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  • « Welcome » de Philippe Lioret avec Vincent Lindon, Firat Ayverdi, Audrey Dana…: critique du film

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    Pour impressionner et reconquérir sa femme Marion (Audrey Dana), Simon (Vincent Lindon), maître nageur à la piscine de Calais (là où des centaines d’immigrés clandestins tentent de traverser pour rejoindre l’Angleterre, au péril de leur vie)  prend le risque d’aider en secret un jeune réfugié kurde, Bilal (Firat Ayverdi) qui tente lui-même de traverser la Manche pour rejoindre la jeune fille dont il est amoureux, Mina (Dira Ayverdi).

     

    Cela faisait un peu plus d’un an que j’attendais la sortie de ce film, depuis que Philippe Lioret l’avait évoqué avec un enthousiasme débordant lors du Salon du Cinéma 2008… Alors ? Alors…

     

    La première demi-heure, intense, âpre, au style documentaire  suit au plus près Bilal ( au plus près de son visage, de ses émotions, de sa douleur, de ses peurs)  et nous embarque d’emblée dans son parcours périlleux. Il nous embarque et il conquiert dès les premières minutes notre empathie, notre révolte aussi contre une situation inhumaine, encore à ce jour insoluble, mais contre laquelle se battent des bénévoles comme Audrey tandis que d’autres préfèrent fermer les yeux comme Simon. La réalité sociale sert ensuite de toile de fond lorsqu’apparaît Simon, et avec son apparition c’est le documentaire qui cède le pas à la fiction.

     

    Jusqu’où iriez-vous par amour ? Tel était le slogan du précèdent film dans lequel jouait Vincent Lindon : « Pour elle ». Tel pourrait aussi être celui de « Welcome ». Ce n’est, au début, pas vraiment par altruisme qu’agit Simon mais plutôt avec l’intention d’impressionner Marion, de lui prouver qu’il n’est pas comme eux, comme ceux qui baissent la tête au lieu d’agir, comme ceux qui font éclater ou  renaître un racisme latent et peu glorieux qui rappelle de tristes heures, et qui rappelle aux étrangers qu’ils sont tout sauf « welcome ».

     

     Peu à peu Bilal,  son double,  va ébranler les certitudes de Simon, Simon qui se réfugiait dans l’indifférence, voire l’hostilité, aux étrangers qu’il croisait pourtant tous les jours. L’un fait face à son destin. L’autre lui a tourné le dos. L’un a été champion de natation, mais n’a pas réalisé ses rêves. L’autre rêve de devenir champion de football. Mais l’un et l’autre sont prêts à tout pour reconquérir ou retrouver la femme qu’ils aiment. L’un et l’autre vont s’enrichir mutuellement: Simon va enseigner  la natation à Bilal, et Bilal va lui à ouvrir les yeux sur ce qui se passe autour de lui.

     

    Le film doit beaucoup à l’interprétation de Vincent Lindon (toujours aussi exceptionnel), tout en violence et sensibilité, en force et fragilité. Il manie et allie les contradictions et les ambiguïtés de son personnage avec un talent époustouflant,  faisant rapidement oublier ces  déstabilisantes minutes de changement de ton et de passage du style documentaire à la fiction (ce parti pris initial de documentaire aurait peut-être été plus intéressant, mais nous aurait  certes privés de l’incroyable prestation de Vincent Lindon et aurait aussi privé le film d’un certain nombre de spectateurs). L’interprétation du jeune Firat Ayverdi  et des   autres acteurs, également non professionnels, est  elle aussi  troublante de justesse et contribue à la force du film.

     

    Philippe Lioret a coécrit le scénario avec Emmanuel Courcol, Olivier Adam (avec lequel il avait déjà coécrit « Je vais bien, ne t’en fais pas »),   un scénario d’ailleurs parfois un peu trop écrit donnant lieu à quelques invraisemblances (en contradiction avec l’aspect engagé du film et la réalité de  sa toile de fond) qui tranche avec l’aspect documentaire du début ( histoire de la bague un peu téléphonée) mais permet aussi de souligner certaines réalités par des détails qu’un documentaire n’aurait pas forcément pu saisir (quoique) comme cette annonce d’une avalanche aux informations et de ses quelques victimes qui semblent alors disproportionnées face à cette autre réalité passée sous silence, comme ce marquage, s'il est réel, absolument insoutenable et intolérable.

     

    La photographie aux teintes grisâtres et la mise en scène appliquée de Philippe Lioret s’efface devant son sujet, devant ses personnages surtout, toujours au centre de l’image, souvent en gros plan, ou du moins en donnant l’impression tant ils existent et accrochent notre regard.

