25/01/2008
César 2008 : nominations
Les nominations pour les César 2008 viennent d'être communiquées. Je vous livre mes premières impressions en vrac :
-11 nominations pour "La Môme" (sans surprise) et pour "Un secret" (très agréable surprise), les deux films à obtenir le plus de nominations
-Viennent ensuite "Le scaphandre et le papillon" (pour mon plus grand plaisir, je vous ai également maintes fois parlé de ce film qui a reçu le prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes) avec 7 nominations amplement méritées, Persépolis (que je n'ai pas vu) avec 6 nominations et "La Graine et le mulet" avec 5 nominations également méritées, et 4 nominations pour "Les chansons d'amour" ...
-Autres agréables surprises: La présence du "Fils de l'épicier", un film que j'avais découvert et particulièrement apprécié au Festival de Cabourg où il a été présenté en avant-première. Espérons que cela lui permettra de connaître une seconde sortie en salles.
-Espérons que "Le deuxième souffle" (justement pour en retrouver un) et l'excellent documentaire "L'avocat de la terreur" seront également récompensés.
-Quelques déceptions: L'absence de "Boxes" de Janes Birkin, l'absence de "J'attends quelqu'un" de Jérôme Bonnell, de "La face cachée" de Bernard Campan, de "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi et d'"Un baiser s'il vous plaît" d'Emmanuel Mouret, de "Vous êtes de la police" de Romuald Beugnon, l'absence de Chabrol pour "La fille coupée en deux"... et la présence excessive de "Faut que ça danse"...
-Quant au meilleur film étranger, entre "La vie des autres", "De l'autre côté", "La nuit nous appartient", "Les promesses de l'ombre", "4 mois 3 semaines deux jours", le choix sera cornélien. Signalons la présence de deux films allemands, signe de la bonne santé actuelle du cinéma d'Outre-Rhin
La 33ème cérémonie des César aura lieu sur Canal plus, en clair, à 20H30, le vendredi 22 février 2008. Elle sera présidée par Jean Rochefort qui succédera ainsi à Claude Brasseur et elle sera présentée par Antoine De Caunes qui succédera à Valérie Lemercier.
Je vous livre mes préférences ci-dessous, surlignées en rouge (différentes de mes pronostics sur lesquels je reviendrai). Je vous invite également à laisser les vôtres ainsi que vos commentaires.
Les critiques de presque tous les films nommés figurent sur ce blog. Pour les lire, cliquez sur les titres des films ci-dessus ou sous les affiches des films dans la rubrique "Les films inconcournables de 2007" du blog (colonne de gauche).
Meilleur film

La Môme
Un secret
Le Scaphandre et le papillon
La Graine et le mulet
Persépolis
Meilleur réalisateur

Mon coeur balance entre Miller ("Un secret" est pour moi le film de l'année), Téchiné (un de mes réalisateurs de prédilection), Kechiche (directeur d'acteurs exceptionnel), Schnabel...
Olivier Dahan (La Môme)
Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet)
Claude Miller (Un secret)
André Téchiné (Les Témoins)
Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon)
Meilleure actrice

Isabelle Carré (Anna M)
Marion Cotillard (La Môme)
Cécile de France (Un secret)
(Mais Isabelle Carré était également remarquable, mon enthousiasme pour ne pas dire ma passion pour le film de Claude Miller l'a néanmoins emporté...Patrick Bruel aurait également mérité une nomination pour ledit film.)
Marina Foïs (Darling)
Catherine Frot (Odette Toutlemonde)
Meilleur acteur
Mathieu Amalric (Le Scaphandre et le papillon)
Michel Blanc (Les Témoins)
Jean-Pierre Darroussin (Dialogue avec mon jardinier)
Vincent Lindon (Ceux qui restent)
Jean-Pierre Marielle (Faut que ça danse !)
Meilleur second rôle féminin
Julie Depardieu (Un Secret)
Noémie Lvovsky (Actrices)
Bulle ogier (Faut que ça danse !)
