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  • “There will be blood” de Paul Thomas Anderson : la folie fiévreuse de l’or noir

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     1478123491.jpgL’or noir. L’oxymore qui définit ainsi l’objet de la quête effrénée, insatiable, vorace de  Daniel Plainview est à l’image de ce film. Entre ombre et lumière. Entre les profondeurs abyssales et obscures de la terre et les vastes paysages de l’Ouest américain. Entre les Lumières de la foi et l’obscurantisme de la religion. Entre les deux faces si contrastées d’un même visage.  Ainsi, lorsque le chercheur d’or noir, Daniel Plainview (Daniel Day Lewis) entend parler d’un océan de pétrole sous une petite ville de Californie, il part alors avec son « fils » H.W (en réalité, un enfant dont le père est mort en forant pour Daniel Plainview) à Little Boston, un endroit au milieu de vastes étendues vertigineuses où l’unique point de rendez-vous et distraction est l’église animée par le charismatique jeune prêtre Eli Sunday (Paul Dano). Avec l’aide de l’enfant qui l’accompagne qui lui sert à attendrir ceux à qui il achète des terres, Plainview va peu à peu étendre son empire en s’appropriant les terres tout comme Eli Sunday s’approprie les âmes...

    Evidemment quand il est question de  pétrole et d’ouest américain, on pense immédiatement à « Géant », pourtant si ce ne sont les paysages et la fascination pour l’or noir, rien à voir ici avec le chef d’œuvre de 1956, de George Stevens.

    Dès le premier quart d’heure, muet, nous suivons Daniel Plainview, dans les entrailles de la terre, et dès ce premier quart d’heure,  grâce à la virtuosité de la mise en scène de Paul Thomas Anderson et , par l’ambiguïté intrigante et captivante du personnage de Daniel Plainview magistralement et/ou excessivement interprété par Daniel Day Lewis, nous sommes envoûtés, comme nous le serons pendant les 2H38 de ce voyage terrifiant et fascinant dans les entrailles de la terre, dans les paysages et cœurs arides et surtout, dans les profondeurs d’une âme torturée et tortueuse que nous suivons dans sa descente aux enfers de 1898 à 1927. 

     Intrigués parce que nous nous demandons d’abord s’il est guidé par la seule soif de l’or noir, (S’attache-t-il vraiment à H.W ou n’est-il qu’un outil dans sa quête ?) guettant ses lueurs d’humanité d’abord,  de misanthropie ensuite, de folie bientôt, nous demandant lequel entre l’un et l’autre l’emportera, si son humanité n’est que le masque de son avidité, sa philanthropie le masque de sa misanthropie, hypnotisés par son regard comme le sien l’est par ses derricks enflammés, la désolation majestueuse et apocalyptique de ce spectacle grandiose et diabolique. There will be blood. Le titre résonne alors comme un avertissement. Nous voilà prévenus. Le feu sanguinolent va jaillir des entrailles de la terre. Peut-être pas seulement : le sang va jaillir des entrailles de l’homme.

    En sortant de ce film, il y a une semaine déjà, mes impressions étaient si fortes et contrastées qu’il m’a fallu plusieurs jours pour digérer cette expérience et vous en parler. Expérience, c’est bien le mot. Etrange. Dérangeante. Cruelle. Fascinante. Hypnotique. Vertigineuse. Grotesque et/ou sublime. Sublime le travail sur le son entre une musique (de Johnny Greenwood) intelligemment dissonante et des sons astucieusement discordants, ainsi effrayants, assourdissants, nous conduisant même à éprouver le malaise ressenti par HW devenu sourd suite à l’incendie du derrick, ou l’agitation interne  suscitée par le combat qui semble agiter Daniel Plainview entre ses deux visages, entre sa folie et ses intérêts. Sublime la photographie dichotomique qui reflète le combat interne de Plainview mais aussi celui avec son double : Eli Sunday. Sublime la réalisation inspirée à laquelle Kubrick semble avoir insufflé son énergie créatrice. Sublime le face à face entre le jeune prêtre et Daniel Plainview, apparemment si différents, finalement si semblables : dans leur duplicité, le renoncement à leurs principes par intérêt, leur capacité à hypnotiser, posséder, se mettre en scène, exercer leur emprise et manipuler les âmes, leur folie. Sublime le glissement vers la folie, la solitude, la déshumanisation de Daniel Plainview. C’est d’ailleurs finalement lorsque son visage se montre ouvertement le plus monstrueux (lorsqu’il jette à la figure de H.W le fait qu’il n’est pas son fils) qu’il témoigne, peut-être, enfin, de son humanité :  est-ce pas par jalousie  ou parce qu’il se sent abandonné, est-ce une manière de témoigner une part d’humanité ?  Grotesque à force de vouloir paraître absurde, démonstratrice de sa folie, la scène finale avec  Sunday  (tel le duel final d’un western, l’affrontement où les deux (anti)héros laissent voir leurs vrais visages, leur gémellité, et à la différence d’un western, ni bons, ni méchants, juste deux hommes dévorés par leur soif de pouvoir l’un sur l’autre, sur les terres pour l’un, sur les âmes pour les deux). Artificiel ce saut dans le temps pour renforcer l’impression de contraste entre les vastes étendues que Plainview semblait dominer et cette luxueuse maison vide, glaciale, obscure,  qui semble l’emprisonner.