     

    Peut-être aurait-il été encore plus judicieux que cette réalisation  soit empreinte de la même rage et de la même tension que ceux dont elle retrace l’histoire, et peut-être est-ce ce qui manque à ce film aux accents loachiens pour qu’il ait la saveur d'un film de Loach. Peut-être aussi est-ce la raison pour laquelle je suis finalement restée sur la rive.  Sans doute est-ce lié à l’attente suscitée depuis plus d’un an par ce film mais plus certainement encore par le souvenir indélébile, forcément plus viscéral et plus âpre, plus marquant parce que réel,  de centaines de clandestins, dans un autre port, dans un autre pays, mais si semblables, sans doute ce souvenir de la réalité d’une souffrance inouïe soudainement sous mes yeux et si tangible prise en pleine face m’a -t-il réellement et  autrement fait prendre conscience de cette douloureuse et insoutenable réalité: chaque visage (souvent très très jeune) entrevu alors portant sur lui, à la fois si pareillement et si différemment,  la trace d’une longue et inconcevable route, d’une histoire  douloureuse, d’une détermination inébranlable, d’un pays pour lui inhospitalier, inique ou en guerre et à quel point la réalité du pays qu’ils ont quittée devait être violente et insupportable pour qu’ils aient le courage et/ou l’unique issue de prendre tous ces risques et de se confronter à la réalité de pays qui ne souhaitent ou du moins ne savent pas forcément davantage  les accueillir et panser leurs plaies.

     

    Philippe Lioret, par ce film indéniablement engagé, a le mérite de mettre en lumière une part d’ombre de la société française, et plus largement de violentes et flagrantes disparités mondiales. Le film en est à sa cinquième semaine d’exploitation et prouve ainsi que le public ne s’intéresse pas seulement aux comédies formatées que les diffuseurs s’acharnent à lui proposer et que l’âpreté d’un sujet, pourvu qu’il soit traité avec sensibilité et intelligence, pouvait aussi susciter son intérêt et le faire se déplacer en nombre. Alors à quand « Welcome » à 20H30 sur TF1 ? Il n’est pas interdit de rêver…

     

    Sandra.M

  • « Duplicity » de Tony Gilroy avec Julia Roberts et Clive Owen

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    Claire Stenwick (Julia Roberts ) est officier de la CIA. A Dubaï (si, c’est important parce qu’ils changent de pays plus vite que leurs ombres), elle séduit l’agent du MI6, Ray Koval (Clive Owen) et lui subtilise ainsi des informations top secrètes. Ils se retrouvent à Rome, par un faux hasard, et décident en commun de quitter leurs fonctions gouvernementales pour le monde plus lucratif des affaires. Ils se font engager chacun dans une des deux multinationales se livrant une guerre sans merci, celle de Howard Tully (Tom Wilkinson) et celle de Dick Garsik (Paul Giamatti), Claire travaillant pour l’une et en réalité pour l’autre (si, vous verrez, c’est très clair), l’objectif étant d’obtenir le premier la formule d’un produit mystère tout en ne sachant jamais si l’un des deux ne trahira pas l’autre.

                                                                   

    Après quelques jours loin des salles obscures, j’avais envie d’un film léger et ludique,  j’ai choisi celui-ci parce que j’adore le cinéma d’espionnage, parce que Tony Gilroy est un scénariste particulièrement talentueux (« Duplicity » est son second long-métrage en tant que réalisateur après "Michael Clayton" mais il est aussi notamment scénariste de  la saga des Jason Bourne) et parce qu’un petit voyage (Londres, les Bahamas, Dubaï, Rome) comme il sied toujours au genre, n’était pas pour me déplaire. Le genre, justement, celui du film d’espionnage qui culmina dans les années 70, Tony Gilroy en emprunte toutes les règles pour mieux les détourner au dénouement.

     

    Le générique, granguignolesque, (un ralenti que je vous laisse découvrir) pouvait augurer du pire : il faut pas mal de talent et de maîtrise du genre pour manier humour et rythme trépidant, pour  concilier le rythme et les règles de la comédie et du film d’arnaque et d’espionnage.

     

    Tony manie habilement les flashbacks pour donner du rythme et instiller un suspense ( qui s’estompe néanmoins bien vite dès le troisième flash-back, et ralentit plus le rythme qu’il ne le maintient), et l’humour pour donner du piquant aux dialogues  et aux joutes oratoires qu’il orchestre brillamment. Le montage nerveux et la réalisation, classique mais adapté au sujet (avec les split screens de rigueur), maintiennent constamment notre attention, même s’il use et abuse d’ellipses un peu faciles qui décrédibilisent l’ensemble.

     

    L’idée de placer cette histoire d’espionnage et de duplicité dans des multinationales plutôt qu’entre des Etats est certes bien ancrée dans son époque où les multinationales mènent le jeu mais l’ensemble y perd peut-être en intérêt et le spectateur en empathie.

     

    On s’amuse à reconstituer le puzzle et à suivre les tribulations menées par ces deux charmants acteurs, peut-être un peu trop lisses et même effacés. Dommage que leur histoire manque de piquant, et qu’y manque cette étincelle qui nous y ferait adhérer pleinement, le jeu l’emportant toujours sur les sentiments, Tony Gilroy étant du moins plus doué dans la mise en scène  ludique que dans la mise en scène des sentiments ambigus.

     

     Un divertissement, appliqué, ludique, léger, qui tient ses promesse mais ne renouvèlera pas le genre mais après tout est-ce ce qu’on demande à ce genre de film dont on cherche plutôt à ce qu’il soit fidèle aux règles qui le caractérisent et qu’il nous fasse appréhender l’existence comme un jeu et nous y embarque ? Dans ce cas, l’objectif est atteint.