Ludivine Sagnier (Un Secret)
Sylvie Testud (La Môme)
Meilleur second rôle masculin

Fabrice Luchini (Molière)
Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Michael Lonsdale (La Question humaine)
Pascal Greggory (La Môme)
Sami Bouajila (Les Témoins)
Meilleur espoir masculin

(Impossible de choisir: je vote pour les 5! Même si un prix pour Nicolas Cazalé permettrait peut-être au film d'être reconnu à sa juste valeur...contrairement aux autres films qui n'en ont pas -moins- besoin. Johan Libéreau était époustouflant de naturel pour un premier rôle et la grâce de Grégoire Leprince Ringuet le mériterait également, bon allez, je me lance quand même...)
Nicolas Cazalé (Le Fils de l'épicier)
Grégoire Leprince-Ringuet (Les Chansons d'amour)
Johan Libéreau (Les Témoins)
Jocelyn Quivrin (99 francs)
Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Meilleur espoir féminin

Afin de reconnaître le talent admirable et rare de l'actrice mais aussi de son directeur d'acteurs Abdellatif Kechiche:
Louise Blachère (Naissance des pieuvres)
Adèle Henel (Naissance des pieuvres)
Hafsia Herzi (La Graine et le mulet)
Clotilde Hesme (Les Chansons d'amour)
Audrey Dana (Roman de gare)
Meilleur Scénario original
La Môme
Two days in Paris
La Graine et le mulet
Ceux qui restent
Molière
Meilleure adaptation
Ensemble c'est tout
Darling
Un secret
Le Scaphandre et le papillon
Persépolis
Meilleur premier film
N'ayant vu aucun des 5, je m'abstiens de voter...
Ceux qui restent
Et toi, t'es sur qui ?
Naissance des pieuvres
Persépolis
Tout est pardonné
Meilleur film étranger

4 mois, 3 semaines et 2 jours
De l'autre côté
La Nuit nous appartient
Les Promesses de l'ombre
La Vie des autres
Meilleur documentaire

Le Premier cri
L'Avocat de la terreur
Retour en Normandie
Les Animaux amoureux
Les Lip, l'imagination au pouvoir
Meilleur Montage
Le montage est une des grandes qualités d'"Un secret" mais aussi du "Scaphandre et le papillon"... Simplement parce qu'il fallait choisir...
La Graine et le mulet
Un secret
La Môme
Persépolis
Le Scaphandre et le papillon
Meilleure Photo
(Même si la photo est admirable dans ces 5 films, j'aimerais bien que "Le second souffle" ne reparte pas bredouille donc...)
Le Deuxième souffle
Un secret
L'Ennemi intime
Le Scaphandre et le papillon
La Môme
Meilleur Son
(Le son est un des éléments essentiels du film pour lequel j'ai voté même s'il l'est aussi par définition des comédies musicales citées...)
L'Ennemi intime
Les Chansons d'amour
Persépolis
La Môme
Le Scaphandre et le papillon
Meilleurs costumes

Notons que "La Môme" est également nommée dans cette catégorie aux Oscars.
La Môme
Un secret
Le Deuxième souffle
Molière
Jacquou le croquant
Meilleur décor
Molière
Le Deuxième souffle
Un secret
Jacquou le croquant
La Môme
Meilleure musique

Persépolis
L'Ennemi intime
Un secret
Faut que ça danse !
15:05 Écrit par Sandra Mézière dans CESAR (2005 à 2009) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, césar, nominations, claude miller, abdellatif kechiche, andré téchiné, julian schnabel |
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23/01/2008
Nomination aux Oscars 2008 ou l'assassinat de Jesse James par l'aveugle académie
Alors que la grève des scénaristes se poursuit aux Etats-Unis et qu'on ignore encore si la cérémonie des Oscars 2008 pourra avoir lieu comme prévu le 24 février prochain, l'Académie a annoncé hier les nommés.
