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  • Les jurys du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010

    festivaldeauville2010.jpgLa 12ème édition du Festival du Film Asiatique de Deauville qui se déroulera du 10 au 14 mars prochain  dévoile progressivement sa programmation. Nous savions déjà que, cette année, la Chine serait à l'honneur (la Corée du Sud l'an passé), que la filmographie du cinéaste Lou Ye serait mise à l'honneur, que le Festival rendrait également un hommage (en sa présence) au cinéaste philippin Brillante Mendoza avec la projection de l'intégralité de sa filmographie.

    Nous venons d'apprendre que PASCAL BONITZER serait le président du jury de cette édition 2010 succèdant ainsi à Eric-Emmanuel Schmitt. Il sera accompagné de : RAJA AMARI, ELIE CHOURAQUI, ANNE CONSIGNY,  SARA FORESTIER, SAFY NEBBOU, CLEMENCE POESY,  FREDERIC SCHOENDOERFFER, BRUNO TODESCHINI Ils devront départager les 9 films en compétition sur lesquels vous pourrez trouver tous les détails sur In the mood for Deauville. Ils décerneront le Lotus du meilleur film et le Lotus du jury.

    Le jury Action Asia sera présidé par FLORENT EMILIO SIRI. Il sera entouré de  THIERRY FREMONT,  SAMUEL LE BIHAN, CECILE TELERMAN, MALIK ZIDI . Ils devront départager les 5 films de la compétition pour décerner le Lotus Action Asia.

    Attention: d'ici ce soir de nouveaux pass à gagner et c'est uniquement sur "In the mood for cinema" et "In the mood for Deauville".

    Vous pouvez également retrouver toutes ces informations sur le site officiel du festival.

  • Inthemoodforcinema en direct des César 2010, j-2: commentaires et pronostics

    photopasscésar 001.JPG

     

    césar.jpgJe vous le disais il y a quelques jours: je suis accréditée pour la cérémonie des César 2010, ce qui permet apparemment d'accéder à la conférence de presse  mais aussi d'avoir un emplacement sur le tapis rouge. N'étant pas téméraire dans l'âme quand il s'agit de batailler avec des photographes/cameramen en furie, et n'étant par ailleurs pas intéressée par l'exercice, je me contenterai donc de la conférence de presse que je vous raconterai donc en détails à mon retour en espérant pouvoir en filmer quelques extraits puisqu'il est spécifié que "la conférence de presse ne peut en aucun cas être retransmise dans sa totalité par les médias présents. Seuls des extraits peuvent être utilisés." J'essaierai également de vous informer en direct via twitter donc si vous voulez suivre abonnez-vous dès maintenant sur le compte twitter d'inthemoodforcinema .

    Je vous rappelle que la cérémonie sera présentée par Gad Elmaleh et Valérie Lemercier, qu'elle aura lieu au théâtre du Chatelet que vous pourrez la suivre en direct sur Canal plus (et sur Canalplus.fr, à partir de 20h10). La cérémonie sera présidée par Marion Cotillard. Harrison Ford recevra un César d'honneur des mains de Sigourney Weaver. 

    MES VOTES ET PRONOSTICS

    En attendant, voici mes commentaires, mes propres votes (en rouge)  et mes  pronostics (en vert). -quand un titre comporte ces deux couleurs, cela signifie que mon pronostic et mon vote sont identiques-   Je vous invite à laisser les vôtres dans les commentaires de cette note.

     

    Meilleur Acteur

    Choix cornélien. Sans doute le seul prix pour lequel j'aurais envie de voir récompensés tous les nommés, ayant trouvé les 4 aussi impressionnants dans des rôles très différents. Vincent Lindon, à mon avis, aurait néanmoins davantage mérité une nomination pour l'excellent "Melle Chambon" de Stéphane Brizé. Il serait peut-être plus juste que Tahar Rahim, aussi incroyable soit-il, reçoive le césar du meilleur espoir. François Cluzet m'a particulièrement émue dans "A l'origine" (je n'ai pas vu "Le dernier pour la route") et Yvan Attal joue un vrai rôle de composition dans "Rapt". Bon, il faut bien se lancer alors disons que je pense que le prix reviendra à François Cluzet, parce qu'il est nommé dans deux films certes mais aussi parce qu'il me semble que sa cote d'amour dans la profession est supérieure à celle des autres nommés. Et je vote également pour François Cluzet.

    YVAN ATTAL dans Rapt

    FRANÇOIS CLUZET dans A l'Origine

    FRANÇOIS CLUZET dans Le dernier pour la route

    VINCENT LINDON dans Welcome

    TAHAR RAHIM dans Un prophète

    Meilleure Actrice

    Je n'ai  pas vu les deux premiers films cités. Je pense néanmoins qu'Isabelle Adjani qui a déjà tout raflé (Lumière, globe de cristal, Etoile d'or- (voir ma vidéo d'Isabelle Adjani aux Lumières en cliquant ici) ) devrait à nouveau l'emporter, et remporter pour la 5ème fois le césar de la meilleure actrice et n'ayant pas vu le film (même si j'aime beaucoup Adjani), je vote pour Sandrine Kiberlain, exceptionnelle dans le film de Stéphane Brizé, un cinéaste que j'apprécie par ailleurs beaucoup.

    ISABELLE ADJANI dans La journée de la jupe

    DOMINIQUE BLANC dans L'autre

    SANDRINE KIBERLAIN dans Mademoiselle Chambon

    KRISTIN SCOTT THOMAS dans Partir

    AUDREY TAUTOU dans Coco avant Chanel

    Meilleur Acteur dans un second rôle

    Sans hésiter, je vote pour Benoît Poelvoorde qui est pour moi un des meilleurs acteurs  de sa génération comme il l'a encore prouvé dans "L'Autre Dumas". Je redoute que ce soit Joeystarr qui l'obtienne,  je ne comprends toujours pas ce que sa prestation a d'exceptionnel dans le désolant "Le Bal des actrices". Je le comprendrais encore moins face à des acteurs comme Anglade ou Niels Arestrup (également très bon dans "Un Prophète").  Si les votants qui n'ont pas vu le film se fient au bouche-à-oreille, ce sera Joeystarr mais la profession n'appréciant pas forcément ceux qui "viennent de l'extérieur", je dirais plutôt qu'il reviendra à Niels Arestrup pour "Un Prophète".

