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  • Petite pause...

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    Comme je vais m’octroyer une courte pause de quelques jours en dehors des blogs et d’internet avant de revenir vous parler de cinéma avec enthousiasme et passion, vous trouverez, ci-dessous, quelques articles à lire et quelques films à voir en attendant mon retour et en attendant le retour des articles quotidiens sur inthemoodforcinema mais aussi sur inthemoodforcannes.com dont la publication sera également quotidienne à partir de mon retour sur ces blogs et jusqu’au Festival de Cannes (et a fortiori pendant puisque je vous le commenterai en direct de la Croisette du 11 au 23 mai) avec de nombreuses informations sur l’édition 2011 mais également avec des rétrospectives et de multiples informations pratiques.

     Vous trouverez également prochainement de nombreux bons plans sur inthemoodforluxe à Cannes, et évidemment toujours ailleurs.

     Ce sera aussi le retour des critiques de classiques du 7ème art un peu délaissées ces derniers temps sans oublier évidemment les critiques en avant-première et récits de divers évènements de la vie cinématographique…

    Quelques articles, en attendant donc :

    Critique de « Green zone » de Paul Greengrass, à ne pas manquer ce soir, à 20H50, sur Canal plus

    Ne manquez pas non plus "La Règle du jeu" de Jean Renoir, à 20H40, sur Arte, lundi et retrouvez mon analyse du film en cliquant ici.

    Comment être accrédité au Festival de Cannes ? Tous les bons plans (concours, procédures…) pour être accrédité et profiter au mieux de votre accréditation et même pour profiter du festival sans accréditation.

    Critique en avant-première du documentaire « D’un film à l’autre, une histoire de Claude Lelouch »

    Critique du film « Les yeux de sa mère » de Thierry Klifa et récit de ma rencontre avec Catherine Deneuve, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredes, Marina Foïs, Géraldine Pailhas, Jean-Baptiste Lafarge, Thierry Klifa

    Compte rendu du Festival du Film Asiatique de Deauville 2011

    En hommage à Annie Girardot, le classique de la semaine : « Rocco et ses frères » de Luchino Visconti

    Critique de la pièce de théâtre "Une journée ordinaire" avec Anouchka et Alain Delon dont la dernière aura lieu le 9 avril

    Et si vous avez envie d’une petite escapade festivalière, rendez-vous au Festival du film Policier de Beaune (du 30 mars au 3 avril)  ou au Festival des Scénaristes de Bourges (du 30 mars au 2 avril) …et si vous avez envie d’une escapade luxueuse, partez découvrir le Corinthia hotel London qui ouvre le 2 avril.

    Et n’oubliez pas : pour tout savoir sur le Festival de Cannes 2011, rejoignez la nouvelle page Fan Facebook  d’inthemoodforcannes et son compte twitter et suivez également la page Fan d’Inthemoodforcinema.com et son compte twitter.

    A très bientôt... et surtout n'oubliez pas l'essentiel: plonger sans modération "in the mood for cinema"!

  • Dernières de "Une journée ordinaire" de Eric Assous, avec Anoucka Delon, Alain Delon et Elisa Servier, au Théâtre des Bouffes Parisiens

    der.jpgVous avez pu lire ici mon récit et ma critique de la Première d' "Une journée ordinaire" (que vous pouvez retrouver ci-dessous), la pièce de théâtre d'Eric Assous avec Alain Delon, Anouchka Delon, Christophe de Choisy et Elisa Servier.

     La dernière aura lieu le 9 avril, au théâtre des Bouffes Parisiens. J'en profite pour vous recommander à nouveau vivement cette pièce...

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    Ce soir, au théâtre des Bouffes Parisiens (ce n’est pas un hasard, ce théâtre appartenait à Jean-Claude Brialy, grand ami d’Alain Delon) a eu lieu la première de la pièce « Une journée ordinaire ».  Une pièce qui met en scène Alain Delon n’a de toute façon rien d’ordinaire et le titre, déjà, est d’une délicate dérision. Cela n’a rien d’ordinaire parce que Tancrède, Roch Siffredi, Jeff Costello, Corey, Robert Klein, Roger Sartet, Gino…, tout un pan de l’histoire du cinéma accompagne celui qui les a immortalisés. Cela n’a rien d’ordinaire parce que Delon est seulement pour la septième fois au théâtre. Cela n’a rien d’ordinaire parce que cette pièce a été écrite par Eric Assous à la demande de Delon pour sa fille Anouchka.