Je regrette évidemment que "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominik ne soit pas davantage cité (ce film est nommé comme meilleur second rôle et meilleur directeur photo), pour moi le meilleur film de 2007 (voir ma critique ici), je me réjouis néanmoins de la nomination de Casey Affleck ...même si je regrette qu'il soit nommé seulement comme second rôle (Pourquoi? Qu'est-ce qu'un premier rôle alors?) tant sa composition était exceptionnelle!
Je suis perplexe devant les nominations pour "La vie en rose" (Titre américain de "La Môme" d'Olivier Dahan (voir ma critique ici), pour le meilleur costume, le meilleur maquillage, la meilleure actrice), peut-être parce que ce film reflète finalement une vision assez "américaine" de la France. Marion Cotillard est ainsi nommée comme meilleure actrice. Sera-t-elle la troisième française à obtenir un Oscar après Juliette Binoche en 1997 pour "Le Patient anglais" (en l'occurrence un Oscar du meilleur second rôle, Marion Cotillard qui a déjà obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice étant nommée comme meilleure actrice) et Simone Signoret en 1960 pour "Les chemins de la haute ville"?
Je me réjouis des 4 nominations pour "Le Scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel (voir ma critique ici), dont une pour la réalisation.
Je suis assez surprise des 7 nominations de "Michael Clayton" de Tony Gilroy , premier film (certes très maîtrisé dans lequel George Clooney, ainsi nommé comme meiller acteur, montre une nouvelle facette de son jeu-voir ma critique et mon article sur la conférence de presse au Festival du Cinéma Américain de Deauville, en cliquant ici) en tant que réalisateur du scénariste de la trilogie des Jason Bourne. "La vengeance dans la peau" est d'ailleurs également nommée (3 nominations, méritées, à des Oscars "techniques").
Je suis déçue que "Into the wild" (cliquez ici pour lire ma critique) ne soit nommé que deux fois. La réalisation, l'adaptation et l'interprétation principale auraient également mérité une nomination.
"No country for old men" des frères Coen et "There will be blood" de Paul Thomas Anderson sont les plus nommés avec 8 nominations chacun.
Pour le reste, je vous laisse découvrir et vous invite à laisser vos commentaires et pronostics...
Meilleur acteur
George Clooney - Michael Clayton
Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood
Johnny Depp - Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street
Tommy Lee Jones - In the Valley of Elah
Viggo Mortensen - Eastern Promises
Meilleur acteur, second rôle
Casey Affleck - The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
Javier Bardem - No Country for Old Men
Philip Seymour Hoffman - Charlie Wilson's War
Hal Holbrook - Into the Wild
Tom Wilkinson - Michael Clayton
Meilleure actrice
Cate Blanchett - Elizabeth: The Golden Age
Julie Christie - Away from Her
Marion Cotillard - La Vie en Rose
Laura Linney - The Savages
Ellen Page - Juno
Meilleure actrice, second rôle
Cate Blanchet - I'm Not There
Ruby Dee - American Gangster
Saoirse Ronan - Atonement
Amy Ryan - Gone Baby Gone
Tilda Swinton - Michael Clayton
Meilleur film d'animation
Persepolis
Ratatouille
Surf's Up
Meilleure direction artistique
American Gangster
Atonement
The Golden Compass
Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street
There Will Be Blood
Meilleur direction photo
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
Atonement
Le Scaphandre et le papillon
No Country for Old Men
There Will Be Blood
Meilleurs costumes
Across the Universe
Atonement
Elizabeth: The Golden Age
La Vie en Rose
Sweeney Todd The Demon Barber of Fleet Street
Meilleur réalisateur
Julian Schnabel, Le Scaphandre et le papillon
Jason Reitman, Juno
Tony Gilroy, Michael Clayton
Joel et Ethan Coen, No Country for Old Men
Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood
Meilleur documentaire
No End in Sight
