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FESTIVAL DE CANNES 2016 - Page 4

  • Critique de DIAMOND ISLAND de DAVY CHOU (Semaine de la Critique 2016)

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    Diamond Island est  une île sur les rives de Phnom Penh transformée par des promoteurs immobiliers pour en faire le symbole du Cambodge du futur, un paradis ultra-moderne pour les riches. Bora a 18 ans et, comme de nombreux jeunes originaires des campagnes, il quitte son village natal pour travailler sur ce vaste chantier. C’est là qu’il se lie d’amitié avec d’autres ouvriers de son âge, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charismatique Solei, disparu cinq ans plus tôt. Solei lui ouvre alors les portes d’un monde excitant, celui d’une jeunesse urbaine et favorisée, ses filles, ses nuits et ses illusions.

    Davy Chou filme ainsi avec grâce  l’adolescence dans un décor à l’image de celle-ci: mélancolique, fascinant, entre 2 époques. En résulte un film au charme lancinant, hypnotique. Présenté à la Semaine de la Critique, ce premier long-métrage fait d’abord de son décor un personnage à part entière entre les immeubles de luxe en construction et les décors de fêtes foraines qui semblent emprisonner les personnages dans leurs griffes de bétons et métalliques où ils évoluent, leurs déambulations semblent chorégraphiées comme une  danse triste à la lueur des néons, aussi factices que l’insouciance de l’adolescence qui finira par s’éclipser.

    « Diamond island », aussi contradictoire que son titre, est un beau portrait de l’adolescence cambodgienne, un judicieux  écho entre ce pays en friche, fascinant et douloureux (ce diamant n’éblouit guère longtemps et ne cache pas le labeur qu’il nécessite à sa construction) et cette époque de la vie, où, un jour le décor s’écroule et les lumières éblouissantes s’éteignent pour laisser place à la réalité, souvent cruelle ou en tout cas médiocre, dans laquelle le véritable amour n’a plus sa place.

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  • Festival de Cannes 2016 - Critique de I DANIEL BLAKE de Ken Loach (compétition officielle)

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    I, Daniel Blake est un film pour lequel le cinéaste britannique pourrait bien à nouveau recevoir la palme d'or. Dix ans après l’avoir déjà obtenue pour « Le vent se lève » Ken Loach, ainsi, pourrait intégrer le cénacle des cinéastes ayant reçu deux palmes d’or : les Dardenne, Francis Ford Coppola, Shohei Imamura, Emir Kusturica, Michael Haneke. Alors qu’il avait annoncé il y a deux ans, après « Jimmy’s hall » (en compétition officielle du Festival de Cannes 2014) qu’il ne tournerait plus, Ken Loach est donc revenu à Cannes. Sa sélection était une évidence tant ce film capte et clame les absurdités cruelles et révoltantes d’un monde  et d’une administration qui broient l’individu, l’identité, la dignité comme celles de Daniel Blake (formidable Dave Johns), menuisier veuf, atteint d’une maladie cardiaque mais que l’administration ne considère pas comme suffisamment malade pour avoir droit à une pension d’invalidité. 

    Le regard plein d’empathie, de compassion que pose Loach sur Daniel Blake, et celui plein de clairvoyance sur le monde qui l’entoure et plein de colère contre les injustices dont il est victime contribuent à cette  œuvre à la fois très personnelle et universelle. Que Daniel Blake évoque sa femme décédée, que Ken Loach dessine les contours d’ une famille qui se reconstitue (Daniel Blake rencontre une jeune mère célibataire de deux enfants contrainte d’accepter un logement à 450 kms de sa ville natale pour ne pas être placée en famille d’accueil), son point de vue est toujours plein de tendresse sur ses personnages, teinté d’humour parfois aussi, et de révolte contre ces « décisionnaires » qui abusent de leur pouvoir, presque de vie et de mort, dans des bureaux qui ressemblent aux locaux labyrinthiques, grisâtres et déshumanisés  de « Playtime »  comme un écho à cette époque d’une modernité  aliénante, déshumanisante et parfois inhumaine que Tati savait déjà si bien tourner en dérision et envelopper dans un vaste manège.

    « Moi, Daniel Blake », c’est l’histoire d’un homme qui veut rester maître de son existence, qui se réapproprie son identité et son honneur que cette administration étouffante essaie de lui nier, qui prend le pouvoir, celui de dire non, de clamer son patronyme, son existence, lors de deux scènes absolument bouleversantes. Le poing levé de Ken Loach  qui nous lance un uppercut en plein cœur, ce cœur qui (ce n’est sans doute pas un hasard que le mal se situe là)  lâche peu à peu Daniel Blake, lui qui en possède tant. 

