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  • En direct de la 23ème cérémonie des Prix Lumières ce lundi 5 février 2018

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    Chaque année, je vous parle ici des Prix Lumières, les prix annuels créés en 1995 à l’initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr. Comme chaque année, vous pourrez me suivre en direct de la cérémonie (suivez-moi sur twitter @Sandra_Meziere) qui aura lieu ce lundi 5 février à 20H30 à l'Institut du Monde Arabe.

    Une centaine de films sortis en salles en 2017 concouraient pour les nominations aux Lumières de la presse internationale et 44 seront soumis au vote final de 80 académiciens représentant plus de trente pays. 

    En bas de cet article, retrouvez mes critiques de quelques-uns des films nommés.

    Jean-Paul Belmondo et Monica Bellucci seront les invités d'honneur de la cérémonie.

    Jean-Paul Bemondo invité d'honneur des prix Lumières.jpg

    Ci-dessus, photo personnelle prise lors de l'hommage rendu à Jean-Paul Belmondo dans le cadre du Festival de Cannes.

    Les films 120 battements par minute, Barbara, Orpheline, Le sens de la fête, arrivent en tête des nominations pour les 23èmes Lumières de la presse internationale.  Se détachent aussi Félicité, Au revoir là-haut, Le redoutable, Le brio, En attendant les hirondelles ou encore Une famille syrienne.   Les réalisateurs Mathieu Amalric, Robin Campillo, Laurent Cantet, Philippe Garrel, Alain Gomis et Michel Hazanavicius ; les actrices Jeanne Balibar, Juliette Binoche, Emmanuelle Devos, Charlotte Gainsbourg, Karin Viard et, pour la première fois nommée pour un film francophone, Hiam Abbass ; les acteurs Swann Arlaud, Daniel Auteuil, Jean-Pierre Bacri, Louis Garrel, Reda Kateb et Nahuel Pérez Biscayart figurent également parmi les nommés dans cette première sélection des Lumières de la presse internationale qui met en avant des noms confirmés, des talents émergents et des révélations éclatantes.   Christophe Agou, Barbet Schroeder, Eric Caravaca, Thierry Frémaux, Emmanuel Gras, Agnès Varda et JR sont nommés pour des documentaires qui, comme le reste des catégories, viennent illustrer encore une fois la richesse et la diversité du cinéma français.  

       Suivent les nommés pour les Lumières 2018 de la presse internationale, candidats aux nouveaux trophées créés par Joaquín Jiménez et la Monnaie de Paris.   

    Film

    120 battements par minute, de Robin Campillo

    Au revoir là-haut, de Albert Dupontel

    Barbara, de Mathieu Amalric

    Félicité, de Alain Gomis Orpheline, de Arnaud des Pallières

    Le sens de la fête, de Eric Toledano et Olivier Nakache

    Réalisateur

    Mathieu Amalric - Barbara

    Robin Campillo - 120 battements par minute

    Laurent Cantet - L'atelier

    Philippe Garrel - L'amant d’un jour

    Alain Gomis - Félicité

    Michel Hazanavicius - Le redoutable

    Actrice                  

    Hiam Abbass - Une famille syrienne

    Jeanne Balibar - Barbara

    Juliette Binoche - Un beau soleil intérieur

    Emmanuelle Devos - Numéro une

    Charlotte Gainsbourg - La promesse de l’aube

    Karin Viard - Jalouse

    Acteur

    Swann Arlaud - Petit paysan

    Daniel Auteuil - Le brio

    Jean-Pierre Bacri - Le sens de la fête

    Louis Garrel - Le redoutable

    Reda Kateb - Django

    Nahuel Pérez Biscayart - 120 battements par minute

    Scénario

    Christelle Berthevas, Arnaud des Pallières - Orpheline

    Robin Campillo, Philippe Mangeot - 120 battements par minute

    Albert Dupontel, Pierre Lemaitre - Au revoir là-haut

    Karim Moussaoui, Maud Ameline - En attendant les hirondelles

    Eric Toledano, Olivier Nakache - Le sens de la fête

    Image

    Christophe Beaucarne - Barbara

    Céline Bozon - Félicité

    Caroline Champetier - Les gardiennes

    Alain Duplantier - Le semeur

    Irina Lubtchansky - Les fantômes d’Ismaël

    Vincent Mathias - Au revoir là-haut

    Révélation masculine

     

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    Khaled Alouach - De toutes mes forces

    Matthieu Lucci - L’atelier

    Nekfeu - Tout nous sépare

    Finnegan Oldfield - Marvin ou La belle éducation

    Pablo Pauly - Patients

    Arnaud Valois - 120 battements par minute

    Révélation féminine

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    Iris Bry - Les gardiennes

    Laetitia Dosch - Jeune femme

    Eye Haïdara - Le sens de la fête

    Camélia Jordana - Le brio

    Pamela Ramos - Tous les rêves du monde

    Solène Rigot - Orpheline

    Premier film

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    Les bienheureux, de Sofia Djama