    Emportée par le doux tourbillon de la vie parisienne, je réalise que la dernière pièce de théâtre à laquelle j’ai assisté c’était aussi une pièce avec Alain Delon, "Love letters" et auparavant « Sur la route de Madison », pourtant les premières années à Paris, j’allais très souvent au théâtre pour voir des pièces classiques, plus avant-gardistes ou populaires, ou les trois. Et pourtant j’ai toujours tant aimé ce frémissement, ce murmure, ce frisson avant le lever de rideau, avant cette rencontre palpitante qui nous plonge à la fois hors de la réalité et pleinement dans l’instant présent qui se joue face à nous. J’ai toujours aimé, aussi, observer le spectacle qui se joue dans la salle, intemporel ballet de la vie parisienne,  réminiscence de mes lectures balzaciennes favorites et qui fait que lors d’une première comme celle-ci se croisent un chanteur aux allures de poète d’un autre temps, un écrivain aux allures de chanteur lui aussi –décidément, le décalage était à la mode- d’un autre temps, un présentateur de jeux télévisés, un mythe du cinéma, une actrice qui aurait aimé l’être, sans doute, ce mythe,  et tant d’autres qui se croisent, s’observent et souvent feignent de s’ignorer ou s’adorer avec la même application. Fascinant ballet dont chacun est à la fois danseur, chorégraphe et spectateur. Mais là n’était pas l’essentiel, juste ce qui permettait de se distraire en l’attendant.

    L’essentiel a eu lieu quand le rideau s’est levé et que j’ai oublié tout le reste, alors insignifiant. Quand le rideau s’est levé sur Anoucka Delon/Julie allongée dans un canapé et Alain Delon/Julien de dos. De dos pour que les premiers regards, sans doute, ne soient pas dirigés vers lui mais vers celle que cette pièce est destinée à mettre en lumière. Ce qui m’a marquée d’abord, c’est la justesse éclatante d’Anouchka Delon (tout comme cela m’avait déjà marquée dans « Le Lion »). Sa voix parfaitement posée. Sa prestance. Son assurance (pas une seule fois elle ne trébuchera). Et puis Delon, dans ce costume trop petit pour lui.

    « Une journée ordinaire », c’est l’histoire d’une fille de vingt ans qui n’ose pas annoncer à son père avec qui elle vit seule qu’elle va le quitter pour vivre avec son amoureux mais Une journée ordinaire c’est surtout l’histoire d’un homme qui aime profondément, follement sa fille, qui s’éclipse pour la laisser vivre sa vie. Un duo, presque un couple comme en témoigne la gémellité de leurs prénoms (qui n’est pas sans rappeler celle de ceux des interprètes).  Un homme fier, nostalgique, mélancolique, d’une malice parfois enfantine, d’une dureté fugace et finalement attendrissante. Un personnage qui se confond avec son interprète. Certains diront que Delon devrait plutôt jouer de grands textes d’auteurs classiques mais quand on est soi-même un « personnage shakespearien » pour reprendre les termes de Pascal Jardin, quand on promène avec soi une telle mythologie, nul besoin de jouer Shakespeare pour toucher ou émouvoir.

    Alors bien sûr n’importe quel costume serait trop petit pour Delon qui a eu les plus beaux rôles qu’un acteur puisse désirer (pour ceux qui douteraient –si, il paraît qu’il y en a- de la diversité et de la -dé-mesure de son talent, regardez -notamment- « Monsieur Klein », « Le Professeur », « Le Guépard », « Plein soleil », « Le cercle rouge », "La Piscine", et dîtes-moi quel acteur pourrait interpréter avec la même apparente facilité des rôles si différents et si magistraux ) si bien qu’au début de la pièce il m’est apparu presque effacé mais au fur et à mesure que la pièce avançait le costume gagnait en élégance, en taille (au propre comme au figuré) pour finalement nous le laisser voir presque à nu, à vif, pour que la fiction rejoigne le mythe et la réalité.

     Eric Assous (sur une mise en scène de Jean-Luc Moreau)  joue intelligemment du parallèle entre ce personnage dont la fille est "l’ambition", qui porte son "deuil comme une légion d’honneur" et Delon, l’homme qui se définit comme nostalgique, passéiste et dont l’ambition est de faire des Delon une « dynastie d’acteurs ». Je n’ai pu m’empêcher de repenser à cet instant à la fois magique et mélancolique, en mai dernier, au Festival de Cannes, lorsque devant moi Claudia Cardinale et Alain Delon se voyaient sur l’écran dans « Le Guépard », cet écran qui racontait la déliquescence d’un monde et  le renouveau d’un autre tandis qu’eux-mêmes revoyaient une époque révolue sans doute avec douleur et bonheur.  Ce soir le prince de Salina, le « Guépard » c’était Delon et Tancrède c’était Anouchka.

