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britannique

  • 23ème Festival du Film Britannique de Dinard 2012 : le palmarès

    Cela fait 13 ans (déjà!) que j’ai eu le bonheur de faire partie du jury du Festival du Film Britannique de Dinard (retrouvez mon article publié dans le livre des 20 ans du festival « Flashback » en cliquant ici et en bas de cet article) et, depuis, à chaque fois que j’ai pu, j’y suis retournée avec grand plaisir (également en bas de cet article des liens vers mes articles sur d’autres éditions du Festival de Dinard) pour découvrir le meilleur du cinéma britannique dans un cadre sublime et convivial, malheureusement cette année, je n’ai pu être présente. Je vous livre néanmoins ci-dessous le palmarès attribué ce soir par le jury présidé par Patrick Bruel.

    Le HITCHCOCK D’OR

     
    qui comprend les prix suivants :
    Le Grand Prix du Jury
    Prix qui se compose d’une aide à la distribution
    et d’un soutien direct au réalisateur
    Le Prix Ciné+
    Ciné+ s’engage à doter le film lauréat d’une promotion sur ses chaînes
    lors de sa sortie en salle

    Shadow Dancer de James Marsh

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    Prix du Public Studio Ciné Live

    Shadow Dancer de James Marsh

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    Prix du Scénario Allianz

    iLL MANORS de Ben Drew

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    Prix de l’image Technicolor

    Good Vibrations de Lisa Barros D’Sa & Glenn Leyburn

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    Décerné par l’association LA REGLE DU JEU
    Les films concourant pour ce prix ont déjà un distributeur en France
    Distribution du film primé dans 40 salles du Grand Ouest

    iLL MANORS de Ben Drew

    MON ARTICLE PUBLIE DANS FLASHBACK, LE LIVRE DES 20 ANS DU FESTIVAL (pour vous convaincre de venir, au Festival du Film Britannique de Dinard, l’an prochain).

