« 2011-01 | Page d'accueil
| 2011-03 »
28/02/2011
Découvrez les photos inédites de Colin Firth, Javier Bardem, Penelope Cruz sur le tapis rouge des Oscars
Merci à Chopard (crédit photos : Joaillerie Chopard) de nous avoir transmis ces photos du tapis rouge des Oscars que je vous laisse découvrir sur inthemoodforluxe.com en cliquant ici.
Cliquez ici pour lire mon article complet consacré aux Oscars (palmarès commenté).
19:24 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
Annie Girardot aux César et dans "Rocco et ses frères" (et critique du film de Visconti)
Habituellement, je ne fais pas de rubrique nécrologique sur ce blog mais cette actrice représentait tout un pan de l'Histoire du cinéma (et du cinéma que j'aimais), a joué dans un de mes films préférés (dont vous pourrez retrouver un extrait ci-dessous et ma critique ).
Triste ironie du sort que son décès au lendemain des César où, il y a quelques années (en 1996), recevant son César du meilleur second rôle pour "Les Misérables" de Claude Lelouch, elle avait été si bouleversante, déclarant son amour au et du cinéma et émouvant une assistance qui, pourant, l'avait tant négligée (revoyez les images en cliquant ici et retrouvez également un extrait des "Misérables" ci-dessous).
Retrouvez également son impressionnante fimographie, en bas de cet article.
Synopsis : Après le décès de son mari, Rosaria Parondi (Katina Paxinou), mère de cinq fils, arrive à Milan accompagnée de quatre de ses garçons : Rocco (Alain Delon) Simone, (Renato Salvatori), Ciro (Max Cartier) et Luca (Rocco Vidolazzi), le benjamin. C’est chez les beaux-parents de son cinquième fils, Vincenzo (Spyros Fokas) qu’ils débarquent. Ce dernier est ainsi fiancé à Ginetta (Claudia Cardinale). Une dispute éclate. Les Parondi se réfugient dans un logement social. C’est là que Simone fait la connaissance de Nadia (Annie Girardot), une prostituée rejetée par sa famille. Simone, devenu boxeur, tombe amoureux de Nadia. Puis, alors qu’elle est séparée de ce dernier depuis presque deux ans, elle rencontre Rocco par hasard. Une idylle va naitre entre eux. Simone ne va pas le supporter…
Ce qui frappe d’abord, ce sont, au-delà de la diversité des styles (mêlant habilement Nouvelle Vague et néo-réalisme ici, un mouvement à l’origine duquel Visconti se trouve –« Ossessione » en 1942 est ainsi considéré comme le premier film néo-réaliste bien que les néoréalistes aient estimé avoir été trahis par ses films postérieurs qu’ils jugèrent très et trop classiques), les thématiques communes aux différents films de Visconti. Que ce soit à la cour de Bavière avec Ludwig, ou au palais Donnafigata avec le Prince Salina, c’est toujours d’un monde qui périclite et de solitude dont il est question mais aussi de grandes familles qui se désagrègent, d’être promis à des avenirs lugubres qui, de palais dorés en logements insalubres, sont sans lumière et sans espoir.
Ce monde où les Parondi, famille de paysans, émigre est ici celui de l’Italie d’après-guerre, en pleine reconstruction et industrialisation, où règnent les inégalités sociales. Milan c’est ainsi la ville de Visconti et le titre a ainsi été choisi en hommage à un écrivain réaliste de l'Italie du Sud, Rocco Scotellaro.
Avant d’être le portrait successif de cinq frères, « Rocco et ses frères » est donc celui de l’Italie d’après-guerre, une sombre peinture sociale avec pour cadre des logements aux formes carcérales et sans âme. Les cinq frères sont d’ailleurs chacun une illustration de cette peinture : entre ceux qui s’intègrent à la société (Vincenzo, Luca, Ciro) et ceux qu’elle étouffe et broie (Simone et Rocco). Une société injuste puisqu’elle va désagréger cette famille et puisque c’est le plus honnête et naïf qui en sera le martyr. Dans la dernière scène, Ciro fait ainsi l’éloge de Simone (pour qui Rocco se sacrifiera et qui n’en récoltera pourtant que reproches et malheurs) auprès de Luca, finalement d’une certaine manière désigné comme coupable à cause de sa « pitié dangereuse ».
Nadia ; elle, porte la trace indélébile de son passé. Son rire si triste résonne sans cesse comme un vibrant cri de désespoir. Elle est une sorte de double de « Rocco », n’ayant d’autre choix que de vendre son corps, Rocco qui est sa seule raison de vivre. L’un et l’autre, martyrs, devront se sacrifier. Rocco en boxant, en martyrisant son corps. Elle en vendant son corps (et le martyrisant déjà), puis, dans une scène aussi terrible que splendide, en le laissant poignarder, les bras en croix puis enserrant son meurtrier en une ultime et fatale étreinte.
Annie Girardot apporte toute sa candeur, sa lucidité, sa folie, son désespoir à cette Nadia, personnage à la fois fort et brisé qu’elle rend inoubliable par l’intensité et la subtilité de son jeu.
Face à elle, Alain Delon illumine ce film sombre de sa beauté tragique et juvénile et montre ici toute la palette de son jeu, du jeune homme timide, fragile et naïf, aux attitudes et aux craintes d’enfant encore, à l’homme déterminé. Une palette d’autant plus impressionnante quand on sait que la même année (1960) sortait « Plein soleil » de René Clément, avec un rôle et un jeu si différents.
La réalisation de Visconti reprend le meilleur du néoréalisme et le meilleur de la Nouvelle Vague avec une utilisation particulièrement judicieuse des ellipses, du hors-champ, des transitions, créant ainsi des parallèles et des contrastes brillants et intenses.
Il ne faudrait pas non plus oublier la musique de Nino Rota qui résonne comme une complainte à la fois douce, cruelle et mélodieuse.
« Rocco et ses frères » : encore un chef d’œuvre de Visconti qui prend le meilleur du pessimisme et d’une paradoxale légèreté de la Nouvelle Vague, mais aussi du néoréalisme qu’il a initié et qui porte déjà les jalons de ses grandes fresques futures. Un film d’une beauté et d’une lucidité poignantes, sombres et tragiques porté par de jeunes acteurs (Delon, Girardot, Salvatori…), un compositeur et un réalisateur déjà au sommet de leur art.
Filmographie d'Annie Girardot (source: wikipédia)
« Rocco et ses frères » a obtenu le lion d’argent à la Mostra de Venise 1960.
1950 : Pigalle, Saint-Germain-des-Prés d' André Berthomieu : Figuration
1950 : ...Sans laisser d'adresse de Jean-Paul Le Chanois : Apparition en jeune femme demandant si le taxi est libre
1955 : Treize à table d' André Hunebelle : Véronique Chambon
1956 : L'Homme aux clés d'or de Léo Joannon : Gisèle
1956 : Reproduction interdite ou Meurtre à Montmartre de Gilles Grangier : Viviana
1956 : Le Pays d'où je viens de Marcel Carné : Apparition
1957 : Le rouge est mis de Gilles Grangier : Hélène, l'amie de Pierre
1957 : L'Amour est en jeu ou Ma femme, mon gosse et moi de Marc Allégret : Marie-Blanche Fayard
1957 : Maigret tend un piège de Jean Delannoy : Yvonne Maurin, la femme de Marcel
1958 : Le Désert de Pigalle de Léo Joannon : Josy
1959 : La Corde raide de Jean-Charles Dudrumet : Cora
1960 : Recours en grâce de László Benedek : Lilla
1960 : La Française et l'Amour de Christian-Jaque, sketch : Le Divorce : Danielle, la femme de Michel
1960 : Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli) de Luchino Visconti : Nadia
1961 : La Proie pour l'ombre d'Alexandre Astruc : Anna
1961 : Les Amours célèbres de Michel Boisrond, sketch : Les Comédiennes : Mlle Duchesnois
1961 : Le Rendez-vous de Jean Delannoy : Madeleine
1961 : Le Bateau d'Émile (Le Homard flambé) de Denys de La Patellière : Fernande
1961 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury, sketch : L'Affaire Fenayrou : Gabrielle Fenayrou
1961 : 21, rue Blanche de Quinto Albicocco : la narratrice du film
1962 : Smog de Franco Rossi
1962 : Le Vice et la vertu de Roger Vadim : Juliette Morand, « le vice »
1962 : Pourquoi Paris ? de Denys de La Patellière
1963 : Le Jour le plus court (Il giorno piu corto) de Bruno Corbucci (inédit) : L'infirmière
1963 : Les Camarades (I compagni) de Mario Monicelli : Niobe
1963 : Les hors la loi du mariage (I Fuorilegge del matrimonio) des frères Taviani et Valentino Orsini : Margherita
1963 : Le Mari de la femme à barbe (La donna scimmia) de Marco Ferreri : Maria
1963 : L'Autre Femme de François Villiers : Agnès Denis
1964 : La Bonne Soupe de Robert Thomas : Marie-Paule (2)
1964 : La Ragazza in prestito d'Alfredo Giannetti
