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livre - Page 10

  • Critique – DANS LES FORÊTS DE SIBERIE de Safy Nebbou

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    C’est au 30ème Festival du Film de Cabourg (mon compte rendu à suivre ici, demain, un festival remarquable auquel je reste fidèle depuis ma participation à son jury des courts-métrages en 2002) dans le cadre duquel il était présenté en avant-première et où il concourait pour le prix du public que j’ai découvert Dans les forêts de Sibérie, le sixième long-métrage de Safy Nebbou, une adaptation libre du récit éponyme de l'aventurier Sylvain Tesson, paru en 2011 chez Gallimard (Prix Médicis Essai 2011).

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    Raphaël Personnaz incarne ici Teddy, un chef de projet multimédia (une profession synonyme de modernité, évidemment pas un hasard), qui, pour assouvir un besoin de liberté, décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal, en Sibérie.

    Qui n’a jamais rêvé de larguer les amarres, loin de l’agitation, du tintamarre et des obligations de nos vies ultra connectées et finalement le plus souvent déconnectées de l’essentiel, pour laisser du temps au temps, pour se retrouver face à lui-même ? Si c’est votre cas alors il se pourrait bien que ce film exacerbe vos envies d’ailleurs …

    Si Dans les forêts de Sibérie avait toute sa place au Festival du Film romantique, c’est ainsi d’une part, parce que l’idée de l’homme qui quitte tout pour se retrouver face à lui-même, cette ode à la liberté, à la nature, à l’aventure, est éminemment romantique mais aussi, d’autre part, parce que ce film possède un charme ensorcelant propice à envoûter le spectateur, dès les premières secondes, comme un coup de foudre. A le faire tomber amoureux de cette nature âpre et fascinante. Dès les premières minutes, les mots précis et implacables portés par la voix off et chaleureuse de Raphaël Personnaz nous bercent en effet comme une douce mélopée : « Je suis venu me rapprocher de ce que je ne connais pas. Le froid. Le silence. L’espace. Et la solitude. En ville les minutes, les heures, les années nous échappent. Ici le temps se calme. Je suis libre. Parce que mes jours le sont.[…] Ne désirer pas plus que ce que l’on éprouve. Et savoir se faire accepter par la nature. J’ai quitté le chaos des villes…».

    Le temps s’arrête et nous partons alors avec lui pour cette expérience hors du temps, hors de nos réalités, presque de notre époque où notre attention est constamment sollicitée, où le silence et l’espace deviennent des luxes suprêmes.

    Aux mots s’ajoutent ensuite les paysages d’une beauté à couper le souffle. Le soleil qui caresse la glace du lac gelé de ses rayons dorés et s’y reflète. Ce camion qui avance sur le lac craquelé de rainures telles des branches aux ramifications infinies ou telles des formes abstraites d’une beauté hypnotique. La caméra prend de la hauteur, comme une envolée lyrique, s’élève, nous élève, et nous emporte dans son tourbillon poétique, nous invitant à vivre cette expérience pendant une heure trente, avec intérêt, curiosité et émerveillement.

    La sobriété et la justesse du jeu de Raphaël Personnaz sied parfaitement au personnage dont on perçoit d’autant mieux les changements qui s’opèrent en lui au fil du temps et qui le transfigurent, celui-ci retrouvant peu à peu la pureté et la spontanéité des joies enfantines. Depuis que Tavernier l’a révélé au grand public avec La Princesse de Montpensier  (il avait d’ailleurs avant déjà tourné dans de nombreux films), Raphaël Personnaz ne cesse de prouver son talent par l’intelligence de ses choix et l’éclectisme de ses interprétations, avec toujours une indéniable présence magnétique : Tavernier à nouveau (Quai d’Orsay), Corsini (Trois mondes), mais encore dans les excellents Marius et Fanny de Daniel Auteuil (ma critique, ici), L’affaire SK1 de Frédéric Tellier… sans oublier le romantique After  de Géraldine Maillet (ma critique en bonus ci-dessous).