     

    Sandra.M

  • Palmarès du 1er Festival International du Film Policier de Beaune

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    C'est à Bertrand Tavernier pour "Dans la brume électrique" qu'est revenu le Grand Prix de cette première édition du Festival International du Film Policier de Beaune, un Festival très prometteur qui remplaçait celui de Cognac, également consacré au cinéma policier, et également organisé par Le Public Système Cinéma.

    Le Jury Longs Métrages présidé par Claude Chabrol,  entouré de François Berléand, Amira Casar, Benoît Cohen, Anne Consigny, François Guérif, Noémie Lvovsky et Elsa Zylberstein a décerné les prix suivants :

    GRAND PRIX
    DANS LA BRUME ELECTRIQUE de Bertrand TAVERNIER (France-Etats-Unis)

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    PRIX DU JURY
    SÓLO QUIERO CAMINAR (Just walking) de Agustin DIAZ YANES (Espagne-Mexique)

    Le Jury Spécial Police présidé par Danielle Thiery, entouré de Wilfried Fremond, Loïc Garnier, Jean-Marc Souvira et Robin Gazawi a décerné son prix :


    PRIX SPECIAL POLICE
    TERRIBLY HAPPY de Henrick RUBEN GENS
    (Danemark)

    Le jury composé de journalistes internationaux a décerné le prix suivant :


    PRIX DE LA CRITIQUE
    SUSPECT X de Hiroshi NISHITANI (Japon)

    Le Jury Sang Neuf présidé par Etienne Chatiliez, entouré de Sami Bouajila, Rachida Brakni, Samuel Le Bihan et Nicolas Saada,  a décerné son prix :


    PRIX SANG NEUF
    BRONSON de Nicolas WINDING REFN (Royaume-Uni)

    Le Jury Courts Métrages présidé par Jean-Paul Rouve, entouré de Fred Cavayé, Marius Colucci, Arié Elmaleh, Julie Ferrier et Thomas Verovski, a décerné son prix :


    PRIX DE L'ENTRE-COEUR-PRIX DU MEILLEUR COURT METRAGE
    Parrainé par le BVI (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne)
    BAPTEME DU FEU de Nicolas MESDOM (France)

  • 10 grands classiques du cinéma français sur grand écran, en version numérique restaurée

    cinéclub.jpgGaumont  vient d'avoir  l'excellente idée de créer un "ciné-club digital" et ainsi de rediffuser des classiques du cinéma français, sur grand écran, en version numérique entièrement restaurée!

    Après "La traversée de Paris en janvier", "La folie des grandeurs" en février,  "Razzia sur la chnouf" en mars, voici le programme des mois suivants:

    Avril: Le Cerveau; Mai: Un Taxi pour Tobrouk; Juin: Oscar; Septembre: Les Tontons flingueurs; Octobre: les Barbouzes; Novembre: Cent mille dollars au soleil; Décembre: le Pacha

    Cliquez ici pour voir la liste des salles participantes

    Cliquez ici pour voir le programme

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  • Festival de Cannes 2009: premières rumeurs...

    De nombreuses rumeurs commencent à circuler  sur la sélection cannoise 2009 qui sera révèler officiellement le 23 Avril prochain. En attendant In the mood for Cannes et In the mood for cinema vous tiendront régulièrement informés de celles-ci.
     Je vous rappelle que vous pourrez suivre le 62ème Festival de Cannes en direct sur In the mood for Cannes et sur In the mood for cinema, du 13 au 24 Mai prochain,  et nous savons seulement pour l'instant que "Là-haut" sera le film d'ouverture, que le jury sera présidé par Isabelle Huppert, et qu'Edouard Baer sera pour la deuxième année consécutive, le maître de cérémonie de l'ouverture et de la clôture.
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    Parmi les rumeurs plus persistantes, celle concernant la projection de "Vengeance" de Johnnie To, un film dans lequel Johnny Hallyday interprète un père qui vient à Hong Kong pour venger sa fille (Sylvie Testud) victime de tueurs à gages. Sur son passeport est écrit "cuisinier". En réalité, 20 ans plus tôt il était tueur professionnel...

    BANDE-ANNONCE DE "VENGEANCE"DE JOHNNIE TO:

    Plus d'infos sur ce film
  • Rejet de la loi Hadopi: la vidéo et les textes législatifs

     

    Cliquez ici pour accéder au dossier législatif concernant le projet de loi "Création et Internet"

     

    La vidéo du vote du rejet de la "Loi Hadopi": ça se passe de commentaires... (enfin si,  quand même un, sous forme de question: le nombre de députés présents dans l'hémicycle est-il proportionnel à l'importance que ces derniers accordent à la propriété intellectuelle, et plus largement à la culture?):

     

     

    Qu'est-ce qu'Hadopi?

     

    Le projet de loi « Création et Internet », communément appelée « loi HADOPI », ou encore « loi Olivennes » d'après son principal inspirateur, est un projet de loi concernant principalement la lutte contre les modes d'échanges illégaux des œuvres par Internet, jugé indispensable et juste par les uns, ultrarépressif et inique par les autres.

