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31/01/2011
Critique- "Black swan" de Darren Aronofsky en avant-première, ce soir, au Gaumont Parnasse
Ce soir, au Gaumont Parnasse, vous pourrez découvrir "Black swan" en avant-première.
Après une année cinématographique 2010 plutôt tiède , l’année cinéma 2011 (« Black swan » sortira en salles le 9 février) débutera par un vrai choc cinématographique, un tourbillon fiévreux dont vous ne ressortirez pas indemnes.
Nina (Natalie Portman) est ballerine au sein du très prestigieux New York City Ballet. Elle (dé)voue sa vie à la danse et partage son existence entre la danse et sa vie avec sa mère Erica (Barbara Hershey), une ancienne danseuse. Lorsque Thomas Leroy (Vincent Cassel), le directeur artistique de la troupe, décide de remplacer la danseuse étoile Beth Mcintyre (Winona Ryder) pour leur nouveau spectacle « Le Lac des cygnes », Nina se bat pour obtenir le rôle. Le choix de Thomas s’oriente vers Nina même si une autre danseuse, Lily, l’impressionne également beaucoup, Nina aussi sur qui elle exerce à la fois répulsion et fascination. Pour « Le Lac des cygnes », il faut une danseuse qui puisse jouer le Cygne blanc, symbole d’innocence et de grâce, et le Cygne noir, qui symbolise la ruse et la sensualité. Nina en plus de l’incarner EST le cygne blanc mais le cygne noir va peu à peu déteindre sur elle et révéler sa face la plus sombre.
« Black swan » n’est pas forcément un film d’emblée aimable (ce qui, pour moi, est une grande qualité quand les synopsis des films ressemblent trop souvent à des arguments marketing) : il se confond ainsi avec son sujet, exerçant tout d’abord sur le spectateur un mélange de répulsion et de fascination, entrelaçant le noir et le blanc, la lumière (de la scène ou de la beauté du spectacle, celle du jour étant quasiment absente) et l’obscurité, le vice et l’innocence mais le talent de cinéaste d’Aronofsky, rusé comme un cygne noir, et de son interprète principale, sont tels que vous êtes peu à peu happés, le souffle suspendu comme devant un pas de danse époustouflant.
« Black swan » à l’image de l’histoire qu’il conte (le verbe conter n’est d’ailleurs pas ici innocent puisqu’il s’agit ici d’un conte, certes funèbre) est un film gigogne, double et même multiple. Jeu de miroirs entre le ballet que Thomas met en scène et le ballet cinématographique d’Aronofsky. Entre le rôle de Nina dans le lac des cygnes et son existence personnelle. Les personnages sont ainsi à la fois doubles et duals : Nina que sa quête de perfection aliène mais aussi sa mère qui la pousse et la jalouse tout à la fois ou encore Thomas pour qui, tel un Machiavel de l’art, la fin justifie les moyens.
Aronofsky ne nous « conte » donc pas une seule histoire mais plusieurs histoires dont le but est une quête d’un idéal de beauté et de perfection. La quête de perfection obsessionnelle pour laquelle Nina se donne corps et âme et se consume jusqu’à l’apothéose qui, là encore, se confond avec le film qui s’achève sur un final déchirant de beauté violente et vertigineuse, saisissant d’émotion.
Par une sorte de mise en abyme, le combat (qui rappelle celui de « The Wrestler ») de Nina est aussi celui du cinéaste qui nous embarque dans cette danse obscure et majestueuse, dans son art (cinématographique) qui dévore et illumine (certes de sa noirceur) l’écran comme la danse et son rôle dévorent Nina. L’art, du cinéma ou du ballet, qui nécessite l'un et l'autre des sacrifices. Le fond et la forme s’enlacent alors pour donner cette fin enivrante d’une force poignante à l’image du combat que se livrent la maîtrise et l’abandon, l’innocence et le vice.