    JEAN-HUGUES ANGLADE dans Persécution

    NIELS ARESTRUP dans Un prophète

    JOEYSTARR dans Le Bal des Actrices

    BENOIT POELVOORDE dans Coco avant Chanel

    MICHEL VUILLERMOZ dans Le dernier pour la route

    Meilleure Actrice dans un second rôle

    Là aussi sans hésiter je vote pour Aure Atika que j'ai réellement redécouverte dans "Melle Chambon" et qui m'a bluffée dans ce rôle et dans son interprétation d'une rare justesse et sobriété et aussi parce que je serais ravie que le film de Stéphane Brizé remporte une statuette qui récompenserait également son formidable travail de directeur d'acteurs. Si les  César veulent se donner une image "auteuriste" ils voteront pour Noémie Lvovsky, un cinéma qu'elle symbolise, récompensant par la même "Les beaux gosses" qui pourrait bien créer la surprise (ne l'ayant pas vu, je ne porterai pas de jugement) et qui a déjà récolté pas mal de récompenses.

    AURE ATIKA dans Mademoiselle Chambon

    ANNE CONSIGNY dans Rapt

    AUDREY DANA dans Welcome

    EMMANUELLE DEVOS dans A l'Origine

    NOÉMIE LVOVSKY dans Les beaux gosses

    Meilleur Espoir Masculin

    Et si... et si le résultat allait contre l'évidence...? Et si Tahar Rahim ne récoltait pas cette récompense qu'on lui promet depuis la sortie d' "Un Prophète". Firat Ayverdi est également une magnifique découverte dans "Welcome". Même si j'ai beaucoup apprécié Tahar Rahim dans "Un Prophète", comme il a déjà récolté beaucoup de récompenses et que Firat Ayverdi n'a pas forcément reçu l'accueil  mérité, je vote pour Firat Ayverdi et pense quand même que les votants attribueront le césar à Tahar Rahim. Evidemment, il pourrait aussi être incongru qu'il ait le césar du meilleur acteur et pas celui du meilleur espoir...ou qu'il obtienne les deux!

    FIRAT AYVERDI dans Welcome

    ADEL BENCHERIF dans Un prophète

    VINCENT LACOSTE dans Les beaux gosses

    TAHAR RAHIM dans Un prophète

    VINCENT ROTTIERS dans Je suis heureux que ma mère soit vivante

    Meilleur Espoir Féminin

    Belle découverte avec Soko pour laquelle je voterai donc même si j'aurais aimé dire Florence Loiret-Caille tant j'ai aimé le film de Zabou Breitman dont je ne comprends d'ailleurs pas qu'il n'ait qu'une seule nomination, s'agissant pour moi d'un des meilleurs films français de cette année! Et je pense que le césar reviendra à Pauline Etienne.

    PAULINE ETIENNE dans Qu'un seul tienne et les autres suivront

    FLORENCE LOIRET-CAILLE dans Je l'aimais

    SOKO dans A l'Origine

    CHRISTA THÉRET dans LOL (laughing out loud)

    MÉLANIE THIERRY dans Le dernier pour la route

    Meilleur Scénario Original

    J'aime beaucoup l'écriture de Xavier Giannoli, sa précision et son sens de la psychologie, donc je voterai pour "A l'origine". Pour les pronostics, j'hésite entre 3... bon disons "Welcome". (pour le sujet)

    JACQUES AUDIARD, THOMAS BIDEGAIN, ABDEL RAOUF DAFRI, NICOLAS PEUFAILLIT pour Un prophète

    XAVIER GIANNOLI pour A l'Origine

    JEAN-PAUL LILIENFELD pour La journée de la jupe

    PHILIPPE LIORET, EMMANUEL COURCOL, OLIVIER ADAM pour Welcome

    RADU MIHAILEANU, ALAIN-MICHEL BLANC pour Le Concert

    Meilleure Adaptation

    Cela se complique. Quand un film de Resnais figure aux César, en général il récolte beaucoup de récompenses donc peut-être "Les herbes folles" à moins que les votants ne se donnent bonne conscience en votant pour une comédie (puisque finalement il n'y aura pas de prix de la comédie ou des entrées comme cela a été un temps évoqué). Je reste donc sur "Les herbes folles" et vous l'aurez compris avec ce qui précède dans mes autres commentaires, je vote pour "Mademoiselle Chambon".

    STÉPHANE BRIZÉ, FLORENCE VIGNON pour Mademoiselle Chambon

    ANNE FONTAINE, CAMILLE FONTAINE pour Coco avant Chanel

    PHILIPPE GODEAU, AGNÈS DE SACY pour Le dernier pour la route

    LAURENT TIRARD, GRÉGOIRE VIGNERON pour Le petit Nicolas

    ALEX RÉVAL, LAURENT HERBIET pour Les herbes folles

    Meilleure Musique

    La musique auquel il est un hommage étant au coeur du film "Le Concert", ce serait difficilement compréhensible q'un autre film obtienne cette récompense. Alexandre Desplat étant un habitué des récompenses, je pense que c'est à lui que ce César reviendra et je vote pour   Cliff Martinez pour la musique de "A l"origine".

    ARMAND AMAR pour Le Concert

    ALEX BEAUPAIN pour Non ma fille, tu n'iras pas danser

    ALEXANDRE DESPLAT pour Un prophète

    CLIFF MARTINEZ pour A l'Origine

    NICOLA PIOVANI pour Welcome

    Meilleur Son

    Là, je pense que c'est davantage la volonté d'attribuer une récompense (peut-être supplémentaire) à un film qui l'emportera. Disons "Un Prophète" pour les votants et "A l'origine" pour moi.

