21/01/2011
Critique d' "Avatar" de James Cameron (ce soir sur Canal +)
Ce soir, à 20H50, sur Canal+ sera diffusé le film évènement "Avatar" de James Cameron, prouesse technique beaucoup plus que réussite scénaristique. Je vous en laisse juges (la critique ci-dessous a été publiée suite à l'avant-première du film), pendant ce temps moi je serai là.
Avatar. Des mois que l'on annonce ce film évènement, un projet que James Cameron porte depuis 15 ans. Le film le plus cher de tous les temps avec un budget de plus de 300 millions de dollars, un projet pharaonique sur lequel pas moins de 1000 personnes ont travaillé. Un buzz savamment orchestré avec 15 minutes projetées dans le monde entier le 21 août dernier. La contrepartie de tout cela : une attente énorme et une quasi-obligation d'être la hauteur des sommes colossales investies (le rêve n'a pas de prix me direz-vous et ce n'est pas moi qui vous contredirai sur ce point) et surtout de l'attente suscitée. C'est une des deux raisons qui font que (pour moi en tout cas) le buzz a davantage nui au film qu'il ne l'a servi, plaçant la barre de l'attente d'emblée extrêmement haut. La deuxième étant la façon dont a été présenté ce film : avant tout comme une prouesse technique et visuelle et une histoire hollywoodienne (avec ce que cela comporte de gigantisme mais aussi de potentiel fédérateur). Or, ce qui m'a d'abord et avant tout passionnée, c'est son sens, et même sa pluralité de sens, et sa manière de faire sens. Un sens qui aurait aussi bien pu lui valoir de faire l'ouverture du sommet de Copenhague ou d'introduire la remise du prix nobel de la paix à Barack Obama mais avant d'expliciter ce point de vue, présentons d'abord l'intrigue dont l'originalité est incontestable.
C'est par la voix off du protagoniste Jake Sully (Sam Worthington) que nous pénétrons dans cet univers. Année 2154. Jake Sully est d'abord un ancien marine cloué dans un fauteuil roulant. Après la mort de son frère jumeau, Jake est recruté pour le remplacer et se rendre sur la planète Pandora où des groupes industriels exploitent un minerai pour résoudre la crise énergétique sur terre. A des années lumières de la terre, l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, c'est la raison pour laquelle a été créé le programme Avatar qui permet à des pilotes humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, épousant les caractéristiques physiques de ses habitants (les Na'vis, créatures bleutées longilignes qui se meuvent avec beaucoup d'agilité et de grâce) et capables de survivre dans cette atmosphère. Ces avatars sont donc des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi. Sous la forme de son avatar, Jake retrouve donc l'usage de ses jambes. Sa mission consiste à infiltrer la population des Na'vi devenus des obstacles à l'exploitation du minerai. Sous la forme de son avatar, Jake va alors faire la connaissance d'une très belle Na'vi qui va lui sauver la vie...
Le principal atout d' « Avatar » c'est pour moi sa puissance métaphorique. Contre toute attente, cette explosion visuelle et budgétaire qui aurait pu n'être qu'un éblouissement sans fond vaut au contraire presque davantage pour son sens que pour sa forme. La forme n'est ainsi peut-être pas aussi spectaculaire que ce à quoi on aurait pu s'attendre (ce qui ne veut pas dire qu'elle ne l'est pas, elle l'est même prodigieusement à certains passages, nous donnant l'impression de nous envoler et survoler Pandora) en revanche le fond est d'une très intéressante polysémie. Sans doute d'abord un des plus beaux, originaux, vibrants plaidoyers pour la défense de la planète. La planète Pandora ressemble ainsi à une sorte d'Amazonie luxuriante où le végétal et l'animal règnent en maîtres, sorte de jardin d'Eden aussi fascinant que menaçant où des arbres gigantesques surplombent les autochtones. Un monde à la fois lointain et exotique et paradoxalement proche de nous. Un monde surtout très convoité pour ses ressources. Un monde en péril. Un monde qui, à l'image des synapses reliant nos neurones, est constitué d'organismes vivants reliés les uns aux autres fonctionnant comme un système harmonieux et interdépendant. Son centre, son cœur, son âme est un saule sublime et gigantesque appelé « Arbre des Âmes ». L'arbre évidemment symbole de la respiration de notre propre planète dont il est le souffle et l'âme. Un arbre menacé comme l'est l'Amazonie. Comme l'est la planète Pandora (qui, telle une boîte de Pandore, libère ses maux quand on l'attaque, la nature se rebellant alors contre l'homme). Comme l'est notre planète. Le bleu et le vert, couleurs principales de Pandora contrastent ainsi avec cette atmosphère grisonnante qu'apportent les terriens et qui règne dans leur camp de base. L'harmonie relie les Na'vi entre eux et à leur planète, à la nature et a contrario les Terriens vivent dans l'affrontement.
