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Par Sandra Mézière. Le 7ème art raconté avec passion depuis 2003. 4000 articles. Festivals de cinéma en direct : Deauville, La Baule, Cannes, Dinard...Critiques de films : avant-premières, à l'affiche, classiques. Actualité de romancière. Podcast.
Françoise Fabian et Hugh Hudson, parrains du Festival 2009
Jean-Paul Rappeneau, président du jury du Festival 2009
Stéphan Freiss, Sarah Biasini (qui, avec Julie Ferrier, a rejoint le jury à la dernière minute) et Jean-Paul Rappeneau
John Hurt
Sylvie Mallet et Hussam Hindi
Françoise Fabian
Le jury 2009
Françoise Fabian et Hugh Hudson, parrains de ce 20ème anniversaire du Festival du Film Britannique de Dinard viennent de donner le coup d'envoi de l'édition 2009. 20 ans : l'âge de tous les possibles. De toutes les audaces. Parce que Dinard, aussi, est le festival de tous les possibles et de toutes les audaces. Un festival dont les organisateurs ne se prennent pas au sérieux (et Hussam Hindi, le directeur du festival nous l'a encore démontré ce soir lors de l'ouverture) mais qui considère sérieusement le cinéma qu'il célèbre et honore depuis 20 ans déjà. 10 ans que je connais ce festival avec lequel j'ai un lien si particulier (que je vous explique dans l'article suivant celui-ci) et le plaisir de revenir ici, de retrouver cette ambiance si particulière, cinéphile et conviviale, après un an d'absence en est encore accru. Pour l'occasion Dinard met en avant les réalisateurs de demain et a retrouvé la statue d'Hitchcock qui veillait de son œil malicieux sur Dinard. Un Hitchcock qui a ravi les spectateurs de l'ouverture avec un document rare de 1963 restauré par le British Film Institute dans lequel Hitchcock se met lui-même en scène et nous parle de ses origines et de sa passion avec une intelligence espiègle. A ce court-métrage a succédé la projection de « An Englishman in New York » de Richard Laxton avec John Hurt, époustouflant, auquel le film doit tout, présent à Dinard pour l'occasion et alors qu'il était déjà présent lors de la première édition.
Inauguration de la nouvelle statue Alfred Hitchcock
Dinard c'est aussi et avant tout la compétition et pour moi déjà aujourd'hui la projection d'un premier film dans cette catégorie « Jean Charles » de Henrique Goldman, un Jean Charles brésilien qui vit à Londres et dont la vie va être bouleversée par les attaques terroristes à Londres en 2005.
Inspiré d'une histoire vraie, "Jean Charles" est avant tout un hommage à cet homme victime de la paranoïa suscitée par cette vague terroriste mais aussi à la communauté brésilienne vivant à Londres. Jean Charles surprend par son soudaine rupture de ton. Henrique Goldman a eu la bonne idée de ne pas en faire un saint afin, selon ses propres termes, de ne pas le « déshumaniser ». Dommage...le sujet était prometteur et le personnage principal attachant, malheureusement un scénario et un jeu approximatifs en font un film secondaire. Et faire de belles vues plongeantes de Londres ne suffit pas à lui donner de la hauteur...
Le producteur et le réalisateur de "Jean Charles"
Demain pour moi au programme trois films en compétition et un avant-première, je vous en reparle demain soir...
Aujourd'hui même, et avant de vous retrouver, ce soir, en direct du 20ème Festival du Film Britannique de Dinard, j'ai le plaisir de vous annoncer qu' inthemoodforcinema.com ouvre sa boutique en ligne: t.shirts (femmes, hommes, mixtes), sacs, sacoches et mugs avec citations et/ou images, à partir de 15€. Le tout très "in the mood for cinema" comme vous pourrez le constater!
J'en profite pour vous signaler, et aux éventuels petits copieurs malins, que la marque "in the mood for cinema" vient d'être déposée à l'inpi et donc qu'ils s'exposeraient à des poursuites pour contrefaçon au cas où ils voudraient s'en inspirer.
Pour l'instant, la boutique ne contient que 40 modèles mais elle s'enrichira progressivement. Je vous en reparle très bientôt.
Comme les critiques, soit n'ont pas pris le temps d'aller voir ce film atypique, soit ont été injustement sévères envers celui-ci, je vous recommande de nouveau "Vivre!" d'Yvon Marciano qui sort en salles aujourd'hui.