    PIERRE EXCOFFIER, BRUNO TARRIÈRE, SÉLIM AZZAZI pour Le Concert

    PIERRE MERTENS, LAURENT QUAGLIO, ERIC TISSERAND pour Welcome

    FRANÇOIS MUSY, GABRIEL HAFNER pour A l'Origine

    BRIGITTE TAILLANDIER, FRANCIS WARGNIER, JEAN-PAUL HURIER pour Un prophète

    JEAN UMANSKY, GÉRARD HARDY, VINCENT ARNARDI pour Micmacs à tire-larigot

    Meilleurs Décors

    Le travail sur les décors est assez remarquable dans "OSS 117 Rio ne répond plus", une excellente comédie dont c'est la seule nomination, je vote donc pour ce film pour ce prix. Les votants sont toujours réticents envers les comédies. Je pense qu'ils voteront pour "Micmacs à Tire-larigot" (même si on peut aussi considérer qu'il s'agit d'une comédie, ratée certes), l'idée de décor étant assez indissociable du cinéma de Jeunet ( ce qui pourrait expliquer un grand nombre de voix en sa faveur, ceux qui n'ont pas vu le film pouvant alors voter spontanément pour lui).

    MICHEL BARTHÉLEMY pour Un prophète

    ALINE BONETTO pour Micmacs à tire-larigot

    MAAMAR ECH CHEIKH pour OSS 117 Rio ne répond plus...

    FRANÇOIS-RENAUD LABARTHE pour A l'Origine

    OLIVIER RADOT pour Coco avant Chanel

    Meilleurs Costumes

    Sans conviction (n'ayant pas été particulièrement marquée par des costumes plus que par d'autres... mais je ne suis pas non plus une spécialiste du domaine:-)), je vote pour "Coco avant Chanel" et je pense que le vote des César sera le même.

    CHATTOUNE & FAB pour Coco Chanel & Igor Stravinsky

    CHARLOTTE DAVID pour OSS 117 Rio ne répond plus...

    MADELINE FONTAINE pour Micmacs à tire-larigot

    CATHERINE LETERRIER pour Coco avant Chanel

    VIRGINIE MONTEL pour Un prophète

    Meilleure Photo

    La photo dans "Les herbes folles" me semble des plus remarquables, je vote donc pour ce film et encore une fois il est rare qu'on résiste face à un film de Resnais, je pense donc que le vote de l'académie sera identique.

    CHRISTOPHE BEAUCARNE pour Coco avant Chanel

    LAURENT DAILLAND pour Welcome

    STÉPHANE FONTAINE pour Un prophète

    ÉRIC GAUTIER  pour Les herbes folles

    GLYNN SPEECKAERT pour A l'Origine

    Meilleur Montage

    Je vote pour "Un Prophète", la qualité de son montage contribuant aussi à celle du film et à sa montée en puissance. Allez, à nouveau un vote identique à mon pronostic.

    CÉLIA LAFITEDUPONT pour A l'Origine

    HERVÉ DE LUZE pour Les herbes folles

    ANDRÉA SEDLACKOVA pour Welcome

    LUDO TROCH pour Le Concert

    JULIETTE WELFLING pour Un prophète

    Meilleur Réalisateur

    Concernant les votants, j'hésite entre Lioret et Audiard. Je vais dire Audiard pour la réalisation, époustouflante. Mon vote sera identique.

    JACQUES AUDIARD pour Un prophète

    LUCAS BELVAUX pour Rapt

    XAVIER GIANNOLI pour A l'Origine

    PHILIPPE LIORET pour Welcome

    RADU MIHAILEANU pour Le Concert

    Meilleur Court Métrage

    N'en ayant vu aucun je m'abstiendrai...

    C'est gratuit pour les filles réalisé par Claire Burger et Marie Amachoukeli

    ¿Dónde está Kim Basinger? réalisé par Edouard Deluc

    La raison de l'autre réalisé par Foued Mansour

    Séance familiale réalisé par Cheng-Chui Kuo

    Les Williams réalisé par Alban Mench

    Meilleur Premier Film

    "Les beaux gosses" et "Qu'un seul tienne et les autres suivront" ont déjà obtenu quelques récompenses, je pense donc qu'un des deux recevra le césar, disons "Les beaux gosses".  N'ayant vu qu'un de ces 5 films, je m'abstiendrai de voter.

    Les beaux gosses réalisé par Riad Sattouf produit par Anne-Dominique Toussaint

    Le dernier pour la route réalisé par Philippe Godeau produit par Philippe Godeau

    Espion(s) réalisé par Nicolas Saada produit par Michaël Gentile

    La première étoile réalisé par Lucien Jean-Baptiste produit par Marie-Castille Mention Schaar et Pierre Kubel

    Qu'un seul tienne et les autres suivront réalisé par Léa Fehner produit par Jean-Michel Rey et Philippe Liégeois

    Meilleur Film Documentaire

    Sans hésiter "L'enfer d'Henri-Georges Clouzot", une de mes grandes claques cinématographiques de l'année 2009. Le film de Clouzot aurait sans aucun doute été un chef d'oeuvre d'une incroyable force novatrice. Ce serait donc une juste récompense de son travail mais aussi de celui de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea. J'espère que ce ne sera pas le démagogique "Home" (vous savez ce film qui critique de grands groupes industriels  mais qui les remercie pour leur sponsoring au générique ) mais le sujet pourrait bien l'emporter dans le coeur des votants.

    L'enfer d' Henri-Georges Clouzot réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea

    La danse, le ballet de l'Opéra de Paris réalisé par Frederick Wiseman

    Himalaya, le chemin du ciel réalisé par Marianne Chaud

    Home réalisé par Yann-Arthus Bertrand

    Ne me libérez pas je m'en charge réalisé par Fabienne Godet

    Meilleur Film Etranger

    Sigourney Weaver pourrait faire d'une pierre deux coups: donner son césar à Harrison Ford et ramener son César à James Cameron. Je ne suis pas persuadée qu' "Avatar" soit le film préféré de la profession. Je pense plutôt que cela se jouera entre "Gran torino" et "Le ruban blanc" (ce dernier récoltant quasiment cette récompense à chaque fois). Je vote pour "Gran torino" et  je pronostique ce même vote pour la profession.