1964 : Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca : Clara
1964 : Ah ! Les belles familles (Le belle famiglie) de Ugo Gregoretti, sketch : Il principe d'azzuro : Maria
1964 : Une volonté de mourir (Una voglia da morire) de Duccio Tessari
1964 : Déclic...et des claques (L'Esbroufe) de Philippe Clair : Sandra
1965 : Guerre secrète (The Dirty Game), sketch de Christian-Jaque : Monique
1965 : Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné : Kay Larsi
1965 : Une femme disponible (La ragazza in prestito) d' Alfredo Giannetti : Clara
1966 : Les Sorcières (Le streghe) de Luchino Visconti, sketch : La Sorcière brûlée vive (La strega bruciata viva) : Valeria
1967 : Vivre pour vivre de Claude Lelouch : Catherine Collonbs
1967 : Le Journaliste (Zhurnalist) de Serguei Guerassimov
1968 : Les Gauloises bleues de Michel Cournot : La mère
1968 : Une histoire de femme (Story of a woman/Storia di una donna) de Leonardo Bercovici : Liliana
1968 : La Bande à Bonnot de Philippe Fourastié : Marie, la Belge
1968 : Il pleut dans mon village (Bice skoro propast sveta) d' Aleksandar Petrovic
1968 : Disons, un soir à dîner (Metti una sera a cena) de Giuseppe Patroni Griffi : Giovanna
1969 : Erotissimo de Gérard Pirès : Annie
1969 : La Vie, l'Amour, la Mort de Claude Lelouch : Juste une apparition
1969 : La Semence de l'homme (Il seme dell'uomo) de Marco Ferreri : La femme étrangère
1969 : Un homme qui me plaît de Claude Lelouch : Françoise
1969 : Clair de Terre de Guy Gilles : Maria
1969 : Dillinger est mort (Dillinger è morto) de Marco Ferreri : La fille
1970 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause de Michel Audiard : Germaine
1970 : Les Novices de Guy Casaril : Mona-Lisa, la prostituée
1971 : Mourir d'aimer d'André Cayatte : Danièle Guénot
1971 : La Mandarine d'Edouard Molinaro : Séverine
1972 : La Vieille Fille de Jean-Pierre Blanc : Muriel Bouchon
1972 : Les Feux de la Chandeleur de Serge Korber : Marie-Louise
1972 : Traitement de choc d'Alain Jessua : Hélène Masson
1972 : Il n'y a pas de fumée sans feu d'André Cayatte : Sylvie Peyrac
1972 : Elle cause plus, elle flingue de Michel Audiard : Rosemonde du Bois de La Faisanderie
1973 : Juliette et Juliette de Rémo Forlani : Juliette "1" Vidal
1974 : Ursule et Grelu de Serge Korber : Ursule
1974 : Le Soupçon (Missione nell'Italia facista) de Francesco Maselli : Teresa
1974 : La Gifle de Claude Pinoteau : Hélène Douleau
1975 : Il faut vivre dangereusement de Claude Makovski : Léone
1975 : Il pleut sur Santiago de Helvio Soto : Maria Olivarès
1975 : Le Gitan de José Giovanni : Nini
1975 : Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertucelli : Le docteur Françoise Gailland
1975 : D'amour et d'eau fraîche de Jean-Pierre Blanc : Mona
1976 : Cours après moi que je t'attrape de Robert Pouret : Jacqueline
1976 : À chacun son enfer d'André Cayatte : Madeleine Girard
1976 : Jambon d'Ardenne de Benoît Lamy : Mme Simone, la patronne de Beauséjour
1977 : Le Dernier Baiser de Dolorès Grassian : Annie
1977 : Le Point de mire de Jean-Claude Tramont : Danièle Gaur
1977 : Tendre Poulet de Philippe de Broca : Lise Tanquerelle, commissaire de police
1978 : La Zizanie de Claude Zidi : Bernadette Daubray-Lacaze, la femme de Guillaume
1978 : Vas-y maman de Nicole Buron : Annie
1978 : L'Amour en question d'André Cayatte (parfois distribué sous le titre Justices) : Suzanne Corbier
1978 : La Clé sur la porte d' Yves Boisset : Marie Arnault
1978 : Le Grand Embouteillage (L'ingorgo) de Luigi Comencini : Irène
1978 : Le Cavaleur de Philippe de Broca : Lucienne, la première épouse
1978 : Cause toujours, tu m'intéresses d'Édouard Molinaro : Christine Clément
1979 : Bobo Jacco de Walter Bal : Magda
1980 : On a volé la cuisse de Jupiter de Philippe de Broca : Lise Tanquerelle, commissaire de police
1980 : Le Cœur à l'envers de Franck Apprederis : Laure Rivière
1981 : Une robe noire pour un tueur de José Giovanni : Florence Nat
1981 : La vie en mauve / All night long de Jean-Claude Tramont : L'institutrice Française
1981 : La vie continue de Moshé Mizrahi : Jeanne Lemaire
1981 : La Revanche de Pierre Lary : Jeanne Jouvert
1984 : Liste Noire d' Alain Bonnot : Jeanne Dufour
1984 : Souvenirs, souvenirs d' Ariel Zeitoun : Emma Boccara
1985 : Partir, revenir de Claude Lelouch : Hélène Rivière
1985 : Adieu Blaireau de Bob Decout : Colette
1988 : Prisonnières de Charlotte Silvera : Marthe
1988 : Dear América de Bill Couture : Elle prête sa voix dans la version Française
1988 : Ruf (Ruth) de Valéry Akhadov
1989 : Cinq jours en Juin de Michel Legrand : Marcelle
1989 : Comédie d'amour de Jean-Pierre Rawson : Le Fléau
1990 : Il y a des jours... et des lunes de Claude Lelouch : Une femme seule
1990 : Au bal des grenouilles (Faccia di lepre) de Liliana Gianneschi : Marlène
1990 : Merci la vie de Bertrand Blier : Evangeline Pelleveau, la mère vieille
1991 : Toujours seuls de Gérard Mordillat : Mme Chevillard, la mère
1993 : Alibi perfetto d' Aldo Lado : La comtesse
1993 : Portagli i mei saluti "Avanzi di galera" de Gian-Maria Garbelli et Alessandro Bader : Laura Albani
1994 : Les Braqueuses de Jean-Paul Salomé : La mère de Cécile
1995 : Les Misérables de Claude Lelouch : La Thénardier "1942"
1996 : Les Bidochon de Serge Korber : La mère de Robert
1998 : Préférence de Grégoire Delacourt : Blanche
1998 : L'Âge de braise de Jacques Leduc : Caroline Bonhomme
2000 : Ainsi soit nous - court métrage : de Nathalie Tocque
2000 : T'aime de Patrick Sébastien : Emma
2000 : Visconti (The life and time of count Luchino Visconti) (documentaire) d'Adam Low : Apparition
2001 : Ceci est mon corps de Rodolphe Marconi : Mamie
2001 : La Pianiste (Die Klavierspielerin) de Michael Haneke : La mère
2002 : La nuit d'Epstein (Epstein nacht / Finkelstein) d'Urs Egger : Hannah
2003 : La marquise est à Bicêtre de Paul Vecchiali
2005 : Je préfère qu'on reste amis... d' Éric Toledano et Olivier Nakache : Mme Mendelbaum
2005 : Caché de Michael Haneke : La mère de George
2006 : Le Temps des porte-plumes de Daniel Duval : Alphonsine
2006 : C'est beau une ville la nuit de Richard Bohringer : La grand-mère
2007 : Boxes de Jane Birkin : Joséphine
2007 : Christian d'Élisabeth Löchen : Odile
16:48 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
Palmarès complet et commenté des Oscars 2011 : le sacre du « Discours d’un roi »
Les César à peine terminés (et dont vous pouvez retrouver mon compte rendu exclusif en direct du Châtelet en cliquant ici), hier soir au Kodak Theater de Los Angeles avait lieu la 83ème cérémonie des Oscars présentée par Anne Hathaway et James Franco.
Pour ceux qui auront suivi la cérémonie en direct sur Canal + qui avait l’exclusivité de la retransmission, vous aurez pu constater que cette 83ème cérémonie n’a pas démérité en ce qui concerne le glamour, la classe des nommés et remettants, un peu plus en ce qui concerne le rythme et l’humour, James Franco et Anne Hathaway n’étant peut-être pas les commentateurs idéaux. On aura d’ailleurs pu remarquer qu’eux aussi se sont incrustés dans les films nommés, à l’image d’Antoine de Caunes aux César.
3H30 de cérémonie pour voir couronné « Le discours d’un roi » (meilleur film –remis par Steven Spielberg-, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario original) qui, s’il ne fait pas un carton plein, s’est vu décerner les principaux Oscars alors qu’il s’agit seulement du deuxième film de Tom Hooper (même s’il avait beaucoup travaillé auparavant pour la télévision).
Egalement 4 Oscars pour « Inception » mais seulement des Oscars techniques (meilleur montage sonore, meilleur son, meilleure photographie, meilleurs effets visuels) alors que le scénario labyrinthique et jubilatoire aurait mérité, au moins, d’être récompensé.
Aucune surprise dans cette cérémonie donc, Colin firth passé à côté de l’Oscar pour « A single man » dans lequel il était déjà magistral l’a remporté cette année, après avoir reçu le Golden Globe du meilleur acteur. Natalie Portman également sans surprise a reçu l’’Oscar de la meilleure actrice qu’elle méritait amplement pour sa prestation fascinante et terrifiante dans le sublime « Black swan ». Parmi ses nombreux remerciements elle a cité Luc Besson (qui l’avait faîte débuter dans « Léon »), ce qui lui mettra sans doute un peu de baume au cœur en cette période difficile pour sa société de production.