Quel talent fallait-il pour se montrer à la hauteur de la musique de Tchaïkovski (qui décidément inspire ces derniers temps les plus belles scènes du cinéma après « Des hommes et des dieux ») pour nous faire oublier que nous sommes au cinéma, dans une sorte de confusion fascinante entre les deux spectacles, entre le ballet cinématographique et celui dans lequel joue Nina. Confusion encore, cette fois d’une ironie cruelle, entre l'actrice Winona Ryder et son rôle de danseuse qui a fait son temps. Tout comme, aussi, Nina confond sa réalité et la réalité, l’art sur scène et sur l’écran se confondent et brouillent brillamment nos repères. Cinéma et danse perdent leur identité pour en former une nouvelle. Tout comme aussi la musique de Clint Mansell se mêle à celle de Tchaïkovski pour forger une nouvelle identité musicale.
La caméra à l’épaule nous propulse dans ce voyage intérieur au plus près de Nina et nous emporte dans son tourbillon. L’art va révéler une nouvelle Nina, la faire grandir, mais surtout réveiller ses (res)sentiments et transformer la petite fille vêtue de rose et de blanc en un vrai cygne noir incarné par une Natalie Portman absolument incroyable, successivement touchante et effrayante, innocente et sensuelle, qui réalise là non seulement une véritable prouesse physique (surtout sachant qu’elle a réalisé 90% des scènes dansées !) mais surtout la prouesse d’incarner deux personnes (au moins...) en une seule et qui mérite indéniablement un Oscar.
Un film aux multiples reflets et d’une beauté folle, au propre comme au figuré, grâce à la virtuosité de la mise en scène et de l’interprétation et d’un jeu de miroirs et mise(s) en abyme. Une expérience sensorielle, une danse funèbre et lyrique, un conte obscur redoutablement grisant et fascinant, sensuel et oppressant dont la beauté hypnotique nous fait perdre (à nous aussi) un instant le contact avec la réalité pour atteindre la grâce et le vertige.
Plus qu’un film, une expérience à voir et à vivre impérativement (et qui en cela m’a fait penser à un film certes a priori très différent mais similaire dans ses effets : « L’Enfer » d’Henri-Georges Clouzot) et à côté duquel le « Somewhere » de Sofia Coppola qui lui a ravi le lion d’or à Venise apparaît pourtant bien fade et consensuel...
Ci-dessous ma vidéo du débat après la projection : Darren Aronofsky y explique notamment la genèse du film.
15:50 Écrit par Sandra Mézière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Programme des rendez-vous 100% ciné du Gaumont Parnasse pour février 2011
Le partenariat entre inthemoodforcinema.com et le Gaumont Parnasse se poursuit et je m'en réjouis. Vous pouvez d'ailleurs retrouver mon compte rendu et mes vidéos de la Master class de Nathalie Baye au Gaumont Parnasse en cliquant ici. Vous pourrez par ailleurs à nouveau remporter des places pour ces différents évènements dont je vous laisse découvrir la programmation ci-dessous.
15:02 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Programme et jury du Festival du Film Asiatique de Deauville 2011
Comme chaque année, vous trouverez ici toutes les informations concernant le Festival du Film Asiatique de Deauville auquel j'assiste depuis ma participation à son jury de cinéphiles, en 2005, et d'ailleurs même bien avant...un festival qui s'améliore d'années en années et que vous pourrez bien sûr suivre ici comme chaque année ainsi que sur "In the mood for Deauville", mon blog entièrement consacré aux festivals du cinéma américain et du film asiatique de Deauville sur lequel vous trouverez mes reportages sur les éditions précédentes du festival, vous pourrez également trouver de bonnes adresses deauvillaises sur "In the mood for luxe".
Cette 13ème édition ne devrait pas déroger à la règle puisque, si nous savions déjà que le festival aurait lieu du 9 au 13 mars, nous venons d'apprendre qu'Amos Gitaï présiderait le jury et qu'un hommage serait rendu au cinéaste coréen Hong Sangsoo. En collaboration avec la Cinémathèque Française l'intégralité de son oeuvre sera d'ailleurs projetée à cette occasion (cf sa filmographie en bas de cet article).
Enfin, je vous invite à découvrir ci-dessus le charmant visuel de cette édition 2011 sur laquelle vous pourrez également avoir tous les renseignements nécessaires en vous rendant sur le site officiel du festival.
