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  • Le off de Cannes 2010 de l'ACID à Paris les samedi 2 et dimanche 3 octobre

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    "La vie au ranch" de Sophie Letourneur (sortie : 13 octobre) , "Entre nos mains", documentaire de Mariana Otero ( sortie 6 oct), "Fix ME", documentaire palestinien de Raed Andoni, co-produit par Julie Gayet (sortie : 10 novembre) et "Donoma", autoproduit par un jeune collectif, emmené par l'énergie communicative de Djinn Carrénard  font partie des longs métrages que l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) a fait découvrir aux spectateurs du dernier Festival de Cannes.

    Sept premiers sur neuf films de long métrage : cette programmation, conçue en toute indépendance par des réalisateurs, sera à nouveau proposée au public, en présence des équipes des films et des cinéastes de lACID qui les soutiennent, et plein de surprises : expo, interludes musicaux, danse... :
    - les 2 et 3 octobre 2010 à Paris au Cinéma des cinéastes
    - du 17 septembre au 15 octobre 2010 dans 14 salles d’Île-de-France
    - du 14 au 21 octobre 2010 dans 10 salles du Grand Lyon.

     Depuis Cannes, ces longs métrages enchaînent les festivals (Lussas, Bruxelles, Tübingen, Pusan, Londres, Montréal...), trois d'entre eux sortiront cet automne en salles : Fix ME, Entre nos mains et La vie au ranch
    et une discussion est prévue dimanche 3 octobre, à 11h au Cinéma des Cinéastes, autour de l'autoproduction (pourquoi ce choix, pour des premiers films comme Donoma, mais aussi de la part de réalisateurs lassés des contraintes de la production classique ? Quelle diffusion ?..).

    Les longs métrages :

    Cuchillo de Palo (108)
    (Renate Costa - Espagne - 2010 - documentaire - 93’)
    Donoma
    (Djinn Carrénard - France - 2009 - fiction - 135’)
    Eine flexible Frau [The Drifter / Une femme flexible]
    (Tatjana Turanskyj - Allemagne - 2010 - fiction - 97’)
    Entre nos mains
    (Mariana Otero - France - 2010 - documentaire - 87’)
    * * Sortie France : 6 octobre 2010
    Fix ME
    (Raed Andoni - France, Palestine, Suisse - 2009 - documentaire - 98’)
    * * Sortie France : 10 novembre 2010
    Fleurs du Mal
    (David Dusa - France - 2010 - fiction - 100’)
    Poursuite
    (Marina Déak - France - 2010 - fiction - 90’)
    Robert Mitchum est mort
    (Olivier Babinet, Fred Kihn - France - 2010 - fiction - 91’)
    * * Sortie France : prochainement
    La vie au ranch
    (Sophie Letourneur - France - 2009 - fiction - 90’)
    * * Sortie France : 13 octobre 2010

    Courts métrages également au programme

    On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !
    (Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers" - France - 2010 - 3'30)
    La dame au chien
    (Damien Manivel - 2010 - France - 13')
    French Roast
    (Fabrice O. Joubert - 2008 - France - 8'15)

    Cette programmation de 9 films indépendants, souvent des premiers films, fictions et documentaires, parfois autoproduits, est choisie par les cinéastes de l'ACID avec pour seul mot d'ordre : le coup de coeur ! Depuis trois ans, la Programmation ACID à Cannes débarque en Île-de-France et à Paris au Cinéma des Cinéastes pour fêter la création indépendante. Dès le mois d'octobre, elle s'invitera également dans dix salles de la région Rhône-Alpes...

    www.lacid.org

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  • Concours: Gagnez 2x2 places et 2 affiches pour "The social network" de David Fincher

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    Grâce à Sony Pictures et Cinétrafic, je vous propose aujourd'hui un concours vous permettant de remporter 2 places pour 2 et 2 affiches de "The Social network", le nouveau film de David Fincher après le magnifique "L'étrange histoire de Benjamin Button", David Fincher qui cette fois s'attaque à un sujet dans l'air du temps: le réseau social Facebook.

