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EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS - Page 5

  • Compte rendu de la masterclass de Jean-Pierre Jeunet

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    micmacs6.jpg N’ayant pas pu être présente à la masterclass de Jean-Pierre Jeunet à laquelle j’étais conviée, c’est en direct, sur internet (Allociné), que je l’ai suivie. En voici un résumé…

     

    Jean-Pierre Jeunet a d’abord évoqué son prochain film "Micmacs à tire-larigot" qui sort en salles le 28 octobre prochain (une comédie satirique sur les marchands d'armes, poétique, fantaisiste, burlesque) mais aussi son style si particulier et son rôle de président au prochain Festival du Cinéma Américain de Deauville.

     

    Concernant « Micmacs à tire-tarigot »,  il précise tout d’abord que la défection de Jamel Debbouze ( pour raisons personnelles car ce dernier était dans une période où il ne souhaitait plus travailler) remplacé par Dany Boon, lui a fait perdre 4 mois, 4 mois qu’il a mis à profit pour faire « Train de nuit » (que vous pouvez visionner, ici) , le spot publicitaire pour Channel  5 qui s’assimile d’ailleurs davantage à un court-métrage. Pour lui la réalisation de ce spot a été « un bonheur incroyable », parce qu’il disposait de « beaucoup de moyens », parce qu’il l’a écrit et avait toujours «rêvé de faire un film dans un train de nuit ».

     

    Il est aussi revenu sur son refus de réaliser Harry Potter , ce qui pour lui aurait été « un travail de technicien », précisant que « la liberté c’est ce qu’il y a de plus précieux », une liberté (plutôt louable dans un domaine où les "lois du marché"  obligent constamment à faire des concessions),  qu’il ne cessera d’évoquer tout au long de la rencontre.

     

    Il a aussi parlé du cinéma qu’il aimait : Jacques Audiard (dont il est impatient de voir le dernier film « Un Prophète », que j’ai eu la chance de voir à Cannes et que je vous recommande d’ores et déjà vivement), mais aussi dans un style différent Agnès Jaoui ou encore Leconte ou Corneau.  Il dit aussi « vénérer Scorsese » sans pour autant aimer tous ses films.

     

    Pour lui « sortir d’un film » c’est « sortir de deux ans d’un tunnel ».

     

    Son professionnalisme, son perfectionnisme et sa passion transparaissaient aussi beaucoup dans cette rencontre. Il a ainsi évoqué son besoin d’être présent à toutes les étapes du tournage, et notamment pendant tout le mixage, "pas par manque de confiance" mais parce que cela le passionne.

     

    Pour lui, la grande référence est Jacques Prévert. Ainsi, quand les dialogues lui paraissent trop banales Guillaume Laurant (son très talentueux coscénariste, notamment auteur du « Fabuleux destin d’Amélie Poulain ») et lui-même  disent qu’il faut « reprévèriser ». Pour lui le plus beau compliment qu’on lui ait fait à propos d’Amélie Poulain vient de Daniel Toscan du Plantier qui lui avait dit que son cinéma s’apparentait à « du Carné, Prévert avec la technologie d’aujourd’hui ».

     

    « Micmacs à tire-larigot » dont les teasers qui nous ont été présentés sont particulièrement alléchants, autant par leur esthétique si propre au cinéaste mais aussi pour cet univers si fantaisiste, si poétique et pour ses dialogues inimitables (et ici des expressions désuètes qui jouent savamment sur le décalage), ou encore pour son goût pour les images chaudes, les objets rétros, son souci du détail. Pour lui ce dernier film est « une comédie avec un fond sérieux et documenté. Chaque petite phrase vient de dialogues entendus  comme " Nous ne travaillons pas pour le Ministère de l'attaque mais pour celui de la Défense"».

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     Il revient sur Dany Boon dont la première réaction a été de refuser, il le juge néanmoins parfait pour le rôle bien qu’il n’ait pas été écrit pour lui initialement (le handicap de Jamel avait ainsi été intégré dans le scénario) de même que c’est Emily Watson et non Audrey Tautou qui devait initialement interpréter Amélie Poulain. 

     

    Il a aussi évoqué l’écriture des personnages de « Micmacs à tire-larigot », se référant ainsi à Pixar, précisant que chaque personnage « a une particularité ».

     

    Pour lui son univers n’est pas fantastique comme il a parfois été qualifié mais «poétique, décalé. » Il dit d’ailleurs ne jamais avoir aimé les films d’horreur car cela l’ennuie. Il déplore d’ailleurs les deux tendances actuelles du cinéma français : d’un côté le cinéma qui va « plaire aux Cahiers du Cinéma : un couple qui se dispute dans une cuisine […] de préférence sur le Boulevard Saint-Germain », de l’autre « des films de genre ».

     

     A propos de sa présidence du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville, il dit que lorsqu’il est dans une période de recherche de sujet, il aime bien voir des films écrits par d’autres, surtout s’il s’agit de films américains et indépendants.

     

     Concernant les sélections en festivals de « Micmacs… », il annonce celle de Toronto (pas encore confirmée) où « Amélie Poulain » avait été primée.

     

      La fin de « Micmacs… » est selon lui un hommage flagrant à Sergio Leone.  « Il était une fois dans l’Ouest » est d’ailleurs son premier grand choc cinématographique dont il est rentré « sans parler pendant 3 jours ». Pour lui le deuxième choc a été « Orange mécanique » qu’il a vu 14 fois  quand il est sorti.  Il a aussi évoqué deux autres références, en particulier dans le personnage de Dany Boon  (et pas n’importe lesquelles…) : Chaplin et Bourvil.

     

    Pour lui « Amélie Poulain » est son film le plus personnel même si les marchands d’armes, sujet de « Micmacs » est vraiment un sujet qui l’intéresse.

     

    Il a aussi évoqué l’influence de la peinture dans son cinéma, chaque film s’imprégnant de l’univers d’un peintre même si , pour lui, «  le plus important c’est toujours l’histoire », et même si l’envie d’un film peut aussi venir d’un décor.

     

    Pour lui, le moment le plus douloureux de la création c’est de trouver le sujet qui va le motiver pendant 3 ans.