    Alors, au final ?

    1802965498.jpg Au final, une expérience fascinante, captivante et éprouvante où le sublime (surtout) côtoie le grotesque (finalement si peu, finalement à l’image du personnage principal dont la construction scénaristique et visuelle épouse la folie), une réalisation inventive, une musique intelligemment discordante, une interprétation parfois outrancière (délibérément, probablement, précisons que Daniel Day Lewis a reçu l’Oscar 2008 du meilleur acteur pour ce film) qui nous  fait croire à l’existence de ce Daniel Plainview diabolique, au-delà des frontières du désenchantement et de la folie. « There will be blood » a ainsi été nommé 8 fois aux derniers Oscars, la photographie si expressive de Robert Elswit a également été récompensée. Un film universel, atypique, à voir malgré et pour ses excès, son ostentation, sa démarche ostensible   qui m’empêchent néanmoins de le qualifier de chef d’œuvre mais qui me conduisent plutôt à le définir comme une expérience unique, marquante. Un film singulier, courageusement à contre-courant (quoique, ce face à face de l’homme avec la nature, cette ascension puis cette descente aux enfers nous rappellent plusieurs films sortis récemment, je vous laisse les retrouver),  à voir, à vivre,  à contempler, à éprouver, assurément.

    Sandra.M

  • "In the mood for news" 23: les sorties cinéma de la semaine du 26 Avril

    1914391729.jpgEn attendant le retour des critiques de films sur "In the mood for cinema", dès demain, voici les films à l'affiche cette semaine:

     « Beaufort » de Joseph Cedar, avec Alon Abutbul, Eli Eltonio...

    Genre : Historique - Duree : 2H00 mn

    Pitch : Le Liban en 2000. Non loin du château de Beaufort, une forteresse des Croisés, l’armée israélienne occupe une base militaire du même nom, créée à son arrivée dans le pays en 1982. Symbole de la campagne militaire la plus contestée d’Israël, la place forte est pilonnée en permanence, malgré sa position en altitude.

    « 3h10 Pour Yuma »  de James Mangold, avec Russell Crowe, Christian Bale, Peter Fonda

    Genre : Western - Duree : 2H02 mn

    Pitch : Revenu blessé de la guerre de Sécession, Dan Evans a établi sa famille dans un ranch. La sécheresse a ravagé ses terres, décimé son troupeau et miné la considération que lui portent sa femme et ses enfants, en particulier son aîné Will, âgé de 14 ans. A la suite d’une attaque de diligence, le célèbre bandit Ben Wade passe par la ville de Bisbee où il est arrêté avec le concours fortuit de Evans.

    «  Chasseurs De Dragons »   d'Arthur Qwak et Guillaume Ivernel

    (France) Genre : Animation - Duree : 1H20 mn

    Pitch : Pour débarrasser son oncle, le Seigneur Arnold, d’un terrible dragon dont la peur le hante, la petite Zoé se met en quête de héros, des vrais, pareils à ceux des contes qu’elle passe sa vie à lire. Pas de chance, elle tombe sur Gwizdo et Lian-Chu, chasseurs de dragons de seconde zone, dont les faits d’armes consistent à trucider des monstres minables pour des paysans bas de plafond et dont la plus haute ambition est de se payer un jour une petite ferme pépère.

    «  J’ai Toujours Rêvé D'Être Un Gangster » de Samuel Benchetrit avec Anna Mouglalis, Edouard Baer...