    On rit beaucoup, aussi, du décalage entre cette fille et ce père qui refuse de la voir grandir. De la crainte qu’il inspire. La crainte qu’inspire le personnage du père comme le mythe Delon mais l’un comme l’autre laissent affleurer par instants leurs failles, et même un soupçon d’enfance dont le surgissement, soudain, n’en est que plus bouleversant. Cette pièce qui se qualifie de « comédie moderne » vaut pour moi davantage pour les moments d’émotions qui la traversent même si certains qui l’ignorent encore seront sans doute étonnés que Delon les fasse rire autant (et la salle riait, beaucoup, moi la première, à tel point qu'il était parfois impossible d'entendre certaines répliques) comme ce fut le cas dans « Les montagnes russes » (une pièce également signée Eric Assous) où il déployait déjà sa force comique. Et puis lui qui aimait tant Gabin célèbre pour ses scènes de colère est aussi tellement impressionnant quand il se met en colère, mais aussi quand sa voix se fait plus posée, fragile. La virtuosité avec laquelle il fait passer le public du rire aux larmes est sidérante, de même que celle avec laquelle il passe de la tristesse à la colère en passant par la dérision.

     Ce que j’ai préféré ce sont néanmoins ces trop rares instants où Delon s’exprime face à la salle où, en un quart de seconde, il parvient à nous bouleverser, où la solitude de ce père face à nous fait écho à celle de l’acteur. Delon dit que « le comédien joue, l’acteur vit » et c’était aussi sans doute ce qui était si bouleversant cette impression qu’il donnait la sensation de vivre devant nous. C’était ce qui était beau, troublant et qui suspendait le souffle de la salle. Une salle debout à la fin de cette pièce trop courte qui se confondait étrangement avec la réalité quand Delon, l’acteur, le père enlaçait sa fille et la poussait au devant de la scène pour qu’elle récolte les applaudissements. Amplement mérités.  Quel bonheur pour lui sans doute qui rêvait de jouer avec sa fille de voir son nom sur l’affiche, à côté du sien, tout en haut. Quel bonheur de voir qu’au milieu de la pièce c’était son apparition à elle qui était applaudie. A signaler également la présence d’Elisa Servier (dans le rôle de l’amie de Julien,  juste et émouvante)  et Christophe de Choisy (très drôle en petit ami terrorisé): deux rôles trop courts mais dans lesquels l'un et l'autre excellent.

    Cette fin de journée a été pour moi tout sauf ordinaire. Un beau moment. L’émotion d’un acteur extraordinaire. L'émotion d'une salle debout. L’éclosion d’une actrice.  La complicité d’un père et sa fille. Un troublant écho entre la réalité et la fiction. Entre l’homme et le mythe. Il m’a fallu pas mal de temps après pour retrouver le chemin de la réalité, pour faire retomber  l’émotion de cette dernière « image », poignante,  et puis je me suis mise à rêver que cette lettre transmise à la fin de la pièce dans laquelle j’évoquais mon scénario arrive à son destinataire et qu’un jour il incarne ce rôle écrit pour lui et que cette journée décidément soit extraordinaire.  

    C’était la cinquième fois que je voyais Delon au théâtre après « Variations énigmatiques », «  Les Montagnes russes », « Sur la route de Madison », « Love letters » et je n’espère vraiment pas la dernière. En tout cas pas la dernière fois qu’un(e) Delon montait sur scène. La dynastie des acteurs Delon n’est pas prête de s’éteindre. Une nouvelle étoile est née, lors d’une journée faussement ordinaire. Un moment de théâtre mais surtout de vie extraordinaire et à ne pas manquer mais dépêchez-vous car ne sont (pour l'instant) prévues que 100 représentations exceptionnelles, jusqu'au 12 mars 2011.

    Il est (très) tard. Ce sont mes premières réactions, un peu désordonnées et imprécises, encore sous le coup de l’émotion de la pièce et de l’instant  mais j’y reviendrai. En tout cas, je crois que vous l’aurez compris, je vous recommande cette pièce qui vous fera passer du rire aux larmes, du mythe à la réalité (et inversement) et un excellent moment, je vous le garantis.

     En attendant, cliquez ici pour retrouver tous mes articles du cycle Delon publié sur ce blog.

    Renseignements: Théâtre des Bouffes Parisiens/ 4 rue Monsigny/75002 Paris.