    En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui

    Grave, de Julia Ducournau

    Jeune femme, de Léonor Serraille

    Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

    Petit paysan, de Hubert Charuel

    Film francophone

    Avant la fin de l’été, de Maryam Goormaghtigh

    La belle et la meute, de Kaouther Ben Hania

    Noces, de Stephan Streker

    Paris pieds nus, de Dominique Abel et Fiona Gordon

    Une famille syrienne, de Philippe Van Leeuw

    Film d'animation

    Drôles de petites bêtes, de Antoon Krings et Arnaud Bouron

    Le grand méchant Renard et autres contes, de Benjamin Renner et Patrick Imbert

    Zombillenium, d'Arthur de Pins et Alexis Ducord

    Documentaire

    Carré 35, de Eric Caravaca

    Lumière! L'aventure commence, de Thierry Frémaux

    Makala, d'Emmanuel Gras

    Sans adieu, de Christophe Agou

    Le vénérable W, de Barbet Schroeder

    Visages Villages, d'Agnès Varda et JR

    Musique

    Gaspar Claus - Makala

    Angelo Foley et Grand Corps Malade - Patients

    Grégoire Hetzel - Les fantômes d'Ismaël

    Igorrr - Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc

    Arnaud Rebotini - 120 battements par minute

    Philippe Rombi - L'amant double

    CRITIQUES DES FILMS EN LICE

    CRITIQUE DE "120 BATTEMENTS PAR MINUTE" de ROBIN CAMPILLO

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    Cette critique est extraite de mon compte rendu du Festival de Cannes 2017 à retrouver ici. "120 battements par minute" a également obtenu le prix du public du Festival du Film de Cabourg 2017 dont vous pouvez retrouver mon bilan, là.

    C’est le film qui avait bouleversé les festivaliers au début de la 70ème édition du Festival de Cannes  et qui méritait amplement son Grand Prix. C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotion que Pedro Almodovar l’avait évoqué lors de la conférence de presse du jury du festival. On sentait d’ailleurs poindre un regret lorsqu’il a déclaré : « J'ai adoré 120 battements par minute. Je ne peux pas être plus touché par un  film. C'est un jury démocratique. Et je suis 1/9ème seulement. » Il avait également déclaré :   « Campillo raconte l'histoire de héros qui ont sauvé de nombreuses vies. Nous avons pris conscience de cela. »

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    Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan (Arnaud Valois) va être bouleversé par la radicalité de Sean (Nahuel Perez Biscayart) qui consume ses dernières forces dans l’action. Sean est un des premiers militants d' Act Up. Atteint du VIH, il est membre de la commission prisons.  Au film politique va s’ajouter ensuite le récit de son histoire avec Nathan, nouveau militant, séronégatif.

    Le film s’attache en effet à nous raconter à la fois la grande Histoire et celle de ces deux personnages. Celle d’Act Up se heurtant aux groupes pharmaceutiques, essayant d’alerter  l’opinion publique et le gouvernement insensible à sa cause. Celle de l’histoire d’amour entre Sean et Nathan. Deux manières de combattre la mort. La première est racontée avec une précision documentaire. La seconde est esquissée comme un tableau avec de judicieuses ellipses. L’une domine tout le début du film avant que la seconde ne prenne une place grandissante, le film se focalisant de plus en plus sur l’intime même si le combat est toujours présent, en arrière-plan.

    La durée du film (2H10) devient alors un véritable atout nous permettant de nous immerger pleinement dans leur action et de faire exister chaque personnage, de nous les rendre attachants, de nous permettre d'appréhender la violence apparente de leurs actions qui deviennent alors simplement  à nos yeux des appels au secours, des cris de colère, si compréhensibles. Parce qu’il n’y a pas d’autre solution face à l’indifférence et l’inertie. Parce que le temps court et leur manque. La caméra s’attache et s’attarde à filmer les visages et les corps, vivants, amoureux, mais aussi les particules qui les détruisent inéluctablement. Deux réalités qui s’opposent. Une course contre la montre. Contre la mort.

    Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois et Antoine Reinartz sont impressionnants de force, d’intensité, de justesse, de combattivité. Ils rendent leurs personnages furieusement vivants et Adèle Haenel impose sa colère avec force, totalement imprégnée de son rôle.

    Campillo démontre ici une nouvelle fois son talent de scénariste (il fut notamment celui d’ « Entre les murs », palme d’or 2008 mais aussi  notamment des autres films de Laurent Cantet), dosant brillamment l’intime et le collectif, l’histoire d’amour et le combat politique et parvenant à faire de chacun des débats, parfois virulents,  des moments passionnants, témoignant toujours de ce sentiment d’urgence.  Certains ont reproché au film d’être trop long ou bavard mais aucun de ces échanges n’est vain ou gratuit. Ils sont toujours vifs et incisifs, enragés de l’urgence dictée par la maladie et la mort qui rôde. Ne pas s’arrêter, ne pas se taire pour ne pas mourir.