Pour vous faire patienter, en attendant le 20ème Festival du Film Britannique de Dinard (cliquez ici pour lire tous mes articles liés à l'édition 2009 de ce festival), dont je vous rappelle que vous pourrez le suivre en direct, sur ce blog, à partir d'après-demain, voici un instant magique, ci-dessous, en vidéo ( l'image est mauvaise qualité mais vous pourrez entendre, ce qui est ici l'essentiel), suite à la projection de "Once" de John Carney, film figurant en compétition de l'édition 2007 du Festival du Film Britannique de Dinard. (un film que je vous recommande vivement par ailleurs et dont vous pourrez lire ma critique dans l'article précité).
Cliquez sur "lire la suite" pour "entendre" mes vidéos...
Inthemoodforcinema.com vous avait parlé de "Braquo", la série d'Olivier Marchal, dès avril 2009, à l'occasion d'une passionnante Master Class avec Olivier Marchal, dans les locaux de Canal plus, une série dont vous avez pu suivre les coulisses sur internet sur http://braquo.canalplus.fr .
A l'occasion de la diffusion, le 12 octobre prochain, à 20H45, sur canal plus, du premier épisode de 52 minutes sur les 8 que compte la série, je vous propose de nouveau, ci-dessous, le compte rendu de cette passionnante Master class qui vous en dira plus sur cette série vivement recommandé par inthemoodforcinema.com .
Ci-dessus: début de la Master Class "Braquo", d'Olivier Marchal, à Canal plus
Dans le cadre du club 300 d’Allociné (dont je vous reparlerai -très- prochainement), et en partenariat avec Canal plus, dans les locaux de la chaine était organisée hier soir une Master Class avec Olivier Marchal, suite à la projection de quelques épisodes de la websérie documentaire « Braquo » (actuellement diffusée sur internet) consacrée à la série coréalisée par Olivier Marchal et Frédéric Schoendoerffer et programmée à la rentrée prochaine sur Canal plus. Le (très) petit nombre de blogueurs présents a contribué à procurer à cette rencontre un caractère très intime et à cet échange un caractère passionnant.
Ce web documentaire consacré à "Braquo" est une manière inédite d’annoncer la programmation d’une série, et de susciter l’intérêt et le désir du téléspectateur pour celle-ci. Ce making of réalisé sous la direction d’Olivier Marchal est constitué de 30 épisodes qui sont et seront diffusés sur internet, permettant ainsi aux internautes de s’immiscer dans les coulisses du tournage pour suivre les étapes de la conception de la série. Cette websérie documentaire imaginée par Canal+ et Capa a été confiée à un jeune réalisateur : Sacha Chelli. Depuis le 30 mars, un nouvel épisode hebdomadaire raconte donc une étape de la préparation sur le site http://www.braquo.tv : casting, formation des acteurs, crash, fusillades…
Le montage nerveux et rythmé contribue à l’immersion totale du téléspectateur et reflète parfaitement la tension et la fébrilité que génère un tournage, et celui-ci en particulier. La websérie témoigne ainsi de tout ce qui constitue un tournage : les tensions et les joies mais aussi de l’extrême précision du travail d’Olivier Marchal, de la passionnante, parfois angoissante mais surtout jubilatoire aventure que constitue un tournage comme celui-ci. Il s’y exprime sans langue de bois procurant ainsi à cette websérie le même réalisme, (évidemment me direz-vous puisqu’il s’agit ici de la réalité) qu’à la série elle-même.
Hervé Chabalier s’est déclaré particulièrement fier de « participer aux côtés de Canal à cette production originale pour le web : une websérie avant la série… la réalité précédant la fiction ! ». « Braquo, les coulisses » constitue ainsi un lieu d’expérimentation d’une nouvelle forme d’expression et d’écriture audiovisuelle. Canalplus.fr réunit en effet plus de 3 millions de visiteurs uniques mensuels et se positionne parmi les leaders de sites médias français.
Cette websérie relève donc de la volonté d’accompagner la sortie de la série « Braquo » très en amont et de tenir les internautes en haleine jusqu’à la diffusion télévisée de la série, l’objectif étant la qualité du contenu plutôt qu’un buzz inepte. Elle témoigne aussi du rôle croissant d’internet dans les stratégies de communication des diffuseurs et producteurs (et distributeurs concernant le cinéma).
Avec beaucoup de franchise, d’humilité aussi, Olivier Marchal a donc répondu aux questions concernant cette série atypique. Son souhait était avant tout de parler du « malaise grandissant », de la « difficulté d’être flic », de « la façon dont ils sont (mal)traités », estimant qu’ils méritent d’être pris en considération, qu’on s’occupe de leur mélancolie (pour ceux que le sujet intéresse, Olivier Marchal a évoqué un « Complément d’enquête » pour lequel il a été interviewé sur ce sujet, diffusé sur France 2 la semaine prochaine). Il souhaite surtout montrer ce que « l’on n’a pas encore trop vu : que de l’humain, que de l’émotion, juste des flics qui essaient de s’en sortir ». Dans cette série, tournée en 35mm (le projet initial était d’ailleurs destiné au cinéma), les enquêtes seront donc relativement anecdotiques.
