Inauguration du 2ème Salon du cinéma
Impressionnante démonstration d'un cheval en feu par le grand Mario Luraschi (ci-dessous)
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Impressionnante démonstration d'un cheval en feu par le grand Mario Luraschi (ci-dessous)
Un inspecteur de police à la retraite, Simon, (Jean-Pierre Cassel) n’apprécie pas mais alors pas du tout d’être placé (de force, par sa fille, parce que vous en connaissez, vous, dont le rêve est de couler des jours maussades en maison de retraite ?) dans une résidence pour personnes âgées, encore moins quand la chambre proprette individuelle se transforme en « colocation » exiguë avec un vieillard gâteux. Dès son arrivée, Simon se lie d’amitié avec un autre « résident », Alfred, (Jean-Claude Brialy) l’ancien propriétaire des lieux dont la jovialité contraste avec la lassitude de la plupart des pensionnaires. Ce dernier décède dans des circonstances apparentées à un accident par la police et la direction de l’établissement. Mais Simon, seul témoin de « l’accident », persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, décide de mener l’enquête avec l’aide de Francky, (Philippe Nahon) un autre pensionnaire aux allures de rocker adepte du karaoké (tiens, ça me rappelle quelque chose), et cleptomane. Les suspects ne sont autres que les pensionnaires : de la pimpante Jane Latour-Jackson ( Micheline Presle) à la directrice de l’établissement, Monique Laval (Marilyne Canto).
Ce film a suscité une curiosité à quatre titres ( la mienne en tout cas, celle des médias étant malheureusement, souvent, limitée, cadenassée, orientée vers ce qui rentre dans des cases, ce qui n’est pas le cas de ce film joyeusement hybride) tout d’abord parce qu’il s’agit ici du premier long métrage de Romuald Beugnon qui avait réalisé le sarcastique et tendre, émouvant et cruel « Béa » largement et justement primé dans de nombreux festivals et notamment au Festival du Film Romantique de Cabourg 2006, notamment pour les interprétations remarquables des deux interprètes Thérèse Roussel et Aymeric Cormerais. Ensuite, parce qu’il s’agit d’une « comédie policière », genre périlleux et singulier. Egalement parce que les protagonistes sont des personnes âgées et que le cinéma, de plus en plus aseptisé et contraint à la frilosité, rechigne de plus en plus à filmer des visages ridés et las,… d’ailleurs pas forcément : débonnaires, malicieux, aussi, parfois. Enfin, parce que c’est le dernier film de deux grands acteurs avec lesquels tout un pan de l’Histoire du cinéma français semble avoir disparu, emportés avec et par une « nouvelle vague » : Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Brialy.
Avant tout c’est un film inclassable (et j’adore ce qui n’est pas classable, identifiable, résumable à un qualificatif insipide rassurant dans le journal tv.) :
- Cela pourrait être seulement une chronique sociale, une vision personnelle, tendre et acerbe des maisons de retraite pudiquement appelées résidences, un portrait tendrement irrévérencieux des personnes âgées trop souvent cantonnées aux rôles secondaires ou à la figuration, bref à être juste tolérées. Il va bien falloir : vous allez être « enfermés » avec eux le temps du film, mais attendez, ne fuyez pas, c’est jubilatoire, inattendu, réjouissant.
Le soir, les « résidents » sont en effet enfermés à clef dans leurs chambres, Francky chante le pénitencier lors du karaoké, seule réjouissance hebdomadaire, avec un enthousiasme débordant, à la fois ridicule et émouvant: la « pension » est parfois assimilée à une prison par ses pensionnaires souvent infantilisés par le personnel dont Yolande Moreau, d’ailleurs parfaite dans son rôle d’infirmière mielleuse et autoritaire. Cette prison pour personnes âgées semble avoir emprunté son architecture carcérale à « Playtime » de Tati et « Vertigo » d’Hitchcock, à la fois absurde et inquiétante, rectiligne et circulaire.
-Cela pourrait être seulement une comédie. Derrière l’humour, savoureusement noir et réjouissant, et les dialogues, caustiques et cinglants (« Les vieux c’est l’avenir ») pointe la tendresse et derrière la tendresse, l’humour noir. L’un et l’autre affleurent constamment pour ne pas tomber dans la caricature, dans la comédie outrancière ou le mélo pathétique. Un humour grinçant, oui mais mine de rien. Avec le sourire, l’élégance et la politesse du désespoir de Jean-Pierre Cassel. Entre rire et émotion, toujours, une scène emblématique de déclaration d’amour au karaoké (j’ai remarqué que dans tout bon film, ou presque, il y a une scène de chanson !) glisse subtilement du ridicule et du rire à l’émotion à l’enquête policière, une scène qui résume parfaitement ce film atypique et multiple.