    La dernière partie du film, poignante, ne tombe pourtant jamais dans le pathos ni dans la facilité. Campillo raconte avec minutie et pudeur les derniers sursauts de vie, puis la mort et le deuil, leur triviale absurdité. « Mince » réagit une mère à la mort  de son enfant. Et c’est plus bouleversant que si elle s’était écroulée, éplorée.

     En immortalisant ces combats personnels et ce combat collectif, Campillo a réalisé un film universel, transpirant la fougue et la vie dont chaque dialogue, chaque seconde, chaque plan palpitent d'une urgence absolue. A l’image de la réalisation, effrénée, nerveuse,  d’une énergie folle qui ne nous laisse pas le temps de respirer. Avec sa musique exaltant la vie. Ses images fortes aussi comme ces corps allongés sur le sol de Paris symbolisant les défunts, des corps que la caméra surplombe, tourbillonnant autour comme si elle filmait un ballet funèbre. Sa poésie aussi. Un film jalonné de moments de grâce et d’images fortes qui nous laissent une trace indélébile. Lorsque la Seine devient rouge. Lorsque Sean évoque le ciel et la vie, plus prégnante avec la maladie, et que Paris défile, insolemment belle et mélancolique, derrière la vitre, irradiée de soleil.

    Un film qui rend magnifiquement hommage à ces combattants, à leur ténacité. Lorsque, finalement, le désir de vie l’emporte, avec ces battements musicaux et cardiaques, qui s’enlacent et se confondent dans un tourbillon sonore et de lumières stroboscopiques, qui exaltent la force de l’instant, et nous accompagnent bien après le générique de film, Campillo nous donne envie d’étreindre furieusement le moment présent. Un grand film.

    CRITIQUE DE "VISAGES VILLAGES" d'AGNES VARDA

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    Que de poésie dans ce film, révélateur de la profondeur, la noblesse, la beauté et la vérité des êtres ! Présenté hors-compétition du dernier Festival de Cannes où il a reçu le prix L’œil d’or du meilleur documentaire, il est coréalisé par Agnès Varda et JR.

    Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma. JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air. Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

    Dès le générique, le spectateur est saisi par la délicatesse et la poésie. Poésie ludique des images. Et des mots, aussi : « tu sais bien que j’ai mal aux escaliers » dit Agnès Varda lorsqu’elle peine à rejoindre JR, « Les poissons sont contents, maintenant ils mènent la vie de château» à propos de photos de poissons que l'équipe de JR a collées sur un château d’eau.

    « Le hasard a toujours été le meilleur de mes assistants », a ainsi déclaré Agnès Varda et en effet, de chacune de ces rencontres surgissent des instants magiques, de profonde humanité. Sur chacun des clichés, dans chacun de leurs échanges avec ces « visages » affleurent les regrets et la noblesse de leurs détenteurs.

    En parallèle de ces explorations des visages et des villages, se développe l’amitié entre ces deux humanistes qui tous deux ont à cœur de montrer la grandeur d’âme de ceux que certains appellent avec condescendance les petites gens (terme qui m’horripile), de la révéler (au sens photographique et pas seulement).

    En les immortalisant, en reflétant la vérité des visages que ce soit celui de la dernière habitante de sa rue, dans un coron du Nord voué à la destruction en collant sa photo sur sa maison, à ces employés d'un site chimique,  ils en révèlent la beauté simple et fulgurante. Et nous bouleversent. Comme cet homme à la veille de sa retraite  qui leur dit avoir « l’impression d’arriver au bout d’une falaise et que ce soir je vais sauter dans le vide ». Et dans cette phrase et dans son regard un avenir effrayant et vertigineux semble passer.

    Le photographe de 33 ans et la réalisatrice de « 88 printemps » forment un duo singulier, attachant, complice et attendrissant. Le grand trentenaire aux lunettes noires (qu’Agnès Varda s’évertuera pendant tout le film à lui faire enlever) et la petite octogénaire au casque gris et roux. Deux silhouettes de dessin animé. Les mettre l’un avec l’autre est déjà un moment de cinéma. Tous deux se dévoilent aussi au fil des minutes et des kilomètres de ce road movie inclassable. Et ces visages dont les portraits se dessinent sont aussi, bien sûr, les leur. Ce voyage est aussi leur parcours initiatique. Celui d’un JR gentiment taquin, empathique, et d’une Agnès Varda tout aussi à l’écoute des autres, tantôt malicieuse et légère (impayable notamment quand elle chante avec la radio) tantôt grave et nous serrant le cœur lorsqu’elle dit « la mort j’ai envie d’y être parce que ce sera fini ».

