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  • Palmarès complet du Festival Premiers Plans d'Angers 2011

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    COGUNLUK (Majority) de Seren Yuce Turquie

    GRAND PRIX DU JURY

    LONG METRAGE EUROPEEN (Ex-aequo)

     

    OBRATNOE DVIZHENIE (Reverse Motion) d’Andrey Stempkovsky Russie

    GRAND PRIX DU JURY

    LONG METRAGE EUROPEEN (Ex-aequo)

     

    DIE FREMDE de Feo Aladag Allemagne

    PRIX DU PUBLIC

    LONG METRAGE EUROPEEN

     

    ROBERT MITCHUM EST MORT d’Olivier Babinet et Fred Kihn France

    GRAND PRIX DU JURY

    LONG METRAGE FRANCAIS (Ex-aequo)

     

    Bi, DUNG SO! de Phan Dang Di France - Vietnam - Allemagne

    GRAND PRIX DU JURY

    LONG METRAGE FRANCAIS (Ex-aequo)

     

    JIMMY RIVIERE de Teddy Lussi-Modeste France

    PRIX DU PUBLIC

    LONG METRAGE FRANÇAIS

     

    THE SHUTDOWN de Fyzal Boulifa Royaume-Uni

    GRAND PRIX DU JURY

    COURTS METRAGES EUROPEENS

     

    PHILIPP de Fabian Möhrke Allemagne

    PRIX DU PUBLIC

    COURTS METRAGES EUROPEENS

     

    SIEMIANY de Philip James McGoldrick Pologne - Belgique

    PRIX ARTE

    COURTS METRAGES EUROPEENS

     

    LA DAME AU CHIEN de Damien Manivel France

    GRAND PRIX DU JURY

    COURTS METRAGES FRANCAIS

     

    PARIS-SHANGHAI de Thomas Cailley France

    PRIX DU PUBLIC

    COURTS METRAGES FRANCAIS

     

    AGLAEE de Rudi Rosenberg France

    PRIX CCAS

    COURTS METRAGES FRANCAIS

     

    ON NE MOURRA PAS d’Amal Kateb France

    PRIX DES BIBLIOTHECAIRES

    COURTS METRAGES FRANÇAIS

     

    CANICHE de Noémie Marsily et Carl Roosens France

    GRAND PRIX DU JURY

    PLANS ANIMES

     

    MAK de Géraldine Zosso Suisse

    GRAND PRIX DU JURY

    FILMS D’ECOLES EUROPEENS

    Mention spéciale

     

    JESSI de Mariejosephin Schneider Allemagne

    GRAND PRIX DU JURY

    FILMS D’ECOLES EUROPEENS

     

    DEN JEDNOHO HERCE de Radim Filipec

    République Tchèque

    PRIX DU PUBLIC

    FILMS D’ECOLES EUROPEENS

     

    USAK HESABI de Yusuf Emirdar Turquie

    PRIX CINECOURTS / CINE CINEMA

    FILMS D’ECOLES EUROPEENS

     

    Elina Talvensaari et Pinja Kuusela pour MITEN MARJOJA POIMITAAN d’Elina Talvensaari Finlande

    PRIX DE LA CREATION MUSICALE COURT METRAGE FRANÇAIS ET EUROPEENS / FILMS D’ECOLE

     

    Ariane Labed dans ATTENBERG d’Athina Rachel Tsangari Grèce

    PRIX MADEMOISELLE LADUBAY

    LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANÇAIS

     

    Emil Johnsen dans ISOLERAD de Johan Lunborg & Johan Storm Suède

    PRIX JEAN CARMET

    LONG METRAGE EUROPEEN OU FRANÇAIS

     

    Géraldine Martineau AGLAEE de Rudi Rosenberg France

    PRIX D’INTERPRETATION FEMININE

    COURTS METRAGES FRANÇAIS

     

    Rémi TAFFANEL dans LA DAME AU CHIEN de Damien Manivel France

    PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE

    COURTS METRAGES FRANÇAIS

     

    LA TRAVERSEEde Florence Miailhe et Marie Desplechin France

    PRIX DU PUBLIC - PREMIER SCENARIO DE

    LONG METRAGE / LECTURES DE SCENARIOS

     