     

    Il déplore aussi un manque de goût esthétique aujourd’hui chez les critiques en France évoquant un « combat perdu d’avance ».

     

    Enfin, il a terminé en louant la simplicité de Dany Boon… et en nous laissant l’agréable impression d’avoir entendu un vrai passionné, libre, déterminé, perfectionniste, vibrant vraiment pour le cinéma (et non ses recettes) et avec la vive impatience de voir « Micmacs à tire-larigot » dont l’originalité visuelle, mais aussi celle des dialogues ne fait aucun doute et confirme sa place à part dans le cinéma français et même mondial, celle aussi de ceux dont la signature est identifiable en un seul plan comme Tim Burton ou Pedro Almodovar, ceux qui ont un univers bien à eux et savent nous y embarquer. Bref, des cinéastes, des vrais.

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  • Exposition « Jacques Tati : deux temps, trois mouvements » à la Cinémathèque Française ou un « jour de fête » pour quelques blogueurs privilégiés

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    Après une petite semaine de vacances, l’actualité cinématographique quotidienne est de retour sur Inthemoodforcinema.com …

    cinémathèque2.jpgHier midi, à l’occasion de l’exposition consacrée à Jacques Tati intitulée « Tati, deux temps, trois mouvements » qui s’ouvre aujourd’hui au public, la Cinémathèque Française a eu la (très) bonne idée  d’organiser une visite en avant-première réservée à une petite dizaine de blogueurs , une visite  très privilégiée puisque présentée par le passionné et passionnant directeur de la Cinémathèque Serge Toubiana et commentée par ses tout aussi passionnés et passionnants commissaires Macha Makeïeff (également scénographe de l’exposition) et  Stéphane Goudet et suivie d’un déjeuner dans le tout nouveau restaurant de la Cinémathèque,  « Le 51 » (qui ouvre également ses portes ce 8 avril) en la compagnie de ces guides d’exception.

    Je ne compte plus les formidables, singulières, ou parfois même insolites expériences que m’ont permis de vivre mes blogs depuis quatre ans, celles-ci s’intensifiant considérablement depuis la fin 2008, et celle d’hier, fait indéniablement pour moi partie des meilleures : d’abord parce que la Cinémathèque est le lieu par excellence des cinéphiles (mais pas seulement d’ailleurs, certains l’imaginent à tort figée dans le cinéma d’hier alors que cette magnifique institution créée par Langlois et Franju en 1936 et qui a déménagé en 2005 du Palais de Chaillot au bâtiment construit par l’architecte Franck Gehry, rue de Bercy, sait admirablement concilier modernité et restauration ou mise en valeur des films anciens, cinéma d’hier et d’aujourd’hui, et réjouir les simples amateurs de cinéma autant que les cinéphiles ), ensuite parce que « PlayTime » fait pour moi partie de ces (rares) films  intemporels et universels, d’une modernité, d’une beauté, d’une poésie, d’une drôlerie,  d’une inventivité, d’une portée sidérantes, et que j’étais donc particulièrement enthousiaste à l’idée de m’immerger ainsi « in the mood for Tativille ».

     L’intérêt et l’originalité de cette passionnante exposition qui ravira autant les inconditionnels de Tati que ceux qui ignorent tout de son œuvre, est en effet de nous le faire découvrir ou redécouvrir grâce à la scénographie très inspirée de Macha Makeïeff nous immergeant dans l’atmosphère visuelle et sonore, plastique et musicale de l’univers si particulier et fascinant, tout en folie, déplacement et transparence de Jacques Tati, décloisonnant et perturbant judicieusement l’espace. Cette exposition nous désoriente ainsi joyeusement tels les manèges que le cinéaste affectionnait, nous plongeant dans cette modernité intrigante, inquiétante même parfois, qu’il a si bien su disséquer et détourner, l’exposition intégrant également le décor parisien d’aujourd’hui comme la Grande Bibliothèque qui fait face au bâtiment de Franck Gehry.

    Tati8.jpg A l’image des films de Jacques Tati, cette exposition est une sollicitation permanente pour la vue et pour l’ouïe qui,  comme les films de Tati, responsabilise le spectateur/visiteur. Vous apprendrez aussi beaucoup sur Tati  (de ses 400000 entrées pour « PlayTime » qui engloutira son argent et son énergie, de sa part de rayonnement et aussi d’ombre et notamment de son désir de « disperser « M Hulot, à la figuration de César dans « Les vacances de M.Hulot »… ), l'exposition faisait preuve du même souci du détail que le cinéaste, et irez à sa rencontre autant par des objets métonymiques aussi indissociables du cinéaste que l’était Chaplin de son chapeau et sa canne que par des œuvres qui ont eu une résonance avec son travail, par exemple grâce au parallèle établi entre « Trafic », « Crash » de Cronenberg et « Week end » de Godard mais aussi avec « Nighthawks » d’Edward Hopper…

      L’exposition est aussi parsemée de citations du cinéaste qui éclairent son œuvre : « Si j’avais su dessiner, j’aurais pu être caricaturiste », « La vedette est avant tout le décor » (idée que reflète parfaitement cette exposition dont la vedette est aussi avant tout le décor, mais aussi d’ailleurs son visiteur, qui en est aussi un acteur), ou encore « Nous appartenons à une génération qui éprouve le besoin de se mettre en vitrine » qui pourrait avoir été prononcée aujourd’hui.

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     Son chef d’œuvre  « PlayTime » qui est pourtant sorti en 1967, il y a donc plus de 40 ans, pourrait ainsi avoir été réalisé aujourd’hui tant il paraît d’une étonnante clairvoyance et modernité, et refléter notre époque avide de transparence et souvent aveugle à ce qui l’entoure, tonitruante et sourde, utra « communicationnel » et parfois tellement égocentrique voire égoïste, ouverte et cloisonnée, où les technologies compliquent parfois les rapports humains alors qu’elles devraient les faciliter, d’une modernité  aliénante (de l’uniformisation de l’architecture, au rôle de la télévision en passant par l’influence de la société de consommation), déshumanisante et parfois inhumaine, tout ce que Tati savait déjà si bien tourner en dérision, et envelopper dans un vaste manège parfois, contrairement à ce qu’on pourrait croire, plus désenchanté qu’enchanté, en tout cas enchanteur.

