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CONFERENCES DE PRESSE - Page 4

  • Rencontre avec Patrick Bruel pour le clip de « Maux d’enfants »

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    Je connais le bonheur indicible de jongler avec l’écriture : le pouvoir des mots. Si bien. Un pouvoir  salvateur.  Salutaire même, parfois. Inestimable. Mais un pouvoir qui peut être aussi dévastateur. Cruel. Même criminel.  Les mots peuvent sauver mais aussi abîmer, infliger des blessures d’autant plus redoutables qu’elles sont invisibles, des cicatrices mortelles. Des mots cinglants qui peuvent provoquer des maux assassins. Des jeux d’enfants qui n’ont  plus rien d’innocents. Ces mots et ces maux, je les ai connus, dans une moindre mesure,  dans une tranquille école de province. J’étais "l’intello". La solitaire.  L'extraterrestre. La singulière. Celle qu’on aime détester. Celle qui ne rentre pas dans les cases. Celle qui adore l’école mais la déteste aussi parce qu’il faut y aller la boule au ventre, le cœur serré, le souffle coupé. Parce qu'il faut affronter le regard des autres. Les préjugés des autres. Leurs silences. Leurs regards. Leurs mots. Les mots et parfois même les gestes qui claquent, qui blessent, qui pétrifient. J’ai eu la chance d’avoir des parents extraordinaires qui m’ont aidée, soutenue, qui ont fait en sorte que cela se résolve même si, aujourd’hui encore, je me souviens de ces récréations à me dissimuler, à n’attendre qu’une chose, que la sonnerie retentisse, que la récréation (si mal nommée) s’achève  pour retrouver l’atmosphère rassurante de la salle de classe. Mais qu’en aurait-il été si internet avait existé ? Je n’ose l’imaginer. Aux mots s’ajoutent aujourd’hui les images qui, en une fraction de seconde, via les réseaux sociaux, peuvent se répandre, et détruire, voire terrasser.

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    Patrick Bruel que j’ai été invitée à rencontrer grâce à l’agence No site, a écrit une chanson (figurant dans son album de 2013 « Lequel de nous »)  qui met en avant les comportements perpétrés et subis par les enfants sur la toile. C'est à l'occasion du lancement du clip qu'il est venu à la rencontre des blogueuses et blogueurs (la veille de son concert au Zénith avant de reprendre sa tournée). Ce n'est pas un scoop, Patrick Bruel est un artiste engagé, participant aux Enfoirés, parrain de la dernière édition du Téléthon mais aussi à travers ses prises de parole et ses chansons.

     Cette chanson (coécrite avec La Fouine) s’intitule « Maux d’enfants ». Au passage "Lequel de nous" est un album très réussi, riche, sensible, éclectique aussi bien dans les thèmes que musicalement.  J'ai été particulièrement touchée par « Ces moments-là » (et pour cause...), par l'engagé « Où es-tu » (très belle chanson sur les reporters de guerre), par l’entraînant « She’s gone » (qui vous trotte inlassablement et joyeusement dans la tête une fois que vous l'avez entendu), par le sublime « Les larmes de leurs pères »  comme un écho à une chanson que j’aimais particulièrement sur la chute du mur de Berlin (« Combien de murs ») sans oublier l’ensorcelant « J’aurais chanté peut-être ». Il arrive à capter les fragments de vie,  à mettre des mots sur les maux (pas seulement d’enfants), à faire danser et s'entrelacer joie et mélancolie, et même à noyer la seconde dans la première. Il chante aussi l’amour, l’amour fantasmé, la fin de l’amour, l’amour toujours…  Ces "maux d'enfants" lui ont été dictés parce que le sujet lui tenait apparemment à cœur puisque lors du débat qui a suivi ( au cours duquel il n'a d'ailleurs économisé ni son temps ni son énergie pour répondre à chacun), il a évoqué en filigrane son propre enfant et une mauvaise expérience qui lui a inspiré cette chanson, ce cri de révolte, cet appel à écouter et devancer les "maux d'enfants" qui conduisent certains jusqu'au suicide.

    Eric Debarbieux, Délégué Ministériel à la Prévention et à la Lutte contre la violence à l'école était également à ses côtés pour parler du harcèlement dans les établissements scolaires. Justine Atlan, directrice de l’association e-ENFANCE  (qui pourra vous apporter soutien et réponses si votre enfant est victime de cyber-harcèlement ou même en répondant directement aux enfants) était également présente. Il ne s’agissait pas ici de stigmatiser internet mais de prévenir le cyber-harcèlement, et de trouver des solutions à ce mal qu'est le harcèlement à l'école que ce nouvel outil permet d'exacerber.