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    Avant 1999, Dinard représentait pour moi ce lieu délicieusement intemporel magnifié par cette incomparable couleur émeraude de la côte éponyme, exhalant un paradoxal parfum d’enfance et d’éternité, et sur lequel veillait, de son œil malicieux, la statue de mon réalisateur favori : le grand Alfred Hitchcock. En septembre 1999, je tombai sur une annonce dans un journal local annonçant un concours qui permettait de devenir membre du jury du Festival du Film Britannique. Je gardais de mon expérience dans le jury jeunes du Festival du Film de Paris, l’année précédente, un souvenir inaltérable et la féroce envie de renouveler cette expérience. Particulièrement passionnée par le cinéma britannique, le défi était d’autant plus passionnant et exaltant. Je rédigeai donc la lettre de motivation, la page exigée me semblant néanmoins bien trop courte pour exprimer mon amour inconditionnel pour le cinéma, et le cinéma britannique en particulier, et pour cette ambivalence qui en constitue la richesse et la particularité, cette influence a priori inconciliable de cinéma européen et américain ; j’exprimai mon admiration pour le réalisme social de Ken Loach ou pour celui du Free cinema, pour le lyrisme épique de David Lean, pour la sensible appréhension des atermoiements et des « ombres du cœur » de Richard Attenborough, et par-dessus tout pour « Les liaisons dangereuses » de Stephen Frears, « Les Virtuoses » de Mark Herman et pour le cinéma saisissant de vérité de Mike Leigh. Cinq jours avant le festival, on m’annonçait la bonne (et déstabilisante !) nouvelle : ma candidature avait été sélectionnée parmi plus de deux cents autres et j’allais intégrer le jury du 10ème Festival du Film Britannique de Dinard, alors présidé par Jane Birkin. Qui n’a jamais fait partie d’un jury ne peut imaginer à quel point une telle expérience est trépidante, enrichissante, singulière, à quel point elle cristallise tant d’émotions, cinématographiques et pas seulement, à quel point elle abolit la fragile frontière entre cinéma et réalité qui s’y défient et entrechoquent, nous emportant dans un troublant et ensorcelant tourbillon, suspendant le vol du temps. Alors jeune étudiante, écartelée entre mes études de cinéma et de sciences politiques, je me retrouvai dans cette réalité titubante et dans un jury avec des artistes que j’admirais (et d’autant plus désormais) comme Jane Birkin, présidente à l’empathie incomparable et à l’excentricité aussi joyeuse que nostalgique et mélancolique, Etienne Daho, Julian Barnes, Daniel Prévost et je faisais la connaissance de Tom Hollander et Mark Addy dont je constatais avec plaisir que, à l’image du festival, ils avaient tous l’humilité, l’affabilité et la simplicité des grands. Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de les remercier, ni le festival et son directeur Hussam Hindi, pour l’accueil chaleureux qui m’a alors été réservé, ce livre me donne l’occasion de le faire aujourd’hui, dix ans après ces quatre jours hors du temps et de la réalité. Non seulement, je découvrais un festival de cinéma sous un angle différent, ses débats exaltés et exaltants mais aussi un cinéma dont je soupçonnais la richesse et l’inventivité et dont cette compétition me fit mesurer l’étendue à l’image des deux films qui partagèrent les suffrages de notre jury cette année-là : le palpitant thriller magnifiquement sombre, premier long métrage d’un certain Christopher Nolan « Following » (qui remporta le Hitchcock d’argent) qui révélait un cinéaste avec un univers d’une originalité sidérante qu’il a confirmé deux ans plus tard avec « Memento » et le déjanté et burlesque « Human Traffic » de Justin Kerrigan qui remporta le Hitchcock d’or. De mémoire de festivaliers, cette dixième édition fut la plus mémorable. En tout cas pour moi qui depuis ai été dix fois jurés dans divers festivals de cinéma et en ai parcouru de nombreux autres de Deauville à Cannes, cela reste sans aucun doute un souvenir indélébile et la cause du caractère incurable d’une triple passion dont deux étaient déjà ardentes : pour le cinéma en général, pour le cinéma britannique en particulier, et pour le Festival du Film Britannique de Dinard. J’eus alors un véritable coup de foudre pour le Festival de Dinard et si je le découvrais dans des conditions étranges et privilégiées, cette impression ne s’est jamais démentie par la suite : celle d’un festival convivial dont les festivaliers et le cinéma, et non ses organisateurs, sont les véritables stars, où la diversité du cinéma britannique s’exprime aussi dans le choix de ses invités, qui deviennent souvent des habitués (et pour cause…), et dans le choix de ceux qu’il a honorés ou révélés, et non des moindres : Danny Boyle, Peter Cattaneo, Stephen Daldry, Paul Greengrass, Peter Webber, Shane Meadows…. ! Retourner à Dinard chaque fois que j’en ai l’occasion signifie toujours pour moi une douce réminiscence de ces instants magiques ( et lorsque je ne peux pas me donne l’impression d’un rendez-vous manqué) qui ont déterminé la voie que je me suis enfin décidée à emprunter, celle de la passion irrépressible ; c’est aussi la perspective de découvrir ou redécouvrir de grands auteurs, une image de la société britannique avec tout ce qu’elle reflète de fantaisie désenchantée et enchanteresse, de pessimisme enchanté, de romantisme sombre, d’élégance triste, d’audace flegmatique et de réjouissants paradoxes et oxymores… et la perspective de jubilatoires frissons cinéphiliques . Dinard a priori si sombre et pourtant si accueillante, auréolée de sa très hitchcockienne et resplendissante noirceur facétieuse, est à l’image de ce cinéma qui possède à la fois le visage tourmenté et attendrissant de Timothy Spall et celui robuste et déterminé de Daniel Craig, un cinéma qui excelle dans les comédies romantiques (de Richard Curtis, de Mike Newell…) mais aussi dans des films ancrés dans la réalité sociale, un cinéma qui, récemment encore, à Dinard, nous a fait chavirer avec la complainte mélancolique de John Carney dans « Once » ou qui nous a ouvert les yeux sur les plaies de la société contemporaine avec le percutant « It’s a free world » de Ken Loach ou le tristement intemporel « Pierrepoint » d’Adrian Shergold, bref un cinéma éclectique qui sait concilier Histoire et contemporanéité, « raisons et sentiments », une fenêtre ouverte sur des mondes, garanties d’un avenir que je souhaite aussi lucide et radieux au Festival du Film Britannique de Dinard, incomparable antre de passions et découvertes cinématographiques qui a fait chavirer le cours de mon destin.

    Before 1999, Dinard for me was a deliciously timeless place magnified by the wonderful emerald colour of its coastline, and a paradoxical odour of childhood and eternity watched over maliciously by the statue of my favourite director, the great Alfred Hitchcock.