Le sens est multiple puisque l'armée qui ravage Pandora pour en exploiter la terre fait aussi évidemment penser à l'intervention américaine en Irak, certaines scènes de combat et certaines armes rappelant aussi celles d'une autre guerre et notamment le napalm (on se croirait même par moment dans « Apocalypse now », la redoutable force de Wagner, en accompagnement, en moins). Cela pourrait aussi être la métaphore d'un monde dominé par le virtuel, ce dernier, paradoxalement coloré et exotique, prenant le pas sur un réel grisonnant, et le supplantant. Mais c'est aussi un hymne au rêve qui transcende les difficultés et handicaps, un hymne au pouvoir de l'imagination, cette imagination qui fait que, mêmes les deux jambes immobilisés, on peut faire un voyage des plus trépidants, voler et s'envoler vers une ailleurs fascinant, cette imagination qui peut donner corps, âme, vie à un peuple et une planète imaginaires.
Si paradoxalement le fond m'a plus intéressée que la forme, cela ne signifie évidemment pas pour autant que la seconde est inintéressante. Je ne sais pas si la 3D apporte forcément quelque chose, l'univers visuel étant suffisamment fort pour que nous nous y sentions immergés et la technique (la « performance capture » qui , grâce à un dispositif spécial, une sorte de casque de football américain sur lequel est posé une petite caméra et orientée vers les visages des comédiens enregistre ainsi avec une précision extrême les expressions et mouvements de leurs muscles faciaux donnant ainsi une bluffante impression de réalité aux Na'vi en images de synthèse et aux personnages sous leurs formes d'avatars) suffisant à les rendre vivants, et à ce que nous nous attachions à eux, à ce que leur combat devienne le nôtre (il est d'ailleurs le nôtre). J'ai été moins sensible aux scènes de combat, certes explosives qu'aux scènes montrant ce peuple « communiant » (très beau plan où ils sont reliés les uns aux autres comme les racines d'un arbre, symbole de ce souffle de vie que l'arbre nous apporte et qui nous lie également) et en harmonie et possédant une force et une amplitude lyriques, épiques, et émotionnelles irrésistibles.
Finalement, Avatar aurait pu être le plus spectaculaire des films d'auteurs si n'avait fait quelques concessions aux codes et à la morale hollywoodiens, si son scénario n'avait parfois été jalonné d'ellipses incrongrues, de raccourcis faciles et surtout si manichéen : le méchant colonel ( vraiment trop caricatural) qui extermine une population sans le moindre état d'âme, le rival jaloux qui cède sa place trop facilement, ou encore Neytiri qui succombe un peu trop vite au charme de Jake, de même que ce dernier est trop rapidement conquis par la planète Pandora et ses habitants. Par exemple, sans doute la facilité de compréhension a-t-elle rendu nécessaire que les Na'vi parlent plus souvent Anglais que leur propre langage dont rien que l'invention a dû pourtant nécessiter beaucoup de travail, mais je crois que Cameron avait donné suffisamment de force à ce monde pour que nous continuions ensuite à suivre et à nous intéresser à ses habitants même s'ils avaient continué à parler cette langue imaginaire qui au contraire contribuait davantage encore à les singulariser .