    Ce récit plein de vie et fantaisie est aussi jalonné par l’évocation tout en pudeur de ceux qui ne sont plus, du temps qui efface tout (parce que photographier les visages c’est faire en sorte qu’ils « ne tombent pas dans les trous de la mémoire ») comme la mer qui engloutit ce portrait de cet ami d’Agnès Varda qui avait pourtant été soigneusement choisi pour être collé sur un bunker en bord de mer. Et la nostalgie et la mélancolie gagnent peu à peu du terrain jusqu’à la fin. Jusqu’à cette « rencontre » avec le « redoutable » Jean-Luc Godard qui donne lieu à un grand moment de cinéma poignant et terriblement cruel. Jusqu’au lac où la vérité et le regard sont, enfin, à nu. Et le nôtre embué de larmes.

    Ajoutez à cela la musique de M. Et vous obtiendrez une ode au « pouvoir de l’imagination », un petit bijou de délicatesse et de bienveillance. Un pied de nez au cynisme. Passionnant. Poétique. Surprenant. Ensorcelant. Emouvant. Rare. A voir absolument.

    CRITIQUE DE "BARBARA" de MATHIEU AMALRIC

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    « Barbara » de Mathieu Amalric était en ouverture de la sélection Un premier regard, un pur moment de poésie, un choix judicieux pour l'ouverture.

    Une actrice (Jeanne Balibar) va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l'envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.

    Après son Prix de la mise en scène en 2010 pour le formidable « Tournée », Amalric s’intéressait donc à nouveau à une artiste, et faisait cette fois l’ouverture de Un Certain Regard après avoir déjà été en lice dans cette section avec « La Chambre bleue ».

    Ce film singulier ne cherche pas forcément à séduire et encore moins à nous prendre par la main avec des facilités scénaristiques. Il se mérite, se dérobe et se cherche. Et capture pourtant notre attention et notre émotion comme le ferait une chanson de Barbara, avec intensité. Celle que met l’étonnante Jeanne Balibar pour l’incarner au point de se confondre avec celle dont elle joue le rôle comme son personnage se confond avec la chanteuse qu’elle interprète.

    J’aurais aussi pu placer ce film dans ma catégorie « mise en abyme » mais ici c’est le sentiment d’une œuvre poétique, abrupte, confuse, audacieuse, inclassable qui domine. Tour à tour agaçante et séduisante. Quatre femmes en une. Balibar la femme que la caméra caresse. Balibar l’actrice. L’actrice qu’elle incarne dans le film, Brigitte. Barbara qu’incarne l’actrice qu’elle incarne dans le film réalisé par le réalisateur Amalric,…lui-même réalisateur dans son film.

    De ce dédale inénarrable, on ressort avec le souvenir d’une voix, celle de Barbara/Balibar, envoûtante, et d’une femme, de femmes, fantaisistes, captivantes et fuyantes. Et d’une actrice impressionnante.

     « Vous faites un film sur Barbara ou un film sur vous. »  demande ainsi Brigitte interprétant Barbara au réalisateur Amalric dans le film. «  -C’est pareil » lui répond le réalisateur s’immisçant dans la scène du film. Sans doute Amalric réalisateur pourrait-il nous faire la même réponse tant et surtout ces images parcellaires dessinent une déclaration d’amour du réalisateur dans le film à son actrice dans le film, à la chanteuse Barbara, et peut-être du réalisateur Amalric à l’actrice Balibar.

     

    CRITIQUE "LES FANTÖMES D'ISMAËL" de DESPLECHIN

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    Longtemps le festival a choisi pour film d’ouverture des grosses productions, souvent américaines, s’accompagnant de génériques et montées des marches prestigieux. Après Woody Allen et son « Café Society » l’an passé –au passage retrouvez ma critique du film actuellement à l’honneur sur le site de Canal plus- ( un cinéaste qui, lui aussi, d’ailleurs, a souvent recouru à la mise en abyme) c’était au tour du français Arnaud Desplechin d’ouvrir le bal avec « Les fantômes d’Ismaël », hors compétition, après cinq sélections en compétition. « J'ai appris avec une grande émotion que le film faisait l'ouverture. C'est un honneur. J'étais très touché », a ainsi déclaré Arnaud Desplechin lors de la conférence de presse du film.

    À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste, Ismaël (Mathieu Amalric) est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu, Carlotta disparue 20 ans auparavant, plus exactement 21 ans, 8 mois et 6 jours… Ce personnage irréel à la présence troublante et fantomatique est incarné par Marion Cotillard. La manière dont elle est filmée, comme une apparition, instille constamment le doute dans notre esprit notamment lorsqu’elle est filmée dans l’embrasure d’une porte, ses vêtements flottant autour d’elle. Quand elle danse pourtant (magnifique scène d’une grâce infinie sur «It Ain't Me Babe», de Bob Dylan), elle semble incroyablement vivante et envoûtante. Présente. « La scène de la danse est à 95% une invention de Marion » a ainsi précisé Arnaud Desplechin.