    Cette chanson allie intelligemment les mots et les voix de Bruel et La Fouine avec pour résultat un clip percutant, des mots et des images qui cognent, glacent, claquent, interpellent.

    Je vous invite à regarder le clip sur http://www.mauxdenfants.fr/ Vous y rencontrerez Lauren,  Manon,  Paul, Dimitri et les raisons de leurs blessures plus ou moins visibles.... Tout au long de la vidéo interactive vous pourrez cliquer sur les personnages pour découvrir leurs histoires. Quelques minutes de clip qui permettent de rappeler quel grand acteur est Bruel qui incarne ici un professeur. A cette occasion, je vous propose d’ailleurs ma courte critique de "Un secret"  de Claude Miller (ci-dessous), formidable adaptation, à mon avis son meilleur rôle, un "type" de rôle dans lequel on aimerait le voir plus souvent. Peut-être sa nomination (méritée) aux César pour "Le Prénom" lui donnera-t-elle accès aux rôles forts, profonds et ambivalents qu'il mérite et peut sans aucun doute interpréter et sublimer.

    Je vous invite enfin à partager ces maux d’enfants, des mots qui, je l’espère, aussi, sauvent…

    Ci-dessous La Fouine et Patrick Bruel et La Fouine interprètent "Maux d'enfants" sur France 2.

    Cliquez ici pour découvrir le clip "Maux d'enfants". 

    Pour terminer, si vous hésitez à témoigner, une citation de Molière extraite de "Don Juan" par laquelle a conclu Patrick Bruel l'autre soir:  "C'eût été y prendre part que de ne s'y pas opposer".

     

    Critique de "Un secret" de Claude Miller

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     Un petit garçon malingre, François,  voit indistinctement son image à travers un miroir tacheté de noir. Ce premier plan en dit déjà tellement… Puis, ce petit garçon, à travers son regard d’adulte, (interprété par Mathieu Amalric) nous raconte son histoire et celle de ses parents, Maxime (Patrick Bruel) et Tania (Cécile de France), l’histoire qu’il a apprise de la bouche de Louise (Julie Depardieu), la voisine et amie : l’histoire d’un secret.

    Dans un des plans suivants, le même petit garçon marche à côté de sa mère Tania, Tania dont on ne voit d’abord que le corps sculptural qui contraste tellement avec celui, si frêle, du petit garçon. Un petit garçon qui s’imagine un frère beau et glorieux au point de laisser une assiette à table pour lui, devant le regard terrassé de ses parents comme si le poids du secret, de cet enclos de silence, devenu celui de l’inconscient, avait tellement pesé sur sa famille qu’il avait deviné sans savoir.

    Les images du passé, en couleurs, alternent  judicieusement avec celles du présent, en noir et blanc, (dans le roman le passé est écrit au présent et inversement) un présent que le passé pourtant si sombre, va venir éclairer en révélant l’existence de ce frère, Simon, à l’époque où Maxime s’appelait encore Grinberg et non Grimbert, ces deux lettres pour lui porteuses de mort, porteuses aussi de son douloureux secret profondément enfoui.

    Revenons à ce premier plan auquel de nombreux autres feront ensuite songer : ces plans de corps sublimes au bord de la piscine, au milieu de couleurs chaudes, d’une gaieté insolente. Le dos nu de Tania lorsque Maxime la voit pour la première fois. Son corps qui, dans une acrobatie parfaite, fend l’air et le bleu du ciel puis de la piscine, lorsqu’elle plonge. Les corps décharnés et sans vie des camps. Les corps, leur force et leur fragilité, symboles de vie et de mort, tout le temps mis en parallèle. Ce corps que Maxime sculpte jour après jour, ce corps qui nie presque son identité juive à une époque où le régime nazi fait l’apologie du corps, à une époque où les images de Jeux Olympiques filmées par Leni Riefenstahl défilent sur les écrans, à une époque où il faut porter une étoile sur le cœur, une étoile que Maxime refuse de porter, parce que, pour lui, montrer son identité juive signifie souffrir, mourir et faire prendre des risques à son enfant. Le corps, encore, de François, cet enfant si chétif que son père regarde avec des éclairs d’amertume, cet enfant qui « lui a échappé », cet enfant qui suscite une douloureuse et cynique réminiscence de son passé. Pourquoi ? C’est ce fameux secret que je ne vous dévoilerai pas ici. Celui de trois amours fous qui font déraisonner, qui s’entrechoquent finalement, qui se croisent et qui bouleversent plusieurs existences. 