Plus de nuance dans l'écriture, de gradation, d'évolution, dans les sentiments des personnages, aurait donné encore plus d'âme à cet univers déjà si riche. Avec « Titanic », James Cameron nous avait pourtant prouvé être capable de faire évoluer ses personnages, de faire évoluer subtilement les sentiments, à rendre poignants ses personnages et son histoire (qui sont ici certes attachants). Peut-être l'ampleur du projet l'a-t-il obligé à faire quelques concessions ou tout simplement à aller (trop) directement à l'essentiel. La structure est d'ailleurs assez similaire, les allers retours entre le présent et le passé de « Titanic » se rapprochant ici des allers retours entre le personnage « réel » et son avatar, avec une voix off du personnage principal comme élément liant entre les deux ( un personnage dont nous nous doutons donc qu'il survivra sous une forme ou une autre).
Au final, « Avatar » n'est pas le film parfait, ni le film de la décennie tant attendu mais il reste une belle et forte expérience cinématographique, par moments visuellement vertigineuse, une plongée palpitante dans un fascinant univers avec des personnages attachants (malgré et grâce au virtuel, à la technique), un vibrant et émouvant plaidoyer pour que la planète conserve son âme et son souffle, un puissant message que la simplicité des rapports entre les personnages porte malgré tout (et peut-être d'ailleurs porté grâce à cela), et surtout un voyage spectaculaire dans l'imaginaire qui en exalte la magnifique force, créatrice et salvatrice. Et c'est sans doute ce dernier élément qui m'a avant tout conquise...
Et qui sait, à l'image de ce dernier plan, peut-être Pandora, en nous emmenant dans sa sublime (et menacée) nature nous ouvrira-t-elle les yeux sur la nôtre et ses périls ? Peut-être, en nous emmenant dans une autre réalité, nous ouvrira-t-elle les yeux sur la nôtre...et nous fera-t-elle prendre conscience du fait que, si la planète porte en elle ses propres ressources, sa propre sauvegarde, il nous appartient de veiller à sa si fragile harmonie...et de garder les yeux ouverts. Plus que jamais.
00:00 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avatar, film, cinéma, james cameron |
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02/02/2010
Oscars 2010: la liste complète des nominations
Je reviendrai prochainement plus en détails sur ces nominations que je vous laisse découvrir ci-dessous.
"Démineurs" et "Avatar" sont en tête de ces nominations: 9 chacun.
Je me réjouis des nombreuses nominations d' "Inglourious basterds" (notamment comme meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario, catégorie dans laquelle il aurait été assez stupéfiant de retrouver "Avatar") et évidemment de celle d' "Un Prophète" comme meilleur film étranger...une nouvelle fois face à l'indétrônable "Ruban blanc" d'Haneke.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule nomination pour le cinéma français puisque, si Marion Cotillard, contrairement aux Golden Globes, n'est pas nommée pour "Nine" on retrouve parmi ces nominations: "Coco avant Chanel" pour les costumes", Alexandre Desplat pour la musique originale de "Fantastic Mr Fox" et "Faubourg" 36 pour la meilleure chanson originale.
A noter aussi: les nombreuses nominations pour "In the air" et notamment comme meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur pour George Clooney. Colin Firth est également nommé dans cette catégorie pour l'excellent premier film de Tom Ford "A single man" dont je vous parlais il y a quelques jours. Par ailleurs, on retrouve une habituée des Oscars: Meryl Streep, nommée à nouveau pour "Julie et Julia".
Meilleur film
Avatar
The Blind Side
District 9
Une Education
Démineurs
Inglourious Basterds
Là-Haut
In the Air
A Serious Man
Precious
Meilleure actrice
Sandra Bullock dans The Blind Side
Helen Mirren dans The Last Station
Carey Mulligan dans Une Education
Gabourey Sidibe dans Precious
Meryl Streep dans Julie & Julia
Meilleure actrice dans un second rôle
Penelope Cruz dans Nine
Vera Farmiga dans In the Air
Maggie Gyllenhaal dans Crazy Heart
Anna Kendrick dans In the Air
Mo'Nique dans Precious
Meilleur acteur
Jeff Bridges dans Crazy Heart
George Clooney dans In the Air
Colin Firth dans A Single Man
Morgan Freeman dans Invictus
Jeremy Renner dans Démineurs
Meilleur acteur dans un second rôle
Matt Damon dans Invictus
Woody Harrelson dans The Messenger
Christopher Plummer dans The Last Station
Stanley Tucci dans Lovely Bones
Christoph Waltz dans Inglourious Basterds
Meilleur film d'animation
Coraline
Fantastic Mr. Fox
La Princesse et la Grenouille
The Secret of Kells
Là-Haut
Meilleure direction artistique
Avatar
L'Imaginarium du Dr Parnassus
Nine
Sherlock Holmes
Victoria : les jeunes années d'une reine
Meilleure cinématographie
Avatar
Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé
Démineurs
Inglourious Basterds
Le Ruban Blanc
Meilleur réalisateur
James Cameron pour Avatar
Kathryn Bigelow pour Démineurs
Quentin Tarantino pour Inglourious Basterds
Lee Daniels pour Precious
Jason Reitman pour In the Air
Meilleur film étranger
Ajami (Israel)
El Secreto de Sus Ojos (Argentine)
The Milk of Sorrow (Perou)
Un Prophète (France)
Le Ruban Blanc (Allemagne)
Meilleurs costumes
Bright Star
Coco avant Chanel
L'Imaginarium du Dr Parnassus
Nine
Victoria : les jeunes années d'une reine
Meilleur documentaire
Burma VJ
The Cove
Food Inc.