     Vous avez jusqu'au 13 octobre (date de sortie du film) pour envoyer vos participations à inthemoodforcinema@gmail.com  avec pour intitulé "Concours social network 2" en n'oubliant pas de joindre vos coordonnées. Les deux gagnants remporteront 2 places ET 2 affiches. Si vous voulez en savoir plus sur les films "Autour du monde universitaire" sur Cinetrafic cliquez ici et sur "The Social network" sur Cinetrafic cliquez là.

    1. Dîtes-moi de quel film est extraite l'image suivante:

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    2. Donnez-moi 5 bonnes raisons pour lesquelles vous souhaitez voir ce film. Les plus convaincants et/ou originaux remporteront 2 places et une affiche.

     

    Synopsis: Un soir d'hiver 2003, Mark Zuckerberg, étudiant à Harvard et expert en informatique, s'installe devant son ordinateur et se met à travailler avec frénésie sur une nouvelle idée, autour du développement de programme et de blogs. Ce qui prend forme dans cette chambre ce soir-là deviendra très vite un réseau communautaire à échelle mondiale et une révolution dans la communication.
    Seulement six années et quelques 500 millions d'amis plus tard, Mark Zuckerberg est devenu le plus jeune milliardaire de l'histoire... Cependant, pour cet entrepreneur, la réussite amène à la fois des complications personnelles et légales.
    Réalisé par David Fincher, selon le scénario de Aaron Sorkin, The Social Network est un film qui montre que l'on ne peut pas avoir 500 millions d'amis sans se faire quelques ennemis.
    Produit par Scott Rudin, Dana Brunetti, Michael De Luca, and Ceán Chaffin, ce film est inspiré du livre de Ben Mezrich, "The Accidental Billionaires".
    Avec Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, Justin Timberlake, Armie Hammer, Max Minghella, Rooney Mara & Brenda Song.

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  • Critique - "Les amours imaginaires" de Xavier Dolan : une grisante fantasmagorie

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    Je vous avais parlé de ce film avec enthousiasme dès le mois de juillet suite à son avant-première dans le cadre du Festival Paris Cinéma. A l'occasion de sa sortie en salles, le 29 septembre, en voici de nouveau la critique publiée alors. Ce film est un des deux que je vous recommande sans aucune réserve pour la semaine prochaine. Je vous parlerai de l'autre prochainement.  

    Critique "Les Amours imaginaires" : une grisante fantasmagorie

    Après « Amore » (un autre film à ne pas manquer), changement d’univers avec la seconde avant-première de cette première journée de festival, le très attendu « Les Amours imaginaires » de Xavier Dolan (titre qui aurait d’ailleurs très bien pu convenir au premier film précité) après son arrivée explosive dans le monde du 7ème art avec «  J’ai tué ma mère », film qu’il avait réalisé à 17 ans, présenté l’an passé à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs où il avait obtenu trois prix, film que j’avais ignominieusement manqué. La rencontre de ces amours imaginaires (présenté à Cannes cette année dans la section « Un Certain Regard ») était donc aussi pour moi celle avec l’univers de Xavier Dolan.

    Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont tous deux amis et épris du même jeune homme rencontré lors d’une soirée, Nicolas (Niels Schneider), et tous les deux bien déterminés à le conquérir, analysant, interprétant, scrutant obsessionnellement le moindre geste ou comportement de leur (obscur) objet du désir.

    Dès les premiers plans se dégage de ce film un charme irrésistible et surtout un ton, un style qui font souffler un vent d’air frais et revigorant sur le cinéma actuel.  Xavier Dolan est un vrai cinéphile et son film regorge de références cinématographiques   (entre les ralentis langoureux et poétiques à la Wong Kar Waï, les couleurs chatoyantes et la fantaisie jubilatoire à la Almodovar,  les plans de dos à la Gus Van Sant, les références à la Nouvelle Vague, au « Mépris » de Godard, un trio à la « Jules et Jim » de Truffaut ou encore des confessions face caméra qui rappellent Woody Allen) mais aussi picturales (Boticelli, Michel Ange) ou littéraire (Musset…).

