In the mood for news 19: actualité cinématographique de la semaine du 20 février 2008
César 2008
Les César dévoileront leur palmarès ce soir, à 21H, en clair, sur Canal plus, lors d’une cérémonie présidée par Jean Rochefort, présentée par Antoine de Caunes.
Je vous invite à relire mon article consacré aux César sur lequel figure le détail de toutes les nominations, et à partir duquel vous pourrez accéder à mes critiques des films en sélection, ainsi qu'à mon propre choix quant au palmarès.
Je vous invite également à consulter le blog de Canal plus entièrement consacré à la cérémonie.
Demain, vous pourrez lire ici le détail du palmarès. Je vous invite également à faire part de vos pronostics et/ou choix...
Oscars 2008

Le 24 février, ce sont les Oscars qui dévoileront leur palmarès que vous pourrez également retrouver ici. En attendant, je vous invite à lire mon article consacré aux nominations.
Les 10 films à l’affiche cette semaine
Je n’ai encore vu aucun de ces films mais vous pourrez très prochainement lire ma critique de « Paris » de Cédric Klapisch.

« L'ÉTAT DU MONDE » -Réalisé par Chantal Akerman -Avec Jenjira Jansuda, Sakda Kaewbuadee, Babu Santana, José Alberto Silva, Lucinda Tavares,
Genre : Programme de courts métrages | Durée : 01h45min
« REDACTED » -Réalisé par Brian De Palma
Avec Daniel Stewart Sherman, Kel O'Neill, Rob Devaney, Izzy Diaz, Ty Jones,
Genre : Drame, Film de guerre | Durée : 01h30min
« LA FAMILLE SAVAGE » -Réalisé par Tamara Jenkins
Avec Philip Bosco, Peter Friedman, Laura Linney, Philip Seymour Hoffman, David Zayas, Gbenga Akinnagbe,
Genre : Comédie dramatique | Durée : 01h53min
« LE CAHIER » Réalisé par Hana Makhmalbaf
Avec Nikbakht Noruz, Abdolali Hoseinali, Abbas Alijome,
Genre : Drame | Durée : 01h21min
« UN CHÂTEAU EN Espagne » -Réalisé par Isabelle Doval
Avec Angela Molina, Anne Brochet, Lluis Homar, Stéphane Freiss, Jean Senejoux, Martin Jobert,
Genre : Comédie dramatique | Durée : 01h33min
« PARIS » -Réalisé par Cédric Klapisch
Avec Fabrice Luchini, Romain Duris, Juliette Binoche, Albert Dupontel, François Cluzet,
Genre : Comédie dramatique | Durée : 02h10min
« JUMPER » Réalisé par Doug Liman
Avec Diane Lane, Jamie Bell, Hayden Christensen, Rachel Bilson, Samuel L. Jackson,
Genre : Action, Science-fiction | Durée : 01h35min
« LE VOYAGE À PANAMA » - Réalisé par Martin Otevrel
Genre : Animation | Durée : 01h15min
« UNE ÉTOILE EST NÉE » Réalisé par George Cukor
Avec Judy Garland, Jack Carson, Amanda Blake, Tommy Noonan, Lucy Marlowe, James Mason, Charles Bickford,
Genre : Drame | Durée : 2h49min
« PRINCE VAILLANT » Réalisé par Henry Hathaway -Avec Sterling Hayden, Donald Crisp, Janet Leigh, Debra Paget, Robert Wagner, James Mason,
Genre : Aventure | Durée : 1h40min
Palmarès de la 58ème édition de la Berlinale
Our d’Or - Meilleur Film : Tropa de Elite – "The Elite Squad" de José Padilha
Ours d’Argent - Grand Prix du Jury : "Standard Operating Procedure" de Errol Morris
Ours d’Argent - Meilleur Réalisateur : Paul Thomas Anderson pour "There Will Be Blood"
Ours d’Argent – Prix d’Interprétation Féminine: Sally Hawking pour "Happy-Go-Lucky "
Ours d’Argent – Prix d’Interprétation Masculine : Reza Najie pour "Avaze Gonjeskh-ha" – The Song of Sparrows de Majid Majidi
Ours d’Argent – Meilleure Contribution Artistique : Jonny Greenwood pour la musique de "There Will Be Blood" de Paul Thomas Anderson
Ours d’Argent - Meilleur Scénario: Wang Xiaoshuai pour "Zuo You "–" In Love we trust"
Prix Alfred Bauer – fondateur du festival - pour un film qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’art cinématographique: "Lake Tahoe" de Fernando Eimbcke
Palmarès des étoiles d'or du cinéma français
Pour la 9ème édition la presse française dévoilait son palmarès de l’année cinématographique 2007 avec ses « étoiles d’or ». (Site officiel : http://www.etoilesducinema.fr )
Jeanne Moreau qui recevra un César d’honneur ce soir a également reçu une « étoile d’or d’honneur ».
La presse a largement récompensé « La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche. En sera-t-il de même pour les professionnels ce soir aux César ? A suivre, ce soir, sur Canal plus, puis à lire sur « In the mood for cinema ».
Etoile d'Or du Film