The Most Dangerous Man in America : Daniel Ellsberg and the Pentagon Papers
Which Way Home
Meilleur montage
Avatar
District 9
Démineurs
Inglourious Basterds
Precious
Maquillage
Il Divo
Star Trek
Victoria : les jeunes années d'une reine
Meilleure musique originale
Avatar, James Horner
Fantastic Mr. Fox, Alexandre Desplat
Démineurs, Marco Beltrani & Buck Sanders
Sherlock Holmes, Hans Zimmer
Là-Haut, Michael Giaccino
Meilleur scénario original
Démineurs
Inglourious Basterds
The Messenger
A Serious Man
Là-Haut
Meilleur scénario adapté
District 9
An Education
In the Loop
Precious
In the Air
Meilleure chanson originale
"Almost There", La Princesse et la Grenouille
"Down in New Orleans", La Princesse et la Grenouille
"Loin de Paname", Faubourg 36
"Take It All", Nine
"The Weary Kind (Theme from Crazy Heart)", Crazy Heart
Meilleurs effets spéciaux
Avatar
District 9
Star Trek
15:21 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, oscars, avatar, in the air, inglourious basterds, james cameron, quentin tarantino |
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18/01/2010
Palmarès des Golden Globes 2010
Cette nuit avait lieu la 67ème cérémonie des Golden Globes...
Comme je vous le disais hier soir parmi les nommés figuraient les français Marion Cotillard et Jacques Audiard mais ni l'un ni l'autre n'a remporté la prestigieuse statuette qui préfigure souvent celle des Oscars. C'est en effet à nouveau Michael Haneke (pour "Le ruban blanc") qui a été récompensé du Golden Globe du meilleur film étranger (en langue non anglaise) ravissant à nouveau une statuette à Jacques Audiard qu'il avait déjà privé de palme d'or au dernier Festival de Cannes.
Un palmarès dont ce n'est pas le seul point commun avec celui de Cannes puisque Christoph Waltz, prix d'interprétation à Cannes, a obtenu le prix du meilleur second rôle masculin.
Et c'est Sandra Bullock qui a reçu le Golden Globe de la meilleur actrice et non Marion Cotillard.
C'est "Avatar" qui sort grand gagnant de cette cérémonie avec le Golden Globe du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour James Cameron devant Jason Reitman et Quentin Tarantino également nommés dans les deux catégories. J'aurais d'ailleurs préféré voir le chef d'oeuvre de Tarantino obtenir ces deux récompenses, film d'un grand cinéaste mais aussi d'un grand cinéphile , ce dont chaque plan témoigne magistralement ...
"In the air" dont je vous parlais également hier, nommé 6 fois, a reçu le Golden Globe du meilleur scénario, en effet très réussi.
Prochain rendez-vous: le 2 février 2010 avec l'annonce des nominations aux Oscars...
Meilleur film dramatique :
Avatar, James Cameron - Démineurs , Kathryn Bigelow - Up in the Air , Jason Reitman - Inglourious Basterds Quentin Tarantino - Precious , Lee Daniels.
Meilleure actrice dans un film dramatique :
Emily Blunt, Victoria, les jeunes années d'une reine - Sandra Bullock, The Blind Side - Helen Mirren, The Last Station - Carey Mulligan, Une éducation - Gabourey Sidibe, Precious .