    « Moi, Daniel Blake » c’est un film qui donne la parole à tous ceux qu’un système inique veut murer dans le silence et leur détresse. « Moi, Daniel Blake »,  c’est la démonstration implacable de la férocité meurtrière d’un système, un film d’une force, d’une simplicité, d’une beauté, mais aussi d’une universalité redoutables et poignantes.

    Un film en forme de cri de colère, de douleur, et d’appel à l’humanité dont les lueurs traversent le film et nous transpercent le cœur, bien après les derniers battements de ceux de Daniel Blake.  

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  • Festival de Cannes 2016 - Episode 1 - Cérémonie et film d'ouverture

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    Quelle bonne idée que de faire débuter (à nouveau) le Festival de Cannes par un film de Woody Allen, promesse toujours de tendre ironie, de causticité mélancolique mais aussi en l’occurrence de villes baignées de lumière. Comme un écho à la sublime affiche de cette 69ème édition, incandescente, solaire, ouvrant sur de nouveaux horizons (image tirée du « Mépris » de Godard) et sur cette ascension solitaire, teintée de langueur et de mélancolie… comme une parabole de celle des 24 marches les plus célèbres au monde.

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    De cette cérémonie d’ouverture, nous retiendrons l’enthousiasme avec lequel George Miller a évoqué son jury, « des gens extrêmement intelligents, passionnés de cinéma, très amusants « , « Quoiqu’il arrive ce jury va délibérer de manière assidue, sérieuse et passionnée », les extraits des films de cette 69ème édition qui déjà me font frissonner d’exaltation et d’impatience et même parfois déjà d’émotion, les quelques notes de la musique envoûtante de « Lawrence d’Arabie » et celles qui le sont tout autant du « Mépris », l’hommage à Paris blessée et meurtrie, la grande classe de Vincent Lindon, prix d’interprétation masculine pour « La loi du marché », l’an passé, dans lequel il était d’une justesse sidérante (qui tourne actuellement et interprète Rodin), « Je me suis empressé de dire oui au festival qui depuis plus d’un demi-siècle témoigne du monde et de son imaginaire et qui aide à se battre contre les injustices, les préjugés, les différences, il est rudement courageux essayons de l’être autant que lui. Vive le cinéma », a-t-il dit, et nous oublierons quelques phrases malheureuses de Laurent Lafitte car comme il l’a en revanche bien dit, à Cannes, la star c’est le cinéma et c’est tout ce qui compte.

    (Petite parenthèse pour dire que c’est aussi ce que j’ai modestement essayé de dire hier sur RFI dans l’émission « Vous m’en direz des nouvelles » , que, à Cannes, la star est et demeure le cinéma, face à un Richard Berry plutôt en colère contre le festival, pour le podcast, c’est ici : ).

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    Ce nouveau film de Woody Allen nous emmène à New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman (Jesse Eisenberg) a le sentiment d'étouffer! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil (Steve Carell), puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux de la secrétaire de Phil, Vonnie, (Kristen Stewart). Malheureusement, cette dernière n'est pas libre et il doit se contenter de son amitié.  Jusqu'au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l'horizon s'éclaire pour Bobby et l'amour semble à portée de main…

    Un film de Woody Allen comporte des incontournables, ce pour quoi on l’attend : la virtuosité de ses scènes d’ouverture qui vous embarquent en quelques mots et images et campent un ton et un univers (ici le Hollywood des années 30 dans une fastueuse villa), ses dialogues cinglants et savoureux qui suscitent un rire teinté de désenchantement (il excelle ici à nouveau dans l’exercice), des personnages qui sont comme le double du cinéaste (Jesse Eisenberg en l’occurrence qui emprunte son phrasé, sa démarche, sa gestuelle), des personnages brillamment dessinés, le jazz ( dont la tristesse sous-jacente à ses notes joyeuses fait écho à la joie trompeuse des personnages), des pensées sur la vie, l’amour, la mort, une mise en scène élégante ici sublimée par la photographie du chef opérateur triplement oscarisé Vittorio Storaro (pour « Apocalypse now », « Reds », « Le dernier empereur ») qui travaille ici pour la première fois avec Woody Allen, et pour la première fois en numérique.