    Desplechin jongle avec les codes du cinéma pour mieux les tordre et nous perdre. Les dialogues sont magistralement écrits et interprétés  « Je voulais déchirer ma vie » dit Carlotta.  Ismaël répond : « C'est ma vie que tu as déchirée. » Qu’importe si certains les trouvent trop littéraires. C'est ce qui rend ce film poétique, évanescent.

    A la frontière du réel, à la frontière des genres (drame, espionnage, fantastique, comédie, histoire d’amour), à la frontière des influences (truffaldiennes, hitchcockiennes –Carlotta est bien sûr ici une référence à Carlotta Valdes dans « Vertigo » d’Hitchcock-) ce nouveau film d’Arnaud Desplechin est savoureusement inclassable, et à l’image du personnage de Marion Cotillard : insaisissable et nous laissant une forte empreinte. Comme le ferait un rêve ou un cauchemar.

    Le film est porté par des acteurs remarquables au premier rang desquels Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg (ses échanges avec Ismaël sont souvent exquis). « Charlotte Gainsbourg fait partie des gens qui m'ont donné envie de faire ce métier » a ainsi déclaré Marion Cotillard en conférence de presse. « J'ai le sentiment d'avoir trouvé un personnage quand j'ai trouvé sa manière de respirer » a-t-elle également ajouté. « Depuis "L'Effrontée" j'avais envie de tourner avec Charlotte Gainsbourg et cette fois-ci fut la bonne » a déclaré Desplechin.

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    La fin du film était elle aussi une ouverture. Un espoir. Un film plein de vie, un dédale dans lequel on s’égare avec délice porté par deux personnages énigmatiques, deux actrices magistrales. « Tout le film est résumé dans la réplique suivante : la vie m'est arrivée », a ainsi déclaré Arnaud Desplechin en conférence de presse. La vie avec ses vicissitudes imprévisibles que la poésie du cinéma enchante et adoucit. Le cinéma de Desplechin indéniablement.

    Retrouvez également mes critiques des films (également en lice) "Le Brio" et "Tout nous sépare"  dans mon compte rendu du Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule, ici.

     

  • En direct de la Cérémonie des Prix Lumières 2017 : le palmarès

     

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    Alors que, au même moment, se déroulait au Lido la cérémonie des Globes de Cristal qui a semble-t-il été un véritable fiasco (ne manquez pas l'irrésistible vidéo de Fabrice Luchini), au Théâtre de la Madeleine avait lieu la 22ème cérémonie des Prix Lumières à laquelle j'ai eu le plaisir d'assister comme chaque année.

    L’Académie des Lumières est composée d’une centaine de correspondants représentant plus de vingt pays.

    Plus de 80 films concouraient pour les nominations aux Lumières. Après avoir incorporé la musique et le documentaire l’an passé, les Lumières de la presse internationale, créées en 1995 à l’initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr, ont réservé un prix pour la première fois au cinéma d’animation.

    La cérémonie a rendu un hommage spécial à la comédienne Marion Cotillard et au délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, pour leur contribution au rayonnement mondial du cinéma français.

     Les lauréats ont reçu une médaille en bronze florentin gravée, Toujours plus haut, sur le thème de l’envol et la liberté, offerte par la Monnaie de Paris.

     En préambule de la cérémonie, présentée par Laurie Cholewa et Pierre Zeni, l’Académie a souhaité attirer l’attention, par la musique de Didier Lockwood et les portraits du photographe Etienne Chognard, sur la situation des migrants mineurs arrivés seuls à Calais, affrontant désormais un avenir plus qu’incertain.

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    Je dois avouer en revanche avoir été déçue du palmarès, notamment de l'absence de "Frantz" de François Ozon (également reparti bredouille des Globes de Cristal), pourtant LE film de l'année 2016 alors que "Elle", de Paul Verhoeven, a été plébiscité avec les prix du meilleur film, de la mise en scène et de la meilleure actrice, pour Isabelle Huppert. L'enthousiasme que suscite ce film me laisse totalement perplexe malgré la remarquable interprétation d'Isabelle Huppert.

    Je me réjouissais également des nombreuses nominations pour "Mal de pierres" dont je vous avais dit tout le bien que j'en pensais lors de sa projection cannoise suite à laquelle le film avait été injustement méprisé. Là aussi, le film ést reparti bredouille.

    Le prix du meilleur acteur est allé à Jean-Pierre Léaud, pour "La mort de Louis XIV", de Albert Serra, film primé également pour son image, signée Jonathan Ricquebourg.

    Le film "Divines", de Houda Benyamina, a été distingué dans la catégorie du premier long métrage, et ses comédiennes Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena se sont imposées comme révélations féminines. Damien Bonnard a été primé comme révélation masculine dans "Rester vertical", de Alain Guiraudie.

     Bertrand Tavernier a été distingué pour son documentaire "Voyage à travers le cinéma français", et "Ma vie de Courgette", de Claude Barras, a reçu les prix de l’animation, qui été décerné cette année pour la première fois, et du scénario (Céline Sciamma).