     

     

  • Ouverture du 14ème Festival international des scénaristes de Bourges, le 30 mars

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    Hasard du calendrier cinématographique: le Festival des scénaristes ouvre le même jour que le Festival International du Film Policier de Beaune, à savoir le 30 mars et s'achèvera un jour plus tôt: le 2 avril. La cérémonie d'ouverture aura donc lieu ce 30 mars à 20H en présence de Gilles Marchand (président du jury de cette édition 2011) et avec la projection du film "Les yeux sans visage"  en présence de la comédienne principale du film Edith Scob. Comme chaque année le festival a pour vocation d'exposer et défendre l'écriture cinématographique que ce soit par le marathon d'écriture, la criée au scénario, le forum des auteurs, les leçons et ateliers... Je vous invite à découvrir le programme complet sur le site officiel du festival.

  • Ouverture du 3ème Festival International du Film Policier de Beaune le 30 mars: programme et jurys

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    Ce n'est pas encore cette année que j'irai faire un tour au Festival International du Beaune dont ce sera la 3ème édition, un festival qui succède au Festival du Film Policier de Cognac (auquel j'avais eu la chance de participer en tant que jurée cinéphiles en 2002) avec une programmation chaque année particulièrement allèchante avec notamment cette année: un hommage à Claude Chabrol (ancien président du jury du festival), un hommage à Mireille Darc, une section "Lelouch polars" , une section Hong Kong polars, une compétition de longs-métrages départagés par un jury présidé par Régis Wargnier (accompagné de Mireille Darc, Stephano Accorsi, Fred Cavayé, Clovis Cornillac, Thierry Frémont, Gael Morel, Florence Pernel, Linh Dan Pham), une compétition sang neuf (jury présidé par Frédéric Schoendoerffer et composé de Valérie Expert, Léa Fazer, Jean-Christophe Grangé, Florence Thomassin), une leçon de cinéma de Frédéric Schoendoerffer, une conférence débat sur Hitchcock et l'amour... bref, tout ce que j'aime au cinéma! Vous pourrez également y découvrir le documentaire sur le cinéma de Claude Lelouch "D'un film à l'autre" (retrouver ma critique en avant-première en cliquant ici). Le festival s'achèvera le 3 avril.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du Festival du Film Policier de Beaune.

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  • Critique - "Green zone" de Paul Greengrass, à ne pas manquer, demain, à 20H50, sur Canal plus

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    Ce samedi 26 mars, à 20H50, sur Canal plus, ne manquez pas "Green zone" de Paul Greengrass.

    Avec ce septième long-métrage, Paul Greengrass retrouve pour la troisième fois Matt Damon et s'attèle également pour la troisième fois au film « historique » après « Bloody Sunday » et « Vol 93 ».  Mais qu'allait donc donner cette collaboration entre le réalisateur et l'acteur qui, sous la direction de Paul Greengrass, pour la première fois n'incarne plus Jason Bourne mais l'adjudant-chef Roy Miller  dans cette adaptation du livre d'enquête de Rajiv Chandrasekaran?

    Pendant l'occupation américaine de Bagdad en 2003, ce dernier et ses hommes ont ainsi pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien mais, d'un site à un autre où il ne trouve jamais rien, Roy Miller commence à s'interroger sur le véritable objectif de leur mission. C'est dans la Green zone (quartier fortifié du gouvernement provisoire irakien, des ministères et des ambassades) que se joue le sort du pays entre les mains de ceux pour qui il est un capital enjeu...

    Le premier grand atout de cette nouvelle collaboration Damon/Greengrass (et disons-le tout de suite,  de cette vraie réussite) c'est d'expliquer intelligemment et avec simplicité  tous les ressorts d'une situation aussi explosive que complexe. Ainsi,  chaque personnage incarne un point de vue sur la situation irakienne : le militaire américain qui remet en cause la position du Pentagone, l'Irakien (blessé lors de la guerre Iran/Irak et victime de ce conflit qui à la fois le concerne directement et l'ignore) qui souhaite avant tout que son pays aille de l'avant et le débarrasser des anciens acolytes de Saddam Hussein (les fameuses cartes comme si cette désolante et tragique mascarade n'était qu'un jeu), les militaires qui obéissent aveuglement au mépris des vies sacrifiées et au prétexte de l'objectif fallacieux dicté par la Maison Blanche (et pour couvrir cet objectif fallacieux), les journalistes manipulés et par voie de conséquence manipulateurs de l'opinion, le nouveau gouvernement incompétent choisi par l'administration américaine... et au milieu de tout ça, une population qui subit les conséquences désastreuses qui, aujourd'hui encore, n'a pas trouvé d'heureux dénouement.