Le très actuel et symptomatique de notre époque « The social network » n’a récolté que 3 Oscars dont le meilleur montage, la meilleur adaptation (là aussi sans surprise), la meilleure musique.
« Alice au pays des merveilles » de Tim Burton a également reçu deux Oscars : meilleur costume et meilleure direction artistique.
Cette année l’Académie a préféré le classicisme a l’originalité et, à l’image des César 2011, a délivré un palmarès en demi-teinte.
Je suis évidemment déçue pour le meilleur film étranger et que « Hors-la-loi » que j’avais beaucoup aimé ne l’ait pas reçu et que sa nomination ait été passée quasiment sous silence en France. Je suis également déçue que le très beau western des Coen « True Grit » soit reparti bredouille mais je suis en revanche ravie que le désolant « 127 heures » soit également reparti bredouille.
Je ne partage pas l’enthousiasme débordant de certains pour « The Fighter » mais reconnais que Cristian Bale et Melissa Leo méritaient leurs Oscars même s’il est pour moi impensable que la jeune Hailee Steinfeld n’ait pas été récompensée.
Le passage le plus remarqué aura néanmoins été celui de Kirk Douglas, pour sa classe et son humour remarquables pour ses 94 ans, réminiscence pour moi de son mémorable passage au Festival du Cinéma Américain de Deauville lors du 25ème anniversaire du festival.
Je vous laisse découvrir le palmarès ci-dessous en attendant le prochain évènement sur In the mood for cinema, à savoir le Festival du Film Asiatique de Deauville que je vous commenterai en direct. Retrouvez mes critiques des films nommés en bas de cet article, "True grit" arrive dans la journée.
Meilleur film : Le Discours d'un roi
127 heures
Black Swan
Fighter
Inception
Tout va bien, The Kids Are All Right
The Social Network
Toy Story 3
True Grit
Winter's Bone
Meilleur réalisateur : Tom Hooper (Le Discours d'un roi)
Darren Aronofsky (Black Swan)
Joel Coen & Ethan Coen (True Grit)
David Fincher (The Social Network)
David O. Russell (Fighter)
Meilleur acteur : Colin Firth (Le Discours d'un roi)
Javier Bardem (Biutiful)
Jeff Bridges (True Grit)
Jesse Eisenberg (The Social Network)
James Franco (127 heures)
Meilleure actrice : Natalie Portman (Black Swan)
Annette Bening (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Nicole Kidman (Rabbit Hole)
Jennifer Lawrence (Winter's Bone)
Michelle Williams (Blue Valentine)
Meilleur acteur dans un second rôle : Christian Bale (Fighter)
John Hawkes (Winter's Bone)
Jeremy Renner (The Town)
Mark Ruffalo (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Geoffrey Rush (Le Discours d'un roi)
Meilleure actrice dans un second rôle : Melissa Leo (Fighter)
Amy Adams (Fighter)
Helena Bonham Carter (Le Discours d'un roi)
Hailee Steinfeld (True Grit)
Jacki Weaver (Animal Kingdom)
Another Year (Mike Leigh)
Meilleur scénario original : Le Discours d'un roi (David Seidler)
Fighter (Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson)
Inception (Christopher Nolan)
Tout va bien, The Kids Are All Right (Lisa Cholodenko et Stuart Blumberg)
Meilleure adaptation : The Social Network (Aaron Sorkin)
127 heures (Danny Boyle et Simon Beaufoy)
Toy Story 3 (Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich)
True Grit (Joel Coen et Ethan Coen)
Winter's Bone (Debra Granik et Anne Rosellini)
127 heures (A.R. Rahman) 127 heures (If I Rise - A.R. Rahman, Rollo Armstrong et Dido)
Meilleure musique : The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)
Dragons (John Powell)
Inception (Hans Zimmer)
Le Discours d'un roi (Alexandre Desplat)
Meilleure chanson : Toy Story 3 (We Belong Together - Randy Newman)
Country Strong (Coming Home - Bob DiPiero, Tom Douglas, Hillary Lindsey et Troy Verges)
Raiponce (I See the Light - Alan Menken et Glenn Slater)
Meilleure photographie : Inception (Wally Pfister)
Black Swan (Matthew Libatique)
Le Discours d'un roi (Danny Cohen)
The Social Network (Jeff Cronenweth)
True Grit (Roger Deakins)
Meilleure direction artistique : Alice au Pays des Merveilles (Robert Stromberg et Karen O'Hara)
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Stuart Craig et Stephenie McMillan)
Inception (Guy Hendrix Dyas, Larry Dias et Douglas A. Mowat)
Le Discours d'un roi (Eve Stewart et Judy Farr)
True Grit (Jess Gonchor et Nancy Haigh)
Meilleurs costumes : Alice au Pays des Merveilles (Colleen Atwood)
Amore (Antonella Cannarozzi)
Le Discours d'un roi (Jenny Beavan)
La Tempête (Sandy Powell)
True Grit (Mary Zophres)
Meilleur montage : The Social Network (Kirk Baxter et Angus Wall)
127 heures (Jon Harris)
Black Swan (Andrew Weisblum)
Fighter (Pamela Martin)
Le Discours d'un roi (Tariq Anwar)
Meilleur montage sonore : Inception (Richard King)
Toy Story 3 (Tom Myers et Michael Silvers)
Tron l'héritage (Gwendolyn Yates Whittle et Addison Teague)
True Grit (Skip Lievsay et Craig Berkley)
Unstoppable (Mark P. Stoeckinger)
Meilleur son : Inception (Lora Hirschberg, Gary Rizzo et Ed Novick)
Le Discours d'un roi (Paul Hamblin, Martin Jensen et John Midgley)
Salt (Jeffrey J. Haboush, William Sarokin, Scott Millan et Greg P. Russell)
The Social Network (Ren Klyce, David Parker, Michael Semanick et Mark Weingarten)
True Grit (Skip Lievsay, Craig Berkley, Greg Orloff et Peter F. Kurland)
Meilleur maquillage : Wolfman (Rick Baker et Dave Elsey)
Barney's Version (Adrien Morot)
Les Chemins de la liberté (Edouard F. Henriques, Greg Funk et Yolanda Toussieng)
Meilleurs effets visuels : Inception (Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb)
Alice au Pays des Merveilles (Ken Ralston, David Schaub, Carey Villegas et Sean Phillips)
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Tim Burke, John Richardson, Christian Manz et Nicolas Aithadi)
Au-delà (Michael Owens, Bryan Grill, Stephan Trojansky et Joe Farrell)
Meilleur film d'animation : Toy Story 3
Dragons
L'Illusionniste
Meilleur film documentaire : Inside Job
Faites le mur !
GasLand
Restrepo
Waste Land
Meilleur court métrage : God of Love
The Confession
The Crush
Na Wewe
Wish 143
Meilleur film étranger : Revenge (Susanne Bier, Danemark)
Biutiful (Alejandro González Inárritu, Mexique)
Canine (Giorgios Skabardonis, Grèce)
Incendies (Denis Villeneuve, Canada)
Hors-la-loi (Rachid Bouchareb, Algérie)
Meilleur court métrage d'animation : The Lost Thing
Day & Night
The Gruffalo
Let's Pollute
Madagascar, carnet de voyages
Meilleur court métrage documentaire : Strangers No More
Killing in the Name
Poster Girl
Sun Come Up
The Warriors of Qiugang
Mes critiques des films en lice:
"Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb (avec mion interview de Bernard Blancan)
"Biutiful" d'Alejandro Gonzales Inarritu "The social network" de David Fincher "Inception" de Christopher Nolan "Black Swan" de Darren Aronofsky "127 heures". de Danny Boyle "L'Illusionniste" de Sylvain Chomet "Le discours d'un roi" de Tom Hooper
12:32 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, natalie portman, colin firth, le discours d'un roi |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
27/02/2011
Les Oscars 2011 en direct sur Canal plus et sur le site internet des Oscars
Pour suivre toute la soirée de la 83ème Cérémonie des Oscars avec Laurent Weil, Didier Allouch, Jean-Paul Rouve et Gilles Lellouche, il vous suffit de regarder canal + (qui a l'exclusivité, mais malheureusement la retransmission n'est pas en clair donc seulement destinée aux abonnés) pour suivre la cérémonie en direct du Kodak Theater de Los Angeles, à 2H30 pour la cérémonie en elle-même (et dès minuit pour le red carpet) et sur le site officiel des Oscars. (mais apparemment uniquement depuis les Etats-Unis pour ce dernier). Vous pouvez également retrouver le red carpet dès maintenant sur Live stream.
Et dans quelques heures retrouvez ici, sur inthemoodforcinema.com, le palmarès complet et commenté des Oscars 2011.
Retrouvez également mon article détaillé sur les Oscars (pronostics, nominations, critiques des films en lice) en cliquant ici.