-Cela pourrait être seulement un film policier inspiré d’Agatha Christie, avec Jean-Pierre Cassel en Hercule Poirot en fauteuil roulant. D’ailleurs la référence est clairement assumée avec une affiche qui rappelle étrangement celle du dernier film de Pascal Thomas « L’heure zéro », adaptation d’Agatha Christie. Romuald Beugnon lorgne pourtant davantage du côté de Claude Chabrol que de celui de Pascal Thomas : d’abord par le mélange d’humour noir, de comédie, de critique sociale (la présence du François du « Beau Serge » n’est peut-être pas étrangère à tout ça…) et par l’attention portée aux acteurs dont le jeu n’est pas comme chez Pascal Thomas volontairement « faux » ou outrancier.
C’est donc tout cela à la fois, un film de genre : critique sociale, film policier, comédie, film noir même (avec son incontournable femme fatale en la personne de Micheline Presle, toujours aussi étonnante !). Où les personnes âgées ne sont pas des boulets inanimés mais des êtres de chair (un peu), d’os (bon d’accord, beaucoup) et de sang (ici, aussi) qui aiment, trahissent, critiquent, antipathiques, ou sympathiques, ambivalents, malicieux, sournois, calculateurs mais finalement toujours attendrissants. Comme dans « Béa » les comédiens (parfois non professionnels, ici) sont savamment choisis et témoignent d’une direction d’acteurs attentive : Micheline Presle est rayonnante, espiègle et aussi séduisante que séductrice, on retrouve avec plaisir Thérèse Roussel dans une scène savoureuse de chamaillerie pour vol de vernis à ongle, et surtout Philippe Nahon, dans un rôle inhabituel, attachant, d’une force comique inattendue exacerbée par son costume et sa dégaine improbable et ses « sales » manies (le karaoké, la cleptomanie), lequel a d’ailleurs remporté un prix d’interprétation au Festival de Saint-Jean de Luz 2007.
Comme dans « Béa » ce sont les personnes âgées qui ont le dernier mot, le dernier regard, qui mènent la danse, endiablée. Loin de l’infantilisation, la victimisation à laquelle on veut les réduire, ils prennent le pouvoir pour notre plus grand plaisir ! C’est finalement un film très malin qui nous amuse et nous captive tout en nous faisant réfléchir, qui fait oublier l’âge des protagonistes par leur fantaisie et leurs envies : de vivre, de plaire, de s’amuser. Et qui nous les rappellent. Mine de rien, encore.
Quant à Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Brialy, on ne peut s’empêcher d’éprouver un certain malaise surtout quand ce dernier se voit gratifié d’un « va mourir » par un des pensionnaires, ce qu’il fait dans le film… Ironie cruelle du destin et de la fiction.
Donc irrévérencieux, ludique, tendrement cruel, réjouissant et drôle : soyez de la police avec Romuald Beugnon chanteur (un tout tout petit peu), magicien (beaucoup) et metteur en scène et directeur d’acteurs (passionnément!). Les frères Dardenne (qui coproduisent le film) ne s’y sont pas trompés…
Le film vu hier à Paris n’y est plus projeté et ne passe malheureusement plus que dans 12 salles en province…
Sites officiels:
-Site officiel du film: http://www.vousetesdelapolice-lefilm.com/
Journal du film: http://romualdbeugnon.com/blog/
Sandra.M
Les sorties de la semaine
N’ayant encore vu aucun de ces films, pour une fois cette semaine je vous les recommanderai donc a posteriori de leurs sorties et la critique de « Into the wild » de Sean Penn viendra ...bientôt, comme prévu, dès que j'aurai vu le film en question.