     L’ambiguïté du personnage de Maxime parcourt et enrichit tout le film : Maxime qui exhibe son corps, qui nie presque sa judaïté, qui fera dire à son père sur le ton de l’humour, certes, qu’il a un fils antisémite, à qui dans son roman Philippe Grimbert attribue des « ambitions de dandy ». L’ambiguïté est encore accrue quand il tombe amoureux de Tania : une femme blonde aux yeux bleus, sportive comme lui, et ce qui n’arrange rien, sa belle sœur, dont il tombe amoureux, pour couronner le tout, le jour de son mariage. Tania, si différente de sa femme, Hannah (Ludivive Sagnier), la timide, la mère parfaite, plus mère que femme dans le regard de Maxime, dans son regard hypnotisé par Tania, son double, celle qui lui ressemble tellement. Hanah : celle pour qui Maxime  est pourtant tout. Et qui le signifiera tragiquement.

    Avec Un Secret, Claude Miller a fait beaucoup plus que transcrire en images le roman éponyme de Philippe Grimbert, il a écrit et réalisé une adaptation particulièrement sensible et personnelle, d’abord par la manière dont il filme les corps, les mains qui s’accrochent les unes aux autres, les mains qui en disent tant, et puis ces regards lourds de sens, de vie, de désespoir, de passion,  magnifiquement orchestrés par le chef d’orchestre Claude Miller pour nous donner cette mélodie bouleversante du passé. Par la manière dont présent et passé se répondent. Comme ce plan de François qui regarde son père à travers le grillage d’un court de tennis. Un grillage qui rappelle celui, abject, du passé, des camps.

    Passé et présent se répondent  constamment en un vibrant écho. L’entrelacement de temporalités rendait d’ailleurs le roman quasiment inadaptable, selon les propres propos de Philippe Grimbert. Claude Miller y est pourtant admirablement parvenu. Echo entre le passé et le présent donc, Echo c’est aussi le nom du chien dans le roman. Celui dont la mort accidentelle fera ressurgir le passé, cette douleur ineffable intériorisée pendant tant d’années. Maxime s’effondre alors sur la mort de son chien alors qu’il avait surmonté les autres. Il s’effondre, enfin abattu par le silence meurtrier, le poids du secret et de la culpabilité.

    Ce n’est pas « le » secret seulement que raconte ce film mais « un » secret, un secret parmi tant d’autres, parmi tous ceux que cette époque a engendrés.  Des secrets qui s’emboîtent et dont la révélation devient insoluble. Doit-on et peut-on tout dire ?

    Claude Miller signe  un film d’une intensité et d’une densité dramatiques rares, empreint de la passion irrépressible, tragiquement sublime, qui s’empare de Maxime et Tania. Il nous raconte une transgression amoureuse, une passion dévastatrice, une quête d’identité, un tango des corps : un grand film tout simplement où il témoigne de l’acuité de son regard de metteur en scène (il témoigne d’ailleurs aussi dans un autre sens : il témoigne aussi de son passé), de ces films qui vous font frissonner, vous étreignent, vous bouleversent, tout simplement et ne vous bouleversent pas avec des « recettes » mais subrepticement, sincèrement. 

     Claude Miller offre là à Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Patrick Bruel et Cécile de France un de leurs plus beaux rôles. Ces deux derniers ne jouent pas, leur passion dévaste l’écran, l’envahit, en déborde. Une fatale évidence.

    Le psychanalyste Philippe Grimbert a écrit ce livre, en grande partie autobiographique, après la découverte d’un cimetière de chiens dans le jardin de la fille de Pierre Laval. Là, les dates qui pourraient être celles d’enfants morts dans les camps, s’alignent avec obscénité, alors que les enfants morts pendant la guerre n’ont même pas eu de tombe, eux, n’ont pas eu droit à une sépulture et sont partis en fumée. De cette découverte indécente est né ce livre. Ce film et ce livre constituent le tombeau de ces enfants et participent au devoir de mémoire. Parce que l’oubli est une menace constante, parce que l’Histoire se complait trop souvent dans une amnésie périlleuse. Et puis,  pour que le petit garçon, qui a délivré son père de son secret, distingue enfin une image précise dans le miroir… L'image de son passé et de son identité et de son corps retrouvés.

     

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  • Critique de MONUMENTS MEN de George Clooney et conférence de presse du film à Paris

     

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    Chaque jour ou presque mes (7) blogs et sites me portent vers de nouvelles aventures qui me permettent de vivre pleinement ma passion pour le cinéma. Souvent, je songe à la petite fille que j’étais qui rêvait tant de cinéma et d’écriture et qui, sans doute, n’aurait jamais imaginé effleurer autant ses rêves, voire en concrétiser quelques-uns. De belles choses m’attendent pour les mois à venir et, loin d’être blasée, après 20 ans de pérégrinations festivalières et cinématographiques, je me réjouis toujours quand on me propose d’assister à des évènements tels qu’une conférence de presse de « monuments » du cinéma, au premier rang desquels le réalisateur de ces « Monuments men » dont je me souviens encore de la conférence de presse au Festival du Cinéma Américain de Deauville il y a quelques années et qui électrisa les planches. Vous verrez ci-dessous les meilleurs moments de la conférence de presse parisienne de cette joyeuse équipe (tout juste de retour du Festival de Berlin où le film a été projeté en avant-première et ovationné) aussi complice que dissipée, une conférence à laquelle j’ai donc eu le plaisir d’assister et dont le moment d’émotion fut l’intervention d’un vrai « Monument man » survivant que vous verrez dans la vidéo.