     

    Le projet a été voté le 30 octobre 2008 au Sénat et le 2 avril 2009 à l'Assemblée nationale par 16 députés sous l'intitulé "Projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet". Après l'élaboration d'un texte commun en commission mixte paritaire, à la stupéfaction générale,  le projet de loi a été rejeté le 9 avril par 21 voix contre 15 à l'Assemblée nationale. Le gouvernement peut faire procéder à un nouveau vote devant les deux chambres.

     

    Avec ce texte ... ou un autre qui satisfera les uns et les autres, il devient en tout cas urgent de légiférer...

     

    Quelques avis...de part et d'autre:

     

    -Catherine Deneuve, Victoria Abril, Louis Garrel, réunis avec d'autres artistes de cinéma au sein d'un collectif pour lequel vivre une révolution numérique est "une chance" :
    "Ce rejet est un séisme, et marque une victoire pour les libertés, pour le cinéma et pour la culture. La diversité de la création doit dès aujourd'hui revenir au centre de la réflexion sur les enjeux de la révolution numérique, au même titre que la protection des libertés individuelles et des auteurs. Complètement oubliées dans ce projet de loi, elles sont pourtant les poumons de la création."

     

    -Christine Albanel, Ministre de la Culture, à l'origine du projet de loi :
    "C'est une manoeuvre cynique de l'opposition, et je reste déterminée à me battre pour la défense des créateurs et contre le pillage des oeuvres. Je prends acte avec regret du vote de l'Assemblée nationale sur le projet de loi Création et Internet. La triste comédie à laquelle se sont livrés les députés de l'opposition, dont une quinzaine ont dissimulé leur présence pour surgir dans l'hémicycle à la minute même du scrutin, s'est déroulée alors même que les sénateurs d'opposition s'étaient abstenus sur le texte, quelques heures plus tôt. Les artistes et l'ensemble des professionnels qui travaillent dans le cinéma et la musique sont les victimes de cyniques calculs politiciens. Un texte particulièrement équilibré s'est toutefois dégagé des échanges entre le Sénat et l'Assemblée nationale, et le débat reprendra à la fin du mois."

     

    -La Sacem, société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, s'est déclarée "consternée" par ce "vote aussi inattendu qu'incompréhensible". "Les leçons du passé n'ont, hélas, servi à rien pour la plus grande frustration des créateurs chaque jour un peu plus pénalisés et spoliés", précise un communiqué.

  • Master Class « Braquo » avec Olivier Marchal, à Canal plus

     

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    © Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

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    © Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

     

     

    Ci-dessus: début de la Master Class "Braquo", d'Olivier Marchal, hier soir, à Canal plus

     

     Dans le cadre du club 300  d’Allociné (dont je vous reparlerai -très- prochainement), et en partenariat avec Canal plus, dans les locaux de la chaine était organisée hier soir une Master Class avec Olivier Marchal, suite à la projection de quelques épisodes de la websérie documentaire « Braquo » (actuellement diffusée sur internet) consacrée à la série coréalisée par Olivier Marchal et Frédéric Schoendoerffer et programmée à la rentrée prochaine sur Canal plus. Le (très) petit nombre de blogueurs présents a contribué à procurer à cette rencontre un caractère très intime et à cet échange un caractère passionnant.

     

    Ce web documentaire consacré à "Braquo" est une manière inédite d’annoncer la programmation d’une série, et de susciter l’intérêt et le désir du téléspectateur pour celle-ci. Ce making of réalisé sous la direction d’Olivier Marchal est constitué de 30 épisodes qui sont et seront diffusés sur internet, permettant ainsi aux internautes de s’immiscer dans les coulisses du tournage pour suivre les étapes de la conception de la série. Cette websérie documentaire imaginée par Canal+ et Capa a été confiée à un jeune réalisateur : Sacha Chelli.  Depuis le 30 mars, un nouvel épisode hebdomadaire raconte donc une étape de la préparation sur le site  http://www.braquo.tv : casting, formation des acteurs, crash, fusillades…

     

    Le montage nerveux et rythmé contribue à l’immersion totale du téléspectateur et reflète parfaitement la tension et la fébrilité que génère un tournage, et celui-ci en particulier. La websérie témoigne ainsi de tout ce qui constitue un tournage : les tensions et les joies mais aussi de l’extrême précision du travail d’Olivier Marchal, de la passionnante, parfois angoissante mais surtout jubilatoire aventure que constitue un tournage comme celui-ci. Il s’y exprime sans langue de bois procurant ainsi à cette websérie le même réalisme, (évidemment me direz-vous puisqu’il s’agit ici de la réalité) qu’à la série elle-même.

     

    Hervé Chabalier s’est déclaré particulièrement fier de « participer aux côtés de Canal à cette production originale pour le web : une websérie avant la série… la réalité précédant la fiction ! ». « Braquo, les coulisses » constitue ainsi un lieu d’expérimentation  d’une nouvelle forme d’expression et d’écriture audiovisuelle. Canalplus.fr réunit en effet plus de 3 millions de visiteurs uniques mensuels et se positionne parmi les leaders de sites médias français.

     

    Cette websérie relève donc de la volonté d’accompagner la sortie de la série « Braquo » très en amont et de tenir les internautes en haleine jusqu’à la diffusion télévisée de la série, l’objectif étant la qualité du contenu plutôt qu’un buzz inepte. Elle témoigne aussi du rôle croissant d’internet dans les stratégies de communication des diffuseurs et producteurs (et distributeurs concernant le cinéma).