    Que de brillantes références me direz-vous.  Tout cela aurait pu donner un film présomptueux mais Xavier Dolan, d’une part, a su assimiler toutes ces références pour créer son propre univers et d’autre part, y apporter une légèreté masquant savamment la mélancolie sous-jacente (que ne faut-il pas avoir souffert en amour pour faire preuve d’une telle maturité et clairvoyance  à seulement 21 ans!), que ce soit par les dialogues, légèrement précieux, souvent hilarants, toujours caustiques ou le jeu des comédiens (à commencer par lui-même mais surtout celui de Monia Chokri absolument irrésistible).

    La caméra de Xavier Dolan est au plus près des visages, ignorant le plus souvent le cadre spatial à l’image de cet amour obsédant qui rend Marie et Francis aveugles au monde qui les entoure. La mise en scène non seulement épouse le propos du film mais devient un élément scénaristique : puisque Marie et Francis se « font des films » (l’un se prenant pour James Dean, l’autre pour Audrey Hepburn), et sont enivrés par leur fantasmagorie amoureuse, par ce destructeur et grisant vertige de l’idéalisation amoureuse, le film en devient lui-même un  vertige fantasmatique. Cette soirée aux images syncopées rappelle ce vertige à la fois grisant et déstabilisant, ce manège qui rend si floue la frontière entre enchantement et désenchantement, rêve et illusion. Marie et Francis sont amoureux d’une chimère, d’une image,  d’un idéal, d’une illusion, de l’amour même qui prend ici les traits d’un bellâtre ambigu aux allures de Dieu Grec. L’histoire de notre trio est entrecoupée de « témoignages » face caméra de style documentaire de victimes d’illusions amoureuses, là aussi irrésistibles.

    Xavier Dolan a aussi en commun avec quelques uns des plus brillants réalisateurs auxquels il se réfère une bande originale particulièrement soignée, à l’image du film, mêlant modernité, et titres plus anciens, et musique classique : de Dalida qui reprend « Bang Bang » à Indochine jusqu’à « The Knife », « Fever Ray », « Vive la fête » en passant par Bach qui rappelle mélodieusement la douleur de ces irrépressibles et irrationnels élans amoureux, de ces amours qui rongent et enragent.

    Xavier Dolan est un véritable chef d’orchestre qui mêle les couleurs, les références les arts, un prodige du cinéma (à la fois monteur, scénariste, producteur, acteur, s’occupant aussi des costumes) faisant à la fois preuve de l’inventivité et de l’audace de sa jeunesse mais aussi d’une étonnante maturité. Déclaration d’amour au cinéma, déclaration de désespoir d’un amoureux désillusionné sous des allures de fable burlesque et hilarante, « Les amours imaginaires » est un film mélancoliquement caustique.

    Xavier Dolan signe là une fantasmagorie pop, poétique sur la cristallisation amoureuse, sur ces illusions exaltantes et destructrices, sublimes et pathétiques un film enivrant et entêtant comme un amour imaginaire… sans les effets secondaires. A prescrire donc et à très haute dose !

     

     

     

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  • Demain, ne manquez pas "Indigènes" de Rachid Bouchareb, sur France 2

    indigènes.jpgDemain soir, à 20H35, sur France 2 vous pourrez (re)voir "Indigènes" de Rachid Bouchareb alors que "Hors-la-loi" son nouveau film est actuellement à l'affiche (cliquez ici pour lire ma critique et voir mon interview de Bernard Blancan). Je vous recommande vivement ce magnifique film pour lequel les 5 acteurs principaux avaient reçu le prix d'interprétation à Cannes en 2006 et qui avait obtenu le César du meilleur scénario. Pour achever de vous convaincre, regardez la bande-annonce, ci-dessous.