« Chambre 1408 » de Mikael Håfström
“Lust, Caution” d'Ang Lee
“Smiley Face” de Gregg Araki
« La Guerre Selon Charlie Wilson » de Mike Nichols
« Death Sentence » de James Wan
« Triangle » de Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam
« Survivre avec Les Loups » de Véra Belmont
“A Bigger Splash” de Jack Hazan
« Quatre Minutes » de Chris Kraus
« Enfin Veuve » d'Isabelle Mergault
« Body Rice » de Hugo Vieira da Silva
PALMARES CINEMA DES GOLDEN GLOBES 2008
Pour cause de grève persistante des scénaristes, l’habituelle remise de prix des Golden Globes a cette année été remplacée par une simple conférence de presse, cérémonie au cours de laquelle le cinéma français a également été récompensé : Marion Cotillard ayant obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie musicale pour « La Môme » d'Olivier Dahan (voir ma critique, ici) et « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel (voir ma critique du film, ici) ayant obtenu le Golden globe du meilleur film étranger et Julian Schnabel celui du meilleur réalisateur. « Reviens-moi » que je vous avais recommandé la semaine dernière a par ailleurs été largement récompensé. Le palmarès des Golden Globes préfigurant souvent celui des Oscar, espérons que mon grand favori de cette année « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » (voir ma critique du film, ici) se verra davantage nommé et récompensé…
MEILLEUR FILM DRAMATIQUE
American Gangster
Les promesses de l'ombre
Reviens-moi
The Great Debaters
Michael Clayton
No Country for Old Men
There Will Be Blood
MEILLEURE ACTRICE DANS UN FILM DRAMATIQUE
Cate Blanchett - Elizabeth: L'Age d'or
Julie Christie - Loin d'elle
Jodie Foster - A vif
Angelina Jolie - Un coeur invaincu
Keira Knightley - Reviens-moi
MEILLEUR ACTEUR DANS UN FILM DRAMATIQUE
George Clooney - Michael Clayton
Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood
James McAvoy - Reviens-moi
Viggo Mortensen - Les promesses de l'ombre
Denzel Washington - American Gangster
MEILLEURE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Across the Universe
La guerre selon Charlie Wilson
Hairspray
Juno
Sweeney Todd
MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Amy Adams - Il etait une fois
Nikki Blonsky - Hairspray
Helena Bonham Carter - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street
Marion Cotillard - La Môme
Ellen Page - Juno
MEILLEUR ACTEUR DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Johnny Depp - Sweeney Todd
Ryan Gosling - Lars and the Real Girl
Tom Hanks - L aGuerre selon Charlie Wilson
Philip Seymour Hoffman - The Savages
John C. Reilly - Walk Hard: The Dewey Cox Story
MEILLEUR FILM D'ANIMATION
Bee Movie
Ratatouille
The Simpsons Movie
MEILLEUR FILM ETRANGER
4 mois, 3 semaines et 2 jours
Le scaphandre et le papillon
Les Cers-volants de Kanoul
Lust, Caution
Persepolis
MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ
Cate Blanchett - I'm Not There
Julia Roberts - La guerre selon Charlie Wilson
Saoirse Ronan - Reviens-moi
Amy Ryan - Gone Baby Gone
Tilda Swinton - Michael Clayton
MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN
Casey Affleck - L'assassinat de Jesse James
Javier Bardem - No Country for Old Men Philip Seymour Hoffman - La guerre selon Charlie Wilson
John Travolta - Hairspray Tom Wilkinson - Michael Clayton
MEILLEUR REALISATEUR
Tim Burton - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street
Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men
Julian Schnabel - Le Scaphandre et le Papillon
Ridley Scott - American Gangster Joe Wright - Reviens-moi MEILLEUR SCENARIO
Diablo Cody - Juno
Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men Christopher Hampton - Reviens-moi
Ronald Harwood - Le Scaphandre et le Papillon
Aaron Sorkin - La Guerre selon Charlie Wilson
MEILLEURE COMPOSITION MUSICALE
Reviens-moi
Les promesses de l'Ombre
Grace is Gone Into the Wild Les Cerfs-volants de Kaboul
MEILLEURE CHANSON
"Despidida" - Love in the Time of Cholera Music by: Shakira, Antonio Pinto Lyrics by: Shakira "Grace is Gone" - Grace is Gone Music by: Clint Eastwood Lyrics by: Carole Bayer Sager "Guaranteed" - Into the Wild Music & Lyrics by: Eddie Vedder "That's How You Know" - Enchanted Music & Lyrics by: Alan Menken "Walk Hard" - Walk Hard: The Dewey Cox Story Music & Lyrics by: Marshall Crenshaw, John C. Reilly, Judd Apatow, Jake Kasdan
Le Salon du cinema du 17 (pour les professionnels) ou du 18 (pour le public) au 20 janvier 2008
Je vous rappelle que le Salon du Cinéma dont je vous ai déjà parlé (ici) débute jeudi pour les professionnels et vendredi pour le public : ateliers, rencontres notamment autour des adaptations cinématographiques, projections, débats avec des équipes de films…le tout parrainé par Jean-Jacques Annaud, avec notamment pour invités Jean-Jacques Annaud, Alexandre Arcady, Pierre Arditi, Ariane Ascaride, Christophe Barratier, Jean Becker, Tonino Benacquista, Charles Berling, Jacques Bonnaffé, Dany Boon, Michel Boujenah, Olivier Dazat, Jean-Pierre Denis, Marc Esposito, Robert Guédiguian, Francis Huster, Cédric Kahn, Jan Kounen, Guillaume Laurant, Yann Moix, Edouard Molinaro, Jean-Marc Moutout, Guillaume Nicloux, Pierre Péju, Bruno Putzulu, Gabriel Yared, Elsa Zylberstein…
Site officiel du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com
Programme complet du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com/programmes/PROGRAMME_SALON_CINEMA_2008.pdf
Retrouvez bientôt ici mon compte-rendu du Salon du cinéma.
