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Kristin Scott Thomas

  • Critique-"Partir" de Catherine Corsini, ce soir sur Canal+

    Ce soir, à 20H50, sur Canal+, ne manquez pas "Partir" de Catherine Corsini.

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    N'ayant été enthousiasmée ni par « La Nouvelle Eve » ni par le caricatural « Les Ambitieux », l'idée de « partir » me faisait redouter le pire...

     Ici, Suzanne (Kristin Scott Thomas) mène une vie bien (trop) tranquille avec son mari médecin (Yvan Attal) dans une belle maison, glaciale, comme ce dernier.  Après une dizaine d'années passées à élever ses enfants, elle a décidé de recommencer à travailler et de faire construire un cabinet de kinésithérapie attenant à la maison familiale. C'est Ivan (Sergi Lopez), un ouvrier espagnol employé au noir, qui vit de petits boulots et a fait de la prison, qui est chargé des travaux. Un accident va les rapprocher et bientôt une passion irrépressible. Plus rien d'autre ne comptant alors pour elle, Suzanne n'a alors plus qu'une idée en tête : partir. Oui, mais voilà : le mari va s'y opposer férocement. Et va alors commencer un odieux chantage et la descente aux Enfers...

    Le mari, la femme, l'amant. L'épouse d'un bourgeois de province qui s'ennuie et qui s'éprend violemment d'un autre homme. Un synopsis de vaudeville classique voire caricatural que Catherine Corsini parvient à transcender grâce à la personnalité de ses protagonistes et des acteurs qui les incarnent, grâce à l'atmosphère pesante alors palpitante pour le spectateur, grâce à l'odieux chantage pécuniaire qui ajoute un élément supplémentaire et inédit à ce schéma classique.

    Les acteurs et les personnages d'abord et évidemment au premier rang de ceux-ci : Kristin Scott Thomas qui de « 4 mariages et un enterrement » à « Il y a longtemps que je t'aime » en passant par « Le Patient Anglais » jongle avec les styles et les rôles avec un talent déconcertant. Et puis quel regard, tour à tour celui d'une enfant perdue,  celui désarçonné d'une femme séduite puis tombant amoureuse, celui lumineux de femme éperdument amoureuse, celui d'une femme dévorée par la passion et sa violence ravageuse, celui d'une épouse blessée, humiliée, mais déterminée, celui d'une femme aux frontières de la folie et au-delà. Celui d'une grande actrice aux multiples facettes. Face à elle, Sergi Lopez impose sa séduisante et rassurante  force. Reste Yvan Attal. Si l'acteur est ici plus que convaincant dans son rôle de mari obséquieux devenant l'odieux maître d'un ignoble chantage pécuniaire parce qu'il perd « sa » femme, sa possession, et sa parfaite image d'homme établi et respecté par la société, le film aurait probablement gagné en ambiguïté et en tension à ce qu'il soit plus nuancé et à ce qu'il ne soit pas détestable dès les premières minutes du film. Mais de cela, Yvan Attal, absolument parfait dans ce rôle qui ne l'est pas, n'en est nullement responsable.

    Ces deux raisons qui s'égarent (l'une par la passion, l'autre parce qu'il perd sa possession et d'une certaine manière son statut), -Ivan étant finalement le plus raisonnable des trois-, vont inéluctablement aboutir au drame que l'on sait dès les premières minutes par le retentissement d'un coup de feu qui précède le flashback, bombe à retardement qui contribue à créer un climat de tension qui va crescendo tout au long du film. Le vaudeville frôle alors le suspense à la Hitchcock (frôle seulement, la réalisation, malgré quelques tentatives n'atteignant évidemment pas son degré de perfection et de « double sens ») avec Kristin Scott Thomas dans le rôle de la blonde hitchcockienne au tempérament de feu derrière une apparence glaciale. Le tout assaisonné de l'immoralité jubilatoire  de François Ozon, Emmanuelle Bernheim, scénariste de ce dernier ayant aussi contribué à l'écriture du scénario (avec Gaëlle Macé et Antoine Jacoud, et bien sûr Catherine Corsini).

    Enfin, l'idée du chantage pécuniaire ajoute un élément matériel et original qui devient un moyen de contrôle et un obstacle judicieux à leur immatérielle et incontrôlable passion, et par conséquent la clef du drame.

    La lumière du Midi, sublimée par la photographie d'Agnès Godard qui souligne aussi la beauté crue de certaines scènes,  ajoute au climat de folie ambiant et contribue à faire de ce  faux vaudeville un vrai, attrayant et tragique thriller, malgré ses quelques faiblesses scénaristiques.