Operation Homecoming: Writing the Wartime Experience
Sicko
Taxi to the Dark Side
War/Dance
Meilleur documentaire, court-métrage
Freeheld
La Corona (The Crown)
Salim Baba
Sari's Mother
Meilleur montage
The Bourne Ultimatum
Le Scaphandre et le papillon
Into the Wild
No Country for Old Men
There Will Be Blood
Meilleur film étranger
Beaufort Israël
The Counterfeiters Austria
Katyn Poland
Mongol Kazakhstan
12 Russia
Meilleur maquillage
La Vie en Rose
Norbit
Pirates of the Caribbean: At World's End
Meilleur musique de film
Dario Marianelli, Atonement
Alberto Iglesias, The Kite Runner
James Newton Howard, Michael Clayton
Michael Giacchino, Ratatouille
Marco Beltrami, 3:10 to Yuma
Meilleure chanson originale pour un film
Falling Slowly dans le film Once; Glen Hansard et Marketa Irglova
Happy Working Song dans le film Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz
Raise It Up dans le film August Rush
So Close from Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz
That's How You Know dans le film Enchanted; Alan Menken et Stephen Schwartz
Meilleur film
Atonement
Juno
Michael Clayton
No Country for Old Men
There Will Be Blood
Meilleur film d'animation, court-métrage
I Met the Walrus
Madame Tutli-Putli
Même Les Pigeons Vont au Paradis (Even Pigeons Go to Heaven)
My Love (Moya Lyubov)
Peter & the Wolf
Meilleur court-métrage
At Night
Il Supplente (The Substitute)
Le Mozart des Pickpockets
Tanghi Argentini
The Tonto Woman
Meilleur montage sonore
The Bourne Ultimatum
No Country for Old Men
Ratatouille
There Will Be Blood
Transformers
Meilleure sonorisation
The Bourne Ultimatum
No Country for Old Men
Ratatouille
3:10 to Yuma
Transformers
Meilleurs effets visuels
The Golden Compass
Pirates of the Caribbean: At World's End
Transformers
Meilleure adaptation de scénario
Atonement
Away from Her
Le Scaphandre et le papillon
No Country for Old Men
There Will Be Blood
Meilleur scénario original
Juno
Lars and the Real Girl
Michael Clayton
Ratatouille
The Savages
14:00 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, julian schnabel, marion cotillard, coen, casey affelck, andrew dominik |
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15/01/2008
In the mood for news 15: semaine du 16 janvier 2008
Les sorties de la semaine
N’ayant encore vu aucun de ces films, pour une fois cette semaine je vous les recommanderai donc a posteriori de leurs sorties et la critique de « Into the wild » de Sean Penn viendra ...bientôt, comme prévu, dès que j'aurai vu le film en question.
« Chambre 1408 » de Mikael Håfström
“Lust, Caution” d'Ang Lee
“Smiley Face” de Gregg Araki
« La Guerre Selon Charlie Wilson » de Mike Nichols
« Death Sentence » de James Wan
« Triangle » de Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam
« Survivre avec Les Loups » de Véra Belmont
“A Bigger Splash” de Jack Hazan
« Quatre Minutes » de Chris Kraus
« Enfin Veuve » d'Isabelle Mergault
« Body Rice » de Hugo Vieira da Silva
PALMARES CINEMA DES GOLDEN GLOBES 2008
Pour cause de grève persistante des scénaristes, l’habituelle remise de prix des Golden Globes a cette année été remplacée par une simple conférence de presse, cérémonie au cours de laquelle le cinéma français a également été récompensé : Marion Cotillard ayant obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie musicale pour « La Môme » d'Olivier Dahan (voir ma critique, ici) et « Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel (voir ma critique du film, ici) ayant obtenu le Golden globe du meilleur film étranger et Julian Schnabel celui du meilleur réalisateur. « Reviens-moi » que je vous avais recommandé la semaine dernière a par ailleurs été largement récompensé. Le palmarès des Golden Globes préfigurant souvent celui des Oscar, espérons que mon grand favori de cette année « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » (voir ma critique du film, ici) se verra davantage nommé et récompensé…
MEILLEUR FILM DRAMATIQUE
American Gangster