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     J’étais particulièrement impatiente de découvrir ces « Monuments men » après le régal impitoyable qu’avait été « Les Marches du pouvoir » (qui se déroule dans les coulisses des Primaires américaines), la dernière réalisation de George Clooney. Un thriller aussi élégant que le sont en apparence ses protagonistes et qui en révèle d’autant mieux la face obscure grâce à un rythme particulièrement soutenu, un distribution brillamment dirigée (avec des seconds rôles excellents comme Philip Seymour Hoffman ou Paul Giamatti), des dialogues vifs, et surtout une mise en scène métaphorique entre ombre et lumière particulièrement symptomatique du véritable enjeu (être, devenir ou rester dans la lumière) et de la part d’ombre qu’elle dissimule (souvent habilement) et implique.

    Avec ce nouveau sujet  et ce casting en or (George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, John Goodman, Cate Blanchett, Bob Balaban, Jean Dujardin -dont on se demande jusqu'où sa brillante carrière le mènera encore-…), je pensais être d’emblée conquise par cette nouvelle réalisation de George Clooney.

    « Monuments men » est ainsi inspiré d’un fait historique réel et méconnu de la Seconde Guerre Mondiale. Sept hommes qui ne sont pas des soldats mais des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art… se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture (les nazis voulaient notamment convaincre les Allemands du déclin de l’Art moderne, quand il était pratiqué par des artistes juifs ou communistes, détruisant ainsi ces œuvres pour « purifier » l’Art quand elles ne venaient pas enrichir leurs collections personnelles), ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

    Dans la réalité, ce fut un programme lancé par le département Fine Arts, and Archives section, de la commission chargée de plaider la cause artistique en temps de guerre aux USA. L'équipe des Monuments Men se composait d'une douzaine d'hommes, trop vieux pour avoir été embrigadés par l'armée à l'aube du conflit. Ils sont plasticiens, historiens d'art, conservateurs de musée et sont envoyés en France dans les six semaines qui suivent le débarquement en Normandie. C'est le président Eisenhower qui lance le programme, après que les troupes Alliées aient gratuitement détruit une abbaye ancienne. C'est finalement Roosevelt qui donne son accord à George Stout, futur chef officieux des Monuments Men, pour former son équipe de choc

    Voilà le prometteur pitch officiel. La mise en scène est indéniablement soignée et d’une rare élégance. Là est sans aucun doute une des singularités du cinéaste George Clooney, avec le caractère engagé de ses films. La musique (signée Alexandre Desplat) est poignante et emphatique à souhait, cristallisant la majesté de l'enjeu. L’enjeu, justement, est universel : sauver des œuvres d’art dont la destruction revient à « nier que les Hommes ont existé ». Sans aucun doute, George Clooney, artiste engagé, était réellement porté par son sujet et avait particulièrement à cœur de rendre hommage à ces héros de l’Histoire et de son histoire qui le méritent incontestablement : les Monuments men qui ont pour noble objectif de retrouver les œuvres d’art volées par les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Parce que tuer les œuvres d’art c’est aussi tuer la mémoire. Notre mémoire.

    Malheureusement, George Clooney, aussi talentueux metteur en scène soit-il semble avoir été paralysé :  par son sujet et l’hommage qu’il souhaitait rendre aux vrais « Monuments men », par les œuvres d’art et leur prestige, par ses influences (les films de son enfance comme « La Grande Evasion » ou « Le Pont de la Rivière Kwaï » ou des cinéastes avec lesquels il a tournés comme Soderbergh -donnant à son film des airs d’ « Ocean »- ou les Coen –pour l’humour décalé aux frontières de l’absurde -) et par son casting. En voulant trop bien faire : satisfaire ses acteurs (tous ses acteurs, en leur donnant à chacun leur moment de gloire et leur numéro) dont la complicité transpire certes, les réalisateurs qui l’ont inspiré et les héros à qui il a voulu rendre hommage, il ne choisit finalement pas avec pour résultat un film hybride qui laisse un goût de regret et d’inachevé. Son film oscille constamment : d’un acteur à l’autre comme s’il voulait que chacun ait une égale partition, et surtout entre la comédie et le drame. En résulte un scénario qui ressemble à une suite de saynètes et qui passe à une autre dès que l’émotion s’apprêtait à éclore.