Meilleur acteur dans un film dramatique :
Jeff Bridges, Crazy Heart - George Clooney, Up in the Air - Colin Firth, A Single Man - Morgan Freeman, Invictus - Tobey Maguire, Brothers .
Meilleure comédie ou comédie musicale :
(500) jours ensemble , Marc Webb - Julie & Julia , Nora Ephron - Nine , Rob Marshall - Pas si simple , Nancy Mayers - Very Bad Trip , Todd Phillips.
Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale :
Sandra Bullock, La Proposition - Marion Cotillard, Nine - Julia Roberts, Duplicity - Meryl Streep, Julie & Julia - Meryl Streep, Pas si simple.
Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale :
Matt Damon, The Informant! - Daniel Day-Lewis, Nine - Robert Downey Jr., Sherlock Holmes - Joseph Gordon-Levitt, (500) jours ensemble - Michael Stuhlbarg, A Serious Man.
Meilleur second rôle féminin :
Penelope Cruz, Nine - Vera Farmiga, Up In the Air - Anna Kendrick, Up In the Air - Mo'Nique, Precious - Julianne Moore, A Single Man.
Meilleur second rôle masculin :
Matt Damon, Invictus - Woody Harrelson, The Messenger - Stanley Tucci, Lovely Bones - Christopher Plummer, The Last Station - Christoph Waltz, Inglourious Basterds .
Meilleur réalisateur :
Kathryn Bigelow, Démineurs - James Cameron, Avatar - Clint Eastwood, Invictus - Jason Reitman, Up In the Air - Quentin Tarantino, Inglourious Basterds.
Meilleur scénario :
Neill Blomkamp et Terri Tatchell, District 9 - Mark Boal, Démineurs - Nancy Meyers, Pas si simple - JAson Reitman et Sheldon Turner, Up In the Air - Quentin Tarantino, Inglourious Basterds
Meilleur film en langue étrangère :
Baaria , Giuseppe Tornatore (Italie) - Etreintes brisées , Pedro Almodovar (Espagne) - La Nana , Sebastian Silva (Chili) - Le Ruban blanc , Michael Haneke (Allemagne) - Un prophète , Jacques Audiard (France)
Meilleur film d'animation :
Coraline - Fantastic Mr. Fox - Là-haut - La Princesse et la Grenouille - Tempête de boulettes géantes
Meilleure chanson originale :
Cinema Italiano , Maury Yeston, Nine - I Want to Come Home , Paul McCartney, Everybody's Fine - I Will See You , James Horner, Simon Franglen, Kuk Harrell, Avatar - The Weary Kind , Ryan Bingham, T Bone Burnett, Crazy Heart - Winter , U2, Brothers.
Télévision meilleure série dramatique :
Big Love (HBO) - Dexter (Showtime) - Dr. House (Fox) - Mad Men (AMC) - True Blood (HBO)
Meilleure actrice dans une série dramatique :
Glenn Close, Damages - January Jones, Mad Men - Julianna Margulies, The Good Wife - Anna Paquin, True Blood - Kyra Sedgwick, The Closer.
Meilleur acteur dans une série dramatique :
Simon Baker, The Mentalist - Michael C. Hall, Dexter - Jon Hamm, Mad Men - Hugh Laurie, Dr. House - Bill Paxton, Big Love.
Meilleure série comique ou musicale :
30 Rock (NBC) - Entourage (HBO) - Glee (Fox) - Modern Family (ABC) - The Office (NBC).
Meilleure actrice dans une série comique ou musicale :
Toni Collette, United States of Tara - Courteney Cox, Cougar Town - Edie Falco, Nurse Jackie - Tina Fey, 30 Rock - Lea Michele, Glee .
Meilleur acteur dans une série comique ou musicale :
Alec Baldwin, 30 Rock - Steve Carell, The Office - David Duchovny, Californication - Thomas Jane, Hung - Matthew Morrison, Glee.
Meilleur second rôle féminin dans une série, une minisérie ou un téléfilm :
Jane Adams, Hung - Rose Byrne, Damages - Jane Lynch, Glee - Janet McTeer, Into the Storm - Chloë Sevigny, Big Love.