  • « Crime d’amour » d’Alain Corneau avec Kristin Scott Thomas, Ludivine Sagnier, Patrick Mille… : dommageables imperfections d’un crime presque parfait

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    Alain Corneau possède une filmographie assez clairsemée mais riche de grands films aussi différents que « Police python 357 », « Le choix des armes », « Tous les matins du monde », « Fort Saganne » ou « Stupeurs et tremblements ». C’est le polar qui l’a fait connaître, genre dans lequel il excelle, mais son adaptation du roman d’Amélie Nothomb « Stupeurs et tremblements » est elle aussi remarquable dans l’ironie sombre et la dissection de la hiérarchie méthodique et maniaque de l’entreprise japonaise.

    « Crime d’amour » promettait donc de réunir le meilleur de ces deux genres puisque l’intrigue se déroule principalement dans les bureaux d’une multinationale où travaille Isabelle (Ludivine Sagnier), jeune cadre en apparence revêche, avec chemisier bien fermé et chignon de rigueur. Cette dernière éprouve une admiration inconditionnelle pour sa patronne Christine (Kristin Scott Thomas), glaciale et séduisante, en tout cas pour Isabelle troublée par sa présence. Un trouble dont Christine va se servir pour manipuler Isabelle mettant sa perversité au service de son ambition vorace jusqu’à humilier la jeune femme en public. Un jeu dangereux qui va se retourner contre elle : Isabelle va se révéler encore plus machiavélique. Quand Christine est retrouvée assassinée, tout l’accuse pourtant…

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    Le film débute sans préambule dans l’appartement de Christine qui se joue de la séduction qu’elle exerce sur Isabelle. Arrive alors l’amant de Christine, Philippe (Patrick Mille). Isabelle est doucement évincée. Les présentations avec le trio de ce cercle infernal sont ainsi expédiées. Le duo/duel entre Kristin Scott Thomas (toujours remarquable) et Ludivine Sagnier (toujours dans son rôle de fausse ingénue, toujours en surjeu) est assez réjouissant, les dialogues sont plutôt tranchants et l’entreprise un cadre judicieusement froid et aseptisé pour les enfermer progressivement dans cette prison rigide dont elle est à la fois l’objet et le cadre.

    « Crime d’amour » ne prétend pas au réalisme et ressemble à un schéma, visuellement et scénaristiquement : schéma du film noir, schéma de l’entreprise mais un schéma (a priori volontairement car par définition) sans âme.  L’absence de réalisme que ce schéma a pour conséquence est une convention qui peut être facilement acceptée mais quand elle se transforme en invraisemblance, elle perd le spectateur en chemin à force de TOUT vouloir lui montrer et expliquer. Ainsi, de victime naïve et enamourée, (certes poussée par la soif de vengeance et la honte) Isabelle (qu’on prend néanmoins bien soin de nous montrer telle une prédatrice lorsqu’elle se jette sur Philippe) va alors se transformer en assassin machiavélique faisant preuve d’un redoutable sang froid. A l’image de l’entreprise qui l’a engendrée : maniaque, froide, aseptisée, rigide, mais ne perdant jamais de vue son objectif.  

    Non seulement c’est invraisemblable mais en plus la justice et la police sont totalement ridiculisés.  Dommage : se faire passer pour coupable pour s’innocenter était une bonne et hitchcockienne idée seulement pour que le crime soit presque parfait, aurait-il fallu que les preuves pour désigner le faux criminel soient crédibles. Mais tout cela encore aurait pu passer si la deuxième partie n’avait été explicative à outrance, nous montrant par flashbacks ce que nous pouvions déjà nous satisfaire d’avoir depuis longtemps deviné, rappelant alors davantage les ficelles des séries policières en prime time (mais déjà datées) qu’un maître du polar.

    Restent la photo d’Yves Angelo qui souligne la mise en scène volontairement glaciale, les airs de jazz étrangement en dissonance,  Kristin Scott Thomas incisive, troublante, redoutable, parfaitement odieuse et Guillaume Marquet (finalement le personnage le plus intéressant). Un film anachronique qui ne tient pas ses (belles) promesses et pas à la hauteur de ses brillantes références : Clément et Lang. Ne vous trompez pas dans « le choix des armes » et revoyez plutôt le film éponyme sauf si vous êtes amateurs de séries policières d’un autre temps qui, malgré leurs défauts, peuvent s’avérer divertissantes. C’est parfois déjà beaucoup et bien suffisant…

    A lire aussi : la critique du « Deuxième souffle » d’Alain Corneau.