Sandra.M
L’info festivalière de la semaine: Sean Penn présidera le jury du 61ème Festival de Cannes
L’info cinématographique de la semaine, c’est d’abord l’annonce du prochain président du jury du Festival de Cannes. Sean Penn présidera donc le jury du Festival de Cannes 2008 et succédera ainsi à Wong Kar Wai (2006) et à Stephen Frears (2007) qui présidait le jury du 60ème Festival. Difficile de faire mieux que cette soixantième édition et pourtant avec Sean Penn pour président cette 61ème édition s’annonce pour le mieux : un des meilleurs acteurs de sa génération-Sean Penn a 47 ans- (voire le meilleur ?) qui avait d’ailleurs reçu le prix d’interprétation à Cannes en 1997 pour « She’s so lovely » de Nick Cassavetes, un acteur aux nuances de jeu impressionnantes, à la force et à l’intensité du regard (d’acteur et de cinéaste) saisissantes, aux choix filmographiques brillants avec très peu d’erreurs de parcours, un acteur et un personnage à fleur de peau, un écorché vif avec une fureur de vivre à la James Dean, qui peut aussi bien jouer les personnages violents ou cyniques (souvent), dans des thrillers, que les êtres égarés, un acteur aux positions politiques affirmées notamment lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis en Irak. Voilà qui annonce de belles surprises pour le déroulement et le palmarès de cette 61ème édition! Vous pourrez retrouver des critiques de films de Sean Penn jusqu’au festival sur mon autre blog In the mood for Cannes et prochainement ma critique de son dernier film en tant que réalisateur « Into the wild », également sur In the mood for cinema.
Pour moi, Sean Penn ce sont donc des souvenirs de films magnifiques en tant qu’acteur ( « 21 grammes » et « Mystic river » figurant parmi mes favoris ainsi que « The game » même si son rôle y est de moindre importance), et réalisateur (« The Pledge », « Crossing guard »), d’un acteur qui a tourné avec les plus grands ( Sydney Pollack, Clint Eastwood, Inarritu, Woody Allen, Oliver Stone, Brian de Palma, Julian Schnabel, Louis Malle, Nick Cassavetes, et récemment avec Gus Van Sant…) souvent dans des films dits d’auteur « malgré » parfois des budgets élevés, toujours avec un vrai regard et parti pris, d’un acteur qui n’ hésite pas à accompagner des premières œuvres ou des films a priori plus confidentiels, un acteur qui fait des choix cinématographiques plutôt que commerciaux, qui réfléchit en termes d’art plus que de box office.
Sean Penn c’est aussi pour moi le souvenir magique, étrange, surréaliste, brumeux et inoubliable d’une rencontre alors que j’étais dans le jury jeunes du Festival du Film de Paris 1998 et alors qu’il présidait le jury du festival. Comme Sean Penn n’avait pas vu de film de nos présidents du jury Nadia Farès et Thierry Frémont, une projection privée avait été organisée dans une salle de projection d’un célèbre restaurant des Champs Elysées pour nous 10 et Sean Penn. C’est là aussi qu’eut lieu la rencontre entre les jeunes cinéphiles de notre jury et l’acteur. Je me souviens d’un regard puissant et fatigué, que nous avions regardé "Les Démons de Jésus" ( !) de Bernie Bonvoisin dans une ambiance recueillie, je me souviens m’être dit que ce film et son langage argotique devait être vraiment incompréhensible, consternant et rébarbatif traduit en anglais , je me souviens qu’il avait applaudi avec beaucoup de politesse, je me souviens que ses lunettes pendant la projection dissimulaient astucieusement son regard fatigué, voire (chut, ne le répétez pas) endormi, je me souviens d’un festival qui a à jamais rendu ma passion pour le cinéma incurable entre découvertes cinéphiliques, rencontres marquantes , instants de vie et de cinéma gravés, de « Bienvenue à Gattaca », « Gadjo Dilo », « Serial Lover » je me souviens de cette semaine trépidante, il y a 10 ans déjà, si proche et si lointaine, où rien ne semblait impossible, où tout semblait irréel, je me souviens d’un festival qui honorait alors Paris et qui a malheureusement disparu.
Sean Penn c’est aussi pour moi le souvenir d’un instant involontairement dérobé, d’une silhouette solitaire, frêle et imposante, surprise lors du Festival de Cannes alors qu’il attendait nerveusement les réactions du public dans un recoin du palais des festivals alors qu’il était venu accompagner le très beau « Mystic River » de Clint Eastwood pour lequel il a d’ailleurs obtenu l’Oscar du meilleur acteur en 2004.
« Partout dans le monde, le cinéma semble faire l’objet d’un intense renouveau : de plus en plus de films éveillent l’imaginaire et provoquent émotion et réflexion, dans l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes extrêmement talentueux. Le Festival de Cannes est depuis longtemps l’épicentre mondial de la découverte des nouvelles vagues de réalisateurs. C’est pourquoi il me tarde d’y participer cette année comme président du jury », a commenté Sean Penn dans le communiqué de presse du festival de Cannes.