    Le scénario (cosigné par David Oelhoffen –également auteur du scénario de L’Affaire SK1- et par Safy Nebbou) a pris des libertés avec le livre en ajoutant le personnage d’un fugitif russe (très bon choix que celui de Evgueni Sidikhine pour l'interpréter) qui se cache dans ces grands espaces, permettant d’ajouter une très belle histoire d’amitié à ce récit initiatique et permettant que cette histoire ne soit pas seulement l’éloge de la nature ou de l’homme face à lui-même, et qu'elle prenne ainsi une autre dimension. On songe bien sûr à Into the wild  de Sean Penn même si ici il s’agit ici pour Teddy davantage de retrouver son identité que de la perdre comme c'était le cas dans le film de Sean Penn. Safy Nebbou cite d’ailleurs plutôt en référence le long-métrage écologique d’Akira Kurosawa, Dersu Ouzala.

    Safy Nebbou, à chaque film, explore, un univers différent et prouve ainsi l’étendue de son talent même si on peut y retrouver des thématiques ou éléments récurrents comme l'importance des mots, ceux de Dumas et ceux de Gilles Taurand  dans L'Autre Dumas ou encore l’idée de double, d’altérité. La photographie de Gilles Porte nimbée de couleurs lumineuses malgré la glace et le froid environnants et les notes chaudes de la sublime musique d'Ibrahim Maalouf soulignent encore davantage la beauté de l’expérience et des paysages, exaltant le grisant sentiment de liberté. On image aussi aisément quelle expérience cela a dû être pour l'équipe du film que de tourner dans de telles immensités potentiellement hostiles mais surtout d'une troublante magnificence.

    On quitte la salle d’abord avec l’envie d’acheter immédiatement le livre de Sylvain Tesson avec, en tête, cette phrase du film, comme un leitmotiv  « Maitriser le temps, vivre intensément chaque instant ». Un véritable défi dans une société ultraconnectée qui nous procure souvent le rageant sentiment d’avoir perdu la capacité à vivre et saisir l’instant présent alors que, paradoxalement, nous ne l’avons jamais autant immortalisé.

    Vous l’aurez compris : je vous recommande ce voyage envoûtant « Dans les forêts de Sibérie », un film qui exhale et exalte la liberté et l’émerveillement, qui donne une féroce envie d’étreindre le présent, qui respire la bienveillance, un film porté par une musique et une photographie, sublimes et incandescentes, et l’interprétation lumineuse, criante de vérité et de naturel de Raphaël Personnaz. Plus qu'un voyage, une expérience. A ne pas manquer!

    Ci-dessous, retrouvez ma critique de AFTER de Géraldine Maillet en attendant mon compte rendu du Festival de Cabourg.

    Critique de AFTER de Géraldine Maillet

     

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    A quelques exceptions près comme les remarquables et très différents « Amour »de  Michael Haneke, « Laurence Anyways » de Xavier Dolan et  « Tabou » de Miguel Gomes, l’année 2012 nous aura livré peu de films d’amour(s), et c’est avec plaisir que j'ai débuté l'année cinématographique 2013 par le premier long-métrage de Géraldine Maillet qui nous raconte la rencontre entre deux solitudes, une nuit, à Paris.

    C’est un de ces soirs pluvieux comme dans les films de Claude Sautet (la référence suprême pour moi, à voir et revoir notamment "Un cœur en hiver", ma critique, ici) dans lesquels, une pluie incessante rapproche les êtres, accélère les rencontres, devient un moteur et un accélérateur du rapprochement.  Par cette nuit pluvieuse, Julie (Julie Gayet), belle quadragénaire lumineuse, mystérieuse, à la vie semble-t-il bien « cadrée », et mariée rencontre Guillaume (Raphaël Personnaz), trentenaire,  libre, impétueux, ombrageux, séducteur, fantasque.