     Quel cinéaste arrive aujourd’hui à construire des plans (souvent des plans séquence et des plans d’ensemble) d’une telle richesse, d’une  telle densité, d’une telle polysémie avec un tel travail sur le son, les couleurs, l’organisation en apparence désorganisée de l’espace, créant un univers tellement singulier à la fois absurde et clairvoyant, tendre et mélancolique ?  PlayTime est un bijou burlesque d’une beauté inégalée qui nous embarque dans son univers aussi gris que fantaisiste, aussi absurde que réaliste : Tati met ainsi en lumière les paradoxes de notre société par un cinéma lui-même en apparence paradoxal, mais savamment orchestré. Ah, la séquence du Royal Garden  dans « PlayTime » ! Quelle lucidité. Quelle drôlerie ! Quel discernement ! Quelle folie savante et poétique ! Quel sens du détail ! Quel talent tout simplement. 45 minutes d’une inventivité et d’une intelligence jubilatoires et incomparables ! Et quelle confiance accordée au spectateur (et à son regard) qu'on cherche si souvent aujourd'hui à infantiliser... Un tourbillon spectaculaire, une récréation savoureuse dont le spectateur fait partie intégrante. Il y aurait tant à dire encore sur "PlayTime"!

    tati6.jpgCette exposition nous apprend aussi que Tati avait signé deux scénarii inédits, et que l’un d’entre eux intitulé « L’illusionniste », un film d’animation (se déroulant, dans sa nouvelle version, à Edimbourg et mettant en scène Jacques Tati) a été tourné par Sylvain Chomet et sortira prochainement, un film sur le rapport au music hall, une œuvre inédite qui ne sera malheureusement pas prête pour le Festival de Cannes où Sylvain Chomet avait déjà enchanté les festivaliers  avec « les Triplettes de Belleville », mais qui devrait sortir en mai 2009. Ces derniers pourront néanmoins se consoler avec la version restaurée des « Vacances de M.Hulot » qui devrait y être projetée.  Tati n’a pas fini de résonner et d’influencer le cinéma : de Truffaut (qui lui rend hommage dans « Domicile conjugal » reprenant le gag du fauteuil de « PlayTime ») à Lynch ou Kaurismaki.

     A l’image de Tati qui disait, « Le film commence quand vous quittez la salle » (d’où l’absence de générique de fin dans « PlayTime »), Macha Makeïeff souhaite que l’exposition commence quand nous quittons la salle et résonne en nous, objectif pleinement rempli. Les deux temps font ici référence à la couleur et au noir et blanc, puisque le visiteur remonte le temps, mais aussi à ce qui a inspiré Tati, et notamment toute la tradition burlesque mais aussi à la manière dont il continue à vivre aujourd’hui puisque l’exposition présente aussi de nombreuses œuvres d’étudiants d’écoles d’art mises en parallèle avec le travail de Tati mais ces deux temps pourraient aussi faire référence à cette idée de deuxième temps qui débute une fois l’exposition terminée.

     Une exposition ludique et instructive qui, à l’image des films de Tati, nous déconcerte et nous ensorcelle, nous interpelle et nous responsabilise, faisant intelligemment, voire malicieusement , résonner la forme et le fond, œuvres d’hier et d’aujourd’hui,  et qui  fait aussi appel à notre part d’enfance,  et nous laisse comme la vision d’un film de Tati : les yeux sans cesse émerveillés, écarquillés devant chaque trouvaille, en redemandant encore, insatiables et fascinés. Et cela tombe bien puisque, à l’occasion de cette exposition, de nombreux évènements sont organisés autour de Jacques Tati, nous permettant de satisfaire cette soif insatiable : les visites inattendues, les balades architecturales, évidemment une programmation de ses films, mais aussi de plusieurs films "sous influence tatiesque". Et puis des conférences, des lectures, un concert...

    Un hommage iconoclaste, à la fois actuel et à contretemps, à l'image du cinéaste (Jacques Tati aurait eu 102 ans en 2009) vivement recommandé par Inthemoodforcinema.com  

     Comptez environ 1H30 si vous voulez profiter pleinement de cette exposition.

     Pour finir, une citation d’actualité puisqu’elle est signée Colette (dont Stephen Frears a adapté « Chéri », aujourd’hui au cinéma dont vous pourrez lire la critique sur Inthemoodforcinema.com ) "Désormais, je crois que nulle fête, nul spectacle d'art et d'acrobatie, ne pourront se passer de cet étonnant artiste qui a inventé quelque chose... Quelque chose qui participe de la danse, du sport et du tableau vivant. (...) En Jacques Tati cheval et cavalier, tout Paris verra, vivante, sa créature fabuleuse : le centaure."

     A voir également absolument en ce moment, à la Cinémathèque: la rétrospective André Téchiné (Cliquez ici pour lire ma critique de son dernier film, "La Fille du RER"), jusqu'au 12 avril 2009.


    INFORMATIONS PRATIQUES

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    Exposition du 8 Avril au 3 Août 2009 à La Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris

    Informations : 01-71-19-3 3-33

    Du lundi au samedi de 12H à 19H, nocturne le jeudi jusqu’à 22H. Dimanche de 10H à 20H. Fermeture le mardi.

    Déambulations introductives , le samedi et le dimanche, à partir de 16H

    Balade archiecturale : le dimanche matin à 11H

    Tarifs de l’exposition : 8 euros Tarif réduit : 6,5 euros moins de 18 ans : 4 euros Carte Cinétudiant : 5,5 euros Libre Pass accès libre Forfait expo + film ou musée : 10 euros

     Avec aussi : les visites inattendues, les balades architecturales, Une exposition, une programmation de ses films, mais aussi de plusieurs films "sous influence tatiesque". Et puis des conférences, des lectures, un concert...