    Le prix du Film francophone est allé à "Hedi", du tunisien Mohamed Ben Attia, et Ibrahim Maalouf a remporté le prix de la Musique pour le magnifique film "Dans les forêts de Sibérie", de Safy Nebbou dont vous pouvez retrouver ma critique, ici.

    Cliquez sur leurs titres pour lire mes critiques des films nommés suivants.

    "Frantz" de François Ozon

    "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan

    "Mal de pierres" de Nicole Garcia

    "L'Odyssée" de Jérôme Salle

     

    Liste des nommés:

    Film

    Elle, de Paul Verhoeven

    La mort de Louis XIV, de Albert Serra

    Nocturama, de Bertrand Bonello

    Les ogres, de Léa Fehner

    Rester vertical, de Alain Guiraudie

    Une vie, de Stéphane Brizé

     

    Réalisateur

    Bertrand Bonello - Nocturama

    Stéphane Brizé - Une vie

    Léa Fehner - Les ogres

    Alain Guiraudie - Rester vertical

    Albert Serra - La mort de Louis XIV

    Paul Verhoeven - Elle

     

    Actrice Judith Chemla - Une vie

    Marion Cotillard - Mal de pierres

    Virginie Efira - Victoria

    Isabelle Huppert - Elle

    Sidse Babett Knudsen

    - La fille de Brest

    Soko - La danseuse

     

    Acteur Pierre Deladonchamps - Le fils de Jean

    Gérard Depardieu - The End

    Nicolas Duvauchelle - Je ne suis pas un salaud

    Jean-Pierre Léaud - La mort de Louis XIV

    Omar Sy et James Thierrée - Chocolat

    Gaspard Ulliel - Juste la fin du monde

     

    Scénario

    David Birke - Elle

    Léa Fehner, Catherine Paillé et Brigitte Sy - Les ogres

    Emilie Frèche et Marie-Castille Mention-Schaar - Le ciel attendra

    Alain Guiraudie - Rester vertical François Ozon - Frantz

    Céline Sciamma - Ma vie de Courgette

     

    Image

    Christophe Beaucarne - Mal de pierres

    Benoît Debie - La danseuse

    Antoine Héberlé - Une vie

    Léo Hinstin - Nocturama Pascal Marti - Frantz

    Jonathan Ricquebourg - La mort de Louis XIV

     

    Révélation masculine

    Damien Bonnard - Rester vertical

    Corentin Fila et Kacey Mottet Klein - Quand on a 17 ans

    Finnegan Oldfield - Bang Gang Toki Pilioko - Mercenaire

    Sadek - Tour de France

    Niels Schneider - Diamant noir

     

    Révélation féminine

    Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena - Divines

    Paula Beer - Frantz

    Lily Rose Depp - La danseuse Manal Issa - Peur de rien

    Naomi Amarger et Noémie Merlant - Le ciel attendra

    Raph - Ma Loute

     

    Premier film Apnée, Jean-Christophe Meurisse

    La danseuse, Stéphanie di Giusto

    Diamant noir, Arthur Harari

    Divines, Houda Benyamina

    Gorge cœur ventre, Maud Alpi

    Mercenaire, Sacha Wolff

     

    Film francophone Belgica, Felix van Groeningen

    La fille inconnue, Jean Pierre et Luc Dardenne

    Hedi, Mohammed Ben Attia

    Juste la fin du monde, Xavier Dolan

    Mimosas, Oliver Laxe

    Les Premiers, les Derniers, Bouli Lanners

     

    Film d'animation

    La jeune fille sans mains, Sébastien Laudenbach

    Louise en hiver, Jean-François Laguionie

    Ma vie de Courgette, Claude Barras

    La tortue rouge, Michael Dudok de Wit

    Tout en haut du monde, Rémi Chayé

     

    Documentaire

    Le bois dont les rêves sont faits, Claire Simon

    Dernières nouvelles du cosmos, Julie Bertuccelli

    Merci Patron !, François Ruffin

    La sociologue et l’ourson, Etienne Chaillou et Mathias Théry

    Swagger, Olivier Babinet

    Voyage à travers le cinéma français, Bertrand Tavernier

     

    Musique

    Sophie Hunger - Ma vie de Courgette

    Ibrahim Maalouf - Dans les forêts de Sibérie

    Laurent Perez del Mar - La tortue rouge

    ROB - Planétarium

    Philippe Rombi - Frantz

    Gabriel Yared - Juste la fin du monde

     

  • Mon année 2015 en 6 festivals de cinéma et 2 cérémonies: Beaune, Cannes, Cabourg, Deauville, Dinard, La Baule, César et prix Lumières

     