    Avatar réalisé par James Cameron

    Gran Torino réalisé par Clint Eastwood

    Harvey Milk réalisé par Gus Van Sant

    J'ai tué ma mère réalisé par Xavier Dolan

    Panique au village réalisé par Stéphane Aubier et Vincent Patar

    Le ruban blanc réalisé par Michael Haneke

    Slumdog millionaire réalisé par Danny Boyle

    Meilleur Film

    Là, j'hésite entre "Un Prophète" et "Un Prophète" je pense que ce ne seront pas forcément les qualités cinématographiques qui l'emporteront mais le sujet et je pense que le sujet engagé de "Welcome" lui vaudra cette récompense (même si "Un Prophète" présente aussi cette caractéristique et même si d'un point de vue purement cinématographique "Un Prophète" lui est pour moi largement supérieur) . A moins que le plus "jeune " des cinéastes Alain Resnais ne crée la surprise avec "Les herbes folles" et que la profession ne lui témoigne une nouvelle fois son admiration. Je vote pour "Un Prophète".

    A l'Origine produit par Edouard Weil et Pierre-Ange Le Pogam réalisé par Xavier Giannoli

    Le Concert produit par Alain Attal réalisé par Radu Mihaileanu

    Les herbes folles produit par Jean-Louis Livi réalisé par Alain Resnais

    La journée de la jupe produit par Bénédicte Lesage et Ariel Askénazi réalisé par Jean-Paul Lilienfeld

    Rapt produit par Patrick Sobelman, Diana Elbaum et Sébastien Delloye réalisé par Lucas Belvaux

    Un prophète produit par Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat et Marco Cherqui réalisé par Jacques Audiard

    Welcome produit par Christophe Rossignon réalisé par Philippe Lioret

    Mes critiques des films en lice pour les César:

     "A l'Origine"

    "Un Prophète" 

     "Welcome"

    "Melle Chambon"

    "Partir

     "L'Enfer d'Henri Georges Clouzot"

    "Home"

    "Le Ruban blanc

     "Gran Torino"

     "Slumdog millionaire"

    "Avatar".

     "Je l'aimais" de Zabou Breitman

     "Rapt

     "Le Concert" (cliquez ici pour voir mes vidéos et lire mon compte rendu de son avant-première exceptionnelle.) 

    "Le bal des actrices"

  • Inthemoodforcinema dans Studio Ciné Live de mars: message aux lecteurs du magazine

    studio.jpgUn petit message pour souhaiter  la bienvenue aux lecteurs de Studio Ciné Live (dont je fais d'ailleurs partie, lisant Studio Magazine depuis l'âge de 11 ans, Ciné live depuis sa création -ayant même fait partie du jury de cinéphiles du magazine au Festival du Cinéma Américain de Deauvile 2000- et a fortiori Studio Ciné Live depuis ses origines) qui découvriraient inthemoodforcinema.com à l'occasion de l'article consacré à ce blog sur ledit magazine de mars 2010 (qui fait sa couverture avec  "Shutter island" dont vous pouvez lire ma critique en cliquant ici).

    Un blog créé en 2004 dont vous pouvez connaître l'origine et les objectifs ainsi que mon parcours qui en est indissociable en cliquant ici. Un blog pour partager 17 ans de pérégrinations festivalières, de nombreuses critiques de films à l'affiche, de classiques du cinéma, des conférences de presse, des concours... et qui comprend deux déclinaisons ponctuelles "In the mood for Cannes" (consacré au Festival de Cannes auquel j'assiste depuis ma participation au prix de la jeunesse il y a  10 ans, élu meilleur blog du Festival de Cannes 2008) et "In the mood for Deauville" (consacréé au Festival du Cinéma Américain de Deauville auquel j'assiste depuis 17 ans et au Festival du Film Asiatique de Deauville auquel j'assiste presque depuis ses origines dont j'ai également fait partie d'un jury de cinéphiles en 2005). 3 blogs pour partager une insatiable passion pour le cinéma et l'écriture, 3 blogs dont  non seulement j'assume mais en plus revendique le caractère "personnel".

    moodforcinema 006.JPG
  • Plus que 2 h pour remporter un des 8 pass pour le Festival du Film Asiatique de Deauville 2010...

    ...avant la mise en ligne d'un nouveau concours. Ces 8 pass n'ont pas tous été remportés, il est encore temps de tenter votre chance. Retrouvez les modalités du concours ci-dessous.

    8 nouveaux pass en jeu pour le Festival du Film Asiatique !

    festivaldeauville2010.jpg

     

    orange2.jpgGrâce à Orange, partenaire officiel du Festival,  qui m'avait déjà permis de vous faire gagner de nombreux pass pour le dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, j'ai aujourd'hui l'opportunité de vous inviter au Festival du Film Asiatique qui aura lieu du 10 au 14 mars 2010. (En cliquant ici vous trouverez l'intégralité de la programmation d'Orange au Festival du Film Asiatique de Deauville). 

     Ce sera la 12ème édition du festival, et pour moi peut-être la 8ème (même si je n'ai pas encore tranché entre le Forum International Cinéma et Littérature de Monaco et le Festival du Film Asiatique de Deauville qui se déroulent cette année en même temps), 5 ans après avoir fait partie de l'éminent jury de cinéphiles du festival.

    Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce festival, pour vous donner une idée, vous pouvez trouver mes compte rendus des éditions précédentes, ici.

    Vous pouvez d'ores et déjà trouver les premières informations sur cette programmation 2010 sur mon blog "In the mood for Deauville".

    L'un d'entre vous vient de remporter 4 pass soit l'équivalent d'un pass permanent. Comme je vous le disais la dernière fois, je dispose de 40 pass à vous faire gagner. Aujourd'hui, j'en mets 8 supplémentaires en jeu pour 4 gagnants à savoir que deux personnes remporteront deux pass (un pour le jeudi et un pour le vendredi chacun) et deux autres deux pass pour le samedi et le dimanche (un pour le samedi et un pour le dimanche chacun).