    Exposition du 8 Avril au 3 Août 2009

    Site internet de la Cinémathèque :  http://www.cinematheque.fr   

    Blog de Serge Toubiana:   http://blog.cinematheque.fr/

     FILMOGRAPHIE DE JACQUES TATI

     Né Jacques Tatischeff, le 9 octobre 1908 à Le Pecq (Yvelines ) et décédé le 5 novembre 1982 à Paris d’une embolie pulmonaire. Il a obtenu l’Oscar du meilleur film étranger pour « Mon Oncle » en 1959 et un César pour l’ensemble de son œuvre en 1977.

     En tant qu’acteur :

    Parade (1974), de Jacques Tati

    Trafic (1971), de Jacques Tati

     Playtime (1967), de Jacques Tati

     Mon oncle (1958), de Jacques Tati

     Les Vacances de M. Hulot (1953), de Jacques Tati

     Jour de fête (1949), de Jacques Tati

    Le Diable au corps (1947), de Claude Autant-Lara

     L'Ecole des facteurs (1947), de Jacques Tati

     Sylvie et le Fantôme (1945), de Claude Autant-Lara

     En tant que réalisateur :

     Parade (1974)

     Trafic (1971)

     Play Time (1967)

     Mon oncle (1958)

     Les Vacances de M. Hulot (1953)

     Jour de fête (1949)

     L'Ecole des facteurs (1947)

     Gai Dimanche (1936)

     Les Courts métrages de Jacques Tati

     En tant que scénariste :

     L'Illusionniste (2009), de Sylvain Chomet

     Parade (1974), de Jacques Tati

    Trafic (1971), de Jacques Tati

     Play Time (1967), de Jacques Tati

     Mon oncle (1958), de Jacques Tati

     Les Vacances de M. Hulot (1953), de Jacques Tati

     Jour de fête (1949), de Jacques Tati

      L'Ecole des facteurs (1947), de Jacques Tati

    Autres blogs présents hier sur lesquels vous trouverez très certainement des commentaires sur cette exposition: http://365joursouvrables.blogspot.comhttp://25images.over-blog.com/;  http://fromafog.blogspot.com/;  http://www.lecoindeloeil.com/index.php;  http://ruinescirculaires.free.fr/;  http://spectresducinema.blogspot.com/;  http://www.lesnouveauxcinephiles.com/;  http://www.buzzeum.com/blog/;  http://just4exhibitions.blogspot.com/;  http://www.stardust-memories.com/http://laternamagika.wordpress.com;  http://www.poptronics.fr/

    La bande-annonce de "Playtime"

     

     

  • Cérémonie de remise des trophées des jeunes talents 2009: Fred Cavayé et Nora Arzeneder récompensés

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    Cyril Féraud, Charles Templon, Nora Arzeneder, Jeff Panacloc...et Jean-Marc, Fred Cavayé, Rémi Castillo (photo "In the mood for cinema")

    talents.jpgCe soir, à l'Elysées Biarritz avait lieu la 4ème cérémonie de remise des trophées des jeunes talents de l'année 2009 (cliquez ici pour accéder au site officiel), cérémonie à laquelle "In the mood for cinema" était invité. Robert Hossein était le parrain de cette édition 2009.

     Cette cérémonie créée par Rémi Castillo récompense les jeunes espoirs qui se sont illustrés au cours de l'année 2008 dans les disciplines suivantes: cinéma, télévision et humour...

    La cérémonie a ainsi été entrecoupée de différents numéros comiques et le public a pu voter après ces prestations pour le meilleur jeune talent catégorie "humour". C'est d'ailleurs celui pour lequel j'ai voté qui a remporté ce prix: le jeune ventriloque Jeff Panacloc pour sa poésie, sa tendre drôlerie mais aussi son talent d'acteur sans lequel un tel numéro tomberait à plat. En espérant que ce prix lui permettra de trouver le producteur qu'il n'a pas encore. Ses concurrents étaient également prometteurs: le dynamique Baptiste pour son sketch "Prénoms" et "Les cuissards" pour "Les frères Flanel". Tous se démarquaient d'ailleurs par leurs talents d'acteurs.

    pourelle.jpgPour ce qui concerne le cinéma, c'est Nora Arzeneder pour "Faubourg 36" qui a été récompensée (face à Marc-André Grondin et Salomé Stévenin), consolation après son absence de nomination comme jeune espoir féminin aux César 2009, et Fred Cavayé pour son excellent premier film "Pour elle" (face à Philippe Claudel pour "Il y a longtemps que je t'aime" et face à Anna Novion pour "Les grandes personnes".)

    Vous devriez retrouver ce trophée sur le plateau du Grand journal de Canal plus puisque c'est Yann Barthès (grand vainqueur aussi à l'applaudimètre) qui a obtenu le trophée du jeune journaliste. En son absence c'est ses cameramen du "Petit journal" qui ont récupéré le trophée comme vous le verrez dans la vidéo plus bas.

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    Le tout nouveau magazine "Studio Cinélive" était partenaire de cette cérémonie. J'en profite pour vous recommander leur nouveau blog.
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    Trophée  du jeune animateur 2009 : Cyril Féraud (pour...(!) Le loto -France 2-)

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    Trophée du jeune comédien (télévision) 2009: Charles Templon (Que du bonheur- TF1)
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    Trophée du jeune journaliste 2009: Yann Barthès (Le petit journal-Canal +)
    Trophée du jeune comédien ou de la jeune comédienne (cinéma) 2009: Nora Arzeneder (Faubourg 36)
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    Trophée du jeune réalisateur 2009: Fred Cavayé (Pour elle)
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    Robert Hossein et Céline Sciamma (lauréate 2009)
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    Trophée coup de coeur humour 2009: Jeff Panacloc (Jeff et Jean-Marc)
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    L'ensemble des lauréats:

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  • Salon du cinéma 2009 : compte rendu du samedi 17 janvier 2009

