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  • L'affiche officielle du 62ème Festival de Cannes

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    La sélection officielle de ce 62ème Festival de Cannes sera annoncée demain, elle sera bien entendu aussi annoncée et commentée dès demain sur In the mood for cinema et In the mood for Cannes. Nous pouvons néanmoins désormais admirer son affiche !

     

    Cette photo qui sert de fond à l’affiche est extraite de « L'Avventura » (1960) de Michelangelo Antonioni, un film considéré comme un des actes de naissance du cinéma moderne. Présenté à Cannes, "L'Avventura" avait été hué par de nombreux spectateurs, ce qui ne l’avait pas empêché de recevoir le Prix du Jury.

     

    Créée par Annick Durban, cette affiche s’ouvre sur  une un horizon mystérieux et mêle intelligemment les divers aspects du festival : d’abord le glamour par le dos dénudé et sensuel de Monica Vitti mais aussi le cinéma d’auteur par le film auquel elle fait référence. Elle fait aussi autant référence au cinéma d’hier par le noir et blanc, un cinéma que le Festival continue d’honorer, qu’au cinéma d’aujourd’hui par les couleurs qui l'agrémentent. C’est aussi au voyage et à tout un horizon de possibles (et donc aux cinémas du monde entier  et leurs univers si dissemblables) qu’invite cette affiche, référence aussi à la citation de Bazin à propos du cinéma « fenêtre ouverte sur le monde ». Le mouvement qui semble en émaner se réfère aussi à ce bouillonnement perpétuel qu’est le Festival de Cannes, une idée de mouvement que l’on trouvait aussi sur la très belle affiche des 60 ans.

     

    Une affiche qui, à l’exemple d’un grand film, sait concilier forme et fond avec intelligence et élégance et à l’image de laquelle sera, à n’en pas douter, cette 62ème édition du Festival !

     

    Sandra.M

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  • Déborah François et Louis Garrel lauréats des prix Romy Schneider et Patrick Dewaere 2009

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    Ci-dessus, Louis Garrel dans "La Frontière de l'aube" ,  © Les Films du Losange
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    Ci-dessous Déborah François,  © Diaphana Films

    premier.jpgHier soir étaient décernés les prix Romy Schneider et Patrick Dewaere (anciennement prix Jean Gabin) 2009. Ils ont été attribués à Déborah François et Louis Garrel.

     Révélée par « L’Enfant » des frères Dardenne, palme d’or du Festival de Cannes 2005, Déborah François était aussi récemment à l’affiche du « Premier jour du reste de ta vie » de Rémi Bezançon pour lequel elle a reçu le César du meilleur espoir féminin. Elle succède ainsi à Audrey Dana. Parmi les anciennes lauréates on compte notamment Juliette Binoche et Sandrine Kiberlain.

     

    Quant à Louis Garrel, qui succède ainsi à Jocelyn Quivrin, c’est « La Frontière de l’aube » de Philippe  Garrel  et « La belle personne » de Christophe Honoré qui lui ont valu d’être remarqué. Ce prix devait d’ailleurs être attribué à Nicolas Duvauchelle mais le règlement stipulant que le lauréat devait être présent pour que son prix lui soit accordé, c’est à Louis Garrel, le « second » que ce prix est finalement revenu. François Cluzet et Guillaume Canet ont été lauréats de ce prix qui existe depuis 1984.

     

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  • 62ème Festival de Cannes: toutes les rumeurs sur la sélection officielle 2009!

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    les fameuses marches....jpgPour vous faire patienter en attendant le 23 Avril, date à laquelle sera annoncé le programme de ce 62ème Festival de Cannes, un programme entièrement repris et commenté sur « In the mood for cinema » et « In the mood for Cannes » dès le 23 Avril, voici une liste de films qui pourraient bien figurer dans la sélection officielle 2009 avec une rumeur très persistante pour certains d’entre eux comme « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino,  « Public Enemies » de Michael Mann, « Soudain le vide » de Gaspard Noé,  « Les Etreintes brisées » de Pedro Almodovar, « Socialisme » de Jean-Luc Godard, « Vengeance » de Johnnie To

    On remarque dans cette liste de nombreux habitués de la Croisette (Jim Jarmusch, Fatih Akin, Michael Haneke, Christophe Honoré, Pedro Almodovar, les frères Coen, Ken Loach...)  mais aussi, parmi eux, de nombreux réalisateurs déjà récompensés parfois même d’une palme d’or.

     D’autres, absents ces dernières années de la Croisette,  pourraient revenir cette année  comme Jane Campion ou Jean-Luc Godard.

      Je vous propose, en prime, (ci-dessous, sous la liste) la bande-annonce de "Public Enemies" de Michael Mann et celle de "Looking for Eric" de Ken Loach.