     

     Avec beaucoup de franchise, d’humilité aussi, Olivier Marchal a donc répondu aux questions concernant cette série atypique. Son souhait était avant tout de parler du « malaise grandissant », de la « difficulté d’être flic », de « la façon dont ils sont (mal)traités », estimant qu’ils méritent d’être pris en considération, qu’on s’occupe de leur mélancolie (pour ceux que le sujet intéresse, Olivier Marchal a évoqué un « Complément d’enquête » pour lequel il a été interviewé sur ce sujet, diffusé sur France 2 la semaine prochaine). Il souhaite surtout montrer ce que « l’on n’a pas encore trop vu : que de l’humain, que de l’émotion, juste des flics qui essaient de s’en sortir ». Dans cette série, tournée en 35mm (le projet initial était d’ailleurs destiné au cinéma), les enquêtes seront donc relativement anecdotiques.

     

     Olivier Marchal s’est dit fasciné par ces policiers qu’il avait côtoyés de très près qui ont « plongé » du côté  du banditisme sans qu’il s’aperçoive de rien, rien dans leur comportement ne permettant de déceler une quelconque remise en question ou encore moins cette double vie. Pour lui, il était aussi important que ses personnages restent malgré tous positifs, et que ces flics soient malgré eux obligés de commettre des exactions. Pour lui, cela pose un cas de conscience tous « ces voyous qui écrivent des livres et dont on fait des films », tout en précisant avoir écrit la bible du scénario de « Braquo »…avec un ancien braqueur.

     

     Il a également évoqué le casting (Anglade, Duvauchelle, Rocher, Duchaussoy,  Malerba), louant la prestation époustouflante d’Anglade dont la websérie permet d’entrevoir le perfectionnisme en accord avec celui du réalisateur. Des écorchés vifs plutôt que des acteurs « bankable » qui contribuent fortement au sentiment de réalisme de la série.

     

    Olivier  Marchal a aussi déclaré s’être régalé à écrire, étant réellement en empathie avec ses personnages. A une question concernant une éventuelle suite à la série de 8 fois 52 minutes, il a parlé d’une fin « ouverte et surprenante ». 

     

     Par ailleurs, Gaumont, qui a l’excellente idée de projeter actuellement un grand classique du cinéma,  en projection numérique, dans certaines salles Gaumont, (un par mois, en Avril, "Le Cerveau") pour nous le faire redécouvrir pourrait aussi permettre que la série soit projetée au cinéma dans ce cadre-ci. 

     

    Il a aussi évoqué sa coréalisation avec Frédéric Schoendoerffer, salutaire selon lui en raison des journées de 20H de travail pour ce projet. Il est en tout cas très fier de cette série « noire, intense, mais jamais glauque, glamour dans son casting et son décor avec une histoire très romanesque » dont ces quelques extraits de la websérie laissent augurer le meilleur,   dans la lignée des palpitants « Gangsters » ou « 36 quai des Orfèvres » (même si le ton et le cadre de la série seront différents).

     

    Grâce à son expérience (Olivier Marchal a d'abord été policier à la P.J.,  inspecteur de la Brigade criminelle de Versailles et de la section antiterroriste, puis chef d'une brigade de nuit au milieu des années 1980), son cinéma est imprégné d’un réalisme, d’une justesse, d’une tension captivants mais aussi d’une direction d’acteurs précise qui ont renouvelé le polar français en lui apportant un nouveau souffle, et un style encore inédit.

     

    Force est de constater que cette websérie inédite est terriblement efficace, qu’elle en montre suffisamment mais pas trop pour susciter le désir de voir la série qui, si elle se révèle aussi palpitante que ses coulisses,  est promise à un joli succès, en tout cas souhaitons-le lui. A suivre donc à la rentrée prochaine sur Canal + pout la série et dès à présent sur http://www.braquo.tv pour la websérie vivement recommandée par Inthemoodforcinema.com .

     

    Pitch de la série : Flics de terrain au SDPJ 92, Caplan (Jean-Hugues Anglade), Morlighem (Joseph Malerba), Vachewski (Nicolas Duvauchelle) et Roxane (Karole Rocher) interviennent sur tout le département des Hauts-de-Seine, entre Neuilly et Nanterre, quartiers chics et zones de non-droit.  Mais leur vie bascule lorsque Rossi, leur commandant, injustement condamné dans une affaire, décide de se suicider. Dès lors, ils vont se lancer dans une contre-enquête pour laver son honneur et confondre ses accusateurs. Pris dans un engrenage mortel, ils vont être obligés de « monter au BRAQUO » pour sauver leur peau et protéger leurs familles.  Harcelés par leur administration, poursuivis par l’IGS (la police des police), ils vont tourner le dos aux règles établies et à leurs illusions en adoptant un mode de vie régi par l’adrénaline, la prise de risque, le sang et la mort…  BRAQUO suit au plus près la trajectoire de ces hommes ordinaires qui, malgré eux, vont progressivement plonger dans la violence et la paranoïa, tout en exerçant leur métier de flic.