    IMPRESSION  GLOBALE 

    salon du cinema 2.jpgAprès avoir passé ce samedi au Salon du cinéma, je vous en livre un compte rendu à l’image de ce que je reprocherais à ce Salon (même si je sais le dynamisme, la bonne volonté, la passion et l’ambition de l’équipe organisatrice) : une sorte de zapping cinématographique (d’où mon récit un peu haché, n’ayant parfois assisté qu’à quelques minutes de certaines interventions, ce que je déplore mais tout se chevauchant, je ne pouvais faire autrement…) particulièrement agité et bruyant dont on a parfois l’impression qu’il se tient dans une foire, dans un aéroport ou dans un supermarché. Vous verrez dans les vidéos ci-dessous la manière dont réagissent les différents invités, avec humour ou agacement, et vous jugerez  par vous-même de la cacophonie ambiante et du caractère sonore particulièrement démonstratif de certains spectateurs. Il semblerait que la Grande Halle de la Villette ne se prête pas beaucoup mieux que le Parc des Expositions à ce genre d’évènements (même si la salle Boris Vian, véritable salle de cinéma, entièrement fermée et donc ne pâtissant pas des bruits ambiants) constitue un plus indéniable par rapport au parc des expositions où toutes les animations se déroulaient dans un espace ouvert. Pourquoi ne pas organiser ce Salon en été et en plein air ? Au jardin du Luxembourg ? Au parc des Tuileries ? Ou alors dans un lieu prestigieux comme le Carroussel du Louvre ? Avec l’aide de la municipalité, ce n’est peut-être pas impossible…

    2009_0117salon200940012.JPG Certains partenaires présents l’an passé et absents cette année manquaient également cruellement au Salon notamment Carte Noire dont les rencontres autour de l’écriture étaient particulièrement instructives.

    L’initiative de ce Salon reste louable : faire partager au plus grand nombre des expériences de professionnels du cinéma et leur passion, initier les enfants aux métiers du cinéma, les immerger dans le septième art l’espace d’une journée, susciter des vocations. Certaines rencontres étaient d’ailleurs passionnantes, notamment celle autour du cinéma engagé avec Costa-Gavras, Guédiguian, Radu Maihaileanu. D’autres interventions ont été également remarquables par la franchise des intervenants qui contrastent avec certaines interventions tellement policées dans le cadre de promotions diverses à la télévision, c’est au moins une réussite (non des moindres) à mettre au crédit du salon de même que l'éclectisme de ces rencontres.

    Il aurait été bien aussi de mieux indiquer les lieux et surtout de s’excuser auprès du public et de l’avertir lorsque certains invités ne venaient pas. ( Richard Anconia et Antoine Duléry annoncés une seconde encore avant la rencontre ne sont finalement pas venus sans que la moindre explication ne soit donnée au public).

    Lors de ces différentes rencontres, deux idées semblent avoir fait l'unanimité: la frilosité actuelle des financiers (en écho à l'interview de Gérard Depardieu dans le JDD d'aujourd'hui selon qui Bunuel aujourd'hui ne pourrait pas financer ses films) et l'importance démesurée de la promotion dans un "marché" de plus en plus concurrentiel, où l'on incite le spectateur à zapper (tiens, tiens) d'un film à l'autre.

     LA CRIEE AU SCENARIO

     Enfin, avant d’en venir au compte rendu détaillé, je voulais évoquer la criée au scénario dont le principe (et je ne suis pas la seule) m’a quelque peu heurtée. Encore une fois l’initiative des organisateurs est louable (la possibilité de présenter son travail est encore trop rare en France et les univers de la production et du scénario encore trop cloisonnés pour se plaindre d’une intention comme celle-ci) mais à mon avis le dispositif totalement déplorable en dit long sur le manque de considération pour le scénario en France. Déjà j’abandonnerais le nom de « criée ». Même si je n’ai rien contre les poissonniers, le travail me semble sensiblement différent. Ensuite j’ai trouvé absolument honteux qu’un des membres du jury (un journaliste pour ne pas le citer, pourquoi un journaliste dans un jury comme celui-ci d’ailleurs ?) arrive en retard, sans avoir assisté à la présentation de son pitch par le premier candidat (comment a-t-il donc pu juger ?), de surcroît sans le moindre mot d’excuse, au contraire des deux autres membres du jury, et en particulier Isabelle Pasco qui s’est attelée à mettre les candidats à l’aise, à leur poser les bonnes questions. Mais ce qui a été pire que tout et a dû être un enfer pour les candidats, c’est le bruit assourdissant qui non seulement faisait que leurs propos étaient difficilement audibles mais qu’en plus une partie du public présent regardait ailleurs puisque le bruit provenait de démonstrations de cascades. Enfin, le caractère public de cette criée est pour moi une aberration (raison pour laquelle je n’ai pas envoyé ma candidature) ! Pourquoi faire aussi peu de cas des idées des scénaristes de telle sorte que n’importe qui puisse ainsi se les approprier ? Pour ce samedi (un candidat était choisi par jour pour la finale) le jury a choisi de séléctionner un sujet dans l’air du temps plus qu’un véritable pitch, même si je ne nie pas l’intérêt du sujet et la motivation de l’auteur en question pour celui-ci, il me semblait un peu trop vaste et vague par rapport à deux autres projets beaucoup plus précis et porteurs. Un petit coup de projecteur sur l’un d’entre eux dont je pensais d’ailleurs qu’il serait vainqueur intitulé « Myhirandes ». Enfin, le comble de cette criée au scénario a été atteint avec les délibérations : sur l’estrade, devant le public (certes nous n’entendions pas leurs propos, encore heureux) et donc, après ce qui a dû durer au maximum trois minutes, la conclusion suivante et aberrante du président du jury : « le choix a été difficile comme vous avez pu le constater au temps que nous avons mis à délibérer ». Trois minutes : c’est effectivement énorme, pour ce qui représente parfois un travail de plusieurs mois ! Isabelle Pasco a conclu en disant que le métier de scénariste était inhumain mais magnifique, qu’il fallait être aguerri… Sans commentaires.

     VOTRE OPINION

     N’hésitez pas, dans les commentaires de cette note, à me faire part de votre opinion sur ce salon, de réagir à mes propos au sujet de celui-ci, et en particulier sur la criée au scénario si certains d’entre vous y ont assisté et ont également été choqués par le principe. Je ferai suivre aux organisateurs.