    C’est d’autant plus dommage que certaines scènes et certains plans nous rappellent qu’il a un vrai sens de la narration et quel cinéaste talentueux il peut être (la mise en scène n’est d’ailleurs jamais en cause, mais uniquement le scénario) notamment lorsque sont retrouvées certaines œuvres comme « La Madone de Bruges » de Michel-Ange ou « L’Autoportrait » de Rembrandt ou les scènes entre Matt Damon et Cate Blanchett. Il aurait d’ailleurs été passionnant de se focaliser sur le personnage interprété par cette dernière, à mon avis le plus intéressant, celui de Claire Simone inspiré de Rose Valland (auteur d’un livre de souvenirs sur le sujet intitulé « Le Front de l’Art") qui travailla au Musée du Jeu de Paume à partir de 1932 et qui participa à l’évacuation des collections publiques parisiennes mises à l’abri sur l’ensemble du territoire.

    Par ailleurs, l’action se déroule après le débarquement du 6 juin 1944 mais deux menaces planent encore : les troupes de libération soviétiques qui saisissaient les œuvres à titre de compensation et certains fonctionnaires nazis qui souhaitaient faire disparaître les œuvres à titre de vengeance. Or, malgré la mort de certains de ces « Monuments men » leur "promenade"  semble souvent tranquille, bucolique et dénuée de tension et de réalisme. Un comble pour un film inspiré de faits réels.

    Malgré tout, malgré cette histoire bancale sans doute en raison de l’énorme enjeu de l’Histoire, cet aspect suranné dans l’écriture, ces  « Monuments men » m’ont inspiré une certaine tendresse. Parce qu’on y sent à quel point son réalisateur avait à cœur de rendre hommage à ces grands hommes mais aussi à ces œuvres d’Art. Ce à quoi il parvient d’ailleurs, comme s’il avait davantage voulu mettre l’accent sur l’Histoire que sur son histoire. Parce que la réalisation et la photographie sont remarquables. Parce que le casting est à leur image : élégant et soigné comme celui des films d’un autre temps. J’ai eu l’impression qu’allaient surgir à tout instant Cary Grant, Clark Gable ou James Stewart. Et parce ce film aura au moins eu le mérite d’immortaliser des héros oubliés, de les célébrer mais aussi de rappeler à quel point l’Art n’est pas un simple ornement mais est une respiration salutaire,  un fondement vital de la société et de l’humanité à tel point que des hommes ont combattu pour lui au péril de leur vie. Et pour ces raisons, cinématographiques mais surtout pédagogiques, ces « Monuments men »méritent que vous alliez à leur rencontre au cinéma le 12 mars…et méritent d’être montrés dans les écoles.

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    En bonus, ci-dessous, ma critique du film « Les Marches du pouvoir » de George Clooney à voir et revoir.

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    « The American » d’Anton Corbijn, le précèdent film avec George Clooney avant "Les Marches du pouvoir" prouvait une nouvelle fois le caractère judicieux de ses choix en tant que comédien et en tant que producteur, ce film allant à l’encontre d’une tendance selon laquelle les films doivent se résumer à des concepts, prouvant qu’un film lent, au style épuré et aux paysages rugueux (ceux des Abruzzes en l’occurrence, d’ailleurs magnifiquement filmés) peut être plus palpitant qu’un film avec une action à la minute.

     Avec « Les Marches du pouvoir », il confirme la clairvoyance de ses choix (film produit par un autre acteur aux choix clairvoyants, Leonardo DiCaprio) avec un film au sujet a priori (et seulement a priori) peu palpitant : la bataille pour les primaires démocrates et, un peu à l’inverse de « The American » qui était un thriller traité comme un film d’auteur intimiste, il nous embarque dans un thriller palpitant avec ce qui aurait pu donner lieu à un film d’auteur lent et rébarbatif. "Les Marches du Pouvoir" est une adaptation de la pièce de théâtre « Farragut North » de Beau Willimon; il a été présenté en compétition officielle de la dernière Mostra de Venise.

    Stephen Meyers (Ryan Gosling) est le jeune, légèrement arrogant, mais déjà très doué et expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris (George Clooney) candidat aux primaires démocrates pour la présidence américaine. Pour lui, Morris est le meilleur candidat et il s’engage à ses côtés, totalement convaincu de son intégrité et de ses compétences mais peu à peu il va découvrir les compromis qu’impose la quête du pouvoir et perdre quelques illusions en cours de route… Il va découvrir ce qu’il n’aurait jamais dû savoir, commettre l’erreur à ne pas commettre et la campagne va basculer dans un jeu de dupes aussi fascinant que révoltant.