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  • Critique de « Partir » de Catherine Corsini (avec Kristin Scott Thomas, Yvan Attal, Sergi Lopez…)

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    N'ayant été enthousiasmée ni par « La Nouvelle Eve » ni par le caricatural « Les Ambitieux », l'idée de « partir » me faisait redouter le pire...

     Ici, Suzanne (Kristin Scott Thomas) mène une vie bien (trop) tranquille avec son mari médecin (Yvan Attal) dans une belle maison, glaciale, comme ce dernier.  Après une dizaine d'années passées à élever ses enfants, elle a décidé de recommencer à travailler et de faire construire un cabinet de kinésithérapie attenant à la maison familiale. C'est Ivan (Sergi Lopez), un ouvrier espagnol employé au noir, qui vit de petits boulots et a fait de la prison, qui est chargé des travaux. Un accident va les rapprocher et bientôt une passion irrépressible. Plus rien d'autre ne comptant alors pour elle, Suzanne n'a alors plus qu'une idée en tête : partir. Oui, mais voilà : le mari va s'y opposer férocement. Et va alors commencer un odieux chantage et la descente aux Enfers...

    Le mari, la femme, l'amant. L'épouse d'un bourgeois de province qui s'ennuie et qui s'éprend violemment d'un autre homme. Un synopsis de vaudeville classique voire caricatural que Catherine Corsini parvient à transcender grâce à la personnalité de ses protagonistes et des acteurs qui les incarnent, grâce à l'atmosphère pesante alors palpitante pour le spectateur, grâce à l'odieux chantage pécuniaire qui ajoute un élément supplémentaire et inédit à ce schéma classique.

    Les acteurs et les personnages d'abord et évidemment au premier rang de ceux-ci : Kristin Scott Thomas qui de « 4 mariages et un enterrement » à « Il y a longtemps que je t'aime » en passant par « Le Patient Anglais » jongle avec les styles et les rôles avec un talent déconcertant. Et puis quel regard, tour à tour celui d'une enfant perdue,  celui désarçonné d'une femme séduite puis tombant amoureuse, celui lumineux de femme éperdument amoureuse, celui d'une femme dévorée par la passion et sa violence ravageuse, celui d'une épouse blessée, humiliée, mais déterminée, celui d'une femme aux frontières de la folie et au-delà. Celui d'une grande actrice aux multiples facettes. Face à elle, Sergi Lopez impose sa séduisante et rassurante  force. Reste Yvan Attal. Si l'acteur est ici plus que convaincant dans son rôle de mari obséquieux devenant l'odieux maître d'un ignoble chantage pécuniaire parce qu'il perd « sa » femme, sa possession, et sa parfaite image d'homme établi et respecté par la société, le film aurait probablement gagné en ambiguïté et en tension à ce qu'il soit plus nuancé et à ce qu'il ne soit pas détestable dès les premières minutes du film. Mais de cela, Yvan Attal, absolument parfait dans ce rôle qui ne l'est pas, n'en est nullement responsable.

    Ces deux raisons qui s'égarent (l'une par la passion, l'autre parce qu'il perd sa possession et d'une certaine manière son statut), -Ivan étant finalement le plus raisonnable des trois-, vont inéluctablement aboutir au drame que l'on sait dès les premières minutes par le retentissement d'un coup de feu qui précède le flashback, bombe à retardement qui contribue à créer un climat de tension qui va crescendo tout au long du film. Le vaudeville frôle alors le suspense à la Hitchcock (frôle seulement, la réalisation, malgré quelques tentatives n'atteignant évidemment pas son degré de perfection et de « double sens ») avec Kristin Scott Thomas dans le rôle de la blonde hitchcockienne au tempérament de feu derrière une apparence glaciale. Le tout assaisonné de l'immoralité jubilatoire  de François Ozon, Emmanuelle Bernheim, scénariste de ce dernier ayant aussi contribué à l'écriture du scénario (avec Gaëlle Macé et Antoine Jacoud, et bien sûr Catherine Corsini).

    Enfin, l'idée du chantage pécuniaire ajoute un élément matériel et original qui devient un moyen de contrôle et un obstacle judicieux à leur immatérielle et incontrôlable passion, et par conséquent la clef du drame.

    La lumière du Midi, sublimée par la photographie d'Agnès Godard qui souligne aussi la beauté crue de certaines scènes,  ajoute au climat de folie ambiant et contribue à faire de ce  faux vaudeville un vrai, attrayant et tragique thriller, malgré ses quelques faiblesses scénaristiques.