Les promesses de l'ombre
Reviens-moi
The Great Debaters
Michael Clayton
No Country for Old Men
There Will Be Blood
MEILLEURE ACTRICE DANS UN FILM DRAMATIQUE
Cate Blanchett - Elizabeth: L'Age d'or
Julie Christie - Loin d'elle
Jodie Foster - A vif
Angelina Jolie - Un coeur invaincu
Keira Knightley - Reviens-moi
MEILLEUR ACTEUR DANS UN FILM DRAMATIQUE
George Clooney - Michael Clayton
Daniel Day-Lewis - There Will Be Blood
James McAvoy - Reviens-moi
Viggo Mortensen - Les promesses de l'ombre
Denzel Washington - American Gangster
MEILLEURE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Across the Universe
La guerre selon Charlie Wilson
Hairspray
Juno
Sweeney Todd
MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Amy Adams - Il etait une fois
Nikki Blonsky - Hairspray
Helena Bonham Carter - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street
Marion Cotillard - La Môme
Ellen Page - Juno
MEILLEUR ACTEUR DANS UNE COMEDIE OU COMEDIE MUSICALE
Johnny Depp - Sweeney Todd
Ryan Gosling - Lars and the Real Girl
Tom Hanks - L aGuerre selon Charlie Wilson
Philip Seymour Hoffman - The Savages
John C. Reilly - Walk Hard: The Dewey Cox Story
MEILLEUR FILM D'ANIMATION
Bee Movie
Ratatouille
The Simpsons Movie
MEILLEUR FILM ETRANGER
4 mois, 3 semaines et 2 jours
Le scaphandre et le papillon
Les Cers-volants de Kanoul
Lust, Caution
Persepolis
MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ
Cate Blanchett - I'm Not There
Julia Roberts - La guerre selon Charlie Wilson
Saoirse Ronan - Reviens-moi
Amy Ryan - Gone Baby Gone
Tilda Swinton - Michael Clayton
MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN
Casey Affleck - L'assassinat de Jesse James
Javier Bardem - No Country for Old Men Philip Seymour Hoffman - La guerre selon Charlie Wilson
John Travolta - Hairspray Tom Wilkinson - Michael Clayton
MEILLEUR REALISATEUR
Tim Burton - Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street
Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men
Julian Schnabel - Le Scaphandre et le Papillon
Ridley Scott - American Gangster Joe Wright - Reviens-moi MEILLEUR SCENARIO
Diablo Cody - Juno
Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old Men Christopher Hampton - Reviens-moi
Ronald Harwood - Le Scaphandre et le Papillon
Aaron Sorkin - La Guerre selon Charlie Wilson
MEILLEURE COMPOSITION MUSICALE
Reviens-moi
Les promesses de l'Ombre
Grace is Gone Into the Wild Les Cerfs-volants de Kaboul
MEILLEURE CHANSON

"Despidida" - Love in the Time of Cholera Music by: Shakira, Antonio Pinto Lyrics by: Shakira "Grace is Gone" - Grace is Gone Music by: Clint Eastwood Lyrics by: Carole Bayer Sager "Guaranteed" - Into the Wild Music & Lyrics by: Eddie Vedder "That's How You Know" - Enchanted Music & Lyrics by: Alan Menken "Walk Hard" - Walk Hard: The Dewey Cox Story Music & Lyrics by: Marshall Crenshaw, John C. Reilly, Judd Apatow, Jake Kasdan
Le Salon du cinema du 17 (pour les professionnels) ou du 18 (pour le public) au 20 janvier 2008

Je vous rappelle que le Salon du Cinéma dont je vous ai déjà parlé (ici) débute jeudi pour les professionnels et vendredi pour le public : ateliers, rencontres notamment autour des adaptations cinématographiques, projections, débats avec des équipes de films…le tout parrainé par Jean-Jacques Annaud, avec notamment pour invités Jean-Jacques Annaud, Alexandre Arcady, Pierre Arditi, Ariane Ascaride, Christophe Barratier, Jean Becker, Tonino Benacquista, Charles Berling, Jacques Bonnaffé, Dany Boon, Michel Boujenah, Olivier Dazat, Jean-Pierre Denis, Marc Esposito, Robert Guédiguian, Francis Huster, Cédric Kahn, Jan Kounen, Guillaume Laurant, Yann Moix, Edouard Molinaro, Jean-Marc Moutout, Guillaume Nicloux, Pierre Péju, Bruno Putzulu, Gabriel Yared, Elsa Zylberstein…
Site officiel du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com
Programme complet du Salon du cinéma : http://www.salonducinema.com/programmes/PROGRAMME_SALON_C...