    In September 1999 I noticed a call for candidates in a local newspaper, to enter a competition which could lead to being a member of the jury of the British Film Festival. I already had wonderful memories of being one of the young jury members of the Paris Film Festival the previous year and was very keen to renew the experience. Since I am particularly interested in British cinema the challenge was even greater. So I applied thinking that the single page requested seemed far too short a space in which to express my absolute passion for film and for British films in particular as they represent a bridgehead between American and European cinema. I described my admiration for Ken Loach’s style of realism and its origins in Free Cinema. I also referred to the poetry to be found in David Lean’s films, to the prevariactions in Richard Attenborough’s « Shadowlands » but above all « Dangerous Liasions » by Stephen Frears, Mark Herman’s « Brassed Off » and for the remarkable truthfulness in Mike Leigh’s films. Five days before the festival started I received the good (and scary) news that I had been chosen out of some two hundred other applicants and was to become a member of the jury of the 10th British Film Festival of Dinard presided by Jane Birkin.

    Impossible for someone who has never sat on a jury to imagine what an exciting, rewarding, exceptional experience it is and the extent to which so many emotions can be encompassed in such activity somehow banishing the fragile barrier between film and real life takiing us into a strange and betwitching whirlwind while time stood still. At the time I was torn between studying cinema and political sciences and I was staggered to find myself a part of a jury of artists I admired (even more so now) starting with the president, Jane Birkin, a person of incomparable sympathy yet full of joyful excentricity mixed with nostalgia and sadness, then there were Etienne Daho, Julian Barnes, Daniel Prévost. I came to know Tom Hollander and Mark Addy. I also discovered with pleasure that in common with all great people and like the festival itself, they shared the qualities of modesty, simplicity and friendliness. I have never really had the chance to thank either them or the Festival Director, Hussam Hindi, for the warm welcome I received. Thanks to this book, published ten years later, I am now given the opportunity to do so. Not only did I discover a film festival from a different angle with high minded and exhilarating discussions but I also discovered wider aspects to British cinema than I had expected through the films selected in competition. This is characterised by the two films singled out by the jury. « Following » a magnificient dark thriller by a certain Christopher Nolan (which was awarded the silver Hitchcock) first feature from a film maker who was soon to make his mark two years later with « Memento » and the crazy burlesque « Human Traffic » by Justin Kerrigan which was awarded the Golden Hitchcock.. This tenth edition was the most memorable one so far to the minds of regular festival goers. Since then I have served as a jury member in ten other festivals and have attended many others from Deauville to Cannes, but my special memory of Dinard will never fade because of my triple passion for cinema in general, British cinema in particular and for the Dinard Festival itself. I fell in love with this festival, which I discovered under strange and privileged conditions, and this impression has not changed since: a user-friendly festival where guests and festival goers are the real stars – not tthe organisers. The diversity of British cinema is also made apparent through the choice of the guests, many of whom, subsequently and understandably, become regulars. Also must be mentioned the judicious choices of people receiving tributes and new talents soon to become well known names: Danny Boyle, Peter Cattaneo, Stephen Daldry, Paul Greengrass, Peter Webber, Shane Meadows…. ! Going back to Dinard whenever I can always brings back the sweet memories of those magic moments (and the years I can’t attend it always seems to me that I have missed something important) and which led me to follow the course I am on today following a real passion. It is also the occasion to discover or rediscover established ‘auteurs’, a vision of British society with all it projects in the way of disenchanted yet enchanting fantasy, of pessimism, dark romanticism, sad elegance, phlegmatic daring and joyful pardoxes and oxymorons with the prospect of enjoyable film loving shivers. Dinard seems so sober yet is so welcoming, under the star of supreme film-maker Hitchcock , reflecting this cinema which has both the features of Timothy Spall (tormented and moving) and those of Daniel Craig, (rugged and determined). A cinema that excells in romantic comedies (by Richard Curtis or Mike Newell) but also in films anchored in social reality as was the case recently in Dinard with John Carney’s film « Once » or Ken Loach’s « It’s a Free World » which opened our eyes to the wounds of contemporary society.

    I wish the British Film Festival of Dinard a radiant future and thank it for having dictated my destiny.

     

    LIENS:

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2010

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2009

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2007

    -mon compte-rendu du Festival du Film Britannique de Dinard 2005

    Site officiel du Festival: http://www.festivaldufilm-dinard.com/

    Le Festival de Dinard sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/pages/Festival-du-Film-Britan…

    Programme du Festival du Film Britannique de Dinard 2012

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  • Dates du Festival du Film Britannique de Dinard 2011

     

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    Il est sans doute beaucoup trop tôt pour y songer, néanmoins je vous en informe quand même, et alors que sortira le 8 décembre un des films présentés en avant-première dans le cadre de ce festival "Nowhere boy" de Sam Taylor-Wood, sachez donc que vient d'être annoncé que le Festival du Film Britannique de Dinard 2011 aura lieu du 5 au 9 octobre 2011. En attendant vous pouvez toujours retrouver tous mes articles concernant cette édition 2010, en cliquant ici.