Je vous laisse relire son impressionnante filmographie ci-dessous plus éloquente que n’importe quel article ou discours…
La filmographie de Sean Penn
-En tant qu’acteur :
« Crossing Over » (Prochainement), de Wayne Kramer
« Milk »(Prochainement), de Gus Van Sant
« Tree of Life” (Prochainement), de Terrence Malick
“ What just happened ?” (Prochainement), de Barry Levinson
« Dogtown and Z-Boys » (Prochainement), de Stacy Peralta
« Les Fous du roi » (2006), de Steven Zaillian
« Katrina (When the Levees Broke) » (2006), de Spike Lee
« L'Interprète » (2005), de Sydney Pollack
« Bukowski » (2005), de John Dullaghan
« The Assassination of Richard Nixon » (2004), de Niels Mueller
« 21 grammes » (2004), de Alejandro González Inárritu
“Mystic river” (2003), de Clint Eastwood
“It's all about love” (2003), de Thomas Vinterberg
“ Le Poids de l'eau » (2002), de Kathryn Bigelow
« Sam je suis Sam » (2002), de Jessie Nelson
« Hollywood sunrise” (2002), de Anthony Drazan
“Rosy-Fingered Dawn”: a Film on Terrence Malick (2002), de Luciano Barcaroli
“Avant la nuit » (2001), de Julian Schnabel
« Il suffit d'une nuit » (2000), de Philip Haas
« Accords et désaccords » (2000), de Woody Allen
« La Ligne rouge » (1999), de Terrence Malick
« U-turn », ici commence l'enfer (1998), de Oliver Stone
« The Game” (1997), de David Fincher
“She's so Lovely” (1997), de Nick Cassavetes
“ La Dernière marche » (1995), de Tim Robbins
« L'Impasse « (1994), de Brian De Palma
« The Last party » (1993), de Mark Benjamin
« Les Anges de la nuit » (1991), de Phil Joanou
« Nous ne sommes pas des anges » (1990), de Neil Jordan
« Outrages » (1990), de Brian De Palma
« Colors » (1988), de Dennis Hopper
« Judgement » in Berlin (1988), de Leo Penn
« Comme un chien enragé » (1987), de James Foley
« Shanghai surprise » (1986), de Jim Goddard
« Le Jeu du faucon » (1984), de John Schlesinger
« Crackers » (1984), de Louis Malle
« Les Moissons du Printemps » (1984), de Richard Benjamin
« Bad boys” (1983), de Rick Rosenthal
“Fast times” at Ridgemont High (1982), de Amy Heckerling
« Taps » (1981), de Harold Becker
-En tant que réalisateur :
“Into the Wild” (2008)
“11'09'01: September 11” (2002)
“The Pledge” (2001)
“Crossing Guard” (1995)
“The Indian Runner” (1991)
-En tant que scénariste :
« Into the Wild » (2008), de Sean Penn
« 8 (2006) », de Jan Kounen
« 11'09'01: September 11 » (2002), de Samira Makhmalbaf
« Crossing Guard” (1995), de Sean Penn
“The Indian Runner” (1991), de Sean Penn
-En tant que producteur :
“Into the Wild” (2008), de Sean Penn
“The Pledge” (2001), de Sean Penn
“Loved” (1998), de Erin Dignam
“ Crossing Guard” (1995), de Sean Penn
“The Indian Runner” (1991), de Sean Penn
-En tant que producteur exécutif :
“She's so Lovely” (1997), de Nick Cassavetes
Je vous rappelle que vous pouvez toujours vous inscrire pour le Salon du Cinéma et pour le pass professionnel et le pass ciné-connexion (pour les jeunes auteurs et réalisateurs, uniquement sur demande préalable pour ce dernier): http://www.salonducinema.com .
Le film de la semaine (vu par « In the mood for cinema »): "Reviens-moi" (“The atonement”) de Joe Wright.
Ce film a été présenté en avant-première au Festival du Film Britannique de Dinard 2007. à l'occasion duquel je vous avais déjà parlé de ce film:
Un long et magistral plan séquence sur la plage de Dunkerque de "The Atonement" (l' Expiation en français qui sort sous le tire "Reviens-moi", plus attractif sans doute...mais moins intéressant au regard de ce qui constitue l'intérêt principal du film) de Joe Wright,marque une rupture de rythme dans ce mélo comme on n’en fait plus dont la seconde partie ne tient malheureusement pas les promesses de la première, romanesque à souhait, d’une incandescence réjouissante, dont le souffle épique et entraînant ne tient malheureusement pas la longueur. Un film sur un amour contrarié, sur les rapports troublants entre art et vérité, dont la forme épouse intelligemment le fond.