Retrouvez bientôt ici mon compte-rendu du Salon du cinéma.
Sandra.M
23:05 Écrit par Sandra Mézière dans EVENEMENTS CINEMATOGRAPHIQUES DIVERS, IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, salon du cinéma de paris, golden globes, marion cotillard, julian schnabel |
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28/12/2007
Les films "in the mood" de l'année 2007
Voici les 40 films que je vous ai recommandés cette année (et je persiste et signe!). Vous pouvez retrouver les critiques de chacun d'entre eux qui figurent toutes sur le blog (dans la rubrique "les films incontournables de 2007", colonne de gauche du blog, cliquez sur le titre du film sous l'affiche, dans la colonne en question, pour lire une critique) .
« L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik
« Un secret » de Claude Miller
« Le scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel
« Le rêve de Cassandre » de Woody Allen
« La graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche
« My blueberrry nights » de Wong Kar Wai
« De l’autre côté » de Fatih Akin
« Je suis un cyborg » de Park Whan-Wook
« La nuit nous appartient » de James Gray
« Chacun son cinéma », film
« Once » de John Carney
« Paranoïd park » de Gus Van Sant
« Un baiser s’il vous plaît » d’Emmanuel Mouret
« Après lui » de Gaël Morel
« 7h58 ce samedi-là » de Sidney Lumet
« Bobby » de Emilio Estevez
« Boxes » de Jane Birkin
« J’attends quelqu’un » de Jérôme Bonnell
« La face cachée » de Bernard Campan
« La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass
« La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck
« La vie d’artiste » de Marc Fitoussi
« Le deuxième souffle « d’Alain Corneau
« Le fils de l’épicier »d’Eric Guirrado
« Le mariage de Tuya » de Wang Quan’an
« Le rêve de Cassandre de Woody Allen »
« Les chansons d’amour » de Christophe Honoré
« L’avocat de la terreur » de Barbet Scrhoeder
« Michael Clayton » de Tony Gilroy
« Never forever » de Gina Kim
« Once » de John Carney
« Paranoïd park » de Gus Van Sant
« Roman de gare » de Claude Lelouch
« Souffle » de Kim Ki-Duk
« Still life » de Jia Zhang Ke
« Gone baby gone » de Ben Affleck
Mes 10 films favoris de l'année 2007
Et s'il fallait n'en retenir que 10?
Le choix a été cornélien, bien d'autres ci-dessus auraient mérité d'y figurer. Certains sont fortement liés au moment où je les ai vus, aux souvenirs dont ils sont indissociables. Je les ai choisis pour le caractère exceptionnel de leur mise en scène et/ou interprétation et/ou scénario et/ou émotion et/ou photographie..., et je vous les recommande tous vivement et évidemment d'abord le premier d'entre eux qui réunit toutes ces qualités et bien d'autres encore: un poème, une métaphore, un film qui, je l'espère, entrera dans la légende comme celui dont il nous conte l'assassinat.