     Le film de guerre se transforme alors en explication géopolitique imagée mais n'allez pas croire qu'il s'agit là d'un film soporifique comme son sujet aurait pu laisser le craindre. Caméra à l'épaule, réalisation nerveuse, saccadée, contribuant à renforcer le sentiment d'urgence, immersion dès le premier plan qui nous plonge en plein chaos... Paul Greengrass, avec son style documentaire et réaliste (il a même fait tourner de nombreux vétérans de la guerre en Irak), n'a pas son pareil pour créer une tension qui nous emporte dans le début et ne nous quitte plus jusqu'à la fin.  Côté réalisation le film lorgne donc du côté  des Jason Bourne surtout que Roy Miller, tout comme Jason Bourne est aussi en quête de vérité, pas celle qui le concerne mais qui implique l'Etat dont il est censé défendre les valeurs. Matt Damon avec son physique d'une force déterminée et rassurante  confirme une nouvelle fois la pertinence de ses choix.

    En signant le premier film à aborder frontalement le thème de l'absence des armes de destruction massive, Paul Greengrass n'épargne personne, ni l'administration Bush ( un dernier plan sur des installations pétrolières est particulièrement significatif quant aux vraies et accablantes raisons du conflit) ni certains militaires ni les médias ne sont épargnés.  Enfin des images sur une piètre vérité pour un film aussi explosif que la situation qu'il relate.

    Entre thriller et film de guerre, un film prenant en forme de brûlot politique qui n'oublie jamais, ni de nous distraire, ni de vulgariser une situation complexe, ni son objectif de mettre en lumière la sombre vérité. Courageux et nécessaire. A voir absolument !

  • "The tree of life" de Terrence Malick en sélection officielle du Festival de Cannes 2011?

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    tree7.jpgJusqu'à l'annonce de la sélection officielle le 14 avril, les rumeurs, comme chaque année, vont se multiplier et à commencer par l'éventuelle présence en sélection officielle de "Tree of life", le très attendu nouveau film de Terrence Malick qui était déjà pressenti pour figurer en sélection officielle du Festival de Cannes 2010 puis de la Mostra 2010.

     Le film sortira le  18 mai en France, ce qui semble accréditer la thèse d'une sélection cannoise par ailleurs annoncée par le magazine Variety.

    Après une édition 2010 mitigée, la présence de Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain et Terrence Malick sur la Croisette s'ajouteraient à celles de Robert De Niro (certaine puisqu'il sera président du jury), Woody Allen (pour l'ouverture avec "Minuit à Paris") et de Madonna (fort probable) et confirmeraient un générique de rêve pour cette édition 2011 (sans compter la présence probable d'Almodovar etc).

    Il faudra probablement attendre le 14 avril pour avoir la confirmation de cette sélection. En attendant, je vous invite à découvrir la bande-annonce, ci-dessous. 

    Synopsis: Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

    Pour tout savoir sur le Festival de Cannes 2011 suivez http://twitter.com/moodforcannes et http://facebook.com/moodforcannes  .

  • Les premières images de "Confession d’un enfant du siècle" avec Charlotte Gainsbourg et Peter Doherty

    Je vous relaie avec plaisir les images d’un des films les plus attendus de cette année, que j’attends avec impatience en tout cas.  Il s’agit d’une adaptation de la célèbre  oeuvre d’Alfred de Musset, « Confession d'un enfant du siècle » qui réunit à l’écran un couple inattendu : Charlotte Gainsbourg  et le chanteur Peter Doherty (pour la première fois à l’écran) sous la direction de Sylvie Verheyde (« Un frère », « Stella »).
 Sachez également que vous pouvez devenir coproducteurs du film grâce à touscoprod. Pour en savoir plus, cliquez là.

  • Dossier- Accréditations et invitations au Festival de Cannes : mode d’emploi. Toutes les informations pour être accrédité (concours…) et profiter au mieux du festival.

     

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    Je reçois de nombreux emails, et a fortiori au fur et à mesure que le festival se rapproche, me demandant comment être accrédité au Festival de Cannes, comment je suis accréditée, et même… si je peux donner des invitations et accréditations ! J’ai donc décidé de répondre à ces interrogations existentielles en espérant que certains y trouveront des informations utiles.  

    Vous trouverez ainsi ci-dessous toutes les informations pour être accrédité, tous les concours et tous les bons plans pour profiter pleinement du festival une fois votre accréditation en poche.