    (France) Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H48 mn

    Pitch : L’histoire d’un braqueur amateur dont la victime est elle-même une apprentie braqueuse, deux kidnappeurs qui enlèvent une adolescente si suicidaire qu’elle les supplie sans cesse de l’exécuter, un chanteur en panne d’inspiration qui vole à un collègue ses dernières compositions et enfin cinq septuagénaires qui quittent leur retraite pour goûter à nouveau aux joies du braquage.

    « Petits Héros » de Itai Lev, avec Avigail Ariely et Dana Ivgy ...

    (Israël)Genre : Jeunesse - Duree : 1H16 mn

    Pitch : Au coeur d'une terre aride, Alicia, une fillette russe immigrée dotée d'un pouvoir surnaturel pressent un danger imminent. Sur son chemin, elle rencontre Erez, un jeune écorché vif en quête de reconnaissance. Ce dernier, sous le charme mais dans le doute, décide de la suivre. Accompagnés de Lev, un adolescent drôle et attachant, nos petits héros embarquent en secret dans cette aventure où bien des obstacles les attendent.

    « Un Coeur Simple »  de Marion Lainé avec Sandrine Bonnaire et Marina Foïs 

     (France) Genre : Drame - Duree : 1H45 mn

    Pitch : Félicité est une femme qui consacre sa vie aux autres. Sans abnégation, sans sacrifice mais avec l’amour immense dont elle est dotée et qu’elle offre à ceux qui ont la chance de la croiser et de la comprendre. Elle aimera successivement et avec une même intensité Théodore qui la trahira, Clémence dont l’affection lui est interdite, Victor qui va disparaître, Dieu qu’elle découvre tardivement et pour finir Loulou, un perroquet. Au centre de cet univers se tient Mathilde, sa maîtresse, la clé de voûte d’une vie qu’elle se construit avec détermination.

    «  Opera Jawa »  de Garin Nugroho, avec Artika Sari Devi et Eko Supriyanto

    (Indonésie) Genre : Drame - Duree : 2H00 mn

    Pitch : Setio et sa femme Siti gèrent une poterie traditionnelle. Dans leur jeunesse, ils fréquentaient Ludiro, un homme riche et despotique de la région. Celui-ci, amoureux de Siti depuis toujours, veut profiter d’un voyage de Setio pour tenter de séduire la jeune femme, qui ne peut résister à ses assauts. nProfondément touché, Setio prépare sa vengeance.

    « La Zona »  de Rodrigo Pla, avec Daniel Giménez Cacho, Carlos Bardem, Daniel Tovar... 

     (Mexique) Genre : Fiction, Drame - Duree : 1H38 mn

    Pitch : Alejandro, un adolescent, vit dans la Zone, une cité résidentielle murée, un havre de richesses et de privilèges, située au centre de la ville de Mexico, protégée par un service de sécurité privé. Tout autour, c'est la pauvreté la plus choquante. Aux petites heures de son anniversaire, 3 enfants des bidons villes alentours pénètrent à l'intérieur de l'enceinte, s'introduisent dans une des maisons de la Zone. 

      « Les Larmes De Madame Wang » de Liu Bingjian, avec Liao Qin et Wei Xingkun

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    (Chine) Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H30 mn

    Pitch : Artiste au chômage, Madame Wang, vend des cd et dvd au marché noir. Mais elle doit quitter Pékin, lorsque son mari est arrêté afin de renflouer ses dettes de jeu. Accompagnée d’une enfant abandonnée, elle retourne dans sa ville natale située dans la province de Guizhou. Elle demande alors de l’aide à son ancien petit ami, Youming, qui lui conseille de devenir pleureuse professionnelle lors des cérémonies funéraires. Après un mauvais départ, elle devient bientôt la pleureuse la plus populaire de la région.

    «  Crimes à Oxford » d'Alex De La Iglesia avec Elijah Wood, John Hurt, Leonor Watling, Julie Cox et Dominique Pinon. 

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     (Grande-Bretagne) Genre : Thriller - Duree : 1H40 mn

    Pitch : Oxford. Une vieille dame est assassinée. Le premier meurtre d’une série qui semble obéir à une logique mathématique : chaque crime est annoncé par un symbole dont la signification échappe aux enquêteurs. De leur côté, un jeune étudiant et un éminent professeur de mathématiques qui ne se connaissent pas se trouvent eux aussi plongés au coeur de cette énigme et font équipe pour la résoudre. Mais la raison humaine peut-elle être mise en équation ?