20:57 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
Bande-annonce du nouveau film de Régis Wargnier "La ligne droite" avec Rachida Brakni et Cyril Descours
C'est en allant voir "True Grit" au cinéma cet après-midi (je vous en parle demain mais sachez d'ores et déjà que l'avis est très positif et que j'espère qu'il remportera quelques Oscars cette nuit) que j'ai découvert pour la première fois la bande-annonce du nouveau film de Régis Wargnier qui semble de retour avec le genre qui, à mon avis, lui sied le mieux: le mélodrame, au sens noble du terme, mais cette fois une histoire plus intime que les grandes fresques qui ont construit sa renommée. A découvrir sur les écrans, le 9 mars. En tout cas, je serai au rendez-vous.
20:41 Écrit par Sandra Mézière dans BANDES ANNONCES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
En attendant le palmarès des Oscars 2011 : la 83ème cérémonie en direct, les nominations, les pronostics, critiques des films…
Les César à peine terminés (retrouvez mon compte rendu en direct du Châtelet en cliquant ici), il est déjà temps de songer aux Oscars dont ce sera ce soir la 83ème cérémonie et dont vous pourrez retrouver le palmarès complet et commenté dès demain, ici.
Présentée par Anne Hathaway et James Franco, la cérémonie débutera à 2H30 au prestigieux Kodak Theater de Los Angeles, heure française et sera diffusée sur Canal +, commentée par Gilles Lellouche et Jean-Paul Rouve.
Vous pourrez également suivre la cérémonie sur le site officiel des Oscars.
Je suivrai d’abord et surtout l’Oscar du meilleur film étranger pour lequel est nommé "Hors-la-loi" tant décrié (et sans fondement) à Cannes même si cette nomination est d'ores et déjà une revanche. Rachid Bouchareb se retrouve ainsi pour la 3ème fois nommé aux Oscars. Il devra néanmoins affronter notamment le poignant "Biutiful" et le tout aussi fort et poignant "Incendies".
Avec 12 nominations "Le discours d'un roi" part favori. Vient ensuite "True grit", le très beau et sarcastique western des frères Coen avec 10 nominations (critique à venir sur ce blog demain). Puis ex-aequo, avec 8 nominations, "The social network" et Inception". 4 nominations pour le sublime "Black swan" et 7 pour le désolant "127 heures". Egalement 7 nominations pour "Fighter". 3 nominations (seulement des Oscars "techniques" ) pour "Alice au pays des merveilles" de Tim Burton. Et une seule nomination pour l'habitué des Oscars Clint Eastwood pour les effets spéciaux.
Le cinéma français sera représenté par "L'Illusionniste" de Sylvain Chomet (César du meilleur film d’animation) et Alexandre Desplat pour "Le discours d'un roi" (lequel a obtenu le César de la meilleure musique pour « The Ghost Writer ») , "Hors-la-loi" étant considéré comme film algérien.
Quelques surprises moins réjouissantes: l'absence de Christopher Nolan dans la catégorie réalisateur, et l'absence une nouvelle fois de Leonardo Di Caprio remarquable en 2010 dans "Inception" et dans le meilleur film de 2010 "Shutter island" (qui pâtit de sa date de sortie). Les Oscars semblent ne pas beaucoup aimé celui qui de films en films, de par la qualité de ses choix et de ses interprétations confirme être le meilleur acteur de sa génération.
Alors, les Oscars suivront-ils les César en délivrant un palmarès équilibré? A suivre cette nuit et demain ici.
Comme pour les César, en rouge mon choix, en vert mes pronostics et en bleu lorsque les deux se confondent. Retrouvez mes critiques des films en compétition en bas de cet article.
Meilleur Film :
Le choix est cornélien. J'espère en tout cas que ce ne sera ni "127 heures" ni "Winter's bone" que j'ai trouvé l'un et l'autre très suréstimés. Je pense que le César sera dévolu au "Discours d'un roi" ou à "The social network" (déjà lauréat du golden globe du meilleur film) et pour ma part mon coeur balance entre "Black swan", "True Grit" et "Inception".
BLACK SWAN
LE DISCOURS D’UN ROI
INCEPTION
THE FIGHTER
THE SOCIAL NETWORK
TOUT VA BIEN ! THE KIDS ARE ALL RIGHT
127 HEURES
TOY STORY 3
TRUE GRIT
WINTER'S BONE
Meilleure Actrice :
Là, en revanche aucune hésitation: Natalie Portman, éblouissante et terrifiante dans "Black swan".
Nicole Kidman dans RABBIT HOLE
Jennifer Lawrence dans WINTER'S BONE
Natalie Portman dans BLACK SWAN
Michelle Williams dans BLUE VALENTINE
Annette Bening dans TOUT VA BIEN ! THE KIDS ARE ALL RIGHT
Meilleur Acteur :
Colin Firth a indéniablement un "rôle à Oscars". J'espère qu'il ne sera pas dévolu à James Franco (plus parce que j'ai détesté le film que la prestation du comédien). Là c'est entre Javier Bardem, déjà lauréat du prix d'interprétation à Cannes, Jeff Bridges et Colin Firth que mon coeur balance ( par ailleurs excellent dans le premier film de Tom Ford).
Jesse Eisenberg dans THE SOCIAL NETWORK
Colin Firth dans LE DISCOURS D’UN ROI
James Franco dans 127 HEURES
Jeff Bridges dans TRUE GRIT
Javier Bardem dans BIUTIFUL
Meilleure Actrice dans un Second Rôle :
Dans un premier temps j'avais écrit Melissa Leo dans "The Fighter" car l'interprétation est la grande force de ce film mais je viens de voir "True Grit" et suis absolument sidéree par la maturité de la prestation de Hailee Steinfeld.
Amy Adams dans THE FIGHTER
Helena Bonham-Carter dans LE DISCOURS D’UN ROI
Hailee Steinfeld dans TRUE GRIT
Melissa Leo dans THE FIGHTER
Jacki Weaver dans ANIMAL KINGDOM
Meilleur Acteur dans un Second Rôle :
Là encore choix cornélien, cette fois entre Geoffrey Rush et Cristian Bale mais je pense que les Oscars suivront les Golden Globes et voteront pour Cristian Bale.
Christian Bale dans THE FIGHTER
Jeremy Renner dans THE TOWN
Geoffrey Rusk dans LE DISCOURS D' UN ROI
Mark Ruffalo dans TOUT VA BIEN ! THE KIDS ARE ALL RIGHT
John Hawkes dans WINTER'S BONE
Meilleur Film Etranger (en langue non anglaise) :
Là, je vote pour "Hors-la-loi", et je pense que cela se jouera entre "Incendies" (à voir absolument également) et "Biutiful".
BIUTIFUL d’Alejandro Gonzales Innaritu (Mexique)
REVENGE de Susanne Bier (Danemark)
INCENDIES de Denis Villeneuve (Canada)
CANINE de Yorgos Lanthimos (Grèce)
HORS-LA-LOI de Rachid Bouchareb (Algérie)
Meilleur Réalisateur :
Impossible pour moi de choisir entre Darren Aronofsky et les frères Coen dont les réalisations très différentes m'ont pareillement éblouie.
Darren Aronofsky pour BLACK SWAN
David Fincher pour THE SOCIAL NETWORK
Tom Hooper pour LE DISCOURS D’UN ROI
Ethan et Joel Coen pour TRUE GRIT
David O. Russell pour THE FIGHTER
Meilleur Film d’Animation :
DRAGONS
L’ILLUSIONNISTE
TOY STORY 3
Meilleur Scénario original :
Là, sans aucune hésitation je vote pour le brillant dédale scénaristique d' "Inception", en espérant que les membres de l'Académie en auront fait de même.
Danny Boyle et Simon Beaufoy pour 127 HEURES
Lisa Cholodenko et Stuart Blumberg pour TOUT VA BIEN ! THE KIDS ARE ALL RIGHT
Christopher Nolan pour INCEPTION
David Seidler pour LE DISCOURS D’UN ROI
Mike Leigh pour ANOTHER YEAR
Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson pour THE FIGHTER
Meilleur Scénario adapté :
Danny Boyle est étrangement dans les deux catégories, meilleur scénario et meilleur scénario adapté... Je pense néanmoins que l'Oscar sera dévolu à Aaron Sorkin qui a réussi à rendre attractif et malin un sujet pas forcément cinématographique.
Danny Boyle, Simon Beaufoy pour 127 HEURES
Aaron Sorkin pour THE SOCIAL NETWORK
Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton, Lee Unkrich pour TOY STORY 3
Joel Coen, Ethan Coen pour TRUE GRIT
Debra Granik, Anne Rosellini pour WINTER'S BONE
Meilleur montage :
Le montage participe indéniablement de la réussite du "Discours d'un roi" mais c'est aussi une force de "The social network".
127 HEURES
BLACK SWAN
THE FIGHTER
LE DISCOURS D'UN ROI
THE SOCIAL NETWORK
Meilleure direction artistique :
Eblouissante photographie de "True Grit"...
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT - 1ERE PARTIE
INCEPTION
LE DISCOURS D'UN ROI
TRUE GRIT
Meilleurs costumes :
Là, je vote pour un de mes films favoris de 2010, Amore, malheureusement seulement nommé dans cette catégorie "secondaire".