  • Les « In the mood for cinema awards” de l’année 2008 (épisode 1)

    inthemood.jpgJe vous propose aujourd'hui ma sélection de films, scénarii et acteurs favoris de cette année 2008, sachant que tous les films situés dans la colonne de gauche de ce blog intitulée « Les films de l’année 2008 à ne pas manquer » vous sont tous recommandés par In the mood for cinema (mais plus particulièrement encore ceux cités ci-dessous) et que vous pouvez en lire les critiques en cliquant sur le titre du film sous le nom de l’affiche.

    Je regrette d’avoir manqué quelques incontournables de cette année : Wall-E, Gomorra, Séraphine, Le chant des mariées, Les plages d’Agnès. J’essaierai d’y remédier dès que possible.

     Je vous rappelle que vous pouvez également lire mon bilan complet de l’année cinéma 2008, en cliquant ici. Je dresserai un bilan plus émotionnel de cette année, le 31 décembre.

    Je revendique l’entière subjectivité des choix ci-dessous, bien souvent liés à un moment particulier de mes pérégrinations festivalières…  Comme il m’était impossible d’en choisir un seul par catégorie, j’en ai choisi six ou sept.

     Acteurs de l’année

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    Joaquin Phoenix dans « Two lovers »

    Vincent Lindon dans “Pour elle”

    Michael Fassbender dans « Hunger »

    François Bégaudeau dans « Entre les murs »

    Nicolas Duvauchelle dans « Secret Défense »

    Richard Jenkins dans « The visitor »

    Ed Harris et Viggo Mortensen dans « Appaloosa » 

    Actrices de l’année

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    Kristin Scott Thomas dans « Il y a longtemps que je t’aime »

    Arta Dobroshi dans « Le silence de Lorna »

    Catherine Frot dans « Le crime est notre affaire »

    Juliette Binoche dans « Coup de foudre à Rhode Island »

    Meryl Streep dans « Mamma mia ! »

    Catherine Deneuve dans « Je veux voir » 

    Films de l’année

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    « Je veux voir » de Khalil Joreige et Joana Hadjithomas

    « Two lovers » de James Gray

    “Valse avec Bachir” d’Ari Folman

    « Into the wild » de Sean Penn

    « Le silence de Lorna » de Jean-Pierre et Luc Dardenne

    « It’s a free world » de Ken Loach 

    Réalisateurs de l’année

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    Woody Allen pour « Vicky Christina Barcelona »

    Ken Loach pour « It’s a free world »

    Philippe Garrel pour “La frontière de l’aube”

    Agnès Jaoui pour « Parlez-moi de la pluie »

    Sean Penn pour « Into the wild »

    James Gray pour “Two lovers”  

    Scénarii de l’année

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    « Vicky Christina Barcelona » de Woody Allen ( scénario de Woody Allen)

    « Deux jours à tuer » de Jean Becker (scénario d’Eric Assous et Jérôme Beaujour)

    « Le silence de Lorna » de Luc et Jean-Pierre Dardenne (scénario de Luc et Jean-Pierre Dardenne)

    « Le premier jour du reste de ta vie » de Rémi Bezançon (scénario de Rémi Bezançon)

    « Secret Défense » de Philippe Haïm ( scénario de Philippe Haïm, Julien Sibony et Nathalie Carter)

    « Une histoire italienne » de Marco Tullio Giordana (scénario de Leone Colonna, Marco Tullio Giordana, Enzo Ungari)

    « Les trois singes » de Nuri Bilge Ceylan (scénario d’Ebru Ceylan, Ercan Kessal, Nuri Bilge Ceylan)

    Meilleurs premiers films de l’année

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    « Une histoire de famille » d’Helen Hunt

    « Hunger » de Steve McQueen

    « Il y a longtemps que je t’aime » de Philippe Claudel

    “I feel good” de Stephen Walker

    « American son » de Neil Abramson (Film en compétition du 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, pas encore de date de sortie prévue en France)

    « Pour elle » de Fred Cavayé

     Vos avis, commentaires, contestations et vos propres classements sont les bienvenus, à la suite de cette note.

    Je vous rappelle que vous pouvez trouver toutes les critiques des films précités sur « In the mood for cinema » soit dans la catégorie « Critiques des films à l’affiche en 2008 » soit en cliquant sur le titre du film sous l’affiche  du film concerné dans la colonne « Les films de l’année 2008 à ne pas manquer » (colonne de gauche du blog).

    Et évidemment…joyeux noël à tous!

