèles et surtout mon roman L'amor dans l'âme.

    Je partagerai bien sûr ici les étapes de cette magnifique aventure à laquelle je suis ravie de participer. À bientôt pour la suite et notamment pour la remise des prix !

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