"La Graine et le mulet" (Abdellatif Kechiche)
Etoile d'Or du Réalisateur
Abdellatif Kechiche ("La Graine et le mulet")
Etoile d'Or du Scénario
"La Graine et le mulet" (Abdellatif Kechiche)
Etoile d'Or du Premier Film
"Persepolis" (Marjane Satrapi)
"Persepolis" (Vincent Paronnaud)
Etoile d'Or du Documentaire
"L'Avocat de la terreur" (Barbet Schroeder)
Etoile d'Or du 1er Rôle féminin
Isabelle Carré ("Anna M.")
Marion Cotillard ("La Môme")
Etoile d'Or du 1er Rôle masculin
Mathieu Amalric ("Le Scaphandre et le papillon")
Etoile d'Or de la Révélation féminine
Hafsia Herzi ("La Graine et le mulet")
Etoile d'Or de la Révélation masculine
Jocelyn Quivrin ("99 F")
Andy Gillet ("Les Amours d'Astrée et de Céladon")
Etoile d'Or du Compositeur de musique originale
"Les Chansons d'amour" (Alex Beaupain)
Etoile d'Or du Producteur
Jérôme Seydoux
Etoile d'Or du Distributeur
François Ivernel
Pendant toute la journée du 17 et du 18 février l’Espace Pierre Cardin, où eut lieu la remise des Etoiles d’or, a également été le théâtre de conférences et notamment d’une instructive Master Class sur la place du lieu dans l’écriture du scénario, avec Olivier Lorelle (président de l’UGS et notamment scénariste d’ « Indigènes » de Rachid Bouchareb), Jérôme Soubeyrand( ancien président de l’UGS et notamment scénariste de « Tout pour plaire ») et Guillaume Laurant (notamment scénariste d’ « Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet). Quelle étrange sensation pour moi de me retrouver dans cette salle, et de surcroît pour une master class sur le scénario, 10 ans après, presque jour pour jour, ma participation au jury jeunes du Festival de Paris dont une partie des projections se déroulaient alors à l’Espace Pierre Cardin. Les yeux toujours remplis d’étoiles. D’or. Du septième art. 10 ans de pérégrinations pour que l’écriture, scénaristique ou autre, passion viscérale et insatiable, s’assume et même se revendique comme un désir et une nécessité. 10 ans de rencontres cinématographiques, sur l’écran et pas seulement: passionnantes, parfois, improbables, souvent. 10 ans pour se retrouver dans cette même salle rouge, intime, éveilleuse de rêves, écrin de tant de souvenirs insolites, magiques, déterminants.
La semaine dernière, à la SACD, avait également lieu une rencontre sur l’adaptation
cinématographique. ( 4 conférences annuelles destinées aux auteurs sont organisées par le CNC et la SACD, la salle est très petite, il est donc recommandé de s’inscrire très tôt ; la prochaine rencontre aura pour thème « Quels tremplins pour la télévision pour les auteurs débutants », le 1er Avril, à 14H, au CNC). Lors de cette conférence Claude Miller et Philippe Grimbert ont évoqué leurs visions respectives de l’adaptation, Philippe Grimbert a souligné à quel point Claude Miller a « bien trahi » son œuvre pour l’adaptation d’ « Un secret » (dont je ne dirai jamais assez à quel point c’est une œuvre magnifique), tout en révélant qu’un casting de réalisateurs avait précédé ce choix. Il était d’ailleurs amusant de constater que lors de la masterclass à l’Espace Cardin, Guillaume Laurant a « commis » un lapsus révélateur en disant « adoption » et non « adaptation » à propos de « Je m’appelle Elisabeth » de Jean-Pierre Améris qu’il a ada(o)pté, alors que, à la SACD, quelques jours plus tôt Philippe Grimbert (auteur d’ « Un secret » mais aussi psychanalyste) soulignait la fréquence et l’intérêt de ce lapsus chez les scénaristes.
Le scénario, objet éphémère, superflu pour certains, nécessaire (pour d’autres, pour moi), ou même indispensable, avec la grève des scénaristes américains (désormais terminée) et l’actuel combat des scénaristes français (et notamment de l’UGS) pour la reconnaissance d’un statut n’a jamais autant été au centre des débats…et c’est tant mieux ! Nous regarderons donc avec d’autant plus d'attention qui sera récompensé ce soir: qui de "La Môme", "La graine et le mulet" (mon propre choix), "2 days in Paris", "Molière" obtiendra le César du meilleur scénario original et si "Un secret" obtiendra le César de la meilleure adaptation, ce que je lui souhaite…
Sandra.M