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  • Nominations pour les Golden Globe Awards 2009

    golden globes.gifHier ont été annoncées les nominations pour la 66ème édition des Golden Globes Awards (qui auront lieu le 11 janvier 2009) qui préfigurent en général les nominations des Oscars (dont la 81ème cérémonie aura lieu le 22 février prochain.)

     « L’Etrange histoire de Benjamin Button » (de David Fincher), « Frost / Nixon » (de Ron Howard)  et « Doute » (de John Patrick Shanley) comptabilisent le plus grand nombre de nominations : 5 chacun. A noter : 4 nominations pour Woody Allen avec « Vicky Cristina Barcelona » (dont 3 pour ses acteurs, à l’exception de Scarlett Johansson, la seule du quatuor absente des nominations).

    Heath Ledger est nommé à titre posthume pour son rôle de Joker dans « The dark night ». Meryl Streep  et Kate Winslet sont toutes deux nommées deux fois.

    Parmi les nominations françaises, on retrouve Alexandre Desplat (déjà récompensé il y a deux ans pour « Le voile des illusions »). Le drame de Philippe Claudel « Il y a longtemps que je t’aime » est nommé dans deux catégories : meilleure actrice pour Kristin Scott Thomas (récemment récompensée aux European Film Awards) et comme meilleur film étranger face à « Gomorra », « Everlasting moments », « La bande à Baader » et « Valse avec Bachir ».  

    En bonus, la bande annonce de « Frost / Nixon », en bas de cette note.

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    Meilleur film dramatique 

     Frost / Nixon, l'heure de vérité 

    Le Liseur

    Les Noces rebelles

     L'Etrange histoire de Benjamin Button 

    Slumdog Millionaire 

    Meilleur acteur dans un drame

    Frank Langella  (Frost / Nixon, l'heure de vérité)

    Sean Penn (Harvey Milk)

    Leonardo DiCaprio (Les Noces rebelles)

    Brad Pitt (L'Etrange histoire de Benjamin Button)

    Mickey Rourke (The Wrestler) 

    Meilleure actrice dans un drame

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    Meryl Streep  (Doute)

    Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)

    Angelina Jolie (L'Echange)

    Kate Winslet (Les Noces rebelles)

    Anne Hathaway (Rachel Getting Married) 

    Meilleure comédie ou comédie musicale 

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    Be Happy

    Bons Baisers de Bruges

    Burn After Reading

    Mamma Mia !

    Vicky Cristina Barcelona

    Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale

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    Colin Farrell  (Bons Baisers de Bruges)

    Brendan Gleeson (Bons Baisers de Bruges)

    James Franco (Délire Express)

    Dustin Hoffman (Last Chance for Love)

    Javier Bardem (Vicky Cristina Barcelona)

    Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale 

    Sally Hawkins(Be Happy)

    Frances McDormand (Burn After Reading)

    Emma Thompson(Last Chance for Love)

    Meryl Streep (Mamma Mia !)

    Rebecca Hall (Vicky Cristina Barcelona) 

    Meilleur acteur dans un second rôle 

    Philip Seymour Hoffman (Doute)

    Heath Ledger (The Dark Knight, Le Chevalier Noir)

    Ralph Fiennes  (The Duchess)

    Tom Cruise (Tonnerre sous les Tropiques)

    Robert Downey Jr. (Tonnerre sous les Tropiques)

    Meilleure actrice dans un second rôle

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    Amy Adams (Doute)

    Viola Davis (Doute)

    Kate Winslet (Le Liseur)

    Marisa Tomei (The Wrestler)

    Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona)

    Meilleur réalisateur

    Ron Howard (Frost / Nixon, l'heure de vérité)

    Stephen Daldry (Le Liseur)

    Sam Mendes (Les Noces rebelles)

    David Fincher (L'Etrange histoire de Benjamin Button)

    Danny Boyle (Slumdog Millionaire)

    Meilleur scénario

    Doute (John Patrick Shanley)

    Frost / Nixon, l'heure de vérité (Peter Morgan)

    Le Liseur (David Hare)

    L'Etrange histoire de Benjamin Button (Eric Roth)

    Slumdog Millionaire (Simon Beaufoy) 

    Meilleure musique 

    Frost / Nixon, l'heure de vérité (Hans Zimmer)

    L'Echange(Clint Eastwood)

    Les Insurgés (James Newton Howard)

    L'Etrange histoire de Benjamin Button(Alexandre Desplat)

    Slumdog Millionaire (A.R. Rahman)

    Meilleure chanson

    Gran Torino (Jamie Cullum, Clint Eastwood, Kyle Eastwood, Michael Stevens)

    The Wrestler (Bruce Springsteen)

    Volt, star malgré lui (Miley Cyrus, Jeffrey Steele)

    WALL.E(Peter Gabriel, Thomas Newman) 

    Meilleur film d'animation 

    Kung Fu Panda

    Volt, star malgré lui

    WALL.E

    Meilleur film en langue étrangère

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    Everlasting moments

    Gomorra

    Il y a longtemps que je t'aime

    La Bande à Baader

    Valse avec Bachir

     Pour ceux qui voudraient connaître les nominations pour la télévision et les séries, rendez-vous sur le site officiel des Golden Globe Awards.