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
AMORE
THE TEMPEST
LE DISCOURS D'UN ROI
TRUE GRIT
Meilleur maquillage :
BARNEY'S VERSION
LES CHEMINS DE LA LIBERTE
WOLFMAN
Meilleure Musique Originale :
La musique participe de l'intensité dramatique de "Inception" mais je pense que c'est le français Alexandre Desplats qui remportera l'Oscar (après son César pour "The Ghost writer") et c'est tout le mal que je lui souhaite.
Alexandre Desplat pour LE DISCOURS D’UN ROI
A.R. Rahman pour 127 HEURES
Trent Reznor et Atticus Ross pour THE SOCIAL NETWORK
Hans Zimmer pour INCEPTION
John Powell pour DRAGONS
Meilleure Chanson Originale :
“Coming Home” dans COUNTRY STRONG
“I See The Light” dans RAIPONCE
"If I rise" dans 127 HEURES
"We belong together" dans TOY STORY 3
Meilleur montage son :
INCEPTION
TOY STORY 3
TRON-L'HERITAGE
TRUE GRIT
UNSTOPPABLE
Meilleurs effets spéciaux :
J'espère que Clint Eastwood ou Tim Burton auront au moins ce lot de consolation...
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT - 1ERE PARTIE
AU-DELA
INCEPTION
IRON MAN 2
Meilleur documentaire :
N'en ayant vu aucun, je m'abstiens de donner mon avis mais "Faîtes le mur" bénéficie d'un excellent bouche à oreille.
FAITES LE MUR
GASLAND
INSIDE JOB
RESTREPO
WASTE LAND
Meilleur court documentaire :
KILLING IN THE NAME
POSTER GIRL
STRANGERS NO MORE
SUN COMES UP
THE WARRIORS OF QIUGANG
Meilleur court d'animation :
JOUR NUIT
THE GRUFFALO
LET'S POLLUTE
THE LOST THING
MADAGASCAR, CARNET DE VOYAGE
Meilleur court métrage :
THE CONFESSION
THE CRUSH
GOD OF LOVE
NA WEWE
WISH 143
Mes critiques des films en compétition: (Cliquez sur les titres pour lire mes critiques)
"Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb (avec mion interview de Bernard Blancan)
"Biutiful" d'Alejandro Gonzales Inarritu
"The social network" de David Fincher
"Inception" de Christopher Nolan
"Black Swan" de Darren Aronofsky
"127 heures". de Danny Boyle
"L'Illusionniste" de Sylvain Chomet
"Le discours d'un roi" de Tom Hooper
"Alice au pays des merveilles" de Tim Burton
13:05 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
26/02/2011
Palmarès commenté des César 2011 et compte rendu détaillé de ma soirée en direct du théâtre du Châtelet : les César comme si vous y étiez (aussi)…
Comme je vous l’annonçais depuis quelques jours, c’est donc en direct du Théâtre du Châtelet que j’ai vécu cette cérémonie des César, pour la troisième fois mais dans des conditions différentes des deux premières. La première fois, c’était en 2006, déjà dans la salle. L’an passé c’était dans l’atmosphère confinée de la salle presse (expérience néanmoins instructive, aux premières loges comme vous le verrez sur ces vidéos). Après la cérémonie des Lumières relatée également en direct ici, retour sur la cérémonie emblématique de la diversité du cinéma français.
Il faut dire que depuis 2006 les choses ont beaucoup changé. Année mémorable pour les organisateurs puisque la cérémonie avait bien failli ne pas avoir lieu (c’était d’ailleurs ce qu’on nous avait annoncé à plusieurs reprises dans la salle) et avait été très perturbée par les intermittents du spectacle. Depuis, des mesures ont été prises transformant le Châtelet en camp retranché avec un barrage scindant la place éponyme en deux et que vous ne pouvez franchir qu’en montrant une première fois votre invitation.
L’entrée, dans le théâtre cette fois, se fait officiellement à partir de 18h30 mais déjà bien avant une foule d’invités endimanchés (parfois beaucoup trop ou pas du tout, manière pour certains de proclamer leur mépris ou leur indifférence vis-à-vis de la cérémonie à laquelle ils sont néanmoins) formant une foule assez bigarrée mais en tout cas unanimement pressée d’entrer. Bien que ce soit à la mode, je n’ai aucune envie de jouer les blasés, je regarde cette cérémonie (et oui, je sais que les Oscars c’est « mille fois mieux » et que les César c’est « ennuyeux » ou que « ce n’est plus ce que c’était ») depuis toute petite et je trouve plutôt amusant de la vivre de l’intérieur, ce qui n’empêche d’ailleurs pas d’avoir un regard critique. Moi qui croyais être parmi les premiers invités, je constate donc que, dès 18H30, tout le monde se presse pour entrer, même ceux qui semblent y être venus contraints et forcés. La foule est déjà relativement en nombre aux abords du Châtelet. La météo est clémente et Paris a des airs de Cannes avant l’heure. La soirée s’annonce agréable.
Une fois la pièce d’identité dûment montrée et votre invitation échangée contre un ticket avec le numéro de la place, vous pouvez circuler librement dans le théâtre. A gauche de l’entrée, Laurent Weil réalise ses interviews pour « Le grand journal » passant d’un ancien premier ministre à des acteurs en lice ou d’autres qui ne tournent plus et pour lesquels cette cérémonie est doute l’occasion de rappeler qu’ils existent.
Direction le deuxième étage où se déroule le cocktail. Cela se transforme rapidement en une sorte de manège cacophonique, tout le monde faisant le tour avec son verre pour observer, tromper son ennui, ou l’afficher ostensiblement (pour ceux qui appartiennent à la catégorie revendicatrice des « contraints et forcés »). Je m’éloigne un peu du buffet pour observer le manège, un autre, en-dessous sur la place du Châtelet que la salle où se déroule le cocktail surplombe. Le futur lauréat du César du meilleur second rôle est là aussi à observer avec son œil malicieux et goguenard ce spectacle tantôt drôle, tantôt pathétique dont il doit connaître tous les rouages et les roueries. Je fais comme tout le monde et me mêle à ce manège digne de celui de Playtime de Tati et croise : une cosmonaute, des sportifs, des politiques, des journalistes, des chroniqueurs mondains (plus mondains que chroniqueurs), d'anciens lauréats qui nous rappellent ce que nous aurions presque oublié, que nous sommes là pour une remise de prix de cinéma qui semble d’ailleurs ne jamais devoir commencer. D’un point de vue vestimentaire, l’assemblée est finalement un peu terne. Heureusement les actrices de « Tournée » ne passent pas inaperçues et apportent un peu de fantaisie et de couleurs.
Les 1300 invités passent d’un étage à l’autre, dans un brouhaha innommable et de plus en plus joyeux, coupes à la main, ce qui explique aussi le galimatias, l’œil pétillant ou vitreux de certains lauréats ou remettants (deux heures trente de cocktail précèdent la cérémonie…) qu’il sera toujours possible de mettre sur le compte de l’émotion. Par Julie Gayet, nous apprenons qu’un autre cocktail se déroule sur le toit du Châtelet. De là je découvre une vue splendide et un peu plus calme où je retrouve les mêmes. Dehors la foule crie et acclame les nommés qui commencent à arriver (à part ceux précités là depuis un moment) et dont les invités peuvent observer l’arrivée depuis le hall.
Puis, enfin, alors que tout le monde est déjà un peu grisé par l’alcool et/ou la fierté, sans doute bien fallacieuse, d’être là, malgré tout, et que les festivités, les vraies, ne sont censées commencer qu’à 21h, la sonnerie retentit. Fin de la récréation. Il est l’heure de regagner sa place. Le prompteur (que certains liront mieux que d’autres dont on verra justement un peu trop qu’ils liront) se met en marche. Derniers essais de la Louma. Le brouhaha des couloirs s’est transposée dans la salle du théâtre, les allers et venues sont toujours incessants, malgré le décompte des minutes avant le début de la cérémonie. La salle est fébrile, un peu vorace sans doute aussi.
J’essaie de twitter mais je constate que cela fonctionne mal et me dis que finalement c’est plutôt une bonne chose (désolée pour tous ceux qui l’ont annoncé), je laisserai à d’autres le soin des commentaires sarcastiques qui se devront de l’être forcément plus que ceux du voisin et préfère profiter de la soirée. J’aurais pu vous commenter en direct la petite ride disgracieuse ou le poids flagrant des ans de tel ou telle ou pire le poids de l’amertume, mais je n’en dirai donc rien… Place à l’essentiel désormais, place au cinéma…et à cette cérémonie qui indiffère tout le monde mais que quand même tout le monde regarde et à laquelle tout le monde se presse…
Le reste, vous l’avez vu devant votre écran si ce n’est : les maquilleurs, coiffeurs s’agitant autour de De Caunes dès que la caméra était braquée ailleurs, les allers et venues (certains n’ont visiblement pas compris qu’il y avait les César après le cocktail), le silence retentissant aux passages de certains et la violence cinglante et sans appel d’un public sévère et /ou lucide (dont Elie Seimoun d’ailleurs peu drôle a fait les frais quand, au contraire, François Damiens a suscité l’hilarité générale, bénéficiant visiblement d’un fort capital sympathie), ou la démarche hasardeuse du (certes) talentueux Xavier Beauvois, vous n’aurez pas non plus vu qu’un Césarisé technique fait la queue au vestiaire comme tout le monde si ce n’est qu’en plus du programme il tient précieusement sa statuette sous le bras et jette des coups d’œil alentours pour s’assurer que vous la remarquez bien (vanité toute ordinaire et compréhensible).