     

    Filmographie sélective d’Olivier Marchal :

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    © Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

     

    En tant qu'acteur

    Cinéma

     

    1988 : Ne réveillez pas un flic qui dort, de José Pinheiro

    1993 : Profil bas, de Claude Zidi

    1998 : La Puce, d'Emmanuelle Bercot

    2004 : 36 Quai des Orfèvres

    2006 : Ne le dis à personne, de Guillaume Canet

    2006 : Un Roman Policier, de Stéphanie Duvivier

    2007 : Truands, de Fréderic Schoendoerffer

    2007 : Scorpion, de Julien Séri

    2008 : Le Bruit des gens autour, de Diastème

    2009 : Quelque chose à te dire, de Cécile Telerman

     

    Télévision

    1996-2001 : Quai n°1

    1999-2002 : Police District

    2002 : Chut ! de Philippe Setbon, avec Sophie Guillemin

    2003 : Les Robinsonnes de Laurent Dussaux

    2005 : Éliane de Caroline Huppert, avec Florence Pernel

    2006 : Les Innocents d'après Simenon

    2006 : Une fille de ferme d'après Maupassant

    En tant que réalisateur

     

    Courts-métrages

     

    2002 : Un bon flic

     

    Longs-métrages

     

    2002 : Gangsters, avec Richard Anconina

    2004 : 36 Quai des Orfèvres, avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu

    2008 : MR 73, avec Daniel Auteuil et Olivia Bonamy

     

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    © Tibo & Anouchka / CAPA DRAMA / CANAL +

     

    Articles liés à celui-ci :

     

    Ma critique de « 36 quai des Orfèvres » d’Olivier Marchal

    Ma critique de « Flics »

     

    Vous pourrez également trouver un récit de cette Master Class sur http://www.filmgeek.fr

  • Exposition « Jacques Tati : deux temps, trois mouvements » à la Cinémathèque Française ou un « jour de fête » pour quelques blogueurs privilégiés

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    Après une petite semaine de vacances, l’actualité cinématographique quotidienne est de retour sur Inthemoodforcinema.com …

    cinémathèque2.jpgHier midi, à l’occasion de l’exposition consacrée à Jacques Tati intitulée « Tati, deux temps, trois mouvements » qui s’ouvre aujourd’hui au public, la Cinémathèque Française a eu la (très) bonne idée  d’organiser une visite en avant-première réservée à une petite dizaine de blogueurs , une visite  très privilégiée puisque présentée par le passionné et passionnant directeur de la Cinémathèque Serge Toubiana et commentée par ses tout aussi passionnés et passionnants commissaires Macha Makeïeff (également scénographe de l’exposition) et  Stéphane Goudet et suivie d’un déjeuner dans le tout nouveau restaurant de la Cinémathèque,  « Le 51 » (qui ouvre également ses portes ce 8 avril) en la compagnie de ces guides d’exception.

    Je ne compte plus les formidables, singulières, ou parfois même insolites expériences que m’ont permis de vivre mes blogs depuis quatre ans, celles-ci s’intensifiant considérablement depuis la fin 2008, et celle d’hier, fait indéniablement pour moi partie des meilleures : d’abord parce que la Cinémathèque est le lieu par excellence des cinéphiles (mais pas seulement d’ailleurs, certains l’imaginent à tort figée dans le cinéma d’hier alors que cette magnifique institution créée par Langlois et Franju en 1936 et qui a déménagé en 2005 du Palais de Chaillot au bâtiment construit par l’architecte Franck Gehry, rue de Bercy, sait admirablement concilier modernité et restauration ou mise en valeur des films anciens, cinéma d’hier et d’aujourd’hui, et réjouir les simples amateurs de cinéma autant que les cinéphiles ), ensuite parce que « PlayTime » fait pour moi partie de ces (rares) films  intemporels et universels, d’une modernité, d’une beauté, d’une poésie, d’une drôlerie,  d’une inventivité, d’une portée sidérantes, et que j’étais donc particulièrement enthousiaste à l’idée de m’immerger ainsi « in the mood for Tativille ».

     L’intérêt et l’originalité de cette passionnante exposition qui ravira autant les inconditionnels de Tati que ceux qui ignorent tout de son œuvre, est en effet de nous le faire découvrir ou redécouvrir grâce à la scénographie très inspirée de Macha Makeïeff nous immergeant dans l’atmosphère visuelle et sonore, plastique et musicale de l’univers si particulier et fascinant, tout en folie, déplacement et transparence de Jacques Tati, décloisonnant et perturbant judicieusement l’espace. Cette exposition nous désoriente ainsi joyeusement tels les manèges que le cinéaste affectionnait, nous plongeant dans cette modernité intrigante, inquiétante même parfois, qu’il a si bien su disséquer et détourner, l’exposition intégrant également le décor parisien d’aujourd’hui comme la Grande Bibliothèque qui fait face au bâtiment de Franck Gehry.