    En préambule, je précise que je ne peux évidemment délivrer aucune invitation ou accréditation, celles-ci étant exclusivement délivrées par  le Festival de Cannes

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    entrer des mots clefsJe suis accréditée depuis 11 ans, la première année, j’ai bénéficié d’un pass professionnel Grand Ecran (devenu accréditation Festival depuis) ayant fait partie des « 40 à Cannes du prix de la jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports » (un concours permettant à de jeunes cinéphiles européens d’être invités au Festival de Cannes, le rêve pour moi qui avait toujours suivi cela avec beaucoup d’attention devant mon écran ou dans la presse, un concours qui existe toujours d’ailleurs dans des modalités un peu différentes), une expérience inoubliable qui m’a permis de voir un grand nombre de films, déjà principalement dans le fameux grand Théâtre Lumière et en séances du soir (je n’oublierai jamais mon émotion la première fois que je suis entrée dans cette entrer des mots clefssalle mythique et vertigineuse, c’était pour « Marie-Jo et ses deux amours » de Guédiguian), aussi de forger de solides amitiés mais qui m’avait laissée un goût d’inachevé, ayant mes examens de sciences politiques le lendemain de mon retour du festival. J’avais donc la ferme intention d’y retourner l’année suivante pour en profiter pleinement et sans droit constitutionnel ou histoire des idées politiques dans mes bagages. J’ai donc effectué une demande de pass Grand Ecran  que j’ai obtenu n’imaginant pas alors que, chaque année, je serais accréditée et que je passerais, quoiqu’il arrive, 11 jours en mai sur la Croisette : 8 fois avec le pass Grand Ecran (devenu Festival depuis) et depuis 2 ans avec un pass presse (uniquement grâce à mes blogs, et sans aucune aide extérieure, puisque je reçois aussi des interrogations sur cette question donc non sans piston, ou recommandation, simplement en remplissant le dossier d’accréditation et en envoyant les pièces justificatives).

    Il faut savoir qu’à Cannes tout est hiérarchisé et que beaucoup y font chaque année leur plein de vanités (dans les deux sens du terme), cela peut donc être très drôle à observer, parfois absurde, parfois violent, parfois frustrant mais dans tous les cas le principal demeure : le cinéma omniprésent et omniscient. Cannes est aussi un théâtre des vanités, révélateur de personnalités souvent très instructif qui ressemble parfois à un théâtre de guerre en ce que chacun ne pense souvent qu’à y « sauver sa peau ».

     Mieux vaut donc bien vous organiser au préalable afin que votre festival ne se résume pas à des salles inaccessibles et à le voir moins bien que si vous étiez restés chez vous.

    Quel que soit votre pass vous pouvez pleinement en profiter comme je vais vous l’expliquer plus bas (tout juste serait-vous dédaignés par des détenteurs de pass « supérieurs » aux vôtres, consolez-vous en vous disant que j’y ai vu un réalisateur récemment multi-césarisé s’y faire refouler pour ne pas avoir de bonnes chaussures et en vous disant donc qu’avoir tel ou tel pass ou accéder à tel ou tel endroit n’est pas une marque de talent comme certains s’en donnent parfois l’illusion).

     8+2 cela fait 10 me direz-vous : tout simplement parce que, une année, ayant fait ma demande plus tardivement (premier conseil : effectuez votre demande le plus tôt possible, à chaque catégorie correspondant  des quotas ) je me suis retrouvée avec le pass Cannes Cinéphiles (bas de l’échelle dans la hiérarchie cannoise), néanmoins sachez qu’en vous débrouillant bien vous pourrez pleinement profiter de ce festival même avec ce pass, mais je m’égare et revenons-en au début et à la première étape, c’est-à-dire à l’obtention du pass.

    D’abord, sachez que le Festival de Cannes est un festival professionnel destiné aux professionnels, néanmoins ouvert au public dans une certaine et très relative mesure :

    -Si vous n'êtes pas professionnel du cinéma:

    -D’abord, commençons par l’accréditation Cannes cinéphiles évoquée plus haut.

    Comment obtenir l’accréditation Cannes cinéphiles?

    Tout simplement comme « les professionnels de la profession », en effectuant votre demande dès février (et avant le 4 mars, c’est donc malheureusement trop tard pour cette année) en fournissant bien les pièces demandées et en attendant patiemment la réponse (le festival est submergé de demandes du monde entier donc le harceler ne servira à rien, si ce n’est vous voir opposer un refus).