     TEMOIGNAGE DE COLLABORATION DE JEAN-PIERRE JEUNET AVEC SES TECHNICIENS (samedi , 10H-11H30, Grand Forum)

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    Jean-Pierre Jeunet a évoqué la difficulté croissante de faire des films en France, soulignant que ce qui compte désormais c’est d’avoir « des gens bons en promo ».

    A une question d’un spectateur qui demandait s’il écrivait en pensant à des comédiens, il a répondu avoir écrit  son prochain film «  Micmacs à tire-larigot » (sortie en salles : le 28 octobre prochain) en pensant à Jamel Debbouze au point d’avoir intégré son handicap dans le scénario, mais que ce n’était pas une généralité puisque pour « Un long dimanche de fiançailles », par exemple, il avait vu une cinquantaine de jeunes comédiens avant de choisir Gaspard Ulliel.

    Poursuivant avec la franchise qui le caractérise, Jean-Pierre Jeunet a également précisé qu’il attend seulement d’un producteur qu’il trouve de l’argent et qu’il ne se mêle pas de l’artistique ajoutant « si les producteurs français étaient doués pour l’artistique, ça se saurait ! ».

     Sa maquilleuse, Nathalie Tissier, a loué son perfectionnisme le citant comme le « n°1 dans son top 10 » des réalisateurs avec lesquels elle aime travailler, au même titre que Terry Gilliam et Tim Burton, louant également son sens du visuel exceptionnel. Jean-Pierre Jeunet est en effet revenu sur la tradition du cinéma français qui vient plus de la littérature que du visuel citant pour exemple Kurosawa qui voulait que si on prenait une image d’un de ses films, quelle qu’elle soit, on puisse en faire un tableau et la mettre au mur.

     RENCONTRE AUTOUR DE « CAMPING 2 »-FABIEN ONTENIENTE, CHRISTINE CITTI- (11H30-12H30, Grand Forum)

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     Fabien Onteniente s’est dit partisan des films très écrits (hum…).

     Il est également revenu sur les propos de Gérard Lanvin( qui, à plusieurs reprises, a reproché à Franck Dubosc de ne jamais avoir cité les noms des coscénaristes dans « Camping » , d’avoir laissé croire qu’il était l’unique auteur du projet- ce que font malheureusement un grand nombre de comédiens mais aussi de réalisateurs d’ailleurs-) lequel, selon lui, aurait mal vécu que Franck Dubosc fasse la promo, résumant cela en une formule un peu facile disant que les acteurs sont des « tout à l’ego ». Il dit néanmoins avoir un autre projet avec lui.

    Il a aussi admis qu’une comédie était plus facile à monter qu’un film plus exigeant ou violent plus difficilement diffusable à 20H50, revenant ainsi sur l’éternel « problème » de l’influence des chaînes de télévision sur le financement du cinéma.

     Fabien Onteniente a enfin dit qu’il souhaitait continuer dans la comédie, n’avoir, par exemple, aucun goût pour le cinéma policier, disant qu’il serait « nul » pour ce domaine.

     HOMMAGE à YOUSSEF CHAHINE (Salle de projection- 11H45-13H30)

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     Selon Thierry Jousse, auteur et critique aux Cahiers du cinéma, Youssef Chahine « avait un rapport au pouvoir pas servile mais très direct. » Pour lui Youssef Chahine était  « plus qu’un cinéaste », sa « figure allait au-delà de la figure du cinéaste » qui travaillait « de façon très rigoureuse et insolente et personnelle ». Il « embrassait la complexité de la vie et des choses avec ses contradictions ».

     DIALOGUE ENTRE CINEASTES SUR LE CINEMA ENGAGE – AVEC COSTA-GAVRAS, ROBERT GUEDIGUIAN, RADU MIHAILEANU  (14H-15H30, Grand forum)

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     Radu Mihaileanu a évoqué le danger que représentent la diffusion et le financement  globalisant pour le cinéma indépendant. Le danger, selon lui, serait que le cinéma représente un seul point de vue.

    Pour Costa-Gavras, le cinéma doit rester un divertissement, même s’il doit aussi, dans un film, y avoir quelque chose d’important sur les hommes et sur la société. 

     Costa-Gavras dit avoir eu du mal à faire son dernier film (-cela en dit long sur l’audace actuelle des financiers-) , que rien n’est jamais acquis. Il dit essayer de faire des films accessibles, de faire des choses « spectaculaires ».

    Pour Radu Mahaileanu le destin de l’artiste est de se battre. Pour lui « c’est dangereux quand c’est trop facile ». Ils ont  tous fait l’éloge de la différence cinématographique.

    Pour Guédiguian, « quand on est jeune, on se construit contre. » Lui,  par exemple, n’aimait pas le cinéma qui se faisait quand il était jeune, il cite ainsi « Diva » qui correspond à ce cinéma qu’il n’aimait pas.

      Pour Radu Mihaileanu, un film politique n’est pas indésirable en France.

    Costa-Gavras a aussi évoqué ces notations absurdes dans les journaux de cinéma (voir vidéo ci-dessous), ce dont, coïncidence, je vous parlais avant-hier.

     MASTER CLASS COMEDIEN BERLEAND, ( 15h30-16h30, Grand forum)

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     François Berléand a révèlé qu’à ses débuts il avait le trac d’en faire trop. C’est avec « Fred » de Jolivet qu’il dit avoir  vraiment eu du plaisir à tourner.

    Il est revenu avec humour sur la presse (citant Les Inrrocks, Télérama, Libé, Le Monde) qui ont évoqué ses accents bunueliens dans « Romance » alors qu’en réalité il jouait contre Breillat qui l’avait pris en traître quant à la distribution du film.

     Il est aussi revenu sur son César du meilleur second rôle pour « Ma petite entreprise », avouant avoir eu une « petite déprime » suite à celui-ci ne comprenant pas pourquoi, de 3 à 4 scénarii reçus par an, il passait subitement et injustement de 10 à 15 par mois. Pour lui, tout a changé alors, du jour au lendemain, présenté systématiquement dans les médias comme « le meilleur second rôle du cinéma français. » 

     Il est revenu sur un film qui lui tient particulièrement à cœur, « Edy », notamment parce qu’il a alors mieux connu Philippe Noiret , «  un grand monsieur du cinéma ».