Meilleur second rôle masculin dans une série, une minisérie ou un téléfilm :
Michael Emerson, Lost - Neil Patrick Harris, How I Met Your Mother - William Hurt, Damages - John Lithgow, Dexter - Jeremy Piven, Entourage .
10:48 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, golden globes, avatar, james cameron, in the air, oscars |
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16/12/2009
Critiques des films de la semaine: "Avatar" de James Cameron et "Le Père de mes enfants" de Mia Hansen-Love
Les deux films de la semaine dont vous pouvez lire les critiques en avant-premières sur inthemoodforcinema.com :
11:03 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, avatar, le père de mes enfants, mia hansen-love, james cameron, avant-première |
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11/12/2009
Avant-première – Critique d’Avatar de James Cameron
Avatar. Des mois que l'on annonce ce film évènement, un projet que James Cameron porte depuis 15 ans. Le film le plus cher de tous les temps avec un budget de plus de 300 millions de dollars, un projet pharaonique sur lequel pas moins de 1000 personnes ont travaillé. Un buzz savamment orchestré avec 15 minutes projetées dans le monde entier le 21 août dernier. La contrepartie de tout cela : une attente énorme et une quasi-obligation d'être la hauteur des sommes colossales investies (le rêve n'a pas de prix me direz-vous et ce n'est pas moi qui vous contredirai sur ce point) et surtout de l'attente suscitée. C'est une des deux raisons qui font que (pour moi en tout cas) le buzz a davantage nui au film qu'il ne l'a servi, plaçant la barre de l'attente d'emblée extrêmement haut. La deuxième étant la façon dont a été présenté ce film : avant tout comme une prouesse technique et visuelle et une histoire hollywoodienne (avec ce que cela comporte de gigantisme mais aussi de potentiel fédérateur). Or, ce qui m'a d'abord et avant tout passionnée, c'est son sens, et même sa pluralité de sens, et sa manière de faire sens. Un sens qui aurait aussi bien pu lui valoir de faire l'ouverture du sommet de Copenhague ou d'introduire la remise du prix nobel de la paix à Barack Obama mais avant d'expliciter ce point de vue, présentons d'abord l'intrigue dont l'originalité est incontestable.
C'est par la voix off du protagoniste Jake Sully (Sam Worthington) que nous pénétrons dans cet univers. Année 2154. Jake Sully est d'abord un ancien marine cloué dans un fauteuil roulant. Après la mort de son frère jumeau, Jake est recruté pour le remplacer et se rendre sur la planète Pandora où des groupes industriels exploitent un minerai pour résoudre la crise énergétique sur terre. A des années lumières de la terre, l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, c'est la raison pour laquelle a été créé le programme Avatar qui permet à des pilotes humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, épousant les caractéristiques physiques de ses habitants (les Na'vis, créatures bleutées longilignes qui se meuvent avec beaucoup d'agilité et de grâce) et capables de survivre dans cette atmosphère. Ces avatars sont donc des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi. Sous la forme de son avatar, Jake retrouve donc l'usage de ses jambes. Sa mission consiste à infiltrer la population des Na'vi devenus des obstacles à l'exploitation du minerai. Sous la forme de son avatar, Jake va alors faire la connaissance d'une très belle Na'vi qui va lui sauver la vie...