    Pour remporter ces pass, il vous suffit de répondre correctement aux questions suivantes et de m'envoyer vos réponses par email à inthemoodforcinema@gmail.com avec comme intitulé "Concours Deauville", avant le 23 février prochain, à minuit. Avant de participer, assurez-vous d'être disponibles aux dates du festival et merci de me préciser si vous préférez le jeudi et vendredi ou le samedi et dimanche. Si vous avez participé au concours précédent, vous pouvez à nouveau participer, à l'exception du lauréat. Bonne chance! Et si vous ne connaissez pas toutes les réponses, tentez quand même votre chance au cas où personne ne les trouverait toutes. D'autres places seront prochainement mises en jeu.

    Pour trouver les réponses rendez-vous sur "In the mood for cinema", "In the mood for Deauville", "Orange", le site officiel du festival.

    1. D'abord une question pour récompenser les fidèles du blog: quel réalisateur asiatique ai-je récemment interviewé?

    2. Quel film a remporté le grand prix l'année où je faisais partie du jury de cinéphiles Première du festival?

    3. L'image ci-dessous a été découpée à partir d'une affiche du Festival Asiatique. De quelle année s'agit-il?

    deauville78.jpg
    4. Qui a créé le Festival du Film Asiatique de Deauville?
    5. En quelle année le Festival a-t-il été repris par le Public Système Cinéma?
    6. A quel cinéaste Orange consacrera-t-il son cycle "Director's cut", cette année?
    7. Qui est-ce? En quelle année vient-il au Festival de Deauville?
    concoursdeauv5.jpg
    8. De l'affiche de quel magnifique film  cette image est-elle extraite?
    concoud.jpg
    9. Qui a présidé le jury du Festival l'année où celui-ci a été repris par le Public Système Cinéma?
    10. Pour départager les gagnants, donnez-moi deux raisons (au moins, plus si vous voulez) pour lesquelles vous souhaitez et/ou rêvez de remporter ces pass et d'assister à ce festival? Montrez-vous enthousiaste...
  • A ne pas manquer: "Les Eblouis du cinéma" de Julien Sauvadon et Jean-Jacques Bernard, à18h50, samedi, sur Ciné cinéma classic

    cinecineclassic3.jpgQu'est-ce que la cinéphilie aujourd'hui? Vaste et passionnante question sur laquelle se sont penchés deux journalistes, le passionnant et cinéphile  Jean-Jacques Bernard et le tout aussi cinéphile Julien Sauvadon. Ils ont tenté d'y répondre à travers une série de rencontres: des anonymes mais aussi Vincent Delerm, Thierry Frémaux et bien d'autres.

     Ce documentaire de 52 minutes joliment  intitulé "Les Eblouis du cinéma" sera diffusé samedi à 18H50 sur Ciné cinéma classic.

    " Amateurs frénétiques et professionnels aguerris, ancien champion de « Monsieur Cinéma » ou jeune étudiant blogueur, cinéaste en exercice ou sociologue expert, chacun témoigne de rapports neufs au cinéma. Car la disponibilité nouvelle des images a changé la donne. D’un film, on disait jadis « je l’ai vu ». Maintenant, on dit « je l’ai » .  Pourtant l’éblouissement demeure, comme une quête infinie de soi et de notre rapport au monde.  "

    Je vous en reparle bientôt et si vous n'avez pas Ciné cinéma vous pouvez aussi le visionner en cliquant ici.

  • Critiques des films à ne pas manquer cette semaine: "Shutter island", "A single man", "La reine des pommes"

    Demain sortent  trois films  très différents que je vous recommande: d'abord "Shutter island", le thriller palpitant et vertigineux de Martin Scorsese à voir et revoir que vous ne pouvez manquer sous aucun prétexte. Ensuite vous ne pouvez pas non plus manquer "A single man" (cliquez ici pour lire mon compte rendu de la conférence de presse de l'équipe du film), le premier film du couturier Tom Ford qui se révèle être un véritable cinéaste, un voyage sensoriel et sensuel d'une pessimisme lumineux et d'une beauté sombre à expérimenter absolument. Enfin, pour les amoureux de Rohmer et Truffaut, je vous recommande le premier film de Valérie Donzelli "La reine des pommes". Voir mes critiques de ces 3 films ci-dessous.

    "Shutter island" de Martin Scorsese

    shutter2.jpg

    Cela faisait longtemps. Longtemps que j'entendais parler de cette adaptation tant attendue du best seller de 2003 de Dennis Lehane (que je n'ai pas lu et qui est également l'auteur de best-sellers ayant donné lieu à d'excellentes adaptations cinématographiques comme « Mystic river » de Clint Eastwood et, dans une moindre mesure, « Gone baby gone » de Ben Affleck). Longtemps que je n'avais pas ressenti un tel choc cinématographique. Longtemps qu'un film ne m'avait pas autant hantée des heures après l'avoir vu... Un grand film, c'est en effet comme un coup de foudre. Une évidence. Une évidence qui fait que les mots à la fois manquent et se bousculent. Je vais essayer de trouver les plus justes pour vous faire partager mon enthousiasme sans trop en dévoiler.

    Avant toute chose, il faut que je vous présente « Shutter island ». Shutter island est une île au large de Boston sur laquelle se trouve un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. Une île séparée en trois bâtiments : un pour les femmes, un pour les hommes et un pour les criminels les plus dangereux, enfin quatre si on compte son phare qui détient la clef de l'énigme. En 1954, l'une des patientes, Rachel Solando, a mystérieusement disparu... alors que sa cellule était fermée de l'extérieur, laissant pour seul indice une suite de lettres et de chiffres. Le marshal Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio) et son coéquipier Chuck  Aule (Mark Ruffalo) sont envoyés sur place pour résoudre cette énigme... Alors qu'une forte tempête s'abat sur l'île isolée, une plongée dans un univers étrange, sombre, angoissant s'annonce alors pour Teddy qui devra aussi affronter ses propres démons.