    Ci-dessous, la bande annonce de "Frost/Nixon" de Ron Howard

     

  • Palmarès de la 21ème édition des European Film Awards: "Gomorra" de Matteo Garrone, grand vainqueur

    EFA.jpgHie soir, à Copenhague, avait lieu la 21ème édition des European Film Awards. En voici le palmarès ci-dessous.

    « Gomorra » de Matteo Garrone (Grand Prix du Festival de Cannes 2008) en repart grand vainqueur avec 5 récompenses (un film que je n’ai malheureusement pas encore vu).

    Deux films français ont également été récompensés : « Il y a longtemps que je t’aime » par le biais du prix de la meilleure actrice attribué à Kristin Scott Thomas et « La Graine et le Mulet » d’Abdellatif Kechiche qui a reçu le prix FIPRESCI de la critique. (C'est Josée Dayan qui va être contente: voir ici).

    "Hunger" (du prix Fassbinder: voilà qui devrait amuser Thierry Frémaux, cliquez ici pour lire mon article à ce sujet) et "Valse avec Bachir", deux films dont je vous ai également longuement parlé cette année, ont été également récompensés.

     PALMARES

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    Ci-dessus Matteo Garrone (Crédits photo: Rune Evensen/ScanPix)

    European Film Award du meilleur film : « Gomorra » de Matteo Garrone

    European Film Award du meilleur réalisateur : Matteo Garrone pour « Gomorra »

    European Film Award du meilleur acteur : Toni Servillo pour « Gomorra » et « Il Divo »

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    Ci-dessus: Toni Servillo (Crédits photos: Rune Evensen/ScanPix)

    European Film Award de la meilleure actrice : Kristin Scott Thomas pour « Il y a longtemps que je t’aime »

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    European Film Award du meilleur scénario : Gianni di Gregorio, Massimo Gaudioso, Matteo Garrone, Maurizio Braucci, Roberto Saviano, Ugo Chiti pour « Gomorra »

    European Film Award de la meilleure photographie :  Marco Onorato pour « Gomorra »

    European Film Award de la meilleure musique : Max Richter pour « Valse avec Bachir »

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    Prix d’excellence : « Katyn » ( Magdalena Biedrzycka)

    Prix Fassbinder de la Découverte Européenne : Steve Mc Queen pour « Hunger »

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    Ci-dessus: Steve Mc Queen (Crédits photo: Rune Evensen/ScanPix)

    Prix Arte du meilleur documentaire : Helena Trestikova (« René »)

    Prix UIP du meilleur court métrage : Darren Thornton (« Frankie »)

    Prix FIPRESCI de la critique : « La Graine et le Mulet » d’Abdellatif Kechiche

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    ci-dessus: Abdellatif Kechiche (Crédits photo: Rune Evensen/ScanPix)

    Prix du Public- Meilleur film : « Harry Potter et l’ordre du Phenix » (David Yates)

    Prix screen international de la contribution européenne au cinéma mondial : Kristian Levring,  Lars Von Trier, Soren Kragh-Jacobsen, Thomas Vinterberg

    Prix de la European Film Academy pour l’ensemble d’une œuvre : Judi Dench

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    Ci-dessus: Judi Dench (Crédits photo: Rune Evensen/ScanPix)

    SELECTION

    Prix du Public - Meilleur film

    [Rec] (Paco Plaza, Jaume Balaguero)

    Arn - The Knight Templar (Peter Flinth)

    Ben X (Nic Balthazar)

    Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon)

    Ensemble, c'est tout (Claude Berri)

    Harry Potter et l'Ordre du Phénix (David Yates)

    Keinohrhasen (Til Schweiger)

    La Vague (Dennis Gansel)

    L'Orphelinat (Juan Antonio Bayona)

    Mongol (Sergei Bodrov)

    REVIENS-MOI (Joe Wright)

    Saturno Contro (Ferzan Ozpetek)