    Ajoutez à cela la grâce et l’intelligence de jeu de Kristen Stewart, des seconds rôles excellents et excellemment écrits, la voix de Woody Allen narrateur et vous obtiendrez un film qui, s’il n’est pas le meilleur de Woody Allen, possède un charme nostalgique et une écriture d’une précision redoutable.

    Woody Allen fait dire à un de ses personnages «  Il sait donner au drame une touche de légèreté » alors pour le paraphraser disons qu’ici Woody Allen sait donner à la légèreté une touche de drame. Plus que la chronique acide sur Hollywood que le film aurait pu être (qu’il qualifie tout de même de « milieu barbant, hostile, féroce »), c’est surtout un nouvel hommage à la beauté incendiaire de New York empreint d'une féroce nostalgie du Hollywood et du New York des années 1930 mais aussi celle des amours impossibles. Une scène vaudevillesque digne de Lubitsch et une autre romantique à Central Park et bien sûr le dénouement valent le voyage sans oublier ces quelques réjouissantes citations:

    " La vie est une comédie écrite par un auteur sadique."

    « Vis chaque jour comme le dernier, un jour ça le sera. »

    « Tu me fais penser à un chevreuil pris dans les phares d’une voiture. »

    « Tu es trop idiot pour comprendre ce que la mort implique .»

    « C’est bête que les Juifs ne proposent pas de vie après la mort, ils auraient plus de clients. »

    « L’amour sans retour fait plus de victimes que la tuberculose. »

    Le dernier film avec lequel Woody Allen avait ouvert le festival de Cannes, « Minuit à Paris » était une déclaration d’amour à Paris, au pouvoir de l’illusion, de l’imagination,  à la magie de Paris et du cinéma qui permet de croire à tout, même qu’il est possible au passé et au présent de se rencontrer et s’étreindre, le cinéma  évasion salutaire  «  dans une époque bruyante et compliquée », ce film-ci est plus empreint de pessimisme, de renoncement mais c’est notre cœur qu’il étreint, une fois de plus… Le film idéal pour l’ouverture. Espérons que le festival sera aussi solaire que la photographie de "Café Society" et ce New York et cet Hollywood nimbés de lueurs crépusculaires d’une beauté hypnotique, un peu à l'image de celles de la Croisette depuis le club by Albane où s'est achevée cette première soirée en attendant le début de la compétition officielle. A suivre!

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    Cliquez ici pour lire mes 10 critiques de films de Woody Allen.

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    Et pour me suivre en direct de Cannes, c'est sur twitter (@moodforcinema / @moodforcannes).

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  • Festival de Cannes 2016 - Cérémonie d'ouverture et critique de CAFE SOCIETY de Woody Allen

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    Quelle bonne idée que de faire débuter (à nouveau) le Festival de Cannes par un film de Woody Allen, promesse toujours de tendre ironie, de causticité mélancolique mais aussi en l’occurrence de villes baignées de lumière. Comme un écho à la sublime affiche de cette 69ème édition, incandescente, solaire, ouvrant sur de nouveaux horizons (image tirée du « Mépris » de Godard) et sur cette ascension solitaire, teintée de langueur et de mélancolie… comme une parabole de celle des 24 marches les plus célèbres au monde.

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    De cette cérémonie d’ouverture, nous retiendrons l’enthousiasme avec lequel George Miller a évoqué son jury, « des gens extrêmement intelligents, passionnés de cinéma, très amusants « , « Quoiqu’il arrive ce jury va délibérer de manière assidue, sérieuse et passionnée », les extraits des films de cette 69ème édition qui déjà me font frissonner d’exaltation et d’impatience et même parfois déjà d’émotion, les quelques notes de la musique envoûtante de « Lawrence d’Arabie » et celles qui le sont tout autant du « Mépris », l’hommage à Paris blessée et meurtrie, la grande classe de Vincent Lindon, prix d’interprétation masculine pour « La loi du marché », l’an passé, dans lequel il était d’une justesse sidérante (qui tourne actuellement et interprète Rodin), « Je me suis empressé de dire oui au festival qui depuis plus d’un demi-siècle témoigne du monde et de son imaginaire et qui aide à se battre contre les injustices, les préjugés, les différences, il est rudement courageux essayons de l’être autant que lui. Vive le cinéma », a-t-il dit, et nous oublierons quelques phrases malheureuses de Laurent Lafitte car comme il l’a en revanche bien dit, à Cannes, la star c’est le cinéma et c’est tout ce qui compte.

