06/01/2011
Robert De Niro président du jury du Festival de Cannes 2011
Il y a quelques jours, j'émettais quelques hypothèses sur le nom du président du jury du Festival de Cannes 2011 qui vient d'être annoncé...mais je l'avoue, je n'avais pas pensé à celui-ci. Il s'agira de Robert De Niro! Celui dont certains disent qu'il est le plus grand acteur au monde ...pour le plus grand festival de cinéma au monde. Voilà une excellente nouvelle et un signe fort pour cette édition 2011 après une année 2010 à laquelle beaucoup ont reproché son absence (cependant très relative) de "stars" en partie en raison d'un contexte (écoonomique, écologique -volcan...-) peu propice.
Je vous rappelle que je serai sur la Croisette pour la 11ème année consécutive depuis ma sélection au prix de la jeunesse en 2001 et que vous pourrez m'y suivre en direct pendant tout le festival qui se déroulera cette année du 11 au 22 mai. Vous pourrez d'ici là retrouver ici et sur In the mood for Cannes (mon blog entièrement consacré au Festival de Cannes, lauréat du concours de blogs L'Oréal du Festival de Cannes 2008 et prix off Cannes du Festival de Cannes 2010) toutes les informations sur le Festival de Cannes 2011.
J'en profite pour vous rappeler que je viens de créer une page Facebook In the mood for Cannes 2011 sur laquelle je vous engage à vous inscrire pour recevoir des informations inédites sur le Festival de Cannes 2011 ainsi que sur le compte twitter d'inthemoodforcannes : http://twitter.com/moodforcannes entièrement dédié au festival.
Ce sera la 9ème venue de Robert De Niro à Cannes et deux fois pour des films qui ont obtenu la palme d'or "Taxi driver" et "Mission".
En acceptant l’invitation, Robert de Niro a déclaré : « Le Festival de Cannes représente pour moi une occasion rare, car c’est un des plus anciens et des meilleurs festivals au monde. »
De leur côté, Gilles Jacob et Thierry Frémaux, Président et Délégué général du Festival de Cannes, ont déclaré : « Robert De Niro est entré dans l’histoire du Festival de Cannes dès sa première apparition, avec Taxi Driver qui remporte la Palme d’Or. Son nom restera associé à celui de Martin Scorsese, comme Mastroianni le fut à Fellini. Doté d’une plasticité de caméléon, il compose ses personnages sans qu’on sache s’il prend la mesure du rôle ou si le rôle s’adapte à ses mesures. Ses interprétations précises et nuancées, plus vraies que nature, invitent à l’identification : il est pour toujours le dernier nabab, Vito Corleone, Jack la Motta, Sam “Ace” Rothstein… »
Je vous en reparle bientôt.
L'impressionnante filmographie de Robert De Niro
1965 Trois Chambres à Manhattan
1968 Greetings Brian De Palma
1969 Sam's Song John Broderick
The Wedding Party Brian De Palma l
1970 Bloody Mama Roger Corman
Hi, Mom! (Les Nuits De New York) Brian De Palma
1971 Jennifer on My Mind Noel Black
Né pour vaincre Born to Win Ivan Passer
The Gang That Couldn't Shoot Straight James Goldstone
1973 Le Dernier Match Bang the Drum Slowly John D. Hancock
Mean Streets Martin Scorsese
1974 Le Parrain 2 The Godfather: Part II Francis Ford Coppola
1976 Taxi Driver Martin Scorsese
1900 Novecento Bernardo Bertolucci
Le Dernier Nabab The Last Tycoon Elia Kazan
1977 The Godfather : A Novel for Television (TV) Francis Ford Coppola
New York, New York Martin Scorsese
1978 Voyage au bout de l'enfer The Deer Hunter Michael Cimino
1980 Raging Bull Martin Scorsese
1981 Sanglantes confessions True Confessions Ulu Grosbard
1983 La Valse des pantins The King of Comedy Martin Scorsese
1984 Il était une fois en Amérique Once Upon a Time in America Sergio Leone
Aaronson
Falling in Love Ulu Grosbard
1985 Brazil Terry Gilliam
1986 Mission The Mission Roland Joffé
1987 Angel Heart - Aux Portes de l'enfer Angel Heart Alan Parker
Les Incorruptibles The Untouchables Brian De Palma
1988 Midnight Run Martin Brest
1989 Jacknife David Jones
Nous ne sommes pas des anges We're No Angels Neil Jordan
1990 Stanley & Iris Martin Ritt
Les Affranchis Goodfellas Martin Scorsese
L'Éveil Awakenings Penny Marshall
1991 La Liste noire Guilty by Suspicion Irwin Winkler
Backdraft Ron Howard Donald
Les Nerfs à vif Cape Fear Martin Scorsese
1992 The Godfather Trilogy: 1901-1980 (vidéo) Francis Ford Coppola
La Loi de la nuit Night and the City Irwin Winkler
1993 Mad Dog and Glory John McNaughton
Blessures secrètes
(Québec : Tu seras un homme) This Boy's Life Michael Caton-Jones
Il était une fois le Bronx A Bronx Tale Robert De Niro
1994 Frankenstein Kenneth Branagh