    « Berlin »  de Julian Schnabel, avec Emmanuelle Seigner et la participation de Lou Reed

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    Titre original : LOU REED - BERLIN (Etats-Unis)- Genre : Documentaire, Musique - Duree : 1H25 mn

    Pitch : Le mythique album de Lou Reed « Berlin », sorti en 1973, qui racontait l’errance d’un couple de drogués, Caroline et Jim, a toujours été considéré comme son chef d’œuvre. « Berlin », 30 ans plus tard, est joué pour la première fois en concert à New-York par Lou Reed et filmé par Julian Schnabel.

    « Il Sole Nero » de Krzysztof Zanussi, avec Lorenzo Balducci, Toni Bertorelli et Valeria Golin

     (Italie)-Genre : Drame - Duree : 1H44 mn

    Pitch : Agata et Manfredi s’aiment d’un amour absolu. Seulement, après une nuit passionnée où le jeune époux fait des projets d’avenir, il est assassiné par un voisin jaloux et envieux. Agata, abattue par la mort prématurée de son mari, est bien décidée à se venger. Défiant l’Etat et la justice, elle identifie, traque et arrête l’assassin de Manfredi.  Mais la jeune veuve est tiraillée : doit-elle pardonner le tueur ou venger la mort de son époux ?

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  • In the mood for news 22 : l’actualité de la semaine du 19 mars 2008

    L’actualité festivalière de la semaine

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    L’actualité festivalière de cette semaine,  c’est bien sûr le 10ème Festival du Film Asiatique de Deauville dont le sombre, réaliste, poignant film coréen « With a girl of black soil » de Jeon Soo-Il est sorti grand vainqueur (lotus d’or et prix de la critique internationale). Vous pouvez retrouver les critiques des films, le palmarès complet, les photos et vidéos du festival sur mon blog consacré aux festivals de Deauville (Festival du Cinéma Américain et du Film Asiatique) « In the mood for Deauville ».

    En attendant le prochain Festival de Deauville, le Festival du Cinéma Américain du 5 au 14 mars prochain, que vous pourrez également suivre sur « In the mood for Deauville », je vous donne rendez-vous sur « In the mood for Cannes » pour suivre le Festival de Cannes 2008 et dès cette semaine les premiers échos concernant la programmation.

    Le film de la semaine recommandé par « In the mood for cinema »

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    Le film (vivement) recommandé cette semaine est celui dont je vous ai longuement parlé lors de sa projection en avant-première, fin janvier: « Il y a longtemps que je t’aime » de Philippe Claudel. Cliquez ici pour lire ma critique.

    Les autres films à l’affiche cette semaine du 19 mars 2008

    « Angles d'attaque »

    -Un film américain de Pete Travis avec Matthew Fox, Sigourney Weaver, Zoe Saldana, Dennis Quaid, William Hurt, Richard T. Jones, Saïd Taghmaoui, Ayelet Zurer, Forest Whitaker, et Edgar Ramirez. Genre : Thriller - Durée : 1H29 mn

    “A bord du Darjeeling Limited”

    Un film américain de Wes Anderson avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman, Waris Ahluwalia, Irfan Khan, Barbet Schroeder, Camilla Rutherford, Bill Murray, Amara Karan, et Wallace Wolodarsky . Genre : Comédie - Durée : 1H31 mn

    “August Rush”

    Un film américain de Kristen Sheridan avec Freddie Highmore, Keri Russell, Jonathan Rhys Meyers, Robin Williams, Jamia Simone Nash, William Sadler, Alex O'Loughlin, et Terrence Howard .Genre : Drame - Durée : 1H53 mn

    « Le Retour de Roscoe Jenkins »

    Un film américain de Malcolm D. Lee avec Martin Lawrence, James Earl Jones, Margaret Avery, Joy Bryant, Michael Clarke Duncan, Mike Epps, Mo'Nique, Cedric the Entertainer, et Nicole Ari Parker.Genre : Comédie - Durée : 1H54 mn

    « Le Nouveau protocole »

     Un film français de Thomas Vincent avec Clovis Cornillac, Marie-Josée Croze, Dominique Reymond, Carole Richert, Stéphane Brizé, Xavier Boulanger, Frédéric Bocquet, Gilles Cohen, et Stéphane Hillel. Genre : Thriller - Durée : 1H30 mn

    « L'Eté indien »

    Un film français de Alain Raoust avec Déborah François, Johanna ter Steege, Guillaume Verdier, et Johan Leysen.Genre : Drame - Durée : 1H40 mn

    « L'Occitanienne »