    Tati8.jpg A l’image des films de Jacques Tati, cette exposition est une sollicitation permanente pour la vue et pour l’ouïe qui,  comme les films de Tati, responsabilise le spectateur/visiteur. Vous apprendrez aussi beaucoup sur Tati  (de ses 400000 entrées pour « PlayTime » qui engloutira son argent et son énergie, de sa part de rayonnement et aussi d’ombre et notamment de son désir de « disperser « M Hulot, à la figuration de César dans « Les vacances de M.Hulot »… ), l'exposition faisait preuve du même souci du détail que le cinéaste, et irez à sa rencontre autant par des objets métonymiques aussi indissociables du cinéaste que l’était Chaplin de son chapeau et sa canne que par des œuvres qui ont eu une résonance avec son travail, par exemple grâce au parallèle établi entre « Trafic », « Crash » de Cronenberg et « Week end » de Godard mais aussi avec « Nighthawks » d’Edward Hopper…

      L’exposition est aussi parsemée de citations du cinéaste qui éclairent son œuvre : « Si j’avais su dessiner, j’aurais pu être caricaturiste », « La vedette est avant tout le décor » (idée que reflète parfaitement cette exposition dont la vedette est aussi avant tout le décor, mais aussi d’ailleurs son visiteur, qui en est aussi un acteur), ou encore « Nous appartenons à une génération qui éprouve le besoin de se mettre en vitrine » qui pourrait avoir été prononcée aujourd’hui.

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     Son chef d’œuvre  « PlayTime » qui est pourtant sorti en 1967, il y a donc plus de 40 ans, pourrait ainsi avoir été réalisé aujourd’hui tant il paraît d’une étonnante clairvoyance et modernité, et refléter notre époque avide de transparence et souvent aveugle à ce qui l’entoure, tonitruante et sourde, utra « communicationnel » et parfois tellement égocentrique voire égoïste, ouverte et cloisonnée, où les technologies compliquent parfois les rapports humains alors qu’elles devraient les faciliter, d’une modernité  aliénante (de l’uniformisation de l’architecture, au rôle de la télévision en passant par l’influence de la société de consommation), déshumanisante et parfois inhumaine, tout ce que Tati savait déjà si bien tourner en dérision, et envelopper dans un vaste manège parfois, contrairement à ce qu’on pourrait croire, plus désenchanté qu’enchanté, en tout cas enchanteur.

     Quel cinéaste arrive aujourd’hui à construire des plans (souvent des plans séquence et des plans d’ensemble) d’une telle richesse, d’une  telle densité, d’une telle polysémie avec un tel travail sur le son, les couleurs, l’organisation en apparence désorganisée de l’espace, créant un univers tellement singulier à la fois absurde et clairvoyant, tendre et mélancolique ?  PlayTime est un bijou burlesque d’une beauté inégalée qui nous embarque dans son univers aussi gris que fantaisiste, aussi absurde que réaliste : Tati met ainsi en lumière les paradoxes de notre société par un cinéma lui-même en apparence paradoxal, mais savamment orchestré. Ah, la séquence du Royal Garden  dans « PlayTime » ! Quelle lucidité. Quelle drôlerie ! Quel discernement ! Quelle folie savante et poétique ! Quel sens du détail ! Quel talent tout simplement. 45 minutes d’une inventivité et d’une intelligence jubilatoires et incomparables ! Et quelle confiance accordée au spectateur (et à son regard) qu'on cherche si souvent aujourd'hui à infantiliser... Un tourbillon spectaculaire, une récréation savoureuse dont le spectateur fait partie intégrante. Il y aurait tant à dire encore sur "PlayTime"!

    tati6.jpgCette exposition nous apprend aussi que Tati avait signé deux scénarii inédits, et que l’un d’entre eux intitulé « L’illusionniste », un film d’animation (se déroulant, dans sa nouvelle version, à Edimbourg et mettant en scène Jacques Tati) a été tourné par Sylvain Chomet et sortira prochainement, un film sur le rapport au music hall, une œuvre inédite qui ne sera malheureusement pas prête pour le Festival de Cannes où Sylvain Chomet avait déjà enchanté les festivaliers  avec « les Triplettes de Belleville », mais qui devrait sortir en mai 2009. Ces derniers pourront néanmoins se consoler avec la version restaurée des « Vacances de M.Hulot » qui devrait y être projetée.  Tati n’a pas fini de résonner et d’influencer le cinéma : de Truffaut (qui lui rend hommage dans « Domicile conjugal » reprenant le gag du fauteuil de « PlayTime ») à Lynch ou Kaurismaki.

     A l’image de Tati qui disait, « Le film commence quand vous quittez la salle » (d’où l’absence de générique de fin dans « PlayTime »), Macha Makeïeff souhaite que l’exposition commence quand nous quittons la salle et résonne en nous, objectif pleinement rempli. Les deux temps font ici référence à la couleur et au noir et blanc, puisque le visiteur remonte le temps, mais aussi à ce qui a inspiré Tati, et notamment toute la tradition burlesque mais aussi à la manière dont il continue à vivre aujourd’hui puisque l’exposition présente aussi de nombreuses œuvres d’étudiants d’écoles d’art mises en parallèle avec le travail de Tati mais ces deux temps pourraient aussi faire référence à cette idée de deuxième temps qui débute une fois l’exposition terminée.