    Rarement un film aura autant et si subtilement fait se confondre la fond et la forme, le ressenti du personnage principal et celui du spectateur. Dès le premier plan, lorsque Teddy, malade, rencontre son coéquipier sur un ferry brinquebalant et sous un ciel orageux, Scorsese nous embarque dans l'enfermement, la folie, un monde mental qui tangue constamment, flou, brouillé. Tout est déjà contenu dans cette première scène : cette rencontre qui sonne étrangement, le cadre  qui enferme les deux coéquipiers et ne laisse voir personne d'autre sur le ferry, cette cravate dissonante, le mal de mer d'un Teddy crispé, le ciel menaçant, les paroles tournées  vers un douloureux passé.

    Puis, c'est l'arrivée sur l'île et toute la paranoïa que Scorsese suggère en un plan : un visage informe, un regard insistant... En quelques plans subjectifs, Scorsese nous « met » dans la tête de Teddy, nous incite à épouser son point de vue, à ne voir et croire que ce que lui voit et croit. Nous voilà enfermés dans le cerveau de Teddy lui-même enfermé sur « Shutter island ». Avec lui, nous nous enfonçons dans un univers de plus en plus menaçant, sombre, effrayant, déroutant. L'étrangeté des décors gothiques, l'instabilité du climat coïncident avec cette fragilité psychique. Tout devient imprévisible, instable, fugace, incertain.

    Commence alors la quête de vérité pour Teddy alors que surgissent des images du passé : des images de sa femme défunte et des images de l'horreur du camp de concentration de Dachau dont Teddy est un des "libérateurs", images qui se rejoignent et se confondent parfois. L'hôpital, autre univers concentrationnaire  rappelle alors les camps, avec ses êtres moribonds, décharnés, ses barbelés..., d'autant plus qu'il est dirigé par l'Allemand Dr Naehring. La guerre froide pendant laquelle se déroule l'intrigue, période paranoïaque par excellence, renforce de climat de suspicion. L'action est par ailleurs concentrée sur quatre jours, exacerbant encore l'intensité de chaque seconde, le sentiment d'urgence et de menace.

    Chaque seconde, chaque plan font ainsi sens. Aucun qui ne soit superflu. Même ces images des camps dont l'esthétisation à outrance m'a d'abord choquée mais qui en réalité sont le reflet de l'esprit de Teddy qui enjolive l'intolérable réalité. Même (surtout) cette image envoûtante d'une beauté poétique et morbide qui fait pleuvoir les cendres.

    A travers la perception de la réalité par Teddy, c'est la nôtre qui est mise à mal. Les repères entre la réalité et l'illusion sont brouillées.  A l'image de ce que Teddy voit sur Shutter island où la frontière est si floue entre l'une et l'autre, nous interrogeons et mettons sans cesse en doute ce qui nous est donné à voir, partant nous aussi en quête de vérité. Le monde de Teddy et le nôtre se confondent : un monde de cinéma, d'images trompeuses et troublantes qui ne permet pas de dissocier vérité et mensonge, réalité et illusion, un monde de manipulation mentale et visuelle.

    Pour incarner cet homme complexe que le traumatisme de ses blessures cauchemardesques et indélébiles et surtout la culpabilité étouffent, rongent, ravagent, Leonardo DiCaprio, habité par son rôle qui, en un regard, nous plonge dans un abîme où alternent et se mêlent même parfois angoisse, doutes, suspicion, folie, désarroi (interprétation tellement différente de celle des "Noces rebelles" mais tout aussi magistrale qui témoigne de la diversité de son jeu). La subtilité de son jeu  fait qu'on y croit, qu'on le croit ; il est incontestablement pour beaucoup dans cette réussite. De même que les autres rôles, grâce à la duplicité des interprétations (dans les deux sens du terme): Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Michelle Williams, Emily Mortimer, Patricia Clarkson, Max von Sydow... 

    Le maître Scorsese n'a pas son pareil pour créer une atmosphère oppressante, claustrophobique, pour déstabiliser les certitudes. Une œuvre pessimiste d'une maîtrise formelle et scénaristique impressionnante, jalonnée de fulgurances poétiques, dont chaque plan, jusqu'au dernier, joue avec sa et notre perception de la réalité. Un thriller psychologique palpitant et vertigineux. Une réflexion malicieuse sur la culpabilité, le traumatisme (au sens éthymologique, vcous comprendrez en voyant le film)  et la perception de la réalité dont le film tout entier témoigne de l'implacable incertitude. Ne cherchez pas la clef. Laissez-vous entraîner. « Shutter island », je vous le garantis, vous emmènera bien plus loin que dans cette enquête policière, bien plus loin que les apparences.

    Un film multiple à l'image des trois films que Scorsese avait demandé à ses acteurs de voir  avant le tournage: « Laura » d'Otto Preminger, « La griffe du passé » de Jacques Tourneur, « Sueurs froides » d'Alfred Hitchcock.  Un film noir. Un film effrayant. Un thriller. En s'inspirant de plusieurs genres, en empruntant à ces différents genres, Martin Scorsese a créé le sien et une nouvelle fois apposé la marque de son style inimitable.

     Un film dont on ressort avec une seule envie : le revoir aussitôt. Un film brillant. Du très grand Scorsese. Du très grand cinéma. A voir et encore plus à revoir. Immédiatement ! Il ne me reste (et ne vous reste) plus que 8 jours à patienter  ... (sortie en salles : le 24 février).

    "A single man" de Tom Ford

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    Los Angeles, en 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim (Matthew Goode) dans un accident, George Falconer (Colin Firth), professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie Charley (Julianne Moore), George essaie en vain de « vivre comme avant ». Une série d'évènements et de rencontres vont l'amener à décider s'il peut y avoir une vie après Jim.