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    En ce qui concerne les festivals de cinéma, cette année 2015 a été pour moi très enrichissante : un début en fanfare avec le Festival International du Film Policier de Beaune que j’ai eu le plaisir de couvrir pour la première fois, dans des conditions exceptionnelles (avec en prime la découverte du film que je place en premier dans mon classement 2015 que je vous livrerai demain), un festival de Cannes jalonné de moments cinématographiques (et accessoirement gastronomiques pour mon blog Inthemoodforhotelsdeluxe.com) inoubliables et de pépites cinématographiques (là aussi, plusieurs figurent dans mon top de l’année), le Festival de Cabourg où je suis retournée après quelques années d’absence suivi du Festival du Cinéma Américain de Deauville, véritable parenthèse enchantée pour moi cette année, un retour au Festival du Film Britannique de Dinard là aussi après quelques années d’absence et enfin le Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule qui, en deux ans d’existence, a pris une véritable ampleur avec deux concerts inoubliables et une sélection particulièrement diversifiée et de grande qualité. J'ajoute à ces festivals les deux cérémonies incontournables pour moi chaque année: les prix Lumières et les César. Ci-dessous, retrouvez les liens vers mes bilans très détaillés de ces différents festivals et événements. Demain, je vous livrerai mon top 2015.  L'année à venir sera sans doute pour moi aussi littéraire (voire plus littéraire) que cinématographique avec la sortie de mon premier roman en papier au printemps prochain, un projet que j'ai hâte de partager ici avec vous...

    Compte rendu du Festival International du Film Policier de Beaune 2015

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    Compte rendu du Festival de Cannes 2015

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    Compte rendu du Festival du Film de Cabourg 2015

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    Compte rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2015

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     Compte rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2015

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    Compte rendu du Cinéma et Musique de Film de La Baule 2015

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    Compte rendu des Prix Lumières 2015

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    Compte rendu de la Cérémonie des César 2015

     

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  • Concours - 10 invitations pour la 19ème cérémonie des Prix Lumières le lundi 20 janvier 2014 à Paris

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    Chaque année, je vous parle de cette cérémonie qui eut lieu pendant plusieurs années à la Mairie de Paris et qui se déroulera cette année à l’Espace Pierre Cardin, à 21H, le 20 janvier 2014 et qui récompense les meilleurs films français et francophones de l’année, des récompenses décernées par la presse étrangère et qui préfigurent souvent les résultats des César qui ont lieu un mois plus tard, devenant au fil des années un évènement incontournable et la première remise de prix majeure de la nouvelle année en France. Je suis donc particulièrement ravie de pouvoir permettre à dix (chanceux) d'entre vous de remporter leurs invitations (valables pour une personne).

    Organisés par l’Académie des Lumières qui a vu le jour en 1995 à l'initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr, les Prix Lumières récompensent le cinéma français et francophone. 
    À l'image des Golden Globe Awards décernés chaque année par l'Association de la presse étrangère de Hollywood, l'Académie des Lumières veut souligner le grand intérêt que porte au cinéma français la presse internationale largement représentée à Paris.

    « Quai d’Orsay » de Bertrand Tavernier est en tête des nominations avec 5 nominations devant « La vie d’Adèle » et « 9 mois ferme » avec 4 nominations.

     C'est Carole Bouquet qui présidera cette année la cérémonie.

     La cérémonie rendra hommage aux cinéastes Georges Lautner et Patrice Chéreau.

     Les cinémas belge et tunisien seront également à l'honneur de cette 19ème cérémonie.

    C'est "Amour" de Michael Haneke qui, l'an passé avait reçu le prix du meilleur film.  Il nous faut donc patienter dix jours avant de savoir qui aura l'honneur de lui succéder entre  "9 mois ferme" d'Albert Dupontel, "Grand Central" de Rebecca Zlotowski, "La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2" d'Abdellatif Kechiche, "L’ Ecume des jours" de Michel Gondry, "Quai d’Orsay" de Bertrand Tavernier, "Renoir" de Gilles Bourdos.

    Je vous ferai vivre cette cérémonie en direct (twitter : @moodforcinema , hashtag : #PDL2014, #PrixLumieres ) et bien entendu vous pourrez retrouver ici mon compte rendu complet et le palmarès détaillé ainsi que sur mes sites http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforfilmfestivals.com . Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter le site officiel ou retrouver mes récits des cérémonies des années précédentes.

    Cérémonies précédentes:

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2011 des prix Lumières.

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2012 des prix Lumières.

    Cliquez ici pour retrouver mon compte rendu de la cérémonie 2013 des prix Lumières.