    A une question concernant les cinéastes avec lesquels il rêverait de tourner, François Berléand  a répondu qu'il aimerait beaucoup tourner à nouveau avec Guillaume Canet.  D’ailleurs ils ont un nouveau projet ensemble, sorte de « Vincent, François, Paul et les autres » dans lequel son meilleur ami lui avoue son amour pour son personnage, homme marié, père de deux enfants… Il explique aussi que tous les acteurs ont d’ailleurs envie de tourner ave Guillaume Canet mais aussi Nicole Garcia.

    Il dit aussi avoir « un trac d’enfer » au théâtre mais plus du tout au cinéma. D’ailleurs selon lui sur un plateau, il ne faut avoir peur de rien. 

     Il dit qu’il ne fera jamais carrière aux Etats-Unis car il « baragouine anglais de façon épouvantable » à l’exception du « Transporteur » pour lequel il avait un coach.

    Le reste en images :

    La visite surprise de Radu Mihaileanu qui a assisté à toute la rencontre:

     RENCONTRE AVEC GERARD JUGNOT (16-30-17H30,  Grand Forum)

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     Gérard Jugnot dit qu’il a été compliqué de financer « Envoyés très Spéciaux » en raison de la critique des médias présente en filigrane dans le film .

    Il rappelle que « Les Bronzés font du ski » n’ont pas fait plus de 1,5 millions d’entrées à l’époque et que 30 ans après ils font encore plus de 10 millions de téléspectateurs, comme récemment encore.

     Pour lui « ça se saurait si le cinéma changeait la vie », même s'il peut l'éclairer.

     Il admet encore : « J’ai fait L’île aux Trésors qui n’était pas très réussi mais c’était une expérience humaine formidable. Je ne regrette jamais des films que je fais ».

    Il dit encore avoir l’ambition de faire rire les gens avec des sujets graves.

     Pour la comédie, selon lui, il faut avoir un vrai regard,  être créatif.

     Il a  encore évoqué la difficulté de communiquer sur un film et il a regretté que la bande-annonce d’ « Envoyés très spéciaux » ne reflète pas le film, qu’il y ait un hiatus entre ce que reflète la bande-annonce (les financiers auraient préféré que l’on voit ces paysages exotiques pour attirer le public alors que l’essentiel du film se déroule à Paris) et le scénario qu’il trouve « vraiment génial ».

    Il dit ainsi avoir repoussé la sortie de son film, terminé, intitulé « Rose et noir » au mois de septembre pour qu’on ne soit pas gavé de son image (mettant ainsi de nouveau en exergue l’influence de la promo). 

     Enfin, sur une question sur ses films cultes, il a cité les films de Clouzot et « Le Quai des Orfèvres ».

    Le reste de l’intervention de Gérard Jugnot, très en forme, en images (euh...je ne suis pas responsable des rires étranges, voire sardoniques, des spectateurs qui ponctuent ces vidéos:-)) :

    Le mot de la fin à Gérard Jugnot:

     Enfin, signalons que le Salon du cinéma lance, en partenariat avec l’ALPA, l’opération « j’aime et je soutiens le cinéma » destinée à sensibiliser le public à l’importance du téléchargement légal  pour l’économie et le fonctionnement du cinéma. Vous pouvez, comme moi, signer la pétition en vous rendant sur le site suivant : www.jesoutienslecinema.com

     Sandra.M

  • L'inauguration du Salon du Cinéma 2009 en images...comme si vous y étiez!

    salon du cinema 2.jpgCe soir avait lieu l'inauguration du 3ème Salon du cinéma 2009 . "In the mood for cinema" y était et a photographié et filmé pour vous. Comme vous pourrez le constater sur ces images (et surtout l'entendre!!), le Salon du cinéma 2009 met à l'honneur le cinéma indien et reçoit le plus connu d'entre eux, roi vivant du cinéma indien: Amitabh Bachchan. Jean-Pierre Jeunet, parrain de ce Salon du cinéma était également présent ainsi que Véronique Cayla, Michel Gomez, l'Ambassadeur de l'Inde en France et les organisateurs du festival. Une ouverture très Bollywoodienne sur laquelle a plané l'ombre de Claude Berri...

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  • Le programme du Salon du cinéma 2009 est en ligne

    salon.jpgEn plus de ce que je vous annonçais ce matin, sont notamment prévus au programme de ce Salon du Cinéma 2009 :  une rencontre avec l’équipe du film « Le Séminaire », une rencontre avec Tonie Marshall, une démonstration de doublage, une rencontre avec Richard Anconina,  Fabien Onteniente et Antoine Duléry autour du film « Camping 2 », une conférence sur des parcours d’actrices avec notamment Emma de Caunes, un dialogue avec des cinéastes sur le cinéma engagé avec notamment Robert Guédiguian et Costa-Gavras,  une rencontre avec Gérard Jugnot, une leçon de cinéma de Jean-Pierre Jeunet,  une master class Francis Huster sur « Un homme et son chien », une leçon de cinéma de Costa-Gavras, Simenon vu par Chabrol (De l’écrit à l’écran), une rencontre avec Danièle Thompson et Christopher Thompson autour du film « Le code a changé »...

     

    Vous pourrez aussi assister à des rencontres professionnelles, notamment : une étude de cas sur la stratégie marketing de « Largo Winch », une table ronde sur les enjeux croisés de Paris et salon du cinema 2.jpgBombay sur les accueils de tournages, l’histoire des métiers du cinéma, une criée du cinéma, une rencontre « Cahiers du cinéma » sur les 100 plus beaux films de l’histoire du cinéma, une conférence autour des premiers films avec Fred Cavayé (« Pour elle »), une rencontre avec l’équipe du film « Largo Winch », une rencontre avec l’équipe du film « Faubourg 36...

     

     Vous pourrez aussi voir les courts-métrages en compétition pour le César du meilleur court 2009. Il y aura également une nuit indienne intitulée « nocturne indien » avec des projections de 20H30 à 5H du matin. Il y aura aussi beaucoup de musique, d’animations dont un grand nombre est consacré au cinéma indien à l’honneur cette année. Bref, il y en aura pour tous les goûts, pour les simples amateurs de cinéma comme pour les cinéphiles les plus avertis et les professionnels.