     Un film français de Jean Périssé avec Bernard Le Coq, Bernard Faur, Patricia Karim, Roger Souza, Valentine Teisseire, et Philippe Vendan-Borin.Genre : Drame - Durée : 1H30 mn

    « Au-delà de la haine »

     Un film français de Olivier Meyrou.Genre : Documentaire - Durée : 1H25 mn

    « Ben X »

     Un film belge de Nic Balthazar avec Greg Timmermans, Laura Verlinden, Marijke Pinoy, Pol Goossen, Tania Van der Sanden, Johan Heldenbergh, Jakob Beks, Titus De Voogdt, et Maarten Claeyssens.Genre : Comédie dramatique - Durée : 1H30 m

    « Le dernier repas »

     Un film sud-coréen de Gyeong Tae Roh avec Baek Hyun-joo, Kim Do-Yeon, Hong Suk-Yeon, Hwang Bok-Soon, et Oh Heoung-Ki.Genre : Drame - Durée : 1H33 mn

    « Les toilettes du Pape »

     Un film brésilien et uruguayen de César Charlone et Enrique Fernández avec César Troncoso, Virginia Méndez, Mario Silva, Henry De Leon, Jose Arce, Rosario Dos Santos, Hugo Blandamuro, Virginia Ruíz, et Nelson Lence.Genre : Comédie dramatique - Durée : 1H35 mn

    L’évènement de la semaine : le salon du livre

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    Le salon du livre s’achève demain soir. Si vous voulez  déambuler tranquillement dans les allées, flâner entre les stands sans devoir jouer des coudes, alors je vous recommande d’y aller dès l’ouverture (9H30). Je rappelle qu’Israël est le pays à l’honneur cette année. Rendez-vous sur le site officiel du salon pour connaître le très riche programme de la journée de demain.

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    Ci-dessous les allées (presque) vides du Salon du livre 2008 ( à 9H30)

    Le chiffre de la semaine : 11 millions (d’entrées) pour 11 millions(de budget)

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    Le chiffre de la semaine, c’est évidemment celui de « Bienvenue chez les ch’tis » de Dany Boon qui poursuit son incroyable chemin battant tous les records d’entrées, approchant aujourd’hui les 12 millions d’entrées.

    Sandra.M

  • Festival du Film Asiatique de Deauville 2008

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    Ci-dessus, Deauville, hier soir, déjà à l'heure du Festival du Film Asiatique...

    A partir d'aujourd'hui, jusqu'à dimanche, je vous donne rendez-vous sur "In the mood for Deauville" ( http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com ) pour suivre le 10ème Festival du Film Asiatique de Deauville où je serai et que je vous relaterai en direct jusqu'à sa clôture dimanche soir.

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  • In the mood for news 21: l'actualité cinématographique de la semaine du 5 Mars 2008

    Les chiffres de la semaine

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    Les chiffres de la semaine, ce sont évidemment les chiffres record enregistrés par "Bienvenue chez les ch'tis", le second film de Dany Boon en tant que réalisateur. Après une sortie uniquement dans le Nord, le film est sorti mercredi dernier dans toute la France et se révèle déjà comme le phénomène de ce début d'année, avec près de 3,6 millions de spectateurs en cinq joursplus fort démarrage jamais réalisé sur le territoire. Le budget de 11 millions étant déjà rentabilisé...une suite serait déjà à l'étude!