    Comme dans toute comédie romantique que cet After n’est d’ailleurs pas tout à fait, cela commence par la rencontre de deux personnes que tout oppose a priori. A priori seulement. Il pleut, donc. Julie ne trouve pas de taxi. Elle se réfugie dans un petit restaurant quasiment désert.  Guillaume est là… La rencontre est un peu artificielle mais comme elle le serait dans un conte, une fable, même si ce n’est pas un Paris de carte postale mais un Paris métallique, de lignes froides et paradoxalement rassurantes, un Paris fantomatique, un Paris à la fois proche et lointain, presque abstrait, qui sert de cadre à cette rencontre.

    On se sent presque indiscret d’être là tant l’alchimie et la magie opèrent entre ces deux personnages. Même si les dialogues sont particulièrement bien écrits, trop sans doute diront certains esprits chagrins (Géraldine Maillet est auteure de dix romans), ce sont finalement les silences, les non dits, les regards échangés ou éludés, parfois enfiévrés de désirs, les gestes esquissés, les touchantes maladresses caractéristiques des prémisses d’une rencontre et d’un désir latent qui font toute la richesse de ce premier long-métrage. La force de cette rencontre est exacerbée par le sentiment tenace et menaçant de ce qui se passera « After » qui renforce l’intensité, la tristesse, et la nécessité de cette rencontre. Géraldine Maillet a aussi l’intelligence de ne pas nous dire grand-chose de plus sur ses personnages que ce qu’ils savent l’un de l’autre si ce n’est un plan furtif  l’intérieur de l’appartement de Julie qui en dit plus que tout le reste.

     A l’image de son personnage masculin principal, « After » est un film plein de douceur et d’énergie furieuse, plein de fragilités et de sensibilité mais surtout plein de charme, porté par ailleurs par une belle BO. Géraldine Maillet se concentre ainsi sur ses deux personnages principaux et, à l’amour naissant qui les unit s’ajoute celui que leur porte sa caméra qui ne les lâche pas, traque le moindre sursaut de désir et de fragilité. Elle est visiblement amoureuse de ses acteurs. Elle a d’ailleurs déjà tourné deux courts avec Julie Gayet qui porte ici son prénom, plus lumineuse et mystérieuse que jamais (et trop rare au cinéma). Quant à Raphaël Personnaz, inoubliable et marquant duc d’Anjou dans l’excellent et mésestimé « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier – un film d’une âpre beauté dont la fièvre contenue explose au dénouement en un paradoxal et tragique silence, à voir absolument-, il sera indéniablement, je l’espère, une des révélations de cette année 2012 (il est d’ailleurs parmi les trois nommés au prix Patrick Dewaere avec deux autres excellents comédiens que sont Pierre Niney et Matthias Schoenaerts). Il vient également de tourner les deux premiers volets de la trilogie de Pagnol réalisée par Daniel Auteuil. Il est également à l’affiche dans « Anna Karénine » de Joe Wright, de « Trois mondes » de Catherine Corsini,  et prochainement dans « la Stratégie de la poussette » de Clément Michel ! Ici il est constamment sur le fil, à fleur de peau, à la fois touchant, et légèrement inquiétant. Avec Julie Gayet ils forment un couple évident duquel émane un trouble lancinant.

    « After » est une danse sensuelle et mélancolique, un tango doux et troublant, une parenthèse enchantée qui possède la magie ineffable des rencontres improbables et furtives, éphémères et indélébiles, et malgré ou à cause de tout cela d’une évidence insensée. Ce film nous embarque avec ces deux personnages qui vont tomber le masque, incarnés par deux comédiens irrésistibles. Un dénouement intelligemment elliptique achève de faire de ce premier film une œuvre particulièrement attachante qui nous fait quitter à regrets ses personnages et son univers plein de vitalité (chère à Truffaut), de luminosité nocturne, et empreint de la beauté troublante à la fois et paradoxalement évanescente et/ou éternelle d’une rencontre magique.