Pour plus d'informations, vous pouvez également vous inscrire à la page Facebook officielle du festival mais aussi sur la page Facebook d'In the mood for Deauville et sur celle d'Inthemoodforcinema.
Par ailleurs vous pourrez suivre le festival en direct et recevoir toutes les informations en amont en suivant mon compte twitter dédié aux festivals de Deauville: http://twitter.com/moodfdeauville . Je vous tiendrai bien entendu de la suite de la programmation et des noms des autres membres du jury dès leurs annonces.
Filmographie de Hong Sangsoo
1996 : Le Jour où le cochon est tombé dans le puits
1998 : Le Pouvoir de la province de Kangwon
2000 : La Vierge mise à nu par ses prétendants
2003 : Turning Gate
2003 : La femme est l'avenir de l'homme
2005 : Conte de cinéma
2007 : Woman on the Beach
2008 : Night and Day
2009 : Les femmes de mes amis
2010 : Hahaha
14:23 Écrit par Sandra Mézière dans Festival du Film Asiatique de Deauville 2011 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deauville, asie, festival, film |
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30/01/2011
Palmarès du 18ème Festival International du Film Fantastique de Gérardmer (2011)
Le jury longs métrages de la 18è édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Dario Argento et composé de Alexandre Aja, Maurice Barthélémy, Anne Caillon, Fred Cavayé, Nicolas Cazalé, Clovis Cornillac, Lucile Hadzihalilovic, Serge Hazanavicius et Sophie Quinton a remis les prix suivants :
GRAND PRIX - BEST FILM
BEDEVILLED de/by Jang Cheolsoo (Corée du sud/South Korea)
PRIX DU JURY EX AEQUO - JURY PRIZE EX AEQUO
NE NOUS JUGEZ PAS (Somos lo que hay) de/by Jorge Michel Grau (Mexique/Mexico)
THE LOVED ONES de/by Sean Byrne (Australie/Australia)
Le jury de la critique, composé de 5 journalistes, a décerné son prix à:
PRIX DE LA CRITIQUE - CRITICS’ PRIZE
J’AI RENCONTRE LE DIABLE (I saw the devil) de/by Kim Jeewoon (Corée du sud/South Korea)
Le jury jeunes, composé de lycéens de la Région Lorraine, a décerné son prix à:
PRIX DU JURY JEUNES DE LA REGION LORRAINE - STUDENTS’ PRIZE
J’AI RENCONTRE LE DIABLE (I saw the devil) de/by Kim Jeewoon (Corée du sud/South Korea)
PRIX DU PUBLIC - L’EST REPUBLICAIN-VOSGES MATIN - AUDIENCE AWARD
J’AI RENCONTRE LE DIABLE (I saw the devil) de/by Kim Jeewoon (Corée du sud/South Korea)
PRIX DU JURY SYFY - SYFY JURY PRIZE
THE LOVED ONES de/by Sean Byrne (Australie/Australia)
Le jury courts métrages de la 18è édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Kim Chapiron et composé de Catherine Hosmalin, Mohamed Mazouz, Thomas Ott et Raphael Personnaz a décerné son prix à:
GRAND PRIX DU COURT METRAGE - BEST SHORT FILM
LE MIROIR de/by Sébastien Rossignol (France)
PRIX DU MEILLEUR INEDIT VIDEO parrainé par Mad Movies - BEST DIRECT TO VIDEO FILM
TRIANGLE de/by Christopher Smith (Royaume-Uni & Australie/United Kingdom & Australia)
20:49 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Palmarès complet du Festival Premiers Plans d'Angers 2011
COGUNLUK (Majority) de Seren Yuce Turquie
GRAND PRIX DU JURY
LONG METRAGE EUROPEEN (Ex-aequo)
OBRATNOE DVIZHENIE (Reverse Motion) d’Andrey Stempkovsky Russie
GRAND PRIX DU JURY
LONG METRAGE EUROPEEN (Ex-aequo)
DIE FREMDE de Feo Aladag Allemagne
PRIX DU PUBLIC
LONG METRAGE EUROPEEN
ROBERT MITCHUM EST MORT d’Olivier Babinet et Fred Kihn France
GRAND PRIX DU JURY
LONG METRAGE FRANCAIS (Ex-aequo)