Le principal atout d' « Avatar » c'est pour moi sa puissance métaphorique. Contre toute attente, cette explosion visuelle et budgétaire qui aurait pu n'être qu'un éblouissement sans fond vaut au contraire presque davantage pour son sens que pour sa forme. La forme n'est ainsi peut-être pas aussi spectaculaire que ce à quoi on aurait pu s'attendre (ce qui ne veut pas dire qu'elle ne l'est pas, elle l'est même prodigieusement à certains passages, nous donnant l'impression de nous envoler et survoler Pandora) en revanche le fond est d'une très intéressante polysémie. Sans doute d'abord un des plus beaux, originaux, vibrants plaidoyers pour la défense de la planète. La planète Pandora ressemble ainsi à une sorte d'Amazonie luxuriante où le végétal et l'animal règnent en maîtres, sorte de jardin d'Eden aussi fascinant que menaçant où des arbres gigantesques surplombent les autochtones. Un monde à la fois lointain et exotique et paradoxalement proche de nous. Un monde surtout très convoité pour ses ressources. Un monde en péril. Un monde qui, à l'image des synapses reliant nos neurones, est constitué d'organismes vivants reliés les uns aux autres fonctionnant comme un système harmonieux et interdépendant. Son centre, son cœur, son âme est un saule sublime et gigantesque appelé « Arbre des Âmes ». L'arbre évidemment symbole de la respiration de notre propre planète dont il est le souffle et l'âme. Un arbre menacé comme l'est l'Amazonie. Comme l'est la planète Pandora (qui, telle une boîte de Pandore, libère ses maux quand on l'attaque, la nature se rebellant alors contre l'homme). Comme l'est notre planète. Le bleu et le vert, couleurs principales de Pandora contrastent ainsi avec cette atmosphère grisonnante qu'apportent les terriens et qui règne dans leur camp de base. L'harmonie relie les Na'vi entre eux et à leur planète, à la nature et a contrario les Terriens vivent dans l'affrontement.
Le sens est multiple puisque l'armée qui ravage Pandora pour en exploiter la terre fait aussi évidemment penser à l'intervention américaine en Irak, certaines scènes de combat et certaines armes rappelant aussi celles d'une autre guerre et notamment le napalm (on se croirait même par moment dans « Apocalypse now », la redoutable force de Wagner, en accompagnement, en moins). Cela pourrait aussi être la métaphore d'un monde dominé par le virtuel, ce dernier, paradoxalement coloré et exotique, prenant le pas sur un réel grisonnant, et le supplantant. Mais c'est aussi un hymne au rêve qui transcende les difficultés et handicaps, un hymne au pouvoir de l'imagination, cette imagination qui fait que, mêmes les deux jambes immobilisés, on peut faire un voyage des plus trépidants, voler et s'envoler vers une ailleurs fascinant, cette imagination qui peut donner corps, âme, vie à un peuple et une planète imaginaires.
Si paradoxalement le fond m'a plus intéressée que la forme, cela ne signifie évidemment pas pour autant que la seconde est inintéressante. Je ne sais pas si la 3D apporte forcément quelque chose, l'univers visuel étant suffisamment fort pour que nous nous y sentions immergés et la technique (la « performance capture » qui , grâce à un dispositif spécial, une sorte de casque de football américain sur lequel est posé une petite caméra et orientée vers les visages des comédiens enregistre ainsi avec une précision extrême les expressions et mouvements de leurs muscles faciaux donnant ainsi une bluffante impression de réalité aux Na'vi en images de synthèse et aux personnages sous leurs formes d'avatars) suffisant à les rendre vivants, et à ce que nous nous attachions à eux, à ce que leur combat devienne le nôtre (il est d'ailleurs le nôtre). J'ai été moins sensible aux scènes de combat, certes explosives qu'aux scènes montrant ce peuple « communiant » (très beau plan où ils sont reliés les uns aux autres comme les racines d'un arbre, symbole de ce souffle de vie que l'arbre nous apporte et qui nous lie également) et en harmonie et possédant une force et une amplitude lyriques, épiques, et émotionnelles irrésistibles.
Finalement, Avatar aurait pu être le plus spectaculaire des films d'auteurs si n'avait fait quelques concessions aux codes et à la morale hollywoodiens, si son scénario n'avait parfois été jalonné d'ellipses incrongrues, de raccourcis faciles et surtout si manichéen : le méchant colonel ( vraiment trop caricatural) qui extermine une population sans le moindre état d'âme, le rival jaloux qui cède sa place trop facilement, ou encore Neytiri qui succombe un peu trop vite au charme de Jake, de même que ce dernier est trop rapidement conquis par la planète Pandora et ses habitants. Par exemple, sans doute la facilité de compréhension a-t-elle rendu nécessaire que les Na'vi parlent plus souvent Anglais que leur propre langage dont rien que l'invention a dû pourtant nécessiter beaucoup de travail, mais je crois que Cameron avait donné suffisamment de force à ce monde pour que nous continuions ensuite à suivre et à nous intéresser à ses habitants même s'ils avaient continué à parler cette langue imaginaire qui au contraire contribuait davantage encore à les singulariser .