Ces César ont voulu mettre à l’honneur le cinéma et ses techniciens (excellent montage d’ouverture avec De Caunes dans les principaux films nommés, et sympathique démonstration du tournage d’un western si ce n’est pour l’odeur de brûlé qui a persisté dans la salle). Tout ce qui compte finalement. Quant au reste, les blagues sur Delarue, Lumbroso, Bou(s)quet, mon poussin (Mauboussin) c’est certes drôle mais doit laisser perplexe les spectateurs étrangers (s’il y en a) car très franco-français, voire très télévisuel (comme la présence d’une Miss Météo, une actrice aurait très bien fait l’affaire).
Mais ce qui, sans doute m’a le plus réjouie de la soirée, vous l’aurez vu vous aussi : ces images projetées sur l’écran qui fait que le cinéma ne cessera de m’éblouir, fasciner, interpeller… : des images « La cérémonie » de Chabrol à travers lesquelles il m’a semblé revoir son œil caustique et tellement acéré, au lyrisme mélancolique de celles des « Caprices d’un fleuve » de Giraudeau, à celles flamboyantes de Tarantino. Des images de cinéma qui, sans doute, m’ont procuré les plus belles émotions de la soirée. « Le cinéma est plus harmonieux que la vie », disait Truffaut. Souvent plus fascinant en tout cas. Ce n’est pas Xavier Beauvois qui voulait « faire Truffaut » quand il serait grand qui dira le contraire.
Le palmarès commenté
Ci-dessous, le palmarès complet. Un palmarès à l’image de cette année pour le cinéma français : assez mitigée. Ainsi, moi dont la préférence va d’habitude au cinéma français j’avoue que rares ont été les films français à m’enthousiasmer en 2010. Un palmarès dont le caractère équilibré semble néanmoins satisfaire tout le monde même si je regrette l’absence du magnifique « Tournée » de Mathieu Amalric.
Ce qui était pour moi le meilleur film français de l’année a néanmoins dominé ce palmarès : « The Ghost writer » de Roman Polanski qui a reçu 4 récompenses. Je trouve d’ailleurs sans fondement la polémique selon laquelle ces prix seraient là pour le réhabiliter, n’étant pas une inconditionnelle du personnage Polanski mais trouvant que c’est un grand cinéaste et que « The Ghost writer » était le meilleur film de cette année qui d’ailleurs est loin de faire un carton plein puisqu’il ne repart « que » avec 4 récompenses.
Ensuite : trois récompenses pour « des hommes et des dieux », trois pour « Gainsbourg, vie héroïque », deux pour « le nom des gens », et un pour « Carlos », « Le bruit des glaçons », « Tout ce qui brille », « La Princesse de Montpensier », « Les aventures d’Adèle Blanc sec ».
Sans surprise c’est « Des hommes et des dieux » qui (après avoir, de manière inattendue, dépassé les 3 millions d'entrées) a obtenu le César du meilleur film dont le réalisateur dit n’avoir jamais raté les César et avoir toujours voulu faire partie de cette famille (que, comme d’autres, certains jours, il trouvera sans doute bien ingrate ou amnésique) et qui a tenu à « remercier plus que tout au monde » Lambert Wilson (en effet remarquable dans « Des hommes et des dieux » mais à mon sens encore plus dans « La Princesse de Montpensier » qui s’est vu ravir le César du meilleur acteur pour Eric Elmosnino.
Je suis par ailleurs ravie des prix reçus par « Gainsbourg vie héroïque », très beau premier film de Joann Sfar, conte à la magie poétique et captivante, dans lequel Eric Elmosnino est une époustouflante découverte qui n’a en effet pas volé son César.
Concernant la meilleure actrice, la lauréate est sans doute la seule vers laquelle mon choix ne serait pas allé (je lui aurais préféré l’éblouissante Catherine Deneuve, la sensible Isabelle Carré, l’intense Kristin Scott Thomas ou l’émouvante Charlotte Gainsbourg), de même que pour le prix du meilleur scénario attribué au « Nom des gens » qui certes, m’a fait beaucoup rire mais plus comme une suite de sketchs que comme un scénario avec une réelle intrigue et dont le principal défaut est justement pour moi son absence de scénario.
Sans surprise Michael Lonsdale a obtenu le césar du meilleur second rôle (alors qu’il avait obtenu le prix Lumière du meilleur acteur) et celui du discours le plus réjouissant avec Jean Rochefort qui a fait débuter la cérémonie dans l’ironie enjouée et la bonne humeur dont il est coutumier (si ce n’est une blague sur Kadhafi qui a fait rire jaune et dont il aurait peut-être pu se passer).
Je n’ai pas vu « Le bruit des glaçons » donc m’abstiendrai de tout jugement sur Anne Alvaro regrettant néanmoins que Valérie Bonneton, désopilante dans le film de Guillaume Canet « Les petits mouchoirs » (un des grands succès de l’année d’ailleurs reparti bredouille) et que Laetitia Casta bluffante en Bardot dans le film de Joann Sfar n’aient rien eu.
Après son prix cannois Edgard Ramirez a donc été récompensé à nouveau pour « Carlos », cette fois du César du meilleur espoir masculin, dommage pour l’excellent Raphaël Personaz.
Leïla Bekhti, César du meilleur espoir féminin, a insufflé l’émotion et la fraîcheur qui faisaient parfois défaut à cette cérémonie et a permis à l’excellente comédie « Tout ce qui brille » de repartir avec un prix, ce qui ne sera malheureusement pas le cas de l’autre excellente comédie de l’année « Les émotifs anonymes » de Jean-Pierre Améris qui n’était d’ailleurs nommé que dans une seule catégorie.
« La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier s’est consolée avec le César du meilleur costume. Dommage pour cet excellent film à mon sens sous-estimé.
Alexandre Desplats nommé aux Oscars pour « Le Discours d’un roi » a reçu le César de la meilleure musique pour « The Ghost Writer ».
A mon grand regret c’est « The Social network » qui a remporté le césar du meilleur film étranger (vous saurez ce que j’en pense en lisant mon article " The Social network: Parabole ingénieuse d'une génération frénétique et narcissique") auquel j’avais préféré « Inception » ou surtout le film du petit génie Xavier Dolan « Les amours imaginaires ».
Je vous laisse découvrir le palmarès en détails en attendant dès ce soir mon article pour tout savoir sur les Oscars 2011. L’autre prochain rendez-vous « in the mood for cinema » c’est bien sûr comme chaque année le Festival du Film Asiatique de Deauville en direct duquel vous pourrez me suivre sur ce blog et sur In the mood for Deauville (ainsi que sur le compte twitter d’Inthemoodfordeauville) et pour lequel je vous rappelle que vous pouvez encore remporter des pass permanents.
Retrouvez mes pronostics et commentaires sur les nominations de ces César 2011 en cliquant ici et mes critiques des films nommés en bas de cet article.