  • Festival du premier roman et des littératures contemporaines de Laval 2016 : le programme et ouverture ce soir

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    Si "la beauté n'est que la promesse du bonheur", pour paraphraser Stendhal, une belle affiche de festival (à l'exemple de celle-ci, solaire, lumineuse, aux accents méditerranéens) n'est que la promesse de réussite d'un festival. Une promesse qui devrait être tenue si on en croit le riche programme du festival auquel je me réjouis de participer en tant qu'auteur après y avoir assisté à plusieurs reprises en tant que spectatrice. Vous pourrez également retrouver mon compte rendu ici.

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    Photo de Laval ci-dessus à retrouver sur mon compte Instagram @sandra_meziere

    Le festival est organisé par l’association Lecture en tête (qui s’occupe du festival mais aussi de nombreuses manifestations littéraires tout au long de l’année). Il est cette année parrainé par Yahia Belaskri (je vous recommande son édito dans le programme du festival), le Président du prix du 2ème roman est Sorj Chalandon.

    En 24 ans, ce festival a réussi à s’imposer comme le rendez-vous incontournable de la vie culturelle et littéraire mayennaise et bien au-delà avec, cette année, une quarantaine d'invités  et, pendant 4 jours, des cafés et gourmandises littéraires, tables rondes, lectures, salon du livre, dédicaces, atelier slam-jazz, spectacles, exposition, journée pro, rencontres scolaires, ...  Le lieu phare du festival sera à nouveau le chapiteau place de la Trémoille même si toute la ville se mettra à l’heure et aux couleurs du festival.

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    Photo de Laval ci-dessus à retrouver sur mon compte Instagram @sandra_meziere

    Les auteurs invités au festival sont les suivants :  François Bégaudeau, Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Roblès, Olivia Burton, Sorj Chalandon, Frédéric Ciriez, Julien Delmaire, Pierre Deram,  François-Henri Désérable, Joël Egloff, Stéphane Fière, Marion Guillot, Hubert Haddad, Benjamin Haegel, Zadig Hamroune, Kamil Hatimi, Kiko Herrero, Leïla Houari,  Mohammed Idali, Aram Kebabdjian, Bernardo Kucinski, Hicham Lasri, Guillaume Lemiale, Michèle Lesbre, Astrid Manfredi, Christophe Manon, Pascal Manoukian,  Hélène Merlin-Kajman, Serge Mestre, Sandra Mézière, Fabrice Millon Desvignes, Isabelle Monnin, Antoine Mouton, William Navarrete, Makenzy Orcel, Ronald C. Paul,
    Alexandre Postel, Atiq Rahimi, Parisa Reza, Charles Robinson, Andrea Salajova, Marlène Tissot, Martin Wable, Carole Zalberg,  les éditions du Chemin de fer, Marie Boralevi, Jordy Martin, Samir Aouad, Margot Châron et le Begat Theater…

    L’ouverture du festival aura lieu avec une "inauguration -spectacle", le 29 avril à 19H au théâtre de Laval, avec une lecture musicale, voix et contrebasse, poésie, jazz et slam par Julien Delmaire et Jordy Martin, « un long poème de Julien Delmaire qui est une interrogation sur l’exil et l’altérité ». Le festival se clôturera par un spectacle à l’Avant-scène, à  19H, le 1er mai. Depuis plusieurs mois l’auteur en résidence en Mayenne, Makenzy Dorcel, anime des ateliers d’écriture. Le spectacle sera une mise en voix et en espace de textes poétiques.

    Entre les deux, une quantité impressionnante d’événements qui devraient ravir les amoureux de la lecture parmi lesquels :

    - une carte blanche au magazine Transfuge le 30 avril à 10H sous le chapiteau,

    -le prix SGDL Révélation 2015 (le 30 avril à 15H15 sous le chapiteau),

    -un grand entretien avec Hubert Haddad intitulé "Hubert Haddad , l'imaginaire au pouvoir", le 1er mai, à 11H15,

    -le mouvement social dans la littérature et le cinéma marocains: film et conversation, le 1er Mai, à 13H30 à l'Avant-Scène (en partenariat avec Atmosphères 53),