    Le film commence sur le visage de Meyers récitant un discours, du moins le croit-on… La caméra s’éloigne et dévoile une salle vide et que l’homme qui semblait être dans la lumière est en réalité un homme dans et de l’ombre, préparant la salle pour celui qu’il veut mener à la plus grande marche du pouvoir. Ce début fait ironiquement écho au magnifique plan-séquence de la fin où la caméra se rapproche au lieu de s’éloigner (je ne vous en dis pas plus sur cette fin saisissante)…tout un symbole !

    Je ne suis pas à un paradoxe près : alors que je m’insurge constamment contre le poujadiste et simpliste «tous pourris » souvent le credo des films sur la politique, ce film qui dresse un portrait cynique de la politique et de ceux qui briguent les plus hautes marches du pouvoir m’a complètement embarquée… Clooney non plus n’est pas à un paradoxe près puisque lui qui a fermement défendu Obama dans sa campagne présidentielle et dont la sensibilité démocrate n’est pas un mystère a mis en scène un candidat (démocrate) dont l’affiche ressemble à s’y méprendre à celle du candidat Obama lors de son premier mandat. D’ailleurs, ce n’est pas forcément un paradoxe, mais plutôt une manière habile de renforcer son propos.

    A première vue, rien de nouveau : les manigances et les roueries de la presse pour obtenir des informations qui priment sur tout le reste, y compris de fallacieuses amitiés ou loyautés, la proximité intéressée et dangereuse entre le pouvoir politique et cette même presse (tout ce que la très belle affiche résume, avec en plus le double visage du politique), et même les liens inévitables entre désir et pouvoir qui ouvraient récemment un autre film sur la politique, « L’Exercice de l’Etat », dans une scène fantasmagorique mais, malgré cela, George Clooney signe un film remarquable d’intensité, servi par des dialogues précis, vifs et malins et par une mise en scène d’une redoutable élégance, notamment grâce au recours aux ombres et à la lumière pour signifier l’impitoyable ballet qui broie et fait passer de l’un à l’autre mais surtout pour traiter les coulisses obscures du pouvoir comme un thriller et même parfois comme un western (le temps d’un plan magnifique qui annonce le face-à-face dans un bar comme un duel dans un saloon). En fait, « Les marches du pouvoir » porte en lui les prémisses de plusieurs genres de films (thriller, romantique, western) montrant, d’une part, l’habileté de Clooney pour mettre en scène ces différents genres et, d’autre part, les différents tableaux sur lesquels doivent jouer les hommes politiques, entre manipulation, séduction et combat.

    Le temps d’une conversation plongée dans le noir ou d’une conversation devant la bannière étoilée (invisible un temps comme si elle n’était plus l’enjeu véritable mais aussi gigantesque et carnassière), sa mise en scène se fait particulièrement significative. Cette plongée dans les arcanes du pouvoir les décrit comme une tentation perpétuelle de trahir : ses amis politiques mais surtout ses idéaux. L’étau se resserre autour de Stephen comme un piège inextricable et les seuls choix semblent alors être de dévorer ou être dévoré, d’ailleurs peut-être pas tant par soif du pouvoir que par souci de vengeance et par orgueil, amenant ainsi de la nuance dans le cynisme apparent qui consisterait à dépeindre des hommes politiques uniquement guidés par la soif de conquête et de pouvoir. Ryan Gosling est parfait dans ce rôle, finalement pas si éloigné de celui qu’il endosse dans « Drive », incarnant dans les deux cas un homme qui va devoir renier ses idéaux avec brutalité, et qui révèle un visage beaucoup plus sombre que ce qu’il n’y parait. Face à lui, George Clooney en impose avec sa classe inégalée et inégalable qui rend d’autant plus crédible et ambivalent son personnage à la trompeuse apparence, épris de laïcité, de pacifisme et d’écologie... sans doute davantage par opportunisme que par convictions profondes, ses choix privés révélant la démagogie de ses engagements publics.

    Le cinéma américain entre Oliver Stone, Pakula, ou avec des rôles incarnés par Robert Redford comme dans « Votez McKay » de Michael Ritchie (que Redford avait d’ailleurs coproduit) a longtemps considéré et traité la politique comme un sujet à suspense. Tout en s’inscrivant dans la lignée de ces films, Clooney réinvente le genre en écrivant un film aux confluences de différents styles. La politique est décidément à la mode puisque pas moins de trois films français (très différents) sur le sujet étaient sortis l'an passé (« La Conquête », « Pater » et « L’Exercice de l’Etat »). Clooney ne s’intéresse d’ailleurs pas ici uniquement à la politique, le film ne s’intitulant pas « Les marches du pouvoir politique » mais du pouvoir tout court et cette soif d’ascension au mépris de tout pourrait se situer dans d’autres sphères de la société de même que la duplicité de ceux qui cherchent à en gravir les marches, à tout prix, même celui de leurs idéaux.