Plus de nuance dans l'écriture, de gradation, d'évolution, dans les sentiments des personnages, aurait donné encore plus d'âme à cet univers déjà si riche. Avec « Titanic », James Cameron nous avait pourtant prouvé être capable de faire évoluer ses personnages, de faire évoluer subtilement les sentiments, à rendre poignants ses personnages et son histoire (qui sont ici certes attachants). Peut-être l'ampleur du projet l'a-t-il obligé à faire quelques concessions ou tout simplement à aller (trop) directement à l'essentiel. La structure est d'ailleurs assez similaire, les allers retours entre le présent et le passé de « Titanic » se rapprochant ici des allers retours entre le personnage « réel » et son avatar, avec une voix off du personnage principal comme élément liant entre les deux ( un personnage dont nous nous doutons donc qu'il survivra sous une forme ou une autre).
Au final, « Avatar » n'est pas le film parfait, ni le film de la décennie tant attendu mais il reste une belle et forte expérience cinématographique, par moments visuellement vertigineuse, une plongée palpitante dans un fascinant univers avec des personnages attachants (malgré et grâce au virtuel, à la technique), un vibrant et émouvant plaidoyer pour que la planète conserve son âme et son souffle, un puissant message que la simplicité des rapports entre les personnages porte malgré tout (et peut-être d'ailleurs porté grâce à cela), et surtout un voyage spectaculaire dans l'imaginaire qui en exalte la magnifique force, créatrice et salvatrice. Et c'est sans doute ce dernier élément qui m'a avant tout conquise...
Et qui sait, à l'image de ce dernier plan, peut-être Pandora, en nous emmenant dans sa sublime (et menacée) nature nous ouvrira-t-elle les yeux sur la nôtre et ses périls ? Peut-être, en nous emmenant dans une autre réalité, nous ouvrira-t-elle les yeux sur la nôtre...et nous fera-t-elle prendre conscience du fait que, si la planète porte en elle ses propres ressources, sa propre sauvegarde, il nous appartient de veiller à sa si fragile harmonie...et de garder les yeux ouverts. Plus que jamais.
17:37 Écrit par Sandra Mézière dans AVANT-PREMIERES | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, avant-première, james cameron, avatar, pandora, sigourney weaver, michelle rodriguez, sam worthington, zoë zaldana, john landau, fox, critique |
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04/12/2009
Liste des avant-premières d'"Avatar" de James Cameron (dans toute la France)
En attendant d'avoir le temps de rédiger des critiques de films ( de retour dès demain sur ce blog), une petite note juste pour vous communiquer la liste des avant-premières d'"Avatar" de James Cameron, le 15 décembre, dans toute la France.
Cliquez ici pour avoir la liste des avant-premières d'"Avatar" dans toute la France
12:51 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, avatar, james cameron, avant-premières |
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27/11/2009
La critique d'"Avatar" , le film évènement de James Cameron, très bientôt en avant-première sur inthemoodforcinema!
"Avatar" de James Cameron. Qui n'en a pas encore entendu parler...! Film de tous les records avant même sa sortie: film le plus cher de tous les temps avec un budget de plus de 300 millions de dollars, plus de 1000 personnes à travailler sur le film... sans compter celui du nombre d'entrées qu'il pourrait atteindre.
Le buzz a aussi été savamment orchestré avec 15 minutes projetées dans le monde entier, le 21 août 2009 sans compter des déclarations comme celle de Soderbergh qui parle en ces termes d' "Avatar": "le truc le plus incroyable que j'ai jamais vu". Un projet auquel James Cameron pensait déjà avant "Titanic", en 1997, depuis lequel James Cameron n'avait pas réalisé de long-métrage. "Avatar" sera ainsi son 8ème et certainement le plus attendu.
Evidemment, je ne suis pas dupe et bien consciente à mon petit niveau de contribuer à cet énorme buzz mais je n'en suis pas moins ravie de pouvoir satisfaire mon insatiable curiosité et d'assister à l'unique projection presse, et ainsi de pouvoir vous en parler en avant-première... très bientôt sur inthemoodforcinema.com!
En attendant, je vous laisse déguster la bande-annonce:
16:36 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (toute l'actualité ciné) | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, avatar, james cameron, avant-première, buzz, bande-annonce |
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