    -le prix littéraire du 2ème roman 2016 -Alexandre Postel,

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    -les "Histoires cachées" le 30 avril à 11H et 19H et le 1er mai à 16H sur le parvis du Château neuf: une balade sonore grâce à laquelle "la ville devient une scène de théâtre où s'entremêlent le réel et la fiction",

    -des lectures nomades dont le point de départ sera le parvis du Château-neuf le 30 avril à 16H et le 1er mai à 17H: deux circuits pour découvrir des lieux insolites et patrimoniaux de la ville et entendre des extraits des premiers romans sélectionnés pour le festival,

    -un happening lecture à la librairie M'Lire le 30 avril. Des romanciers offriront ainsi un face-à-face de lecture de leur propre texte:

    à 11H30, Hubert Haddad et Benjamin Haegel

    à 15H30: Sorj Chalendon et Kiko Herrero

    -le prix concours d'écriture pour les jeunes entre 15 et 25 ans,

    - un tête à tête poétique (le 30 avril à 16H30) sous le chapiteau avec Martin Wable et Makenzy Dorcel,

     -une ode à l'autre (poésie soufie) le 30 avril à  19h sous le chapiteau avec une lecture de Mohammed Idali (en arabe) et Yahia Belaskri (en français) sur une musique de Samir Aouad (luth),

    - des "taxi lectures" le 30 avril et le 1er mai entre 10H et 12H et 13h et 15H: quelques minutes de lecture et de balade en tête-à-tête avec la comédienne Margot Châron,

    -de nombreux débats: "Quand les jeunes découvrent la littérature contemporaine"(le 28 avril à 20H30 au Café Etienne),  "Comment la jeune littérature interroge-t-elle le monde" (le 30 avril à 10H30 à la Médiapole), "A l'épreuve du réel" (café littéraire à 11H15 sous le chapiteau), "L'exil ou une certaine vision de l'avenir" (le 30 avril à 14H sous le chapiteau),  "La littérature marocaine: regard incisif et émouvant sur une société" (à 17H45 sous le chapiteau), "D'une mémoire l'autre" (le 1er mai sous le chapiteau), "Etre - Naître au monde" le 1er mai à 14H sous le chapiteau), "Les territoires de la langue" (le 1er mai à 14H à la médiapole), , "Singularités" (le 1er mai à 15H15 sous le chapiteau),  "En quête" (le 1er mai à 15h15 à la médiapole), "Quelle place pour la fiction" (le 1er mai, à 16H30 sous le chapiteau, table ronde animée par Yahia Beslaskri)

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    -mais aussi des rencontres scolaires, des journées professionnelles, une exposition au musée d'art naïf ("Exposition: Marie Boralevi, figures chimériques"), la scénographie "Ma maison est le monde" de Joëlle Bondil et bien sûr un salon du livre et des dédicaces (cf horaires ci-dessous).

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    J'essaierai d'assister à un maximum d'événements pour vous les relater via twitter (@moodforcinema) et sur ce blog. Vous pourrez également me retrouver le samedi 30 avril à 10h30 pour une table ronde et à 11H30 pour la séance dédicace. Je serai présente tout au long du festival et ravie d'échanger avec vous. Pour en savoir plus sur mon premier roman, vous pouvez consulter la rubrique "Mon premier roman" de ce blog mais aussi la page consacrée au roman sur le site de ma maison d'édition, "Les Editions du 38", ici. Pour les Lavallois, vous pouvez retrouver mon roman à la librairie M'Lire rue de la Paix et bien sûr sur commande dans toutes les librairies mais aussi en ligne (en papier et numérique).

    Le programme des dédicaces:

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    Pour en savoir plus sur le festival: www.lecture-en-tete.fr et page Facebook "Lecture en tête".