Bi, DUNG SO! de Phan Dang Di France - Vietnam - Allemagne
GRAND PRIX DU JURY
LONG METRAGE FRANCAIS (Ex-aequo)
JIMMY RIVIERE de Teddy Lussi-Modeste France
PRIX DU PUBLIC
LONG METRAGE FRANÇAIS
THE SHUTDOWN de Fyzal Boulifa Royaume-Uni
GRAND PRIX DU JURY
COURTS METRAGES EUROPEENS
PHILIPP de Fabian Möhrke Allemagne
PRIX DU PUBLIC
COURTS METRAGES EUROPEENS
SIEMIANY de Philip James McGoldrick Pologne - Belgique
PRIX ARTE
COURTS METRAGES EUROPEENS
LA DAME AU CHIEN de Damien Manivel France
GRAND PRIX DU JURY
COURTS METRAGES FRANCAIS
PARIS-SHANGHAI de Thomas Cailley France
PRIX DU PUBLIC
COURTS METRAGES FRANCAIS
AGLAEE de Rudi Rosenberg France
PRIX CCAS
COURTS METRAGES FRANCAIS
ON NE MOURRA PAS d’Amal Kateb France
PRIX DES BIBLIOTHECAIRES
COURTS METRAGES FRANÇAIS
CANICHE de Noémie Marsily et Carl Roosens France
GRAND PRIX DU JURY
PLANS ANIMES
MAK de Géraldine Zosso Suisse
GRAND PRIX DU JURY
FILMS D’ECOLES EUROPEENS
Mention spéciale
JESSI de Mariejosephin Schneider Allemagne
GRAND PRIX DU JURY
FILMS D’ECOLES EUROPEENS
DEN JEDNOHO HERCE de Radim Filipec
République Tchèque
PRIX DU PUBLIC
FILMS D’ECOLES EUROPEENS
USAK HESABI de Yusuf Emirdar Turquie
PRIX CINECOURTS / CINE CINEMA
FILMS D’ECOLES EUROPEENS
Elina Talvensaari et Pinja Kuusela pour MITEN MARJOJA POIMITAAN d’Elina Talvensaari Finlande
PRIX DE LA CREATION MUSICALE COURT METRAGE FRANÇAIS ET EUROPEENS / FILMS D’ECOLE
Ariane Labed dans ATTENBERG d’Athina Rachel Tsangari Grèce
PRIX MADEMOISELLE LADUBAY
LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANÇAIS
Emil Johnsen dans ISOLERAD de Johan Lunborg & Johan Storm Suède
PRIX JEAN CARMET
LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANÇAIS
Géraldine Martineau AGLAEE de Rudi Rosenberg France
PRIX D’INTERPRETATION FEMININE
COURTS METRAGES FRANÇAIS
Rémi TAFFANEL dans LA DAME AU CHIEN de Damien Manivel France
PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE
COURTS METRAGES FRANÇAIS
LA TRAVERSEEde Florence Miailhe et Marie Desplechin France
PRIX DU PUBLIC - PREMIER SCENARIO DE
LONG METRAGE / LECTURES DE SCENARIOS
ALYAH d’Elie Wajeman France
PREMIER SCENARIO DE
LONG METRAGE / LECTURES DE SCENARIOS
PRIX SPECIAL PANAVISION / PANALUX
LE COMMISSAIRE PERDRIX NE FAIT PAS LE VOYAGE POUR RIEN d’Erwan Le Duc - France
PRIX DU PUBLIC A UN SCENARIO DE COURT METRAGE LECTURES DE SCENARIOS
TOPPER GIBT NICHT AUF de Felix Koch Allemagne
PRIX NVIDIA - 3D RELIEF
12:17 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, festival, angers, premiers plans, palmarès |
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Découvrez le Festival International du Premier Film d'Annonay à l'occasion de sa 28ème édition
Je vous parle de chaque année de ce festival parce qu'il est associé pour moi à d'excellents souvenirs de ma participation à son jury de cinéphiles en 2007 (dont je vous parle d'ailleurs chaque année en relayant le concours ici, à ce propos si vous en avez fait partie, n'hésitez pas à venir partager votre expérience ici) mais surtout parce que c'est un festival organisé par de vrais passionnés qui propose chaque année une sélection de qualité dans une atmosphère particulièrement conviviale. A Annonay pas de carré vip, de listing, de pass prioritaires et c'est tant mieux! Tout le monde peut accéder aux projections et à l'espace où se côtoient festivaliers et équipes de films avec lesquelles vous pourrez échanger à loisir.