    Avec cette accréditation Cannes cinéphiles, vous aurez accès à la Sélection officielle (néanmoins quasiment uniquement à Un Certain Regard, sans invitation supplémentaire, et parfois à Cannes Classics, avec une invitation puisqu’il vous faudra pénétrer alors dans l’enceinte du palais qui vous est normalement interdite), à la Quinzaine des Réalisateurs et à la Semaine de la critique.  Sachez néanmoins que vous n’aurez pas le droit de circuler dans l’enceinte du palais avec cette accréditation (sauf dans le cas précité).

     Une petite astuce en plus : depuis 4 ans existe une file qui s’appelle « accès dernière minute » et qui permet d’accéder au Grand Théâtre Lumière uniquement sur badge s’il reste des places dans la salle, à la dernière minute (il vous faudra attendre donc un certain temps, debout, dehors, souvent sous une chaleur accablante (ou sous la pluie),  car seuls les premiers dans la file ont une petite chance d’entrer, encore une fois non garantie, et après la montée des marches donc juste avant le début du film. Selon les années, les accréditations Cannes cinéphiles ont ou non le droit d’entrer, également selon les heures des séances, je vous conseille donc de vous renseigner une fois sur place (cette file se trouve « sous » les marches, côté protocole).

     Cette accréditation Cannes Cinéphiles est délivrée principalement aux étudiants en cinéma et associations de cinéphiles sur pièces justificatives et lettre de motivation.

    Ensuite, si vous n’avez pas d’accréditation, vous pourrez quand même acheter des places  à la Quinzaine des Réalisateurs, seule section (qui propose néanmoins une sélection de qualité) à ouvrir ses portes au grand public, par un système d’abonnement et de vente de ticket à la séance (sur la Croisette).

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    -Enfin via divers concours tous déjà évoqués ici (si j’en découvre d’autres, je vous en tiendrai informés), vous pourrez également être accrédité :

    - Par le prix de la jeunesse évoqué plus haut et qui m’a permis de venir la première fois à Cannes, si vous avez entre 18 et 25 ans et bien sûr si vous êtes lauréats du concours (voir conditions en cliquant ici)

    entrer des mots clefs

    -En devenant critique pour les 50 ans de la semaine de la critique (la toute jeune critique à Cannes), si vous avez entre 15 et 18 et là aussi si vous remportez le concours

    - En remportant le concours de jeunes critiques si vous avez entre 17 et 23 ans

    Le Prix de la jeunesse est néanmoins le seul de ces concours pour lequel le délai n’est pas dépassé (le 31 mars) donc dépêchez-vous si le concours vous inspire et si vous répondez aux critères.

    Il me semble que le concours de blogs  consacrés au Festival de Cannes organisé par L'Oréal dont j’ai été lauréate une année et qui m’a permis de vivre trois jours du festival dans des conditions encore différentes et non moins privilégiées, n’a pas été renouvelé depuis (mais s'il est rétabli cette année, je vous tiendrai au courant). 

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    Si vous êtes « professionnel de la profession », vous pouvez effectuer votre demande :

    -auprès du Marché du Film (pour les producteurs au « Producers network » et au short film corner pour les  distributeurs et producteurs de courts-métrages, jusqu’au 28 avril).

    entrer des mots clefs

     -ou auprès  du Festival…(sachant que vous ne pouvez qu’effectuer qu’une seule demande).

    Il vous faudra effectuer votre demande dès février, parfois janvier pour une accréditation presse avec un dossier souvent conséquent (par exemple, 60 pages me concernant puisqu’il s’agissait d’un renouvellement de pass presse et de fournir ma couverture de l’édition précédente), exigence compréhensible sachant que le Festival de Cannes est l’évènement le plus médiatisé au monde et que les demandes affluent du monde entier. Pour un pass presse, on vous demandera notamment également l’importance de votre lectorat (pour la presse écrite ou web), votre fréquence de publication et de respecter une charte de bonne conduite.  Les documents demandés varient selon votre média : web, tv, papier… donc je vous invite à vous rendre sur le site officiel pour découvrir les conditions.