    ALYAH d’Elie Wajeman France

    PREMIER SCENARIO DE

    LONG METRAGE / LECTURES DE SCENARIOS

    PRIX SPECIAL PANAVISION / PANALUX

     

    LE COMMISSAIRE PERDRIX NE FAIT PAS LE VOYAGE POUR RIEN d’Erwan Le Duc - France

    PRIX DU PUBLIC A UN SCENARIO DE COURT METRAGE LECTURES DE SCENARIOS

     

    TOPPER GIBT NICHT AUF de Felix Koch Allemagne

    PRIX NVIDIA - 3D RELIEF

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  • Découvrez le Festival International du Premier Film d'Annonay à l'occasion de sa 28ème édition

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    Je vous parle de chaque année de ce festival parce qu'il est associé pour moi à d'excellents souvenirs de ma participation à son jury de cinéphiles en 2007 (dont je vous parle d'ailleurs chaque année en relayant le concours ici, à ce propos si vous en avez fait partie, n'hésitez pas à venir partager votre expérience ici) mais surtout parce que c'est un festival organisé par de vrais passionnés qui propose chaque année une sélection de qualité dans une atmosphère particulièrement conviviale. A Annonay pas de carré vip, de listing, de pass prioritaires et c'est tant mieux! Tout le monde peut accéder aux projections et à l'espace où se côtoient festivaliers et équipes de films avec lesquelles vous pourrez échanger à loisir.

     Cette année, au programme, vous trouverez:

    -Compétition internationale de premiers longs métrages de fiction
    -Thématique « artistes à l’écran » avec "Amadeus", "Benda Bilili"...
    -1er week-end consacré au cinéma belge francophone
    -Carte blanche à l’ACID
    -Ciné concert Le Cameraman / Marc Perrone
    -Premiers films hors compétition / films jeune public
    -Avant-premières / rencontres / nombreux invités

    En plus cette année, le festival s'est enrichi d'un vrai site internet de qualité avec des reportages vidéos. Vous pouvez également vous inscrire à sa page Facebook.

    Le jury de cinéphiles est cette année présidé par Nicolas Saada et le jury des lycéens par Azouz Begag.

    Parmi les invités de cette année:  Benoît Mariage, Christelle Cornil, Joachim Lafosse, Sophie Schoukens, Alain Marcoen, Richard Olivier...

    La compétition est toujours l'occasion de découvrir des pépites cinématographiques et je sais d'ores et déjà que cette année ne dérogera pas à la règle, ayant vu un des films de la compétition, mon film favori de la compétition du Festival Paris Cinéma 2010 "If I want to whistle, I whistle" de Florin Serban (dont vous pouvez retrouver ma critique en bas de cet article).

    Parmi les films hors compétition, vous pourrez également (re)découvrir des premiers films qui ont fait l'évènement "Un poison violent" ou "Sound of noise"...

    Je ne peux que vous encourager à découvrir ce festival qui ne met pas en avant ses organisateurs mais de jeunes et souvent talentueux cinéastes. Le festival s'achève le 8 février, vous avez donc encore tout le temps de vous organiser une petite escapade à Annonay... Je vous le recommande vivement!

    whistle.jpg

     « If I want to whistle, I whistle »est un film roumain de Florin Serban dans lequel Silviu, un jeune délinquant de 18 ans, attend sa libération de la maison de redressement où il termine sa quatrième et dernière année d’emprisonnement.  Seulement, après une longue absence, sa mère est rentrée d’Italie pour emmener son petit frère avec elle. Il la tient pour responsable de sa situation et ne veut pas que son frère vive la même chose. Son enfermement devient insupportable. Pris de panique, il kidnappe Ana la jeune assistance sociale dont il est tombé amoureux.

     Il y a des films, comme celui-ci, et plutôt rares, qui captent votre attention pour ne plus la lâcher. La caméra à l’épaule au plus près de Silviu, au plus près de sa fébrilité, de sa rage qui affleure, des tourments qui le hantent, de la déraison qui le menace, nous plonge entre ces quatre murs qui l’oppressent, face à cette liberté qu’il enrage de retrouver.