Cette année, au programme, vous trouverez:
-Compétition internationale de premiers longs métrages de fiction
-Thématique « artistes à l’écran » avec "Amadeus", "Benda Bilili"...
-1er week-end consacré au cinéma belge francophone
-Carte blanche à l’ACID
-Ciné concert Le Cameraman / Marc Perrone
-Premiers films hors compétition / films jeune public
-Avant-premières / rencontres / nombreux invités
En plus cette année, le festival s'est enrichi d'un vrai site internet de qualité avec des reportages vidéos. Vous pouvez également vous inscrire à sa page Facebook.
Le jury de cinéphiles est cette année présidé par Nicolas Saada et le jury des lycéens par Azouz Begag.
Parmi les invités de cette année: Benoît Mariage, Christelle Cornil, Joachim Lafosse, Sophie Schoukens, Alain Marcoen, Richard Olivier...
La compétition est toujours l'occasion de découvrir des pépites cinématographiques et je sais d'ores et déjà que cette année ne dérogera pas à la règle, ayant vu un des films de la compétition, mon film favori de la compétition du Festival Paris Cinéma 2010 "If I want to whistle, I whistle" de Florin Serban (dont vous pouvez retrouver ma critique en bas de cet article).
Parmi les films hors compétition, vous pourrez également (re)découvrir des premiers films qui ont fait l'évènement "Un poison violent" ou "Sound of noise"...
Je ne peux que vous encourager à découvrir ce festival qui ne met pas en avant ses organisateurs mais de jeunes et souvent talentueux cinéastes. Le festival s'achève le 8 février, vous avez donc encore tout le temps de vous organiser une petite escapade à Annonay... Je vous le recommande vivement!
« If I want to whistle, I whistle »est un film roumain de Florin Serban dans lequel Silviu, un jeune délinquant de 18 ans, attend sa libération de la maison de redressement où il termine sa quatrième et dernière année d’emprisonnement. Seulement, après une longue absence, sa mère est rentrée d’Italie pour emmener son petit frère avec elle. Il la tient pour responsable de sa situation et ne veut pas que son frère vive la même chose. Son enfermement devient insupportable. Pris de panique, il kidnappe Ana la jeune assistance sociale dont il est tombé amoureux.
Il y a des films, comme celui-ci, et plutôt rares, qui captent votre attention pour ne plus la lâcher. La caméra à l’épaule au plus près de Silviu, au plus près de sa fébrilité, de sa rage qui affleure, des tourments qui le hantent, de la déraison qui le menace, nous plonge entre ces quatre murs qui l’oppressent, face à cette liberté qu’il enrage de retrouver.
Le film doit beaucoup à son acteur principal, George Pistireanu au mélange de force, de fragilité, de tension qui émanent de son regard et de ses gestes. Florin Serban le filme comme un animal sauvage, apeuré, dont la violence est, à ses yeux, une question de survie.
La tension culmine lors de la scène de la prise d’otage, lorsque Silviu et Ana se retrouvent seuls. Notre souffle est suspendu à chacun de ses gestes, à ce corps-à-corps presque fiévreux, au souffle saccadé d’Ana, au regard à la fois déterminé et perdu de Silviu. Puis, le cadre, les couleurs, le décor changent. Le décor champêtre procure à cette liberté chèrement payée et éphémère une tension encore plus palpable alors que le calme règne et que pourtant le piège qu’il s’est construit se referme sur lui. Les longs silences et regards entre Ana et Silviu sont alors riches de sens, de douleurs, de regrets, de pardons après ce corps-à-corps intense, d’une violence presque sensuelle.