    Si vous faîtes une demande d’accréditation Festival (donc autre que presse, cinéphiles ou Marché du film), les conditions dépendront de la catégorie à laquelle vous appartenez. Les catégories sont les suivantes :

    · Administration, ambassade

    · Agence artistique

    · Attaché(e) de presse

    · Auteur, réalisateur, compositeur

    · Avocat, juriste

    · Cinémathèque, archives, restauration

    · Comédien(ne

    · Commission de film

    · Distribution

    · Ecole de cinéma

    · Edition de musique de films

    · Etablissement financier

    · Exploitant

    · Festival de film

    · Industries techniques

    · Presse-média : hors-journaliste

    · Presse-média : journalistes

    · Production

    · Publicitaire du cinéma

    · Technicien de cinéma

    · Vidéo, DVD, VOD

    Si vous n’êtes pas certain de pouvoir obtenir l’accréditation presse, faîtes plutôt une demande Festival Presse-média (ce que j’ai eu pendant 8 ans et qui vous permettra déjà de bien profiter du festival et vous donnera accès à l’enceinte du palais contrairement au pass Cannes cinéphiles.), en revanche, contrairement au pass presse, ce pass ne vous permettra pas d'accéder aux conférences de presse ni d'être prioritaire aux séances (grand avantage du pass presse pour Un Certain Regard notamment, j'ai pu apprécier l'an passé de pouvoir arriver à la dernière minute, gain de temps et donc gain de séances mais sinon tout est question d'organisation!).

    entrer des mots clefs

    Si vous êtes le roi ou la reine des mythomanes, sachez que le festival vérifie les informations que vous fournissez et que votre dossier vous suit d’années en années. Sachez également que l’accréditation est strictement nominative et que si vous « empruntez » l’accréditation de quelqu’un d’autre et que l’on s’en aperçoit, elle sera purement et simplement confisquée et détruite.  

    Ces accréditations Festival ou Presse vous donnent également accès au marché du film et à toutes les sections parallèles sans invitation supplémentaire.

    Les invitations (séances du Grand Théâtre Lumière):

    Sachez encore que si votre rêve est de monter les marches ou d’assister aux séances dans le Grand Théâtre Lumière, en plus de votre accréditation, il vous faudra une invitation (sauf pour les séances du matin, 8h, si vous avez un pass presse et dans certains cas pour d’autres séances ) pour les séances de 19H (ou 19H30 ), 22H (ou 22H30 ) et minuit, des invitations que vous obtiendrez à condition d’avoir déjà une accréditation, soit auprès de votre bureau (à chaque type d’accréditation correspond un bureau) soit aux bornes d’accréditation du festival.

    Existent aussi des invitations bleues qui vous permettent d’accéder aux séances du Grand Théâtre Lumière sans accréditation (du moins était-ce le cas les années précédentes)…

    Astuce : La salle du 60ème comme son nom l’indique créée pour les 60 ans du festival (mais maintenue depuis) est une véritable aubaine, quelle que soit votre accréditation (à l’exception de Cannes cinéphiles) puisque vous pourrez y revoir les films de la sélection officielle en « séances du lendemain ». Y ont parfois lieu des hommages ou des séances exceptionnelles là encore accessibles sur badge. Certaines séances y sont également réservées à la presse (le matin) notamment lorsque c’est un film très attendu.

    -Si vous n’avez pas la possibilité d’être accrédité ni même de  venir à Cannes:

     sachez que divers moyens de suivre le festival s’offrent à vous, d’abord sur TV Festival, la télévision officielle du festival qui retransmet notamment les conférences de presse et que de plus en plus de films sortent en salles en même temps qu’ils sont projetés à Cannes.

     Après avoir foulé les célébrissimes marches des centaines de fois, après avoir vécu des mésaventures palpitantes ou décalées mais souvent inoubliables, après avoir eu l’immense plaisir et privilège d’y découvrir des chefs d’œuvre et de ressentir de multiples émotions cinématographiques, d’y faire des rencontres marquantes,  le plaisir reste intact et plus que jamais je me réjouis de passer 11 jours dans l’antre du cinéma mondial, là où bat le cœur du cinéma et de ne vivre qu’à son rythme pendant 11 jours mais aussi de  partager ces mésaventures sur mes différents sites.

    Bientôt, de nouveaux bons plans pour profiter pleinement du Festival de Cannes et notamment des informations pour trouver un logement (sachez d’ores et déjà qu’à Cannes pour le festival les hôtels sont pour la plupart complets d’une année sur l’autre) !

    Liens utiles :

    Site officiel du Festival de Cannes

    Page Accréditations du Site officiel du Festival de Cannes

    Marché du Film

    Quinzaine des Réalisateurs

    Site officiel du Prix de la jeunesse

    TV Festival

    Je vous rappelle que vous pourrez suivre ce festival en direct sur trois de mes blogs : In the mood for Cannes, In the mood for cinema et In the mood for luxe (sur lequel vous trouverez également des bons plans et les bonnes adresses cannoises).

     Vous pouvez également vous inscrire à la nouvelle page Facebook d’In the mood for Cannes et au compte twitter d’In the mood for Cannes pour recevoir toutes les informations sur le festival et m’y suivre en direct.