Les autres films à l'affiche cette semaine (que je n’ai pas encore vus, je vous parle très bientôt du film de Sean Penn) :
“Détention secrete” de Gavin Hood
“Into the wild” de Sean Penn
“30 jours de nuit » de David Slade
« Les yeux bandés » de Thomas Lilti
« Le tueur » de Cédric Anger
« Dancing Queens » de Darren Ashton
« L’homme qui marche » de Aurélia Georges
« Vitus, l’enfant prodige » de Fredi M.Murer
« La porte de l’enfer » de Teinosuke Kinugasa
« Garage » de Lenny Abrahamson
« L’île » de Pavel Lounguine
« Death note” the last name 1 and 2
« Sub » de Julien Loustau
L’info box office de la semaine
(Source : Le Parisien)
« It’s a free world » de Ken Loach que je vous recommandais la semaine dernière, a fait un bon démarrage et a totalisé 139576 entrées dans 116 salles entre mercredi et dimanche dernier…alors que le très contesté « Je suis une légende » a attiré 2486699 spectateurs en près de 3 semaines.
L’info bloguesque de la semaine
Après TV5 la semaine dernière, cette semaine c’est « Le Salon du Cinéma » qui recommande « In the mood for cinema » sur son site.
Je vous rappelle que si vous souhaitez être régulièrement informés de l’actualité de ce blog, vous pouvez vous inscrire au fil rss de ce blog, à la newsletter mais aussi désormais à la page facebook d’In the mood for cinema, d’In the mood for Cannes ou des Inconditionnels du Festival du Cinéma Américain de Deauville.
L’info scénaristique de la semaine
La grève des scénaristes américains se poursuit et solidaires des scénaristes toujours en grève les acteurs ont décidé de boycotter la cérémonie des Golden Globes qui devait se dérouler le 13 janvier prochain.
Sandra.M
Cette nouvelle année de pérégrinations festivalières et cinématographiques commencera avec le Salon du Cinéma dont ce sera la deuxième édition qui aura lieu du 18 au 20 janvier prochain, porte de Versailles (hall 6) à Paris.
« In the mood for cinema » sera bien sûr présent pendant tout le Salon pour vous le relater.
Cette année, la programmation s’est considérablement étoffée et le salon s’enrichit d’un espace réservé aux professionnels.
Les parrains de cette édition 2008 sont Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma.
Trois thèmes principaux seront cette année à l'honneur: la Nouvelle Vague, la comédie et la musique de film qui fête ses 100 ans.
Parmi toutes les animations proposées (pour tous, accrédités professionnels et public) vous pourrez : réaliser votre film (un studio de tournage sera mis à disposition du public), assister à des conférences, participer à des ateliers, assister à des hommages à De Funès et Charlie Chaplin, assister à des ciné-concerts, assister à des leçons de musique avec Vladimir Cosma, Gabriel Yared, assister à des rencontres avec les plus grands compositeurs de musiques de films donc, assister à des rencontres avec des acteurs, réalisateurs et équipes de films (Francis Huster, Alain Corneau, Robert Guédiguian , Bertrand Tavernier, l’équipe du film « Tu peux garder un secret » d’Alexandre Arcady avec notamment Juliette Arnaud et Pierre Arditi, mais aussi les parrains de l’édition 2008 Jean-Jacques Annaud et Vladimir Cosma…), assister aux leçons de cinéma des César données par des professionnels récompensés de César techniques, assister à des lectures de scénarii mythiques par de jeunes acteurs , assister à des projections des courts métrages sélectionnés pour les César 2008, voir des bandes annonces inédites, découvrir et comprendre les métiers du cinéma, assister à des cours sur les enjeux actuels de l’industrie cinématographique, assister à des projections, voir des expositions, assister à des animations diverses (cascades, maquillages, bruitage, dressage, effets spéciaux décors, making of)…
La grande nouveauté et le grand intérêt cette année, c’est donc la création de l’espace professionnel avec lounge bar à idées, forum pro, ciné consulting, ciné connexion pour les nouveaux talents, avec au programme plus de 60 séances d’ateliers sur des questions juridiques, financières ou techniques (et possibilité apparemment d’assister à deux ateliers au plus par badge professionnel). Pour ces ateliers il faut vous inscrire dès à présent, une fois que votre accréditation professionnelle vous sera accordée. Vous pouvez remplir votre dossier dès maintenant sur le site internet du Salon : http://www.salonducinema.com
Je vous reparle de ce Salon très bientôt et bien sûr a fortiori du 18 au 20 janvier. Une manifestation idéale pour plonger « in the mood for cinema » pour ceux qui en rêvent, pour ceux qui y travaillent, pour les cinéphiles, les spectateurs, les professionnels… Espérons juste qu’en voulant satisfaire tout le monde le salon ne finira pas par satisfaire personne. Souhaitons leur bonne chance, l’initiative est louable…
Badges professionnels pour 3,5 jours (sur demande): 70 euros par internet/50 euros sur place (40 euros pour les intermittents). 1,5 jours: 19 euros (14 euros pour les intermittents). Badge Ciné Connexion: 40 euros (uniquement sur préinscription): http://www.badgeonline.net/sdc2008/(S(iawepc45v3frbg20hwirhbme))/choix_pro.aspx
Badges public: voir ici: http://www.badgeonline.net/sdc2008/(S(a3t4ju55u4cec1y02a1tll45))/form.aspx : entre 4 et 10 euros selon les réductions. Le prix des places réservées par internet est moin élevé.