Un huis-clos haletant et fiévreux, tout en forces et fragilités, sur la fureur de vivre et d’être libre que la caméra de Florin Serban sait si bien débusquer dans le regard de son talentueux acteur principal. Après « Un Prophète » de Jacques Audiard, la prison et le sentiment de révolte qui l’anime n’a visiblement pas fini d’inspirer les cinéastes et de procurer à leurs films une rage fascinante.
11:43 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL INTERNATIONAL DU 1ER FILM D'ANNONAY, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, annonay, festival |
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Palmarès du FIPA de Biarritz 2011
Il y a quelques jours, je vous proposais de gagner ici des pass permanents pour le FIPA de Biarritz 2011. En voici le palmarès:
FICTIONS:
FIPA D'OR: "Majka asfalta" (Mère asphalte) de Dalibor Matanic (Croatie)
FIPA D'ARGENT: "L'Infiltré" de Giacomo Battiato (France)
MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE: Marija Skaricic dans "Majka asfalta" de
Dalibor Matanic (Croatie)
MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE: Mehdi Dehbi dans "L'Infiltré" de
Giacomo Battiato (France)
MEILLEUR SCÉNARIO: Niki Stein (Allemagne) pour "Bis nichts mehr bleibt"
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE: Jura Ferina, Pavao Miholjevic pour "Majka
asfalta"
SERIES ET FEUILLETONS:
FIPA D'OR: "Borgen - Le Gouvernement" de Søren Kragh-Jacobsen (Danemark)
FIPA D'ARGENT: "C'era una volta la citta dei matti" de Marco Turco (Italie)
MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE: Vittoria Puccini dans "C'era una volta
la citta dei matti"
MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE: Richard Roxburgh pour "Rake" de Peter
Duncan et Rachel Ward (Australie)
MEILLEUR SCÉNARIO: Stephen Butchard pour "Five Daughters" de Philippa
Lowthorpe (Royaume-Uni)
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE: E Halfdan pour "Borgen - Le Gouvernement" de
Søren Kragh-Jacobsen (Danemark)
DOCUMENTAIRES DE CREATION ET ESSAIS:
FIPA D'OR: "Dreaming Nicaragua" de Marcelo Bukin (Etats-Unis)
FIPA D'ARGENT: "Miehen Kuva" de Visa Koiso-Kanttila (Finlande)
GRANDS REPORTAGES ET FAITS DE SOCIETE:
FIPA D'OR: "Unforgotten Islands" ("Chagos ou la mémoire des îles") de
Michel Daëron (France/Australie)
FIPA D'ARGENT: "#unibrennt - Bildungsprotest 2.0" d'Antonin Svoboda
(Autriche)
MUSIQUE ET SPECTACLES:
FIPA D'OR: "A Drummer's Dream" de John Walker (Canada)
FIPA D'ARGENT: "Collegium Vocale Gent" de Pierre Barré et Thierry Loreau
(Belgique)
PRIX MICHEL MITRANI: "Ward 64" de Monica Maggioni (Italie)
10:58 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29/01/2011
Critique- "Le petite Lieutenant" de Xavier Beauvois (à ne pas manquer, demain, sur France 2)
Alors que Xavier Beauvois fait figure de favori pour "Des hommes et des dieux" pour les Césars 2011, alors que je vous parlais la semaine dernière de la master class de Nathalie Baye (dont vous pouvez retrouver toutes mes vidéos en cliquant ici et un premier extrait en bas de cet article) qui reçut d'ailleurs le César de la meilleure actrice pour ce film en 2006, je vous le recommande vivement, demain soir, à 20H35, sur France 2.
A l’image de ce petit lieutenant (Jalil Lespert) lorsqu’il entre à la 2ème division de police judiciaire et dont Xavier Beauvois trace le portrait, c’est avec enthousiasme que je suis entrée dans la salle de cinéma. C’est donc avec la même stupeur que lui que je me suis retrouvée plongée dans cet univers âpre, filmé sans démagogie ni complaisance. Le contraste n’en était que plus saisissant. Quelques minutes à peine après le début du film, après la parade en uniforme, impeccable, rectiligne, mécanique, institutionnelle, la réalité reprend ses droits, imparfaite, chaotique car humaine et donc faillible, aussi.