    Quelques-unes de mes (nombreuses) photos de Laval à retrouver sur mon compte Instagram: @sandra_meziere:

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  • Concours en partenariat avec Canal + : gagnez mon roman L'AMOR DANS L'ÂME

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    Voilà une très belle mise en lumière pour mon roman puisque Canal + le met aujourd'hui à l'honneur sur son site officiel et vous permet de remporter un des 5 exemplaires que la chaîne met en jeu.

    Retrouvez l'article consacré au concours et au roman sur le site officiel de Canal plus en cliquant sur le visuel du concours ou sur ce lien: http://www.canalplus.fr/cinema/l-actualite-cinema-sur-canal/cid1382041-jeu-concours-pour-gagner-le-livre-l-amor-dans-l-ame-de-sandra-meziere.html

    Pour faire partie des gagnants, il vous suffit de RT l'annonce du concours mise en ligne sur le compte twitter @cinemacanalplus, de suivre le compte twitter @cinemacanalplus et d'être ensuite tiré au sort.

    Ajout du 20 avril à 10H: déjà plus de 300 RT et donc participants. Vous pouvez encore tenter votre chance!

  • L'AMOR DANS L'ÂME aux Editions du 38 - Pérégrinations littéraires (épisode 5)

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    Pour commencer cet épisode 5 de mes pérégrinations littéraires, un peu plus d'un mois après la sortie de mon premier roman publié en papier (et numérique), "L'amor dans l'âme", j'ai le plaisir de vous annoncer que dans dix jours je ferai partie des auteurs invités à participer au Festival du premier roman de Laval (à suivre mon article sur le très beau programme du festival) pour le débat "Comment la jeune littérature interroge-t-elle le monde?", le samedi 30 avril à 10H30, avec François Bégaudeau, François-Henri Désérable, Antoine Mouton, Kiko Herrero et pour la séance dédicace commune après le débat, à 11H30.

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    Une nouvelle séance dédicace donc quelques jours après ma première séance dédicace, riche en émotions, qui a eu lieu samedi dernier.

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    Sachez également que vous pouvez encore participer au concours organisé par Canal + qui vous permet de remporter votre exemplaire et que vous pouvez retrouver l'article consacré par Canal plus au roman, en cliquant ici.

    Et pour ceux qui ont manqué les épisodes précédents, retour sur la genèse du roman:

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    Avant, il y a eu des balbutiements, des tentatives d'écriture(s). "L'amor dans l'âme" est mon vrai premier roman. A la fin du mois de mars, il sera disponible en librairie, en papier. Il sera aussi disponible en numérique. Alors, il sera peut-être sous vos yeux et il ne m’appartiendra plus. Petite, mon rêve était déjà de publier un roman. Alors, vous comprenez, c’est un saut dans le vide et un rêve d’enfance. Très tôt, il y a eu des quantités de livres dévorés, et surtout, il y a eu le cinéma. Une autre passion de l’enfance. Qui a changé le cours de ma vie. Qui imprègne d’ailleurs ce roman. Un roman sinueux, labyrinthique, cinématographique. Dans les lieux où il se déroule, les références, la structure. Plus récemment, il y a un peu plus de deux ans, il y a eu le fracas de la réalité. Un fracas assourdissant. La mort. Ineffable. Impensable. La part de rêve que, malgré tout, elle ne sera pas parvenue à annihiler.
     
    L’écriture, la nécessité, viscérale, vitale même, d’écrire a été plus forte. Le chant fougueux des mots pour affronter le silence tétanisant de la disparition. Ecrire pour affronter l’indicible. Un cri de colère au départ.  Des coups au cœur. Des bleus à l’âme. Un élan du cœur, peut-être. Et les mots, rageurs ou langoureux, comme seul rempart, seule issue. Inéluctables.
     
    Ce bonheur-là, rien ne peut le briser : inventer un univers, ciseler une phrase, me laisser être accompagnée par elle, hantée parfois, la tordre, la déchiqueter, la reconstruire, la modeler, se reconstruire, l’effacer, s’effacer devant les mots qui s’imposent. Jusqu’à l’obsession. Jusqu’à l’oubli de soi et de ses blessures. Un pansement. Une parenthèse. Fugaces et enivrants.
     