1995 Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma Agnès Varda
Casino Martin Scorsese
Heat Michael Mann
1996 Le Fan The Fan Tony Scott
Sleepers (La Correction au Québec) Barry Levinson
Simples Secrets Marvin's Room Jerry Zaks
1997 Cop Land (Détectives au Québec) James Mangold
Des hommes d'influence Wag the Dog Barry Levinson
Jackie Brown Quentin Tarantino
1998 De grandes espérances Great Expectations Alfonso Cuarón
Ronin John Frankenheimer
1999 Mafia Blues Analyze This Harold Ramis
Personne n'est parfait(e) Flawless Joel Schumacher
2000 Les Aventures de Rocky & Bullwinkle The Adventures of Rocky & Bullwinkle Des McAnuff
Les Chemins de la dignité Men of Honor George Tillman Sunday
Mon beau-père et moi Meet the Parents Jay Roach
2001 15 minutes John Herzfeld
The Score Frank Oz
2002 Showtime Tom Dey
Père et flic City by the Sea Michael Caton-Jones
Mafia Blues 2 : la Rechute ! Analyze That Harold Ramis
2004 Godsend, expérience interdite Godsend Nick Hamm
Gang de requins Shark Tale Éric Bergeron
Mon beau-père, mes parents et moi Meet the Fockers Jay Roach
Le Pont du roi Saint-Louis The Bridge of San Luis Rey Mary McGuckian
2005 Trouble Jeu Hide and Seek John Polson
2006 Raisons d'État The Good Shepherd Robert de Niro
Arthur et les Minimoys Luc Besson voix anglaise du Roi des Minimoys
2007 Stardust Matthew Vaughn
2008 La Loi et l'Ordre Righteous Kill Jon Avnet
Panique à Hollywood What Just Happened? Barry Levinson
2010 Everybody's Fine Kirk Jones
Mon beau-père et nous Little Fockers Paul Weitz
Machete Robert Rodriguez et Ethan Maniquis
2011 The Killer Unite Gary McKendry Hunter
Manuale d'amore 3 Giovanni Veronesi
Limitless Neil Burger Carl
Oscars et Golden Globes
Oscar
1974 : Oscar du meilleur acteur dans un second rôle - Le Parrain 2
1977 : Nomination à l'Oscar du meilleur acteur - Taxi Driver
1979 : Nomination à l'Oscar du meilleur acteur - Voyage au bout de l'enfer
1981 : Oscar du meilleur acteur - Raging Bull
1991 : Nomination à l'Oscar du meilleur acteur - L'Éveil
1992 : Nomination à l'Oscar du meilleur acteur - Les Nerfs à vif
Golden Globes
1977 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique - Taxi Driver
1978 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie - New York, New York
1979 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique - Voyage au bout de l'enfer
1981 : Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique - Raging Bull
1989 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie - Midnight Run
1992 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique - Les Nerfs à vif
2000 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie - Mafia Blues
2001 : nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie - Mon beau-père et moi
15:59 Écrit par Sandra Mézière dans FESTIVAL DE CANNES 2011 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cannes, cinéma, festival, robert de niro |
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04/10/2010
Critique de "Raisons d'Etat" de Robert De Niro
Hier soir, France 2 diffusait "Raisons d'Etat" de Robert de Niro, l'occasion pour moi de vous reparler de ce très beau film d'espionnage.
Deuxième réalisation de Robert De Niro ( treize ans après son premier film en tant que réalisateur « Il était une fois le Bronx ») sortie en juillet 2007, produit par Coppola, « Raisons d’Etat » ( The Good Sheperd) est un film d’une étonnante maîtrise aussi bien visuelle que scénaristique (pour un second film, certes de quelqu’un qui a tourné sous la direction des plus grands, mais nous en avons vu d’autres passer derrière la caméra qui n’avaient pas pour autant assimilé les leçons de leurs maîtres) pour lequel je voulais à nouveau vous faire partager mon enthousiasme. Son Ours d’Argent récompensant l’ensemble du casting reçu à la Berlinale 2007 était amplement mérité pour un film dont l’interprétation est une des qualités majeures mais loin d’être la seule...
Edward Wilson (Matt Damon), enfant, est le seul témoin du suicide de son père (ceci expliquera un jour cela...). Quelques années plus tard, il devient un étudiant réservé, voire austère, aussi membre de la Skull and Bones Society à l’Université de Yale, là où l’honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. Ce sont ces qualités qui poussent l’OSS (Office of Strategic Services, une organisation créée par Roosevelt qui coordonne les opérations de guerre secrète durant la seconde guerre mondiale en 1942) devenant la CIA (instaurée par Truman en 1947 avec un objectif plus politique) tout juste créée, à le recruter.