Pour les mots de la fin, je paraphraserai Quentin Tarantino hier soir en espérant le dire avec le même enthousiasme communicatif : « Vive le cinema ! »
Meilleur film
Des Hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois
Nommés (autres):
L'Arnacoeur, de Pascal Chaumeil
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar
Mammuth, de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Le nom des gens, de Michel Leclerc
The Ghost Writer, de Roman Polanski
Tournée, de Mathieu Amalric
Meilleur réalisateur
Roman Polanski, pour The Ghost Writer
Nommés (autres):
Mathieu Amalric, pour Tournée
Olivier Assayas, pour Carlos
Xavier Beauvois, pour Des Hommes et des Dieux
Bertrand Blier, pour Le bruit des glaçons
Meilleur acteur
Eric Elmosnino, pour Gainsbourg, vie héroïque
Nommés (autres)
Gérard Depardieu, pour Mammuth
Romain Duris, pour L'Arnacoeur
Jacques Gamblin, pour Le nom des gens
Lambert Wilson, pour Des Hommes et des Dieux
Meilleure actrice
Sara Forestier, pour Le nom des gens
Nommés (autres):
Isabelle Carré, pour Les Emotifs Anonymes
Catherine Deneuve, pour Potiche
Charlotte Gainsbourg, pour L'arbre
Kristin Scott Thomas, pour Elle s'appelait Sarah
Meilleur acteur dans un second rôle
Michael Lonsdale, pour Des Hommes et des Dieux
Nommés (autres):
Niels Arestrup, pour L'homme qui voulait vivre sa vie
François Damiens, pour L'arnacoeur
Gilles Lellouche, pour Les Petits Mouchoirs
Olivier Rabourdin, pour Des Hommes et des Dieux
Meilleure actrice dans un second rôle
Anne Alvaro, pour Le bruit des glaçons
Nommées (autres):
Valérie Bonneton, pour Les Petits mouchoirs
Laetitia Casta, pour Gainsbourg, vie héroïque
Julie Ferrier, dans L'arnacoeur
Karin Viard, pour Potiche
Meilleur espoir masculin
Edgar Ramirez, pour Carlos
Nommés (autres)
Arthur Dupont, pour Bus Palladium
Grégoire Leprince-Ringuet, pour La princesse de Montpensier
Pio Marmaï, pour D'amour et d'eau fraîche
Raphaël Personnaz, pour La princesse de Montpensier
Meilleur espoir féminin
Leïla Bekhti, pour Tout ce qui brille
Nommés (autres)
Anaïs Demoustier, pour D'amour et d'eau fraîche
Audrey Lamy, pour Tout ce qui brille
Léa Seydoux, pour Belle Epine
Yahima Torrès, pour Venus Noire
Meilleur premier film
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar
Nommés (autres):
L'arnacoeur, de Pascal Chaumeil
Simon Werner a disparu, de Fabrice Gobert
Tête de turc, de Pascal Elbé
Tout ce qui brille, de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
Meilleur scénario original
Baya Kasmi et Michel Leclerc, pour Le nom des gens
Nommés (autres):
Mathieu Amalric, Philippe Di Folco, Marcelo Novais Teles, Raphaëlle Valbrune, pour Tournée
Bertrand Blier, pour Le bruit des glaçons
Etienne Comar et Xavier Beauvois, pour Des Hommes et des Dieux
Benoît Delépine et Gustave Kervern, pour Mammuth
Meilleure adaptation
Roman Polanski et Robert Harris, pour The Ghost Writer
Nommés (autres):
Julie Bertuccelli, pour L'Arbre
Jean Cosmos, François-Olivier Rousseau et Bertrand Tavernier, pour La princesse de Montpensier
Eric Lartigau et Laurent de Bartillat, pour L'homme qui voulait vivre sa vie
François Ozon, pour Potiche
Meilleure musique écrite pour un film
Alexandre Desplats, pour The Ghost Writer
Nommés (autres):
Bruno Coulais, pour Océans
Grégoire Hetzel, pour L'Arbre
Delphine Mantoulet et Tony Gatlif, pour Liberté
Yarol Poupaud, pour Bus Palladium
Philippe Sarde, pour La princesse de Montpensier
Meilleurs décors
Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Nommés (autres):
Des Hommes et des Dieux
La Princesse de Montpensier
The Ghost Writer
Gainsbourg, vie héroïque
Meilleurs costumes
La Princesse de Montpensier
Nommés (autres)
Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Potiche
Tournée
Des Hommes et des Dieux
Meilleur montage
The Ghost Writer
Nommés (autres):
Carlos
Tournée
Des Hommes et des Dieux
Gainsbourg, vie héroïque
Meilleure photo
Des Hommes et des Dieux
Nommés (autres):
Tournée
The Ghost Writer
La princesse de Montpensier
Gainsbourg, vie héroïque
Meilleur son
Gainsbourg, vie héroïque
Nommés (autres):
Océans
The Ghost Writer
Des Hommes et des Dieux
Tournée
Meilleur film documentaire
Océans, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
Nommés (autres):
Benda Bilili !, de Florent de la Tullaye et Renaud Barret
Cleveland contre Wall Street, de Jean-Stéphane Bron
Entre nos mains, de Mariana Otero
Yves Saint Laurent, Pierre Bergé - L'amour fou, de Pierre Thoretton
Meilleur film d'animation
L'illusionniste, de Sylvain Chomet
Nommés (autres):
Arthur 3, la guerre des deux mondes, de Luc Besson
L'homme à la Gordini, de Jean-Christophe Lie
Logorama, de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain
Une vie de chat, de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol
Meilleur court-métrage
Logorama, de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain
Nommés (autres):
Monsieur l'abbé, de Blandine Lenoir
Petit tailleur, de Louis Garrel
Un transport en commun, de Dyana Gaye
Une pute et un poussin, de Clément Michel
Meilleur Film étranger
The Social Network, de David Fincher
Nommés (autres):
Les amours imaginaires, de Xavier Dolan
Bright Star, de Jane Campion
Dans ses yeux, de Juan José Campanella
Illégal, d'Olivier Masset-Depasse
Inception, de Christopher Nolan
Invictus, de Clint Eastwood
César d'honneur
Quentin Tarantino, remis par Diane Kruger et Christoph Waltz
Cliquez sur le titre du film qui vous intéresse pour accéder à ma critique.
« The Ghost writer » de Roman Polanski
« Gainsbourg vie héroïque » de Joann Sfar
« Tournée », de Mathieu Amalric
« Les émotifs anonymes » de Jean-Pierre
« Les petits mouchoirs de Guillaume Canet
"L'arbre" de Julie Bertucelli
« Elle s’appelait Sarah" de Gilles Paquet-Brenner
"L'Arnacoeur" de Pascal Chaumeil
"L'homme qui voulait vivre sa vie" de Eric Lartigau
"L'Illusionniste" de Sylvain Chaumet
"The social network" de David Fincher
"Bus Palladium" de Christopher Thompson
"La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier
« Tout ce qui brille » de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
« Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois –
« Les amours imaginaires » de Xavier Dolan –
« Inception " de Christopher Nolan-
20:14 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR 2011 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
Critique de "Shutter island" de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio sur Canal plus, à 20H50
Ce soir, ne manquez pas le meilleur film de l'année 2010: "Shutter island" de Martin Scorsese, à 20H50, sur Canal+.
Cela faisait longtemps. Longtemps que j'entendais parler de cette adaptation tant attendue du best seller de 2003 de Dennis Lehane (que je n'ai pas lu et qui est également l'auteur de best-sellers ayant donné lieu à d'excellentes adaptations cinématographiques comme « Mystic river » de Clint Eastwood et, dans une moindre mesure, « Gone baby gone » de Ben Affleck). Longtemps que je n'avais pas ressenti un tel choc cinématographique. Longtemps qu'un film ne m'avait pas autant hantée des heures après l'avoir vu... Un grand film, c'est en effet comme un coup de foudre. Une évidence. Une évidence qui fait que les mots à la fois manquent et se bousculent. Je vais essayer de trouver les plus justes pour vous faire partager mon enthousiasme sans trop en dévoiler.
Avant toute chose, il faut que je vous présente « Shutter island ». Shutter island est une île au large de Boston sur laquelle se trouve un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. Une île séparée en trois bâtiments : un pour les femmes, un pour les hommes et un pour les criminels les plus dangereux, enfin quatre si on compte son phare qui détient la clef de l'énigme. En 1954, l'une des patientes, Rachel Solando, a mystérieusement disparu... alors que sa cellule était fermée de l'extérieur, laissant pour seul indice une suite de lettres et de chiffres. Le marshal Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio) et son coéquipier Chuck Aule (Mark Ruffalo) sont envoyés sur place pour résoudre cette énigme... Alors qu'une forte tempête s'abat sur l'île isolée, une plongée dans un univers étrange, sombre, angoissant s'annonce alors pour Teddy qui devra aussi affronter ses propres démons.
Rarement un film aura autant et si subtilement fait se confondre la fond et la forme, le ressenti du personnage principal et celui du spectateur. Dès le premier plan, lorsque Teddy, malade, rencontre son coéquipier sur un ferry brinquebalant et sous un ciel orageux, Scorsese nous embarque dans l'enfermement, la folie, un monde mental qui tangue constamment, flou, brouillé. Tout est déjà contenu dans cette première scène : cette rencontre qui sonne étrangement, le cadre qui enferme les deux coéquipiers et ne laisse voir personne d'autre sur le ferry, cette cravate dissonante, le mal de mer d'un Teddy crispé, le ciel menaçant, les paroles tournées vers un douloureux passé.
Puis, c'est l'arrivée sur l'île et toute la paranoïa que Scorsese suggère en un plan : un visage informe, un regard insistant... En quelques plans subjectifs, Scorsese nous « met » dans la tête de Teddy, nous incite à épouser son point de vue, à ne voir et croire que ce que lui voit et croit. Nous voilà enfermés dans le cerveau de Teddy lui-même enfermé sur « Shutter island ». Avec lui, nous nous enfonçons dans un univers de plus en plus menaçant, sombre, effrayant, déroutant. L'étrangeté des décors gothiques, l'instabilité du climat coïncident avec cette fragilité psychique. Tout devient imprévisible, instable, fugace, incertain.
Commence alors la quête de vérité pour Teddy alors que surgissent des images du passé : des images de sa femme défunte et des images de l'horreur du camp de concentration de Dachau dont Teddy est un des "libérateurs", images qui se rejoignent et se confondent parfois. L'hôpital, autre univers concentrationnaire rappelle alors les camps, avec ses êtres moribonds, décharnés, ses barbelés..., d'autant plus qu'il est dirigé par l'Allemand Dr Naehring. La guerre froide pendant laquelle se déroule l'intrigue, période paranoïaque par excellence, renforce de climat de suspicion. L'action est par ailleurs concentrée sur quatre jours, exacerbant encore l'intensité de chaque seconde, le sentiment d'urgence et de menace.
Chaque seconde, chaque plan font ainsi sens. Aucun qui ne soit superflu. Même ces images des camps dont l'esthétisation à outrance m'a d'abord choquée mais qui en réalité sont le reflet de l'esprit de Teddy qui enjolive l'intolérable réalité. Même (surtout) cette image envoûtante d'une beauté poétique et morbide qui fait pleuvoir les cendres.