    Meilleur film

    Be Happy (Mike Leigh)

    Entre les murs (Laurent Cantet)

    Gomorra (Matteo Garrone)

    Il Divo (Paolo Sorrentino)

    L'Orphelinat (Juan Antonio Bayona)

    Valse avec Bachir (Ari Folman)

    Meilleur réalisateur

    Laurent Cantet (Entre les murs)

    Matteo Garrone (Gomorra)

    Steve McQueen (II) (Hunger)

    Paolo Sorrentino (Il Divo)

    Andreas Dresen (Septième ciel)

    Ari Folman (Valse avec Bachir)

    Meilleur acteur

    Elmar Wepper (Cherry Blossoms)

    Thure Lindhardt, Mads Mikkelsen (Flame & Citron)

    Toni Servillo (Gomorra)

    Michael Fassbender (Hunger)

    Toni Servillo (Il Divo)

    Jürgen Vogel (La Vague)

    James McAvoy (REVIENS-MOI)

    Meilleure actrice

    Sally Hawkins (Be Happy)

    Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t'aime)

    Arta Dobroshi (Le Silence de Lorna)

    Hiam Abbass (Les Citronniers)

    Belen Rueda (L'Orphelinat)

    Ursula Werner (Septième ciel)

    Meilleur scénario

    Gomorra (Roberto Saviano, Maurizio Braucci, Ugo Chiti, Gianni Di Gregorio, Matteo Garrone, Massimo Gaudioso)

    Il Divo (Paolo Sorrentino)

    Les Citronniers (Suha Arraf, Eran Riklis)

    Valse avec Bachir (Ari Folman)

    Meilleure musique

    L'Orphelinat (Fernando Velázquez)

    Moscow, Belgium (Tuur Florizoone)

    REVIENS-MOI (Dario Marianelli)

    Valse avec Bachir (Max Richter)

    Meilleure photographie

    Gomorra (Marco Onorato)

    Il Divo (Luca Bigazzi)

    L'Orphelinat (Oscar Faura)

    Mongol (Rogier Stoffers, Sergei Trofimov)

    Prix d'Excellence

    Delta (Márton Ágh)

    Katyn (Magdalena Biedrzycka)

    La Nouvelle vie de Monsieur Horten (Petter Fladeby)

    Un conte de Noël (Laurence Briaud)

    Site officiel: http://www.europeanfilmacademy.org

  • Avant-première - « Il y a longtemps que je t’aime » de Philippe Claudel : une peinture des âmes grises bouleversante

    65ac8f39ddfb68b4d2c7cd6960c52370.jpgHier matin avait lieu la projection presse d’ « Il y a  longtemps que je t’aime » de Philippe Claudel, à l‘UGC Normandie.

    Le film s’ouvre sur le regard bleu et absent et glacial de Kristin Scott Thomas (Juliette), ce regard qui va nous happer dans les abysses de ses douleurs et ses secrets et ne plus nous lâcher jusqu’à la dernière seconde du film. Ses traits sont tirés, sa démarche maladroite, ses réactions sont brutales. Elle vient de sortir de prison après 15 ans d’enfermement.  15 années pendant lesquelles sa famille l’a rejetée. Sa jeune sœur, Léa (Elsa Zylberstein), vient la chercher pour l’héberger et l’accueillir chez elle auprès de son mari Luc (Serge Hazanavicius) et ses deux filles, adoptives (ce qui n’est évidemment pas anodin). L’une et l’autre vont alors reconstruire leur relation et reconstruire le passé, panser cette plaie à vif, ce gouffre béant. Juliette va devoir se faire « adopter ».

    78c6f923d22bbf6d767494e0cca2be92.jpgA la manière d’un tableau qui l’on jugerait rapidement, s’arrêtant à notre premier regard, vue d’ensemble imparfaite et simpliste et finalement rassurante dans nos certitudes illusoires, c’est d’abord le mal être, la violence des réactions de Juliette qui nous apparaît, filmée en plongée, si fragile, brisée par la vie, l’absence de vie. Le cinéaste distille les informations retenant judicieusement notre attention par cette soif de comprendre, accroissant notre curiosité pour cette femme aux contours de moins en moins flous mais de plus en plus complexes. On apprend ensuite qu’elle a commis l’impardonnable : elle a tué son enfant. Elle devrait être détestable mais l’humanité avec laquelle elle est filmée, son égarement, son mutisme obstiné sur les circonstances du drame, la violence des réactions qu’elle provoque suscitent notre empathie puis notre sympathie.  « Crime et châtiment ». Dostoïevski. (Probablement le livre le plus cité au cinéma, non ? Ici, aussi.) Le tableau nous apparaît d’abord très noir. Et puis les nuances apparaissent peu à peu. Juliette « Raskolnikov » s’humanise. Nous voyons le monde à travers son regard : faussement compassionnel,  un monde qui aime enfermer dans des cases, un monde qui juge sans nuances. Un monde dont Philippe Claudel, peintre des âmes grises (Juliette est d’ailleurs presque toujours vêtue de gris) et des souffrances enfouies, nous dépeint la cruauté et la fragilité avec acuité.