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  • Bilan et vidéos de la clôture du Festival du Film Britannique de Dinard 2010

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    Je vous ai déjà livré le palmarès du Festival (ici) et j’ai également déjà évoqué les thématiques récurrentes de cette édition 2010 qui, si elles étaient moins sombres que celles de l’édition 2009, étaient surtout et avant tout le reflet de la remarquable diversité du cinéma britannique et « de la qualité des comédiens anglais » par laquelle  le président du jury Etienne Chatiliez s’est d’ailleurs dit « émerveillé ». Je vous invite donc à découvrir ci-dessous mes commentaires sur le palmarès et mes vidéos de cette cérémonie de clôture riche en imprévus et joyeusement  mouvementée.

    C’est donc « We want sex », la comédie sociale de Nigel Cole qui a tout raflé ou presque : Hitchcock d’or, prix du public Studio CinéLive et prix du scénario, un film qui, comme tous les autres de cette compétition, met en lumière le talent des acteurs britanniques, en l’espèce des actrices, et dont le sujet dans l’air du temps (il s’agit de la grève du personnel féminin de l’usine Ford pour obtenir l’égalité salariale) l’émotion, la qualité des décors, l’ont emporté sur l’aspect plutôt convenu et conventionnel du scénario et de la réalisation. Dommage aussi que le titre original « Made in Dagenham » ait été transformé en un plus racoleur et trompeur « We want sex ».

     Je suis ravie  que « Treacle Jr » de Jamie Thraves ait également obtenu un Hitchcock d’or (le jury en ayant décerné deux), je vous avais déjà fait part de mon enthousiasme pour ce film mais surtout pour la prestation de l’acteur principal, l’incroyable Aidan Gillen, un prix qui a mis son réalisateur « en état de choc », lequel a même raconté alors avoir hypothéqué sa maison pour pouvoir achever son projet.

    C’est le complaisant et (pour moi) déplaisant « Mr Nice » de Bernard Rose qui a obtenu le prix de la photographie.

    Côté courts-métrages, le public a attribué son prix à « Stanley Pickle » de Vicky Mather, un film d’animation à la fois tendre, drôle, poétique et cruel dans lequel Stanley, un jeune homme de vingt ans, transforme les êtres vivants une fois morts en automates.  L’occasion pour moi de souligner l’excellente qualité des courts-métrages sélectionnés du très beau « Until the river runs red » qui parle de mysticisme et disparition avec une mise en scène et des couleurs glaciales et évanescentes à mon coup de cœur « Behind this sea », le documentaire de Lottie Gammon  qui part à la rencontre de ceux qui quittent l’Afrique pour s’échouer sur l’île de Lampedusa. En quelques plans, elle parvient à traduire l’espoir et l’horreur que symbolise ce lieu pour eux. Avec beaucoup de sensibilité et d’empathie elle filme ces jeunes visages, fiers et nobles, qui ont connu l’horreur, et apprennent à devenir quelqu’un d’autre après avoir tout laissé derrière eux, y compris leur histoire et leur identité. Un documentaire instructif et bouleversant qui, en 24 (trop courtes) minutes, réussit à traduire toute la complexité et la difficulté d’une situation, un documentaire que tous les politiques en quête de simplification devraient voir.