    Les films à l'affiche c ette semaine

    2102091321.jpgCette semaine parmi les films à l'affiche: un film d'Olivier Assayas, de Jean-Paul Salomé, de Michel Gondry ... et le grand prix du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007  "The dead girl" de Karen Moncrieff. Cliquez ici pour en lire ma critique. Un extrait de mon article consacré à ce film lors du 33ème Festival de Deauville: Le dernier film de la compétition à avoir attiré mon attention, est celui qui a remporté le « Grand prix » : « Dead girl » de Karen Moncrieff, un film âpre et minimaliste dans le fond comme dans la forme, que la réalisatrice définit comme témoignage d’un monde où le danger est constant mais aussi comme porteur d’espoir. A travers la découverte du corps mutilé d’une jeune fille dans un champ aux abords de Los Angeles, elle va dresser le portrait de plusieurs personnes étrangères les unes aux autres mais liées d’une manière ou d’une autre à ce meurtre brutal qui va les bouleverser. Les visages et les corps sont filmés sans artifices, dans leur impitoyable et sombre réalité et désespérance, qui reflètent la souffrance intérieure des personnages. C’est cette implacable réalité qui nous saisit de plein fouet et que Karen Moncrieff filme avec une véracité saisissante, de même que les douleurs à vif derrière ces visages las de l’existence. Cinq portraits de femmes marquées, blessées par l’existence. Karen Moncrieff a indéniablement le talent de dépeindre des personnages et leurs zones d’ombre et de désespoir. Toni Collette qui interprète la femme qui découvre le corps est impressionnante tant par son jeu que par l’étrangeté douloureuse de son personnage. Une construction astucieuse, une écriture précise pour un film suffocant qui ne laisse filtrer qu’une faible lueur d’espoir dans un univers condamné à la violence. Selon la réalisatrice "l’écran sombre" sert à « panser les plaies » de l’humanité, à défaut de les guérir. Noble dessein.  « Un film d’une puissance absolument époustouflante » selon André Téchiné , le président du jury qui a couronné « The dead girl » du grand prix du 33ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, le faisant ainsi succéder à « Little miss sunshine »...

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    (Ci-dessus, Karen Moncrieff  lors de la remise du grand prix au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2007)

    « L'heure d'été »

     Un film français d'Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Charles Berling, Jérémie Renier, Valérie Bonneton, Isabelle Sadoyan, Alice de Lencquesaing, Edith Scob, Dominique Reymond, et Kyle Eastwood-Genre : Drame - Durée : 1H40 mn

    « Les Femmes de l'ombre »

     Un film français de Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain, Déborah François, Maya Sansa, Julien Boisselier, Vincent Rottiers, David Capelle, et Moritz Bleibtreu-Genre : Drame - Durée : 1H58 mn

    « Soyez sympas rembobinez »

    Un film américain de Michel Gondry avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover, Mia Farrow, Melonie Diaz, Amir Ali Said, P.J. Byrne, Paul Dinello, Matt Walsh, Marcus Franklin, et Arjay Smith-

    Genre : Comédie - Durée : 1H34 mn

    « The Dead Girl »

     Un film américain de Karen Moncrieff avec Toni Collette, Piper Laurie, Don Smith, Michael Raysses, Giovanni Ribisi, Rose Byrne, Joanie Tomsky, James Franco, Earl Carroll, Dorothy Beatty, Eva Loseth

    Genre : Drame - Durée : 1H25 mn

    « Intraçable »

     Un film américain de Gregory Hoblit avec Diane Lane, Colin Hanks, Billy Burke, Joseph Cross, Perla Haney-Jardine, Tyrone Giordano, Katie O'Grady, Peter Lewis, Mary Beth Hurt, Tim De Zarn, Daniel Liu

    Genre : Thriller - Durée : 1H40 mn

    « Cours toujours Dennis »

     Un film britannique de David Schwimmer avec Simon Pegg, Thandie Newton, Hank Azaria, Dylan Moran, Matthew Fenton, David Gatt, Iddo Goldberg, Yaourou Konate, Harish Patel, Ameet Chana, et India de Beaufort

    Genre : Comédie romantique - Durée : 1H35 mn

     « Mad Detective »

     Un film hong-kongais de Johnny To, Wai Ka-Fai avec Ching Wan Lau, Andy On, Ka Tung Lam, Kelly Lin, Siu-Fai Cheung, Suet Lam, Jay Lau, Eddy Ko, Jo Kuk, Ling To Yuen, Kwok-Lun Lee, Choi-ning Lee, et Flora Chan

    Genre : Thriller - Durée : 1H29 mn

     « L'Orphelinat »

     Un film espagnol de Jose Antonio Bayona avec Belén Rueda, Fernando Cayo, Roger Príncep, Mabel Rivera, Oscar Casas, Mireia Renau, Georgina Avellaneda, Montserrat Carulla, Andrés Gertrudix, et Edgar Viva

    Genre : Horreur - Durée : 1H46 mn

    « Andalucia »

     Un film français de Alain Gomis avec Samir Guesmi, Delphine Zingg, Djolof Mbengue, Xavier Serrat, Irene Montalà, Jany Gastaldi, Ali Mokrani, Bass Dhem, Axel Bogousslavsky, et Marc Martínez

    Genre : Comédie - Durée : 1H25 mn

    « U2 3D »

     Un film américain de Catherine Owens et Mark Pellington avec Bono, The Edge, Adam Clayton, et Larry Mullen Jr.

    Genre : Documentaire - Durée : 1H30 mn