    (Petite parenthèse pour dire que c’est aussi ce que j’ai modestement essayé de dire hier sur RFI dans l’émission « Vous m’en direz des nouvelles » , que, à Cannes, la star est et demeure le cinéma, face à un Richard Berry plutôt en colère contre le festival, pour le podcast, c’est ici : ).

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    Ce nouveau film de Woody Allen nous emmène à New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman (Jesse Eisenberg) a le sentiment d'étouffer! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil (Steve Carell), puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux de la secrétaire de Phil, Vonnie, (Kristen Stewart). Malheureusement, cette dernière n'est pas libre et il doit se contenter de son amitié.  Jusqu'au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l'horizon s'éclaire pour Bobby et l'amour semble à portée de main…

    Un film de Woody Allen comporte des incontournables, ce pour quoi on l’attend : la virtuosité de ses scènes d’ouverture qui vous embarquent en quelques mots et images et campent un ton et un univers (ici le Hollywood des années 30 dans une fastueuse villa), ses dialogues cinglants et savoureux qui suscitent un rire teinté de désenchantement (il excelle ici à nouveau dans l’exercice), des personnages qui sont comme le double du cinéaste (Jesse Eisenberg en l’occurrence qui emprunte son phrasé, sa démarche, sa gestuelle), des personnages brillamment dessinés, le jazz ( dont la tristesse sous-jacente à ses notes joyeuses fait écho à la joie trompeuse des personnages), des pensées sur la vie, l’amour, la mort, une mise en scène élégante ici sublimée par la photographie du chef opérateur triplement oscarisé Vittorio Storaro (pour « Apocalypse now », « Reds », « Le dernier empereur ») qui travaille ici pour la première fois avec Woody Allen, et pour la première fois en numérique.

    Ajoutez à cela la grâce et l’intelligence de jeu de Kristen Stewart, des seconds rôles excellents et excellemment écrits, la voix de Woody Allen narrateur et vous obtiendrez un film qui, s’il n’est pas le meilleur de Woody Allen, possède un charme nostalgique et une écriture d’une précision redoutable.

    Woody Allen fait dire à un de ses personnages «  Il sait donner au drame une touche de légèreté » alors pour le paraphraser disons qu’ici Woody Allen sait donner à la légèreté une touche de drame. Plus que la chronique acide sur Hollywood que le film aurait pu être (qu’il qualifie tout de même de « milieu barbant, hostile, féroce »), c’est surtout un nouvel hommage à la beauté incendiaire de New York empreint d'une féroce nostalgie du Hollywood et du New York des années 1930 mais aussi celle des amours impossibles. Une scène vaudevillesque digne de Lubitsch et une autre romantique à Central Park et bien sûr le dénouement valent le voyage sans oublier ces quelques réjouissantes citations:

    " La vie est une comédie écrite par un auteur sadique."

    « Vis chaque jour comme le dernier, un jour ça le sera. »

    « Tu me fais penser à un chevreuil pris dans les phares d’une voiture. »

    « Tu es trop idiot pour comprendre ce que la mort implique .»

    « C’est bête que les Juifs ne proposent pas de vie après la mort, ils auraient plus de clients. »

    « L’amour sans retour fait plus de victimes que la tuberculose. »

    Le dernier film avec lequel Woody Allen avait ouvert le festival de Cannes, « Minuit à Paris » était une déclaration d’amour à Paris, au pouvoir de l’illusion, de l’imagination,  à la magie de Paris et du cinéma qui permet de croire à tout, même qu’il est possible au passé et au présent de se rencontrer et s’étreindre, le cinéma  évasion salutaire  «  dans une époque bruyante et compliquée », ce film-ci est plus empreint de pessimisme, de renoncement mais c’est notre cœur qu’il étreint, une fois de plus… Le film idéal pour l’ouverture. Espérons que le festival sera aussi solaire que la photographie de "Café Society" et ce New York et cet Hollywood nimbés de lueurs crépusculaires d’une beauté hypnotique, un peu à l'image de celles de la Croisette depuis le club by Albane où s'est achevée cette première soirée en attendant le début de la compétition officielle. A suivre!

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    Cliquez ici pour lire mes 10 critiques de films de Woody Allen.

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    Et pour me suivre en direct de Cannes, c'est sur twitter (@moodforcinema / @moodforcannes).

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