Le film "in the mood" de la semaine: "It's a free world" de Ken Loach
Dans les salles, c’est par le film de Ken Loach que débute cette année 2008. Un titre en trompe l’œil, « It’s a free world », un film cruel, efficace, dont je vous ai déjà parlé lors du dernier Festival du Film Britannique de Dinard 2007 où il était présenté en avant-première (voir mon article ici), un film qui vous bousculera, Ken Loach plus sombre et efficace que jamais se place cette fois du côté des oppresseurs et c’est plus efficace que n’importe quel discours politique... Le premier grand film de cette année 2008 à voir absolument.
Sandra.M
Quelque part, dans la blogosphère, in the mood, le 30.12.2007
Cher lecteur « in the mood for cinema »,
J'avais envie d'être un peu familière et "personnelle" aujourd'hui, d'employer ce tutoiement qui m'est habituellement si compliqué. Ce n'est pas tous les jours la fin de l'année (2007 de surcroît). Cher lecteur, je pourrais te parler de 2007 qui égrène ses dernières secondes, et qui les égrènera, quoiqu’il arrive, de ce qu’il en restera demain ou après-demain, de ce qu’il en reste déjà, d’instants volés au temps qui passe, impitoyable, et à l’oubli, menaçant, d’une année riche de souvenirs, bigarrés, d’émotions, fortes et fragiles, de cinéma, presque toujours étonnant, pour moi encore et toujours et plus que jamais fascinant, de cinéma d’hier et de demain, d’ici et d’ailleurs, de festivals, d’ici et d’ailleurs aussi, des feux de la rampe, de Chaplin et pas seulement, de tant de tapis rouges foulés, mine de rien, ou mines de rien aussi, n'en suis pas dupe, de jonglages avec les mots, de tant de kilomètres parcourus, kilomètres de pellicules et pas seulement (j’aime bien « pas seulement », tu as raison), de rencontres inénarrables (j’aime bien « inénarrables » aussi, c’est bien de ne pas tout pouvoir raconter), d’instants magiques, indélébiles, inattendus, insolites, enrichissants, insensés, de rencontres cinéphiliques et intemporelles, de belles retrouvailles, de l'amnésie: blessure assassine, de rêves qui renaissent envers et contre tout, tous, moi, de rêves qui s'esquissent, prennent forme réelle et pourtant onirique (j'espère t'en parler bientôt "in the mood"), de hasards et coïncidences que ni le cinéma ni Lelouch n’oseraient inventer, de toutes ces histoires que j’ai inventées et à inventer et qui m’étourdissent et me guident et m’électrisent, de bouteilles à la mer, à l’Atlantique, de mots sublimes ou que le temps sublime qui portent « mon personnage » envers et contre tout, même l’Atlantique (le reste aussi: je sais), et pour toujours, de scénarios qui prennent forme et bientôt vie, de la vie, de ma vie qui ressemble à un scénario imprévisible et cruel et magnifique, de la cruauté et la beauté et l’ironie du destin, de
la vie qui joue aux montagnes russes, de cette fureur de vivre, de l’étincelante et insondable mélancolie. Je pourrais te parler, cher lecteur, de musiques de 2007, de mon 2007, de "Hallelujah", de "Deauville sans Trintignant" de l’autre côté de la Seine, si loin, si proche, , de "With or without you", de "mots bleus", de Cohen (Léonard, même si je pourrais aussi te parler d’Albert que j’aime beaucoup), de Delerm, de U2, de Christophe et sa démarche dégingandée ( tu peux rire, j’assume, l’éclectisme et la beauté de l’instant qui ne surgit pas toujours quand et où on l’attend) autant de musiques échos à des instants sublimes et fragiles et sublimes parce que fragiles, gravés dans ma mémoire versatile et exigeante et harassante, avide de magnificence. Laisser 2007, sans regrets ni remords malgré et grâce à tout cela, juste les souvenirs brillants, aller vers 2008 avec l'énergie, débordante, de l'espoir...