    En dehors de ma maison d’édition, personne n’a encore lu ce roman. Un roman c’est une confiance, celle d’un éditeur, en l’occurrence une éditrice. Une confiance sans laquelle je ne pourrais et n’oserais vous le livrer. Grâce à son regard aiguisé, son empathie, sa confiance. Merci à elle à nouveau car écrire c’est aussi sans cesse repousser les doutes qui vous murmurent et vous assènent inlassablement que c’est une folie, une inconscience, une vanité. Et les miens savent être vindicatifs et bruyants.
     
    Il faut une dose de folie sans doute aussi pour livrer une part de soi. Parce que si ce sont des personnages, si c’est une fiction, un roman, c’est toujours une part de soi. Une vérité légèrement mensongère. Un espace de liberté. De vérité. D’audace peut-être. Mais sûrement pas de courage. Le vrai courage, il a dicté l’envie et la rage et la nécessité d’écrire ce roman, et il lui est dédié.
     
    J’ai hâte d’avoir le plaisir d’échanger avec vous sur ce livre et sur le sujet qui en a dicté l’écriture. Vos avis et commentaires seront toujours les bienvenus.
     
    Son titre est donc « L’amor dans l’âme ». La mort dans l’âme, au départ. "L’amor" l’emporte sur la mort, peut-être, finalement. A vous de voir.
     
    Ce roman, je l’ai aussi écrit pour des bienveillants. Il vous appartient désormais. Il va prendre son envol. Vivre sa vie. Je partagerai ici ses aventures, et celles qu’il me fera vivre. Un débat dans un festival de premier roman auquel j’ai le plaisir d’être conviée et une séance de dédicaces dans une librairie sont déjà prévus, je vous en dirai bientôt plus.
     
    En attendant, je vous en dévoile aujourd’hui le titre et la couverture. A suivre, très bientôt, le deuxième épisode, avec la quatrième de couverture qui vous en dira plus sur le sujet du roman.
     
    Pour en savoir plus sur Les éditions du 38 par lesquelles je suis ravie et fière d’être publiée (en papier ET en numérique donc) : http://www.editionsdu38.com/
  • Une première rencontre dédicace riche en émotions

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    Ce fut une première...réussie et riche en émotions. De belles retrouvailles (certain-e-s passent même ici en silence me murmure-t-on dans l'oreillette). D'enrichissantes rencontres. Des questions parfois incongrues mais toujours bienveillantes et intéressantes. Si bien que je n'ai pas vu passer les 3H qu'a duré la séance. Une journée au milieu des livres, que rêver de mieux? Parfois, je rêve de m'exiler (un exil très doux) dans une ville du bord de mer et d'y ouvrir une librairie. Une vie au milieu des livres...

    Je soupçonne certain(e)s de n'avoir osé me dire que mes hiéroglyphes étaient absolument indéchiffrables et de tenter encore en vain de les décrypter. Et je remercie à nouveau ici ceux qui sont venus, qui me connaissaient ou non, et qui ont la curiosité de me lire.

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    Merci à la librairie M'Lire (dans laquelle le roman reste disponible) pour l'accueil chaleureux et rendez-vous dans 15 jours pour le débat et la séance dédicace au Festival du 1er roman. Je vous en reparlerai d'ici là. Et merci à mon éditrice, fondatrice des Editions du 38, Anita Berchenko, pour son enthousiasme, son soutien, sa bienveillance (un mot deux fois employé dans ce court article mais peut-être mon préféré car je sais à quel point cette bienveillance-3 fois- est rare et précieuse...).

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  • A demain !

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  • Programme du Festival Livres et Musiques de Deauville 2016 (du 16 au 18 avril)

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    Voilà encore un très bel événement deauvillais que je vous recommande plus que vivement et qui m'intéresse d'autant plus que vient de sortir en librairie mon premier roman "L'amor dans l'âme" dans lequel il est d'ailleurs question de Deauville (en papier et numérique, publié aux Editions du 38). Ma première séance dédicace aura lieu dans une autre ville le premier jour du festival, le 16, mais peut-être irai-je y faire un tour le 17 ou le 18. J'aimerais beaucoup, en tout cas car le programme est particulièrement enthousiasmant.