    C’est le dernier jour que j’ai eu l’occasion de voir le film qui a reçu le prix coup de cœur (un prix sélectionné parmi tous les films projetés dans le cadre du festival) remis par l’Association La Règle du jeu et qui est d’ailleurs aussi mon coup de cœur de ce festival 2010 et dont je regrette qu’il n’ait pas été en compétition car il aurait vraiment mérité à la fois le prix du scénario et le Hitchcock d’or, sans aucun doute le plus inventif de cette année, témoignant par ailleurs d’une impressionnante maîtrise pour un premier film. Il s’agit d’ « Exam », premier long-métrage de Stuart Hazeldine qui a auparavant réécrit des scénarii pour plusieurs films de science-fiction. « Exam » a ainsi été nommé aux BAFTA 2010 dans la catégorie meilleur premier film. Huit brillants candidats ont atteint la phase finale d’embauche d’une mystérieuse et puissante corporation. Enfermés dans une pièce sans ouverture sur l’extérieur, un examinateur leur donne 80 minutes pour répondre à une question. Pour cela et sous peine de disqualification, ils doivent respecter trois règles : ne pas s’adresser à lui ni au vigile armé qui garde la porte, ne pas souiller leurs papiers, ne pas quitter la pièce. Mais quand il part et que les candidats retournent leurs papiers, ils découvrent une feuille blanche. Ils ont alors 80 minutes, non pas pour trouver la réponse mais pour, dans un premier temps, trouver la question.  Tant pis si la fin n’est pas forcément à la hauteur de l’attente suscitée (il est finalement plaisant d’être mené en bateau quand c’est fait aussi brillamment), ce thriller psychologique aura réussi à me scotcher à l’écran pendant ses 101 minutes qui s’écoulent à une vitesse fulgurante tant la mise en scène épurée, froide, précise et le jeu des acteurs, à son image, sont impressionnants. Alors que le cinéma infantilise de plus en plus le spectateur, Stuart Hazeldine en fait un acteur à part entière. Une seconde d’inattention et cela pourrait nous être à nous aussi fatal. S’ajoute à cela une pertinente métaphore d’une société (celle avec un grand S) où, pour réussir, il faut être prêt à tout, surtout à écraser les autres. Un film jubilatoire qui nous procure un réel sentiment de claustrophobie et qui, contrairement à « Buried » par exemple, nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde et nous laisse exténués mais réjouis de cette brillante expérience cinématographique.

    Cette année encore, j’ai donc eu le plaisir de me balader dans la cinématographique et (par voie de conséquence) dans la société britanniques avec ses sujets graves traités avec une apparente légèreté, et surtout  souvent en musique, le festival ayant eu l’excellente idée de placer cette édition 2010 sous le signe des Beatles avec notamment la projection de « Nowhere boy » sur l’adolescence tourmentée de John Lennon (je vous en ai déjà parlé mais j’y reviendrai au moment de sa sortie) sans parler d’une  ouverture et d’une clôture pour le moins musicales et joviales comme mes vidéos vous le démontrent.

    Films du 21ème Festival du Film Britannique de Dinard recommandés par inthemoodforcinema.com :

    -« Nowhere boy » de Sam Taylor Wood

    -“Neds” de Peter Mullan

    -“Another year” de Mike Leigh

    -“Skeletons” de Nick Whitfield

    -“Treacle Jr” de Jamie Treaves

    -“A Passionate woman” de Kay Mellor

    - “Exam” de Stuart Hazeldine

    -“Tolstoï le dernier automne” de Michael Hoffman

    -« Behind this sea » (court-métrage) de Lottie Gammon

    -“Stanley Pickle” (court-métrage) de Vicky Mather

    -“Until the river runs red” de Paul Wright

      (Je reviendrai sur certains au moment de leur sortie et notamment sur « Neds » le très beau film de Peter Mullan).

     Je vous donne évidemment rendez-vous pour le 22ème Festival du Film Britannique. Cette édition 2010 a encore une fois prouvé à quel point ce festival était un révélateur de talents mais aussi à quel point il était convivial et chaleureux, à l’image de la météo cette année (qui a dit qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne et à quel point il prenait le cinéma au sérieux sans jamais se prendre au sérieux (comme l’a démontré cette très joyeusement chaotique cérémonie de clôture). Surtout qu’il ne change rien ! En attendant l’actualité continue sur les blogs inthemood avec toujours des avant-premières, des événements, les films à l’affiche... Le prochain festival prévu est pour moi celui du Festival du Film Asiatique de Deauville en mars en attendant peut-être Monaco et évidemment Cannes en mai mais souhaitant en découvrir de nouveaux d’ici là, je compte sur vous pour m’en recommander.

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  • Vidéo-Etienne Chatiliez-Master class du Festival du Film Britannique de Dinard

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     Hier matin, le Festival du Film Britannique de Dinard a eu l'excellente idée de proposer aux festivaliers une master class sur la direction d'acteurs avec, notamment, pour invités: Peter Mullan, Etienne Chatiliez, Nick Moran, Anne Consigny... Dernière vidéo de cette master class avec Etienne Chatiliez qui évoque sa vision de la direction d'acteurs en attendant mon bilan du festival demain et de nouvelles vidéos, de la clôture cette fois.

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