1. Le chef d'oeuvre de l'année: "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" d'Andrew Dominic
2. L'adaptation la plus poignante et la passion de l'année: "Un secret" de Claude Miller

3. Le "crime et châtiments" de l'année, d'une noirceur savoureuse: "Le rêve de Cassandre" de Woody Allen






15:33 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, barbet schroeder, andrew dominic, julian schnabel, woody allen, james gray, abdellatif kechiche |
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23/06/2007
"Le scaphandre et le papillon": l'hymne à la vie et à l'art de Julian Schnabel
La fête du cinéma qui a lieu les dimanche 24, lundi 25 et mardi 27 juin 2007, est l'occasion rêvée pour une immersion cinéphilique puisque si la première séance est comptée au prix normal, un passeport vous sera ensuite remis vous donnant ainsi accès à toutes les séances suivantes pour le tarif unique de 2€ la place pendant les 3 jours de l'opération. A cette occasion, je vous conseille donc de (re)voir Les chansons d'amour de Christophe Honoré, Boxes de Jane Birkin, L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder et surtout Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel dont vous trouverez la critique ci-dessous. Vous pourrez également lire mes critiques des films précités en cliquant sur leurs titres.
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En décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine Elle et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le « locked-in syndrome » -littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus parler, bouger, ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un cil bouge. Ce cil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire oui, deux fois pour dire non. Avec son cil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son cil, il écrit ce livre, le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines il a mémorisé les phrases avant de les dicter…
Avec un tel sujet, on pouvait redouter le pire : le pathos et le mélodrame outrancier, la performance ostentatoire et ridicule d’un acteur dans un rôle de composition-à-oscar-césar-prix d’interprétation. C’est donc avec quelques réticences que je suis allée à la projection de ce film présenté en compétition officielle du 60ème Festival de Cannes. Devant le palais des festivals, la valse poétique et multicolore d’un lâcher de papillons gigantesques et somptueux a précédé la projection dans le grand Théâtre Lumière.
Puis, l’obscurité, le générique…et nous nous retrouvons avec Jean-Dominique Bauby enserrés dans son scaphandre qu’est son corps inerte, puisque la première moitié du film est entièrement filmée en caméra subjective. Dès les premiers plans, nous épousons son regard flou et précis, incisif même, guidés par la voix off de Mathieu Amalric. Véritable métaphore du cinéma, son regard est sa fenêtre sur le monde, sa caméra. Immobile comme l’est le spectateur sur son fauteuil, il s’évade et papillonne par la mémoire et par l’imagination, de son corps et de l’hôpital maritime de Berck où il est soigné, comme le spectateur s’évade de la salle de cinéma par les images projetées sur l’écran. L’identification est donc immédiate, d’autant plus qu’il porte un regard lucide et non moins ironique sur sa situation, sans jamais s’apitoyer sur son sort.
Auparavant aveugle et sourd à la beauté du monde, il n’a jamais aussi bien vu que d’un seul œil. Vu et ressenti. C’est en effet un film sens-uel et sens-ationnel : tout ce que Jean-Dominique Bauby ne peut saisir, son regard s’en empare avec gourmandise, rattrapant au vol les moments de bonheur qu’il a auparavant laissés s’envoler. Ce film nous saisit, nous enlace, nous enserre, délicieux enserrement celui-là, nous arrache à sa réalité et à la nôtre, celle de spectateur, pour ne plus nous lâcher. Enserrés nous aussi, dans son regard virevoltant, qui nous fait éprouver et savourer la liberté comme rarement un film y est parvenu. Par ce qu’il voit : le vent qui s’engouffre dans une chevelure, ou par son regard qui glisse sur une peau nue qui se laisse entrevoir. Par ce dont il se souvient : son dernier voyage, en décapotable, et le frémissement des arbres au-dessus de sa tête. Par le souvenir de ses gestes précipités mais précis, lorsqu’il rasait son père, lui aussi prisonnier, alors qu’il était encore libre d’agir, alors qu’il (en) était inconscient, si pressé, trop pressé. Par ce qu’il imagine surtout, il s’évade de son scaphandre par la puissance de son imagination débridée : il peut alors tout vivre comme même faire un dîner pantagruélique avec la jeune femme qui prend son livre en notes (Anne Consigny, décidément remarquable, à noter qu’elle retrouve ici son partenaire de Je ne suis pas là pour être aimé, Patrick Chesnais, également remarquable en médecin cassant qui suscite des répliques cinglantes de Jean-Dominique Bauby) à laquelle il n’est pas insensible, il peut aussi voir des glaciers s’effondrer puis se reconstruire. Son monde s’effondrer et le reconstruire. Parce que si son corps n’existe plus, par la pensée, il est tour à tour : séduisant, en colère, ironique voire cynique, cruel parfois mais en tout cas VIVANT. Si le scaphandre l’empêche de se mouvoir, le papillon peut l’emmener partout, là où même il n’osait aller quand il était « aveugle et sourd », avant.