Mais je préfère te parler de demain, de 2008, de tant d’autres rêves à faire, de tant d'autres mots à faire danser aussi en un tango sensuel ou en un rock effréné, de mes rêves un peu fous, tout ce que je te souhaite, d’avoir toujours des rêves à faire, même, surtout, un peu fous, même blessé. D'éviter les regrets, les remords, cette année encore. Les miens, de rêves un peu peu fous, j’espère t’en parler, un peu, bientôt. En attendant, la route est sinueuse, semée d’embûches et de doutes, nécessaires, salutaires, escarpée, trépidante, exaltante, éprouvante parfois, inlassables assaillants, mais avant tout passionnante. Et puis te souhaiter de toujours t’émerveiller. J’en connais tellement qui ont cessé, déjà. C’est plus simple, c’est vrai. Sois curieux, de ce qui se passe sur l’écran, toujours magique, sur l’écran et pas seulement (« pas seulement », oui, je sais, encore). Mais surtout en restant fidèle à tes idéaux. Le plus difficile. Le plus périlleux. Quoiqu’il en coûte. Quoiqu’ils t’en disent. A ta liberté, à ton intégrité aussi, malgré les blasés et les cyniques: les fiers malheureux. Laisser le temps au temps. Leur laisser l'impatience (im)pitoyable. Et puis surtout, surtout de vibrer. De "te perdre dans ta passion plutôt que de vivre sans passion", toujours. Malgré tout. Vivre cette année passionnément, singulièrement. In the mood for cinema, évidemment.
Et puis quelques clichés, très « clichés » assumés, pour bien commencer l’année, sur un soleil qui se lève, plein de promesses, à l’image de ce que je te souhaite pour cette année 2008, cher lecteur "in the mood", virtuel ou réel, à l’image de ce que je vous souhaite à tous chers lecteurs in the mood… Une musique ensorcelante, un lever de soleil envoûtant, des chevaux au galop grisés de liberté et grisants...il suffit de peu finalement non, pour sourire à l'année qui arrive, alors joliment prometteuse?
Ce message de fin d'année en guise d'"In the mood for news" qui reprendront la semaine prochaine.
J'en profite pour vous signaler que "In the mood for cinema" a eu le plaisir d'être séléctionné pour faire partie de la sélective blogosphère TV5.
Vous pouvez continuer à voter pour votre top ten de l'année 2007, (voir l'article ci-dessous).
Sandra.M
Voici les 40 films que je vous ai recommandés cette année (et je persiste et signe!). Vous pouvez retrouver les critiques de chacun d'entre eux qui figurent toutes sur le blog (dans la rubrique "les films incontournables de 2007", colonne de gauche du blog, cliquez sur le titre du film sous l'affiche, dans la colonne en question, pour lire une critique) .
« L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik
« Un secret » de Claude Miller
« Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel
« Le rêve de Cassandre » de Woody Allen
« La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche
« My blueberrry nights » de Wong Kar Wai
« De l’autre côté » de Fatih Akin
« Je suis un cyborg » de Park Whan-Wook
« La nuit nous appartient » de James Gray
« Chacun son cinéma », film
« Once » de John Carney
« Paranoïd park » de Gus Van Sant
« Un baiser s’il vous plaît » d’Emmanuel Mouret
« Après lui » de Gaël Morel
« 7h58 ce samedi-là » de Sidney Lumet
« Bobby » de Emilio Estevez
« Boxes » de Jane Birkin
« J’attends quelqu’un » de Jérôme Bonnell
« La face cachée » de Bernard Campan
« La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass
« La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck
« La vie d’artiste » de Marc Fitoussi
« Le deuxième souffle « d’Alain Corneau
« Le fils de l’épicier »d’Eric Guirrado
« Le mariage de Tuya » de Wang Quan’an
« Le rêve de Cassandre de Woody Allen »
« Les chansons d’amour » de Christophe Honoré
« L’avocat de la terreur » de Barbet Scrhoeder
« Michael Clayton » de Tony Gilroy
« Never forever » de Gina Kim
« Once » de John Carney
« Paranoïd park » de Gus Van Sant
« Roman de gare » de Claude Lelouch
« Souffle » de Kim Ki-Duk
« Still life » de Jia Zhang Ke
« Gone baby gone » de Ben Affleck
Mes 10 films favoris de l'année 2007
Et s'il fallait n'en retenir que 10?
Le choix a été cornélien, bien d'autres ci-dessus auraient mérité d'y figurer. Certains sont fortement liés au moment où je les ai vus, aux souvenirs dont ils sont indissociables. Je les ai choisis pour le caractère exceptionnel de leur mise en scène et/ou interprétation et/ou scénario et/ou émotion et/ou photographie..., et je vous les recommande tous vivement et évidemment d'abord le premier d'entre eux qui réunit toutes ces qualités et bien d'autres encore: un poème, une métaphore, un film qui, je l'espère, entrera dans la légende comme celui dont il nous conte l'assassinat.
1. Le chef d'oeuvre de l'année: "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominic
2. L'adaptation la plus poignante et la passion de l'année: "Un secret" de Claude Miller
3. Le "crime et châtiments" de l'année, d'une noirceur savoureuse: "Le rêve de Cassandre" de Woody Allen