Olivier Marchal s’est dit fasciné par ces policiers qu’il avait côtoyés de très près qui ont « plongé » du côté du banditisme sans qu’il s’aperçoive de rien, rien dans leur comportement ne permettant de déceler une quelconque remise en question ou encore moins cette double vie. Pour lui, il était aussi important que ses personnages restent malgré tous positifs, et que ces flics soient malgré eux obligés de commettre des exactions. Pour lui, cela pose un cas de conscience tous « ces voyous qui écrivent des livres et dont on fait des films », tout en précisant avoir écrit la bible du scénario de « Braquo »…avec un ancien braqueur.
Il a également évoqué le casting (Anglade, Duvauchelle, Rocher, Duchaussoy, Malerba), louant la prestation époustouflante d’Anglade dont la websérie permet d’entrevoir le perfectionnisme en accord avec celui du réalisateur. Des écorchés vifs plutôt que des acteurs « bankable » qui contribuent fortement au sentiment de réalisme de la série.
Olivier Marchal a aussi déclaré s’être régalé à écrire, étant réellement en empathie avec ses personnages. A une question concernant une éventuelle suite à la série de 8 fois 52 minutes, il a parlé d’une fin « ouverte et surprenante ».
Par ailleurs, Gaumont, qui a l’excellente idée de projeter actuellement un grand classique du cinéma, en projection numérique, dans certaines salles Gaumont, (un par mois, en Avril, "Le Cerveau") pour nous le faire redécouvrir pourrait aussi permettre que la série soit projetée au cinéma dans ce cadre-ci.
Il a aussi évoqué sa coréalisation avec Frédéric Schoendoerffer, salutaire selon lui en raison des journées de 20H de travail pour ce projet. Il est en tout cas très fier de cette série « noire, intense, mais jamais glauque, glamour dans son casting et son décor avec une histoire très romanesque » dont ces quelques extraits de la websérie laissent augurer le meilleur, dans la lignée des palpitants « Gangsters » ou « 36 quai des Orfèvres » (même si le ton et le cadre de la série seront différents).
Grâce à son expérience (Olivier Marchal a d'abord été policier à la P.J., inspecteur de la Brigade criminelle de Versailles et de la section antiterroriste, puis chef d'une brigade de nuit au milieu des années 1980), son cinéma est imprégné d’un réalisme, d’une justesse, d’une tension captivants mais aussi d’une direction d’acteurs précise qui ont renouvelé le polar français en lui apportant un nouveau souffle, et un style encore inédit.
Force est de constater que cette websérie inédite est terriblement efficace, qu’elle en montre suffisamment mais pas trop pour susciter le désir de voir la série qui, si elle se révèle aussi palpitante que ses coulisses, est promise à un joli succès, en tout cas souhaitons-le lui. A suivre donc à la rentrée prochaine sur Canal + pout la série et dès à présent sur http://www.braquo.tv pour la websérie vivement recommandée par Inthemoodforcinema.com .
Pitch de la série : Flics de terrain au SDPJ 92, Caplan (Jean-Hugues Anglade), Morlighem (Joseph Malerba), Vachewski (Nicolas Duvauchelle) et Roxane (Karole Rocher) interviennent sur tout le département des Hauts-de-Seine, entre Neuilly et Nanterre, quartiers chics et zones de non-droit. Mais leur vie bascule lorsque Rossi, leur commandant, injustement condamné dans une affaire, décide de se suicider. Dès lors, ils vont se lancer dans une contre-enquête pour laver son honneur et confondre ses accusateurs. Pris dans un engrenage mortel, ils vont être obligés de « monter au BRAQUO » pour sauver leur peau et protéger leurs familles. Harcelés par leur administration, poursuivis par l’IGS (la police des police), ils vont tourner le dos aux règles établies et à leurs illusions en adoptant un mode de vie régi par l’adrénaline, la prise de risque, le sang et la mort… BRAQUO suit au plus près la trajectoire de ces hommes ordinaires qui, malgré eux, vont progressivement plonger dans la violence et la paranoïa, tout en exerçant leur métier de flic.
Je suis ailleurs pour deux jours, il vous faudra donc attendre mardi soir pour retrouver des articles en direct sur inthemoodforcinema.com... même si la publication continuera en cette courte absence.