    Seul regret : que le titre original peut-être pas plus parlant mais plus allégorique n’ait pas été conservé. «The ides of March » correspond ainsi au 15 mars du calendrier romain, une expression popularisée par une des scènes de « Jules César » de William Shakespeare, dans laquelle un oracle prévient le célèbre général de se méfier du 15 mars, date à laquelle il finira par être assassiné.

    Un thriller aussi élégant que le sont en apparence ses protagonistes et qui en révèle d’autant mieux la face obscure grâce à un rythme particulièrement soutenu, un distribution brillamment dirigée (avec des seconds rôles excellents comme Philip Seymour Hoffman ou Paul Giamatti), des dialogues vifs, et surtout une mise en scène métaphorique entre ombre et lumière particulièrement symptomatique du véritable enjeu (être, devenir ou rester dans la lumière) et de la part d’ombre qu’elle dissimule (souvent habilement) et implique. Je vous engage à gravir ces « Marches du pouvoir » quatre-à-quatre. Un régal impitoyable. Vous en ressortirez le souffle coupé !

  • César 2014 : nominations et conférence de presse en direct ce 31 janvier 2014

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    Comme chaque année, je vous donne rendez-vous demain en direct de la conférence de presse des César (sans "s", César était un sculpteur et un nom propre...), à 10H, au Fouquet's de Paris. Vous pourrez me suivre sur twitter en attendant de découvrir ici les nominations complètes et commentées comme chaque année.

    Pour l'instant, nous savons seulement que cette 39ème cérémonie aura lieu le 28 février au théâtre du Châtelet, qu'elle sera présidée par François Cluzet, que la comédienne Cécile de France aura la lourde tâche de présenter la cérémonie (succédant à Antoine De Caunes) et que les nommés aux César du meilleur espoir féminin et du meilleur espoir masculin se trouvent parmi les 32 nommés aux révélations suivants:

    Présélectionnés pour le César du meilleur espoir féminin 2014 :

    • Margot Bancilhon dans Les Petits Princes
    • Flore Bonaventura dans Casse-tête chinois
    • Pauline Burlet dans Le Passé
    • Lou de Laâge dans Jappeloup
    • Laetitia Dosch dans La Bataille de Solférino
    • Pauline Etienne dans La Religieuse
    • Adèle Exarchopoulos dans La vie d'Adèle
    • Golshifteh Farahani dans Syngué sabour - Pierre de patience
    • Esther Garrel dans Jeunesse
    • Ariane Labed dans Une place sur la terre
    • Charlotte Le Bon dans La Marche
    • Chloé Lecerf dans Vandal
    • Anamaria Marinca dans Un nuage dans un verre d'eau
    • Pauline Parigot dans Les Lendemains
    • Vimala Pons dans La fille du 14 juillet
    • Marine Vacth dans Jeune & Jolie

    Présélectionnés pour le César du meilleur espoir masculin 2014 :

    • Swann Arlaud dans Crawl
    • Paul Bartel dans Les Petits Princes
    • M'Barek Belkouk dans La Marche
    • Zinedine Benchenine dans Vandal
    • Pierre Deladonchamps dans L'inconnu du lac
    • Alain-Fabien Delon dans Les rencontres d'après minuit
    • Idrissa Diabate dans La Cité Rose
    • Youssef Hajdi dans Mohamed Dubois
    • Paul Hamy dans Suzanne
    • Tewfik Jallab dans La Marche
    • Ibrahim Koma dans La Cité Rose
    • Vincent Macaigne dans La fille du 14 juillet
    • Hamza Meziani dans Les Apaches
    • Driss Ramdi dans Je ne suis pas mort
    • Jules Sagot dans Tu seras un homme
    • Nemo Schiffman dans Elle s'en va

    Il serait plus que surprenant qu'Adèle Exarchopoulos ne figure pas parmi les nommés (elle vient d'obtenir le Prix Lumières de l'espoir féminin, une cérémonie dont les prix préfigurent souvent ceux des César). Pour les autres, c'est plus incertain même si Marine Vacth semblait avoir fait l'unanimité à Cannes. Pour ma part, j'aimerais, en plus d'Adèle Exarchopoulos y voir figurer Lou de Laâge  et Pauline Burlet pour "Le Passé" ou encore Golshifteh Farahani pour le sublime "Syngué sabour - Pierre de patience".