Venant d’obtenir la confirmation de mon accréditation du Festival de Cannes 2008, je vous annonce d’ores et déjà que vous pourrez lire mon compte-rendu en direct du Festival dès l’ouverture sur mon autre blog « In the mood for Cannes » (
Patrice Chéreau présidera le jury du Festival du Film Asiatique de Deauville 2008 et Jan kounen présidera le jury Action Asia. Le Festival aura lieu du 12 au 16 Mars 2008. Pour en savoir plus sur ce festival, rendez-vous sur mon blog consacré aux festivals de Deauville "In the mood for Deauville" (







Il y a des films comme ça, rares, qui vous cueillent, vous embarquent, vous emprisonnent délicieusement dans leurs univers, douloureux et, puis, lumineux, dès la première seconde, pour ne plus vous lâcher. C’est le cas d’ « Il y a longtemps que je t’aime », premier film en tant que réalisateur de l’auteur des « Ames grises » (Prix Renaudot 2003 adapté par Yves Angelo) et du « Rapport de Brodeck » qui a également signé le scénario. La bienveillance de son regard sur ces âmes grises, blessées, insondables, parcourt tout le film. Tous ces personnages, libres en apparence, sont enfermés à leur manière : le grand-père muet à la suite de son accident cérébral est muré dans son silence, la mère de Juliette et Léa est enfermée dans son oubli après l’avoir été dans son aveuglement, le capitaine est enfermé dans sa solitude, Michel –Laurent Grévil- (un professeur qui enseigne dans la même faculté que Léa et qui va s’éprendre de Juliette) est enfermé dans ses livres, Léa est enfermée dans ce passé qu’on lui a volé, et Juliette est encore enfermée dans cette prison à laquelle on ne cesse de l’associer et la réduire. La caméra ne s’évade que très rarement des visages pour mieux les enfermer, les scruter, les sculpter aussi, les disséquer dans leurs frémissements, leurs fléchissements, leurs fragilités : leur humanité surtout. La ville de Nancy où a été tourné le film est quasiment invisible. Nous sommes enfermés. Enfermés pour voir. Pour distinguer les nuances, dans les visages et les regards. Comme cette jeune fille que Michel vient sans cesse voir au musée, enfermée dans son cadre, et qui ressemble à un amour déçu et dont il se venge ainsi parce qu’elle ne peut pas s’échapper. Nous ne pouvons nous enfuir guidés et hypnotisés par le regard captivant, empli de douleur et de détermination, de Juliette. Nous n’en avons pas envie.
Kristin Scott Thomas trouve là un personnage magnifique à la (dé)mesure de son talent, au prénom d'héroïne romantique qu'elle est ici finalement, aimant inconiditionnellement, violemment. A côté d’elle le jeu d’Elsa Zylberstein nous paraît manquer de nuances mais après tout la violence de la situation (le passé qui ressurgit brusquement) justifie celle de ses réactions. Au contact l’une de l’autre elles vont reconstituer le fil de l’histoire, elles vont renaître, revivre, et illuminer la toile.