    J'ai abordé ce film sans en avoir vu la bande annonce, sans en connaître le sujet. Tout juste savais-je que le styliste Tom Ford en était le réalisateur, scénariste et producteur. En quelques secondes, en quelques plans, j'étais dans l'ailleurs universel de cet homme singulier, porté par le charme ensorcelant de l'univers visuel de Tom Ford. Un univers d'une rare élégance, tantôt sombre, tantôt lumineux à l'image des variations de couleurs sur lesquelles influe l'humeur de George (et par lesquelles Tom Ford a eu la judicieuse idée de remplacer le monologue intérieur du roman de Christopher Iserwood « Un homme au singulier » dont il s'est inspiré pour ce film ).

    L'intrigue se déroule en une journée, une journée à l'issue de laquelle George a décidé de se suicider. Le compte à rebours est lancé. Quelques heures pendant lesquelles chaque minute compte plus que toute autre. Ou le présent prend toute sa douloureuse et belle signification. Ou la beauté des choses simples de la vie prend une toute autre dimension. La beauté des visages et des corps. La beauté des fleurs. La beauté des objets. La beauté des regards. Ceux des autres ou celui apposé sur le monde qui les et nous entoure.

    Les ralentis langoureux, la musique languissante (de Shigeru Umebayashi  mais aussi de  Abel Korzeniowski) nimbent ce single man, ce et ceux qui l'entourent d'une sensualité et d'une poésie envoûtantes qui rappellent celles de Wong Kar Wai (référence assumée puisque Shigeru Umebayashi est son compositeur). La solitude de George (mais aussi celle de Charley), la menace d'une guerre nucléaire en pleine crise des missiles de Cuba, la destinée de cette journée fatale renforcent la beauté fugace de chaque instant et de chaque rencontre. A l'image des personnages, nous sommes immergés dans la beauté sensuelle de l'instant.  Chaque rencontre évoque la beauté évanescente du possible, d'un désir.

    A single man est le film d'un artiste, et cela saute aux yeux dès les premiers plans. Un artiste, qu'il soit styliste ou cinéaste, est en effet quelqu'un qui vous embarque dans son univers qui lui ressemble et le singularise tout en apportant à cette histoire singulière des accents d'universalité. Le deuil, la solitude, le temps qui passe, autant de sujets universels en plus de la beauté plastique pleinement assumée qui rend caduque toute critique de superficialité puisque cette beauté devient argument artistique. Que ce soit celle de Julianne Moore, désespérément glamour ou des jeunes hommes à la beauté fatale ou trompeusement lisse (à l'image du film) que croise George. Que ce soit celle d'un plan de regards, ceux que George croise ou celui de l'affiche de « Psychose ».

     Tom Ford y apporte son style, de la classe, une incontestable élégance  pour nous faire appréhender la beauté du monde, un monde entre la ravageuse sensualité de Gucci et la sobre élégance de Saint-Laurent pour lesquels Tom Ford a travaillé. La sublime photographie  d'Eduard Grau, la musique et les costumes évidemment soignés complètent le tableau et la reconstitution subtile et magnifiée d'une époque.

    Un (premier) film incontestablement personnel d'une touchante et rare naïveté, un voyage sensoriel et sensuel d'un pessimisme lumineux et d'une beauté sombre, élégante, troublante avec comme guide l'excellent Colin Firth (qui a reçu pour ce film la Coupe Volpi de l'interprétation masculine au dernier Festival de Venise). Laissez-vous (em)porter... vous ne le regretterez pas !

    Sortie en salles : 24 février 2010

    "La reine des pommes" de Valérie Donzelli

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    Adèle (Valérie Donzelli) une jeune trentenaire se fait quitter par Mathieu (Jérémie Elkaïm), l'amour de sa vie. Anéantie, suffoquée, Adèle ne pense plus qu'à une chose : mourir. Rachel (Béatrice de Staël), une cousine éloignée, la prend en charge. Elle décide d'aider Adèle en essayant de lui trouver du travail, de lui redonner goût à la vie et de la conseiller sentimentalement. Son principal conseil : coucher avec d'autres hommes afin de désacraliser cette histoire. Ce sera Pierre, Paul et Jacques (dans les trois cas, Jérémie Elkaïm).

    Adèle donc. Déjà tout un programme truffaldien, Truffaut à qui Valérie Donzelli n'emprunte pas seulement le nom d'une de ses héroïnes mais aussi une tristesse désinvolte, un ton ludique, une légèreté, une narration, un personnage décalé et anachronique à la Antoine Doinel, un jeu agréablement suranné à la Jean-Pierre Léaud. Ajoutez à cela un marivaudage qui relève de Rohmer, des passages en-chantés, enchanteurs à la Demy et une note d'Agnès Varda ou d'Emmanuel Mouret et vous obtiendrez un premier film aussi singulier qu'attachant. Ces multiples références assumées et même proclamées auraient pu alourdir et plomber l'ensemble, et nous agacer mais Valérie Donzelli a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux et de se tourner en ridicule juste à temps pour que son film ne le soit pas. Loin de là !

    Avec un  sujet galvaudé, grâce à un ton et un personnage burlesques, à des situations cocasses, à des dialogues décalés, Valérie Donzelli nous emporte dans sa comédie légère aux airs de Nouvelle Vague rafraîchissante et dans son univers (scénariste, réalisatrice, actrice, elle a aussi composé, écrit, interprété la musique du film).

     La légèreté des moyens rend service au sujet puisque le même acteur interprète tous les hommes que rencontre Adèle, tous les hommes en qui elle voit celui qu'elle a perdu, qu'ils s'appellent (avec beaucoup d'ironie) Pierre, Paul ou Jacques.

    Seule la fin, à new York (où Adèle a un nouveau regard sur un nouveau monde, quand la reine des pommes se retrouve dans la grosse pomme) redevient sérieuse là où le film aurait peut-être gagné à rester dans le décalage et la légèreté.

    Sélectionné à la Quizaine des réalisateurs pour son court-métrage « Il fait beau dans la plus belle ville du monde »,  avec « La Reine des pommes » Valérie Donzelli a reçu le prix du public du festival d'Angers.