     Le film doit beaucoup à son acteur principal, George Pistireanu au mélange de force, de fragilité, de tension qui émanent de son regard et de ses gestes. Florin Serban le filme comme un animal sauvage, apeuré, dont la violence est, à ses yeux, une question de survie.

    La tension culmine lors de la scène de la prise d’otage, lorsque Silviu et Ana se retrouvent seuls. Notre souffle est suspendu à chacun de ses gestes, à ce corps-à-corps presque fiévreux, au souffle saccadé d’Ana, au regard à la fois déterminé et perdu de Silviu. Puis, le cadre, les couleurs, le décor changent. Le décor champêtre procure à cette liberté chèrement payée et éphémère une tension encore plus palpable alors que le calme règne et que pourtant le piège qu’il s’est construit se referme sur lui.  Les longs silences et regards entre Ana et Silviu sont alors riches de sens, de douleurs, de regrets, de pardons après ce corps-à-corps intense, d’une violence presque sensuelle.

     Un huis-clos haletant et fiévreux, tout en forces et fragilités, sur la fureur de vivre et d’être libre que la caméra de Florin Serban sait si bien débusquer dans le regard de son talentueux acteur principal. Après « Un Prophète » de Jacques Audiard, la prison et le sentiment de révolte qui l’anime n’a visiblement pas fini d’inspirer les cinéastes et de procurer à leurs films une rage fascinante.

  • Palmarès du FIPA de Biarritz 2011

    fipa.jpg

     

    Il y a quelques jours, je vous proposais de gagner ici des pass permanents pour le FIPA de Biarritz 2011. En voici le palmarès:

    FICTIONS:

        FIPA D'OR: "Majka asfalta" (Mère asphalte) de Dalibor Matanic (Croatie)

       FIPA D'ARGENT: "L'Infiltré" de Giacomo Battiato (France)

       MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE: Marija Skaricic dans "Majka asfalta" de

    Dalibor Matanic (Croatie)

       MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE: Mehdi Dehbi dans "L'Infiltré" de

    Giacomo Battiato (France)

       MEILLEUR SCÉNARIO: Niki Stein (Allemagne) pour "Bis nichts mehr bleibt"

       MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE: Jura Ferina, Pavao Miholjevic pour "Majka

    asfalta"

          SERIES ET FEUILLETONS:

     FIPA D'OR: "Borgen - Le Gouvernement" de Søren Kragh-Jacobsen (Danemark)

       FIPA D'ARGENT: "C'era una volta la citta dei matti" de Marco Turco (Italie)

       MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE: Vittoria Puccini dans "C'era una volta

    la citta dei matti"

       MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE: Richard Roxburgh pour "Rake" de Peter

    Duncan et Rachel Ward (Australie)

       MEILLEUR SCÉNARIO: Stephen Butchard pour "Five Daughters" de Philippa

    Lowthorpe (Royaume-Uni)

       MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE: E Halfdan pour "Borgen - Le Gouvernement" de

    Søren Kragh-Jacobsen (Danemark)

       DOCUMENTAIRES DE CREATION ET ESSAIS:

     FIPA D'OR: "Dreaming Nicaragua" de Marcelo Bukin (Etats-Unis)

       FIPA D'ARGENT: "Miehen Kuva" de Visa Koiso-Kanttila (Finlande)

       GRANDS REPORTAGES ET FAITS DE SOCIETE:

     FIPA D'OR: "Unforgotten Islands" ("Chagos ou la mémoire des îles") de

    Michel Daëron (France/Australie)

       FIPA D'ARGENT: "#unibrennt - Bildungsprotest 2.0" d'Antonin Svoboda

    (Autriche)

        MUSIQUE ET SPECTACLES:

     FIPA D'OR: "A Drummer's Dream" de John Walker (Canada)

       FIPA D'ARGENT: "Collegium Vocale Gent" de Pierre Barré et Thierry Loreau

    (Belgique)

       PRIX MICHEL MITRANI: "Ward 64" de Monica Maggioni (Italie)

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  • Critique- "Le petite Lieutenant" de Xavier Beauvois (à ne pas manquer, demain, sur France 2)

    lieutenant.jpg

    Alors que Xavier Beauvois fait figure de favori pour "Des hommes et des dieux" pour les Césars 2011, alors que je vous parlais la semaine dernière de la master class de Nathalie Baye (dont vous pouvez retrouver toutes mes vidéos en cliquant ici et un premier extrait en bas de cet article) qui reçut d'ailleurs le César de la meilleure actrice pour ce film en 2006, je vous le recommande vivement, demain soir, à 20H35, sur France 2.