     

    Je vous propose également quelques critiques de films en lice:

     

    « Grand Central » de Rebecca Zlotowski

    « Renoir » de Gilles Bourdos

    « Le Passé » d’Asghar Farhadi

    « La Vénus à la fourrure » de Roman Polanski

    « Elle s’en va » d’Emmanuelle Bercot

    « Les Garçons et Guillaume, à table! » de Guillaume Gallienne

     

    CONCOURS

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    Règlement: Cette année,  j'ai le grand plaisir de pouvoir vous faire gagner dix invitations individuelles pour la 19ème cérémonie des prix Lumières du 20 janvier 2014, à l'Espace Pierre Cardin (ouverture des portes à 20H, début de la cérémonie à 21H). Pour faire partie des heureux élus qui profiteront de cette belle soirée en présence de tous ceux qui ont contribué de manière remarquable au cinéma français et au cinéma francophone l'an passé (le générique est chaque année impressionnant avec, toujours, de beaux moments de cinéma), soyez parmi les 10 premiers à envoyer vos réponses aux questions suivantes à inthemoodforcinema@gmail.com avec, pour intitulé de votre email, "Concours Lumières". Seuls les gagnants seront contactés. Vous trouverez les réponses aux questions dans mes articles précités sur les éditions précédentes.

     

    1. Quel est le titre de ce (très beau film) dont est extrait ce (sublime) plan d'un cinéaste à qui la cérémonie des Lumières 2011 a rendu hommage?

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    2. Qui a obtenu le prix Lumières de la Révélation masculine en 2013?

     

    3. Où se déroulait la cérémonie des Lumières 2013?

    4. Quel évènement historique s'est déroulé il y a trois ans à l'heure même à laquelle avait lieu la cérémonie des Lumières?

    5. Comment s'appelait le court-métrage d'un grand cinéaste projeté lors de l'édition 2011 et de quel grand cinéaste s'agissait-il?

     

     

    NOMINATIONS

    MEILLEUR FILM

    9 mois ferme de Albert Dupontel

    Grand Central de Rebecca Zlotowski

    La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

    L’ Ecume des jours de Michel Gondry

    Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    Renoir de Gilles Bourdos

     

    MEILLEUR REALISATEUR

    Gilles Bourdos

    Albert Dupontel

    Michel Gondry

    Abdellatif Kechiche

    Bertrand Tavernier

    Rebecca Zlotowski

     

    MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL OU ADAPTATION

    Le Passé de Asghar Farhadi

    Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    9 mois ferme Albert Dupontel

    La Marche de Nabil Ben Yadir

    La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

    Arrêtez-moi de Jean-Paul Lilienfeld

     

    MEILLEURE ACTRICE

    Juliette Binoche dans Camille Claudel, 1915 de Bruno Dumont

    Catherine Deneuve dans Elle s’en va d’Emmanuelle Bercot

    Sandrine Kiberlain dans 9 mois ferme de Albert Dupontel

    Emmanuelle Seigner dans La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

    Christa Theret dans Renoir de Gilles Bourdos

    Léa Seydoux dans Grand Central de Rebecca Zlotowski et La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

     

    MEILLEUR ACTEUR

    Michel Bouquet dans Renoir de Gilles Bourdos

    Guillaume Canet dans Jappeloup de Christian Duguay

    Romain Duris dans L’ Ecume des jours de Michel Gondry

    Guillaume Gallienne dans Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

    Thierry Lhermitte dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

    Tahar Rahim dans Grand Central de Rebecca Zlotowski

     

    REVELATION FEMININE DE L’ANNEE

    Pauline Etienne dans La Religieuse de Guillaume Nicloux

    Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche

    Alice de Lencquesaing dans La Tête la première d’Amélie van Elmbt

    Miss Ming dans Henri de Yolande Moreau

    Vimala Pons dans La fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko

    Marine Vacth dans Jeune & Jolie de François Ozon

     

    REVELATION MASCULINE DE L’ANNEE

    Pierre Deladonchamps dans L’ inconnu du lac de Alain Guiraudie

    Paul Hamy dans Suzanne de Katell Quillévéré

    Tewfik Jallab dans La Marche de Nabil Ben Yadir

    Vincent Macaigne dans La fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko

    Raphaël Personnaz dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier et Marius de Daniel Auteuil

    Niels Schneider dans Désordres d’ Etienne Faure

     

    PRIX Heike Hurst du MEILLEUR PREMIER FILM

    Au-Delà Du Sang de Guillaume Tauveron

    Comme un lion de Samuel Collardey

    En Solitaire de Christophe Offenstein

    Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

    La Tête la première d’Amélie van Elmbt

    Nous irons vivre ailleurs de Nicolas Karolszyk

     

    MEILLEUR FILM FRANCOPHONE HORS DE FRANCE

    Aujourd’hui de Alain Gomis (France, Sénégal)

    Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (France, Maroc, Belgique)

    Le Démantèlement de Sébastien Pilote (Québec)

    Dead Man Talking de Patrick Ridremont (Belgique, France, Luxembourg)

    Gabrielle de Louise Archambault (Québec)

    Le Repenti de Merzak Allouach (Algérie)

     
     Liens:
     
    - Site officiel des Prix Lumières : http://www.academielumieres.com/bienvenue.ws 
    -Page Facebook des prix Lumières : https://www.facebook.com/lesprix.lumieres

     

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