Les failles sont d’abord celles de Caroline Vaudieu, (Nathalie Baye) qui revient dans ce service qu’elle avait abandonnée trois ans auparavant, pour cause d’alcoolisme. Peu à peu des liens vont se tisser entre cette femme qui a perdu son enfant et ce jeune homme à l’enthousiasme juvénile. Xavier Beauvois aime et connaît le cinéma et cela se voit, se montre même, un peu trop. A dessein nous l’avons compris. Son petit lieutenant et ses collègues sont en effet imprégnés par le cinéma comme nous le (dé)montrent les affiches qui décorent les murs du commissariat , une affiche différente à chaque fois ou presque : le convoyeur, Seven, Il était une fois en Amérique, les 400 coups, Podium. A croire que les policiers de la PJ ont raté leur vocation d’exploitants. Derrière le petit lieutenant, on reconnaît même une photo du Clan des Siciliens. Tout cela pour insister sur ce que le Petit Lieutenant dira lui-même, c’est à cause des films qu’il a voulu faire ce métier, pour conduire avec un gyrophare et se sentir invulnérable aussi apparemment. Seulement voilà, la réalité, c’est tout sauf du cinéma aseptisé et manichéen, c’est tout sauf cet idéal magnifié par le prisme d’un grand écran qui mythifie ceux qu’ils immortalisent. La réalité (la mortalité même) ne se divise pas en deux, non, elle se dissèque comme ce corps entre les mains du médecin légiste dont un son déchirant nous fait comprendre le terrible labeur, et nous poursuivra longtemps. Le bruit déchirant de la confrontation à la réalité.
Réalité, réalisme : leitmotiv de ce film qui semble même emprunter à Depardon l’effroyable réalité de Faits divers. Beauvois fait même tourné un vrai SDF et s’est longuement documenté avant de réaliser son film, ce qui contribue à lui donner cet aspect documentaire. Ici les (anti) héros meurent, pleurent, faillissent. Depardon beaucoup plus que 36, quai des Orfèvres donc, dont ce film est presque le contraire, dans son recours à la musique notamment, celle-ci étant aussi omniprésente, voire omnisciente dans l’un, qu’elle est absente dans l’autre. L’alcool aussi, est aussi omniscient que l’était la musique dans le film précédemment évoquée. Peut-être trop. Pour nous faire comprendre les fêlures, les failles, encore, la réalité avec laquelle il faut composer.
Malgré cet aspect didactique quelque peu agaçant, Le petit Lieutenant n’en reste pas moins un constat, une radiographie d’une implacable lucidité dans laquelle Nathalie Baye excelle, son regard ou l’inflexion de sa voix laissant entrevoir en une fraction de seconde les brisures de son existence derrière cette force de façade. D’ailleurs, encore une fois, c’est surtout à ces fêlures que s’est intéressé Beauvois , bien loin des films policiers initiateurs de la vocation du petit Lieutenant. Ce petit Lieutenant c’est Jalil Laspert qui n’a pas fini de nous démontrer l’infinitude des nuances de ses ressources humaines depuis le film éponyme. Bref, un film d’une poignante âpreté, parfois un peu trop didactique, un didactisme que la composition incroyable de ses interprètes principaux (N.Baye, J.Lespert mais également R.Zem) nous fait finalement occulter.
19:17 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Concours- Gagnez votre place pour la projection privée vip de "Sex friends" et des sets de voyage

Une fois n'est pas coutume, ce concours est réservé aux lectrices du blog à qui je propose deux cadeaux plutôt réjouissants (grâce à Blogbang et Paramount Pictures France) dont pourront bénéficier deux d'entre vous, le 8 février 2011, à Paris (à 20H).
Ces deux lectrices recevront chacune un pack comprenant:
A gagner: 1 invitation pour la soirée Wi-Filles (pour en savoir plus à ce sujet rendez-vous sur le blog Wi-filles) avec la projection VIP de la comédie romantique de la Saint-Valentin 2011 (en salles le 16 février 2011) "Sex friends" ainsi qu'un set de voyage d’une valeur de 50 euros TTC.