    Ce sera cette année la 13ème édition et l'Italie sera le pays à l'honneur, encore une bonne raison d'y venir. Deauville est un formidable écrin pour ce genre d'événements qu'elle met particulièrement bien en valeur, la ville s'étant habillée aux couleurs de l'Italie. Cette année, le festival s'installe dans le très bel hôtel particulier du Cercle.  L'entrée y sera gratuite. L'ouverture aura lieu le 16 avril à 12H avec le groupe Wow.

    Le festival foisonne de bonnes idées avec, cette année, une réjouissante nouveauté. En effet, un rendez-vous inédit sera proposé le dimanche 17 avril au matin. Tous les invités du Festival se retrouveront sur les Planches pour une séance de dédicace sous le soleil. A 11h30. Un rendez-vous à ne pas manquer!

    Au programme de ces deux journées de rencontres, 50 invités 30 rendez-vous, lectures musicales, ateliers, concerts, une grande librairie italienne …au cours desquels écrivains, musiciens et visiteurs vont explorer  sur tous les modes les liens étroits entre textes et musiques italiens. Parmi les invités annoncés: Louis Chedid, l’actrice Fanny Cottençon, le leader du groupe Dionysos Mathias Malzieu (qui vient d'obtenir le prix Essai France Télévisions), ou encore la chanteuse Agnès Bihl.

    Au programme également et à ne pas manquer:

    -une lecture par la comédienne Ariane Ascaride d'extraits d’un roman de Marta Morazzoni, "La note secrète" qui relate la vie de Paola Pietra, une très jeune aristocrate enfermée contre son gré dans un couvent milanais, où va se révéler un don extraordinaire : sa voix de contralto.  Dimanche 17 avril à 14h30 au Théâtre du Casino Barrière.

    -une rencontre avec le compositeur Bruno Coulais, le 16 avril à 15H au Point de vue,

    -la remise du prix littéraire Livres et Musiques à Virginie Despentes pour son roman "Vernon Subutex, vol 2" le 16 avril à 19H30 à la Villa Le Cercle suivie d'une rencontre avec le public le 17 avril...

    Vous trouverez, ci-dessous, les autres temps forts du festival qui font valser cinéma, littérature et musique. Que demander de mieux surtout que le festival est gratuit et ouvert à tous et qu'il commence en beauté avec une soirée entière dédiée à Venise avec la comédienne Brigitte Fossey?

    Retrouvez le programme détaillé sur www.livresetmusiques.fr.

    Seront présents: Corrado Augias (IT) // David Brun-Lambert (FR) // Filippo D'Angelo (IT) // René de Ceccatty (FR) // Bruno Coulais (FR) // Dominique Fernandez (FR) // Marcello Fois (IT) // Giorgio Fontana (IT) // Philippe Fusaro (FR) // Simonetta Greggio (IT/FR) // Olivier Lexa (FR) // Marco Mancassola (IT) // Alessandro Mari (IT) // Andrea Molesini (IT) // Gilda Piersanti (IT/FR)

    Renata Adler (USA) // Stéphane Barsacq (FR) // Olivier Baumont (FR) // Agnès Bihl (FR) // Julie Bonnie (FR) // Philippe Broussard (FR) // Louis Chedid (FR) // Fanny Chiarello (FR) // Julien Delmaire (FR) // Maryline Desbiolles (FR) // Pierre Grillet (FR) // Fabrice Loi (FR)

     Ariane Ascaride (FR) // Fanny Cottençon (FR) // Mathieu El Fassi (FR) // Brigitte Fossey (FR) // Antonio Interlandi (IT/FR) // Lalala Napoli (FR) // Anne-Marie Philipe (FR) // WOW (IT)

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