    Nemo Schiffman sera-t-il nommé pour ce qui est pour moi le film de l'année (pour lequel il serait d'ailleurs étonnant et injuste que Catherine Deneuve ne soit pas nommée): "Elle s'en va" d'Emmanuelle Bercot.

    J'aimerais également que "Driss Ramdi" soit nommé, ce qui donnerait peut-être une visibilité au film "Je ne suis pas mort " de Mehdi Ben Attia malheureusement passé inaperçu lors de sa sortie ainsi que Swann Arlaud, comédien exceptionnel encore méconnu, vu dans des courts-métrages mais aussi dans "L'homme qui rit" de Jean-Pierre Améris.

    Il est aussi fort probable que Pierre Niney, après deux nominations en tant que meilleur espoir (pour "J'aime regarder les filles" puis "Comme des frères") sera nommé comme meilleur acteur pour "20 ans d'écart" (comédie dans l'air du temps qui n'évite pas certains clichés mais dans lequel il est exceptionnel) avant une autre nomination l'an prochain pour "Yves Saint Laurent" (et un César 2015 amplement mérité, je prends le pari). Parmi les nommés comme meilleur acteur, il pourrait bien retrouver Guillaume Gallienne, son compagnon dans "Yves Saint Laurent" qui pour moi mériterait indéniablement ce César pour "Les Garçons et Guillaume, à table!" dont il ne serait pas étonnant qu'il figure aussi en tête des nominations.

    Réponses à ces questions vendredi à 10H. J'en profite aussi pour vous signaler que l'une des nouvelles de mon recueil "Ombres parallèles" se déroule dans le cadre de la cérémonie des César à laquelle j'ai le plaisir d'assister depuis de nombreuses années, que ce soit dans la salle ou en salle presse. Il ne serait donc pas étonnant que la réalité en soit la source d'inspiration: http://www.storenumeriklire.com/fiction-litterature/113-ombres-paralleles-de-sandra-meziere.html

    Comme chaque année, vous pourrez me suivre en direct de la cérémonie des César. Retrouvez ci-dessous, mes articles sur les éditions précédentes avec, notamment, des vidéos inédites.

    CESAR (2005 à 2009)

     

     

    Lien permanent Imprimer Catégories : CESAR 2014, CONFERENCES DE PRESSE Pin it! 0 commentaire
  • Conférence de presse de rentrée 2013 de Paris Première

     

    C'est au Théâtre Daunou qu'a eu lieu lundi dernier la conférence de presse de rentrée de la chaîne Paris Première dans le décor de l'émission "la revue de presse". La chaîne de 27 ans qui se revendique comme celle "des esprits libres" a choisi ce mode original que de donner la parole à ses humoristes pour présenter la programmation.

     Au programme: 8 magazines hebdomadaires, 30 directs par an. Paris Première s'enorgueillit aussi  de proposer  la plus grosse offre de spectacles.

     Parmi les programmes: "la grande expo"(collection de dix documentaires sur l'art), "Très très bon" pour les gastronomes, "Hôtels du monde"...

    François Simon (le célèbre critique gastronomique)  reprendra Paris dernière.

     L'émission "ça balance à Paris" continuera avec toujours Eric Naulleau pour chef d'orchestre (le samedi à 17H30).  Zemmour/Naulleau, "La mode la mode la mode" continueront également.

    Une nouvelle émission nommée "2" verra également le jour: la rencontre de deux personnalités qui a priori n'auraient rien à se dire.

    Pour les amoureux du spectacle,  "la troupe à Palmade" proposera 3 spectacles écrits et joués par la troupe éponyme. Il y aura également "Au théâtre ce soir...avec Dominique Besnehard" qui présente les pièces de théâtre retransmises en direct.

     

    Pour les amateurs de séries: "Californication", "The Killing", "Vegas, la classe", et "La Bible", phénomène télévisuel mondial qui réunit 11 millions de téléspectateurs en moyenne sur History Channel .

    Le cinéma sera également au rendez-vous avec les films français le mardi, un blockbuster le jeudi et les grands classiques le dimanche. Chaque mois, la chaîne rendra hommage à une icône du cinéma en lui consacrant une soirée entière: Romy Schneider, Jean-Paul Belmondo,  Brad Pitt, Jack Nicholson, Marlon Brando.

    Enfin, André cette année encore présentera "Cannes la nuit" quotidiennement le soir pendant le Festival de Cannes mais il pourrait aussi partir pour d'autres cités cosmopolites.

     

    Je vous laisse découvrir la vidéo... Vous saurez ainsi quelle fut la découverte la plus désastreuse de Dominique Besnehard selon ce dernier qui ne mâche pas ses mots sur l'intéressée.

     

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