      Je vous rappelle que vous pourrez suivre ce 62ème Festival de Cannes commenté en direct sur « In the mood for Cannes » (dont je vous rappelle aussi qu’il est le blog lauréat du concours de blogs du Festival de Cannes 2008) et « In the mood for cinema » du 13 au 25 Mai 2009.

     Je vous rappelle enfin que nous savons pour l’instant qu’Isabelle Huppert sera la présidente du jury, qu’Edouard Baer, pour la deuxième année consécutive, sera le maître de cérémonie de l’ouverture et la clôture et que « Là-haut » sera le film d’ouverture.

     Liste des films pressentis pour la sélection officielle du Festival de Cannes 2009 (par ordre alphabétique des noms de leurs réalisateurs) :

    Cliquez sur "lire la suite" pour voir la liste des films pressentis pour cette sélection cannoise 2009 et pour voir les bandes-annonces

    Lire la suite

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  • « Villa Amalia » de Benoît Jacquot avec Isabelle Huppert, Jean-Hugues Anglade, Xavier Beauvois…

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    Année chargée pour la Présidente du jury du 62ème Festival de Cannes puisque, après « Un  Barrage contre le Pacifique », l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Marguerite Duras par Rithy Panh, Isabelle Huppert est en effet actuellement à l’affiche de « Villa Amalia » de Benoît Jacquot.

     

    Par hasard, Ann (Isabelle Huppert),  pianiste de profession,  surprend son mari Thomas (Xavier Beauvois) embrassant une autre femme. Au même instant, alors qu’elle est hypnotisée et terrassée par cette scène, se déroulant derrière les grilles d’un jardin, un ami surgi de l’enfance, Georges, (Jean-Hugues Anglade) la surprend. Avec son appui, elle décide alors de changer de vie, de tout quitter, pour bientôt se retrouver sur une île, là où se trouve la villa Amalia…

     

    Adapté du roman éponyme de Pascal Quignard, « Villa Amalia » est le cinquième film du réalisateur avec Isabelle Huppert et pour cette cinquième collaboration il a choisi un thème universel pour un film qui ne l’est pas. Le profond malaise (et même l’agacement) que m’a inspiré ce film m’a probablement ôté tout jugement purement cinématographique, d’où cette critique inhabituellement courte et négative… En effet, rarement l’atmosphère d’un film m’aura mise si mal à l’aise, à tel point que j’ai failli quitter la salle avant la fin. Le film est ainsi imprégné du dépouillement, de la brutalité et de l’austérité de son personnage principal, et alternativement d’une musique (de Bruno Coulais) et d’un silence vertigineux.

     

    Ann se dépouille de tout ce qui lui pèse et l’emprisonne et caractérise sa vie d’avant : biens matériels (photos, sa maison d’une blancheur terrifiante et nauséeuse, cheveux, pianos …) et même de son identité pour endosser celle de son ami d’enfance, symbole de cette innocence qu’elle veut retrouver et de sa renaissance. Comme un signe du destin, elle qui a perdu son frère va habiter la maison qu’un homme décédé avait construit pour sa sœur, une maison qui domine la mer, où elle fait corps avec le paysage et la nature. (Benoît Jacquot use et abuse des plans larges pour bien nous le faire comprendre).

     

    Le réalisateur de « L’école de la chair » signe ici un film désincarné et nous embarque dans une maison sans âme où son héroïne semble s’évader tandis que je ne rêvais que d’une chose : en faire de même pour fuir ce film oppressant, où le bleu de la mer et le rouge de cette villa Amalia ne parviennent pas à apporter des couleurs à ce film d’une pâleur cadavérique…

     

    Isabelle Huppert interprète avec justesse ce personnage antipathique noyé (elle nage, beaucoup et avec violence, pour ne pas couler, ne pas être submergée)  dans sa pesante réalité qui prend visage humain le temps d’une main sur un visage, et Jean-Hugues Anglade, irréprochable, avec ce rôle d’homme sentimental et attachant, atténue par sa douceur la rugosité d’Ann et celle du film. Leurs scènes communes apportent cette émotion qui fait défaut au reste du film,  se tenant par la main, comme deux enfants partageant un secret, égarés dans un monde d’adultes qui ne comprend pas leur singularité, leurs envies de fuites.

     

     Ne parlons pas du scénario : là n’est pas l’objet de ce film délibérément elliptique (et se noyant paradoxalement, lui aussi, dans des détails inutiles) qui certes nous donne le goût de l’abandon, et  de la liberté : celle en tout cas de fuir ce film sombre et morose  comme Ann sa réalité étouffante…

     

    Sur le même thème voyez plutôt le splendide « Into the wild » de Sean Penn et pour lire un autre point de vue sur ce film et contrebalancer cette critique, je vous conseille la critique suivante : http://www.toujoursraison.com/2009/04/villa-amalia.html .

     

    Sandra.M