Le scaphandre et le papillon est un vibrant hymne à la vie, à la liberté, à la création surtout. L’art devient pour lui libérateur et même salvateur. Hommage à l’art, à tous les arts : à la peinture (Julian Schnabel est peintre), à l’écriture, au cinéma, à la musique aussi. Les lettres épelées mélodieusement par les différents visiteurs ne sont jamais lassantes et constituent autant de partitions différentes qui nous tiennent en haleine. Le spectateur est alors suspendu aux lèvres de celui ou celle qui parle et qui chante les lettres, à la voix vibrante de vie de Mathieu Amalric.
A la place d’un livre sur la vengeance au féminin, une sorte de Monte-Christo au féminin qu’il projetait d’écrire avant son accident, Jean-Dominique Bauby va donc écrire sa vie. Celle d’une mort, d’un corps emprisonné à jamais. D’une renaissance aussi, celle de son esprit, si libre et alerte. Sans aucun sentiment de revanche et de vengeance. Seulement contre son orgueil et son aveuglément peut-être.
Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Emmanuelle Seigner toutes formidablement dirigées sont autant de preuves de l’existence de cet esprit qui ne cesse pas de penser et séduire. Malgré tout. A cause de cela justement.
Julian Schnabel parvient à signer un film résolument optimiste sur une histoire tragique. Tout juste peut-on regretter deux plans trop appuyés, l’un sur son père en larmes, et un dernier plan trop appuyé sur son infirmité physique… ce bouleversant tourbillon de vie emporte néanmoins ces deux plans regrettables sur son passage dévastateur et bouleversant.
Le scaphandre et le papillon est une déclaration d’amour poignante et ironique, lucide et poétique. A la vie. A l’art. A la mer dont parfois on oublie de savourer la beauté de ses changeants reflets d’argent. Une œuvre d’arts.
Quelques jours après cette projection, je retrouvais encore des papillons égarés, affolés, éblouis par les lumières impitoyablement et imperturbablement aveuglantes, agglutinés aux vitrines de la Croisette. La frontière est décidément si fragile entre le sublime et la laideur, entre un papillon et un scaphandre... Ce film nous le rappelle magnifiquement, justifiant ainsi amplement son prix de la mise en scène du 60ème Festival de Cannes.
Sandra.M
15:00 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, Jane Birkin, Julian Schnabel, Mathieu Amalric, Christophe Honoré, Barbet Schroeder |
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07/06/2007
Les films incontournables de la semaine
En attendant le Festival de Cabourg, voici les deux films sortis cette semaine que je vous
recommande vivement:
« Boxes » de Jane Birkin, dont vous pourrez lire ma critique sur In the mood for Cannes, et voir des vidéos de sa présentation au festival, et de l'hommage du Festival à Jane Birkin.
« L’avocat de la terreur » de Barbet Schroeder, également présenté au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard dont vous pourrez aussi lire ma critique sur « In the mood for Cannes », ici.
Toujours à l'affiche, je vous recommande également:
Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel, prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes (critique bientôt en ligne).
Les chansons d’amour de Christophe Honoré (voir ma critique ici) également en compétition
officielle du dernier Festival de Cannes.
Sandra.M
18:03 Écrit par Sandra Mézière dans CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE(2004 à 2007) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de Cannes, Jane Birkin, Barbet Schroeder, Le Scaphandre et le papillon, Julian Schnabel, Christophe Honoré |
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