Synopsis du film: Sex Friends (Titre original : No Strings Attached) . Réalisé par Ivan Reitman - Avec Natalie Portman, Ashton Kutcher, Kevin Kline
Entre « sex friends », il faut respecter quelques règles de base :
Ne jamais s'attacher…. Ne jamais dîner en tête à tête.
Partir avant le petit-déjeuner…. Et surtout, ne jamais tomber amoureux !
Est-ce bien clair pour Emma (Natalie Portman) et Adam (Ashton Kutcher)?
Liens: Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du film "Sex friends" et sur sa page Facebook.
Concours: Vous avez jusqu'au jeudi 3 février 2011 à minuit pour participer en n'oubliant pas de laisser vos nom, prénom, email et adresse postale à inthemoodforcinema@gmail.com avec pour intitulé de l'email "Concours sex friends". Pour être l'une des deux heureuses élues, dîtes-moi:
1. Quelle est votre comédie romantique préférée et pourquoi?
2. Pourquoi désirez-vous découvrir celle-ci en particulier?
© 2011 DW STUDIOS, L.L.C. Tous droits réservés.
18:58 Écrit par Sandra Mézière dans CONCOURS/JEUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Concours - Gagnez 5 pass permanents pour le Festival des créations audiovisuelles de Luchon 2011
Vous n'êtes pas sans avoir entendu parler du Festival des créations audiovisuelles de Luchon dont ce sera cette année le 13ème édition. Au coeur des Pyrénées et de l'hiver, début février (cette année du 9 au 13), c'est un festival de référence pour le monde des professionnels français et espagnols, pour les médias spécialisés et généralistes et pour le public.
Le jury sera cette année présidé par Zabou Breitman.
Le concept est de promouvoir l’excellence de la fiction française en présentant en avant-première les meilleures créations de la télévision pour la saison à venir mais aussi en médiatisant, promouvant ces programmes et leurs acteurs. Le festival réunit ainsi de manière cordiale mais efficace les professionnels de l’audiovisuel (les chaines, les producteurs, les réalisateurs, les scénaristes ….. ) aussi bien pour des tables rondes (master class, conférences, ateliers de scénarios...), des rendez-vous de travail, que pour des ballades à ski .Un coup de projecteur chaque année met en lumière une télévision étrangère. Enfin, dans le cadre de la compétition, les meilleures œuvres sont récompensées par un Jury de professionnels. A voir également la section de courts-métrages, ou de programmes web et tv. Parmi les fictions en compétition: "Accusé Mendès France", "E-love", "Isabelle disparue", "Joseph l'Insoumis", "Le temps du silence", "Louis XI, le pouvoir fracassé", "V comme Vian"...dans la catégorie fictions unitaires. Dans la catégorie "Séries": "Hard", "Les beaux mecs"... Pour connaître le programme complet, rendez-vous sur le site officiel du Festival de Luchon et sur sa page Facebook.
Bref, une sélection pour tous les goûts qui vous donnera un large aperçu des créations audiovisuelles françaises et j'avoue que j'y serais allée avec plaisir si j'en avais eu la possibilité. Donc profitez-en puisque je vous donne cette chance, en vous offrant l'accréditation permanente, en partenariat avec Orange.
Concours: Pour faire partie des 5 heureux élus, dîtes-moi par email à inthemoodforcinema@gmail.com, avec pour intitulé de votre email "Concours Luchon" , avant le 4 février 2011, et en n'oubliant pas de joindre vos coordonnées:
1. Quel téléfilm a reçu le prix du public 2010?
2. Qui a reçu le prix du meilleur scénario décerné par le jury de professionnels, l'an passé?
3. Quel grand cinéaste présidait le jury de professionnels l'an passé?
4. En une phrase ou en une page, pour départager les gagnants, pourquoi souhaitez-vous assister à ce festival?
18:19 Écrit par Sandra Mézière dans CONCOURS/JEUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, concours, festival, luchon |
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