    A l’image de ce petit lieutenant (Jalil Lespert) lorsqu’il entre à la 2ème division de police judiciaire et dont Xavier Beauvois trace le portrait, c’est avec enthousiasme que je suis entrée dans la salle de cinéma. C’est donc avec la même stupeur que lui que je me suis retrouvée plongée dans cet univers âpre, filmé sans démagogie ni complaisance. Le contraste n’en était que plus saisissant. Quelques minutes à peine après le début du film, après la parade en uniforme, impeccable, rectiligne, mécanique, institutionnelle, la réalité reprend ses droits, imparfaite, chaotique car humaine et donc faillible, aussi.

    Les failles sont d’abord celles de Caroline Vaudieu, (Nathalie Baye) qui revient dans ce service qu’elle avait abandonnée trois ans auparavant, pour cause d’alcoolisme. Peu à peu des liens vont se tisser entre cette femme qui a perdu son enfant et ce jeune homme à l’enthousiasme juvénile. Xavier Beauvois aime et connaît le cinéma et cela se voit, se montre même, un peu trop. A dessein nous l’avons compris. Son petit lieutenant et ses collègues sont en effet imprégnés par le cinéma comme nous le (dé)montrent les affiches qui décorent les murs du commissariat , une affiche différente à chaque fois ou presque : le convoyeur, Seven, Il était une fois en Amérique, les 400 coups, Podium. A croire que les policiers de la PJ ont raté leur vocation d’exploitants. Derrière le petit lieutenant, on reconnaît même une photo du Clan des Siciliens. Tout cela pour insister sur ce que le Petit Lieutenant dira lui-même, c’est à cause des films qu’il a voulu faire ce métier, pour conduire avec un gyrophare et se sentir invulnérable aussi apparemment. Seulement voilà, la réalité, c’est tout sauf du cinéma aseptisé et manichéen, c’est tout sauf cet idéal magnifié par le prisme d’un grand écran qui mythifie ceux qu’ils immortalisent. La réalité (la mortalité même) ne se divise pas en deux, non, elle se dissèque comme ce corps entre les mains du médecin légiste dont un son déchirant nous fait comprendre le terrible labeur, et nous poursuivra longtemps. Le bruit déchirant de la confrontation à la réalité.

    Réalité, réalisme : leitmotiv de ce film qui semble même emprunter à Depardon l’effroyable réalité de Faits divers. Beauvois fait même tourné un vrai SDF et s’est longuement documenté avant de réaliser son film, ce qui contribue à lui donner cet aspect documentaire. Ici les (anti) héros meurent, pleurent, faillissent. Depardon beaucoup plus que 36, quai des Orfèvres donc, dont ce film est presque le contraire, dans son recours à la musique notamment, celle-ci étant aussi omniprésente, voire omnisciente dans l’un, qu’elle est absente dans l’autre. L’alcool aussi, est aussi omniscient que l’était la musique dans le film précédemment évoquée. Peut-être trop. Pour nous faire comprendre les fêlures, les failles, encore, la réalité avec laquelle il faut composer.

    Malgré cet aspect didactique quelque peu agaçant, Le petit Lieutenant n’en reste pas moins un constat, une radiographie d’une implacable lucidité dans laquelle Nathalie Baye excelle, son regard ou l’inflexion de sa voix laissant entrevoir en une fraction de seconde les brisures de son existence derrière cette force de façade. D’ailleurs, encore une fois, c’est surtout à ces fêlures que s’est intéressé Beauvois , bien loin des films policiers initiateurs de la vocation du petit Lieutenant. Ce petit Lieutenant c’est Jalil Laspert qui n’a pas fini de nous démontrer l’infinitude des nuances de ses ressources humaines depuis le film éponyme. Bref, un film d’une poignante âpreté, parfois un peu trop didactique, un didactisme que la composition incroyable de ses interprètes principaux (N.Baye, J.Lespert mais également R.Zem) nous fait finalement occulter.

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