Alors qu’il existe tant de films d’espionnage, pourquoi celui-ci, de presque 3 heures, m’a-t-il tant marquée ? D’abord parce que rarement un film aura su, avec autant de logique et d’intelligence, faire coïncider la forme et le fond. Certains jugeront ainsi sans doute la réalisation académique mais son classicisme (et non son académisme) sobre et austère épouse parfaitement la personnalité de ceux dont ce film dresse le portrait : Edward Wilson et l’organisation à laquelle il appartient. Dès ses premières années, il est confronté au secret et sa vie y sera entièrement dévouée, comme ces bateaux en papier, splendides, qu’il enferme dans des bouteilles, les privant de liberté.
Ensuite les flash backs et les flash forwards, savamment agencés, contribuent à créer un puzzle qui s’aligne sur la complexité de la CIA et de ses ramifications temporelles, et évidemment contemporaines.
Coppola à qui le scénario avait également été soumis (un scénario d’Eric Roth, le brillant scénariste de « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », « Révélations », Munich »…) l’avait refusé à cause de la froideur des personnages mais cette froideur est paradoxalement ce qui distingue ce film : froideur de la photographie de Robert Richardson (les visages sont souvent plongés dans une semi-pénombre fascinante), froideur de Wilson qui sacrifie sa vie privée à sa vie professionnelle et s’isole peu à peu pour, finalement, se retrouver entre quatre murs, ceux d’une CIA et d’un univers paranoïaque, impitoyable, dont la raison d’Etat supplante et domine toutes les autres ( que cela soit en URSS ou aux Etats-Unis, méthodes et membres de la CIA et du KGB étant savamment mis en parallèles).
Et c’est justement cette vie privée sacrifiée évoquée par bribes qui lui donne un visage plus humain à travers ses deux amours : une femme fatale digne des films noirs interprétée par Angelina Jolie et une jeune sourde. Il sacrifie son amour au nom de la Raison d’Etat, et bien d’autres choses encore…
Rarement un film aura dépeint un personnage et son univers avec autant de cohérence : le puzzle scénaristique, ciselé, sur plusieurs décennies n’est nullement un gadget mais fait référence aux implications de chacune des périodes et de ce que Wilson y entreprendra, sur les autres : seconde guerre mondiale, guerre froide, échec de la Baie des cochons. Ce n’est pas une vision idéaliste de la politique mais une vision froide, réaliste, documentée, et d’autant plus passionnante : l’homme n’est plus un individu libre mais un instrument au service de la raison d’Etat.
Matt Damon est parfait (encore une fois) dans ce rôle d’homme taciturne qu’il interprète tout en retenue et économie de paroles et d’expressions. Mais il faudrait citer toute l’impressionnante distribution : Angelina Jolie (qui prouve qu’elle sait aussi être sobre), Robert de Niro, John Torturro, William Hurt, Billy Crudup, Alex Baldwin, Joe Pesci…
Robert de Niro égale voire dépasse ses maîtres : Scorsese, Coppola… ou encore d’autres comme Sydney Pollack, qui lui aussi s’était inspiré d’un authentique espion pour « Les Trois Jours du Condor », James Angleton, celui-là même qui a aussi inspiré Eric Roth pour le personnage de Wilson.
Sans renouveler le genre, De Niro l’a porté à sa perfection. Il signe là en effet un film captivant aussi complexe, sobre, mystérieux, mélancolique que le personnage principal et l’organisation dont il retrace l’histoire avec une minutie, une exigence remarquables. Si vous ne l’avez pas encore vu dépêchez-vous d’acheter le DVD de ce film absolument incontournable, passionnant et particulièrement instructif !
11:41 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, matt damon, robert de niro, raisons d'etat |
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15/06/2009
"Raisons d'Etat"de Robert De Niro: critique du film (disponible en DVD)
Deuxième réalisation de Robert De Niro ( treize ans après son premier film en tant que réalisateur « Il était une fois le Bronx ») sortie en juillet 2007, produit par Coppola, « Raisons d’Etat » ( The Good Sheperd) est un film d’une étonnante maîtrise aussi bien visuelle que scénaristique (pour un second film, certes de quelqu’un qui a tourné sous la direction des plus grands, mais nous en avons vu d’autres passer derrière la caméra qui n’avaient pas pour autant assimilé les leçons de leurs maîtres) que j’ai vu pour la première fois la semaine dernière et pour lequel je voulais vous faire partager mon enthousiasme. Son Ours d’Argent récompensant l’ensemble du casting reçu à la Berlinale 2007 était amplement mérité pour un film dont l’interprétation est une des qualités majeures mais loin d’être la seule...
18:37 Écrit par Sandra Mézière dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, robert de niro, matt damon, raisons d'etat, film d'espionnage, critique |
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