    123d0f153ac881bcd7bc96b0868d006a.jpgIl y a des films comme ça, rares, qui vous cueillent, vous embarquent, vous emprisonnent délicieusement dans leurs univers, douloureux et, puis, lumineux, dès la première seconde, pour ne plus vous lâcher.  C’est le cas d’ « Il y a longtemps que je t’aime », premier film en tant que réalisateur de l’auteur des « Ames grises » (Prix Renaudot 2003 adapté par Yves Angelo) et du « Rapport de Brodeck » qui a également signé le scénario.  La bienveillance de son regard sur ces âmes grises, blessées, insondables, parcourt tout le film. Tous ces personnages, libres en apparence, sont enfermés à leur manière : le grand-père muet à la suite de son accident cérébral est muré dans son silence, la mère de Juliette et Léa est enfermée dans son oubli après l’avoir été dans son aveuglement, le capitaine est enfermé dans sa solitude, Michel –Laurent Grévil- (un professeur qui enseigne dans la même faculté que Léa et qui va s’éprendre de Juliette) est enfermé dans ses livres, Léa est enfermée dans ce passé qu’on lui a volé, et Juliette est encore enfermée dans cette prison à laquelle on ne cesse de l’associer et la réduire. La caméra ne s’évade que très rarement des visages pour mieux les enfermer, les scruter, les sculpter aussi, les disséquer dans leurs frémissements, leurs fléchissements, leurs fragilités : leur humanité surtout. La ville de Nancy où a été tourné le film est quasiment invisible. Nous sommes enfermés. Enfermés pour voir. Pour distinguer les nuances, dans les visages et les regards. Comme cette jeune fille que Michel vient sans cesse voir au musée, enfermée dans son cadre, et qui ressemble à un amour déçu et dont il se venge ainsi parce qu’elle ne peut pas s’échapper. Nous ne pouvons nous enfuir guidés et hypnotisés par le regard captivant, empli de douleur et de détermination, de Juliette. Nous n’en avons pas envie.

    Ne vous méprenez pas, ne soyez pas effrayés par le sujet. Si le tableau est sombre en apparence, ses couleurs sont multiples, à l’image de la vie : tour à tour cruel, très drôle aussi, l’ironie du désespoir peut-être, l’ironie de l’espoir aussi,  les deux parfois (scène du dîner), bouleversant aussi, ce film vous poursuit très longtemps après le générique à l’image de la rengaine qui lui sert de titre.  Il est parfois plus facile de chanter ou d’esquisser que de dire. « Il y a longtemps que ».  Tout juste peut-on regretter que les traits de la personnalité du personnage de Luc ne soient qu’esquissés. (néanmoins interprété avec beaucoup de justesse par Serge Hazanavicius). Mais à l’image du verdict improbable, cela importe finalement peu.

    ef7396aca26c62ce0118fae3b1ff799a.jpgKristin Scott Thomas trouve là un personnage magnifique à la (dé)mesure de son talent, au prénom d'héroïne romantique qu'elle est ici finalement, aimant inconiditionnellement, violemment. A côté d’elle le jeu d’Elsa Zylberstein nous paraît manquer de nuances mais après tout la violence de la situation (le passé qui ressurgit brusquement) justifie celle de ses réactions.  Au contact l’une de l’autre elles vont reconstituer le fil de l’histoire, elles vont renaître, revivre, et illuminer la toile.

    Jusqu’à cet instant paroxystique où le regard, enfin, n’est plus las mais là, où des larmes sublimes, vivantes, ostensibles, coulent sur la vitre,  de l’autre côté, inlassablement, et les libèrent. Un hymne à la vie. Bouleversant. De ces films dont on ressort avec l’envie de chanter, de croquer la vie (dans le sens alimentaire et dans le sens pictural du terme) et la musique du générique, de Jean-Louis Aubert, achève de nous conquérir. Irréversiblement.

    Sortie  en salles : le 19 Mars 2008.  Ne le manquez surtout pas.

    Sandra.M