     Une exposition ludique et instructive qui, à l’image des films de Tati, nous déconcerte et nous ensorcelle, nous interpelle et nous responsabilise, faisant intelligemment, voire malicieusement , résonner la forme et le fond, œuvres d’hier et d’aujourd’hui,  et qui  fait aussi appel à notre part d’enfance,  et nous laisse comme la vision d’un film de Tati : les yeux sans cesse émerveillés, écarquillés devant chaque trouvaille, en redemandant encore, insatiables et fascinés. Et cela tombe bien puisque, à l’occasion de cette exposition, de nombreux évènements sont organisés autour de Jacques Tati, nous permettant de satisfaire cette soif insatiable : les visites inattendues, les balades architecturales, évidemment une programmation de ses films, mais aussi de plusieurs films "sous influence tatiesque". Et puis des conférences, des lectures, un concert...

    Un hommage iconoclaste, à la fois actuel et à contretemps, à l'image du cinéaste (Jacques Tati aurait eu 102 ans en 2009) vivement recommandé par Inthemoodforcinema.com  

     Comptez environ 1H30 si vous voulez profiter pleinement de cette exposition.

     Pour finir, une citation d’actualité puisqu’elle est signée Colette (dont Stephen Frears a adapté « Chéri », aujourd’hui au cinéma dont vous pourrez lire la critique sur Inthemoodforcinema.com ) "Désormais, je crois que nulle fête, nul spectacle d'art et d'acrobatie, ne pourront se passer de cet étonnant artiste qui a inventé quelque chose... Quelque chose qui participe de la danse, du sport et du tableau vivant. (...) En Jacques Tati cheval et cavalier, tout Paris verra, vivante, sa créature fabuleuse : le centaure."

     A voir également absolument en ce moment, à la Cinémathèque: la rétrospective André Téchiné (Cliquez ici pour lire ma critique de son dernier film, "La Fille du RER"), jusqu'au 12 avril 2009.


    INFORMATIONS PRATIQUES

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    Exposition du 8 Avril au 3 Août 2009 à La Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris

    Informations : 01-71-19-3 3-33

    Du lundi au samedi de 12H à 19H, nocturne le jeudi jusqu’à 22H. Dimanche de 10H à 20H. Fermeture le mardi.

    Déambulations introductives , le samedi et le dimanche, à partir de 16H

    Balade archiecturale : le dimanche matin à 11H

    Tarifs de l’exposition : 8 euros Tarif réduit : 6,5 euros moins de 18 ans : 4 euros Carte Cinétudiant : 5,5 euros Libre Pass accès libre Forfait expo + film ou musée : 10 euros

     Avec aussi : les visites inattendues, les balades architecturales, Une exposition, une programmation de ses films, mais aussi de plusieurs films "sous influence tatiesque". Et puis des conférences, des lectures, un concert...

    Exposition du 8 Avril au 3 Août 2009

    Site internet de la Cinémathèque :  http://www.cinematheque.fr   

    Blog de Serge Toubiana:   http://blog.cinematheque.fr/

     FILMOGRAPHIE DE JACQUES TATI

     Né Jacques Tatischeff, le 9 octobre 1908 à Le Pecq (Yvelines ) et décédé le 5 novembre 1982 à Paris d’une embolie pulmonaire. Il a obtenu l’Oscar du meilleur film étranger pour « Mon Oncle » en 1959 et un César pour l’ensemble de son œuvre en 1977.

     En tant qu’acteur :

    Parade (1974), de Jacques Tati

    Trafic (1971), de Jacques Tati

     Playtime (1967), de Jacques Tati

     Mon oncle (1958), de Jacques Tati

     Les Vacances de M. Hulot (1953), de Jacques Tati

     Jour de fête (1949), de Jacques Tati

    Le Diable au corps (1947), de Claude Autant-Lara

     L'Ecole des facteurs (1947), de Jacques Tati

     Sylvie et le Fantôme (1945), de Claude Autant-Lara

     En tant que réalisateur :

     Parade (1974)

     Trafic (1971)

     Play Time (1967)

     Mon oncle (1958)

     Les Vacances de M. Hulot (1953)

     Jour de fête (1949)

     L'Ecole des facteurs (1947)

     Gai Dimanche (1936)

     Les Courts métrages de Jacques Tati

     En tant que scénariste :

     L'Illusionniste (2009), de Sylvain Chomet

     Parade (1974), de Jacques Tati

    Trafic (1971), de Jacques Tati

     Play Time (1967), de Jacques Tati

     Mon oncle (1958), de Jacques Tati

     Les Vacances de M. Hulot (1953), de Jacques Tati

     Jour de fête (1949), de Jacques Tati

      L'Ecole des facteurs (1947), de Jacques Tati

    Autres blogs présents hier sur lesquels vous trouverez très certainement des commentaires sur cette exposition: http://365joursouvrables.blogspot.comhttp://25images.over-blog.com/;  http://fromafog.blogspot.com/;  http://www.lecoindeloeil.com/index.php;  http://ruinescirculaires.free.fr/;  http://spectresducinema.blogspot.com/;  http://www.lesnouveauxcinephiles.com/;  http://www.buzzeum.com/blog/;  http://just4exhibitions.blogspot.com/;  http://www.stardust-memories.com/http://laternamagika.wordpress.com;  http://www.poptronics.fr/

    La bande-annonce de "Playtime"