     

    Je vous encourage à vous rendre sur la page du Salon consacrée au programme pour connaître ce programme très riche dans son intégralité. « In the mood for cinema » sera présent au salon dès son inauguration le 15.

     

    Sandra.M

  • In the mood for news : informations cinématographiques

    Après quelques jours loin d'internet et des salles obscures, l'actualité cinématographique quotidienne est de retour sur "In the mood for cinema" avec, pour cette reprise, quelques informations cinématographiques en vrac dans cette rubrique intitulée "In the mood for news" que je reprendrai assez régulièrement.

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    1jean-pierre-jeunet1231188221.jpg-Pour commencer, le Salon du Cinéma qui aura lieu du 16 au 18 janvier 2009 (à partir du 15 pour les professionnels), je vous rappelle à cette occasion qu'In the mood for cinema en est ciné-reporter.

    Pour en savoir plus sur le Salon, voir mes précèdents articles ici, ainsi que le site internet officiel et le blog du salon.

    Voici la liste complètée des personnalités attendues pour cette 3ème édition, des personnalités que vous pourrez entendre lors de diverses conférences: Aiswarya Rai-Bachchan, Amitabh Bachchan, Claude Lelouch, Gérard Krawczyk, Costa-Gavras , Robert Guédiguian, Radu Mihaileanu, François Berléand, Jean -Pierre Jeunet, Francis Huster , Claude Chabrol, Christophe Barratier, Michel Ocelot (liste non exhaustive et temporaire).

    Le 17 janvier à 10H30 aura notamment lieu une rencontre avec Jean-Pierre Jeunet et ses techniciens.

    Alexandre Desplat reviendra sur sa carrière et sur son travail sur le film "Et après" en compagnie du réalisateur Gilles Bourdos.

     François Berléand donnera une master class. 

     Le 18 janvier Claude Chabrol viendra parler de Simenon autour de l'adaptation de l'écrit à l'écran.

    Et de nombreuses animations sont prévues pour le public. Je vous laisse les découvrir sur les sites internet précités. Je vous en reparle prochainement.

    mobile.gif2-La 4ème édition du Mobile Film Festival est lancée. Elle se déroulera entre le 8 janvier et le 28 janvier. Le concept est simple: 1 mobile+1 minute= 1 film. Les 51 films en compétition ont tous été tournés avec un téléphone mobile. Les internautes pourront participer activement en votant pour leur film préféré. Une application spéciale permet également de visionner tous les films sur son mobile. Cette année Claude Lelouch présidera le jury composé de personnalités du journalisme, de la littérature et du cinéma. Les prix seront décernés le 3 février prochain. Films originaux, durs, engagés, drôles ou émouvants: il y en a pour tous les goûts!  Certains filment "à la manière de", d'autres démontrent un véritable univers. N'hésitez pas à aller les visionner sur le site. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du festival.  Je vous en reparle très prochainement.

    chine.jpg3- La 1ère édition du Festival "La Chine s'éveille" aura lieu du 28 janvier au 3 février, au cinéma Lincoln, à Paris. Le Festival “La Chine s’éveille” présente une collection de 12 documentaires. Ces films d’une durée de 52 min chacun sont co-produits par la France et la Chine et réalisés par de jeunes réalisateurs chinois.  A l’origine du projet se trouve Michel Noll, auteur, réalisateur, producteur de nombreux documentaires et directeur artistique depuis 6 ans du festival de documentaires de Canton. Ce passionné de la Chine a constitué un collectif de réalisateurs à qui il a confié la mission de montrer avec authenticité leur Chine, celle qu’ils vivent au quotidien. Au cours de ses années passées en Chine, Michel Noll raconte avoir rencontré “des hommes et de femmes déboussolés, en quête d’une nouvelle identité, cherchant, après des siècles d’isolement, à trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Bien au-delà des discours politiques et idéologiques, ces chinois montrent une humanité bouleversante, une richesse d’émotions extraordinaire, un sens de la solidarité bien loin des individualistes occidentaux”.  Chaque film raconte une histoire, au coeur des cités, des familles, des universités, des campagnes abordant ainsi chacun un thème différent allant de la condition féminine, à l’éducation, la solidarité, la famille ou la révolution culturelle. Le Cinéma le Lincoln présentera 2 films par jour sur 4 séances qui seront suivies tous les soirs d’un débat animé par les réalisateurs, des sinologues et des journalistes. Site internet du festival.

     cell.jpg4- Endemol va lancer très prochainement une fiction sur les blogs intitulée "Cell". Produit par Endemol UK, Cell est la première fiction européenne produite dans une optique de diffusion 100% digitale.  Une série de 20 webisodes de 2 min,  une intrigue immersive et addictive… un pur concentré d'adrénaline diffusé en France en exclusivité sur les blogs, avec le soutien d'Epitech (L'École pour l'informatique et les nouvelles technologies), partenaire officiel. Avec une réalisation efficace, un rythme infernal qui plongent les internautes dans un univers très proche des séries Prison Break, 24 Heures ou encore du  film Cube… A découvrir fin janvier sur les blogs affiliés  et sur  www.Blogbang.com/cell.

     adjani.jpg5- Isabelle Adjani sera au Festival de Berlin. "La journée de la jupe", téléfilm du réalisateur Jean-Paul Lilienfel y sera présenté début février dans la section Panorama. L'actrice y incarne un prof de français de collège de la région parisienne qui prend en otage ses élèves. Arte devrait le diffuser au printemps prochain.

     

     

     

     

     6. Je vous rappelle que mercredi dernier est sorti en salles "Nuit de chien" de Werner Schroeter, vu en avant-première par "In the mood for cinema" en décembre dernier. Cliquez ici pour lire ma critique de "Nuit de chien".

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    C'est tout pour cette édition d' "In the mood for news". Dès demain: le retour des avant-premières et des critiques de films et une surprise pour les lecteurs d' "In the mood for cinema".
    Sandra.M