    Un film fantaisiste, attachant, parfois même touchant qui sort du cadre formaté des comédies habituelles et on aurait bien tord de s'en priver et de ne pas se laisser enchanter par cet air connu et joliment singularisé.

    Remarque :  Les plus cinéphiles s'amuseront à reconnaître Serge Bozon, Dominik Moll et Gilles Marchand.

  • Palmarès complet des BAFTA 2010: "Un Prophète"de Jacques Audiard à nouveau récompensé

    bafta.jpgLe palmarès des BAFTA 2010, l'équivalent britannique des César (dont je vous rappelle que je vous les ferai vivre en direct du Châtelet via twitter) vient d'être dévoilé.

    Je me réjouis du prix du meilleur scénario pour "In the air" de Jason Reitman, du prix d'interprétation masculine pour Colin Firth dans "A single man", du prix du meilleur second rôle pour Christoph Waltz dans "Inglourious basterds" et de cette récompense supplémentaire pour le déjà multiprimé "Un Prophète" de Jacques Audiard couronné meilleur film non anglophone.

    Le grand lauréat de cette cérémonie reste "Démineurs" de Kathryn Bigelow, loin devant "Avatar" de James Cameron qui récolte ce qu'il mérite: un prix pour les effets visuels et un autre pour les décors.

    Meilleur film

    • Avatar
    • Une éducation
    • Precious
    • In The Air
    • Démineurs


    Meilleur film britannique

    • Une éducation
    • In The Loop
    • Moon
    • Nowhere Boy
    •  Fish Tank


    Meilleur réalisateur

    • Avatar - James Cameron
    • District 9 - Neill Blomkamp
    • Une éducation - Lone Scherfig
    • Inglourious Basterds - Quentin Tarantino
    •  Démineurs - Kathryn Bigelow


    Meilleur scénario original

    • A Serious Man
    • Very Bad Trip
    • Inglourious Basterds
    • Là-haut
    •  Démineurs


    Meilleure scénario pour une adaptation

    • District 9
    • Une éducation
    • In The Loop
    • Precious
    •  In the Air


    Meilleur film non-anglophone

    • Le Ruban Blanc de Michael Haneke
    • Étreintes Brisées de Pedro Almodóvar
    • Morse de Tomas Alfredson
    • Coco Avant Chanel d'Anne Fontaine
    •  Un Prophète de Jacques Audiard


    Meilleur film d'animation

    • Coraline - Henry Selick
    • Fantastic Mr. Fox - Wes Anderson
    •  Là-haut - Pete Docter


    Meilleur acteur

    • Jeff Bridges - Crazy Heart
    • George Clooney - In The Air
    • Jeremy Renner - Démineurs
    • Andy Serkis - Sex & Drugs & Rock & Roll
    •  Colin Firth - A Single Man


    Meilleure actrice

    • Saoirse Ronan dans Lovely Bones
    • Gabourey Sidibe dans Precious
    • Meryl Streep dans Julie & Julia
    • Audrey Tautou dans Coco Avant Chanel
    •  Carey Mulligan dans Une éducation


    Meilleur acteur second rôle

    • Alec Baldwin - Pas Si Simple
    • Christian Mckay - Me And Orson Welles
    • Alfred Molina - Une éducation
    • Stanley Tucci - Lovely Bones
    •  Christoph Waltz - Inglourious Basterds


    Meilleur actrice second rôle

    • Anne-marie Duff - Nowhere Boy
    • Vera Farmiga - In The Air
    • Anna Kendrick - In The Air
    • Kristin Scott Thomas - Nowhere Boy
    •  Mo'nique - Precious


    Meilleure musique

    • Avatar - James Horner
    • Crazy Heart - T-bone Burnett, Stephen Bruton
    • Fantastic Mr. Fox - Alexandre Desplat
    • Sex & Drugs & Rock & Roll - Chaz Jankel
    • Là-haut - Michael Giacchino


    Meilleure Photo

    • Avatar
    • District 9
    • Inglourious Basterds
    • La Route
    •  Démineurs


    Meilleur Montage

    • Avatar
    • District 9
    • Inglourious Basterds
    • In The Air
    •  Démineurs


    Meilleurs Décors

    • District 9
    • Harry Potter Et Le Prince De Sang Mêlé
    • L'Imaginarium Du Docteur Parnassus
    • Inglourious Basterds
    •  Avatar


    Meilleurs costumes

    • Bright Star
    • Coco Avant Chanel
    • Une éducation
    • A Single Man
    •  Victoria, Les Jeunes Années d'une Reine

    Meilleur Son

    • Avatar
    • District 9
    • Star Trek
    • Là-haut
    • Démineurs


    Meilleurs effets visuels

    • District 9
    • Harry Potter Et Le Prince De Sang Mêlé
    • Démineurs
    • Star Trek
    •  Avatar


    Meilleurs maquillage et coiffure

    • Coco Avant Chanel
    • Une éducation
    • L'Imaginarium Du Docteur Parnassus
    • Nine
    •  Victoria, Les Jeunes Années d'une Reine


    The Orange Rising Star Award (décerné par le public)

    • Tahar Rahim - Un Prophète
    • Carey Mulligan - Une éducation
    • Jesse Eisenberg - Bienvenue à Zombieland
    • Nicholas Hoult - A Single Man
    •  Kristen Stewart - Twilight - Chapitre 1 : Fascination et Twilight - Chapitre 2 : Tentation


    Meilleur court-métrage d'animation

    • The Gruffalo - Michael Rose, Martin Pope, Jakob Schuh, Max Lang
    • The Happy Duckling - Gili Dolev
    •  Mother Of Many Sally Arthur - Emma Lazenby


    Meilleur court-métrage

    • 14 - Asitha Ameresekere
    • Jade. - Samm Haillay, Daniel Elliott
    • Mixtape - Luti Fagbenle, Luke Snellin
    • Off Season - Jacob Jaffke Jonathan Van Tulleken
    •  I Do Air - James Bolton Martina Amati