A travers la perception de la réalité par Teddy, c'est la nôtre qui est mise à mal. Les repères entre la réalité et l'illusion sont brouillées. A l'image de ce que Teddy voit sur Shutter island où la frontière est si floue entre l'une et l'autre, nous interrogeons et mettons sans cesse en doute ce qui nous est donné à voir, partant nous aussi en quête de vérité. Le monde de Teddy et le nôtre se confondent : un monde de cinéma, d'images trompeuses et troublantes qui ne permet pas de dissocier vérité et mensonge, réalité et illusion, un monde de manipulation mentale et visuelle.
Pour incarner cet homme complexe que le traumatisme de ses blessures cauchemardesques et indélébiles et surtout la culpabilité étouffent, rongent, ravagent, Leonardo DiCaprio, habité par son rôle qui, en un regard, nous plonge dans un abîme où alternent et se mêlent même parfois angoisse, doutes, suspicion, folie, désarroi (interprétation tellement différente de celle des "Noces rebelles" mais tout aussi magistrale qui témoigne de la diversité de son jeu). La subtilité de son jeu fait qu'on y croit, qu'on le croit ; il est incontestablement pour beaucoup dans cette réussite. De même que les autres rôles, grâce à la duplicité des interprétations (dans les deux sens du terme): Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Michelle Williams, Emily Mortimer, Patricia Clarkson, Max von Sydow...
Le maître Scorsese n'a pas son pareil pour créer une atmosphère oppressante, claustrophobique, pour déstabiliser les certitudes. Une œuvre pessimiste d'une maîtrise formelle et scénaristique impressionnante, jalonnée de fulgurances poétiques, dont chaque plan, jusqu'au dernier, joue avec sa et notre perception de la réalité. Un thriller psychologique palpitant et vertigineux. Une réflexion malicieuse sur la culpabilité, le traumatisme (au sens éthymologique, vcous comprendrez en voyant le film) et la perception de la réalité dont le film tout entier témoigne de l'implacable incertitude. Ne cherchez pas la clef. Laissez-vous entraîner. « Shutter island », je vous le garantis, vous emmènera bien plus loin que dans cette enquête policière, bien plus loin que les apparences.
Un film multiple à l'image des trois films que Scorsese avait demandé à ses acteurs de voir avant le tournage: « Laura » d'Otto Preminger, « La griffe du passé » de Jacques Tourneur, « Sueurs froides » d'Alfred Hitchcock. Un film noir. Un film effrayant. Un thriller. En s'inspirant de plusieurs genres, en empruntant à ces différents genres, Martin Scorsese a créé le sien et une nouvelle fois apposé la marque de son style inimitable.
Un film dont on ressort avec une seule envie : le revoir aussitôt. Un film brillant. Du très grand Scorsese. Du très grand cinéma. A voir et encore plus à revoir.
13:23 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
25/02/2011
Les César en direct en attendant le palmarès et le compte rendu
Je vous rappelle que vous pourrez me suivre en direct des César et du théâtre du Châtelet, pour une soirée exceptionnelle, ce soir, sur twitter (http://twitter.com/moodforcinema ) en attendant mon compte rendu et le palmarès détaillé.
Exceptionnellement, pas d'actualité depuis 2 jours sur inthemoodforcinema mais je vous promets pas mal d'évènements à venir pour me rattraper et bien sûr de nouvelles critiques de films. Et en attendant, vous pouvez toujours essayer de gagner votre pass permanent pour le Festival du Film Asiatique de Deauville.
10:29 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |
22/02/2011
Avant-première – Critique de « Fighter » de David O.Russell avec Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams
Il est curieux (ou significatif) de constater à quel point les thématiques des films en lice cette année pour les Oscars se ressemblent en ce qu’ils mettent en scène le combat d’un homme (ou d’une femme) face à lui-même ou elle-même ( « 127 heures », « Black swan », « Le discours d’un roi » et « Fighter ») voire pour lui-même (« The social network »). Alors que de nombreux citoyens, dans le monde arabe, se battent aujourd’hui pour la démocratie et la liberté, assisterons-nous à une recrudescence des films politiques après cet afflux de films « égocentrés » ? A suivre…
Micky Ward (Mark Wahlberg) est un jeune boxeur dont la carrière stagne et dont le demi-frère, Dicky Elund, (Cristian Bale) est une ancienne gloire du ring avant qu’il ne sombre dans la drogue et ne fasse de la prison. Désormais, il n’est plus que l’ombre de lui-même. De son côté, Micky rencontre Charlene (Amy Adams), une jeune femme au caractère bien affirmé qui travaille comme barmaid dans le café de la petite ville de Lowell (Massachussetts). Elle va l’aider à relancer sa carrière et à s’émanciper de sa famille envahissante. Mais les chemins de Micky et Dicky semblent inextricablement liés…
Les films sur la boxe sont tellement nombreux (parmi lesquels de nombreux grands films : « Million dollar baby », « Raging bull », « Rocco et ses frères » -dans une moindre mesure, la boxe n’étant pas le sujet central-, « Girlfight », « The Wrestler »…) que c’est presque un genre à part entière, il est donc périlleux et présomptueux de vouloir apporter sa pierre à l’édifice.
Le film est quasiment une parabole du projet en lui-même puisque Mark Wahlberg s’est réellement battu (tout de même uniquement au sens figuré) pour qu’il se fasse, à la fois en étant producteur exécutif et en s’entraînant plusieurs années pour incarner Micky Ward.
Toute l’intelligence du projet réside dans le point de vue et l’angle choisi puisqu’il s’agit d’abord de nous monter la cellule familiale (au propre comme au figuré) et les enjeux pour celle-ci que représente la carrière de Micky. Toute la famille semble être derrière lui et surtout vivre à travers lui qui est, jusqu’à se rencontre avec Charlene, plutôt velléitaire. Et quelle famille ! Pour le moins truculente, que ce soit la mère incarnée par une Melissa Leo méconnaissable ou les sept sœurs dont il est dommage qu’elles ne soient identifiables que comme une masse indifférenciée, grégaire, hostile, quasiment analphabète. J’aurais ajouté que ce n’était pas « crédible » si je n’avais lu depuis que certaines incarnent leurs propres rôles… La petite ville de Lowell est par ailleurs un personnage à part entière : ancienne ville industrielle en plein déclin au charme désenchanté où ont par ailleurs réellement vécu Micky et Dicky Ward.
« Fighter » est en effet inspiré d’une histoire vraie, celle du boxeur Micky Ward qui, après une spectaculaire série de victoires à la fin des années 80, connaît une véritable traversée du désert de trois ans avant de faire un exceptionnel retour en 1994.
L’homme à terre qui fait face à l’adversité, surmonte les difficultés et trouve la voie de la rédemption ( ce qui est d’ailleurs valable pour les deux frères) : des thèmes évidemment universels que la boxe, d’abord en arrière plan, permet d’illustrer métaphoriquement jusqu’à la scène finale, terriblement efficace, qui fait exploser l’émotion et la rage contenues pendant tout le film.
La réalisation du film devait initialement être confiée à Darren Aronofsky qui est finalement resté attaché au projet en tant que producteur exécutif. Peut-être aurait-il apporté au film ce lyrisme qui lui fait défaut –ce qui pour certains sera d’ailleurs une qualité- témoignant de la sobriété avec laquelle le sujet est traité, et un refus plutôt judicieux de l’aspect larmoyant dans lequel il aurait été aisé de tomber.
L’autre bonne idée (avec le point de vue sur le sujet) c’est le choix des acteurs Mark Wahlberg et Christian Bale (Matt Damon et Brad Pitt ont tous les deux été initialement pressentis pour incarner Dick Ecklund, avant que le rôle ne soit finalement confié à Christian Bale.) Le premier, velléitaire puis déterminé et combattif, le second méconnaissable, avec son visage émacié, son allure fantomatique, ancienne gloire dont on ne sait s’il doit son titre au talent ou à la chance.
Malgré quelques baisses de rythme, et un univers, celui de la boxe, maintes fois abordé au cinéma, Daid O.Russell a su en exploiter tout le potentiel cinématographique et spectaculaire et se différencier des précédents films sur le sujet grâce à un angle de vue original et des acteurs habités par leurs personnages. Beaucoup plus que l’histoire vraie à laquelle on tenterait de le réduire : « Fighter » est un film universel sur la combattivité et l’amour fraternel.
Un film à ne pas manquer et à suivre de près dimanche lors de la cérémonie des Oscars. Fighter a ainsi reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, et celui de la meilleure actrice dans un second rôle. Il a également obtenu 7 nominations aux Oscars, dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, des Oscars dont je vous reparle d’ailleurs très bientôt.
Sortie en salles : le 9 mars
18:48 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2011/2012 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |



































































































































































































































































































































